Yannick Jadot

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Yannick Jadot
Yannick Jadot en 2006.
Yannick Jadot en 2006.
Fonctions
Député européen
En fonction depuis le
(6 ans 9 mois et 17 jours)
Élection 7 juin 2009
Réélection 25 mai 2014
Législature 7e et 8e
Groupe politique Verts/ALE
Directeur des campagnes de Greenpeace France
Biographie
Date de naissance (48 ans)
Lieu de naissance Clacy-et-Thierret (Aisne, Picardie)
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique EELV
Diplômé de Université Paris-Dauphine

Yannick Jadot né le à Clacy-et-Thierret dans l’Aisne est un militant écologiste et homme politique français. Il est député européen écologiste depuis le , et membre d'Europe Écologie Les Verts (EELV).

Biographie[modifier | modifier le code]

Yannick Jadot a fait des études d’économie à l’Université Paris-Dauphine. Dans la foulée du mouvement étudiant de 1986 contre la réforme Devaquet, il participe à la fondation de La Déferlante. Il a vécu plusieurs années au Burkina Faso et au Bangladesh, en travaillant dans le champ de la solidarité internationale et de l’environnement.

Engagement associatif[modifier | modifier le code]

Il intègre Solagral, une ONG spécialisée dans le suivi des négociations internationales (commerce, environnement, agriculture…) et l’appui aux pays en développement. Puis il est directeur des campagnes de Greenpeace France de 2002 à septembre 2008. Il est un des fondateurs et le porte-parole de L'Alliance pour la planète un important rassemblement d'organisations écologistes, au nom duquel il a participé au Grenelle Environnement.

Procès EDF[modifier | modifier le code]

Le s'ouvre le procès d'EDF, accusé d'avoir commandité le piratage de l'ordinateur de Yannick Jadot en 2006, lorsqu'il était directeur des campagnes de Greenpeace. EDF comparaît en tant que personne morale pour complicité et recel d’intrusion frauduleuse informatique au préjudice de Yannick Jadot. Le procureur requiert une amende de 1,5 million d'euros le [1].

Le , EDF est relaxé, mais l'un des cadres chargés de la sécurité est condamné à 6 mois de prison ferme et 10 000 euros de dommages-intérêts à verser à Yannick Jadot[2].

Engagement politique[modifier | modifier le code]

Le 1er septembre 2008, il annonce qu'il quitte Greenpeace pour rejoindre Europe Écologie, le rassemblement des écologistes pour les élections européennes de 2009 mené par Daniel Cohn-Bendit avec le soutien des Verts français et européens ainsi que Régions et peuples solidaires[3]. Par son parcours et son militantisme, il est l'un des symboles de l'ouverture vers l'associatif du mouvement écologiste.

Pour lui, après le Grenelle de l’environnement,

« les ONG remplissent leur rôle de contre-pouvoir, les citoyens restent mobilisés, mais côté politique ça ne suit pas » et « face à la crise écologique, l’offre politique est insatisfaisante voire indigente. À nous d’incarner cet espace qui représente largement plus de 10 % dans l’opinion[4]. »

Tête de liste d'Europe Écologie dans la circonscription Ouest (Bretagne, Poitou-Charentes et Pays-de-la-Loire) il est élu député européen[5] avec 13 autres députés européens. Au sein du Parlement européen, il est vice-président de la commission du commerce international, coordinateur pour le groupe des Verts, et également membre de la commission parlementaire chargée des questions énergétiques, industrielles et de recherche.

Ses principaux rapports au Parlement européen portent sur les accords de partenariat volontaire sur l'exportation de bois légal en Europe par le Congo et le Cameroun, la transparence des agences de crédit à l'exportation et un rapport sur la cohérence des politiques commerciales internationales dans le cadre des impératifs dictés par les changements climatiques.

Il participe au sommet international sur le climat à Copenhague (11 au 19 décembre 2009), et est membre officiel de la délégation du Parlement européen pour le sommet international sur le climat à Cancun (décembre 2010).

Au sein d'Europe Écologie Les Verts, il est membre du bureau exécutif transitoire, jusqu'au . Porte-parole d'Eva Joly, pendant la primaire écologiste qui l'oppose à Nicolas Hulot, puis pendant la campagne pour l'élection présidentielle, il démissionne le [6], après ce qu'il considère comme la radicalisation du discours de la candidate Eva Joly[réf. nécessaire].

En janvier 2016, en vue de l'élection présidentielle de 2017, il en appelle à l'organisation d'une primaire à gauche et indique qu'il soutiendrait Nicolas Hulot s'il était candidat[7]. Il est à l'origine de l'appel qui lance le projet de primaires à gauche pour la présidentielle de 2017[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « 1,5 million d'euros requis en appel par l'avocate générale de la cour d'appel de Versailles ».
  2. « Espionnage de Greenpeace : EDF relaxé, les victimes s’indignent », sur Dernières Nouvelles d'Alsace,‎ (consulté le 15 mai 2014).
  3. Fédération de partis représentée par l'Union démocratique bretonne en Bretagne.
  4. Libération .
  5. Source : Le Monde
  6. Source: Statut Twitter.
  7. « Jadot : « Nous voulons la primaire de gauche le même jour que celle de droite » », BFM TV,‎ (consulté le 5 février 2016)
  8. Nicolas Chapuis, Raphaëlle Besse Desmoulières, « Primaire à gauche : le PS approuve, à ses conditions », sur www.lemonde.fr,‎ (consulté le 9 avril 2016).

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]