Centre démocrate (France)
| Centre démocrate | |
| Présentation | |
|---|---|
| Président | Jean Lecanuet |
| Fondation | |
| Fusion de | MRP CNIP Parti radical (dissidents) |
| Disparition | |
| Scission dans | Objectif 72 (1966) Parti radical (1966-1967) CNIP (1967) Centre démocratie et progrès (1969) |
| Fusionné dans | Centre des démocrates sociaux |
| Positionnement | Centre à centre droit[1] |
| Idéologie | Démocratie chrétienne Europhilie Catholicisme social |
| Affiliation nationale | Mouvement réformateur |
Le Centre démocrate (CD) est un mouvement politique français de centre droit. Fondé par Jean Lecanuet après sa campagne présidentielle de 1965, il se fond dans le Centre des démocrates sociaux en 1976.
Histoire
[modifier | modifier le code]Le manifeste du Centre démocrate est publié le et la création du mouvement par Jean Lecanuet date du . À l'origine, il rassemble des membres du MRP, du CNIP et de l'aile droite du Parti radical. Mais, la dynamique de la candidature de Lecanuet retombe rapidement et le CD se retrouve concurrencé à gauche par la FGDS et à droite par l'alliance UNR-FNRI. Les membres radicaux (dont Maurice Faure), sous la pression des dirigeants du Parti radical, quittent rapidement la formation et rejoindront plus tard le groupe parlementaire unique de la FGDS[2]. En parallèle, le CNIP reprend son indépendance dès 1967, avant même la tenue des élections législatives.
Aux élections législatives de 1967, le parti dispose de seulement 25 élus (14 % des suffrages)[3], soit 11 de moins que son précédesseur, le MRP. Ses députés s'associent avec le CNIP et le Centre républicain dans le groupe parlementaire Progrès et démocratie moderne de l'Assemblée nationale constitué de 41 membres et apparantés. Aux législatives de 1968, l'ensemble recule avec 33 élus (10,3 % des suffrages) dont 19 pour le Centre démocrate[3].
En 1969 se pose la question du ralliement à Georges Pompidou à partir de son élection à la Présidence de la République. Le mouvement s'y refuse finalement mais une importante minorité est opposée à cette décision et fait scission pour fonder le Centre démocratie et progrès qui entraîne plus de la moitié des parlementaires. Malgré le soutien de Lecanuet à Alain Poher, le centre démocrate atténue son opposition à la majorité présidentielle. D'ailleurs, les décisions du gouvernement Chaban-Delmas rejoignent souvent les propositions du mouvement[3].
Aux élections législatives de 1973, les atermoiements du Centre démocrate se reflètent dans le faible nombre de ses élus (14) qui siègent avec plusieurs autres formations centristes dans le groupe des Réformateurs démocrates sociaux (34 députés). Mais la mort de Pompidou et l'élection présidentielle anticipée de 1974 met fin au malaise du mouvement. Le CD se prononce rapidement pour Valéry Giscard d'Estaing et fait son entrée au gouvernement le . Pour assumer cette charge, une réunification des centres s'opère. Le est créé le Centre des démocrates sociaux (CDS), rassemblant le CD et le Centre démocratie et progrès de Jacques Duhamel. C'est en fait la résurrection du MRP[3].
L'Association nationale des jeunes du Centre démocrate (ANJ-CD) constituait le mouvement de jeunesse du CD.
Membres du Centre démocrate
[modifier | modifier le code]- Jean Lecanuet (président)
- Pierre Abelin (secrétaire général)
- Paul Pernin
- Bertrand Motte
- Paul Stehlin
- André Diligent
- Jean-Marie Daillet
- Alain Poher
- Jean-Marie Caro
- Maurice-René Simonnet
•. Henri Lagrange un membre fondateur du CD.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Laurent de Boissieu, « Centre Démocrate (CD) », sur france-politique.fr, .
- ↑ Serge Berstein, La France de l’expansion. Tome 1 : La république gaullienne, 1958-1969, Le Seuil, , p. 143.
- Article "Centre démocrate", in. Dictionnaire historique de la vie politique française, sous la direction de Jean-François Sirinelli, 1995, PUF, Paris