Rue de la République (Rouen)

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Rue de la République
Image illustrative de l’article Rue de la République (Rouen)
Le cinéma L'Omnia, situé rue de la République.
Situation
Coordonnées 49° 26′ 24″ nord, 1° 05′ 50″ est
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Ville Rouen, Seine-Maritime
Tenant Quai Pierre-Corneille
Quai de Paris
Pont Pierre-Corneille
Aboutissant Place du Général-de-Gaulle
Morphologie
Type Rue
Histoire
Création XIXe siècle
Anciens noms Rue Royale
Rue de la République (1848-1852)
Rue Impériale (1852-1870)

Géolocalisation sur la carte : Normandie

(Voir situation sur carte : Normandie)
Rue de la République

Géolocalisation sur la carte : Rouen

(Voir situation sur carte : Rouen)
Rue de la République

La rue de la République est une des artères principales de Rouen.

Situation et accès[modifier | modifier le code]

Elle mène du pont Pierre-Corneille à l'Hôtel de ville.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Anciennement appelée rue Royale puis rue Impériale, elle est rebaptisée sous la Troisième République sous son nom actuel. Elle porte ce nom en l'honneur du républicanisme, idéologie politique et conception de la liberté.

Historique[modifier | modifier le code]

Son percement fut décidé en 1810 et les travaux commencèrent 20 ans plus tard[1]. Il entraîna la destruction d'une partie de l'abbaye Saint-Amand.

À la fin du XIXe siècle, les peintres impressionnistes tels que Claude Monet, Camille Pissarro et Joseph Delattre exposent leurs toiles à l'hôtel du Dauphin et d'Espagne. En 1906 succède à cet hôtel le théâtre de l'Alhambra[2],[3], vaste bâtisse de style Art nouveau dû à Victorien Lelong, devenu l'Impérial cinéma puis le cinéma Omnia en 1910, avant d'être très endommagé par l'incendie de juin 1940 et les bombardements, puis totalement détruit après guerre. À son emplacement est érigé un nouvel immeuble d'apparence plus modeste qui abrite le cinéma Gaumont[4],[5], avant de redevenir un cinéma Art et Essai public dénommé L'Omnia le [6].

Une vue de la rue.

Outre ce cinéma, on y trouve aujourd'hui quelques commerces, ou encore le siège de la section de Rouen du Parti socialiste.

La galerie Legrip « À l'ami des arts », installée au no 59 à partir de 1807, permit à de nombreux artistes de l’École de Rouen de démarrer leur carrière[7].

Une bombe tombe dans le bas de la rue dans la nuit du 13 au 14 août 1918.

Le , des chars allemands qui descendent la rue, sont touchés par des canons antichars français postés au pied du pont Corneille. Ils provoquent un incendie dans le quartier au sud de la cathédrale jusqu'aux quais de la rive droite. Il va être entretenu par les Allemands à l'aide d'un bombardement aérien et de plaques incendiaires. Le bas de la rue de la République est en partie détruit, il le sera entièrement lors de bombardements alliés ultérieurs.

Aujourd'hui, la circulation routière y est limitée à 30 km/h. La rue est, à l'intersection avec les rues Alsace-Lorraine et du Général-Leclerc, traversée par le TEOR.

Chacune des extrémités de la rue dispose d'une station Cy'clic (vélos en libre service).

Depuis septembre 2012, le sens sud-nord est réservé aux bus, vélos et taxis.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire[modifier | modifier le code]

Une autre vue de la rue.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Yvon Pailhès, Rouen : un passé toujours présent… : rues, monuments, jardins, personnages, Luneray, Bertout, , 285 p. (ISBN 2-86743-219-7, OCLC 466680895), p. 138-139
  2. Patrice Quéréel, La Ville évanouie - Rouen : un demi-siècle de vandalisme, Saint-Aubin-lès-Elbeuf, Page de Garde, , 381 p., « L'Alhambra. L'Art Nouveau aussitôt périmé. », p. 104-109
  3. Patrice Quéréel (préf. Patrice Pusateri et Michel Nouvellon), XXe un siècle d'architectures à Rouen, Rouen, ASI, , 157 p. (ISBN 2-912461-03-0), p. 106-107
  4. Guy Pessiot, Histoire de Rouen 1900-1939, éd. du P'tit Normand, 1984.
  5. Yvon Pailhès, Rouen : du passé toujours présent… au passé perdu : les églises, les monuments, rues et places, Luneray, Bertout, , 230 p. (ISBN 2-86743-539-0), p. 86-87
  6. Délibération du Conseil municipal de Rouen du 21 mai 2010
  7. François Lespinasse (préf. François Bergot), L'École de Rouen, Sotteville-lès-Rouen, Fernandez, , 221 p. (OCLC 18496892, LCCN 80155566), p. 8, 11

Lien externe[modifier | modifier le code]