Rom (Deux-Sèvres)

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Rom
Image illustrative de l'article Rom (Deux-Sèvres)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Deux-Sèvres
Arrondissement Arrondissement de Niort
Canton Celles-sur-Belle
Intercommunalité Communauté de communes du Mellois
Maire
Mandat
Gilles Pichon
2014-2020
Code postal 79120
Code commune 79230
Démographie
Population
municipale
896 hab. (2012)
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 17′ 38″ N 0° 06′ 59″ E / 46.2939, 0.116446° 17′ 38″ Nord 0° 06′ 59″ Est / 46.2939, 0.1164
Altitude Min. 110 m – Max. 154 m
Superficie 52,38 km2
Localisation

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Rom (se prononce [ʁɔ̃]) est une commune française, située dans le département des Deux-Sèvres en région Poitou-Charentes.

Géographie[modifier | modifier le code]

C'est une commune française située au sud-est des Deux-Sèvres dans le canton de Lezay. À 50 km à l'est de Niort, elle fait partie du "Pays Mellois".

Elle est traversée par la Dive du sud (ou la Dive de Couhé, temporaire), petite rivière qui se jette dans le Clain à Voulon (Vienne). La forêt de Saint-Sauvant couvre la partie Nord de la commune.

Les Terres rouges à châtaigniers et les Groies constituent les deux terroirs les plus importants du territoire communal.

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de cette commune s'appuie essentiellement sur les activités agricoles : céréales (blé, maïs), oléagineux (colza et tournesol), élevages (caprins, bovins, porcins).

Histoire[modifier | modifier le code]

Époque romaine[modifier | modifier le code]

L'agglomération antique de Rauranum[1], vicus du territoire des Pictons, s'étendait sur près de 40 hectares au sud du village actuel. Le site est connu depuis plusieurs siècles, et la première mention de vestiges archéologiques daterait de 1840[2], mais il faudra attendre la fin du XIXe siècle pour que soient lancées les premières fouilles de grande ampleur[3].

Récemment[Quand ?], des prospections, des fouilles et des photos aériennes ont permis une meilleure reconnaissance du site. On a ainsi mis au jour, parmi d'autres, plusieurs temples, thermes, villas, structures artisanales et commerciales (forges, boucheries, écurie notamment), et plus de soixante inscriptions latines[4] (dont trois milliaires[5]).

On suppose[Qui ?] que le site aurait été bâti à cette endroit car il y avait l'eau (la Dive du Sud), pour les usages du quotidien, et parce qu'il se trouvait à l'intersection de voies romaines, à une journée de voyage de Limonum (Poitiers). La voie allant de Poitiers à Saintes est la plus importante, mais des voies se dirigeant vers l'est et vers le sud sont également présentes. Par sa situation, il est probable que l'agglomération antique assurait un rôle de relais pour les attelages et d'hébergement pour les voyageurs[réf. souhaitée].

L'agglomération a été occupée du premier au quatrième siècle après J.-C. Puis elle s'est peu à peu déplacée légèrement vers le nord pour être au cinquième siècle, au haut Moyen Âge, sur l'emplacement du village actuel.

Époque médiévale[modifier | modifier le code]

Moins de choses sont connues de la période médiévale de Rom. À l'époque appelé Rodom, le village a accueilli un archiprêtré. Une vaste nécropole comportant de nombreux sarcophages mérovingiens est repérée autour de l'église actuelle.

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En 1944 un groupement de commandos parachutistes anglais fut parachuté non loin de la commune de Rom. Ils furent capturés et fusillés dans la forêt de Saint-Sauvant. Au cimetière du village une plaque et des tombes militaires rappellent cet événement. De même chaque année au moment de la commémoration un groupe de parachutistes saute au-dessus du village.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[6]
Période Identité Étiquette Qualité
1896 1937 Agénor Minault    
1937 1961 Eugène Lagorre    
1961 1966 Firmin Vallet    
1966 1971 André Mauzé    
1971 1983 André Demarbre    
1983 1995 Christian Favrelière    
1995 2008 Bernard Collon    
mars 2008   Gilles Pichon    

Démographie[modifier | modifier le code]

À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans. Pour Rom, cela correspond à 2006, 2011, 2016[7], etc. Les autres dates de « recensements » (2009, etc.) sont des estimations légales.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 315 1 348 1 388 1 437 1 655 1 560 1 738 1 783 1 780
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 838 1 808 1 815 1 736 1 806 1 880 1 937 1 950 1 744
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 714 1 635 1 628 1 519 1 507 1 511 1 481 1 438 1 360
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2012
1 292 1 162 998 918 833 788 797 880 896
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Cimetière militaire de la seconde guerre mondiale
  • sites gallo-romains (vestiges d'écurie et sites en cours de fouilles)
  • Église
  • Musée de Rauranum (musée gallo-romain)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Cité par la Table de Peutinger et l'Itinéraire d'Antonin, Cf. Gilbert Charles-Picard, La République des Pictons, dans Comptes-rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 126e année, 3, 1982, p. 539-540, note 20 (en ligne)
  2. Cf. Lary (Vice-Président de la Société de statistique des Deux-Sèvres), Mémoire sur la colonne milliaire de Rom, dans Mémoires de la Société de statistique du département des Deux-Sèvres, 5, Niort, Impr. L. Favre, 1840, p. 47-54 et particulièrement p. 48-49, (en ligne)
  3. Pour toute cette section, voir le site du Musée de Rauranum
  4. Essentiellement des fragments. Voir Epigraphik-Datenbank Clauss Slaby
  5. Voir, temporairement, celle indiquée dans la liste
  6. Revue d'information communale n° 17" relative à l'année 2000
  7. « Calendrier de recensement », sur Insee (consulté le 16 avril 2012)
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011, 2012.