Cotentin

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Cotentin
Pays France
Région Normandie
Département Manche
Villes principales Cherbourg-en-Cotentin
Coutances
Carentan
Granville
Valognes
Saint-Lô
Coordonnées 49° 30′ nord, 1° 30′ ouest
Géologie Massif armoricain (sauf le Plain situé dans le bassin parisien)
Production élevage bovin
polyculture
Régions naturelles
voisines
Avranchin
Bessin

Image illustrative de l'article Cotentin
Localisation

Le Cotentin[1] est une péninsule française correspondant globalement aux limites de l'ancien pays normand du même nom autrefois appelé Pagus Constantiensis (pays de Coutances). Élément du Massif armoricain, il s'étend entre l’estuaire de la Vire et l’embouchure de l’Ay ou la baie du mont Saint-Michel.

Géographie[modifier | modifier le code]

Autrefois le Cotentin était presque une île. Seule une mince bande de terre dans les landes de Lessay le reliait au continent[2]. Aujourd'hui, grâce aux portes à flot[3] situées sur la côte ouest, mais avant tout sur la côte est, en baie des Veys, il n'est plus qu'une presqu'île.

Les plus vieilles roches de France affleurent dans la Hague, en particulier à Jobourg.

Le fort de La Hougue.
Cette carte montre la péninsule du Cotentin.

Géologiquement, le Cotentin fait partie du Massif armoricain, à l'exception du Plain, rattaché au Bassin parisien.

Aux caps correspondent les roches les plus dures (granite, gneiss ou grès). Aux baies les roches les plus tendres[4] :

Au cours de l'histoire, les limites du Cotentin ont évolué. Le mot désignait d'abord le pays de Coutances, chef-lieu du diocèse qui lui a donné son nom. Dès le XIe siècle, le terme Cotentin désigne en général la partie septentrionale de ce diocèse, bornée au nord, à l’ouest et à l'est par la mer, et au sud par une ligne qui, partant de la baie des Veys, suit les cours de la Douve et de la Scye, correspondant au territoire jusqu’en 1789, de l'archidiaconé du Cotentin, bien distinct de celui de Coutances. À partir de 1204, le bailliage du Cotentin couvre le diocèse de Coutances, avant que ne lui soit adjoint, sous Louis IX, l'Avranchin et du val de Mortain, dans le Grand bailliage du Cotentin, alors que certains, comme sous Charles V ont pu voir leurs attributions élargies aux diocèses de Lisieux, Bayeux et Séez[5].

Aujourd'hui, le Cotentin est souvent confondu avec la région naturelle française appelée presqu'île du Cotentin, même si l'assiette géographique du Cotentin historique dépasse la presqu'île, puisque les villes de Saint-Lô, Villedieu-les-Poêles et Granville sont historiquement cotentinaises. Ainsi, le Syndicat mixte du Cotentin regroupe les collectivités de l’arrondissement de Cherbourg-Octeville et la Communauté de communes de Carentan-en-Cotentin.

La péninsule du Cotentin s’étend entre l’estuaire de la Vire et l’embouchure de l'Ay en formant une presqu'île et forme la partie nord du département de la Manche. Quelquefois simplement appelée Cotentin, elle est désormais souvent désignée, pour éviter la confusion, Nord-Cotentin ou pays Cotentin, ce qui exclut la ville de Coutances et le sud du Cotentin historique. La péninsule est nettement délimitée par la mer à l’ouest, au nord et à l’est, et par une vaste zone de marais inondables au sud-est. Elle a donc quelquefois été mentionnée dans l'histoire comme une île, du fait de la bande de marais coupant la partie la plus septentrionale du Cotentin du reste de la Normandie au sud-est, ce qui a rendu la péninsule, jusqu’à la construction des routes modernes, difficilement accessible en hiver. Le parc naturel régional des Marais du Cotentin et du Bessin occupe une grande partie de la péninsule.

La presqu'île du Cotentin est divisée en quatre « pays » historiques : au nord-ouest, la Hague ; au nord-est, le val de Saire ; au centre, le Plain, région de bocage ; au sud, la passe du Cotentin ou Bauptois, zone de marais et de landes.

Le Cotentin dans sa définition la plus large comprend les deux tiers nord du département de la Manche, le tiers sud étant composé de la totalité de l'Avranchin, et une petite partie de l’ouest du Calvados.

Le Cotentin est entouré par le Bessin à l’est, le bocage virois, l'Avranchin au sud et à l’ouest et la Manche à l’ouest, au nord et au nord-est. À l'ouest la côte des Îles fait face aux îles Anglo-Normandes et à Chausey auxquelles elle est reliée par un service de ferry au départ de Carteret et de Granville. Les îles Chausey, face à Granville font partie du Cotentin. Le raz Blanchard sépare le cap de la Hague et l'île d’Aurigny et le passage de la Déroute la côte des havres et l’île de Jersey.

La plus grande ville du Cotentin est Cherbourg. Son port situé sur la côte nord, ancien grand port militaire, est devenu un port majeur pour les liaisons avec l’Angleterre et l’Irlande. Les autres villes d’importance sont : Barfleur, Barneville-Carteret, Beaumont-Hague, Bricquebec, Carentan, La Haye-du-Puits, Les Pieux, Lessay, Périers, Portbail, Sainte-Mère-Église, Saint-Sauveur-le-Vicomte, Saint-Vaast-la-Hougue, Valognes.

Le climat du Cotentin est très océanique. Il se caractérise par des hivers doux et humides, et des étés doux. Les moyennes pour janvier sont de °C et °C et les moyennes d'août sont de 14 °C et 22 °C. La pluviométrie est plus importante dans les terres, ainsi que le nombre de jours de gelées et l'amplitude thermique annuelle. Enfin, la neige ne se produit pas systématiquement tous les hivers mais peut se montrer par effet d'hysothermie, importante.

Le phare de la Hague à la pointe nord-ouest du Cotentin.

Histoire[modifier | modifier le code]

Église de Gorges avec un clocher en bâtière typique du Cotentin.

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Dans le Cotentin on trouve des traces humaines d’implantation datant du néolithique, comme les dolmens de Rocheville, l'allée couverte de Bretteville-en-Saire, et les pierres levées de Rauville-la-Place[6], ou encore les trois menhirs à et autour de Saint-Pierre-Église.

Protohistoire[modifier | modifier le code]

La péninsule du Cotentin est peuplée par une tribu d'origine celtique héritière de la civilisation de Hallstatt et de la Tène : les Unellii (Unelles) et/ou Venelles. La cité des Unelles est Cosedia (aujourd'hui Coutances). Le sud de la péninsule, aujourd'hui l'Avranchin, est peuplé par les Ambibarii : (Ambibares) et/ou Abrincatuii (Abrincates). La cité des Abrincates est Ingena (aujourd'hui Avranches)[7]. Le Cotentin se situe en Armorique. Il est aussi membre de la confédération armoricaine.

La conquête romaine[modifier | modifier le code]

Trois légions romaines menées par Titurius Sabinus, lieutenant de Jules César, envahissent le Cotentin à l’été de l’an 56 av. J.-C.. Les Unelles, sous la conduite de Viridorix, résistent vigoureusement[8], mais sont défaits autour du Mont-Castre (Lithaire)[9]. Des Gaulois, partisans de l'indépendance, se replient derrière le Hague-Dick, mais ne peuvent résister et livrent un dernier combat sur les landes de Jobourg[10].

Cosedia, la capitale des Unelles, prend en 298 le nom de Constantia d’après le nom de l’empereur romain régnant, Constance Chlore. Appelée Pagus Constantiensis (« pays de Constance ») latin, la péninsule deviendra plus tard « Cotentin ». L’autre cité principale, Alauna (Valognes), acquiert une importance régionale sous le règne de Claude, se dotant d’un théâtre et de thermes[6].

Durant la seconde moitié du IIIe siècle, l'Empire romain dut faire face à une crise grave. Affaibli par les guerres civiles, la rapide succession d'empereurs éphémères et la sécession de provinces, il fut également soumis à de nouvelles attaques des « barbares », comme les Angles et les Saxons. Tandis que la Classis Britannica patrouillait dans la Manche pour neutraliser les pillards maritimes, la pression toujours croissante aux frontières entraîna une vague massive de fortification à travers tout l'Empire, afin de protéger les villes et garder les points stratégiques importants. C'est dans ce contexte que les forts de la Côte saxonne (latin : litus Saxonicum, une série de fortifications sur les deux rives de la Manche, fut créée. Il y avait des fortifications dans La Hague, à Cherbourg, à Barfleur, à Barneville-Carteret, etc.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Antiquité tardive[modifier | modifier le code]

Zones de peuplement nordique en Normandie aux Xe et XIe siècles.
L'Abbaye d'Hambye vue depuis le sud-est.
Æthelred II d'Angleterre

Lors des grandes invasions germaniques, le territoire de l'actuelle Normandie fit déjà l'objet d'une colonisation par les Francs et les Saxons. La colonisation de la Normandie par les Francs fut inégale : assez dense dans la partie est et quasiment nulle dans le Cotentin. La colonisation saxonne est bien attestée par les textes et par les fouilles archéologiques en Normandie, mais davantage dans la plaine de Caen (est du Bessin). Pour ce qui est du peuplement et des faits historiques de cette époque dans le Cotentin, les historiens manquent d'éléments pour relater l'histoire. L'historien Claude Fauchet prétend que « le Coutentin, du temps mesme de nos rois Mérovingiens, estoit habité par les Sesnes (Saxons), pirates, et semble avoir esté abandonné par les Charliens, comme variable et trop esloigné de la correction de nos rois, aux Normands et autres escumeurs de mer… »

On sait en revanche que le Cotentin est Christianisé à cette époque , notamment par l'influence d'évangélisateurs Irlandais, comme Germain le Scot.

De 820 à 933[modifier | modifier le code]

À l'époque mérovingienne, le Cotentin est occupé par les Francs et fait partie de la Neustrie. Il connaît, au ixe siècle et début du xe siècle, une longue série de raids par des Vikings venus de Norvège et ayant transité par les Hébrides et l'Irlande (le premier raid attesté remonte à 820). Cette provenance souligne alors qu'il s'agirait fort probablement de Norvégiens-Gaëls. Le Cotentin se distingue donc des autres régions du nord de la Normandie dont l'immigration scandinave provenait du Danemark. Le secteur est ensuite cédé, avec l’Avranchin, en 867, par le traité de Compiègne, par Charles le Chauve, roi des Francs à Salomon de Bretagne en échange d'un serment d’alliance et une promesse d’aide contre les Vikings.

Cependant, Salomon ne parvient pas a exercer son influence jusqu'au Cotentin, déjà debordé lui-même par une invasion Viking sur le territoire Breton. On peut donc en déduire qu'à l'époque le territoire est plutôt contrôlé par Incon, chef des Vikings s'implantant en Bretagne et ayants le même parcours que ceux qui ravagent alors le Cotentin (soit une provenance des Hébrides et de l'Irlande).

Période Ducale Normande[modifier | modifier le code]

En 933, le duc Guillaume Longue-Épée (de la branche des Vikings provenant du Danemark) conquiert, avec l’Avranchin, le Cotentin et les îles Anglo-Normandes au détriment d'Incon et de ses Vikings de Bretagne. Il intègre cette nouvelle possession à son Duché de Normandie déjà fondé depuis 911. La frontière avec la Bretagne est fixée à la Sélune. En 1008 ou 1009, elle est déplacée vers le Couesnon.

En 938[11], une flotte de 60 voiles menée par le roi danois Harald, déchu par son fils et chassé de ses terres, y débarque et Harald s'installe dans le Cotentin avec le consentement de Guillaume Longue-Épée. Il établit sa résidence à Cherbourg jusqu'à retrouver son trône. Il revient ensuite à la tête de vingt-deux vaisseaux pour aider Richard Ier de Normandie, encore mineur, contre Louis IV de France qui est fait prisonnier en 945[12]. C'est à cette époque qu'une première église ainsi que des fortifications sont construites à Cherbourg.

Aux XIe siècle, à l'instar de la maison de Saint-Sauveur, le Cotentin voit aussi naître la Maison de Hauteville, famille à l'origine de l'épopée normande du sud de l'Italie et de la Sicile, ainsi que celle de Carteret dont les membres ont notamment gouverné et défendu les îles Anglo-Normandes et dont l'allégeance a vacillé selon les époques entre le roi de France et celui de l'Angleterre.

La toponymie locale montre l'empreinte colonisatrice de ces Scandinaves qui se complète par la constitution de grandes baronnies locales, avec Néel de Saint-Sauveur, et les Bertran de Bricquebec. Le monachisme se développe aux XIe et XIIe siècles à travers l’abbaye de Saint-Sauveur-le-Vicomte, abbaye de Montebourg, abbaye de Cerisy-la-Forêt, abbaye de Hambye[6] Compte-tenu du poids de la toponymie (et dans une moindre mesure de la patronymie) scandinaves, des chercheurs britanniques de l'université de Leicester ont collecté en juin 2015 des centaines d'échantillons de salive afin d'en savoir davantage sur la colonisation viking de la Normandie [13]. En attendant les résultats officiels, les journaux font d'ores et déjà état de la faible empreinte Viking sur la population du Cotentin [14]. Cependant, les traces recherchées lors de cette étude sont celles des Vikings danois. La trace des Norvégiens-Gaëls en Cotentin se révélerait d'ailleurs plus probante. La patronymie dérivant en effet beaucoup plus de l'iro-norvégien (langue des Norvégiens-Gaëls) que du vieux norrois (langue des Vikings Danois) comme, entre autres, le nom porté par les seigneurs successif de la puissante famille de Saint-Sauveur : Néel dérivant du prénom iro-norvégien Niall.

Ces seigneurs de Saint-Sauveur vont d'ailleurs régner à partir de la fin du Xe siècle (sous le titre de Vicomte) sur le Cotentin considéré comme « une région excentrique du duché de Normandie ». En 1001, le roi d'Angleterre Æthelred veut lançer une grande expédition militaire pour s'emparer de la Normandie et de punir les Normands de l'aide qu'ils apportent aux raids vikings sur son territoire. Les troupes anglaises projettent de piller et de massacrer le maximum de villageois normands. Afin de mener campagne, Æthelred fait appel à tous les plus grands guerriers d'Angleterre. Les gens d'armes Anglo-Saxons forment une armée très importante et puissante.Débarquant donc dans le Cotentin par le Val de Saire, les soldats anglais massacrent et pillent les premiers villages Normands qu'ils croisent puis, se portent vers Rouen, pour capturer le duc de Normandie Richard II et offrir son territoire au roi Æthelred.

Alors que la situation se présente bien pour les Anglais, Néel Ier de Saint-Sauveur intervient de façon énergique et décisive. À l'origine, ce dernier ne dispose que d'une assez maigre troupe de chevaliers normands, pas assez nombreux pour affronter l'armée anglaise. Cependant, la colère des paysans normands du Cotentin est grande suite aux pillages et violences. Néel recrute largement ces villageois dans son armée. En faisant appel à des combattants sans doute furieux mais mal équipés et inexpérimentés, face à une troupe aguerrie, Néel paie d'audace. Bientôt mis au courant du désastre de son armée, Æthelred en est complètement dépité et couvert de honte. Voulant connaître les raisons de ce cruel échec, il fait venir un des rares survivants et l'interroge. Faisant preuve de bonne foi, le guerrier anglais avoue à son monarque « qu'il avait rencontré en Normandie des guerriers belliqueux et forts, mais qu'il fut plus surpris encore lorsqu'il vit des femmes normandes abattre violemment les Anglais à coups de cruches sur la tête ».

En 1047, celui que l'on connaîtra plus tard sous le nom de Guillaume le Conquérant est nommé jeune duc de Normandie, ce qui ne plaît pas alors à Néel II de Saint-Sauveur (fils de Néel Ier) qui ourdit une conspiration contre lui avec d'autres chevaliers Normands comme Gui de Brionne. Un grand nombre de chevaliers de cette conspiration venaient d'ailleurs de Normandie occidentale, soit le territoire colonisé à l'origine plutôt par les Vikings d'ascendance « Norvégiens-Gaëls »[15] que par ceux d'ascendance « danoise » (dont descend Guillaume le Conquérant). Les racines de ce conflit seraient donc l'héritage des querelles tribales et territoriales des années 930, époque où fut créé le duché de Normandie[réf. souhaitée].

Alors qu'il séjourne à Valognes, Guillaume est averti de cette conspiration visant à l'assassiner. Il s'enfuit seul vers le Bessin en traversant nuitamment la baie des Veys, et gagne Falaise[16]. Pour se défendre, il demande de l'aide à son roi, le roi de France Henri Ier, et remporte la victoire sur les conspirateurs au Val-ès-Dunes. Une anecdote raconte qu'un chevalier du Cotentin y réussit à faire tomber de son cheval le roi de France. Ce dernier, qui n'est pas blessé, se relève sans peine. Ainsi est né le diction 'de Cotentin issit la lance qui abattit le roi de France'.

L'arrivée de Guillaume au pouvoir de la Normandie va être alors à l'origine de la créations des principales villes actuelles du Cotentin : vingt ans plus tard, soit en 1066, Guillaume le Conquérant, dans sa conquête de l’Angleterre, sollicita l’aide d'une famille de guerriers aguerris du sud du Cotentin : la famille Grant. En gage de reconnaissance, il leur attribua les terres de la Roque de Lihou, site de l'actuelle ville de Granville. Les Grant sont donc les premiers seigneurs de la ville après les Vikings[17].

À cette époque également, Coutances renaît de ses cendres après avoir été presque rasée tant elle a subi de raids depuis sa première attaque Viking en 866. Guillaume le Conquérant nomme un de ses proches comme évêque de la ville : Geoffroy de Montbray. Il va considérablement œuvrer pour le développement et le rayonnement du diocèse. Nous lui devons notamment la cathédrale de Coutances, bâtie au XIe siècle, de style roman, et base de l'actuelle cathédrale qui date du début du XIIIe siècle, et le Parc médiéval de l'Évêque.

Rocher avec un médaillon en l'honneur d’Étienne, esturman[18] barfleurais de la Mora, bateau de Guillaume le Conquérant.

Auparavant, en 1053, et afin de lever l'excommunication qui pèse sur lui à la suite de son union avec sa cousine, Guillaume le Bâtard choisit Cherbourg comme une des quatre places importantes du duché pour recevoir une rente à perpétuité allouée à l'entretien d’une centaine de pauvres[19]. Jusqu'alors, l'hospice, bâti près du ruisseau de la Bucaille vers 436 par saint Éreptiole, vivait de dons uniquement privés[20]. Cherbourg n'est en revanche, sous les ducs, qu'un port de faible importance. C'est à l'inverse Barfleur qui est resté le port préféré des ducs de Normandie et tout autant lorsqu'ils étaient aussi rois d'Angleterre.

Le port typique de Barfleur.

En 1066, la bataille de Hastings marque le début de la conquête de l'Angleterre par les Normands parmi lesquels figurent de nombreux Cotentinais et Avranchinais. Sur le port de Barfleur fixé sur un rocher, un médaillon rappelle que Guillaume le Conquérant fit sur le Mora la traversée depuis Barfleur piloté par un jeune Barfleurais, Étienne.

De Philippe-Auguste au XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

En 1204, le Cotentin, à l’exception des îles Anglo-Normandes, revient à la France lors de la reconquête du duché de Normandie par Philippe Auguste. La guerre de Cent Ans ravage les campagnes et les châteaux de Cherbourg, Valognes, Bricquebec, Saint-Lô et Saint-Sauveur-le-Vicomte font l’objet de multiples sièges. La paix revenue, l’agriculture amène un essor important au XVe et XVIe siècle, celui-ci se matérialisant dans le bocage par de nombreuses fermes-manoirs. Les grands seigneurs édifient des châteaux et hôtels de style Renaissance[6].

Comme nombre de régions françaises, le Cotentin est tout particulièrement touché par de multiples affaires de sorcellerie. Avec le XIe siècle commence une longue période marquée par des persécutions massives. Mais l’apogée de la grande vague de répression se situe entre 1580 et 1630. La région est surtout marquée par le procès des sorciers de La Haye-du-Puits qui commence en 1669[21].

Ère moderne[modifier | modifier le code]

Durant la guerre de la Ligue d'Augsbourg, Saint-Vaast-la-Hougue, près de Barfleur est le site de la bataille de la Hougue qui opposa en 1692 la flotte anglo-hollandaise à la flotte française du vice-amiral de Tourville. Jusqu’à la Révolution, la ville de Valognes était un lieu de villégiature pour l’aristocratie qui lui a valu le surnom de « Versailles normand ».

Valognes est érigé en vicomté vers 1770, tout en demeurant dans le bailliage de Coutances. Après 1789, Cherbourg prend un poids régional croissant, détrônant peu à peu Valognes comme capitale du Nord-Cotentin.

Le XIXe siècle voit le développement de l’élevage laitier aux dépens de la polyculture vivrière traditionnelle, ce qui transforme le paysage des campagnes et fait grossir les bourgs. La ville, et notamment l’économie cherbourgeoise à travers les travaux d’aménagement et les industries, attire une population rurale. Des fermes modèles se développent, à l’instar de celles de l’abbaye de la Trappe de Bricquebec et du château de Martinvast du comte Du Moncel. Ce dernier, dans l’arrondissement de Cherbourg favorise l’introduction de la pomme de terre en remplacement du sarrasin, la culture du lin d’hiver plutôt que celui d’été. Les grandes landes et les jachères diminuent, le trèfle des prés laisse la place à la luzerne et au trèfle incarnat[22]. L’industrie agroalimentaire prospère, et les produits laitiers du Cotentin, à l’image des beurres Bretel Frères de Valognes, s’exportent hors des frontières normandes et françaises grâce au transport maritime et l’arrivée du chemin de fer en 1858[6].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le Cotentin est l’un des principaux lieux de combats, en France, durant la Seconde Guerre mondiale avec la bataille de Normandie (juin à août 1944) entraînant de nombreuses destructions de villes, villages et autres lieux historiques dont beaucoup de châteaux et de manoirs.

Le Cotentin a ainsi été le lieu du débarquement d’Utah Beach et les parachutages sur la région de Sainte-Mère-Église le puis la difficile progression des troupes américaines pour prendre le port de Cherbourg puis percer le front allemand après l’éprouvante bataille des haies de l’été 1944, ces combats entraînant de lourdes pertes militaires et civiles.

Économie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Économie de la Manche.
Le bocage virois en 1945.

Énergie[modifier | modifier le code]

L’activité nucléaire joue un rôle prédominant dans l’économie de cette région isolée. Flamanville est le site d’une centrale nucléaire qui verra, dans les années à venir, un accroissement considérable de sa capacité par l’ajout d’un réacteur supplémentaire EPR. À quelques kilomètres au nord, la pointe de la Hague accueille une usine de traitement pour des déchets nucléaires d’Areva NC et le centre de stockage de la Manche de l’ANDRA. Les convois transportant les combustibles irradiés, à destination ou en provenance de ce lieu fortement gardé, sont régulièrement bloqués par les membres de Greenpeace. Alors que l'autorité de sûreté nucléaire surveille les installations nucléaires et cherche à mieux comprendre la Cinétique chimique et la cinétique environnementale des radionucléides [23], et à mieux évaluer les risques[24] liés à ces activités, les groupes d’environnement locaux ont alerté sur le niveau de radioactivité de l’eau de refroidissement de ces deux sites nucléaires, évacuée dans le Raz Blanchard. Enfin, DCNS Cherbourg s’est spécialisée dans les sous-marins à propulsion nucléaire.

Dans la station de traitement des déchets d'Éroudeville est produit du biogaz.

Des parcs éoliens se situent à Baudreville, Clitourps, Sortosville-en-Beaumont, Saint-Jacques-de-Néhou et Auvers-Méautis. L'énergie marine va être exploitée dans le raz Blanchard et peut-être le raz de Barfleur.

En raison de l'énorme potentiel énergétique des énergies marines, et dans le cadre du développement des énergies renouvelables, une liaison HVDC est planifiée entre l'Étang-Bertrand et l'Angleterre; l'atterrage se ferait à Siouville-Hague [25],[26].

Mentionnons enfin que la France exporte du courant électrique vers Jersey à partir de Saint-Rémy-des-Landes et Pirou.

Agriculture[modifier | modifier le code]

Cependant l’agriculture (élevage, maraîchage, multiculture et l’industrie agroalimentaire induite) et la pêche (pêche, conchyliculture et transformation) restent des activités traditionnelles dans le Cotentin, comme les chantiers navals (Cherbourg) et le tourisme (côte ouest, plages du débarquement, plaisance…).

PCB[modifier | modifier le code]

Les phoques de la baie des Veys sont contaminés par les PCB de façon assez alarmante[27].

Culture[modifier | modifier le code]

Mairie de La Pernelle, dans le nord-est du Cotentin.

La scène sociale cotentinoise a été décrite dans les romans de Jules Barbey d'Aurevilly, natif du Cotentin.

Langue[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Cotentinais et Normand.

En raison de son isolement relatif, le Cotentin demeure l’un des bastions de la langue normande. Le poète de langue normande Côtis-Capel a décrit l’environnement de la péninsule et l’auteur normand Alfred Rossel, natif de Cherbourg, a composé nombre de chansons qui font partie de l’héritage culturel de la région. Sa chanson Sus la mé (Sur la mer) est souvent chantée comme hymne régional.

Si le français est désormais la langue usuelle et la seule langue pratiquée par une grande majorité des habitants, le cotentinais subsiste. Le cotentinais est une variante de parler normand. Il s’apparente au jersiais et au guernesiais mais n’est pas uniforme. Il existe un grand nombre de variantes locales que l’on peut regrouper en 5 sous-groupes :

  1. le langage de la Hague, au nord-ouest de la péninsule du Cotentin
  2. le langage du Val de Saire, au nord-est
  3. le langage du Coutançais du nord, au nord de la ligne Coutances-Saint-Lô
  4. le langage du Coutançais du sud, au nord de la ligne Joret
  5. le baupteis, langage du Bauptois, entre Carentan et la Haye-du-Puits

Le parler de Cherbourg appartenait au premier sous-groupe haguais mais il a tout à fait disparu. Cet émiettement des parlers tend à faire penser qu’un grand nombre de ces dialectes auront disparu dans la première moitié du XXIe siècle.

Le peintre Jean-François Millet, né à Gruchy a hérité de ses humbles origines cotentinoises une propension à privilégier la représentation de scènes rurales empreintes de poésie dépeignant les plus pauvres de la classe paysanne.

Le Prix littéraire du Cotentin est décerné tous les ans à un livre écrit par un écrivain originaire du Cotentin ou dont l’action a lieu dans cette région ou dont le thème la célèbre.

La chanson en langue régionale normande demeure vivante en Cotentin grâce à l’action des associations qui participent à sa sauvegarde : Prêchi Normand (St-Georges-la-Rivière), Les Amis du Donjon (Bricquebec), l’université populaire du Coutançais, Le Boués-Jaun. Marcel Dalarun et Alphonse Allain, grands poètes en langue normande mis en musique par Daniel Bourdelès, ont largement contribué à ce renouveau. L’association Magène, fédératrice de ces initiatives, propose un important répertoire de chansons en normand.

Article détaillé : Magène.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Le pays de Coutances et le clos du Cotentin (cantons de Valognes, Saint-Sauveur-le-Vicomte et Bricquebec), sont labellisés Villes et pays d'art et d'histoire.

Les autres sites intéressants sont la ville de Cherbourg et sa rade (la plus grand rade artificielle du monde), le parc Emmanuel Liais, un magnifique théâtre à l'italienne, et derrière le théâtre, le musée des beaux-arts Thomas Henry qui abrite entre autres une belle collection d'œuvres de Jean-François Millet, Guillaume Fouace et des sculptures d'Armand Le Véel. Également, La Cité de la Mer, un parc scientifique et ludique consacré à l'exploration sous-marine et à la découverte des grandes profondeurs, qui a pris place dans le bâtiment Art déco de l'ancienne gare transatlantique de Cherbourg.

La ville a pu en grande partie préserver ses quartiers anciens, avec plusieurs rues et passages (cours) piétonniers.

Autres villes et villages intéressants : Saint-Pierre-Église, Omonville-la-Rogue, Omonville-la-Petite (maison et jardin de Jacques Prévert), Vauville et Barfleur (classé dans Les Plus Beaux Villages de France).

Quelques monuments remarquables : Le château des Ravalet à Tourlaville avec son parc, le phare de Gatteville (2e plus haut d'Europe) et son site, l'église de Montfarville (dont la décoration de la voûte et du chœur est inspirée de la chapelle Sixtine), et celle de Sainte-Marie-du-Mont (clocher Renaissance), les forts Vauban de Saint-Vaast-la-Hougue et de l'île Tatihou (classés au patrimoine mondial de l'Unesco). Comme sites naturels remarquables, on peut mentionner les marais de Carentan (promenade sur la Taute et la Vire, l'ancien village de batelier de Longuerac près de Pont-l'Abbé, le parc des marais du Cotentin (poste d'observation d'oiseaux migrateurs), les mares de Vrasville (côte nord) pour l'observation d'oiseaux sauvages, et de Beau Guillot dans la baie des Veys, les landes de Fermanville/Carneville (floraison des ajoncs en avril et des bruyères en août/septembre), les dunes de Biville.

Plusieurs jardins exotiques remarquables, obtenus grâce au climat exceptionnellement doux l'hiver et au sol acide, sont ouverts au public, on peut citer ceux de Vauville, d'Urville-Nacqueville, de Clairbois à Brix, d'Anneville-en-Saire.

Le GR 223 (sentier littoral) est très intéressant entre Urville-Nacqueville et le nez de Jobourg (la Hague).

Plusieurs sites exceptionnels à des titres divers sont actuellement fermés ou difficilement accessibles au public : le parc de la Fauconnière et l'île Pelée à Cherbourg, les îles Saint-Marcouf (unique exemple de fort Napoléon Ier), les îles Anglo-Normandes d'Aurigny et de Sercq.

Historique[modifier | modifier le code]

Baillis du Cotentin[modifier | modifier le code]

Le bailliage du Cotentin remonte à l’époque des premiers ducs de Normandie, couvrant avant 1204 la partie septentrionale de la péninsule. On note parmi ceux-ci[5] :

  • Osbert de La Heuze (1172 à 1185) ;
  • Guillaume Pantoul (1189) ;
  • Guillaume du Hommet, sous le règne de Richard ;
  • Robert de Tregoz (1195 à 1200) ;
  • Raoul des Mares (1200) ;
  • Richard de Fontenei (1202).

Grands baillis du Cotentin[modifier | modifier le code]

Après la réunion de la Normandie au Royaume de France, le Grand bailli du Cotentin exerce son pouvoir sur les diocèses d’Avranches et de Coutances[5].

  • Renaud de Cornillon (1204-1214) ;
  • Miles de Levis (1215-1222) ;
  • Jean de Fricamps (1227-1231) ;
  • Geoffroy de Bulli (1234) ;
  • Jean de Maisons (1236-1245) ;
  • Luc ou Lucas de Villers ou de Villiers (1248-1252) ;
  • Philippe de Chenevières (1253 à 1256) ;
  • Renaud de Radepont (1258-1267) ;
  • Jean de Chevreuse (1269-1271) ;
  • Chrétien le Chambellan (1274-1286) ;
  • Vincent Tanquerey (1289-1291) ;
  • Nicolas de Villers ou de Villiers (1292-1299) ;
  • Dreux Pellerin (1300-1301) ;
  • Raimond Passemer (1303) ;
  • Henri de Ries (1303-1304) ;
  • Bertrand Maniel (1308) ;
  • Louis le Villepreux ou Le Convers (1308-1312) ;
  • Robert Busquet (1313-1320) ;
  • Pierre de Hangest (1321-1322) ;
  • Geoffroy ou Godefroy Le Blond (1322-1326) ;
  • Fauvel de Varecourt (1327-1331) ;
  • Josselin du Pertuis ou de Poreus ou du Trou (1339-1340) ;
  • Jean de Crespi (1340-1341) ;
  • Adrien de Damœartin (1345-1351) ;
  • Thomas Piiichon (1356) ;
  • Guillaume d’Enfernet (1360) ;
  • Guillaume du Merle (1360-1368) ;
  • Guillaume Dourdau (1369) ;
  • Raven Pinchon (1369) ;
  • Aymeri Renout (1370)[28] ;
  • Guy Chrétien (1375) ;
  • Audouin Chauveron (1376-1379) ;
  • Tassard de Montreuil (1380-1386) ;
  • Pierre de Negron (1386-1389) ;
  • Jean Xilgenbourse (1393-1399) ;
  • Robert de Pelletot (1400-1409) ;
  • Jean d’Inai ou d’Ivaï (1410-1414);
  • Robert de Montauban (1414-1417).

Durant la guerre de Cent Ans, le Cotentin subit les conséquences du conflit entre l'Angleterre et la France. Le Cotentin fut occupé par les troupes anglaises entre 1418 et 1450. Deux pouvoirs s'exercèrent durant cette période, l'un au service de la couronne anglaise, l'autre au service du royaume de France. Pendant 28 ans, deux baillis exercèrent leur fonction en parallèle pour leur propre suzerain. Chaque pouvoir s'exerçant sur des fiefs contrôlés[29].

  • Baillis exerçant pour le roi d'Angleterre :
    • Jean d’Asheton (1418-1421) ;
    • Laurent Waren (1423) ;
    • Simon Fleet (1424) ;
    • Nicolas Bourdet (1425) ;
    • Jean de Herpeley ou de Crepeley (1426-1429) ;
    • Hue Spencer (1432-1448) ;
    • Bertin (1449-1450)[30]
  • Baillis exerçant pour le roi de France
    • Robert de Mautauban (1418-1441) ;
    • Robert d'Estouteville (1441-1446) ;
    • Estout d'Estouteville (1446-1450).

En 1450, le Cotentin est libéré de l'occupation anglaise. Un seul bailli exerce pleinement sa charge pour l'ensemble du Cotentin.

  • Arthur de Montauban (1450-1451) ;
  • Jean de Montauban (1451-1454) ;
  • Oudet d’Aydie (1456-1459) ;
  • Guillaume de Cerisay (1460-1462)[31] ;
  • Jean Dupont (1462-1465) ;
  • Alain de Plumangart (1465) ;
  • Berlin de Silly (1468-1469) ;
  • Jean Daillon (1470-1474) ;
  • Colas de Moui (1474-1478)
  • Jean du Mas (1484-1490)
  • Christophe de Cerisay (1495-1497)[32] ;
  • Jean Dupuy (1499-1501) ;
  • François de Blanchefort (1510-1514) ;
  • Nicolas de Cerisay (1514-1517)[33] ;
  • Antoine Bohier (1520-1529)[34] ;
  • Guillaume Bohier (1529)[35] ;
  • Jacques Davi (1538-1559) ;
  • Anne de Montmorency (1559) ;
  • Guillaume de Levi (1568) ;
  • Anne de Lévi (1574) ;
  • Richard Lecesne (1577-1590) ;
  • Michel de Montreuil (1591) ;
  • René Lecesne (1620) ;
  • Hervé Basan, marquis de Flamanville (1643) ;
  • Charles Castel, baron de Saint-Pierre-Église (1666)[36].
  • Bon-Thomas Castel, marquis de Saint-Pierre (1675)[37] ;
  • Charles de Bréauté (1692-1700) ;
  • Antoine de La Luzerne (1701-1718) ;
  • Luc-François du Chemin (1718) ;
  • Henri Le Berceur, marquis de Fonteney (1726-1753) ;
  • Pierre-Marie-Maximilien Le Vicomte, marquis de Blangy (1756-1787) ;
  • Marie-Pierre-Maximilien Le Vicomte, marquis de Blangy (1787-1789).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Référence[modifier | modifier le code]

  1. On écrivait aussi « Costentin », sans prononcer l’s.
  2. Les Parcs Naturels Régionaux. Éditions Gallimard. page 176. (ISBN 2-74-240573-9)
  3. Patrimoine hydraulique : les portes à flot
  4. Le tour de France d’un géologue. François Michel. Éditions Delachaux et Niestlé. pp. 36-37. (ISBN 978-2-603-01546-9)
  5. a, b et c Léopold Quénault, « Les Grands Baillis du Cotentin, de 1201 à 1789 », Mémoires de la Société des antiquaires de Normandie, 1863 - p. 125-144
  6. a, b, c, d et e Le pays du Clos du Cotentin, de siècle en siècle, Association des Villes et pays d’art et d’histoire
  7. P. 45 Histoire Illustrée de La France, du: Vicomte de Caix & Albert Lacroix, tome 2 La Gaule Romaine, Paris, éditions Littéraires et Artistiques 1900
  8. Laurent Lemoine, Le pouvoir local en Gaule romaine, 2009, p. 343.
  9. W. S. Hanson, The army and frontiers of Rome: papers offered to David J. Breeze on the occasion of his sixty-fifth birthday and his retirement from Historic Scotland, 2009, p. 160.
  10. René Le Tenneur, Carentan à travers les siècles: histoire d'une petite ville normande, Coutances : OCEP, 1970, p. 21.
  11. 937 selon M. Ragonde (Princes malheureux qui sont venus à Cherbourg, Saint-Lô : Impr. de J. Élie, 1831), 940 selon Victor Le Sens (op. cit)
  12. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées fleury1839.
  13. (en) the historical genetics of the Cotentin peninsula Leicester university in England.
  14. pas si Vikings que ça les Normands
  15. (en) The Vikings in Normandy website viking.no
  16. Marc Morris: The Norman Conquest. Windmill books 2013. pp. 56-58. (ISBN 978-0-09-953744-1).
  17. « Histoire de Granville », Mairie de Granville (consulté le 21 juin 2007)
  18. Littéralement « Homme du gouvernail » en ancien normand, mot scandinave issu du vieux norrois stýrimaðr ou vieux danois styrman.
  19. Voisin-La-Hougue 1835, p. 37
  20. Historique du Centre hospitalier Louis Pasteur, site de la ville de Cherbourg-Octeville
  21. Daniel Lacotte, Danse avec le Diable, Hachette Littératures, 2002.
  22. Jean Fleury, « Notions générales sur la Ville et l’Arrondissement », in Jean Fleury et Hippolyte Vallée, Cherbourg et ses environs : nouveau guide du voyageur à Cherbourg. Cherbourg : Impr. de Noblet, 1839 - p. 2-18
  23. GRNC (1999b), Modèles de transfert des radionucléides dans l’environnement. Annexe VIII- 2, volume 3 du rapport de mission du Groupe Radioécologique Nord Cotentin, IRSN, Paris, 15 p.
  24. GRNC (2002). Risques pour la santé. Évaluation des risques associés aux rejets chimiques des installations nucléaires du Nord-Cotentin. Annexe 5, volume 2 du rapport de mission du Groupe radioécologique Nord-Cotentin, IRSN, Paris, 32 p.
  25. [1] website France 3 Basse-Normandie.
  26. Réseau de transport d'électricité.
  27. Contamination chimique chez les cétacés de la Manche sur gecc-normandie.org
  28. Une charte conservée aux archives municipales de Coutances, indique qu’Aymeri Renout fut tué dans un combat, le 7 janvier 1370
  29. Léopold Quénault, « Les grands baillis du Cotentin », Annuaire de la Manche, 1866
  30. Siméon Luce, Chronique du Mont-Saint-Michel : 1343-1468. Firmin Didot, 1879-1883 - p. 49
  31. Le Tenneur René, Carentan à travers les siècles, Éditions OCEP, Coutances : 1970
  32. fils de Guillaume de Cerisay, bailli du Cotentin dans la seconde moitié du XVe siècle
  33. descendant de Christophe de Cerisay
  34. beau-frère du précédent
  35. frère du précédent
  36. père de l'académicien Charles-Irénée Castel de Saint-Pierre
  37. fils du précédent

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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  • Cahiers de doléances du bailliage de Cotentin (Coutances et secondaires) pour les États généraux de 1789, Éd. Émile Bridrey, Armand Brette, Paris, Imprimerie nationale, 1907
  • Le Cotentin et les îles de la Manche dans la tourmente : 1939-1945, Cherbourg, Société, 1987
  • R. Asselin, Inscriptions d’églises et de cimetières du Cotentin, Saint-Lô, Scripta 1934
  • R. Asselin, Quelques Églises fortifiées du Cotentin, Cherbourg, Morel, 1934
  • Jean Barbaroux, Marc Le Carpentier, 120 Châteaux & manoirs en Cotentin, Bayeux, Heimdal, 1982
  • Jean-Jacques Bertaux, Les Gens du Cotentin, Brionne Monfort, 1983
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  • Michel Besnier, Maurice Lecœur, Norbert Girard, Presqu’île du Cotentin, Cherbourg, Isoète, 1999 (ISBN 2-905385-88-X)
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  • Maurice Lecœur et Norbert Girard, Trésors du Cotentin, Isoète 2009
  • Jean-Baptiste Le Goubey, Anet Veyssières, Cotis-Capel, Photographes en Cotentin (1900-1920), Cherbourg, Isoète, 1989
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  • Robert Lerouvillois, Chante-grenouille : vestiges et fictions du Cotentin médiéval, Cherbourg, Isoète, 1992
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  • Alfred Mouchel, Glossaire et expressions du parler normand (Valognais et Val-de-Saire), Avranches, Opinion de la Manche, 1944
  • Colette Muller, Yves Guermond, Le Cotentin d’aujourd’hui, Brionne, Monfort, 1984 (ISBN 2-85226-189-8)
  • Frédéric Patard, Une Ville, un pays en guerre, Cherbourg et le haut Cotentin : novembre 1918 mai 1944, Cherbourg, Isoète, 2004 (ISBN 2-913920-35-7)
  • André Plaisse, À travers le Cotentin : la Grande Chevauchée guerrière d’Édouard III en 1346, Cherbourg, Isoète, 1994
  • André Plaisse, La Délivrance de Cherbourg et du clos du Cotentin à la fin de la guerre de Cent Ans, Cherbourg, Presse de la Manche, 1989
  • Jean Quellien, Histoire des populations du Cotentin, Brionne, G. Monfort, 1983 (ISBN 2-85226-177-4)
  • Hermann Albert Quéru, Cotentin d’hier et de toujours, Coutances, Arnaud-Bellée, 1976
  • André Rostand, Monuments meurtris du Cotentin libéré, Coutances, Éd. Notre-Dame, 1948
  • Jean-François Solmon, Equinandra : Contes fantastiques & légendes du Cotentin, Cherbourg, Isoète, 2005 (ISBN 2-913920-42-X)
  • Edmond Thin, Cherbourg : Bastion maritime du Cotentin : histoire, témoignages et documents, Condé-sur-Noireau, Corlet, 1990 (ISBN 2-85480-187-3)
  • Edmund Toulmin Nicolle, L’Administration des îles normandes et leurs rapports avec le Cotentin d’après les rôles des Justiciers itinérants aux XIIIe et XIVe siècles, Caen, Olivier, 1925
  • René Toustain de Billy, Mémoires sur l’histoire du Cotentin et de ses villes, Saint-Lô, Élie, 1864