Cottévrard

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Cottévrard
L'église paroissiale Saint-Martin.
L'église paroissiale Saint-Martin.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Dieppe
Canton Neufchâtel-en-Bray
Intercommunalité Bosc d'Eawy
Maire
Mandat
Jean-Claude Hautecœur
2014-2020
Code postal 76850
Code commune 76188
Démographie
Population
municipale
453 hab. (2014)
Densité 57 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 38′ 01″ nord, 1° 13′ 23″ est
Altitude Min. 133 m – Max. 176 m
Superficie 7,88 km2
Localisation

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Cottévrard est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime, en Normandie (anc. Haute-Normandie).

Géographie[modifier | modifier le code]

Bien que située sur le plateau du pays de Caux, Cottévrard est rattachée au pays de Bray comme tout l'ancien arrondissement de Neufchâtel-en-Bray.
Cottévrard est située à 4 km de Bosc-le-Hard, à 7 km de Saint-Saëns, à 9 km de Bellencombre, à 13 km de Buchy et à 16 km de Tôtes.
Elle est située à 5 km de l'échangeur du Pucheuil (no 11) de l'A28 et a donné son nom à une gare de péage de l'A29.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté pour la première fois en 1197 sous la forme Cotevrart[1].

Il s'agit d'un composé toponymique vraisemblablement peu ancien si l'on considère son origine et son mode de composition (« formule »).

François de Beaurepaire, citant Jean Adigard des Gautries et Fernand Lechanteur, penche pour un composé de type germanique basé sur les éléments kot « habitation » que l'on retrouve sporadiquement dans la toponymie normande, par exemple : Vaucottes (Seine-Maritime) ou Brocottes (Calvados). L'origine précise de ce terme en Normandie, saxonne ou scandinave, est discutée[2]. Cependant, étant donné le caractère plus récent du mode composition « formule B », c'est-à-dire Cotte- + second élément, il est préférable d'y voir directement le vieux normand cotte « hutte, cabane » (cf. normand cottin hutte, cabane, niche à chien, voir aussi anglais cottage et coterie, tenure rurale modeste, puis révolte de cot(t)iers « petits paysans ») de même origine, suivi du nom de personne Evrart, qui se perpétue dans le nom de famille Évrard, d'origine francique.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village conserve des traces d'un établissement militaire sur tertre au nom inconnu datant du Bas Empire, auquel a succédé un château fort médiéval datant des XIe et XIIe siècles, dont il reste quelques substructions qui sont propriétés de la commune[3]. Par contre le château de Grosmesnil (situé au lieu-dit Grosmesnil) est un édifice beaucoup plus récent (XVIIIe siècle), seule la chapelle Saint-Georges a des origines anciennes qui remontent au XIIe siècle.

Château de Gromesnil

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
194X 19XX Ernest Benoît    
mars 2001 mars 2014 Pierre Duvivier   Agriculteur retraité
mars 2014 en cours
(au avril 2014)
Jean-Claude Hautecœur    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 453 habitants, en augmentation de 17,66 % par rapport à 2009 (Seine-Maritime : 0,48 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
395 365 387 372 398 375 374 362 312
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
300 287 302 295 286 328 273 263 267
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
285 289 270 242 231 235 239 250 251
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
241 219 219 291 358 339 345 385 453
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église paroissiale Saint-Martin : elle est mentionnée dès 1147. La partie la plus ancienne de l'église est le chœur qui remonte au XIIe siècle, mais a été très modifié au XVIe siècle. Alors que le clocher tombait en ruine en 1840, il a été décidé de le remplacer. Alors qu'ailleurs dans la région, on a beaucoup reconstruit en brique au XIXe, on a jugé bon d'acquérir un clocher ancien en pierre, à savoir : celui de l'église Saint-Nicolas de Rouen qui devait être abattu, puisque la paroisse avait été supprimée à la Révolution. Le clocher est mis en place en 1843, il s'agit d'un édifice de style gothique flamboyant construit entre 1503 et 1533. C'est l'architecte rouennais Elie Courtonne qui a réalisé ce travail à l'instigation de M. de Grosmesnil. La paroisse était sous la patronage de l'abbaye de Jumièges avant la Révolution française[8].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Liste des curés[modifier | modifier le code]

  • Jean Pierre Nicolle (†1842)
  • Pierre Boniface Froment (†1868), curé pendant 25 ans
  • Antoine Ambroise Lemasson (†1876)
  • Pierre Denis Lebas (†1892)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard, , 180 p. (ISBN 2-7084-0040-1, OCLC 6403150), p. 62.
  2. François de Beaurepaire, Op. cité.
  3. Base Mérimée : château fort
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  8. Monuments historiques à Cottévrard