Alsace

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Alsace
Détail
Détail
Détail
Détail
Administration
Pays Drapeau de la France France
Préfecture Strasbourg
Départements Bas-Rhin (67)
Haut-Rhin (68)
Chefs-lieux Strasbourg
Colmar
Arrondissements 13
Cantons

Communes
75

904
Conseil régional Conseil régional d'Alsace
Président Philippe Richert (UMP)
2010-2014
Préfet Stéphane Bouillon
ISO 3166-2 FR-A
Démographie
Gentilé Alsaciens
Population 1 852 325 hab. (2011)
Densité 224 hab./km2
Langue
régionale
Alémanique
Alsacien
Franc-comtois
Français d'Alsace
Francique
Jéddischdaitsch
Sinto
Welche
Géographie
Superficie 8 280 km2
Localisation
Localisation de Alsace
Liens
Site web http://www.region-alsace.eu
La cigogne, symbole alsacien.
Architecture traditionnelle alsacienne.
Le grand sapin de Noël, Place Kléber en 2010 avec le village de Noël à ses pieds
Marché de Noël en Alsace (Mulhouse, 2008)
Alsacienne au XIXe siècle.

L’Alsace (prononcé [al.ˈzas] ; ’s Elsàss en alsacien) est une région culturelle, historique et administrative de l'Est de la France métropolitaine. Région de l'Europe rhénane, elle se trouve au cœur de la « Banane Bleue »[1]. Avec une densité de 224 habitants au kilomètre carré, c'est la troisième région la plus densément peuplée de France métropolitaine[2] mais c'est aussi la plus petite par sa superficie. L’Alsace est la première région française en valeur d'exportations par habitant[3], la deuxième quant au revenu disponible brut des ménages[4], enfin, c'est une des régions de France où le taux de chômage est le plus bas[5]. Des difficultés économiques sont cependant apparues depuis le début des années 2000[6].

L'Alsace fait partie de l'espace culturel de l'Europe centrale. L'alsacien, variante de l'alémanique, est la troisième langue autochtone de France après le français et l'occitan[7]. La région historique était subdivisée en trois entités : la Haute-Alsace[8], la Basse-Alsace[9] et la République de Mulhouse[10]. Cette dernière se lance dans l'aventure industrielle dès 1746 et vote sa réunion à la France en 1798. En 1815, la Bavière annexe Landau, ainsi que les territoires au nord de la Lauter. L'Alsace est le berceau de La Marseillaise, elle a vu naître les généraux révolutionnaires Kléber et Kellermann et le capitaine Dreyfus. L'implication des Alsaciens dans la Révolution française[11] ainsi que dans l'affaire Dreyfus ont scellé leur attachement à la République française[12]. Après la défaite de 1871, l'Alsace est amputée du Territoire de Belfort et fait partie des « provinces perdues ». Le revanchisme qu'elles inspireront accompagnera toute la Troisième République. La région sera à nouveau en première ligne lors des deux conflits mondiaux. Elle réintègre la République française en 1919, est annexée par l'Allemagne nazie en 1940 et redevient française en 1945. Cette histoire houleuse est une clé essentielle à la compréhension de certains particularismes locaux. Ainsi, de nombreux domaines sont régis par un droit local[13] qui prime sur le droit général français.

Aujourd'hui, l’Alsace est divisée en deux départements, le Bas-Rhin au nord et le Haut-Rhin au sud. Le conseil régional siège à Strasbourg, qui est aussi la plus importante [14] des cinq grandes agglomérations de la région devant Mulhouse [15], Colmar [16], Haguenau [17] et Saint-Louis (banlieue française de Bâle)[18],[19]. Deux Alsaciens sur trois vivent au sein de ces cinq aires urbaines[20]. Strasbourg et Mulhouse sont respectivement les septième et vingt-cinquième agglomérations les plus peuplées de France[21]. De tradition industrielle forte, Mulhouse est la ville de France métropolitaine qui a la plus forte proportion de jeunes[22] tandis que Strasbourg est le siège de plusieurs institutions européennes, dont le Parlement européen et le Conseil de l'Europe.

Sommaire

L'Alsace, un territoire restreint d'une grande diversité[modifier | modifier le code]

Présentation générale du territoire[modifier | modifier le code]

le Pays de l'Ill[modifier | modifier le code]

Passage de l’Ill à Strasbourg, quartier de la Petite France.
Articles détaillés : Ill (France) et étymologie du nom Alsace.

La signification étymologique du mot « Alsace » a différentes théories[style à revoir]. En voici une : « Alsace » viendrait de l'alsacien (alémanique)[réf. nécessaire] : Elsass anciennement écrit Elsaß.

  • 'El- vient de l'alémanique Ell qui signifie l'Ill[réf. nécessaire], la principale rivière alsacienne qui traverse la région du sud au nord. La rivière prend sa source dans le Jura alsacien et se jette aujourd'hui dans le Rhin en aval de Strasbourg après la chute de Gambsheim. C'est le plus important affluent alsacien du Rhin. Avant l'endiguement, les crues du Rhin (et non celles de l'Ill, qui inondent pacifiquement le Ried) étaient parfois très meurtrières, bon nombre de villages ont été submergés par le fleuve (voir Neuf-Brisach)
  • saß vient du verbe sitzen (se trouver, être assis) (prétérit de l'allemand : saß – prétérit du vieil anglais : sæt)[réf. nécessaire].

Littéralement, Elsass signifierait donc « le lieu où se trouve l'Ill » soit le « Pays de l'Ill »[23].[Informations douteuses]

Topographie[modifier | modifier le code]

Radôme au sommet du Grand Ballon à 1 424 mètres d'altitude
Image satellite de l'Alsace avec les principales aires urbaines

L'Alsace couvre une surface[24] de 8 280 kilomètres carrés (190 km de long sur 50 km de large soit 1,23 % de la superficie de la France), ce qui en fait la plus petite des régions administratives de France métropolitaine, la Corse ayant une surface de 8 680 kilomètres carrés. Elle s'étend du sud au nord le long du Rhin qui la borde à l'est.

Depuis 1815, elle est limitée au nord par la rivière Lauter, où commence le Palatinat allemand, et à l'est par le Rhin, à l'est duquel s'étend le Bade-Wurtemberg, au sud par la Suisse, au sud-ouest par la Franche-Comté et à l'ouest par la Lorraine.

Son espace est découpé en plusieurs ensembles de relief :

  • dans l'Est, la plaine d'Alsace[25] drainée par l'Ill et consacrée à la grande culture céréalière. La forêt y occupe encore des espaces importants : forêt de Haguenau au nord et celle de la Hardt et du Nonnenbruch au sud ;
  • entre le Rhin et l'Ill, le Ried[26]. Cette zone marécageuse et humide conserve ses caractères naturels remarquables façonnés par le vieux fleuve autrefois sauvage (forêts rhénanes parcourues par les bras du Rhin, prairies inondables, sources phréatiques, rivières).
  • dans l'Ouest dominent les Vosges, ou massif vosgien, entaillées de larges vallées des affluents de l'Ill ; ici ce sont les pâturages d'altitude (Hautes Chaumes) qui alternent avec la forêt ; le Grand Ballon 1 424 mètres (ex-ballon de Guebwiller) est le point culminant d'Alsace, il est situé dans le Haut-Rhin ;
  • les collines sous-vosgiennes font le lien entre les deux ensembles. Le piémont vosgien est la zone où s'étend le vignoble alsacien ; la limite supérieure de culture de ce dernier atteint 467 mètres au Rangen de Thann et 478 mètres à Osenbach.
  • le Sundgau, région de collines au sud de Mulhouse.
  • le Jura alsacien dans l'extrême Sud de la région avec pour point culminant le Raemelspitz à 832 mètres. Le Jura alsacien occupe l'extrémité nord du massif du Jura. C'est dans ce massif que l'Ill prend sa source.
Vignoble alsacien.

Géologie[modifier | modifier le code]

Le lac Blanc.

L'Alsace est la partie occidentale de la plaine du Rhin située sur sa rive gauche. C'est un fossé d'effondrement, appelé aussi rift ou graben, d'âge oligocène, associé à ses épaulements latéraux : les Vosges et la Forêt-Noire. Le massif du Jura, formé par glissement (induit par la surrection alpine) de la couverture mésozoïque sur les formations triasiques (« couches savon ») recoupe la région de Belfort.

  • Le fossé rhénan s'est effondré durant le tertiaire, en conséquence la région a été plusieurs fois envahie par la mer, ce qui explique une sédimentation variée : marne, calcaire, sel gemme, marbre. De plus, au quaternaire, des dépôts éoliens de lœss ont lieu.
  • Le Sundgau qui était alors un vaste plateau calcaire a été recouvert par les mers secondaires, au commencement de l'ère tertiaire. Au début de l'Oligocène, on assiste à un affaissement du fossé rhénan à l'origine de la pénétration marine. À la fin de l'Oligocène, la mer se retire définitivement laissant des dépôts de sédiments très fins. À la fin du tertiaire et au début du quaternaire le surélèvement des Vosges et de la Forêt Noire entraîne la formation du Jura qui est le résultat de plusieurs phases de plissements, entrecoupées par des phases d'érosion. La nappe de cailloutis d'origine alpine que l'on trouve dans le Sundgau est due à l'érosion très intense du Jura par le Rhin qui, pris dans un couloir, rejoignait l'actuelle vallée du Doubs. Ce n'est que l'affaissement du fossé rhénan qui a modifié le cours du Rhin et le régime hydrographique par les phénomènes de capture.
  • Les Vosges sont constituées dans le Nord par du grès (plateau lorrain) et dans le Sud par du granite ; les granites sont des structures hercyniennes exhumées lors des soulèvements latéraux conjoints à l'effondrement du rift.
  • Le Jura, soulevé plus tardivement (au Miocène) est constitué de calcaires et de marnes d'âge le plus souvent jurassique, donc beaucoup plus anciens que les formations de la plaine alluviale du Rhin.

La structure tectonique du sous-sol (fossé d'effondrement) explique une certaine activité sismique.

Des gisements de pétrole ont été exploités au nord (à Pechelbronn, près de Niederbronn-les-Bains, l'un des premiers gisements au monde à avoir été exploité, en 1740), ainsi que des gisements de potasse datant de l'oligocène près de Mulhouse. Des mines d'argent ont également été exploitées jusqu'au début de XXe siècle près de Sainte-Marie-aux-Mines.

Enfin, le fort géotherme, conséquence de la remontée mantellique qui eut lieu à l'aplomb du rift, permet une exploitation géothermique expérimentale à Soultz-sous-Forêts.

  • Sismicité

La zone la plus active sur le plan sismique en Alsace est le Sundgau dans le Sud du Haut-Rhin[27], tant par le nombre que par l’intensité des séismes qui l’ont touché. Ce territoire a été frappé par plusieurs séismes d’intensité supérieure à VI. Le plus dévastateur fut celui de Bâle du 18 octobre 1356 (intensité épicentrale VIII-IX), d'une ampleur inédite en Europe de l’Ouest. Bien que moins soutenue, l’activité sismique du fossé rhénan est significative et apparaît plus forte que celle des régions voisines. Une dizaine de séismes d’intensité supérieure à VI sont à dénombrer, dont le plus récent date du 15 juillet 1980. Le massif vosgien ne montre qu’une activité sismique diffuse et peu intense.

Climat[modifier | modifier le code]

Le sommet du Hohneck en hiver.
Articles connexes : Climat du Bas-Rhin et Climat du Haut-Rhin.

Le climat alsacien est « semi-continental d'abri et montagnard ». La continentalité est marquée dans le fossé rhénan par des précipitations estivales plus importantes qu’en hiver et une amplitude extrême thermique annuelle, c’est-à-dire l’écart entre la température maximale moyenne de juillet et la température minimale moyenne de janvier, qui dépasse les 27,5 °C. À l’échelle de la France, ces deux marqueurs sont typiques de la plaine alsacienne. En revanche, sur les reliefs la répartition annuelle des précipitations est similaire à celle du reste de l’hexagone et l’amplitude extrême thermique annuelle y est assez faible (14 °C au Grand Ballon soit moins qu’à Paris)[28].

Donnée pour Meyenheim (limite Sud-Alsace/Centre-Alsace).

Température la plus basse -24,8 °C
Jour le plus froid 27 février 1986
Année la plus froide 1963
Température la plus élevée 38 °C
Jour le plus chaud 16 août 1974
Année la plus chaude 1994
Hauteur maximale de pluie en 24 h 80,6 mm
Jour le plus pluvieux 10 juillet 1989
Année la plus sèche 1962
Année la plus pluvieuse 1999
  • Record de chaleur : 40,9 °C, 13 août 2003.
  • Record de froid : -30,2 °C au Grand-Ballon (1 424 mètres) le 10 février 1956.

Le climat connaît davantage d'influence océanique et est beaucoup plus humide dans le Sundgau, dans l'Alsace-Bossue ou l'Outre-Forêt.

L'effet de fœhn[modifier | modifier le code]
Colmar sous le soleil d'été.

Le relief de l’Alsace orienté perpendiculairement au flux d’ouest fœhn[29] les perturbations océaniques, en particulier au Sud de la région. Ainsi le Grand Ballon fait partie des stations les plus arrosées de métropole[30] et Colmar situé à moins de 25 km celle des plus sèches avec seulement 607 mm de précipitations à l’année[31]. La région de Colmar connaît en moyenne entre 95 et 100 jours de pluie par an contre 170 sur le relief.

Ce climat, avec un été ensoleillé, est idéal pour le vignoble d'Alsace et les arbres fruitiers. L'importance de la nappe phréatique alsacienne combinée à la proximité du Rhin et de rivières importantes évite toutefois à la région les conséquences d'éventuelles sécheresses.

Diversité des régions naturelles et pays d'Alsace[modifier | modifier le code]

Le climat, la nature du sol, le relief façonnent les paysages. Or ces facteurs varient sensiblement d'une zone à l'autre. Il en découle une grande variété des milieux naturels en Alsace qui fait de la région une véritable mosaïque de « pays » distincts.

Le Sundgau[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Sundgau.
Les régions naturelles alsaciennes

Le Sundgau est un pays aux reliefs assez doux, dont les collines mulhousiennes du Rebberg, de l'Illberg, du Lerchenberg et du Geisbühl forment l'extrémité nord. Ce territoire s'étend jusqu'à la frontière suisse et forme les contreforts du massif du Jura. La ville d'Altkirch est traditionnellement considérée comme sa « capitale ».

Sundgau signifie comté du Sud en alémanique ("Sund Kau").

Le Jura alsacien[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Jura alsacien.

Le Sud du Sundgau appartient au massif du Jura. Les premières montagnes de ce Jura alsacien vont de la Suisse à la Franche-Comté.

L'Ochsenfeld[modifier | modifier le code]

Le pays de la région mulhousienne.
Articles détaillés : Ochsenfeld et Pays de la région mulhousienne.

Ochsenfeld signifie « le champ des bœufs »[32] en allemand. Le terme désigne la plaine qui s'étend de Thann à Mulhouse, jusqu'à la Hardt à l'est, au sud jusqu'au Sundgau et au nord jusqu'à Ensisheim. Relativement peu usité dans le langage courant, il désigne plus familièrement la zone de plaine située au nord-ouest de Mulhouse approximativement délimitée par le triangle Mulhouse-Thann-Guebwiller. Au cœur de l'Ochsenfeld se trouve la Forêt de Nonnenbruch située sur le cône de déjection de la Thur et morcelée par l'activité minière du bassin potassique et qui est partiellement classée comme forêt de protection.

La bataille de l'Ochsenfeld désigne la bataille qui opposa les Romains et les Germains dans le combat le plus acharné de l'époque près de Mulhouse.

Selon la légende, cette bataille donna lieu à la fondation de Mulhouse.

Article détaillé : Mulhouse.

La Hardt[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Forêt de la Hardt.

La Hardt est une forêt de plaine caractérisée par une certaine sécheresse (600 millimètres de pluie par an dans la partie nord). Elle s'étend de Kembs jusqu'à Colmar en longeant l'unité urbaine de Mulhouse, entre l'Ill et le Rhin, sur l'ancien cône de déjection glaciaire du Rhin.

C'est la seconde forêt d'Alsace avec ses 13 000 hectares, derrière la forêt de Haguenau. Propriété de l'État, elle est recensée comme zone de protection spéciale Natura 2000. Elle constitue la plus grande charmaie naturelle d'Europe et abrite également des pelouses steppiques très rares en Europe occidentale.

Les Vosges centrales[modifier | modifier le code]

La dénomination, floue en ce qui concerne l'Alsace, pourrait désigner la partie du massif située au sud-ouest du Bas-Rhin, frontalière de la Lorraine. En Lorraine en revanche, le territoire appelé « Pays des Vosges centrales » regroupe officiellement plusieurs communes, dont Épinal (syndicat mixte de pays, concernant environ 10 % de la région).

La Vallée de la Bruche[modifier | modifier le code]
Article détaillé : La Vallée de la Bruche.

La dénomination Vallée de la Bruche désigne le bassin de la Bruche, en amont de Wisches, et les vallées afférentes. Elle inclut le petit pays toujours dénommé Ban de la Roche, à peu près centré sur le cours de la Schirgoutte. Schirmeck et La Broque constituent l'agglomération principale. Leurs habitants se disent volontiers « Alsaciens et Vosgiens », non des « Vosges centrales ».

Vallée de Villé[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Vallée de Villé.
Vallée de Sainte-Marie-aux-Mines, ou le Val d'Argent[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Val d'Argent.

Les Hautes-Vosges[modifier | modifier le code]

Carte du parc des ballons des Vosges - Hautes-Vosges.

Le parc naturel régional des ballons des Vosges s'articule autour des Hautes-Vosges et regroupe 208 communes d'une population totale de 256 000 habitants. Il a pour but la protection de ce patrimoine naturel.

Vallée de la Thur (Val de Saint-Amarin)[modifier | modifier le code]

Le bassin montagneux de la Thur, fréquemment surnommé Val de Saint-Amarin, s'enfonce profondément dans la partie la plus élevée du massif vosgien. Au centre de cette enclave, Saint-Amarin se situe à 410 mètres d'altitude. Au débouché de la vallée dans la plaine, Thann se situe à 340 mètres d'altitude. Le ban communal de ce chef-lieu de canton, sous-préfecture depuis la fin de la Première Guerre mondiale, déborde sur la plaine d'Alsace. Mise à part la viticulture (vignoble escarpé du grand cru Rangen, le plus méridional d'Alsace), l'agriculture ne joue aucun rôle depuis longtemps. L'industrie s'est développée à partir des années 1780, avec l'implantation, en premier lieu, de manufactures d'impression sur étoffe. Le textile a irrémédiablement décliné après la crise des années 1930 et la Seconde Guerre mondiale. Le patrimoine forestier est important.

Vallée de la Lauch (Florival)[modifier | modifier le code]

Le surnom de Florival a été donné à la vallée vosgienne de la Lauch, en amont de Guebwiller, et aux vallons afférents. C'est l'univers du romancier Jean Egen, le « Hans du Florival ». Courte (une quinzaine de kilomètres), enclavée, peu peuplée en dehors de Guebwiller mais verdoyante, cette vallée ne constitue pas vraiment un « pays », mais a une identité marquée, notamment sur le plan touristique. Le Bechenthal, vallon affluent de la Lauch, au nord-ouest de Guebwiller, est l'écrin de l'abbaye de Murbach, Saint-Léger.

Vallée de Munster[modifier | modifier le code]

On dénomme communément « Vallée de Munster » la haute et moyenne vallée de la Fecht, bassin-versant nettement circonscrit par les crêtes montagneuses. Cette vallée, qui fut très industrialisée au temps du textile, a une vocation agricole, forestière et touristique. Elle garde une identité marquée. Munster, à 380 mètres d'altitude, au confluent de la Petite-Fecht et de la Fecht, est une ville d'origine ancienne, commerçante, siège du Parc régional des Ballons des Vosges.

Vallée de la Doller[modifier | modifier le code]

Le Ried[modifier | modifier le code]

Vue du ried de La Wantzenau au mois d'août.
Article détaillé : Ried (région naturelle).

Le Ried est une région de la plaine d'Alsace.

Article détaillé : Grand Ried.

Le Grand Ried s'étend du nord d'Ensisheim jusqu'à la périphérie de Strasbourg. Il a été modelé par les divagations du Rhin dans sa zone d'épandage avant sa canalisation.

Article détaillé : Petit Ried.

Le Petit Ried est situé au nord de Strasbourg.

Le Kochersberg[modifier | modifier le code]

le sommet du Kochersberg, emplacement de l'ancien château et tour de Chappe au sommet
Article détaillé : Kochersberg.

Le Kochersberg est une région aux terres très fertiles (lœss), localisées entre les vallées de la Zorn, au nord, et de la Bruche au sud, le champ de failles de Saverne à l’ouest, et à l’est, le rebord de la terrasse rhénane.

L'Alsace bossue - 's Krumme Elsass[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Alsace Bossue.

L'Alsace Bossue fut peuplée dès le Néolithique. Elle regroupe les communes autrefois intégrées aux anciens comtés de Sarrewerden et de La Petite-Pierre et à la seigneurie de Diemeringen et d'Asswiller. De nos jours de nombreux vestiges archéologiques et châteaux sont encore visibles. Ancienne terre d'Empire, une des dernières à avoir été rattachée à la France en 1793, cette région, pendant les périodes d'Ancien Régime, vit s'installer des hollandais, des français, des suisses, des allemands et même des autrichiens. Certains villages possèdent une église catholique, un temple protestant et une synagogue.

Cette région a su conserver un patrimoine exceptionnel, Bonnefontaine (Bas-Rhin), une des plus riches stations néolithiques d'Alsace avec son château Empire, Mackwiller, qui possède un palais romain avec thermes et mausolée. On y a découvert un des plus grands sanctuaires du dieu Mithra du monde occidental. On peut également découvrir la Wasserburg de Lorentzen ou le château Renaissance de Diedendorf qui possède les plus belles peintures murales de l'Est de la France. De nombreuses églises gothiques, baroques et néoclassiques, des architectures bourgeoises, des oriels, des villages préservés de l'urbanisme ont su garder tout leur cachet.

L'Alsace Bossue est en effet une zone rurale avec de nombreux vergers, des forêts ombragées, des rivières poissonneuses. À l'aube du XXe siècle, l'industrialisation des campagnes s'est caractérisée par l'implantation de manufactures. Les chapeaux de paille de Langenhagen, la Corderie Alsacienne Dommel, les couronnes de perles Karcher, les gazogènes Imbert ont été longtemps des fabrications de renommée mondiale. Le Musée régional de l'Alsace Bossue à Sarre-Union permet de découvrir le patrimoine de toute une région.

Avant la révolution de 1789 : à la suite du traité de Ryswick (1697), Louis XIV avait dû restituer aux comtes de Nassau dans le cadre de l'Empire (c'est-à-dire du royaume d'Allemagne) l'ancien comté de Sarrewerden, à l'exception de Bockenheim-Sarrewerden – aujourd'hui Sarre-Union – recouvrés par Léopold I duc de Lorraine. En 1766, ces deux provinces revinrent avec la Lorraine à la couronne française. Entre-temps, pour compenser la perte de Sarrewerden, l'ancienne capitale du comté, les princes de Nassau avaient fondé en 1702 (sur le ban communal de Zollingen, actuelle << Ville neuve << (Neustadt) appelée Neusaarwerden. En 1794, Neusaarwerden et Bockenheim ou Boquenom furent réunies sous le nom de Sarre-Union. Les autres localités de l'ancien comté de Sarrewerden et de la prévôté de Herbitzeim furent réparties entre les Nassau-Sarrebrücken (bailliage de Harskirchen) et les Nassau-Weilburg (bailliage de Neusaarwerden). Ces terres formaient une enclave à majorité protestante entourée par les terres de la catholique Lorraine. En 1557, année de l'introduction de la réforme luthérienne dans le comté, la Kirchen-ordnung de Deux-Ponts réglementait la vie religieuse dans la plupart des paroisses des vallées de la Sarre, de l'Eichel et de l'Isch.

Ce fut Nicolas François Blaux – maire catholique de Sarreguemines et député – qui fut le véritable artisan du rattachement du comté de Saarwerden au Bas-Rhin. Le 23 novembre 1793, la Convention ratifia la décision d'ériger Neusaarwerden en district et d'incorporer au département bas-rhinois les six cantons nouvellement créés : Bouquenom, Neuf-Saarwerden, Harskirchen, Wolfskirchen, Drulingen et Diemeringen. L'organisation du district incomba au député Philippe Rühl. Ainsi le Bas-Rhin allait franchir le col de Saverne et se prolonger sur le plateau lorrain pour s'enrichir de quarante-trois communes fortes de près de dix-huit mille habitants devenant Alsaciens.

Les Vosges du Nord[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Vosges du Nord.

Cette région montagneuse est, dans sa majeure partie, occupée par le parc naturel régional des Vosges du Nord qui est né le 30 décembre 1975 et regroupe actuellement 113 communes. Il associe plusieurs milieux forestiers, tels que la hêtraie, la chênaie, l'aulnaie ou encore la pinède sur tourbe. Ces derniers abritent une foule d'animaux et de végétaux tels que le pic noir, l'aspérule odorante, le mélampyre des prés ou encore le populage des marais.

Outre-Forêt[modifier | modifier le code]

L'Outre-Forêt désigne la zone située au nord de la Forêt de Haguenau et au sud de la Lauter.

Histoire et culture[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

L'Alsace, zone originelle du peuplement celtique. La zone orange montre la région de la naissance de La Tène. La zone verte suggère une extension probable de l'influence celtique autour de -1000. La zone rouge indique une région celtique possible autour de -400.
Article détaillé : Histoire de l'Alsace.

À la différence de ses provinces et régions voisines, l'Alsace n'a jamais connu de période d'indépendance ou d'autonomie de forme centralisatrice. L'Alsace a longtemps été caractérisée par le confédéralisme. La région doit sa culture et son dialecte aux Alamans (à ne pas confondre avec les Allemands), qui s'établirent dans la région en 378, l'alsacien d'aujourd'hui est un dialecte alémanique.

Article détaillé : Alamans.

La région fut sous l'autorité du Saint-Empire romain germanique de 962, date de sa création, jusqu'en 1648, puis elle perdit son autonomie en passant sous contrôle de la France après son annexion progressive au XVIIe siècle.

C'est en Alsace que sont nés les ancêtres de la puissante dynastie des Habsbourg qui régnèrent en maîtres, plusieurs siècles durant, sur toute l'Europe centrale.

La plaine d'Alsace, subissant l'effet de foehn et étant naturellement irriguée, a toujours été une terre fertile et propice à l'agriculture céréalière, les collines sous-vosgiennes, le piémont, était le domaine réservé de la vigne tandis que les vallées vosgiennes et l'Ochsenfeld (champs des bœufs) abritaient d'immense troupeaux de bovins, on y cultivait également du chanvre. Les forêts et le ried (régions de prés inondables et/ou de forêts tunnels) étaient fort riches en gibier. Le tout, réparti le long du Rhin, l'axe fluvial majeur européen, qui permettait ainsi un commerce soutenu et des revenus réguliers. L'Alsace a donc de tout temps été une région riche qui a suscité les convoitises des grandes puissances européennes. L'histoire de l'Alsace fut donc rythmée par les guerres et les annexions.

Quelques repères :

Période pré-alémanique[modifier | modifier le code]

Peter Becker - Fondation légendaire de Mulhouse - Soldat d'Arioviste blessé recueilli par la fille d'un meunier.
Bataille de l'Ochsenfeld opposant César à Arioviste en 58 av. J.-C.
  • Les premiers « villages » apparaissent au cours du Néolithique, à la suite d'une migration de peuples venant de l'est[33].

Elle vit la victoire des Romains commandés par Jules César, général et proconsul des Gaules, sur le chef suève Arioviste dans le Sud de l'Alsace. Arioviste réussit à s'enfuir de l'autre côté du Rhin, ceux qui ne réussirent pas à faire de même furent massacrés par les romains, le reste de la population fut mélangé aux peuples celtes. C'est une bataille majeure de la guerre des Gaules, victoire à partir de laquelle les Romains vont décider de rester en Gaule et conquérir le pays.

Fondation légendaire de Mulhouse.

Article détaillé : Bataille de l'Ochsenfeld.

L'Alsace est annexée par la république romaine à l'issue de la bataille de l'Ochsenfeld puis devient une province de l'empire romain en l'-27. La langue latine supplante progressivement et remplace les langues celtes[réf. nécessaire].

À partir de la seconde moitié du IVe siècle après J.-C., de nombreux Germains, notamment des Alamans s'installèrent progressivement dans l'Alsace romaine.

Établissement des Alamans[modifier | modifier le code]

La Germanie supérieure dans l'Empire romain, vers 120
  • 298 : l'empereur Constance Chlore repousse au-delà du Rhin d'importantes bandes d'Alamans (plus de vingt mille hommes) qui avaient pénétré dans l'Est de la Gaule après les avoir battues devant Langres.
  • 357 : le futur empereur romain Julien bat sévèrement les Alamans qui essayaient d'envahir l'Alsace à la bataille de Strasbourg.
  • 378 : l'empereur Gratien repousse de nouveau les Alamans qui pénétraient en Alsace.
  • 406 : profitant du gel du Rhin, les Alamans et d'autres peuples barbares pénètrent à nouveau en Alsace. Les Romains et leur alliés fédérés francs ont de plus en plus de mal à les contenir. L'évêque Flodoard qui vit au Xe siècle cite une lettre de Jérome de Stridon qui écrit que de nombreuses villes dont Reims et Strasbourg sont passées en Germanie[35]. La progression des Alamans s'étend rapidement.
  • Vers le milieu du Ve siècle, les Romains finissent par être définitivement chassés de la plaine d'Alsace où les Alamans s'installent pour y répandre leur culture, leur langue (l'alsacien, alémanique) et construire des villes. Ils mettent en place une confédération de petits royaumes appelée Royaume d'Alémanie. Alamanni signifie « tous les hommes » en germanique (cf. allemand alle « tous » et Mann « homme »).
  • Vers 496 : les Francs de Clovis battent les Alamans à Tolbiac mais ces derniers restent les plus nombreux en Alsace bien qu'en théorie inféodés aux Francs.
  • 511 : l'Alsace est rattachée au royaume franc d'Austrasie.
  • VIIe siècle : Christianisation de l'Alémanie.
  • 709-712 : nouvelle guerre entre les Francs et les Alamans.
  • 746 : massacre de Cannstatt. Assassinat de la quasi-totalité des nobles du peuple alaman. Cannstatt, anciennement castrum, était l'une des principales localités du duché d'Alémanie fondé par les Mérovingiens. Le carolingien Carloman, maire du palais d'Austrasie, y convoqua une assemblée et fit assassiner la majorité des dirigeants alémaniques sous le prétexte qu'ils auraient participé au soulèvement du duc Theudebald (Thibaud) et du duc Odilon de Bavière.

À partir de ce moment, il n'y aura plus d'unité alémanique et les pays alémaniques seront définitivement divisés en plusieurs États. Toutefois, la langue et la culture alémaniques subsisteront jusqu'à nos jours.

L'Alsace dans le Saint-Empire - l'âge d'or des cités alsaciennes[modifier | modifier le code]

Saint-Empire romain germanique en 1648
Statue de Gutenberg à Strasbourg
  • 962 : l'Alsace fait partie du Saint-Empire romain germanique.
  • En 1161, Frédéric Barberousse élève Mulhouse au rang de ville libre de l'Empire, lui conférant ainsi une autonomie quasi totale. Il en fait ainsi une véritable cité, qui ne doit rendre de comptes qu'à l'empereur lui-même.
  • En 1197, Philippe de Souabe, fils de Frédéric Barberousse est désigné empereur à Mulhouse.
  • 1273 : le comte Rodolphe IV de Habsbourg, un seigneur politique, allié des bourgeois des villes de Strasbourg et de Zurich, accède, de manière inattendue, au trône impérial sous le nom de Rodolphe Ier de Habsbourg.
  • 1347 : les Mulhousiens adoptent un fonctionnement républicain par l'élection de Jean de Dornach (Hans Guterolf Von Dornach) à la tête de la cité, la République de Mulhouse (Stadtrepublik Mülhausen) est née.
  • 1354 : fondation de la Décapole, l'Alsace s'organise en une confédération de villes libres qui rassemble dix villes impériales. La Décapole possède pour les historiens et les économistes une particularité extrêmement rare, qui plus est pour l'époque : outre l'alliance militaire, l'entraide est également financière en cas de banqueroute. Cela permet aux cités alsaciennes de peser économiquement sur l'espace rhénan.
Article détaillé : Décapole (Saint-Empire).

De nombreux nobles alsaciens qui combattent sous la bannière des Habsbourg sont tués lors de cette bataille. On chiffre ce nombre de tués à 15 % de la noblesse alsacienne.

  • 1434 : premiers travaux de Gutenberg sur l'impression, à Strasbourg.
  • 1444-1445 : invasion des Armagnacs, appelés par l'empereur Frédéric III du Saint-Empire pour mettre à mal l'autonomie des cités impériales ; après avoir écrasé les cités suisses, ils décident de s'attaquer aux cités alsaciennes. La noblesse alsacienne se joint à eux. Seules les villes fortifiées résistent. À la fin du siège, les Mulhousiens décident de dissoudre la corporation de la noblesse et expulsent les récalcitrants qui quittent la ville avec un profond ressentiment.
  • 1466-1468 : Guerre des Six Deniers, la noblesse de Haute-Alsace tente de se venger des Mulhousiens et déclare la guerre à la cité pour un motif futile. Les Mulhousiens sont abandonnés par la Décapole et doivent leur survie à une alliance militaire avec Berne et Soleure appuyée par Schwytz, Uri, Lucerne, Zurich, Zug et Glaris. Le conflit gagne rapidement en intensité et l'empereur Frédéric III du Saint-Empire tente en vain de le faire cesser. Le landvogt prend le parti de la noblesse qui assiège Mulhouse, ce qui provoque l'entrée de troupes de la Confédération en Haute-Alsace. Les Mulhousiens et les Confédérés écrasent la noblesse et ravagent toute la Haute-Alsace, rasant plus d'une centaine de villages sur les terres seigneuriales.
L'imposant dispositif militaire défensif de la République de Mulhouse en 1642 couplé à une rangée de quatre douves parallèles rendant encore plus périlleuse une éventuelle intrusion.
  • 1515 : la République de Mulhouse se retire de la Décapole pour s'allier aux cantons suisses auxquels elle était déjà fortement liée depuis la Guerre des Six Deniers. Son destin sera ainsi distinct du reste de l'Alsace pendant plusieurs siècles. Les Mulhousiens ne feront ainsi jamais partie du Royaume de France et connaîtront un fonctionnement républicain quasiment ininterrompu jusqu'à nos jours.
  • 1523 : Mulhouse adhère à la Réforme, qui aboutit en 1529 à l'établissement complet et exclusif du culte protestant calviniste. Les catholiques et les juifs ne peuvent plus résider à l'intérieur de la Stadtrepublik et s'installent dans les villages alentour. Les Habsbourg dont les territoires entourent la cité restent fidèles à l'église catholique romaine, cette dernière devient donc une enclave réformée.
  • 1526 : guerre des paysans. 25 000 « rustauds » massacrés à Saverne.
  • 1618-1648 : la guerre de Trente Ans frappe lourdement la région, l'Alsace est pillée à de nombreuses reprises, les massacres s'enchaînent, les villages sont rasés et brûlés, la famine se répand et la peste touche la région, la population fuit les villes et villages pour se réfugier dans les Vosges et dans les grandes forêts alsaciennes, environ 60 % de la population alsacienne est décimée. L'économie est anéantie. La République de Mulhouse, qui comprend également Illzach et Modenheim, est épargnée grâce à son statut de cité-État. Elle accueille massivement des réfugiés alsaciens dont le nombre est alors bien supérieur à celui des Mulhousiens. Le repeuplement sera conforté par l'arrivée de migrants suisses dont l'anthroponymie garde le souvenir : Schweitz.

L'Alsace dans le Royaume de France[modifier | modifier le code]

Une difficile et longue conquête française[modifier | modifier le code]

À partir de 1365, la convoitise française pour une Alsace « riche, opulente et dans le chemin de l'humanisme » éclate au grand jour. Le désir d'y installer une principauté est très fort. De nombreuses incursions françaises militaires et mercenaires sont à noter jusqu'en 1648. En 1444, Louis XI organisa en Haute-Alsace des pillages et laissa derrière lui la misère et la destruction. Ce roi demanda de plus à la ville de Strasbourg si elle voulait devenir française. La réponse alsacienne d'un peuple qui encourageait des villes libres selon l'esprit germanique fut directe : « Niemals… » (jamais).

En 1552, lorsqu'il voulut s'emparer de la ville libre de Strasbourg, Henri II dit à ce propos : « Venez avec moi, je ferai boire vos chevaux dans l'eau du Rhin en signe de triomphe. » Bernard Vogler écrit : « En 1580, fort de l'expérience des invasions françaises, un traité conclu entre plusieurs seigneurs et villes de Haute-Alsace proscrit aux veuves et filles de bourgeois d'épouser des Welches compte tenu des risques d'invasion des Français. »

L’Alsace ou conquestes
Du Roy En Allemagne tant deçà
que delà le Rhein,

carte de Guillaume Sanson, à Paris, 1666.

Les difficultés des Français à conquérir l'Alsace font dire au général de Breisach : « Je ne puis m'empêcher de dire que l'autorité du roi va se perdant absolument en Alsace. Les dix villes, bien loin d'être soumises au roi, sont presque ennemies. Il m'a paru de leur part une grande affection pour l'indépendance et un grand désir de demeurer membres de l'Empire. La noblesse de la Haute-Alsace va presque le même chemin. Haguenau a fermé insolemment la porte au nez de M. Mazarin et la petite ville de Münster l'a chassé honteusement il y a quelque temps. Je crois que le roi devrait prendre le temps qu'il jugerait à propos de Colmar et Haguenau à la raison. »

Durant les guerres de la Fronde en France, le cardinal Mazarin voulut se réfugier en Alsace mais il dit en ces termes : « Aucune ville d'Alsace ne pouvait me recevoir, soit parce qu'elles sont protestantes, soit parce qu'elles sont autrichiennes de cœur, soit parce qu'elles ont trop souffert des troupes françaises. »

Dans un memorandum de 1790, les princes vaincus écrivent : « Les Princes ne se sont soumis à la souveraineté de la France que pour se soustraire aux violences continuelles qu'ils n'avaient cessé d'essuyer de la part de cette puissance et contre laquelle le corps germanique n'avait pu les défendre avec succès et dont les territoires n'ont pour la plupart été enclavés dans cette province que par l'extension usurpatoire que la France a su donner à ses limites originaires. »

De la Révolution française à Napoléon III[modifier | modifier le code]

L'Alsace participe activement à la révolution contre la monarchie.

Épisode de la guerre de 1814 (Théophile Schuler, 1870)
L'Alsace dans l'Empire allemand.

L'Alsace dans l'Empire allemand[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Reichsland Elsass-Lothringen.
L'Alsace-Lorraine en 1871
Le Souvenir, statue à Nancy, commémore la perte de l'Alsace-Moselle lors de la guerre franco-allemande de 1870.
  • 1871 (10 mai) : par le traité de Francfort, l'Empire allemand annexe l'Alsace, sauf les environs de Belfort ainsi qu'une partie de la Lorraine. Une politique visant à éliminer la francisation menée depuis l'annexion française est mise en place.
  • 1872 (28 avril) : un rescrit impérial institue l'université allemande de Strasbourg.
  • 1874 (29 octobre) : un décret institue une Assemblée régionale d'Alsace-Lorraine.
  • 1902 : libéralisation du régime allemand et forte croissance économique : reflux de la contestation anti-allemande
  • La découverte de gisements de potasse en 1904 par Amélie Zurcher et Joseph Vogt amena un nouvel essor dans le sud de la région en propulsant tout le nord de l'agglomération mulhousienne dans l'exploitation minière. La société minière Gewerkschaft Amélie est créée le 13 juin 1906. Le 22 avril 1908, le premier puits est foncé et l'exploitation industrielle commence en 1910.
  • 1911 (31 mai) : adoption de la Constitution d'Alsace-Lorraine dans le cadre de l'autonomie alsacienne décidée par l'empire allemand. L'unique élection à la diète (Landtag) d'Alsace Lorraine se déroule les 22 et 29 octobre 1911. Le Zentrum (parti catholique) est le premier parti du Reichsland avec 31% des voix, le SPD (social démocrate) le deuxième avec 23,8% des voix. L’Elsass-Lothringischer Nationalbund (parti autonomiste francophile) de Wetterlé n’obtient que 3% des voix et aucun élu[40].

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

L'Alsace dans la République française[modifier | modifier le code]

Photographie de la très longue et large Galerie des glaces où une foule innombrable se tient debout autour de personnes assises en groupe sur des chaises.
Signature du traité de 1919 dans la galerie des Glaces.
  • 1919 : l'Alsace redevient française, à la suite de la ratification du traité de Versailles. Landau, cependant, demeurera définitivement allemand, seul reliquat de l'Alsace allemande depuis 1815.
Politique d'assimilation[modifier | modifier le code]

Le retour de la région dans le giron de la France ne s'est pas fait sans douleur ni maladresse de la part de l'administration française.

Sur le plan culturel, l'administration tenta de développer l'usage du français : l'alsacien est limité à l'école dans les communes à majorité francophone, même si l'enseignement religieux se fait en allemand ou en dialecte et que quatre ou cinq heures hebdomadaires d'allemand sont incluses dans les programmes ; les fonctionnaires s'expriment généralement en français. L'ordre est donné d'utiliser la méthode d'enseignement directe dans les écoles, qui consistait à utiliser le français sans transition. Les habitants de l'Alsace en 1918 furent divisés en quatre classes de citoyens, marquées par les inscriptions A-B-C-D sur leurs cartes d'identité. Ce classement des citoyens fut établi en fonction de l'ascendance et d'enquêtes, plus ou moins fiables dans un climat de délation, sur le degré de francophilie. Chaque classe correspond à des droits civiques différents[41].

Les autorités françaises mettent en place une politique d'épuration. 112 000 personnes seront également expulsées[42]. Au printemps 1919 des commissions de triage sont chargées de l'examen individuel des Alsaciens selon les propos, les positions prises ou leur attitude supposée[43].

Le IIIe Reich[modifier | modifier le code]

l'Alsace annexée par l'Allemagne nazie.
  • 1945 : les forces françaises bloquent l'attaque allemande sur Strasbourg, au moment de l'offensive des Ardennes, en janvier, puis jouent un rôle majeur dans la prise de Colmar, le 2 février.

Les Malgré-nous et l'incorporation de force[modifier | modifier le code]

Monument en hommage aux Malgré-nous dans le canton d'Obernai (Bas-Rhin).
Article détaillé : Malgré-nous.

Quand fut signé l'armistice du 22 juin 1940, le cas de l'Alsace n'était pas évoqué. Ce territoire restait donc juridiquement français. Le régime nazi l'annexa de fait en juillet suivant sans en faire la proclamation officielle.

La propagande était active pour inciter les jeunes Alsaciens à s'engager dans la Wehrmacht, mais cela n'aboutit à aucun résultat. Les jeunes Alsaciens refusaient de s'engager dans l'Armée allemande et de soutenir le régime. Les nazis proclamaient alors à ce moment qu'on n'avait pas besoin des Alsaciens pour gagner la guerre qui devait être rapide.

Alfred Wahl, professeur d'histoire contemporaine à l'université de Metz, écrit : « Seuls les fils des fonctionnaires allemands présents semblent avoir répondu à l'appel : ils furent moins d'un millier pour les deux départements »[44].

Le Gauleiter responsable du Reichsgau Baden-Elsaß, Robert Wagner, était persuadé que les « frères de race » nouvellement reconquis entendraient vite l'appel de leur sang et se sentiraient rapidement allemands mais constatant le nombre infime d'engagés volontaires, il conclut - non sans cynisme - que les jeunes hésitaient à entrer dans l'armée allemande « par peur de leur famille » et qu'ils seraient heureux de s'y voir forcés.

Au printemps 1942, à Vinnytsia, il persuada Adolf Hitler, au début fort réticent, d'instaurer l'incorporation de force en Alsace, ce qui fut fait officiellement le 25 août 1942.

100 000 jeunes Alsaciens seront ôtés à leurs familles et envoyés de force, principalement sur le front de l'Est, pour combattre l'armée de Joseph Staline. 30 % furent tués ou portés disparus[45].

De nombreux autres furent faits prisonniers par les Soviétiques. Parmi eux, beaucoup choisirent de déserter la Wehrmacht pour se rendre délibérément à l'Armée rouge et ainsi, en tant que Français, rejoindre le général de Gaulle et la France libre, mais les Soviétiques n'avaient, dans leur grande majorité, pas connaissance du drame de ces Alsaciens. Beaucoup furent donc considérés comme des déserteurs ou des espions, et donc fusillés, victimes d'une double méprise. Les autres ont été déportés au camp de Tambov après un passage dans les mines de charbon de Karaganda. Dans un compte rendu du colloque de Hambourg sur le retour des prisonniers de guerre après 1945[46] on peut lire :

« Les Alsaciens en uniforme allemand furent concentrés dans le camp de Tambov et subirent le sort de tous les prisonniers de la Wehrmacht, avec des conditions de vie très dures, un taux de mortalité élevé et des campagnes de rééducation antifasciste. Libérés en grande majorité durant l'automne 1945, une partie des « malgré-nous » passe pourtant plusieurs années supplémentaires en captivité. Accusés de crimes de guerre par les Soviétiques, ils se sentent trahis par la France libre, et utilisés comme monnaie d'échange dans les négociations diplomatiques. »

Le dernier malgré-nous libéré est Jean-Jacques Remetter, retourné chez lui en 1955[47].

La pression française[modifier | modifier le code]

Une fois la guerre terminée, les malgré-nous furent considérés par l'opinion comme des traîtres. Ils ont également été fortement attaqués par les militants du Parti communiste français pour leurs dénonciations de la situation dans les camps d'internement soviétiques.

L'Alsace de l'après-guerre[modifier | modifier le code]

L'Alsace se relève rapidement de ses ruines, poussée essentiellement par sa position géographique. L'amitié franco-allemande instaure pour la première fois de l'histoire une paix durable dans la région.

Conséquences de la rivalité hégémonique franco-allemande[modifier | modifier le code]

L'alternance de la domination franco-allemande, le fait pour la région d'être toujours en première ligne de l'affrontement de ces deux grandes puissances européennes, la crainte permanente de la guerre, les mesures prises par les Français et les Allemands pour « assimiler » la population alsacienne, les répressions, épurations, incorporations de force, déportations, pénuries en temps de guerre, ayant rythmé l'histoire de la région, ont laissé des traces profondes, encore perceptibles chez une partie de la population. La quasi-totalité de la population compte dans sa famille des victimes de la dernière guerre. Le sujet est souvent tabou, surtout en ce qui concerne les incorporés de force : les malgré-nous. La réintégration de l'Alsace dans la République ne s'est pas faite sans difficulté. La perception du dialecte alsacien, très proche de l'allemand, a entraîné de nombreuses maladresses, mal acceptées par la population alsacienne qui ne désire surtout pas être confondue avec ses voisins d'outre-Rhin et appelant les Français « les Français de l'intérieur ». Une petite partie de la population a également adopté une attitude de rejet, aussi bien envers les Français qu'envers les Allemands sans pour autant être indépendantiste. L'usage du dialecte est encore une manière pour certains de mettre une barrière au francophone et, au premier abord, les Alsaciens sont plutôt réservés. Le malaise existe donc toujours. L'Alsace, c'est un peu « des germains francisés  », française de nationalité, faisant partie de la République, mais soucieuse de préserver sa germanité, son particularisme si souvent méprisé.

Brève chronologie politique[modifier | modifier le code]

  • ~90 : Alsace germanique
    L'Alsace fait partie de la province romaine de Germanie Supérieure[48].
  • 535 : Alsace franque
    Clotaire annexe une grande partie de l'Alémanie, dont l'Alsace.
  • 843 : Alsace germanique
    L'Empire carolingien, la Francie, est divisée en trois parties (voir le Traité de Verdun). L'Alsace se trouve dans la Francie médiane, la Lotharingie (octroyée en 843 à Lothaire Ier puis en grande partie en 870 à Louis le Germanique qui avait déjà la Francie orientale après 843), qui fera partie du Saint-Empire romain germanique (fondé sous Otton Ier en 962, il durera jusqu'en 1806 sous Napoléon Ier), qui, lui, donnera approximativement l'Allemagne.
  • 1648 : Alsace française
    Une grande partie de l'Alsace devient française par les traités de Westphalie en 1648. Strasbourg se rend à Louis XIV en 1681. Toute l'Alsace appartient maintenant à la France, hormis la ville de Mulhouse qui décidera en 1798 de se joindre à la République Française. 1648 et 1675 sont des années-clés de la progression de la conquête de l'Alsace.
  • 1871 : Alsace allemande
    Vaincue, la France cède l'Alsace à l'Empire allemand.
  • 1919 : Alsace française
    L'Alsace redevient française après le traité de Versailles.
  • 1940 : Alsace allemande
    Victorieux sur la France, le IIIe Reich annexe l'Alsace.
  • 1944 : Alsace française
    L'Alsace est libérée du joug nazi.
  • 1982 : création de la région Alsace
  • 2013 (7 avril) : Référendum sur la création d'une collectivité unique en Alsace par fusion de la région et des deux départements. Rejet dans les deux départements. Dans le Haut-Rhin le "Non" l'emporte et dans le Bas-Rhin où le "Oui" est majoritaire mais n'atteint pas le seuil requis de 25% des électeurs inscrits.

L'identité alsacienne dans la nation française[modifier | modifier le code]

L'Alsace possède une forte identité culturelle, à la fois française et germanique. La nation contrôlant l'Alsace a toujours cherché à effacer les liens historiques et culturels la reliant à l'autre nation. L'intégration culturelle alsacienne au sein de la nation française est essentiellement marquée par le soutien de la bourgeoisie d'Alsace à la révolution française[réf. nécessaire], puis le rejet de l’Allemagne plus massif après la Seconde Guerre mondiale. Mais beaucoup plus que la Révolution Française l'attachement à la France pour les populations rurales et le petit peuple des villes est confessionnel. Pour les catholiques la France est un pays catholique comme eux. Pour les protestants l'attachement à la France est moindre

D'après le géographe Paul Vidal de La Blache dans La France de l'Est, l'adhésion de la population alsacienne à la France a été scellée sur une base plus politique que culturelle. À ce titre, la lettre de Fustel de Coulanges adressée à Mommsen du 27 octobre 1870 (cf. Lettre de F. de Coulanges) puis le discours d'Ernest Renan à la Sorbonne le 11 mars 1882 (cf. Qu'est-ce qu'une nation ? d'E.Renan) soulignent le caractère politique inhérent à la construction d'une Nation. La confrontation entre la France et l'Allemagne est aussi une lutte entre des conceptions opposées de l'idée de Nation.

Mais jusqu'en 1870, la question de l'identité alsacienne n'était pas à proprement parler un problème. L'intégration à la France, qui commença dès 1648 avec le traité de Westphalie, s'apparentait essentiellement à un changement de souverain, les Alsaciens devenant des sujets du roi de France. Si Louis XIV prenait souvent parti pour les paysans dans leurs conflits avec les seigneurs, c'est également la stabilité retrouvée et les investissements colossaux réalisés par l'État (fortifications Vauban, creusement de canaux dont celui du Rhône au Rhin…), au fondement d'une reprise de l'activité économique, qui permirent de se concilier la population.

C'est surtout le célèbre écriteau placé sur le pont du Rhin, à Strasbourg, le 14 juillet 1791, pour la fête de la Fédération, Ici commence le pays de la Liberté, qui symbolise l'adhésion de l'Alsace à la communauté nationale française. L'Alsace fournit beaucoup d'officiers à la France sous la Révolution (Kléber, Kellermann), et la Marseillaise fut chantée pour la première fois par Rouget de l'Isle à l'hôtel de ville de Strasbourg. L'Alsace fut un pays de commerçants, d'artisans, de bourgeois indépendants qui soutinrent la Révolution et les Républiques. La masse de la population était surtout concernée par des intérêts purement confessionnels.

Ainsi, les Alsaciens ont conservé leur culture germanique et leur réseau social traditionnel, tout en s'enrichissant de la culture française. La moindre tension franco-allemande suffisait à mettre en doute le sentiment national des protestants. Lorsqu'éclate le conflit contre la Prusse en 1870, c'est en citoyens, sous l'étendard français, que combattent les Alsaciens [réf. nécessaire]. Les autorités françaises, pendant tout le conflit, se sont méfié des populations protestantes. La résistance de Belfort, qui ne fut pas annexée par les Prussiens, et la conduite héroïque des troupes françaises en très nette infériorité numérique à la bataille de Frœschwiller-Wœrth ne sont pas étrangères à cette considération.

Mais le facteur déterminant de l'attachement à la France n'est pas ethnique ou linguistique mais lié au fait que la nation française, en 1871, est encore fondée sur les valeurs catholiques. À l'opposé, pour les protestants jusque là intégrés dans un État catholique, la guerre de 1870-71 et l'annexion à l'Empire Allemand s'annonce comme une revanche[49]. Une phrase courante désignait les protestants comme pro-allemand et les catholiques comme pro-français. Ainsi, lors de l'incorporation des recrues, après octobre 1872, les campagnes catholiques comptent beaucoup de réfractaires, alors que dans le village protestant de Baldenheim, les conscrits défilent dans les rues derrière un drapeau portant l'inscription « Vive Guillaume, Empereur d'Allemagne »[50].

Culture[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Culture de l'Alsace.

Le folklore alsacien, contes, légendes, croyances populaires, etc., est un folklore germanique rhénan, légèrement teinté de latinité et de celtisme[51].

Symboles[modifier | modifier le code]

La cigogne[modifier | modifier le code]
Cigogne et son cigogneau sur le toit d'une maison alsacienne.

La cigogne est attachée à de nombreuses légendes[52], en particulier celle d'apporter les bébés dans les familles.

Quasiment disparue dans les années 1970, elle a fait l'objet d'une stratégie associative de repeuplement. Celle-ci s'avère efficace, notamment grâce à la création de centres de réintroduction[53]. Les cigognes sont désormais présentes sur de nombreux toits d'églises et autres édifices publics d'Alsace, et parfois sur le toit de maisons de particuliers. Contrairement aux cigognes qui, dans bien des pays (Hongrie, pays baltes par exemple), placent leurs nids sur des pylônes, les cigognes d'Alsace, aidées par les paniers posés par les habitants, les installent sur des bâtiments, généralement à une hauteur élevée.

Héraldique[modifier | modifier le code]
Article connexe : Courtoisie héraldique.

L'ancien blason d'Alsace est en fait une juxtaposition de deux blasons historiques, celui du landgraviat de Haute-Alsace (actuel département du Haut-Rhin) et celui de Basse-Alsace (actuel département du Bas-Rhin) qui est représenté contourné. Ce blason a été reproposé par Robert Louis et homologué par les deux préfets en 1948[54]. Il est encore utilisé par la Région de gendarmerie d'Alsace (porté sur les uniformes des gendarmes en Alsace), mais n'est plus utilisé par le conseil régional d'Alsace. Le blason actuel est le blason historique alsacien. Il a été créé au XVIIe siècle sous le Saint-Empire et adopté ensuite sous le régime français par l'Intendance d'Alsace[55] [réf. incomplète]. Il a été récemment[Quand ?] réhabilité par le Conseil régional d'Alsace. Il fusionne le blason historique de Basse-Alsace (la bande d'argent accompagnée des deux cotices fleuronnées du même sur champ de gueules) et le blason historique de Haute-Alsace (les six couronnes d'or ordonnées en orle sur champ de gueules, la bande d'or étant omise). Il s'agit d'une fusion, et non d'une juxtaposition comme c'est le cas pour le blason précédent. Il se blasonne ainsi: de gueules à la bande d'argent accompagnée de deux cotices fleuronnées du même et accostée de six couronnes d'or ordonnées en orle, celles de la pointe opposées à celles du chef.

Drapeau de la Région Alsace[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Drapeau de l'Alsace.

Drapeau administratif

Le drapeau alsacien actuellement reconnu par le conseil régional

Après son rattachement à la France, le drapeau officiel de la région Alsace a été calqué sur le blason.

Dans un premier temps, on s'est basé sur le blason de 1949 qui juxtapose les blasons départementaux (ci-dessus à gauche) mais, depuis 1990 environ, la région Alsace a décidé de reprendre le blason historique (ci-dessus à droite) qui date lui du XVIIe siècle[réf. nécessaire].

Il a la même signification historique que le blason régional et que les blasons départementaux fusionnées. Ce drapeau reprend les couleurs alémaniques traditionnelles rouge et blanc auxquelles il ajoute 6 couronnes jaunes qui symbolisent les aspirations de la dynastie des Habsbourg originaire d'Alsace. Les Habsbourg ont régné sur les différents peuples de l'Europe centrale durant plusieurs siècles. Le landgraviat de Haute-Alsace était une propriété originelle de la maison féodale dont la Stammburg Habichtsburg ou Habsburg se trouve dans la région, aujourd'hui du côté suisse du Rhin. La bande blanche en travers ornée de part et d'autre de dentelle blanche est le symbole des comtes de Werd qui régnèrent sur le nord de la région qu'on retrouve également le blason de ville de Strasbourg, les couleurs étant inversées. Le fond rouge est commun aux deux blasons départementaux.

Rot un Wiss

Le drapeau Rot un Wiss

Le drapeau Rot un Wiss est un drapeau alsacien historique qui n’a plus de reconnaissance officielle. Le drapeau du Reichsland Elsass-Lothrigen s’inspire de ce drapeau en y ajoutant simplement une croix de Lorraine d’or.

Les langues régionales en Alsace[modifier | modifier le code]

Répartition géographique des dialectes parlés en Alsace au XXe siècle. Depuis le welche a presque complètement disparu, le francique est en déclin, voire en danger, et la pratique de l'alsacien a beaucoup diminué.
L'aire de diffusion traditionnelle des signes dialectaux d'allemand supérieur occidental (=alémanique) aux 19e et XXe siècle.

D'après une étude[56] réalisée dans les années 1970-80, l'Alsace comptait alors une centaine de dialectes dont la majeure partie appartenait à l'alémanique.

La langue régionale majoritaire : l'alsacien[modifier | modifier le code]

L'alsacien fait quelques emprunts lexicaux au français et a été longtemps la langue maternelle de la plupart des habitants. La première mention du dialecte alsacien date de 1369. L'historien E. Tonnelat y évoque les dits de Nicolas de Bâle : « c'est la première fois à notre connaissance que le mot de langue est appliqué à un dialecte allemand, « Elsasser Sproche » (l'alsacien). » Il est un dialecte alémanique comme celui parlé en Suisse alémanique, dans le Bade-Wurtemberg, l'ouest de la Bavière et le Vorarlberg autrichien. Il est parlé dans les trois quarts du Bas-Rhin et tout le Haut-Rhin sauf ses parties romanes. Le Rhin ne constitue donc nullement une frontière linguistique en ce qui concerne les dialectes.

Bernard Wittmann écrit dans Une histoire de l'Alsace, autrement : « L'emploi de l'allemand à la place du latin vient renforcer la liberté conquise par les bourgeois en les affranchissant de la collaboration des ecclésiastiques pour la rédaction des chartes ou des correspondances officielles. L'emploi de l'allemand, langue du peuple, contribuera à l'émancipation des Alsaciens... Longtemps avant l'Allemagne, l'Alsace avait fait usage de l'allemand à la place du latin... À Strassburg, la première charte allemande du « Urkundenbuch » est datée du 25 juin 1261... Dans les territoires des évêques de Basel comprenant une bonne partie de la Haute-Alsace, la première charte en allemand apparaît en 1255... En Allemagne, c'est seulement au XIVe que l'allemand fit timidement son entrée dans des documents officiels. ... Le mardi 16 février 1524, le vicaire Dieboldt Schwartz inaugurait la première messe en allemand dans la crypte de la cathédrale de Strassburg. »

Dans son Impossible Alsace : Histoire des idées autonomistes (Minorités), Jean-clause Streicher écrit qu'après le traité de Wesphalie, la France a favorisé la venue en Alsace « de bourgeois natifs de France, par conséquent plus sujets et plus obéissants… toute l'Alsace serait accoutumée aux mœurs, affection et langue françaises. »

La politique linguistique de la France républicaine tendait à s'opposer à l'usage de l'alsacien ne lui attribuant aucune fonction officielle dans sa propre région. L’Alsace n'a néanmoins pas subi directement les lois et réformes de l'éducation nationale française de la Troisième république française jusqu'à la fin de la Première Guerre mondiale, car l'Alsace faisait alors partie de l’Allemagne. Les écoles enseignaient alors l'allemand standard, seule langue officielle, comme pendant la Seconde Guerre mondiale. Durant la période de 1871 à 1918, la langue française restait enseignée dans les enclaves romanes (situées au fond de quatre hautes vallées des Vosges et dans les villages francophones de l'actuel département de la Moselle).

Le français est brièvement l'unique langue officielle en vigueur pendant l'entre-deux-guerres et après la deuxième guerre mondiale.

À la suite de la déconnexion progressive de l'alsacien d'autres parlers allemands, l'alsacien de nos jours ne suit plus l'évolution de l'allemand, gardant ainsi des formes linguistiques germanique-allemandes archaïques.

Dans le but de préserver l'alsacien, il existe depuis 1992 des sections bilingues paritaires en Alsace où l'enseignement est dispensé pour moitié en français et pour moitié en allemand standard, ayant l'avantage d'avoir une orthographe fixe et une forte présence dans les médias écrits ou audiovisuels. À l'heure actuelle, elles concernent environ 5 % des élèves. Au lycée, les élèves peuvent passer l'abibac. L'alsacien peut être parlé en maternelle et enseigné ou parlé en primaire. Cependant, l'écrit est en allemand, considérant que celui-ci est la version écrite commune de l'ensemble des dialectes alsaciens.

Une partie de la population alsacienne parle encore aujourd'hui couramment la langue locale, l'alsacien, qui est une langue alémanique. Le reste est essentiellement composé de quelques communes jouxtant le Territoire de Belfort et dans les pays welche autrefois de patois roman, comme les vallées de Saint-Albray, de la Weiss (Orbey) et de la Liepvrette (Sainte-Marie-aux-Mines), quelques enclaves dans le massif des Vosges traditionnellement de parlers oil lorrains, en Alsace Bossue ou autour de Wissembourg, où les pratiques respectives des francique rhénan et francique méridional sud-occidental demeurent avérées, quoiqu'en déclin. L'alsacien est la deuxième langue autochtone de France après le français si on considère l'occitan comme un ensemble de parlers non-homogènes.

Le célèbre Barabli[57] de Germain Muller est entré dans l'histoire de l'Alsace (un spectacle en dialecte critique et drôle, qu'actualisait en permanence un comédien-auteur-metteur en scène à forte personnalité). Des pièces de théâtre en alsacien sont encore couramment représentées et même retransmises sur les chaînes de télévision régionales.

Voilà un aperçu de l'alsacien à travers une comparaison avec le français et trois autres langues germaniques (l'allemand, le néerlandais et l'anglais) :

français allemand alsacien néerlandais anglais
terre Erde arde aarde earth
ciel Himmel hemmel hemel heaven, sky
eau Wasser wàsser water water
feu Feuer fiir vuur fire
homme Mann mànn man man
femme Frau frài/frau vrouw woman
manger essen assa eten eat (to)
boire trinken trenga/trenke drinken drink (to)
grand groß groos groot great
petit klein klain/glen klein little, small
gros/gras dick/fett déck/fat dik/vet thick/fat
nuit Nacht nààcht nacht night
jour Tag däi/dag dag day
aujourd'hui heute hit/héta vandaag/heden today
hier gestern gecht gisteren yesterday
demain morgen morn morgen tomorrow
matin Morgen morjia/morga morgen morning
midi Mittag médeu/médag middag noon, midday
soir Abend oowe/ova avond evening
être sein (du bist) sén (du béch) zijn be (to)
avoir haben hove/hàn hebben have (to)
ceci/cela dies/das dess/tsal dit/dat this/that
oui ja ja yes
non nein nee/naij nee no

Les parlers diffèrent d'un secteur à l'autre. Exemples : une tarte s'appelle weiha à Mulhouse, mais kuecha dans le nord ; une pomme de terre se dit ardapfel à Mulhouse, et grùmber à Strasbourg.

Beaucoup de mots courants (bonjour, merci, au revoir) sont prononcés en français (bouchour, merssi, aurevoar), ce qui était interdit pendant l'occupation allemande. Dans le Haut-Rhin, on dit defanture et ce n'est que dans le nord que l'on utilise schoaeufanster.

Voir aussi la liste établissant la correspondance des toponymies alsaciennes en français et en allemand.

Le welche[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Welche.

Welsch, en allemand, est un mot qui signifie « étranger parlant une langue romane ». La même racine proto-germanique *walha explique le mot Gaule en français et son dérivé gaulois. En anglais, le terme de la même origine est welsh et désigne les Gallois. On le retrouve dans la toponymie aussi comme Welschensteinbach, nom allemand d'Eteimbes ou Welschoth pour Audun-le-Roman. Il sonnait et sonne encore de façon assez péjorative. Les Alsaciens de langue alémanique ont appelé ainsi les Alsaciens de langue romane qui habitaient les hautes vallées vosgiennes mais aussi toutes les autres populations de langue romane que ce soit en Lorraine ou dans le reste de la France. Ce terme, francisé en « welche », fut introduit par Voltaire dans le français littéraire. Curieusement, les intéressés ont adopté le terme pour se désigner eux-mêmes.

Le welche est la forme prise localement par le dialecte lorrain. Il est presqu'éteint. Diverses initiatives tentent de garder vie à ce patois. À Orbey, le welche est enseigné au collège et utilisé pour la messe ; le hameau de Tannach a monté un spectacle comique dans cette langue. Dans le Bas-Rhin, Neuviller-la-Roche organise les rencontres des « tables de patois »

Les vallées welches le sont vraisemblablement depuis très longtemps. Deux hypothèses existent :

  • Des peuplades gallo-romaines venues de la plaine alsacienne auraient fui les invasions germaniques au IIIe siècle et au IVe siècle pour se réfugier dans ces vallées isolées. Des toponymes romans datant de l'époque carolingienne semblent confirmer cette hypothèse.
  • Des monastères et abbayes lorrains possédant des terres sur le versant alsacien les auraient fait défricher par des paysans venus de Lorraine. Ces possessions sont attestées dès le XIIe siècle.

Les deux hypothèses ne semblent d'ailleurs pas contradictoires dans la mesure où la première expliquerait pourquoi ces terres alsaciennes auraient intéressé des Lorrains : on y parlait déjà un patois roman, on pouvait donc y envoyer des Lorrains sans craindre une trop grande hostilité de la part de la population locale.

  • Autre hypothèse : l'Alsace est conquise par Louis XIV au terme du traité de Westphalie (1648) et de Nimègue. Pour cela, il s'est allié aux Suédois qui ont massacré du nord au sud 66 % de la population. Ils pillaient les vallées « intéressantes », c'est-à-dire avec château ou couvent et prieuré ; ainsi, du nord au sud, ce sont les vallées de Sainte-Marie (château et prieuré), de Kaysersberg (couvent de Pairis à Orbey) ainsi que la vallée plus au Sud (Muhlbach) qui sont détruites totalement. Ce sont ces vallées qui vont garder un patois roman car, vidées de leurs habitants, les terres vont être offertes à ceux qui les prendront. Ce sont les Vosgiens voisins de la région de Gérardmer, Cornimont et Saint-Dié qui vont venir avec leur patois roman. Ainsi de nos jours, en terre alémanique, les noms des villages restent romans (Lapoutroie, Hachimette, Orbey…) contrastant avec les communes voisines (de Kaysersberg, Alspach, Ammerschwihr…) de même les noms de famille d'origine vosgiennes (Petitdemange, Didierjean, Batot…) contrastant avec les Muller, Meyer et autres Schmidt de la plaine.
Le francique[modifier | modifier le code]
Légende :
  •      Dialectes du bas-francique des Pays-Bas.
  •      Dialectes du bas-francique d'Allemagne.
  •      Francique ripuaire.
  •      Francique méridional.
Article détaillé : Langues franciques.

Historiquement le terme francique désigne la langue des Francs ou des régions peuplées par les Francs. Ce terme a été repris par les germanistes pour désigner certains dialectes de la langues allemandes

Deux dialectes franciques sont parlés en Alsace :

Le Jéddischdaitsch[modifier | modifier le code]

Le judéo-alsacien ou Jéddischdaitsch est le parler des Juifs alsaciens. Il fait partie de l'ensemble yiddish dont il représente la variante occidentale. À l'instar des langues juives, il est composé d'un important substrat de mots et d'expressions en hébreu et en araméen. La syntaxe ainsi que la morphologie est celle des langues germaniques. Le lexique comprend environ 70 % d'allemand. À la différence du yiddish oriental, il ne comporte pas de substrat slave. En revanche, il contient un important substrat issu des langues romanes, ainsi que des mots français. Actuellement, il ne reste que très peu de locuteurs.

Vie intellectuelle et artistique en Alsace[modifier | modifier le code]

Splendeurs du Moyen Âge[modifier | modifier le code]
Une terre d'humanisme[modifier | modifier le code]
  • Honoré de Balzac célèbre la générosité de l'Alsace dans Le Cousin Pons : « Fritz alla de pied à Strasbourg, et il y rencontra ce que l'enfant prodigue de la Bible n'a pas trouvé dans la patrie de la Sainte Écriture. En ceci se révèle la supériorité de l'Alsace, où battent tant de cœurs généreux pour montrer la beauté de la combinaison de l'esprit français et de la solidité germanique[58] »
La culture alsacienne dans la modernité[modifier | modifier le code]

Les influences religieuses[modifier | modifier le code]

  • le catholicisme
  • le judaïsme

site de l'akadem sur le judaïsme alsacien

  • le protestantisme

Une culture de la table[modifier | modifier le code]

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Article détaillé : Gastronomie en Alsace.

L'Alsace, l'une des régions les plus « étoilées » par les guides, valorise au mieux et galvaude parfois son important répertoire gastronomique. Malgré l'afflux des touristes et une banalisation certaine, sensible à Strasbourg et dans plusieurs cités historiques situées sur la Route des Vins, bon nombre de restaurants se révèlent de qualité et, assez souvent, fort conviviaux[évasif]. Les familles alsaciennes continuent de les fréquenter avec assiduité et les repas d'amis sont beaucoup plus habituels qu'ailleurs[réf. nécessaire]. Il y a foule[évasif] le dimanche midi dans les restaurants et les fermes-auberges de bonne réputation, même à bonne distance des grands centres (vallée de Munster, Haute-Bruche, « Pays des choux », Ried, région de Brumath, Outre-Forêt, Florival, Sundgau).

Parmi les recettes et plats traditionnels d'Alsace figurent notamment la tarte à l'oignon (Zewelkueche), le cervelas vinaigrette, les asperges (Sparichle) accompagnées de trois sauces, cette potée typique qu'est le Baeckeoffe, la tarte flambée (Flamekuche ou Flammekueche) autrefois spécialité d'une partie du Bas-Rhin proche de Strasbourg, la choucroute, le Schiffala ou Schiffele, la pâte roulée au porc et au veau Fleischschnacka. Le gibier — le droit de la chasse est particulier dans la région — et les cochonnailles, malgré la faible production porcine locale, ont la part belle.[non neutre]

Les carpes frites sont une spécialité du Sundgau.

Le pâté de foie gras d'oie, produit depuis le XVIIe siècle, est une spécialité alsacienne autant que landaise ou périgourdine. Une version de ce pâté, sous une croûte de pâte ronde, fut présentée en 1780 à la table du gouverneur militaire de Strasbourg. L'Alsace n'élève pas beaucoup plus d'oies que de porcs, dont elle fait pourtant une abondante consommation charcutière. En revanche, elle élève de plus en plus de canards pour la production de foie gras.

Les desserts traditionnels sont nombreux : kugelhopf ou kougelhopf, dont le nom est souvent francisé en kouglof, tartes aux fruits, notamment aux quetsches et au fromage blanc, grande variété de biscuits et de petits gâteaux, appelés Bredala (les spécialités de l'Avent), pain d'épices.

Les dénominations de produits et de plats, en dialecte, varient beaucoup d'une région à l'autre : les transcriptions hasardeuses, parfois les francisations assez abusives, comme « tarte flambée », sont pléthore. Ainsi, que l'on transcrive Baeckeoffe, Bäckkeoffe, Bækoffa, Bækenoffa, Bækaoffe, il s'agit toujours d'un mélange de viandes, de pommes de terre, d'oignons, arrosé de vin blanc, très longuement cuit au four dans une terrine hermétiquement fermée. Bien que les termes dialectaux plus ou moins francisés puissent s'écrire entièrement en lettres minuscules, l'usage de la majuscule initiale, à l'allemande, s'est souvent conservé.

De grands cuisiniers[modifier | modifier le code]
Marc Haeberlin en avril 2013.

La famille Haeberlin, implantée dans le Ried, a acquis une réputation mondiale : les plus grands restaurateurs et des chefs de niveau international assistent en 2008 aux obsèques de Paul Haeberlin. L'Auberge de l'Ill, entreprise familiale devenue une institution au milieu du XXe siècle, se situe au bord de l'Ill à Illhaeusern, 15 km au nord de Colmar ; elle se voit constamment décerner trois étoiles au Guide Michelin depuis 1967.

Pour beaucoup de gastronomes[évasif], l'expression « les deux Paul » faisait immédiatement penser à Haeberlin senior et à Paul Bocuse, amis de longue date (Illhaeusern est jumelé avec Collonges-au-Mont-d'Or).

Jean-Pierre Haeberlin, frère de Paul, joue un rôle important dans la maison. Aquarelliste, il est pour beaucoup[évasif] dans le décor du restaurant. Serge Dubs, élu meilleur sommelier du monde, et Pascal Leonetti, meilleur sommelier de France, exercent à l'Auberge[Quand ?].

Une demi-douzaine de chefs est considérée comme de haut niveau par les guides et la presse gastronomiques. Émile Jung, longtemps en vedette et connu hors de l'Alsace, a conservé une notoriété, comme conseiller et en participant à de nombreuses manifestations culinaires, après la vente du Crocodile tenu pendant une trentaine d'années pour une institution strasbourgeoise. Une quarantaine de cuisiniers des deux départements sont mis en avant par les ouvrages gastronomiques nationaux (Guide rouge Michelin, Guide GaultMillau, Guide Pudlo)[réf. souhaitée].

Les Alsaciens, malgré la banalisation liée à l'afflux touristique, notamment à Strasbourg et au long de la Route des Vins, sont fréquemment comparés aux Lyonnais en ce qui concerne la fréquentation des restaurants de tous niveaux.[réf. nécessaire]

Kougelhopf alsacien

L'association des Maîtres Cuisiniers de France, qui compte de nombreux membres dans le Bas et le Haut-Rhin, doit son renouveau à l'Alsacien Fernand Mischler qui avait fait de son restaurant de Lembach, Le Cheval Blanc, une véritable institution.

Les cuisiniers hôteliers alsaciens sont majoritaires parmi les lauréats Mariannes et les membres de l'association Saveurs de France-Saveurs d'Europe. Ils valorisent les produits et recettes traditionnels lors de manifestations se déroulant souvent dans leur région.

Affirmant généralement leur attachement à leur province, à leur vallée ou à leur Ried, sans s'interdire le suivre les tendances, modernisant tant que faire se peut le répertoire culinaire local, ils innovent parfois avec audace (Georges Klein, l'Arnsbourg, à la lisière lorraine - nord de l'Alsace, se montre particulièrement inventif[réf. nécessaire]).

Mannala ou Mannele spécialité de la région mulhousienne.

Ils font fréquemment des démonstrations à l'étranger, en Chine, au Japon, aux États-Unis, en Russie, dans les Émirats. Marc Haeberlin gère également un restaurant de haute gastronomie à Tokyo. Émile Jung participe à de nombreuses manifestations en France et hors de France. Michel Husser, qui maintient à haut niveau le Cerf familial de Marlenheim, a fait le tour du monde et joue volontiers des saveurs méditerranéennes. Jean-Yves Schillinger à Colmar, étoilé Michelin, fils d'un grand chef alsacien, associe différentes saveurs parfois insolites.

Antoine Westermann avait laissé le strasbourgeois Buerehiesel, où il avait obtenu trois macarons Michelin, à son fils, pour prendre en mains les destinées de Drouant à Paris. Les confitures de Christine Ferber (Niedermorschwihr) sont connues de toute la France.[non neutre]

Le pâtissier Pierre Hermé, devenu une personnalité parisienne, installé aussi à Tokyo, revendique son origine alsacienne. Il a installé une unité de fabrication dans le Haut-Rhin.

L’« affaire » Sür un Siess[modifier | modifier le code]

Auteur de récits, de romans et d'essais, ainsi que de plusieurs livres de cuisine, Simone Morgenthaler œuvre pendant une vingtaine d'année à valoriser l'univers culinaire alsacien, notamment avec l'émission en dialecte de France 3 Alsace Sür un Siess, à laquelle participe Hubert Maetz, viticulteur et cuisinier « étoilé » Michelin de Rosheim (le Rosenmeer), connu pour son attachement aux produits régionaux. L'arrêt de l'émission, à la rentrée 2008, entraîne une pétition signée par plus de 3 000 personnes et les réactions de plusieurs hommes politiques, dont Philippe Richert, vice-président du Sénat, des députés et conseillers généraux. « Des élus s'engagent pour sauver « Sür un Siess », titreront même les Dernières Nouvelles d'Alsace, fin décembre 2008 (le quotidien régional avait annoncé l'arrêt de l'émission le 11 septembre, sans l'expliquer).[réf. nécessaire]

Simone Morgenthaler publie Adieu, Sür un Siess aux éditions du Verger.[Quand ?]

Vins d'Alsace, bière, eaux[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Vins d'Alsace.
Article détaillé : Bière d'Alsace.

Les vins d'Alsace sont issus de plusieurs cépages et répondent aux spécifications de trois AOC. Il s'agit surtout de blancs, le plus souvent secs ou secs tendres, parfois très riches en sucre résiduel (vendanges tardives, sélection de grains nobles), également élaborés en crémant, bien moindrement de rouge (un seul cépage, le pinot noir) ou de rosé. Les Alsaciens soulignent volontiers que les vins d'Alsace permettent un grand nombre d'accords mets-vins.

La bière est toujours brassée dans le Bas-Rhin, la plupart des brasseries historiques ont été rachetées par de grands groupes agro-alimentaires. Seules les brasseries familiales Meteor et Schutzenberger subsistent en 2013.

La région produit aussi des eaux de sources et minérales : (Carola, Wattwiller, Celtic, Lisbeth[59]).

Une littérature gastronomique spécifique[modifier | modifier le code]
Un bretzel.
Une choucroute (Ein Sürkrüt, en alsacien) : l'accompagnement de charcuteries peut considérablement varier.

À part le Lyonnais, aucune région ne peut rivaliser quant à la quantité et, souvent, à la qualité d'une production livresque apparemment intarissable[non neutre]. L'exemple fut donné, vers 1840, par l’Oberrheinisches Kochbuch de Marguerite Spoerlin, traduit sous le titre La Cuisinière du Haut-Rhin. Ce cordon-bleu, qui hésita à publier ses recettes « en raison du grand nombre d'ouvrages de ce genre », mais peut être considérée comme pionnière, destinait son livre, « aux ménagères et aux jeunes personnes qui désirent acquérir les connaissances indispensables ». Une vingtaine d'années plus tard devait paraitre L'Ancienne Alsace à table, de Charles Gérard, Lorrain de naissance et avocat à Nancy.

Les innombrables ouvrages concernant la cuisine alsacienne, les vins et les arts de la table vont souvent bien au-delà des recettes. La majorité est éditée par La Nuée bleue, important éditeur régional lié aux Dernières Nouvelles d'Alsace.

C'est chez cet éditeur que le cordon-bleu Suzanne Roth publie Le Livre de cuisine des Alsaciennes[Quand ?]. Elle avait précédemment été l'auteur de divers ouvrages culinaires, dont un livre sur les petits gâteaux alsaciens, notamment les bredele traditionnels ne se consommant qu'à la période de l'Avent.

La romancière, journaliste et animatrice de télévision Simone Morgenthaler, dont l'émission Sür un Siess fut longtemps populaire (voir plus haut), a publié plusieurs ouvrages de recettes à La Nuée bleue : À la table de Simone, Les meilleures recettes d'Alsace, 500 recettes d'Alsace et d'ailleurs et Le long de l'Ill (« carnet de voyage alsacien » comportant des recettes et illustré des aquarelles de Jean-Pierre Haeberlin).

Deux auteurs non-Alsaciens d'origine se sont attachés à la cuisine alsacienne.

Jacques-Louis Delpal, auteur de Saveurs d'Alsace (1996), est coauteur (2007) de Saveurs d'Alsace, Plaisirs des Vosges, avec Gérard Goetz, cuisinier et hôtelier en Haute-Bruche (préface de Jean-Pierre Haeberlin ; portraits de personnalités de l'Alsace gourmande). Il a écrit et illustré plusieurs ouvrages consacrés aux « pays » et cités d'Alsace, au vignoble alsacien et à la Route Verte unissant la Lorraine vosgienne à la Forêt-Noire. Germain Muller avait préfacé son deuxième guide concernant la région.

Gilles Pudlowski, Pudlo, enrichit chaque année son important guide national, qui en est à sa huitième édition en 2008, et remet à jour régulièrement son guide des restaurants de tous niveaux, des bonnes boutiques et des meilleurs vignerons. Le Pudlo Alsace, publié par Michel Lafon, place en tête des grandes tables L'Auberge de l'Ill, Le Cheval blanc de Lembach (une étoile au Michelin 2007) et Le Crocodile. Lorrain d'origine, Gilles Pudlowski a choisi de se partager entre Paris et les environs de Saverne, où il réside et travaille une partie de l'année. Depuis longtemps journaliste (il débuta au Quotidien de Paris et fut l'une des meilleures plumes du GaultMillau), il collabore régulièrement aux Dernières Nouvelles d'Alsace. Il est également l'auteur de Je vous écris de Strasbourg[Quand ?], aux éditions François Bourin.

Baeckeoffe traditionnel.

Le Strasbourgeois Robert Werner, rédacteur en chef du journal de la TF1[Quand ?], publie Je suis une Winstub aux éditions de La Nuée bleue[Quand ?].

Émile Jung, le cuisinier propriétaire en 2009 du Crocodile, publie souvenirs et réflexions sous le titre Au Menu de ma vie chez le même éditeur[Quand ?], ainsi que À la table du Crocodile[Quand ?]. Il est également l'auteur d'un livre sur les pâtes, très prisées en Alsace.

Édité avec l'aide de la Région Alsace, l'une des parutions de L'Inventaire du patrimoine culinaire de la France renseigne abondamment quant aux produits du terroir et aux recettes traditionnelles. Cette importante compilation, pour l'essentiel bien documentée et fiable, riche en notices historiques et en notations pittoresques, s'avère un utile ouvrage de référence (Albin Michel, 1998).

Autre ouvrage de fond, plus érudit, abordant de nombreux sujets, Le Mangeur alsacien, de Jean-Louis Schlienger (professeur à la faculté de médecine de Strasbourg, diététicien), en collaboration avec l'historien et géographe André Braun. Fondé sur une abondante documentation, ce livre publié en 1980 à La Nuée bleue est repris en une luxueuse version illustrée[Quand ?], avec la collaboration du cuisinier Michel Orth (L'Écrevisse, à Brumath) et du photographe culinaire Marcel Ehrhard.

Jean-Louis Schlienger et André Braun ont collaboré à une Petite Histoire de l'art de boire entre Vosges et Rhin, également à La Nuée bleue : Le Buveur alsacien. Ils ont aussi participé à Petite Histoire de la cuisine alsacienne (Éditions du Rhin).

Histoire et Recettes de l'Alsace gourmande, par Jean-Pierre Drischel, Jean-Pierre Poulain et Jean-Michel Truchelut (Privat, 1988) avec une préface de Germain Muller, est un ouvrage documenté et nourri d'anecdotes, enrichi d'un grand nombre de recettes des maîtres actuels de la gastronomie régionale. Les auteurs se font tour à tour historiens, ethnologues et « promeneurs » pour restituer l'âme alsacienne à travers sa cuisine traditionnelle.

Sylvie Bucher, aidée par Michel Habsiger, conservateur du Musée du pain d'épices et de l'art populaire alsacien et fabricant de pain d'épice à Gertwiller, et de l'historien Roland Oberlé, a publié Histoires de pains d'épices (Éditions Hirlé)[Quand ?].

Le dessinateur Tomi Ungerer, à qui Strasbourg a consacré un musée (fait assez rare pour un artiste encore vivant) inauguré en 2007, a mis en images l’ouvrage que Tony et Jean-Louis Schneider avaient consacré aux recettes traditionnelles, avec l'aide de la journaliste Danielle Brison (60 recettes de l'Arsenal, Bueb & Reumaux / La Nuée Bleue, première édition en 1985).

Tony Schneider, disparu quelques années après la sortie du livre, avait fait de l'Arsenal de la Krutenau (quartier de Strasbourg) un haut lieu convivial de la cuisine « comme la faisait sa mère », Madeleine[réf. nécessaire]. Un répertoire « revisité »[évasif] par son frère cadet, Jean-Louis. Moins longtemps que Chez Yvonne, mais intensément, L'Arsenal fut presque un symbole de Strasbourg.[réf. nécessaire] Thérèse Willer, qui accueillait et servait en salle, après ses études d'histoire de l'art, est aujourd'hui[Quand ?] conservatrice du musée Ungerer-Centre international de l'illustration.

Plusieurs livres ont été plus spécialement consacrés au vignoble alsacien, aux accords des mets et des vins alsaciens, aux recettes à base de vins.

Serge Dubs, « meilleur sommelier du monde » et collaborateur des Haeberlin (il a constitué la cave de l'Auberge de l'Ill), est l'auteur d'ouvrages particulièrement documentés, dont Les grands crus d'Alsace, ouvrage de référence publié en 2002 aux éditions Serpenoise.

Fort ouvrage fourmillant de renseignements et richement illustré (en noir et blanc), L'Art du vignoble alsacien avait été publié en 1979 par Georges Klein, conservateur du Musée alsacien de Strasbourg. Cet ouvrage de grand érudit évoque les architectures, les meubles, les ustensiles de travail et les objets décorés de l'univers viticole (Publications Jacques Freal-Éditions Garnier).

Architecture alsacienne[modifier | modifier le code]

"Ville et campagne, Koêt, Sundgau, vignoble, vallées vosgiennes… L'image à la Hansi de la maison à colombage est symbolique de l'Alsace, mais il existe d'autres architectures alsaciennes que les constructions à pans de bois tant pastichées (voire caricaturées dans de nombreux lotissements). Celles-ci sont d'ailleurs fort différentes les unes des autres, en raison de leur implantation, de l'aisance de ceux qui les construisirent, des usages locaux, de leur destination première. Il suffit, pour se rendre compte de la diversité, de comparer trois édifices historiques de Strasbourg logeant actuellement des restaurants connus : la Maison Kammerzell, la Maison des Tanneurs, et le Buerehiesel, ancienne ferme démontée dans la région de Molsheim et établie dans le parc de l'Orangerie." [60]

La Maison Kammerzell (XVe siècle) qui se situe à Strasbourg est l’un des plus importants édifices à colombage de la ville.
Une maison à colombage.

Pans de bois et torchis. L'habitat traditionnel de la plaine alsacienne, grosso-modo : le Ried, est constitué de maisons construites avec des murs en pans de bois et poutrages décoratifs (colombage) et torchis, protégées par des toitures en tuiles plates « queues de castor ». Colombage et torchis se rencontrent, certes, dans d'autres maisons de plusieurs régions de France, notamment la Normandie, mais leur abondance particulière en Alsace est due à plusieurs raisons :

  • La proximité des Vosges rendait le bois bon marché et facile à trouver.
  • Du fait du risque sismique le bois était plus adapté que la pierre car, plus souple, il résistait mieux.
  • Dans les périodes de guerre et d'invasion les villages étaient souvent incendiés, ce qui entraînait l'effondrement des étages supérieurs. C'est pourquoi on avait pris l'habitude de bâtir en pierre les rez-de-chaussées sur lesquels on reconstruisait le haut en colombages une fois la tourmente passée. C'est ce qui explique que certaines communes se soient relevées si vite dès que la paix était revenue. L'importance accordée à la pierre dépendait pour une bonne part de la proximité de carrières, donc du piémont vosgien.

Les pans de bois et les éléments de menuiserie apparents aggravaient les risques d'incendie. Afin de pallier cette situation, ils ont été peu à peu recouverts de crépi à partir du XIXe siècle. Ce n'est que dans la seconde moitié du siècle dernier qu'on a entrepris de les dégager systématiquement ; plus récemment encore les Beaux-Arts ont exigé, pour accorder une subvention, que le crépi restant ne fût pas peint en blanc, comme il était d'habitude de le faire, mais dans des couleurs variées, afin de revenir à l'usage plus ancien. Les habitants ont suivi, plus pour des raisons financières que par conviction. En tout cas, on est aujourd'hui frappé par la différence entre les villages alsaciens maintenant badigeonnés, parfois avec bonheur, parfois avec excès, et les villages badois qui leur font face outre-Rhin, où le blanc règne toujours en maître.

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des musées d'Alsace.
Le château du Haut-Kœnigsbourg[modifier | modifier le code]

Il se situe dans la commune d'Orschwiller à une altitude de 757 mètres d'où il domine la plaine d'Alsace et le débouché du val de Villé, en face de Sélestat.

Construit par Frédéric de Hohenstaufen en toute illégalité et détruit à plusieurs reprises, il fut reconstruit de 1901 à 1908 sous les ordres et au goût de l'empereur Guillaume II d'Allemagne plus ou moins à l'identique de ce qu'il avait été.

C'est le château médiéval le plus visité de France et l'un des sites touristiques français les plus courus.

La cathédrale Notre-Dame de Strasbourg[modifier | modifier le code]
La cathédrale de Strasbourg

C'est une cathédrale catholique romaine représentative de l'architecture gothique.

Sa construction a commencé en 1176 et a été achevée en 1439.

Elle mesure 142 mètres du parvis au sommet de sa flèche et a été l'édifice le plus haut du monde de 1625 à 1847[61].

C'est actuellement la deuxième plus haute cathédrale de France après celle de Rouen (151 m).

La cathédrale de Strasbourg est reconnaissable par son unique clocher surmonté d'une flèche qui peut être vu à des dizaines de kilomètres à la ronde. La construction du second clocher a été abandonnée du fait de l'instabilité du sol qui ne pouvait en supporter la charge.

Elle abrite une horloge astronomique construite au XVIe siècle qui a été considérée à l'époque comme faisant partie des « sept merveilles de l'Allemagne ».

Le mont Sainte-Odile[modifier | modifier le code]
Le monastère du mont Sainte-Odile.

Il s'agit d'un mont vosgien culminant à 764 mètres sur le ban de la commune d’Ottrott.

Cette montagne est surmontée par un couvent, lieu de pèlerinage très fréquenté consacré à sainte Odile, sainte patronne de l'Alsace.

Le monastère a été créé vers 700 quand le père de sainte Odile lui légua le château de Hohenbourg. Sainte Odile le transforma en couvent. Depuis, il a été transformé en hôtel.

On peut y voir le tombeau de sainte Odile ainsi que ceux de ses parents dans des caveaux ornés de mosaïques remarquables.

Le Mur païen[modifier | modifier le code]
Le mystérieux Mur païen.

Le Mur païen, dénommé ainsi par Léon IX à cause de sa supposée antériorité au Christ, désigne en fait trois ensembles mégalithiques distincts éloignés les uns des autres de plusieurs kilomètres.

C'est une enceinte mégalithique d'une longueur totale d'une dizaine de kilomètres faisant le tour du plateau du mont Sainte-Odile pour former une enceinte. Formé d'environ 300 000 blocs cyclopéens, il mesure entre 1,60 m et 1,80 m de large et peut atteindre 3 m de hauteur.

Ayant une certaine ressemblance avec celui du mont Sainte-Odile, il entoure le château sur trois côtés, la portion sur le versant Est ayant disparu. Son épaisseur est de 1,80 m, sa largeur de 0,60 à 0,90 m et sa hauteur de 0,50 à 0,70 m.

  • Le Mur païen courant sur la crête du Taennchel

Très différent des deux autres, ce mur longe la crête de la montagne en direction du sud-est / nord-ouest sur une longueur de 2 300 mètres. Ce mur est construit en pierres plus ou moins uniformes superposées les unes sur les autres, sans aucune trace de maçonnerie. La plus grande hauteur actuelle de la muraille est d'environ de 1,80 mètre et sa plus grande épaisseur ou largeur à la base de 1,70 mètre. C'est sans doute la partie la plus remarquable de toutes.

Ses origines, restant obscures et controversées, sont source de fantasmes. Certaines origines que l'on attribue au mur tiennent en effet plus des contes et légendes que de faits historiques incontestables.

La Cité de l'Automobile[modifier | modifier le code]

La Cité de l'automobile (collection des frères Schlumpf) à Mulhouse, est le plus grand musée d'automobiles du monde[62], avec 500 véhicules dont 464 automobiles de 98 marques, dont la célèbre collection de Fritz Schlumpf - la plus importante collection de Bugatti au monde avec trois des sept (6+1) fameuses Bugatti Royales (mais l'une d'elle est une réplique); dont la Bugatti Royale Coupé Napoléon ainsi qu'une importante collection de Rolls Royce. L'initiative de la collection revient à deux industriels du textile alsaciens du XXe siècle, les frères Schlumpf, Hans Schlumpf (1904-1989) et Fritz Schlumpf (1906-1992). En 1977, Fritz Schlumpf est à deux doigts d'ouvrir son musée au public. Les billets, les cadeaux souvenirs sont déjà en place. Mais les deux frères sombrent dans la faillite consécutive à la crise du pétrole et du textile de 1976. Le les ouvriers licenciés économiques de l'empire textile des frères Schlumpf découvrent le stupéfiant musée en même temps que le monde entier par les médias, l'envahissent et en ouvrent l'accès au public. Le syndicat CFDT organise les visites gratuites du musée et le nomme « Musée des travailleurs ». Jean Panhard fonde L'Association du Musée National de l'Automobile avec la commune de Mulhouse, le département du Haut-Rhin, la région Alsace, la chambre de commerce Sud-Alsace, la société Panhard et l'Automobile Club de France pour sauver cet exceptionnel patrimoine national et le maintenir en Alsace. 422 modèles sur 560 de la collection sont classés monuments historiques[63]. En 1989, le musée est baptisé « Musée national de l'automobile — Collection Schlumpf ». En 2006 le musée est agrandi, restructuré, rénové et renommé Cité de l'Automobile, il rouvre ses portes le .

La Cité du Train[modifier | modifier le code]

La Cité du train à Mulhouse également appelée Musée français du chemin de fer est le plus grand musée ferroviaire d'Europe[64]. Il comporte la seule collection globale de l'histoire des chemins de fer français. Il s'étend sur 15 000 m2 avec plus d'une centaine de véhicules ainsi que des milliers d'objets en rapport avec l'équipement ferroviaire. Il est destiné à accueillir les pièces principales du patrimoine historique de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF). Le musée présente différents types de matériels ferroviaires : on y trouve des locomotives utilisant la vapeur, l'électricité ou diesels. Des wagons et voitures de prestige sont également présentés[65]. Toutes les heures la locomotive 232 U1, dernière locomotive à vapeur, se met en marche. Un plateau de cinéma de 6 000 m2 permet d'aborder l'histoire des chemins de fer à travers six thèmes : le chemin de fer des vacances, le chemin de fer et la montagne, les trains officiels, le chemin de fer et la guerre, les cheminots et le voyage. On y trouve également une locomotive à vapeur Baltic Nord (train de luxe qui longeait la Mer Baltique écorchée qui permet au public de se rendre compte du fonctionnement interne d'une locomotive de la vapeur[66].

Electropolis[modifier | modifier le code]

Depuis 1981, l'entreprise publique EDF s'est associé à l'Association pour le Musée de l'énergie électrique afin de conserver, d'étudier et de mettre en valeur le patrimoine historique de l'électricité[67]. Le Musée EDF Electropolis a ouvert ses portes à Mulhouse en 1987 et a pour objet de présenter « L'aventure de l'électricité ». C'est le plus important musée d'Europe consacré à l'énergie électrique. On y retrace l'histoire de l'électricité depuis sa découverte jusqu'à aujourd'hui à travers environ 4 000 m2 d'exposition. La majeure partie de l'exposition se trouve en intérieur. Le musée aborde tous les domaines liés à l'électricité aussi bien d'un point de vue scientifique, historique qu'à travers les applications concrètes qui en découlent. Il a pour ambition de véhiculer une véritable information scientifique et technique de manière récréative et ludique[68]. Le musée propose une multitude d'expériences pour tout âge afin de découvrir les propriétés de l'électricité. De nombreux médias ponctuent la visite. La pièce centrale du musée est l'ensemble constitué d'une machine à vapeur Sulzer et d'un alternateur Brown-Boveri datant de 1901 et qui est présenté au public en mouvement. Cette pièce est un ensemble original provenant de l'entreprise textile Dollfus-Mieg et Compagnie (DMC) fondée à Mulhouse en 1756.

L'écomusée d'Alsace[modifier | modifier le code]

L’écomusée d’Alsace a pour mission la valorisation des arts et traditions populaires d'Alsace par la présentation des savoirs et savoir-faire tant matériels qu'immatériels. C’est le plus important musée à ciel ouvert de France[69]. L'écomusée est un village alsacien traditionnel recréé de toutes pièces sur une friche industrielle du bassin potassique sur le ban communal d’Ungersheim, à 14 km au nord de Mulhouse. Il regroupe soixante-dix constructions alsaciennes traditionnelles authentiques qui ont été démontées et regroupées sur le site. On y trouve des maisons et fermes traditionnelles, un moulin, des ateliers d’artisans, une chapelle, une gare, une scierie et de nombreux autres bâtiments essentiels à la vie courante d'un village alsacien. Des acteurs costumés y présentent les travaux traditionnels de la région au moyen d’outils d’antan. La mission de l'écomusée d’Alsace dépasse le simple fait de présenter des bâtiments et les us et coutumes de l'Alsace d'antan, mais vise la transmission d'un patrimoine vivant par la formation d'artisans et la sensibilisation des plus jeunes par l'intermédiaire de classes d'environnement et de séjours en été. Il comporte également un grand carrousel-salon : « l’Eden Palladium », datant de 1909, ce dernier est constitué d'un manège et d'un bâtiment entièrement démontables.

Autres sites[modifier | modifier le code]

Géographie actuelle de l'Alsace : démographie, organisation économique, administrative, spatiale et sociale[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie de l'Alsace.

L'Alsace est une région recouverte en grande partie par les aires urbaines de Strasbourg, Mulhouse et Colmar, et influencée aussi par les grandes villes étrangères proches, comme Bâle (Suisse), Fribourg-en-Brisgau et Karlsruhe (Allemagne), ce qui fait de l'Alsace une région à forte densité de population (excepté au nord-ouest du Bas-Rhin et sur les sommets vosgiens). La population s'élevait à 1 734 145 habitants en 1999, elle a augmenté d'un peu plus de 6 % pour s'établir en 2010 à 1 845 687. Au cours du temps, la population alsacienne a régulièrement augmenté (sauf pendant les périodes de guerre) à la fois par excédent naturel et par excédent migratoire. Cette augmentation, plus importante dans le département du Bas-Rhin, s'est même accélérée à la fin du XXe siècle. Avec une densité de 222,6 habitants par kilomètre carré, l'Alsace est la troisième région la plus densément peuplée de la France métropolitaine. L'INSEE estime que la population alsacienne va augmenter de 12,9 % à 19,5 % de 1999 à 2030 et atteindre un peu plus de 2 millions d'habitants, elle serait alors la région du Grand Est français à gagner le plus d'habitants[70].

Années Population au 1er janvier
département du
Bas-Rhin
département du
Haut-Rhin
Total Alsace
1750 445 044 [71]
1794 418 132 293 013 711 145 [72]
1801 450 238 303 773 754 011
1804 500 296 324 078 824 376[72]
1824 502 638 369 562 872 200[72]
1841 560 113 457 629 1 017 742[72]
1851 608 000 437 000 1 045 069
1861 578 285 515 802 1 094 087[72]
1875 588 947 454 231 1 043 178[72]
1901 659 432 495 209 1 154 641
1936 711 830 507 551 1 219 381
1946 673 281 471 705 1 144 986
1968 827 000 585 000 1 412 385
1982 915 676 650 372 1 566 048
1990 952 158 670 652 1 622 810
1999 1 025 033 707 555 1 732 588
2006 1 077 000 740 000 1 817 000
2009 1 094 439 748 614 1 843 053[73]
2010 1 095 905 749 782 1 845 687[74]
Années département du
Bas-Rhin
département du
Haut-Rhin
Total Alsace

31,1 % des enfants nés en 2011 dans la région Alsace, ont au moins un parent né à l'étranger (quelle que soit sa nationalité), soit la plus forte proportion après la région Île-de-France (46,3 %) et la région PACA (32,6 %)[75].

Économie[modifier | modifier le code]

La Bugatti Veyron 16.4 du constructeur alsacien Bugatti, la voiture de série la plus rapide et la plus chère du monde.
Article détaillé : Économie de l'Alsace.

L'Alsace est la première région exportatrice de France par habitant[76], c'est également la région française la plus ouverte aux investissements internationaux[réf. nécessaire].

À l'international, 35 % des entreprises ont une participation étrangère (notamment allemande, suisse, américaine, japonaise et scandinave). L'Allemagne a représenté près de 38,5 % des importations alsaciennes en 2002.

Avec près de 3 % du PIB national, l'Alsace se place au quatrième rang des régions françaises avec un PIB par habitant de plus de 28 470 €.

Le taux de chômage relativement faible a augmenté en 2002-2003 principalement à cause de la mauvaise conjoncture en Allemagne, de laquelle l'Alsace dépend beaucoup. Par le passé, la région a dû faire face à la crise industrielle, principalement dans le secteur textile et minier.

L'Alsace est une région dont l'activité économique est variée.

Secteur primaire[modifier | modifier le code]

Vignoble vu de Kaysersberg.

Le secteur primaire comprend le Vignoble d'Alsace, la culture du houblon, du tabac, du maïs et le brassage de la bière (Meteor, Kronenbourg, Fischer, Heineken) ainsi que l'exploitation forestière. Du pétrole a été extrait dans le nord (Merkwiller-Pechelbronn) et dans le Sud, au nord de Mulhouse, l'exploitation de la potasse a profondément marqué les villes du bassin potassique qui constituait jusqu'en 2004 un gigantesque vivier d'emplois.

Secteur secondaire[modifier | modifier le code]

Le secteur secondaire est bien implanté historiquement avec l'industrie textile (activité qui animait des vallées entières mais a cessé au milieu du siècle dernier, laissant ici et là d'impressionnantes friches industrielles), les transports (PSA Peugeot-Citröen à Sausheim, Lohr, De Dietrich, Bugatti), les télécommunications (Alcatel) et la mécanique (SACM qui a donné naissance à Alstom). De tradition commerciale grâce à la façade rhénane, la région dispose de deux grands ports fluviaux, Strasbourg et Mulhouse, qui sont d'importantes plateformes logistiques. Mulhouse, surnommée la « Manchester française », a longtemps été un des plus grands pôles industriels de France avec le textile, l'automobile et la chimie, pôle qui tente de subsister de nos jours mais dont la reconversion se fait urgente (via les pôles de compétitivité).

Secteur tertiaire[modifier | modifier le code]

  • Les nouvelles technologies à travers le nouveau pôle IMAGE (iconoval). L'Alsace est une région pilote en France pour l'installation des fibres optiques.
  • Les biotechnologies à travers le pôle de compétitivité à vocation mondial Alsace Biovalley (anciennement innovation thérapeutique) dont le siège se situe à Illkirch-Graffenstaden dans la banlieue de Strasbourg. La création du pôle est liée à la forte présence de l'industrie pharmaceutique à Strasbourg et dans la région, avec les laboratoires des entreprises Eli Lilly, Transgen, Aventis, Sanofi Aventis, les centres d'études cliniques Roche à Strasbourg et FORENAP Pharma à Colmar. À ces entreprises on peut ajouter les partenaires publiques, université de Strasbourg, université de Haute-Alsace, IRCAD etc.
  • Le pôle automobile du futur avec le constructeur PSA à Sausheim et Montbéliard.
  • La plasturgie à travers cette nouvelle plate-forme technologique (PFT) : la PFT Extrusion[77] à Saverne.
  • La bancassurance : le Crédit mutuel (« inventeur » de la bancassurance), le Crédit industriel d'Alsace-Lorraine et le Comptoir national d'escompte de Mulhouse (qui a donné naissance à la BNP avec trois autres banques).
  • Mulhouse est le siège du consortium Rhénatic : Pôle TIC du Grand Est qui regroupe 100 entreprises alsaciennes dans le domaine des nouvelles technologies. Ce sont principalement des entreprises de robotique, bureautique, intelligence artificielle, numérisation de l'information, télématique, autoroute de l'information, communication interactive par fibre optique, câblodistribution, téléphonie, transmission par satellite[78]. Mulhouse compte près de 110 entreprises dans ce secteur. L'Alsace est ainsi devenu la troisième région éditrice de logiciels en France, juste derrière l'Île-de-France et la région Rhône-Alpes qui représentent pourtant un poids démographique beaucoup plus important.[réf. nécessaire]

Administration, politique et organisation sociale[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Administration de l'Alsace.

Subdivisions historiques[modifier | modifier le code]

Haute-Alsace[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Haute-Alsace.
Drapeau basé sur le blason de la Haute-Alsace.

La Haute-Alsace (Oberelsass) est la partie méridionale de l'Alsace, correspondant à peu près aux départements actuels du Haut-Rhin et du Territoire de Belfort. C'est avec la Basse-Alsace une des subdivisions de la région historique d'Alsace. La traduction allemande, Oberelsass, est encore utilisée de nos jours par les Allemands et les Suisses pour désigner le département du Haut-Rhin. Actuellement, Haute-Alsace est synonyme de Haut-Rhin.

Ce nom a été utilisé dès l'époque du Saint-Empire romain germanique et sous l'Ancien Régime entre 1648 et 1789. Sous l'Empire allemand, lors de l'intégration de l'Alsace-Lorraine de 1870 à 1918, Il s'agissait alors d'un district (Bezirke), à la tête duquel se trouve un Bezirkspräsident, équivalant au préfet français. Son chef-lieu était Colmar.

La dénomination "Haute Alsace" n'est plus guère utilisée dans les milieux socio-économiques rhénans où on préfère se référer à des territoires géographiques plus valorisants, le Sud-Alsace piloté par Mulhouse et le Centre-Alsace regroupant le binôme Colmar-Sélestat.

Villes principales :

  • Colmar, 67 000 habitants. Agglomération principale du Centre-Alsace (Rouffach-Sélestat) et préfecture du Haut-Rhin.
  • Mulhouse, 110 000 habitants. Agglomération principale du Sud-Alsace comportant 278.000 habitants (INSEE). La ville fut intégrée à la Haute-Alsace en 1798 après la chute de la République de Mulhouse.
  • Saint-Louis, 20 000 habitants.
  • Thann, 11 000 habitants.

Le drapeau de la Haute-Alsace est rouge barré de jaune et orné de part et d'autre de la barre de trois couronnes jaunes (Blasonnement : De gueules à la bande d'or accompagnée de six couronnes du même, trois en chef et trois renversées en pointe). Son union avec le drapeau de la Basse-Alsace réalise le drapeau de l'Alsace.

Basse-Alsace[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Basse-Alsace.
Drapeau basé sur le blason de la Basse-Alsace.

La Basse-Alsace (Unterelsass) est la partie septentrionale de l'Alsace, correspondant à peu près au département actuel du Bas-Rhin. C'est avec la Haute-Alsace une des subdivisions de la région historique d'Alsace.

Comme pour la Haute-Alsace, ce nom a été utilisé dès l'époque du Saint-Empire romain germanique et sous l'Ancien Régime entre 1648 et 1789. Il a été à nouveau utilisé lors de l'intégration de l'Alsace-Lorraine à l'Empire allemand, de 1870 à 1918. Il s'agit alors d'un district (Bezirk), à la tête duquel se trouve un Bezirkspräsident, équivalent à un préfet français. Son chef-lieu est Strasbourg.

Le terme Unterelsass est encore employé de nos jours par les peuples de langue allemande pour désigner le département du Bas-Rhin. La ville de Landau et ses environs, partie la plus septentrionale de Basse-Alsace, est en Allemagne.

Villes principales :

Le drapeau de la Basse-Alsace est rouge barré de blanc et orné de part et d'autre de dentelle blanche. (Blasonnement : De gueules à la barre d'argent côtoyée de deux cotices fleuronnées du même). Son union avec le drapeau de la Haute-Alsace réalise le drapeau de l'Alsace.

Subdivision actuelle[modifier | modifier le code]

L'Alsace, placé sous l'autorité du préfet de région, siégeant à l'Hôtel de préfecture d'Alsace à Strasbourg, est divisée en deux départements, le Bas-Rhin et le Haut-Rhin, 13 arrondissements, 75 cantons et 904 communes.
Elle compte en outre 67 intercommunalités et 10 Pays de type LOADDT.

Conseil régional[modifier | modifier le code]

Logo du conseil régional de la région Alsace.

La politique de l'Alsace est menée par le Conseil régional d'Alsace, composé des 47 conseillers régionaux du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, et présidé par Philippe Richert (UMP), élu le 26 mars 2010.

Onze listes ont été déposées pour les élections de 2010 et ont obtenu dans l'ordre, les scores suivants :

À l'issue du second tour, les résultats qui nous donnent la composition du Conseil régional ont été les suivants :

Projet de suppression des départements et d'instauration d'une assemblée unique d'Alsace[modifier | modifier le code]

De nombreux hommes politiques alsaciens de droite comme de gauche soutiennent l'idée d'un Conseil d'Alsace unique[79]. Les décideurs économiques sont également plutôt favorables à cette évolution[80]. La proposition est soumise initialement par le Conseil économique et social d'Alsace (CESA) qui juge mal adaptée l'organisation territoriale alsacienne (région de petite taille et seulement deux départements qui peuvent aisément être supprimés pour réduire les échelons administratifs) et veut donc transférer davantage de compétences aux communes et intercommunalités, chapeautées par une assemblée alsacienne unique[81]. Ce projet trouve un écho national favorable car il est en accord avec les conclusions du rapport Attali[82]. Le président de la république, Nicolas Sarkozy, annonce qu'il souhaitait une réforme des collectivités territoriales durant l'année 2009. Il désire parvenir à la suppression d'un échelon administratif[83].

L'Alsace devient la première région de France à se lancer dans cette nouvelle organisation. À partir de 2008 les élus de tous bords se rencontrent pour élaborer un projet commun[84],[85], aboutissant le au vote solennel par les élus des trois entités d'une résolution scellant l'accord de fusion[86]. Un référendum régional a eu lieu le 7 avril 2013. Le projet a été rejeté.

Le droit local[modifier | modifier le code]

Dans certains domaines le droit appliqué en Alsace est un mélange de droit national et de droit local.

Ce droit local spécifique et unique pour une région de métropole se compose :

  • des lois françaises d'avant 1870 non abrogées par l'administration allemande ;
  • des lois allemandes adoptées par l'Empire allemand entre 1871 et 1918 ;
  • des dispositions propres à l'Alsace adoptées à l'époque par les organes locaux du Reichsland d'Alsace-Moselle ;
  • des lois françaises intervenues après 1918 mais applicables aux trois départements.

Il concerne les domaines suivants (avec les points principaux)[87],[88] :

Le droit communal[modifier | modifier le code]
  • Autonomie accrue pour les communes.
  • Règles de fonctionnement différentes du conseil municipal.
  • Possibilité de prélèvements fiscaux spécifiques.
  • Obligation d'assistance aux démunis.
Le droit local du travail[modifier | modifier le code]
  • Maintien de la rémunération en cas d'absence.
  • Repos dominical.
  • Jours fériés supplémentaires.
  • Clause de non-concurrence.
La législation sociale[modifier | modifier le code]
  • Régime local de sécurité sociale avec une couverture plus étendue et davantage de remboursement des soins[89].
  • Cotisations différentes pour les différentes caisses, plus élevées que pour le régime national du fait de prestations supérieures.
  • Les communes ont une obligation de secours aux personnes sans ressources (la forme et les montant sont définis par les communes).
  • Aide sociale pour les 16-25 ans sans ressources.
La justice[modifier | modifier le code]
  • Davantage de compétences pour les tribunaux d'instance.
  • Pas de tribunaux de commerce et existence de la faillite civile (héritage direct du droit allemand).
  • Différence concernant les frais de notaires, avocats et huissiers.
Le régime des cultes[modifier | modifier le code]
  • Enseignement religieux à l'école primaire, au collège et au lycée (sauf dispense des parents)
  • 4 cultes reconnus.
  • Religieux rémunérés par l'État.
Le régime de l'artisanat[modifier | modifier le code]
  • Corporations.
  • Règles de l'apprentissage.
Établissements de crédit[modifier | modifier le code]
  • Règles particulières.
Régime des eaux[modifier | modifier le code]
  • Navigation intérieure.
  • Ressources en eaux sont gérées selon des procédures différentes.
Régime forestier[modifier | modifier le code]
  • Exploitation forestière régie par les communes.
La chasse[modifier | modifier le code]
  • Police de la chasse.
  • Gibier est géré par les communes.
  • Impossibilité d'interdire la chasse sur sa propriété (disposition supprimée avec l'instauration d'un droit de refus avec notamment l'instauration d'une clôture)
  • Paiement d'un loyer à la commune pour pouvoir chasser.
  • Réparation des dégâts de gibier entièrement à la charge des chasseurs.
  • Possibilité pour les communes d'interdire totalement la chasse sur leur territoire (comme dans le canton de Genève).
Les associations[modifier | modifier le code]
  • La Loi de 1901 n'est pas applicable.
  • Registre des associations.
  • 7 membres minimum, possibilité de but lucratif.
  • Facilitation du coopérativisme.
  • Pleine capacité juridique (comme une entreprise).

Parmi les principales associations régionales on trouve l'APEPA, l'automobile club d'Alsace et les ambassadeurs d'Alsace.

La publicité foncière[modifier | modifier le code]
  • Il n'existe pas de conservation des Hypothèques en Alsace Moselle. Néanmoins, un "Livre foncier" est tenu par l'autorité judiciaire, juge du Livre foncier et de la publicité qui s'y attache.
Le cadastre et les terres agricoles[modifier | modifier le code]
  • La particularité du foncier alsacien est une dénomination des lieux-dits uniquement en langue allemande car l'allemand était la langue de l'administration jusque vers 1800. Par apport au cadastre de la commune d'Uffholtz (68), une légende rapporte que c'est, au « Allematten/Lugner » ou « champ du mensonge » que Louis Ier le Pieux, fils de Charlemagne, fut trahi par ses fils lors d'une bataille. Les agriculteurs utilisent encore très couramment ces dénominations pour désigner leurs parcellaires cultivés. Des noms comme « Kreutzmatten » ou « les prés à la croix », nous informent de la nature de la culture depuis l'origine de son appellation. Une terre appelé « Kupfer » ou « cuivre » nous indique sa forte teneur en cuivre non connu à l'époque mais qui était percevable par une terre couleur rouge-orangé. Une section appelée « Weiheracker » ou « Terre-étang » dans la commune de Wattwiller (68) peut rappeler qu'il y avait jadis des étangs.

Organisation spatiale[modifier | modifier le code]

Répartition spatiale des pôles d'attraction[modifier | modifier le code]

L’Alsace est une région très densément peuplée, avec 223 habitants/km2, contre 93,59 habitants/km2 en moyenne pour la France et 116 habitants/km2 pour l'Union européenne (source : Insee). C'est la troisième région la plus densément peuplée de France métropolitaine derrière l'Île-de-France et le Nord-Pas-de-Calais. Parallèlement, c'est également la plus petite région de France en termes de superficie. L’Alsace est la première région exportatrice française, la troisième en termes de PIB. Strasbourg est la préfecture du Bas-Rhin et Colmar celle du Haut-Rhin. La région pourrait bien expérimenter à partir de 2009, une nouvelle organisation administrative suivant la volonté du gouvernement d'alléger l'organisation des collectivités territoriales françaises.

Il ne faut pas oublier le rôle important de la ville de Strasbourg comme siège de plusieurs institutions européennes.

La région Alsace doit son organisation spatiale à sa géographie particulière : À l'est, le Rhin fait office de frontière naturelle avec l'Allemagne. Bordée à l'ouest par le département des Vosges (88) et ses montagne vieilles l'Alsace et enfin enfermée au sud par la frontière Suisse. Toutes ces limites donnent à l'Alsace cette forme particulière allongée. Les principales villes (anciennement Décapole) sont alignées sur le Rhin, fleuve navigable, qui s'écoule du Sud au Nord offrant un grand potentiel, déjà bien exploité, pour le transport de marchandises et la production électrique par les barrages hydrauliques. Elles sont desservies par l'autoroute et le TGV.

Les villes alsaciennes[modifier | modifier le code]

En Alsace, le droit local accorde davantage d'autonomie aux communes que dans le reste de la France avec davantage de domaines réservés[90]. De tradition plutôt confédérale, les Alsaciens ont toujours accordé beaucoup d'importance à leurs villes ou pôles urbains. Les initiatives politiques locales qui ont marqué la région vont toujours dans ce sens, prenons par exemple la Décapole, la ville libre de Strasbourg ou la République de Mulhouse. Plus largement, la confédération est également très répandue dans les autres pays alémaniques comme en Suisse avant 1848 ou de manière beaucoup plus lointaine sous le royaume d'Alémanie qui était un royaume confédéral. Actuellement cinq communes alsaciennes se distinguent par leur poids dans la région: Haguenau, Strasbourg, Colmar, Mulhouse et Saint-Louis. Elles comptent toutes les cinq à la fois plus de 20 000 habitants, sont villes-centre de leurs agglomérations respectives[91],[92] et disposent d'une aire urbaine de plus de 60 000 habitants[93].

Strasbourg et ses institutions européennes[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Strasbourg.

Son centre est entièrement classé au patrimoine mondial de l'humanité par l’Unesco[94] depuis 1988 et comprend notamment la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg et le quartier de la Petite France, situé sur la rive gauche du Rhin. C'est le chef-lieu de la région Alsace, du département du Bas-Rhin et la septième ville de France par sa population[95]. Strasbourg, est le siège de plusieurs institutions européennes dont le Conseil de l'Europe, le Parlement européen et la Cour européenne des droits de l'homme.

  • Le Conseil de l'Europe
États membres, observateurs et candidats
  •      États fondateurs
  •      Autres pays membres
  •      États observateurs à l'Assemblée parlementaire
  •      États observateurs au Comité des Ministres
  •      États candidats officiels
Article détaillé : Conseil de l'Europe.

Le Conseil de l'Europe est l'organisation internationale de la « Grande Europe » qui comprend 47 États membres, soit tous les pays européens sauf la Biélorussie, dernière dictature d'Europe et le Kosovo, dont l'indépendance n'est pas reconnue par tous. Pour qu'un État puisse adhérer au Conseil de l'Europe, ses institutions doivent être démocratiques et il doit respecter les Droits de l'Homme. Son but est de promouvoir la démocratie, les Droits de l'homme, la prééminence du droit, l'identité culturelle et politique européenne et la recherche de solutions aux problèmes de sociétés en Europe.

  • Le Parlement européen
Article détaillé : Parlement européen.

Le Parlement européen est le corps parlementaire de l’Union européenne (UE) directement élu par les citoyens tous les cinq ans depuis 1979. Avec le Conseil des ministres, il compose la branche législative des institutions européennes. Le Parlement participe à l'élaboration des directives et des règlements. Il contrôle l'activité des institutions européennes. Le conseil européen, ou Conseil, lui rend compte de son activité à l'issue de chaque présidence, tous les six mois. Il supervise la Commission européenne, il élit le président de la Commission sur proposition du Conseil européen. Il approuve la composition de la Commission. Il peut la forcer à démissionner par une motion de censure. Il vote le budget de l’UE. Le Parlement a son siège à Strasbourg ; ses commissions, ainsi que 2 séances plénières additionnelles se tiennent à Bruxelles ; son secrétariat général est installé à Luxembourg. Il y a actuellement 785 députés. L'établissement de son siège à Strasbourg est sujet à polémique. En 2006, une pétition eurocitoyenne[96] est lancée par l'eurodéputée Cecilia Malmström dans l'esprit de l'article 47 du traité établissant une Constitution pour l'Europe - mais sans valeur légale - pour que les travaux du Parlement européen soient regroupés dans la capitale belge et non plus éclatés entre Strasbourg, Luxembourg et Bruxelles. La pétition qui chiffre à 200 millions d'euros par an le coût des déménagements bi-mensuels recueille 1 000 000 de signatures en 4 mois. Une contre pétition eurocitoyenne a également vu le jour pour l'installation à plein temps dans la ville-siège à Strasbourg[97]. Plus récemment, le maire Roland Ries soutenu par des députés/sénateurs a défendu le siège de Strasbourg. Le siège du Parlement européen de Strasbourg a été réalisé par l'agence d'architecture Architecture-Studio et construit par la SERS.

  • La Cour européenne des droits de l'homme

Créée en 1959, la Cour européenne des droits de l'homme est située dans le palais des Droits de l'Homme depuis 1998[98],[99]. Cette cour est un organe juridictionnel rattaché au Conseil de l'Europe qui est chargé de traiter les requêtes relatives à la violation des droits de l'Homme. Sa mission est de veiller au respect de la Convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales (nom officiel). La Cour européenne des droits de l'homme est compétente lorsqu’un État membre du Conseil de l'Europe, qui a ratifié la Convention et ses Protocoles additionnels (État partie), ne respecte pas les droits et les libertés qui y sont reconnus. La CEDH est l'entité judiciaire internationale la plus active dans le monde de par le nombre de jugements rendus. Pour pouvoir saisir la CEDH, il faut que le justiciable ait épuisé toutes les voies de recours qui lui sont offertes dans le droit national du pays dont il est citoyen.

Mulhouse[modifier | modifier le code]
Le klapperstein : la « pierre des bavards » suspendu sur une des façades de l'hôtel de ville.
Mulhouse : superposition de la Couronne périurbaine, de la banlieue, de la zone d'emploi et du périmètre de Mulhouse Alsace Agglomération
Article détaillé : Mulhouse.

Mulhouse est la deuxième grande agglomération d'Alsace et la 25e[100],[101] plus importante de France en termes de population[102], son aire urbaine[103] regroupe près de 280 000 habitants[104],[105] soit près de 40 % de la population du Haut-Rhin[106]. C'est une ville très cosmopolite, on recense en effet des Mulhousiens de 136 nationalités différentes[107]. La cité bénéficie d'une position géographique remarquable à quelques minutes seulement de l'Allemagne et la Suisse avec qui elle entretient des liens importants. Fondée selon la légende autour d'un moulin à eau, Mulhouse a longtemps été une cité-État qui devint en 1347 la République de Mulhouse (Stadtrepublik Mülhausen)[108]. À coups d'alliances, elle affirma son indépendance à l'égard du Saint-Empire à la fin du XVe siècle. Propulsée dans l'aventure industrielle en 1746 et « réunie » à la France en 1798, elle devint un des 1ers pôles industriels d'Europe et fut longtemps surnommée le « Manchester français »[109].

Article détaillé : République de Mulhouse.

En 1904, c'est le nord de l'agglomération qui se lance dans l'exploitation minière. Ce riche et glorieux passé industriel a forgé l'identité de la cité. Forte de cet héritage, son Université abrite des laboratoires de recherche renommés. Très professionnalisée, elle est la 1re Université de France à avoir créé un centre de formation d'apprentis qui demeure un des plus importants de France[110]. Ce passé industriel se traduit également culturellement, Mulhouse possède ainsi le plus grand musée de l'automobile du monde[111]: la Cité de l'automobile qui contient la célèbre collection Schlumpf. Le Musée EDF Electropolis est le plus important d'Europe à être consacré à l'énergie électrique[112]. Enfin, la Cité du train est le plus grand musée ferroviaire européen[64]. Cette concentration fait de Mulhouse la « capitale européenne des musées techniques »[113],[114]. La ville est labellisée ville d'art et d'histoire[115]. Mulhouse a vu naître et grandir le capitaine Alfred Dreyfus[116], dont l'affaire a coupé en deux la France entière et donna lieu au célèbre J'accuse…! d'Émile Zola. C'est aussi la ville natale du grand mathématicien Jean-Henri Lambert[117] et d'Alfred Werner, prix Nobel de chimie en 1913[118]. Enfin, les vulcanologues Katia et Maurice Krafft[119] furent également des Mulhousiens de renom. Terre de La Réforme[120], Mulhouse accueille en son cœur le Temple Saint-Étienne qui est l'édifice protestant le plus haut de France[121]. La ville est souvent surnommée la « cité du Bollwerk »[122], qui signifie bastion en allemand. Il reste en effet un bastion, épargné lors de la suppression des fortifications de la ville au début du XIXe siècle. Il en est devenu un des symboles. Au sein de l'agglomération mulhousienne, le centre-ville de Mulhouse exerce une forte attractivité qui s'étend sur tout le Sud-Alsace[123], c'est un pôle majeur de commerce, de services, d'équipements collectifs et d'emploi. C'est également un lieu de référence pour l'identité des habitants de l'agglomération. Il est appuyé par deux pôles secondaires structurants : les communes de Wittenheim et de Rixheim. Wittenheim est le plus important et structure tout le nord de l'agglomération grâce notamment à une densité de services et d'espaces publics importants ainsi qu'à une surface commerciale qui est la plus importante de l'agglomération[124]. Dans une moindre mesure, Rixheim joue également ce rôle pour le sud de l'agglomération[125]. La zone d'attractivité de Mulhouse est limitrophe à l'Est de deux pôles de moindre importance qui lui sont contigus : l'aire urbaine de Guebwiller et l'aire urbaine de Thann-Cernay. Le triangle composé par les aires urbaines de Mulhouse, Guebwiller et Thann-Cernay est très fortement lié aussi bien par une forte proximité géographique que par une histoire commune liée à l'Industrie. Au Sud s'étend l'aire urbaine de Bâle-Saint-Louis. L'agglomération de Bâle est un des pôles majeurs du Rhin Supérieur et aussi le plus méridional. Également très liés économiquement et historiquement, Mulhouse et Bâle ont choisi de créer un aéroport binational commun l'Euroairport inauguré le 8 mai 1946 et où transite annuellement 4 millions de passagers.

Colmar[modifier | modifier le code]
Quartier de la Petite Venise
Article détaillé : Colmar.

Colmar est la préfecture du département du Haut-Rhin. C'est la troisième ville de la région après Strasbourg et Mulhouse par sa population, son aire urbaine dépasse les 115 000 habitants. Le conseil général du Haut-Rhin est également établi à Colmar ce qui en fait le siège administratif du Haut-Rhin tandis que Mulhouse demeure la ville la plus peuplée du département avec une aire urbaine qui regroupe près de 40 % de la population du département[106]. Colmar est une ancienne ville de la Décapole, la ligue des dix villes libres alsaciennes faisant alors partie du Saint-Empire romain germanique. La ville bénéficie d'un climat particulier propice à la culture de la vigne. Au Moyen Âge le vin alsacien était déjà l'un des plus prisés d'Europe[126]. La situation de Colmar, au centre du vignoble alsacien, proche du piémont vosgien, lui vaut le surnom de « capitale des vins d'Alsace ». La ville possède un grand nombre d'anciennes constructions typiques de l'architecture alsacienne (maisons à colombages) et de la Renaissance allemande ainsi que plusieurs églises de style gothique. Colmar s'est associée à Mulhouse pour la création de l'Université de Haute-Alsace qui est la première université de France à avoir mis en place des formations en apprentissage[127]. Le Centre de formation d'apprentis (CFA) universitaire de l'UHA est encore à l'heure actuelle un des plus importants de France. La ville abrite un des musées des beaux-arts les plus visités de France[128]: le Musée Unterlinden abritant le célèbre retable d'Issenheim. Également dans le domaine culturel, Colmar est la ville natale du créateur de la statue de la Liberté à New York, Frédéric Auguste Bartholdi et de Jean-Jacques Waltz, plus connu sous le nom de Hansi.

Haguenau[modifier | modifier le code]
Le musée historique de Haguenau.
Article détaillé : Haguenau.

Haguenau est située à environ trente-cinq kilomètres au nord de Strasbourg. C’est la quatrième ville la plus peuplée d’Alsace, et la deuxième la plus peuplée du Bas-Rhin. Son nom signifie « pré au bosquet », "die Au " pouvant se traduire par « pré (ou prairie) humide ». Cette appellation est courante de part et d’autre du Rhin, notamment en plaine avant la canalisation du fleuve. La population de Haguenau intra-muros s'élève à 35 457 hab. tandis que son unité urbaine compte 57 491 habitants La ville-centre de Haguenau a la particularité d’avoir un ban communal très vaste (le plus vaste d’Alsace). Ce territoire comprend notamment la plus vaste forêt de la région[129], qui marque une réelle césure au sein de la plaine d'Alsace. De ce fait, la partie alsacienne située au nord de cette forêt est nommée l’Outre-Forêt par les Alsaciens. Haguenau est située au sud de cette forêt. La ville est fondée par Frédéric de Hohenstaufen sur l’île de la Moder. En 1164, Frédéric Ier, dit Barberousse, empereur du Saint-Empire romain germanique, rédigea la charte de Haguenau, qui octroie à la cité un certain nombre de droits et privilèges[130], et fit de la ville son lieu de résidence favori. Ville libre d’Empire à partir de 1262[131], Haguenau intègre la Décapole à sa création le [132],[133] et en devient le chef-lieu.

Saint-Louis[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Saint-Louis (Haut-Rhin).
Article détaillé : Eurodistrict trinational de Bâle.

Saint-Louis est la principale commune de la banlieue alsacienne de Bâle, située dans le département du Haut-Rhin à la frontière entre la France et la Suisse. Saint-Louis n'existe que depuis 1684, en vertu d’une ordonnance du roi Louis XIV de France. Le nom de Saint-Louis vient du nom du roi Louis IX de France. Saint-Louis fait partie de l'Eurodistrict trinational de Bâle. La partie alsacienne de l'agglomération bâloise forme le cinquième pôle urbain de la région. L'agglomération bâloise est dite tri-nationale, puisqu'outre les communes de Saint-Louis et Huningue en Alsace elle englobe également Weil-am-Rhein et Lörrach au Bade-Wurtemberg. L'Eurodistrict de Bâle compte 830 000 habitants[134]. En allemand, la région est connue sous le nom de Dreiländereck (littéralement : l'angle des trois pays), en français « District des trois frontières ». Au nord de Saint-Louis se trouve la réserve naturelle de la petite Camargue alsacienne, un vaste marais de plus de 200 hectares (dont 150 classés) géré par une association d'écologistes, de scientifiques et de naturalistes.

Les transports[modifier | modifier le code]

Le tramway de Strasbourg à la station Homme de Fer, principal pôle de correspondance.
Le tramway de Mulhouse devant la tour du Bollwerk.
Article détaillé : Transport en Alsace.

Les transports en Alsace sont assez bien développés au vu de la densité de la population mais des projets d'agrandissement sont encore à l'étude afin d'accompagner le développement de la région.

Il est à noter que le transport ferroviaire principal se fait sur une ligne nord-sud reliant Strasbourg à Saint-Louis.

Les transports en bus ou tramway sont en plein développement dans les principales villes de la région (Strasbourg, Colmar, Mulhouse).

La principale autoroute, qui est gratuite (comme en Allemagne) est l'autoroute A35 qui relie Lauterbourg à Saint-Louis/Bâle en passant par Strasbourg, Sélestat, Colmar et aux abords de Mulhouse.

La région est reliée à Paris par la ligne ferroviaire à grande vitesse est-européenne depuis le 10 juin 2007. Le TGV Est européen relie Paris à Strasbourg (dont la gare a été spectaculairement modernisée), en 2h20. La fin du trajet se fait à vitesse normale. Certains TGV vont au-delà de Strasbourg, desservant Colmar, dont la gare a été dédoublée à l'ouest, côté vignoble, Mulhouse, Bâle, Zurich, Stuttgart, Francfort.

Le réseau routier[modifier | modifier le code]

Le transport ou le déplacement des usagers se fait principalement sur l'autoroute gratuite A35 assurant la liaison nord-sud, de Lauterbourg à Saint-Louis/Bâle en passant par Strasbourg, Colmar et Mulhouse avec une courte portion en nationale à deux fois deux voies, dont la continuation autoroutière est à l'étude.

L'axe A4 (en direction de Paris), dense, (à péage à 20 km au nord-ouest de Strasbourg), commence à atteindre un point de saturation de même que l'axe A36 en direction de Paris-Lyon, à péage dès Burnhaupt (10 km à l'ouest de Mulhouse), gratuit jusqu'en Allemagne.

Du fait de la conception des autoroutes - comme étant à la fois des voies de transit et des voies de desserte des grandes agglomérations - qui prévalait dans les années 1970 et 1980, les villes de Strasbourg et de Mulhouse voient leur agglomération traversée par des voies autoroutières portées aujourd'hui à deux fois trois voies, et ce, à moins de dix kilomètres du centre-ville pour Strasbourg[135] et d'un kilomètre et demi pour Mulhouse. Il en résulte de fortes nuisances : principale source de pollution et saturation du trafic, notamment à Strasbourg où le trafic de l'autoroute A 35 (170 000 véhicules/jour en 2002) est l'un des plus importants de France. La traversée urbaine de l'A36 à Mulhouse provoque également des perturbations régulières de trafic, temporairement apaisées par sa transformation en deux fois trois voies. La rareté des panneaux à messages variables et des caméras de trafic (de type webcam) ne facilite pas la communication avec l'usager.

Il existe un projet de construction d'une nouvelle autoroute de deux fois deux voies qui contournerait l'agglomération strasbourgeoise par l'ouest afin de capter le trafic de transit nord-sud et de délester Strasbourg. Le tracé prévoit de relier l'échangeur de Hœrdt au nord, à Innenheim au sud. L'ouverture est prévue fin 2011 pour un trafic envisagé de 41 000 véhicules par jour. Les estimations de la DRE (maître d'ouvrage) laissent cependant planer quelques doutes sur l'intérêt d'une telle infrastructure, puisqu'elle ne capterait qu'environ 10 % du trafic de l'A35 au niveau de Strasbourg.

À cela s'ajoute la décision de l'Allemagne voisine d'imposer une taxe sur les poids-lourds empruntant son réseau autoroutier (LKW Maut). Ainsi, une partie du trafic de transit de l'A5 allemande se reporte sur le réseau alsacien, parallèle et gratuit, ce qui aggrave aujourd'hui la saturation de celui-ci. Pour tenter de remédier à cette situation, le député Yves Bur a fait adopter par l'Assemblée nationale en décembre 2005 un amendement instituant également une taxe sur les poids lourds en Alsace. Sa date d'entrée en vigueur est reportée à début 2012[136].

Situation européenne[modifier | modifier le code]
Mulhouse[modifier | modifier le code]

Quelques distances par la route depuis Mulhouse croisement A35/A36 (Sausheim - Île Napoléon) :

Strasbourg[modifier | modifier le code]

Quelques distances par la route depuis Strasbourg croisement A35/A4 :

Le réseau ferré[modifier | modifier le code]
Article détaillé : TER Alsace.

Les Vosges n'étant franchissables que par le col de Saverne, la trouée de Belfort ou encore par quelques cols peu roulants, l'Alsace a besoin de se désenclaver et de se rapprocher du reste de la France. Différents projets ont été ainsi envisagés :

  • la première phase TGV Est (Paris - Strasbourg - Colmar - Mulhouse) est en service depuis le 10 juin 2007 et met Paris à 2 h 20 de Strasbourg - la seconde phase est prévue pour 2016 ;
  • le tram-train de Mulhouse, en service depuis décembre 2010 ;
  • le TGV Rhin-Rhône, qui sera mis en service en décembre 2011 ;
  • une interconnexion avec l'ICE allemand, à la hauteur de Kehl et/ou d'Ottmarsheim.

Cependant, le tunnel Maurice-Lemaire en direction de Saint-Dié-des-Vosges fut abandonné par le chemin de fer et est aujourd'hui destiné au trafic routier avec péage. Il a rouvert en septembre 2008 après d'importants travaux de modernisation.

  • La Magistrale européenne
Article détaillé : Magistrale européenne.
Le réseau fluvial[modifier | modifier le code]
Échelle d'écluse au seuil de Valdieu-Lutran.

Le trafic portuaire dépasse 15 millions de tonnes, dont près des deux tiers pour Strasbourg, second port fluvial français (voir Port autonome de Strasbourg). Le projet d'élargissement du canal Rhin-Rhône, destiné à relier le Rhône (et la mer Méditerranée) au réseau d'Europe centrale (Rhin, Danube, mer du Nord et mer Baltique) a finalement été abandonné en 1998 pour des raisons de coût et de dégradation des paysages, notamment dans la vallée du Doubs.

Le réseau aérien[modifier | modifier le code]
L'Euroairport.

Il y a deux aéroports internationaux en Alsace. L'aéroport international Basel-Mulhouse-Freiburg est le seul aéroport parfaitement trinational au monde. Les compagnies aériennes offrent plus de 60 destinations en vol direct. L'infrastructure est capable d'accueillir 6 à 8 millions de passagers. 58 compagnies y sont présentes. L'aéroport international de Strasbourg à Entzheim est géré par la chambre de commerce et d'industrie de Strasbourg et du Bas-Rhin.

Le réseau cyclable[modifier | modifier le code]

Traversée par trois EuroVelo routes

l'Alsace possède le premier réseau cyclable de France avec 2 000 kilomètres de bandes et pistes cyclables. Ce réseau se démarque par sa qualité, avec une signalétique forte, peu de pistes cyclables en bord de routes. Tous les chemins de halage des canaux d'Alsace (canal des houillères de la Sarre, canal de la Marne au Rhin, canal de la Bruche, canal du Rhône au Rhin) sont revêtus.

Les défis pour l'avenir[modifier | modifier le code]

La préservation de la faune, de la flore et des habitats naturels[modifier | modifier le code]

La faune alsacienne[modifier | modifier le code]

La faune alsacienne a beaucoup souffert de l'activité humaine notamment de la révolution industrielle. Pourtant, la région a encore récemment été le dernier refuge de nombreuses espèces aujourd'hui disparues d'Europe occidentale[137].

  • Le loup avait disparu de la région au début du XXe siècle. Son retour naturel a été officiellement confirmé le 8 juillet 2011, dans le secteur du Ventron et du col du Bonhomme[138].
  • L'ours a disparu d'Alsace à la fin du XVIIIe siècle.
  • Le castor a disparu au XVIIe siècle avant d'être réintroduit dans les années 1970.
  • Le lynx a disparu au XVIIe siècle avant d'être réintroduit dans les années 1980.
  • Le tarpan, cheval sauvage a disparu au début du XVIe siècle.
  • L'aurochs, ancêtre de nos bovins actuels, disparu au XIe siècle victime de la chasse au gibier.
  • L'élan, le même qu'en Scandinavie actuelle, disparu au IXe siècle.
  • Le bison d'Europe, disparu au VIIIe siècle, victime de la chasse au gibier.
Le loup[modifier | modifier le code]
Loup gris

Le loup avait disparu de la région au début du XXe siècle. Le dernier loup a été abattu en 1908 à Hirtzbach dans le Sundgau, quelques spécimens sont encore signalés dans les Vosges en 1918 et 1919[139]. En 1994 un loup a été abattu dans les Vosges, il s'agissait vraisemblablement d'un loup domestique abandonné. Le loup est toutefois revenu naturellement dans le canton du Jura (Suisse), il y est présent depuis 2004 et a été aperçu à plusieurs reprises aux alentours de Montavon et de Coeuve[140] à quelques kilomètres de la frontière alsacienne. On s'attendait ainsi à une confirmation rapide de sa réapparition naturelle dans le Jura alsacien et les forêts sundgauviennes, ce qui devait ouvrir la possibilité de son retour ultérieur dans le massif vosgien. Il fallut attendre sept ans pour le loup fasse officiellement son retour dans les Vosges, le 8 juillet 2011, dans le secteur du Ventron et du col du Bonhomme[138]. Le suivi hivernal 2011-2012 a confirmé l'existence de la Zone de Présence Permanente des Hautes-Vosges s'étendant sur les départements du Haut-Rhin, des Vosges et de la Haute-Saône[141]. La présence de louveteaux a été enregistrée fin août 2013, dans la partie Haut-Rhinoise du parc[142]. Les louveteaux seraient nés en mai 2013[143]. Il s'agit de la première reproduction confirmée en France en dehors des Alpes[144].

Le castor[modifier | modifier le code]
La loutre[modifier | modifier le code]
Loutre européenne

La loutre d'Europe Lutra lutra fait partie de la classe des Mammifères (Mammalia), de l’ordre des Carnivores (Carnivora), du sous-ordre des Fissipèdes (Fissipeda), de la famille des Mustélidés (Mustelidae) et de la sous-famille des Lutrinés (Lutrinae). La loutre mesure de 80 à 160 cm de long pour un poids variant de 4 à 15 kg. Les mâles sont plus longs et plus lourds que les femelles[145]. La première cause de disparition des loutres a été l’extermination massive au début du siècle dernier. Une population devenue insuffisante a alors eu du mal à se développer dans un habitat de plus en plus dégradé à la suite de l’essor économique qui suivit. La loutre est une espèce peu prolifique, elle en est d’autant plus vulnérable. Les populations se renouvellent très lentement[146]. Dès 1975, Schmitt[147] affirmait que la loutre avait disparu des rivières alsaciennes et déclarait : “ la loutre est devenue un animal légendaire, qu’on peut, à la rigueur, contempler dans certains jardins zoologiques, comme, à Bâle ”. Mais en 1979, Waechter[148] estimait qu’il restait une vingtaine d’individus dans les eaux phréatiques des forêts rhénanes. En 1982, Kempf[149] affirmait que la loutre était “ entièrement éteinte ”. Mais alors qu’on la croyait disparue, des observations (cadavres, traces, indices) ont été faites en différents endroits entre 1982 et 1987. Une prospection dans la réserve de la biosphère des Vosges du nord de 1990 a conclu à l’absence de loutre dans cette région[150]. Les rares observations rapportées jusqu’en 1994 ne permettent pas d’être optimiste ; la loutre avait certainement disparu de la région. En 1998, le Centre de Réintroduction des Cigognes et des Loutres de Hunawihr a entamé une expérience de réintroduction[151] de loutres dans les cours d’eau du Ried Centre Alsace. Six loutres ont été relâchées au cours de ce programme. Près de 10 ans plus tard, le matin du 8 décembre 2007, des chasseurs découvrent une loutre divaguant au sud de Guémar. D'après les analyses effectuées, cette loutre est probablement une descendance des loutres réintroduites. Cette découverte démontre que les paramètres environnementaux alsaciens sont acceptables pour la survie de l’espèce dans une région très peuplée et un environnement que l’on croyait peu favorable. Depuis cette découverte, les suivis de terrain ont révélé de nouveaux indices de présence sur la même aire de répartition[152]. La loutre demeure néanmoins sur la liste rouge des espèces "en danger" en Alsace.

Le grand hamster d'Alsace - marmotte de Strasbourg[modifier | modifier le code]
Grand hamster d'Alsace.
  • Poids adulte : 220 à 460 g.
  • Longueur avec la queue 25 à 34 cm.

En voie d'extinction imminente, différents plans de conservation ont permis à sa population de passer à 400 individus en 2010 contre 300 en 2009[153].

Son nom commun est grand hamster d'Europe, il est également appelé grand hamster d'Alsace ou marmotte de Strasbourg. À ne pas confondre avec le hamster doré, beaucoup plus petit et vendu en animalerie. Des fossiles de plusieurs milliers d'années ont été retrouvés dans la région.

Position de l'Union européenne : Espèce strictement protégée, la capture et la mise à mort intentionnelle est interdite tout comme la perturbation des phases critiques du cycle vital et la destruction de leurs aires de repos et de leurs sites de reproduction. L'Union européenne exige des mesures immédiates de protection mais la France tarde à les appliquer. Le comité permanent de la Convention de Berne, dédiée à la conservation de la vie sauvage, a lui-même placé la France sous surveillance pour défaut de protection de cette espèce menacée d'extinction.

L'Alsace est la seule région de France où il subsiste encore. L'espèce est actuellement menacée d'extinction dans la région, il ne reste que quelques centaines d'individus. Sa survie n'est pas assurée. Le lycée agricole d'Obernai a procédé à quelques recensements dans ses terres cultivables et essaye de le protéger.

Son habitat est essentiellement les champs de céréales, champs de légumineuses (trèfle, luzerne…) dont l'altitude est inférieure à 500 mètres. Il préfère les sols loessiques et creuse des terriers jusqu'à 2 mètres de profondeur. Il se nourrit principalement de graines, racines, fruits, insectes, mollusques et grenouilles. Le grand hamster entre en hibernation vers octobre-novembre et n'en ressort qu'en mars-avril.

Les femelles peuvent avoir jusqu'à trois portées par an.

Article détaillé : hamster d'Europe.
Le lynx boréal[modifier | modifier le code]
Lynx d'Eurasie.

Le lynx présent en Alsace est le lynx boréal.

L'espèce est presque deux fois plus grande que celle d'Amérique du Nord : il mesure de 60 à 70 cm à l'épaule, sa longueur est de 80 à 130 cm avec une queue de 11 à 24 cm.

De 1983 à 1993, 12 mâles et 9 femelles qui ont été relâchés.

En 2006, on estime qu'il y aurait 30 à 40 individus en Alsace, sur environ 2 000 km2 (densité : 1,5 à 2 lynx/100 km2).

La population se reconstitue très lentement. Elle semble toutefois encore fragile notamment en raison d'un braconnage persistant et des risques liés à la circulation automobile.

Le grand tétras[modifier | modifier le code]
Grand tétras.

Animal emblématique du massif vosgien, c'est le plus gros gallinacé d'Europe.

Il est également appelé grand coq de bruyère.

Il vit principalement dans les forêts de conifères de montagnes.

  • Taille : 74 à 90 cm
  • Envergure : jusqu’à 125 cm
  • Poids : jusqu’à 5 kg

La population de grands tétras régresse inexorablement en Alsace, principalement à cause de l'activité humaine.

En 2007, il ne resterait qu'une cinquantaine d'individus dans le massif vosgien.

Le chamois[modifier | modifier le code]
Chamois.

Le chamois a été introduit dans les Vosges dans les années 1950, bien qu'il n'y ait aucune preuve de présence antérieure du chamois dans ce massif. Il a toutefois été prouvé qu'il était présent en Forêt-Noire. Quelques individus vivant en hardes ont également fait leur apparition depuis la fin des années 1990 dans le Jura alsacien, sans doute en provenance de la Suisse toute proche.

Les mâles adultes mesurent entre 100 et 135 cm du museau à la queue, entre 67 et 85 cm de haut au garrot. Leur poids est compris entre 22 et 62 kg. Les femelles leur sont presque toujours inférieures en poids et en taille. Ces animaux atteignent leur poids maximal en automne, alors qu’ils ont accumulé des réserves durant l’été. À la fin de l’hiver, le poids des chamois peut avoir diminué de moitié.

Le cerf élaphe[modifier | modifier le code]
Cerf élaphe.

Le Cerf élaphe présent en Alsace peut atteindre une longueur totale de 2,4 mètres pour 1,20 mètre au garrot et un poids de 250 kilogrammes. Le poids des animaux se stabilise vers l'âge de 3-4 ans chez la femelle (appelée la biche) et 6-7 ans chez le mâle.

La coloration du pelage varie fortement selon les saisons, l'âge et le sexe : d'une teinte brun-roux en été et gris-brun en hiver ; le mâle a généralement un pelage plus sombre que la femelle. La mue intervient deux fois par an, en avril-mai puis en septembre-octobre.

Il habite les grands massifs forestiers et peut se déplacer sur de longues distances. C'est une espèce crépusculaire et nocturne. Le rut intervient à la fin de l'été ou au début de l'automne et dure environ 1 mois mais on peut encore entendre bramer des cerfs jusqu'à mi-novembre. En cas de rencontre avec un autre mâle, après une phase d'intimidation, les deux adversaires vont mener un combat très violent durant lequel ils se projettent la tête en avant l'un contre l'autre dans le but de déséquilibrer l'adversaire. Le cerf dominant, qui a éliminé ses concurrents, peut ainsi s'accoupler avec 10 à 30 biches.

Le cerf élaphe est herbivore.

Les invertébrés[modifier | modifier le code]

L'Alsace a de longue date été reconnue pour la richesse de sa faune d'invertébrés et notamment entomologique. Ainsi dès 1831[154], de nombreuses études de recensement des différentes espèces d'insectes alsaciens ont été publiées au fil des années par les entomologistes, dans diverses revues nationales et locales comme le Bulletin de l'Association Philomathique d'Alsace et de Lorraine, Le Bulletin de la Société d'Histoire Naturelle de Colmar, le Bulletin de la Société Entomologique de Mulhouse[155], le Bulletin de la Société Industrielle de Mulhouse, le Bulletin de la Société Entomologique de France… Plusieurs associations et sociétés savantes[156], dont la SEM qui est centenaire, sont actives. Le nombre d'espèces d'insectes dépasse largement celui des vertébrés, des plantes et autres organismes, ainsi en Alsace on peut estimer cette biodiversité à 4.700[157]-5.000 espèces de coléoptères, 2.250 de lépidoptères (papillons)[158], 2.000 d'hyménoptères (guêpes, abeilles, fourmis), 1.500 de diptères (mouches), 1.000 d'hémiptères (punaises) et d'homoptères (pucerons, cicadelles) auxquels s'ajoutent quelques ordres moins numériques : 60 orthoptères (grillons, criquets, sauterelles…), 65 odonates (libellules) et une série comptant moins d'espèces : dermaptères (perce-oreilles), siphonaptères (puces), mécoptères (mouche-scorpions)… Une première liste des fourmis d'Alsace a été établie et publiée en 2009[159]. Pour d'autres ordres, beaucoup de travail reste à accomplir tant il existe d'espèces dont l'identification nécessite un échantillonnage et une rigueur scientifique. En 2011, la Société Alsacienne d'Entomologie a achevé la publication de sa série de 18 atlas[160] de cartographie faunistique de l'ordre plus important numériquement à savoir celui des coléoptères ; une opération débutée en 1980 et totalisant 105 000 données (1 date, 1 lieu, 1 espèce), correspondant à plus de 4 000 espèces et environ 1 000 000 identifications de spécimens. En 2009, le prix de la Société entomologique de France a été décerné à deux entomologistes alsaciens de la SAE pour leurs travaux[161].

Côtoyant la classe des insectes, d'autres invertébrés sont évidemment présents : crustacés, arachnides, annélides, mollusques… Belgrandia gfrast est une espèce d'escargot nain à opercule endémique de l'Alsace, plus précisément de la réserve naturelle de la petite Camargue alsacienne. Elle fut découverte en 2000 par des chercheurs de l'Université de Bâle. Cet escargot ne mesure qu'1,8 millimètre et ne vit nulle part ailleurs dans le Monde[162].

La mutation écologique[modifier | modifier le code]

Filière Chanvre - Cannabis sativa alsacienne - Le chanvre alsacien[modifier | modifier le code]
Culture de chanvre industriel.

La variété alsacienne[163] est utilisée à des fins textiles et d'isolation. Cette variété possède un très faible taux de tétrahydrocannabinol (THC) et n'est pas destinée à être fumée. La France est le second producteur mondial de chanvre derrière la Chine et c'est l'une des filières vertes qui pourraient être soutenues en France. En 2008, en France, le taux de THC devrait être inférieur à 0,2 % conformément à la réglementation européenne (règlement CE no 1782/2003 du Conseil du 29/09/2003 modifié, règlement CE no 796/2004 de la Commission du 21/04/2004 modifié). Les variétés éligibles sont inscrites en annexe 2 du règlement 796/2004 modifié.

Le chanvre cultivé alsacien était connu jadis pour sa hauteur[164] et la résistance de sa fibre[165] après avoir considérablement décru durant le XXe siècle, le chanvre cultivé retrouve un second souffle en Alsace avec la prise de conscience écologique et le développement des matériaux d'isolation. Le chanvre possède en effet des capacités isolantes plus qu'intéressantes compte tenu de son coût de production.

La région Alsace mène actuellement une politique d'incitation au développement de cette filière prometteuse[166].

Tous les ans le village de Storckensohn organise début avril une fête du chanvre baptisée Festi'chanvre.

Géothermie[modifier | modifier le code]

L’Alsace est une des régions potentiellement propices à la géothermie profonde, en raison d'un sous-sol composé de roches fracturées situées à 5 000 mètres de profondeur où de l'eau injectée peut atteindre 200 °C[167], mais avec des risques de micro-séismes induits et d'entartrage des installations et de colmatage des fissures qui peuvent rendre nécessaire des techniques de fracturation hydraulique et « chimique » controversées. Un projet européen de recherche, à Soultz-sous-Forêts a visé durant 20 ans à développer une nouvelle forme de géothermie[168], opérationnelle depuis 2008, tandis qu'un projet suisse semblable « Deep Heat Mining Basel » (forage également à 5 km de profondeur, situé près de la frontière) a été abandonné par précaution après que l'injection profonde d'eau sous pression a déclenché une série de secousses sismiques (36 petits séismes en quelques jours dont cinq ont atteint une magnitude de 2 à 2,7 sur l'échelle de Richter[169], les microséismes s'étant poursuivis après l'arrêt de l'injection d'eau pour atteindre une centaine d'évènements, alors que la région est connue pour son risque sismique (ville presque entièrement détruite en 1356[169]).

Énergie hydroélectrique[modifier | modifier le code]

L'Alsace est l'une des régions où l'on produit le plus d'électricité issue de l'énergie hydraulique. Avec une puissance installée de 1407 MW et une production nette d'électricité de 7041 GWh par année, elle se classe dans les 4 premières régions de France[170]. Les 7 milliards de kWh produits représentent deux tiers de l’électricité consommée en Alsace. La production des centrales hydrauliques est comparable à celle de la centrale nucléaire de Fessenheim qui a fourni l’an dernier 9,5 milliards kWh avec une capacité de 1800 MW (deux réacteurs de 900 MW). Il y a dix centrales hydroélectriques d’EDF installées au fil de l’eau sur le Rhin, couvrant une distance de 166 km et un dénivelé de 121 m entre la frontière suisse et Lauterbourg.

Trame verte[modifier | modifier le code]

L'Alsace est une région très urbanisée et intensivement cultivée. De nombreux habitats y sont devenus semi-naturels mais abritent encore une biodiversité significative. Le Conservatoire des sites, la DIREN (devenue DREAL) et les collectivités travaillent depuis les années 1990 à la restauration d'une trame verte (devenue trame verte et bleue, puis traduite à la suite du Grenelle de l'environnement et des lois Grenelle en un Schéma régional de cohérence écologique (SRCE), et au suivi d'indicateurs de la biodiversité[171].

Dans les années 2000, à cause de la périurbanisation, la région perd annuellement 625 ha/an de terres, ce qui contribue à l'artificialisation du paysage et à sa fragmentation écologique ; 35 % des espèces et 75 % des habitats sont menacés malgré 2,5 M€ attribués à 70 actions (à la date d'octobre 2012) en faveur de la restauration écologique de la biodiversité, soutenue par la région, avec l'aide des conseils généraux, communes, de l'Agence de l'eau. Trois réserves naturelles régionales ont été créées en 2012 (Réserve naturelle de la Colline du Bastberg à Bouxwiller, réserve naturelle de la forêt Hartwald à Heiteren, Réserve naturelle du Marais et landes du Rothmoos à Wittelsheim). Un appel à projet de 2012 intitulé « Trame verte en milieu urbanisé » soutient 5 projets de renaturation (quartier Bourgfelden de Saint-Louis, parc écologique de Staffelfelden, parc de détente familiale à Wittenheim, Zac des Portes de l’Ackerland à Ittenheim et aménagement du secteur des Binsen à Oberhoffen-sur-Moder)[172].

Dispositions et infrastructures cyclistes[modifier | modifier le code]

Développement durable et évolutions à moyen terme[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

La région est dotée d'un équipement hospitalier et de recherche en santé, de hauts niveaux. Néanmoins, si le nombre de morts par traumatismes externes y est le plus faible de France, l'espérance de vie y était encore au début des années 2000 parmi les plus basses de France métropolitaine. L’Alsace est la quatrième région où l’espérance de vie des femmes est la plus basse (avec 82,4 ans en moyenne pour les femmes) après la Lorraine, la Picardie et le Nord-Pas-de-Calais, et l'Alsace est en dernière position en France métropolitaine (moyenne de 75,7 ans) pour les hommes en 2002 (peut-être en raison d'une nourriture traditionnellement très riche en viandes, sauces et alcools). Mais la différence avec la moyenne nationale tend à diminuer constatait l'INSEE au début des années 2000. Ainsi, à structure par âge identique, le taux de mortalité a baissé de 20 % en 10 ans (1989-1999). La probabilité de ne pas vivre vieux est nettement plus élevée pour les ouvriers : entre 20 et 59 ans, le taux de mortalité masculin des ouvriers est 4 fois plus élevé que celui des cadres rappelle l'INSEE. Des causes environnementales semblent également exister (passif industriel localement, périurbanisation, circulation et agriculture intensive source de pollutions qui peuvent stagner dans les vallées), car comme le note l'INSEE, d'un point de vue statistique : « les personnes nées en Alsace mais ayant quitté la région vivent plus longtemps »… Les cancers, qui sont la seconde cause régionale de mortalité (34 % des décès masculins, 23 % des décès féminins), sont proportionnellement plus nombreux en Alsace que pour l’ensemble du territoire métropolitain, et si la mortalité est stabilisée grâce aux progrès de la médecine, le nombre de cas augmente régulièrement. La première cause de mortalité est les affections cardio-vasculaires (36 % des décès féminins et 29 % des décès masculins de 1998 à 2000), ce qui positionne l'Alsace juste derrière le Nord-Pas-de-Calais pour les records en termes de maladies de l’appareil circulatoire[173].

L'éducation et les universités alsaciennes[modifier | modifier le code]

L'université de Strasbourg (UdS), l'université de Mulhouse-Colmar, l'université de Bâle, l'université de Fribourg et le Karlsruhe Institut für Technologie, forment la Confédération européenne des universités du Rhin supérieur (réseau EUCOR), depuis 1989, le réseau possède un secrétariat permanent installé à Strasbourg. Ensemble, ces universités cherchent à consolider leur stature internationale.

L'université de Strasbourg (UdS)[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Université de Strasbourg.
Strasbourg, Palais universitaire, place de l'Université

L'Université de Strasbourg est l'héritière du Gymnase fondée par le pédagogue Johannes Sturm en 1538 qui attira grâce à ses nouvelles méthodes pédagogique de nombreux étudiants et professeurs célèbres comme Jean Calvin. Le Gymnase devient une université Luthérienne en 1621, qui devient française après le rattachement de Strasbourg au Royaume de France en 1681. De nombreuses personnalités françaises et allemandes se croisèrent dans ses murs durant le XVIIIe siècle et le XIXe siècle, on peut citer entre autres Goethe qui y étudia mais aussi Louis Pasteur, Fustel de Coulanges et Alphonse Laveran (1er prix Nobel de physiologie ou médecine français) qui y enseignèrent. L'annexion de l'Alsace-Lorraine par l'Empire allemand marque une nouvelle période faste pour l'université, l'empereur Guillaume Ier d'Allemagne va faire de la Kaiser-Wilhelm-Universität une vitrine de son nouvel empire. Il va doter l'université de Strasbourg d'un nouveau campus comprenant la Palais Universitaire, des musées, un jardin botanique et plusieurs autres bâtiments. Dont la Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg, une des premières bibliothèque universitaire de l'époque qui est aujourd'hui la deuxième française en nombre d'ouvrages. L'université va dès lors accueillir de brillants étudiants et professeurs venus de toute l'Allemagne dont le prix Nobel de physique Wilhelm Röntgen, qui découvrit les rayons X. Le retour à la France, en 1919 va être marqué par la création de l'école des Annales (1929), par les historiens Lucien Febvre et Marc Bloch qui fut fusillé par la Gestapo pour acte de résistance. Après la Seconde Guerre mondiale l'université est marquée par la reconstruction et le boom du nombre d'étudiants. Elle va s'étendre en créant le campus Central de Strasbourg, les campus de Cronenbourg et d'Illkirch. Comme les autres universités françaises elle va être scindée en trois : université Louis-Pasteur (ULP), université Marc-Bloch (UMB) et université Robert-Schuman (URS) à la suite des évènements de mai 68. L'époque qui suivra sera entre autres marquée par le prix Nobel de chimie, 1987 de Jean-Marie Lehn professeur à l'ULP. Le XXIe siècle va être celui de la réunification, les trois universités strasbourgeoises ont ainsi fusionné le pour former l'université de Strasbourg.

Aujourd'hui l'université compte près de 42 000 étudiants (dont 21 % d'étudiants étrangers), 6 045 membres du personnel, 38 composantes (unités de formation et de recherche, facultés, écoles, instituts) et 77 unités de recherche. Elle est à l'heure actuelle la plus grande université de France en nombre d'étudiants et est une des meilleures universités françaises. Selon le classement de Shanghai elle est située entre la 101e et 150e place mondiale en 2009 et 2010[175] et est classée, en 2010 à la quatrième place des universités française à égalité avec l'université Paris VII - Diderot, étant ainsi la première université française de province. Elle est particulièrement bien classée dans le domaine de la chimie où elle est située à la quatorzième place mondiale (première université française dans ce domaine)[175], mais aussi dans celui des mathématiques à la 77e place mondiale[175]. Sa consolidation se prolongera jusqu'en 2012.

L'université de Haute-Alsace (UHA) - Mulhouse/Colmar[modifier | modifier le code]
Campus de La Fonderie à Mulhouse.
Article détaillé : Université de Haute-Alsace.

Répartie sur trois campus : le campus de Colmar, réparti sur les sites Grillenbreit et Bipôle et les deux campus de Mulhouse, le campus de l'Illberg et le tout nouveau campus de La Fonderie.

L'UHA comprend différentes écoles d'ingénieurs, plusieurs facultés et autres organismes de formation dont :

Sur le campus de La Fonderie[modifier | modifier le code]
  • La FSESJ : Faculté de Sciences économiques, sociales et juridiques. Campus de La Fonderie. Premier établissement d'enseignement supérieur du Haut-Rhin, la nouvelle faculté, vitrine de l'UHA, forme des économistes, des gestionnaires, des commerciaux, des managers et des juristes. Elle a été inaugurée le 6 septembre 2007 par le président de la République Nicolas Sarkozy.
Article détaillé : FSESJ.
  • CUFEF : Centre universitaire de formation des enseignants et des formateurs. Campus de La Fonderie.
Article détaillé : CUFEF.
Sur le campus de L'Illberg[modifier | modifier le code]
  • l'ENSISA : École Nationale Supérieure d'Ingénieurs du Sud Alsace. Campus Illberg. L'École forme des ingénieurs dans le secteur des hautes technologies.
  • l'ENSCMu : École nationale supérieure de chimie de Mulhouse. Campus Illberg. Grande École qui forme des ingénieurs chimistes.
Article détaillé : ENSCMu.
  • L'IUT de Mulhouse : institut universitaire de technologie de Mulhouse. Campus Illberg. Forme des techniciens supérieurs dans différents secteurs.
  • FLSH : Faculté des Lettres, Langues et Sciences humaines
  • FST : Faculté des Sciences et Techniques
  • PEPS : Pluridisciplinaire d'Enseignement Professionnalisé Supérieur
  • SERFA
Sur les sites de Colmar[modifier | modifier le code]
  • IUT de Colmar

Seul l'IUT de Colmar a ses instances dirigeantes à Colmar ; cependant, de nombreuses formations dont le siège des établissements est à Mulhouse se déroulent à Colmar. On peut citer par exemple la FSESJ, où une spécialisation dans le département Gestion-Commerce a été intelligemment opérée. Les formations et parcours plus orientés « commerce » sont à Colmar, ceux plus orientés « gestion » sont à Mulhouse et de nombreuses passerelles et synergies existent entre les deux de manière à offrir la meilleure adaptabilité possible.

Les grandes écoles d'ingénieurs d'Alsace[modifier | modifier le code]

Elles sont dix dont huit dans le Bas-Rhin à Strasbourg, et deux dans le Haut-Rhin à Mulhouse. Elles sont réunies sous l'effigie de l'association Alsace Tech, afin d'accroître leur visibilité à travers une identité commune, aux niveaux national et international. Les dix grandes écoles d'ingénieurs formant ce réseau sont l'INSA de Strasbourg (Institut national des sciences appliquées de Strasbourg), l'ECPM (École européenne de chimie, polymères et matériaux de Strasbourg), l'ENGEES (École nationale du génie de l'eau et de l'environnement), l'ENSCMu (École nationale supérieure de chimie de Mulhouse), l'ENSISA (École nationale supérieure d'ingénieurs sud Alsace), l'ENSPS (École nationale supérieure de physique de Strasbourg), l'EOST (École et observatoire des sciences de la terre), l'ESBS (École supérieure de biotechnologie de Strasbourg), l'ECAM Strasbourg Europe (École catholique des arts et métiers), et l'EM Strasbourg (École de management Strasbourg).

Renforcement des liens à l'échelle du monde[modifier | modifier le code]

Les eurodistricts[modifier | modifier le code]

Les eurodistricts sont des entités administratives européennes regroupant des agglomérations urbaines situées de part et d'autre des frontières allemande, française et suisse. La France compte cinq eurodistricts, trois se trouvent en Alsace, dont l'unique eurodistrict trinational français.

Les eurodistricts offrent un cadre à la coopération (par exemple en matière de transport, éducation, culture, santé, voirie et infrastructures, distribution d'eau, etc.) voire à l'intégration des communes qui le constituent.

C'est un peu l'équivalent européen des communautés urbaines.

Les partenariats internationaux[modifier | modifier le code]

L'Alsace développe, via des accords[176], des relations étroites avec les régions suivantes :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dans un concept concurrent, elle se trouve également au cœur du pentagone Londres-Paris-Milan-Munich-Hambourg
  2. 112,2 hab./km2 en moyenne pour la France métropolitaine et 116 hab./km2 pour l'Union européenne. C'est ainsi la troisième région la plus densément peuplée après l'Île-de-France et le Nord-Pas-de-Calais
  3. SUPPLEMENT REGIONS - ALSACE - Une prospérité entachée de désunions - Les Échos no 17150 du 20 mai 1996 - page 51
  4. Insee, données 2005
  5. Statistiques Insee sur le chômage par région : Taux de chômage localisés trimestriels par région (en moyenne trimestrielle - données CVS)
  6. Insee, données 2008
  7. selon l'hypothèse occitane retenue : la deuxième si on considère l'occitan comme un ensemble de parlers non-homogènes et la troisième si on prend en compte l'hypothèse contraire
  8. La Haute-Alsace intégrait le Territoire de Belfort
  9. La Basse-Alsace intégrait le territoire de Landau
  10. Entité indépendante enclavée en Haute-Alsace
  11. Rédaction Marseillaise à Strasbourg par Rouget de L'Isle / Poids des généraux et officiers alsaciens de la révolution notamment Kléber et Kellermann / Propos de Bonaparte : … il ne s'inquiète pas lorsqu'on lui apprend que ses officiers alsaciens ne parlent pas le français : « Qu'importe s'ils parlent l'allemand, pourvu qu'ils sabrent à la française. » - Napoléon et le management - 2004
  12. Fustel de Coulanges, professeur à l’université de Strasbourg, le 27 octobre 1870 : « Il se peut que l’Alsace soit allemande par la race et par le langage ; mais par la nationalité et le sentiment de la patrie, elle est française. Et savez-vous ce qui l’a rendue française ? Ce n’est pas Louis XIV, c’est notre révolution de 1789. Depuis ce moment l’Alsace a suivi toutes nos destinées ; elle a vécu notre vie. Tout ce que nous pensions, elle le pensait ; tout ce que nous sentions, elle le sentait. Elle a partagé nos victoires et nos revers, notre gloire et nos fautes, toutes nos joies et nos douleurs. Elle n’a rien eu de commun avec vous. La patrie, pour elle, c’est la France. L’étranger, pour elle, c’est l’Allemagne. »
  13. http://www.idl-am.org/ Institut du droit local - explication de l'application du droit local en Alsace et dans le département de Moselle
  14. INSEE 2010 : 759 798 habitants
  15. INSEE 2010 : 285 618 habitants
  16. INSEE 2010 : 115 842 habitants
  17. INSEE 2010 : 58 937 habitants
  18. INSEE 2010 : 36 225 habitants
  19. Source Insee - Unités urbaines 2010
  20. 1 150 204 vivent dans les aires urbaines de Strasbourg, Mulhouse, Colmar, Haguenau et Saint-Louis, soit 63 % de la population selon l'Insee
  21. Listes des principales agglomérations de France
  22. INSEE - Caractéristiques de la population des principales villes de France
  23. L'étymologie est expliqué dans l'introduction de ce document officiel - Un SIG alsacien
  24. INSEE - Subdivisions, superficie et population des régions et départements de France et d'outre-mer
  25. forme le Fossé rhénan avec la plaine de Bade allemande
  26. de l'alémanique roseau
  27. Le Plan Séisme, un programme national de prévention du risque sismique
  28. Atlas et géographie de l’Alsace et de la Lorraine par Étienne Juillard aux éditions Famot 1977 p.29
  29. Article de Group-trotter.net - Alsace - Culture et tradition
  30. Le climat de la France de Raymond Arlery édité par la Direction de la Météorologie p.87
  31. http://climat.meteofrance.com/chgt_climat2/climat_france?89461.path=climatnormales%252FREG22
  32. L'Alsace : nouvelle description historique et topographique des deux départements du Rhin, de Jean-Frédéric Aufschlager, publié par J.-H. Heitz, 1826
  33. a, b et c "Alsace", Jean Isenmann et Hervé Lévy, Éditions Déclic.
  34. César, La Guerre des Gaules
  35. Jérôme de Stridon, Epistulae, 123 ; Flodoard, Histoire de l'Église de Reims, livre I, chap. VI, remacle.org
  36. Karen Mulcahy, « Cylindrical Projections », Université de la Ville de New York (consulté le 30 mars 2007)
  37. Voir Formation territoriale de la France métropolitaine, Les conquêtes au cours de la période révolutionnaire
  38. Rites and passages: the beginnings of modern Jewish culture in France, 1650-1860 Par Jay R. Berkovitz page 77
  39. http://www.fort-frere.fr/la-place-forte-de-strasbourg/son-histoire/10-le-siege-de-strasbourg-en-1870
  40. Statistisches Landesamt für Elsass-Lothringen 1911: Die Landtagswahlen von 1911 in Elsass-Lothringen.
  41. Document relatif à l'histoire publié par l'académie de Bordeaux
  42. Joseph Schmauch, 2004, Sorbonne - Les Services d'Alsace-Lorraine face à la réintégration des départements de l'Est - Chapitre 2 Classement, expulsions et commissions de triage : l'épuration en Alsace-Lorraine
  43. « Joseph Schmauch, 2004, Sorbonne - Les services d'Alsace-Lorraine face à la réintégration des départements de l'Est », sur theses.enc.sorbonne.fr .
  44. La Vie quotidienne en Alsace entre France et Allemagne (1850-1950) Hachette, 1993
  45. (fr) Les « Malgré-nous » portés disparus
  46. (fr) Compte rendu du colloque par Pieter Lagrou
  47. (fr) Gaël Moullec, « Le GUPVI-NKVD, Le Komintern et les « Malgré-Nous » », Cahiers du Monde russe,‎ avril-décembre 2001 (consulté le ), p. 677 (11 du PDF)
  48. Germanie supérieure
  49. [Petites haines ordinaires : histoire des conflits entre catholiques et protestants en alsace p. 187].
  50. Petites haines ordinaires : histoire des conflits entre catholiques et protestants en Alsace, p. 186.
  51. Contes et légendes d'Alsace, Éditions Place-Stanislas.
  52. Site mentionnant l'origine et quelques-unes des légendes sur les cigognes.
  53. entre autres à Kintzheim, Betschdorf et Hunawihr.
  54. Ce site présente les deux blasons avec leurs notes explicatives.
  55. Logo de la Région Alsace
  56. archives de l'INA, Vous_avez_dit_Alsacien
  57. Le nom a été choisi en référence à un test en vigueur au cours de la Première Guerre mondiale qui permettait (plus ou moins) de distinguer les prisonniers alsaciens des allemands. Quand on leur présentait un parapluie, un Alsacien disait barabli (déformation de parapluie) tandis qu'un allemand disait raejecherm (déformation de Regenschirm)
  58. Le Cousin Pons, édition Furne, vol. VII, p.536.
  59. et l’Elsass Cola (cola d'Alsace).
  60. Revue Belles Régions de France, n°11, Sept-Oct.2012, p.31
  61. La cathédrale de Strasbourg a servi plusieurs fois de comparaison entre les plus grands édifices.
  62. Musée national de l'automobile Située à Mulhouse en Alsace, la Cité de l’automobile - Musée national - Collection Schlumpf - est le plus grand musée automobile du monde.
  63. « Notice no PM68000249 », base Palissy, ministère français de la Culture.
  64. a et b La cité du train Située à Mulhouse en Alsace, la Cité du Train est le plus grand musée européen du chemin de fer.
  65. Mulhouseum - Université de Haute-Alsace - Le Musée français du chemin de fer
  66. Site officiel de la Cité du Train
  67. Site internet de la Fondation EDF - le musée EDF Electropolis
  68. Mulhouseum - Université de Haute-Alsace - Le Musée EDF Electropolis, le spectaculaire et la rigueur scientifique
  69. Ecomusee-alsace.fr - L'écomusée d'Alsace en quelques mots
  70. « Projections régionales de population à l’horizon 2030 », INSEE (consulté le 26 mars 2013)
  71. Histoire des dix villes: par Johann Daniel Schoepflin
  72. a, b, c, d, e et f État de l'Église d'Alsace avant la Révolution par M. Schickelé, voir Introduction -XIV-
  73. « Résumé statistique : Département du Bas-Rhin (67), Département du Haut-Rhin (68), Région d'Alsace (42) (Population en 2009) », INSEE (consulté le 26 mars 2013)
  74. « Populations légales 2010 pour les départements et les collectivités d'outre-mer », INSEE (consulté le 26 mars 2013)
  75. Données détaillées des statistiques d'état civil sur les naissances en 2011, Insee, 2012
  76. http://www.insee.fr/fr/insee_regions/alsace/themes/ch_bilan/bilan2010/cpad18_10.pdf
  77. Pôle Technologique Extrusion, plate-forme Alsace (Saverne)
  78. Site web du consortium Rhénatic
  79. Le Conseil d'Alsace unique - Bernard Fischer
  80. Synthèse de la presse - juin 2007
  81. Plus d'informations et de sources sur le site de promotion de l'assemblée unique
  82. [PDF]Rapport Attali décision fondamentale 19
  83. Nicolas Sarkozy souhaite lancer dès 2009 la réforme des collectivités territoriales
  84. Collectivité alsacienne unique : « les mentalités sont prêtes », assure Guy-Dominique Kennel, Libération Strasbourg du 5-10-2008
  85. Bas-Rhin et Haut-Rhin rêvent d'«une assemblée d'Alsace», Le Figaro du 01/10/2008
  86. L'Alsace aura bientôt un Conseil unique, lefigaro.fr, 2 décembre 2011.
  87. Institut du droit local alsacien-mosellan
  88. Legifrance - Le service public de l'accès au droit
  89. [PDF]Le régime d'Alsace-Moselle
  90. voir Institut du droit local alsacien-mosellan
  91. les agglomérations alsaciennes sur le site de l'INSEE - Données urbaines Région Alsace
  92. Plus précisément villes-centres de la partie française de leur agglomération
  93. INSEE - Aires urbaines françaises
  94. Site internet de l'UNESCO
  95. Site du recensement de l’INSEE, chiffres au 08/01/1999.
  96. Le Parlement européen devrait être situé à Bruxelles
  97. www.one-city.eu
  98. Site de la Cour européenne des droits de l'homme, Historique
  99. « Informations sur Palais des Droits de l’Homme », Cour européenne des droits de l'homme (consulté en 18-03-2008)
  100. Unité urbaine - Liste des principales agglomérations de France s'appuyant sur les données de l'INSEE, les données démographique sont celles de 2009 dans le périmètre 1999 des unités urbaines
  101. La notion d'agglomération s'entend au sens de l'INSEE soit un ensemble urbain incluant la ville-centre et sa banlieue.
  102. INSEE - Territoire - Les 57 unités urbaines de plus de 100 000 habitants
  103. L'aire urbaine s'entend au sens de l'INSEE soit un ensemble urbain et périurbain incluant la ville-centre, sa banlieue et sa couronne périurbaine.
  104. Institut national de la statistique et des études économiques - INSEE - Statistiques locales - bases téléchargeables - Table d'appartenance géographique des communes - Tableau réalisé par l'INSEE listant les communes de France et précisant leur aire urbaine de rattachement
  105. Institut national de la statistique et des études économiques - INSEE - L'essentiel sur la population alsacienne - Chiffres clés et données démographiques sur l'Alsace avec le détail des communes les plus peuplées
  106. a et b aire urbaine de Mulhouse - Pourcentage de population du département : 38,3 %
  107. Les Dernières Nouvelles d'Alsace - édition du 11 juillet 2009 - A la croisée des cultures - Parmi les 192 nationalités reconnues par l'ONU dans le monde, 136 sont présentes à Mulhouse.
  108. La République de Mulhouse 1293 - 1798 - Site internet sur la République de Mulhouse réalisé par Frédérick Dollfus
  109. Mulhouse, la belle industrielle - Archives Les Échos n° 19422 du 27 mai 2005 • page 112 Du textile à la mécanique, en passant par la chimie et l'électricité, l'industrie (…) On n'imagine pas un instant le « Manchester français » décidant comme Bilbao de faire oublier son passé industriel en construisant un musée d'art moderne.'
  110. Agence d'Évaluation de la Recherche et de l'Enseignement Supérieur - Section des établissements - Rapport d'évaluation de l'Université de Haute Alsace - Mulhouse - Page 14 L’UHA est à l’origine du premier CFA universitaire qui aujourd’hui concerne l’ensemble des universités alsaciennes (le processus s’est effectué entre 2001 et 2007).
  111. Musée National de l'Automobile Située à Mulhouse en Alsace, la Cité de l’Automobile - Musée national - Collection Schlumpf - est le plus grand musée automobile du monde.
  112. Fondation EDF - Le Musée EDF électropolis Plus important musée consacré à l’électricité en Europe, il recueille les collections patrimoniales d’EDF afin d’offrir au plus large public une présentation à la fois historique, technique et sociologique de l’impact de l’électricité sur la société.
  113. Brochure des musées de Mulhouse - Page 2 - Né d’un héritage industriel exceptionnel, le patrimoine technique conservé dans les musées de Mulhouse force l’admiration des visiteurs venus du monde entier : automobiles de rêve, collection ferroviaire unique, histoire fascinante des rapports entre l’Homme et l’électricité, ensembles de matériels de production et de fabrication issus de l’impression sur étoffes et de l’impression de papiers peints, écomusées des techniques et savoir-faire, sont autant de cuivres, rouages, chromes, roues dentées, fines mécaniques et travail de la main de l’homme qui ont valu à Mulhouse et sa région le titre de Capitale européenne des musées techniques.
  114. FranceGuide - Tourisme - Mulhouse, capitale européenne des musées techniques - France Guide - Partie intitulée Mulhouse, L'Alsace autrement - Site internet édité par la Maison de la France
  115. Écho mulhousien - mensuel municipal - Avril 2009 - Mulhouse, ville d'art et d'histoire
  116. Ville de Mulhouse - Centenaire de la réhabilitation du Mulhousien Alfred Dreyfus - Alfred Dreyfus, l'homme - L'enfance d'Alfred Dreyfus
  117. Document PDF du Département de mathématiques et applications (DMA) de l'École normale supérieure
  118. (en) Biographie d'Alfred Werner sur le site de la Fondation Nobel
  119. Section Science du site de Vulcania - Les Diables des volcans : Maurice et Katia Krafft
  120. Musée historique de Mulhouse, Service éducatif et culturel des musées de Mulhouse - Mulhouse sous l'ancien régime - 1525, la Réforme religieuse
  121. Site officiel de la Ville de Mulhouse - Webcam de la Place de la Réunion avec vue sur le Temple Saint-Étienne et texte explicatif:« Au centre de la place, se trouve le Temple Saint-Étienne, construit en 1866. Il est aujourd'hui classé monument historique. De nombreux concerts et manifestations s’y déroulent. Ses dimensions en font l'édifice protestant le plus haut de France. »
  122. Association des Châteaux forts d'Alsace, membre de la Fédération des Sociétés d'Histoire et d'Archéologie d'Alsace - Article sur Mulhouse
  123. Diagnostic territorial de la région mulhousienne 2004 - AURM et SCOT Région mulhousienne - Le centre-ville de Mulhouse: une attractivité sur tout le sud Alsace - Page 59 - C’est naturellement le centre-ville de Mulhouse qui incarne avec le plus de force la notion de centralité : pôle majeur de commerces et de services de la Région Mulhousienne et de l’Alsace du Sud, il constitue également un important pôle d’équipements collectifs et d’emplois. C’est un lieu de référence, présentant une forte densité de patrimoine urbain et un lieu d’identité pour un grand nombre d’usagers.
  124. Diagnostic territorial de la région mulhousienne 2004 - AURM et SCOT Région mulhousienne - Une offre commerciale abondante essentiellement dans les pôles périphériques - page 48 - Avec plus de 115,000 m2 de surface commerciale le pôle de Wittenheim-Kingersheim est le plus important pôle périphérique du territoire, son pouvoir d’attraction est large et son aire de chalandise s’étend vers le nord, bien au-delà du périmètre de la Région Mulhousienne.
  125. Diagnostic territorial de la région mulhousienne 2004 - AURM et SCOT Région mulhousienne - Des centralités secondaires qui structurent leur territoire - page 60 - Les pôles urbains secondaires présentent un grand nombre de caractéristiques de centralité: […] Wittenheim structure le Nord du territoire […] Rixheim le sud
  126. Présentation de l'histoire du vignoble alsacien sur le site Alsace-vins.net - Au Moyen Âge, les vins d’Alsace comptent parmi les plus réputés et les plus chers d’Europe.
  127. Agence d'évaluation de la Recherche et de l'Enseignement supérieur - Section des établissements - Rapport d'évaluation de l'Université de Haute Alsace - Mulhouse - Page 14 L’UHA est à l’origine du premier CFA universitaire qui aujourd’hui concerne l’ensemble des universités alsaciennes (le processus s’est effectué entre 2001 et 2007).
  128. Site officiel du musée Unterlinden - Le musée d’Unterlinden de Colmar est un des musées des Beaux-Arts de province les plus visité de France (220 000 visiteurs).
  129. La forêt de Haguenau sur le site de l'ONF
  130. Aristide Matthieu Guilbert, Histoire des villes de France avec une introduction générale pour chaque province…, Furne, 1848, p. 41,42
  131. Revue numismatique, Société d'Édition les Belles Lettres, 1868, p. 468
  132. Comité des travaux historiques et scientifiques de France, Bulletin philologique et historique, 1969, p. 341
  133. Jean-Charles Édouard, Organisation et dynamique urbaines du nord du Massif central, 2001, p. 478
  134. http://www.eurodistrictbasel.eu/index.php?id=26&L=1
  135. À l'entrée Nord de Strasbourg, un tronçon surélevé d'un kilomètre de long est condamné à rester en deux fois deux voies.
  136. Libération L'expérimentation de la taxe poids-lourds repoussée 21 mars 2010
  137. (fr) Site de la Direction Régionale de l’Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL) d’Alsace
  138. a et b Thomas Pfeiffer, Alsace, le retour du loup, Strasbourg, La Nuée Bleue,‎ 2011 (ISBN 9782716507967.)
  139. Voir l'article du chercheur Thomas Pfeiffer sur les loups en Alsace paru en 2006 dans la Revue d'Alsace.
  140. Le loup aux portes du Sundgau - Article de Loup.org
  141. Site conjoint Ministère de l'Écologie, du Développement Durable, des Transports et du Logement et du Ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation, de la Pêche, de la Ruralité et de l'Aménagement du Territoire - Suivi des populations de loups - Bilan du suivi hivernal 2011-2012
  142. France 3 Lorraine - Des louveteaux entendus sur le massif Vosgien - Thierry Gelhaye - 30/08/2013
  143. Ferus - Loup : première reproduction dans les Vosges ! - 2 septembre 2013
  144. Site consacré au loup établi en commun par le Ministère de l'Ecologie, du Développement Durable, des Transports et du Logement et le Ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation, de la Pêche, de la Ruralité et de l'Aménagement du Territoire - Première reproduction en-dehors des Alpes - 17.10.2013 - « Cet été et pour la première fois depuis le retour du loup en France, un évènement de reproduction a été détecté en-dehors des Alpes, au sein de la meute des Vosges (ZPP identifiée il y a deux ans), lors des opérations de hurlement provoqué. »
  145. Capber, F. 1997. La loutre européenne Lutra lutra : reproduction et réintroduction. Thèse vétérinaire, Lyon, n° 046, 201 pp.
  146. Capber, F. 2006. Reproduction de la Loutre européenne Lutra lutra. Bull. Soc. Hist. Nat. Ethn. Colmar, Vol 67 : 35-76.
  147. Schmitt R., 1975. Les loutres ont disparu de nos rivières. Ann. Soc. du Val et de la Ville de Munster, 29 : 56-57.
  148. Waechter A., 1979. Notes sur les Mammifères d’Alsace : 2. Les Carnivores. Mammalia, 43(4): 479-484.
  149. Kempf C., 1982. Essai sur les causes de la disparition de la loutre en Alsace. Compte rendu du Xe colloque régional d’ornithologie et de mammologie. Ciconia, 6: 65.
  150. Loukianoff S., 1991. L’extinction de la loutre (Lutra lutra) dans les Vosges du Nord. Ann. Sci. Bios. Vosges du Nord, 1: 63-73.
  151. Mercier L., 2004. Bilan de la réintroduction de la Loutre Lutra lutra (Linné, 1758) en Alsace, France. Bull. Soc. Hist. Nat. Ethn. Colmar, 65: 117-134.
  152. Capber, F. & A. Lehmann. 2009. Une Loutre d'Europe Lutra lutra découverte en Alsace (France). Arvicola, tome XIX, 1 : 8-11.
  153. Rapport d'activité de Sauvegarde Faune Sauvage, 25 juin 2010
  154. HOCHSTETTER (1831) : Liste des Lépidoptères d'Alsace, pour la Statistique Générale du département du Haut-Rhin ; CANTENER, L. P. (1834) : Histoire naturelle des lépidoptères rhopalocères ou papillons diurnes, des départements des Haut et Bas-Rhin, de la Moselle de la Meurthe et des Vosges, 166 p. Roret et Levrault (Ed.) Paris
  155. Bulletin de la Société Entomologique de Mulhouse (BSEM)
  156. Société Alsacienne d'Entomologie, Société Entomologique de Mulhouse, "Orthoptères d'Alsace", association IMAGO, AntArea.
  157. CALLOT H. J., 2007. - Les Catalogues et Atlas des Coléoptères d'Alsace: bilan 1989-2005 et perspectives. - Rev. sci. Bourgogne-Nature, T 5, p. 157-162.
  158. SCHEUBEL A., (1985) : PAPILLON, sous-titre : Les papillons d'Alsace. - Sous cette rubrique dans L'Encyclopédie de l'Alsace, Ed. Publitotal, T X, p. 5814-5824, 2 pl. photos coul. Liste commentée des espèces principalement diurnes (rhopalocères) avec indication de leur statut de menace.
  159. CALLOT H. & ASTRIC A. (2009) - Liste de référence des Fourmis d'Alsace. 6 p. www.sae.fr.vu Version du 20/10/2009.
  160. Liste des CATALOGUE ET ATLAS DES COLEOPTERES D'ALSACE
  161. Prix Gadeau de Kerville de la Société entomologique de France
  162. Des chercheurs bâlois découvrent une nouvelle espèce de mollusque Belgrandia gfrast
  163. Agriculture générale - De Paul Diffloth - Publié par J.-B. Baillière et fils, 1907
  164. Charles Hoffmann et Auguste-Marie-Pierre Ingold, L'Alsace au dix-huitième siècle au point de vue historique, judiciaire, administratif, économique, intellectual, social et religieux, H. Huffel, 1906
  165. Delanoye, Traité des productions naturelles: indigènes et exotiques, ou description des principales marchandises du commerce français;… - De Réunion de Commerçans et de Courtiers, Réunion de Commerçans et de Courtiers, Renard, 1831
  166. Site officiel de la Région Alsace - Qualité environnementale dans la construction : Promotion de l’utilisation du chanvre dans la construction
  167. Géothermie L’Alsace est une terre d’abondance pour la géothermie profonde. En effet, elle est dotée de roches souterraines fracturées situées à 5 000 mètres de profondeur, atteignant une température exceptionnelle de 200 °C, Site officiel de la Région Alsace présentant le potentiel géothermique alsacien
  168. GEIE Soultz, Le site du projet EGS de Soultz-sous-Forêts - Explication et suivi de l'avancement du projet
  169. a et b SwissInfo, Un projet géothermique provoque un séisme à Bâle, 2006-12-09, consulté 2013-03-20
  170. Production-Distribution de l'énergie électrique en France et dans les régions en 2005 et 2006
  171. AREHN, Présentation de l'Office des Données Naturalistes d’Alsace (et du SIBA / Suivi des indicateurs de biodiversité en Alsace)
  172. L'Asace, L’Alsace fait figure de pionnière : elle s’est engagée dès 2003 dans la trame verte et bleue, 16/10/2012
  173. INSEE ; Chiffres pour l'Alsace · revue INSEE n° 31 · février 2006, sur la base de données INSERM et de l'Observatoire Régional de la Santé d’Alsace (ORSAL)
  174. Élisabeth Ferquel, Martine Garnier, Jérôme Marie, Claire Bernède-Bauduin, 2,3 Guy Baranton, 1 Claudine Pérez-Eid, 1 and Danièle Postic1* "Prevalence of Borrelia burgdorferi Sensu Lato and Anaplasmataceae Members in Ixodes ricinus Ticks in Alsace, a Focus of Lyme Borreliosis Endemicity in France" ; Applied and Environmental Microbiology, April 2006, p. 3074-3078, Vol. 72, No. 4 0099-2240/06/$08.00+0  ; doi:10.1128/AEM.72.4.3074-3078.2006 ; American Society for Microbiology. (Article OnLine)
  175. a, b et c (en) University of Strasbourg, performance in Academic Ranking, consulté sur le site www.arwu.org, le 24 septembre 2010
  176. Site de la Région Alsace

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dominique Toursel-Harster, Jean-Pierre Beck et Guy Bronner, Dictionnaire des monuments historiques d’Alsace, Strasbourg, La Nuée Bleue,‎ 1995, 663 p. (ISBN 978-2-716-50250-4, OCLC 34153205)
  • Charles-Laurent Salch (préf. Jean-Laurent Vonau, ill. Christian Rémy, photogr. Dominique Martinez), La Clé des châteaux-forts : architecture, guerre et vie quotidienne dans les châteaux forts, Lichtenberg, éditions Lettrimage,‎ 1995, 382 p. (ISBN 2-910-30301-2 et 9782910303013, OCLC 35164771)
  • Charles-Laurent Salch, Nouveau Dictionnaire des Châteaux Forts d’Alsace, Ittlenheim, éditions alsatia. Conception et réalisation Lettrimage,‎ avril 1991, 384 p. (ISBN 2-703-20193-1 et 978-2-703-20193-9, OCLC 180545415)
  • Charles-Laurent Salch, Châteaux de l’An Mil en Alsace, Strasbourg, Castrum Europe, Châteaux-forts d’Europe,‎ septembre 2000 (ISSN 1253-6008, lire en ligne)
  • Charles-Laurent Salch, Imagiers des châteaux et remparts d’Alsace, 1370-1970, vol. 1, Strasbourg, Châteaux-forts d'Europe-Castrum Europe,‎ janvier 2010, 160 p. (ISSN 1253-6008, lire en ligne)
    N°53/54/55 2010. Tome 1 : A – F
  • Charles-Laurent Salch, Imagiers des châteaux et remparts d’Alsace, 1370-1970, vol. 2, Strasbourg, Châteaux-forts d'Europe-Castrum Europe,‎ octobre 2000, 362 p. (ISSN 1253-6008, lire en ligne)
    N°56/57/58/59 2011. Tome 2 : G à O
  • Charles-Laurent Salch, Imagiers des châteaux et remparts d’Alsace, 1370-1970, vol. 2, Strasbourg, Châteaux-forts d'Europe-Castrum Europe,‎ 2011, 581 p. (ISSN 1253-6008)
    N°63/64/65/66 2013. Tome 3 : P à Z
  • Coordination Bernadette Schnitzler, Conservateur du musée archéologique, Vivre au Moyen Âge, 30 ans d’archéologie médiévale en Alsace, Strasbourg, Éditions Les Musées de la ville de Strasbourg,‎ 10 mai 1990, 524 p. (OCLC 848988425)
    Année de l’archéologie
  • Michel Hérold, Françoise Gatouillat, Les vitraux de Lorraine et d’Alsace, Paris, CNRS Éditions et Ministère de la Culture et de la Francophonie, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France,‎ mai 1994, 330 p. (ISBN 2-271-05154-1)
    Recensement des vitraux anciens (Corpus vitrearum, publié sous la direction du Comité international d'histoire de l'art et sous le patronage de l'Union académique internationale. France, série complémentaire, Recensement des vitraux anciens de la France, volume V

Médias[modifier | modifier le code]

Tournage du film de Fred Zinnemann Julia,
sur le quai 1 en gare de Strasbourg.
De gauche à droite, Élisabeth Mortensen,
Jane Fonda et Dora Doll.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]