Yonne (département)

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Yonne
Blason de Yonne Drapeau de Yonne
Yonne (département)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Création du département
Chef-lieu
(Préfecture)
Auxerre
Sous-préfectures Avallon
Sens
Président du
conseil départemental
Patrick Gendraud
Préfet Henri Prévost
Code Insee 89
Code ISO 3166-2 FR-89
Démographie
Gentilé Icaunais
Population 338 291 hab. (2017)
Densité 46 hab./km2
Géographie
Superficie 7 427 km2
Subdivisions
Arrondissements 3
Circonscriptions législatives 3
Cantons 21
Intercommunalités 14
Communes 428

L'Yonne (prononcé [ jɔn]) est un département français. Il est traversé, du sud vers le nord, par la rivière qui lui a donné son nom, l'Yonne, affluent de la Seine, qui la rejoint à Montereau-Fault-Yonne (Seine-et-Marne). L'Insee et La Poste lui attribuent le code 89.

L'Yonne compte 338 291 habitants au 1er janvier 2017. C'est le 4e département de la région Bourgogne-Franche-Comté. Auxerre est la préfecture et la première ville de l'Yonne (avec 34 634 habitants dans la commune en 2017 et 68 187 habitants dans l'agglomération).

Nom et étymologie[modifier | modifier le code]

« Ica-Ona » ou « Icauna » est le nom pré-latin de la rivière Yonne. Au IIe siècle, l'Yonne se nomme Icauna ou Ica-ona, nom dans lequel on trouve le radical hydronymique pré-celtique ic- ou ica-[réf. nécessaire], suivi du suffixe bien courant -onna, eau[réf. nécessaire]. Rivière aux grandes possibilités marchandes mais aussi sujette à de brusques colères, l'Yonne a été divinisée très tôt - la déesse Ica-Onna[réf. nécessaire].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premières traces d'habitat humain dans le département remontent au Paléolithique inférieur, aux grottes d'Arcy-sur-Cure près de la commune actuelle d'Arcy-sur-Cure[1]. Au Néolithique, les populations habitent principalement sur les rives de l'Yonne, même si des hommes venus des régions danubiennes viennent sur le territoire icaunais[2].

À l'époque de l'âge du Bronze, les minerais de cuivre et d'étain sont peu présents sur le territoire. Cette absence n'a pas empêché la découverte d'un important trésor sur le site de Villethierry comprenant 488 épingles, 244 bagues, 80 bracelets, 22 fibules et 1 pince à épiler[3]. À l'époque d'Hallstatt, des découvertes permettent d'attester la présence d'objets en fer, l'exploitation des mines de sel sur le site des Fontaines Salées ou la construction de nécropoles[3].

À l'époque celte, le département reste essentiellement partagé entre les Eduens, les Sénons et les Lingons[4]. Après la victoire romaine de Jules César à la bataille d'Alésia en 52 av. J.-C., les Romains s'installent sur des sites occupés par les Gaulois ou créent de nouvelles villes à proximité des grandes voies romaines de la Gaule[4].

Les Romains ont édifié de nombreuses villes sur le territoire icaunais comme Agedincum (Sens) ou Autessiodurum (Auxerre) et ont construit de nombreuses villas afin d'exploiter les campagnes comme à La Chapelle-Vaupelteigne, à Gron, à Migennes, à Noyers et à Poiry. La campagne comprenait également quelques sanctuaires à Avallon et à Fontenoy, et des industries comme celles du fer dans les différentes forêts du département[5].

Durant l'Antiquité tardive, l'Yonne se christianise comme de nombreux territoires de l'Empire romain. Un grand nombre de saints y ont séjourné : Savinien de Sens, Colombe de Sens, Martin de Tours, Pèlerin d'Auxerre, Âmatre d'Auxerre, Germain d'Auxerre. Le plus célèbre saint Germain est connu comme le deuxième évêque d'Auxerre et comme envoyé en 429 du concile de Troyes en Bretagne (province romaine) pour lutter contre l'hérésie pélagienne. À la fin de sa vie saint Germain se rendit auprès de l'empereur romain et mourut dans la capitale impériale : Ravenne. Son corps fut rapatrié à Auxerre à la demande de la mère de l'empereur : Galla Placidia [6].

Au VIe siècle, le monachisme se développe et au IXe siècle, Auxerre devient l'un des grands foyers intellectuels du continent européen[7]. Toujours au IXe siècle, a lieu à Fontenoy, la bataille entre les trois petits-fils de Charlemagne pour le partage de l'empire carolingien. La victoire de Louis le Germanique et de Charles le Chauve le sur Lothaire amène au traité de Verdun et au partage de l'empire de Charlemagne[8].

Après l'an mil, les territoires de l'Yonne sont divisés entre différentes zones appartenant à différentes entités : duché de Bourgogne, royaume de France, comté de Nevers suivant les années à cause des guerres et des héritages[9]. Sens devient un centre religieux très important de la France, car la ville est le siège de l'archevêché, accueille le pape Alexandre III pendant dix-huit mois et célèbre le mariage de Louis IX avec Marguerite de Provence[10].

Entre le XIe siècle et le XIIIe siècle, le territoire icaunais se couvre d'églises de style roman, mais connaît dans le même temps de nombreuses révoltes seigneuriales dans les villes. Le style roman (cathédrale Saint-Étienne d'Auxerre, basilique Sainte-Marie-Madeleine de Vézelay) laisse peu à peu place au style gothique : la première cathédrale gothique construite en France est celle de Sens. Suivent les églises de Montréal, Pontigny et Vermenton[11].

Les siècles suivants (XIVe – XVe siècles) sont beaucoup moins prospères. Les villes et les villages souffrent de la peste et des actions des grandes compagnies, mais également de la lutte pour le pouvoir royal entre les Armagnacs et les Bourguignons[12]. Après la guerre de Cent Ans, les campagnes sont dépeuplées et les châteaux forts sont peu à peu abandonnés[13]. Avec l'influence italienne et l'apparition de la Renaissance en France, de nouveaux types de château sont construits comme celui de Chastellux ou de Maulnes ; et les bâtiments religieux sont rénovés tels l'église Notre-Dame-de-l'Assomption de Villeneuve-sur-Yonne ou l'église Saint-Florentin de Saint-Florentin[13],[14].

Mais le XVIe siècle marque également une période difficile pour l'Yonne qui subit les ravages des différentes crises religieuses qui touchent le royaume de France, en particulier à cause des troupes de la Ligue et des huguenots[14].

Le quart nord-ouest du département actuel appartenait en 1771 au prince Xavier de Saxe, oncle de Louis XVI, jusqu'à ce que le département de l'Yonne soit créé à la Révolution française, le .

L'Yonne et les provinces qui occupaient son territoire avant 1790 : la Champagne, la Bourgogne, l'Orléanais, l'Île-de-France et le Nivernais.

La naissance du département a lieu en application de la loi du , à partir de parties des provinces de Bourgogne (Auxerrois et Avallonais)[15], de Champagne (Sénonais et Tonnerrois) et d'Orléanais (Puisaye)[15], et dans une moindre mesure de parties du Nivernais et d'Île-de-France.

Au la région Bourgogne, à laquelle appartenait le département, fusionne avec la région Franche-Comté pour devenir la nouvelle région administrative Bourgogne-Franche-Comté.

Des villes comme Auxerre et Joigny ont le label « Ville d'art et d'histoire ».

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'or au pairle d'azur, au chef parti : au premier d'azur semé de fleurs de lys d'or et à la bordure componée d'argent et de gueules, au second bandé d'or et d’azur de six pièces et à la bordure de gueules.
Commentaires : on reconnaît en chef les armoiries de la Bourgogne et le pairle d'azur représente l'initiale du département.

Géographie[modifier | modifier le code]

Tour de l'Horloge à Auxerre.

L'Yonne fait partie de la région Bourgogne-Franche-Comté. Elle est limitrophe des départements de l'Aube, de la Côte-d'Or, de la Nièvre, du Loiret et de Seine-et-Marne. Le département de l'Yonne couvre notamment les pays de Puisaye (sous-sol argileux, bocage) et de Forterre (sous-sol calcaire, champs ouverts).

Auxerre est la première ville du département avec 35 096 habitants en 2012, devant Sens (25 106 habitants), Joigny (9 800 habitants), Avallon (7 210 habitants) et Migennes (7 008 habitants).

Climat[modifier | modifier le code]

De tendance continentale, le climat de l'Yonne présente une forte amplitude thermique, avec des étés chauds et des hivers froids. Ainsi, Auxerre a été la ville de métropole avec la température la plus élevée pendant la canicule de 2003 (41 °C).

Le département connaît quelques microclimats différents, et les contrastes entre l'ouest, l'est, le nord, le sud, et le centre du département peuvent être importants. Ainsi, l'Auxerrois est souvent sec et chaud. À l'inverse, le Morvan connaît une pluviométrie plus importante et un climat frais en été. En hiver, la neige tombe très fréquemment.

Relevé météorologique d'Auxerre Saint-George
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,7 0,9 3 4,7 8,7 11,6 13,8 13,6 10,7 7,5 3,4 1,4 6,7
Température moyenne (°C) 3,4 4,4 7,3 9,8 14 16,9 19,6 19,6 16 11,7 6,6 4,3 11,1
Température maximale moyenne (°C) 6,1 7,9 11,6 14,8 19,3 23,2 26,4 25,2 21,3 15,9 9,8 6,9 15,6
Ensoleillement (h) 63 87 142 166 212 206 236 244 171 111 68 51 1 757
Précipitations (mm) 54,6 52,5 47,1 50,8 69,9 66,4 50,7 56,4 60,9 70,8 61,8 60,4 702,3
Source : http://www.meteo89.com/climat
Diagramme climatique
JFMAMJJASOND
 
 
 
6,1
0,7
54,6
 
 
 
7,9
0,9
52,5
 
 
 
11,6
3
47,1
 
 
 
14,8
4,7
50,8
 
 
 
19,3
8,7
69,9
 
 
 
23,2
11,6
66,4
 
 
 
26,4
13,8
50,7
 
 
 
25,2
13,6
56,4
 
 
 
21,3
10,7
60,9
 
 
 
15,9
7,5
70,8
 
 
 
9,8
3,4
61,8
 
 
 
6,9
1,4
60,4
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

Administration[modifier | modifier le code]

La préfecture de l'Yonne à Auxerre.

De 2011 au 21 septembre 2012, Jean-Paul Bonnetain était préfet de l’Yonne[16].

Transport[modifier | modifier le code]

L'autoroute A6 traverse le département, et dessert notamment Auxerre, Sens et Avallon. L'A19 rejoint l'A5 à proximité de Sens.

L’essentiel du trafic aérien s’effectue à partir de l’aéroport d'Auxerre - Branches même si l’activité de celui-ci est fortement limitée par la démographie d’une part, mais aussi par la proximité des aéroports de Paris. Les trajets de l’équipe de football de l’AJ Auxerre se font à partir d’Auxerre-Branches.

Le trafic ferroviaire s’effectue principalement depuis la gare d'Auxerre-Saint-Gervais, la gare de Laroche - Migennes et la gare de Sens. Des trains quotidiens et réguliers relient Paris Bercy à Auxerre. La plupart de ces trains ont pour provenance et terminus Avallon et Clamecy.

La plateforme fluviale multimodale de Gron et sa navette avec Le Havre ont été inaugurées en juillet 2010.

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants du département de l'Yonne sont appelés Icaunais et Icaunaises.

En 2017, le département comptait 338 291 habitants[Note 1], en diminution de 1,06 % par rapport à 2012 (France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1791 1801 1806 1821 1826 1831 1836 1841 1846
-320 596326 548332 905342 116352 487355 237362 961374 856
1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
381 133368 901370 305372 589363 608359 070357 029355 364344 688
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946
332 656321 062315 199303 889273 118277 230275 755271 685266 014
1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011
266 410269 826283 376299 851311 019323 096333 221340 088342 463
2016 2017 - - - - - - -
340 544338 291-------
(Sources : SPLAF - population totale du département depuis sa création jusqu'en 1962[17] − puis base Insee − population sans doubles comptes de 1968 à 2006[18] puis population municipale à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Communes les plus peuplées[modifier | modifier le code]

Liste des 15 communes les plus peuplées du département
Nom Code
Insee
Intercommunalité Superficie
(km2)
Population
(dernière pop. légale)
Densité
(hab./km2)
Modifier
Auxerre 89024 CA de l'Auxerrois 49,95 34 634 (2017) 693 modifier les donnéesmodifier les données
Sens 89387 CA du Grand Sénonais 21,92 25 935 (2017) 1 183 modifier les donnéesmodifier les données
Joigny 89206 CC du Jovinien 46,67 9 580 (2017) 205 modifier les donnéesmodifier les données
Migennes 89257 CC de l'agglomération Migennoise 16,58 7 240 (2017) 437 modifier les donnéesmodifier les données
Avallon 89025 CC Avallon - Vézelay - Morvan 26,75 6 572 (2017) 246 modifier les donnéesmodifier les données
Villeneuve-sur-Yonne 89464 CA du Grand Sénonais 40,00 5 219 (2017) 130 modifier les donnéesmodifier les données
Charny Orée de Puisaye 89086 CC de Puisaye-Forterre 230,40 4 877 (2017) 21 modifier les donnéesmodifier les données
Paron 89287 CA du Grand Sénonais 10,51 4 853 (2017) 462 modifier les donnéesmodifier les données
Tonnerre 89418 CC Le Tonnerrois en Bourgogne 58,27 4 575 (2017) 79 modifier les donnéesmodifier les données
Saint-Florentin 89345 CC Serein et Armance 28,60 4 362 (2017) 153 modifier les donnéesmodifier les données
Monéteau 89263 CA de l'Auxerrois 18,19 3 985 (2017) 219 modifier les donnéesmodifier les données
Villeneuve-la-Guyard 89460 CC Yonne Nord 16,62 3 465 (2017) 208 modifier les donnéesmodifier les données
Pont-sur-Yonne 89309 CC Yonne Nord 13,90 3 334 (2017) 240 modifier les donnéesmodifier les données
Saint-Georges-sur-Baulche 89346 CA de l'Auxerrois 9,60 3 230 (2017) 336 modifier les donnéesmodifier les données
Appoigny 89013 CA de l'Auxerrois 22,09 3 167 (2017) 143 modifier les donnéesmodifier les données

Culture[modifier | modifier le code]

Vieille ville d'Avallon.

L'Yonne est constituée de la Basse-Bourgogne (Auxerrois, Tonnerrois, Chablisien) et du Nord du Morvan, où l'on parle le bourguignon-morvandeau. C'est un dialecte de langue d'oïl mais qui se présente sous différentes variantes[20]. Le restant du département possède des parlers qui ne font pas partie du bourguignon-morvandeau. Il y a du champenois, et des parlers originaires du Centre-Val de Loire.

L'Yonne ne dispose pour l'instant que d'une seule scène conventionnée (Le Théâtre d'Auxerre)[21] et une SMAC[22] auxquels on peut ajouter un réseau de lieux plus ou moins petits, privés, associatifs ou communaux qui essayent de développer la culture, en ville (Théâtres à Sens[23], Joigny, Villeneuve-sur-Yonne[24], Brienon-sur-Armançon[25], L'Escale[26]) ou en milieu rural[27],[28],[29].

Plusieurs festivals s'y déroulent pendant l'année :

  • le festival du Chablisien[30] ;
  • le festival en Othe[31] ;
  • le Toucy Jazz Festival[32] ;
  • le festival Théâtre et cirque de Toucy
  • le Catalpa Festival[33] ;
  • les Rencontres musicales de Vézelay[34] ;
  • les Rencontres musicales de Noyers et du Tonnerrois[35] ;
  • le festival Vallée et veillée de Noyers ;
  • le festival Musicasens de Sens ;
  • le festival d'Orgue de Sens ;
  • le festival des 3 muses d'Avallon ;
  • le festival La Grande Hâte;
  • le festival des foins de Saint-Germain-des-Champs ;
  • le festival Festivallon d'Avallon et de l'Avelonnais ;
  • Taingy dans la rue[36] ;
  • les Estivales en Puisaye-Forterre[Note 2].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Auxerre et l'abbaye Saint-Germain.

L'Yonne permet de découvrir des vestiges anciens, des monuments historiques et des musées, des vignobles réputés (Chablis, Côte Saint-Jacques, Irancy) et des spécialités culinaires, ainsi que de vastes espaces naturels dont celui de Boutissaint, au cœur de la Puisaye, et une partie du parc naturel régional du Morvan, qui s'étend également sur la Côte-d'Or , la Saône-et-Loire et la Nièvre.

Parmi les sites les plus remarquables, on peut citer : la cathédrale, les vieilles maisons et les musées de Sens (le trésor de la cathédrale est le deuxième plus riche de France après celui de Sainte-Foy-de-Conques, et abrite notamment les vêtements liturgiques de Thomas Becket); l'abbaye Saint-Germain, la cathédrale et la tour de l'Horloge à Auxerre; les abbayes de la Pierre-qui-Vire, de Pontigny, de Quincy, de Reigny ; le prieuré de Vausse ; la colline de Vézelay, avec sa basilique, sa maison Jules-Roy et ses musées ; les églises d'Asquins, de Saint-Père, de Saint-Bris-le-Vineux, de Saint-Florentin, de Moutiers-en-Puisaye, de Villiers-Saint-Benoît, de La Ferté-Loupière ; la collégiale Notre-Dame de Montréal ; la collégiale Saint-Lazare, la tour de l'Horloge, les maisons anciennes, les remparts et le musée de Noyers-sur-Serein ; les maisons à pans de bois, l'église, le musée de la Résistance et la côte Saint-Jacques de Joigny ; les remparts et les maisons anciennes d'Avallon ; les musées de Saint-Léger-Vauban, de Lichères-sur-Yonne, de Saint-Sauveur-en-Puisaye (Colette), de Fontenoy, de Saint-Fargeau, de Villiers-Saint-Benoît, de Laduz ; la Fabuloserie de Dicy ; l'hôtel-Dieu, la fosse Dionne et le musée du Chevalier d'Eon de Tonnerre ; le chantier médiéval de Guédelon; les châteaux de Saint-Fargeau, Ancy-le-Franc, Tanlay, Druyes-les-Belles-Fontaines, Ratilly, Chastellux-sur-Cure, Maulnes ; la vallée du Cousin ; les rochers du Saussois ; la carrière souterraine d'Aubigny ; et les grottes d'Arcy-sur-Cure qui abritent des curiosités géologiques et des peintures préhistoriques du plus grand intérêt.

Deux petits trains touristiques: en gare de Massangis , "Le P'tit Train de l'Yonne", et en gare de Toucy, "Le train touristique de Puisaye" ; "Le cyclorail de Puisaye" en gare de Charny. Le parc animalier de Boutissaint à Treigny ; le parc du moulin à Tan et ses serres tropicales à Sens ; le Jardin de la Borde à Leugny. Les sept écluses de Rogny.

Le golf du château de Misery, le moins cher de France, a reçu le label "Golf écologique" et "Sport responsable". Pour ce dernier, il est, début 2013, le seul club sportif de Bourgogne (sur plus de 4 000). Une émission TV y est consacrée[37].

Politique[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Les vins de l'Yonne[modifier | modifier le code]

Avec le vignoble de Chablis, l'Yonne dispose de l'un des cinq vignobles de Bourgogne. Au XIXe siècle, l'Yonne produisait d'ailleurs plus de vin que la Côte-d'Or et fut même en 1827, pour la valeur de ses vins, le deuxième département français, après la Gironde[38].

La pierre de l'Yonne[modifier | modifier le code]

Dans l'Yonne comme dans le reste de la Bourgogne, la pierre naturelle est extraite. Elle a servi à la construction de villages entiers avant d'être délaissée pour l'usage de nouveaux matériaux de construction. Aujourd'hui, des carrières d'extraction et d'exploitation de pierre existent encore et continuent de travailler ce matériau traditionnel. On trouve notamment la pierre de l'Yonne, la pierre de Molay au sud d'Auxerre, ou encore la pierre de Massangis.

Des artisans perpétuent la tradition du travail de la pierre, et permettent ainsi la restauration de nombreuses bâtisses et bâtiments.

Divers[modifier | modifier le code]

Les résidences secondaires[modifier | modifier le code]

Selon le recensement général de la population du 1er janvier 2008, 12,4 % des logements disponibles dans le département étaient des résidences secondaires.

Ce tableau indique les principales communes de l'Yonne dont les résidences secondaires et occasionnelles dépassent 10 % des logements totaux.

Personnalités liées au département[modifier | modifier le code]

Personnalités nées dans l'Yonne[modifier | modifier le code]

Statue de Paul Bert sur le pont Paul-Bert à Auxerre.

Personnalités ayant vécu dans l'Yonne[modifier | modifier le code]

L'ex-entraineur de l'AJA : Guy Roux.

Personnalités mortes dans l'Yonne[modifier | modifier le code]

Audiovisuel[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.
  2. Les Estivales en Puisaye-Forterre (un festival de musique classique qui, depuis 2003, se déroule chaque année pendant la deuxième quinzaine d'août sur le territoire de la Puisaye-Forterre, dans les départements de l'Yonne, de la Nièvre et du Loiret)

Références[modifier | modifier le code]

  1. Bataille et al 1992, p. 19
  2. Bataille et al 1992, p. 20
  3. a et b Bataille et al 1992, p. 22
  4. a et b Bataille et al 1992, p. 25
  5. Bataille et al 1992, p. 28
  6. Bataille et al 1992, p. 29
  7. Bataille et al 1992, p. 30
  8. Bataille et al 1992, p. 32
  9. Bataille et al 1992, p. 33
  10. Bataille et al 1992, p. 35
  11. Bataille et al 1992, p. 35-41
  12. Bataille et al 1992, p. 45
  13. a et b Bataille et al 1992, p. 48
  14. a et b Bataille et al 1992, p. 55
  15. a et b Bataille et al 1992, p. 7
  16. Le nouveau préfet de l'Yonne nommé demain ? - L'Yonne, 25 septembre 2012
  17. Site sur la Population et les Limites Administratives de la France - fiche historique du département
  18. Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2013 - Recensements harmonisés - Séries départementales et communales
  19. Fiches Insee - Populations légales du département pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017
  20. « Dictionnaire de bourguignon », sur cadole.eu/bregognon/ (consulté le 16 août 2018).
  21. « Le Théâtre d'Auxerre », sur auxerreletheatre.com (consulté le 16 août 2018).
  22. « Le Silex », sur lesilex.fr (consulté le 16 août 2018).
  23. « Théâtre à Sens », sur ville-sens.fr (consulté le 16 août 2018).
  24. « Espace culturel Jean-Pierre Pincemin (théâtre, cinéma, photo, manifestations culturelles) à Villeneuve-sur-Yonne », sur villeneuve-yonne.fr (consulté le 16 août 2018).
  25. « Le Théâtre perché à Brienon-sur-Armançon », sur letheatreperche.com (consulté le 16 août 2018).
  26. « Cabaret l'Escale, Migennes », sur cabaret-escale.fr (consulté le 16 août 2018).
  27. « Le Moulin de Hausse Côte », sur haussecote.com/ (consulté le 16 août 2018).
  28. « Le Bellovidère », sur lebellovidere.ne (consulté le 16 août 2018).
  29. « La Closerie », sur lacloserie-spectacles.fr (consulté le 16 août 2018).
  30. « Festival du Chablisien », sur festival.onlc.fr (consulté le 16 août 2018).
  31. Le Festival en Othe
  32. Le Toucy Jazz Festival
  33. Le Catalpa Festival
  34. Les Rencontres Musicales de Vézelay
  35. Les Rencontres de Noyers
  36. Taingy dans la rue
  37. Émission de TV relative au golf du château de Misery
  38. Claude Chapuis, « Renaissance de vignobles bourguignons », Pays de Bourgogne, no 224,‎ , p. 3-17.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Maximilien Quantin, Dictionnaire topographique du département de l'Yonne : comprenant les noms de lieux anciens et modernes, Paris, imprimerie impériale, , 167 p. (notice BnF no FRBNF31161145, lire en ligne) (rédigé sous les auspices de la Société des sciences historiques et naturelles de l'Yonne, publié par ordre du ministre de l'Instruction publique et sous la direction du Comité des travaux historiques et scientifiques et des sociétés savantes).
  • Charles-Laurent Salch, « Druyes, les châteaux sur plan carré de l’Yonne », Châteaux-forts d’Europe, Strasbourg, no 17,‎ (ISSN 1253-6008, présentation en ligne).
  • Alain Bataille, Pascal Dibie, Jean-Pierre Fontaine, Jean-Charles Guillaume, Jean-Paul Moreau, Ferdinand Pavy, Line Skorka, Gérard Taverdet et Marcel Vigreux (préf. Henri de Raincourt), Yonne, Paris, Editions Bonneton, (ISBN 2-86253-124-3) Document utilisé pour la rédaction de l’article

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]