Verneuil d'Avre et d'Iton

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
image illustrant une commune de l’Eure
Cet article est une ébauche concernant une commune de l’Eure.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?). Le bandeau {{ébauche}} peut être enlevé et l’article évalué comme étant au stade « Bon début » quand il comporte assez de renseignements encyclopédiques concernant la commune.
Si vous avez un doute, l’atelier de lecture du projet Communes de France est à votre disposition pour vous aider. Consultez également la page d’aide à la rédaction d’un article de commune.

Verneuil d'Avre et d'Iton
Image illustrative de l'article Verneuil d'Avre et d'Iton
Blason de Verneuil d'Avre et d'Iton
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Eure
Arrondissement Évreux
Canton Verneuil-sur-Avre
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté de communes Normandie Sud Eure
Code postal 27130 et 27160
Code commune 27679
Démographie
Population
municipale
7 731 hab. (2013)
Densité 138 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 44′ 22″ nord, 0° 55′ 43″ est
Altitude Min. 147 m – Max. 197 m
Superficie 56,00 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Eure

Voir sur la carte administrative de l'Eure
City locator 14.svg
Verneuil d'Avre et d'Iton

Géolocalisation sur la carte : Eure

Voir sur la carte topographique de l'Eure
City locator 14.svg
Verneuil d'Avre et d'Iton

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Verneuil d'Avre et d'Iton

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Verneuil d'Avre et d'Iton

Verneuil d'Avre et d'Iton est, depuis le , une commune nouvelle française située dans le département de l'Eure en région Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

  • L'Avre passe à proximité de la ville de Verneuil (au sud de la RN 12). Depuis 1893, huit de ses sources situées à Rueil-la-Gadelière et Verneuil-sur-Avre sont captées pour alimenter en eau potable, grâce à un aqueduc, les 8e, 9e, 16e et 17e arrondissements de Paris à partir du réservoir de Saint-Cloud.
  • C'est l'Iton, autre affluent de l'Eure et donc sous-affluent de la Seine, qui remplit les fossés de la ville de Verneuil-sur-Avre. Lors de la fondation de la ville, Henri Ier Beauclerc fit détourner une partie de cette rivière pour alimenter la nouvelle ville en eau grâce à un bras forcé partant du Becquet à Bourth. À l'époque, Verneuil était située sur le territoire du duché de Normandie et l'Avre, qui coule à proximité, marquait la frontière avec le territoire du royaume de France, zone ennemie.

Localisation[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Sous l'Ancien Régime, la ville s'appelait Verneuil-au-Perche ou simplement Verneuil. Elle est devenue commune et chef-lieu de canton sous le nom de Verneuil, nom encore fréquemment employé dans le langage courant. L'actuelle dénomination Verneuil-sur-Avre semble s'être mise en place au milieu du XIXe siècle :

  • la forme Verneuil-sur-l'Avre est attestée en 1835 ;
  • Verneuil-sur-Avre est attestée sous ce nom en 1857 ;
  • la forme Verneuil est longtemps encore la plus couramment utilisée, notamment dans les ouvrages de référence ;
  • la forme actuelle a été officialisée à une date inconnue.

De vern (aulne) et ialos (clairière).

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen-Âge[modifier | modifier le code]

Verneuil-sur-Avre est fondé par Henri Ier Beauclerc, fils de Guillaume le Conquérant, après la révolte des nobles de 1117-1118. Certains des principaux révoltés sont Richer de l'Aigle, Robert du Neubourg et Eustache, comte de Breteuil, tous possessionnés autour de Verneuil. Henri Ier, une fois ces révoltés soumis, crée donc trois bourgs fortifiés à Verneuil-sur-Avre pour contrôler la région.

Le quartier Saint-Martin, situé au sud de l'Avre, dépendait des seigneurs du Thymerais. Ce face-à-face a donné lieu à de nombreuses confrontations entre les deux parties :

Révolution française[modifier | modifier le code]

Verneuil fut chef-lieu de district de 1790 à 1801. L'église de la Madeleine se trouva transformée en temple de la Raison (il en subsiste quelques traces sur la façade, à droite du porche, et la statue de la déesse est conservée à la mairie). En 1844, Gauville est rattachée à Verneuil.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Durant la Seconde Guerre mondiale, la Wehrmacht y installa un camp de prisonniers militaires, dit camp de l'École des Roches. Un grand nombre de soldats français victimes de la débâcle de 1940 y transitèrent avant d'être transférés dans des camps notamment autrichiens. 2 000 soldats canadiens capturés le 19 août 1942 lors de l'opération Jubilee (tentative de débarquement à Dieppe) y furent également détenus, du 20 au 30 août 1942, avant d'être transportés en Allemagne.

Dans la nuit du 12 au 13 août 1943, l'un des 504 avions de la RAF partis bombarder Milan, le Halifax JD125 code KN-A du 77th Squadron, fut abattu par le chasseur Focke-Wulf 190 piloté par l'Allemand Detlef Grossfuss du 2./JG2. Aucun des sept membres de l'équipage (six Britanniques et un Canadien) n'y survécut. Seuls six corps furent retrouvés, ceux des sergents Griffiths, Gray et Bacon, les trois autres (parmi lesquels le pilote Clinch, les aviateurs Hoyne, Gallantree ou le Canadien Donald Dufton) n'ayant pu être identifiés, ce qui explique la présence de six stèles dont trois anonymes au cimetière communal.

Le 17 août 1944, cinq FFI du réseau « Quand Même » (André Chasles, Jacques et Bernard Girard, Jean Pothin et Marius Bazille) étaient fusillés par les Allemands en compagnie du parachutiste commando canadien Hector Sylvestre qui avait rallié la Résistance. Celui-ci appartenait à la compagnie A du 1er bataillon parachutiste canadien (3e brigade parachutée, 6e division aéroportée). Cinq jours plus tard, le 22 août, la ville de Verneuil était libérée par les Américains de la 28e division d'infanterie et de la 2e division blindée. Les corps des six suppliciés reposent toujours au cimetière communal où ils furent transportés après la Libération, un rond-point porte le nom de Donald Dufton et une rue celui d'Hector Sylvestre.

Héraldique[modifier | modifier le code]

  • Armes actuelles de la ville de Verneuil-sur-Avre : « Parti, au 1 : d'or, au lion de gueules, au chef d'azur à trois fleurs de lys d'or ; au 2 : d'azur à la fleur de lys d'or. »
  • Armes antérieures de la ville de Verneuil : « D'argent, au lion de gueules, au chef d'azur, chargé de trois fleurs de lys d'or. »

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La commune nouvelle regroupe les communes de Francheville et de Verneuil-sur-Avre, qui deviennent des communes déléguées, le [1]. Son chef-lieu se situe à Verneuil-sur-Avre.

Liste des communes
Nom Code
Insee
Intercommunalité Superficie
(km2)
Population
(dernière pop. légale)
Densité
(hab./km2)
Verneuil-sur-Avre
(siège)
27679 Interco Normandie Sud Eure 31,97 6 680 (2014) 209
Francheville 27265 Communauté de communes Normandie Sud Eure 24,03 1 276 (2014) 53

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs Période Identité Étiquette Qualité

  ca 1856 M. Gouhier de Petiteville père Conseiller général

ca 1877 Comte Pierre Roger de Barrey  Droite Conseiller général

ca 1910 décès Eugène Le Vaillant de Glatigny  Conseiller général

  ca 1923 décès Henri Houdin Républicain progressiste Conseiller général

ca 1937 Charles Davesne RG puis RAD Conseiller général

ca 1940 Leon Labbé URD Conseiller général

ca 1995 Jacques Demaire MRG Conseiller général

juin 1995 mars 2001 Louis Petiet SE

  mars 2001 mars 2008 Christian Perron PS  Enseignant

mars 2008 mars 2014 Louis Petiet Apparenté UMP Conseiller général

mars 2014 en cours Yves-Marie Rivemale PS Médecin

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005.

En 2014, la commune comptait 6 680 habitants, en augmentation de 4,85 % par rapport à 2009 (Eure : 2,59 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

Évolution de la population  [[[Modèle:Données/Verneuil-sur-Avre/évolution population|modifier]]]

1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851

5 280 4 375 4 170 4 376 4 178 3 900 3 956 4 047 3 904

           Évolution de la population  [[[Modèle:Données/Verneuil-sur-Avre/évolution population|modifier]]]
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 906 3 714 4 259 3 896 3 755 3 988 4 200 4 270 4 330
           Évolution de la population  [[[Modèle:Données/Verneuil-sur-Avre/évolution population|modifier]]]
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 403 4 446 4 546 4 632 4 662 4 737 4 691 5 114 5 357
           Évolution de la population  [[[Modèle:Données/Verneuil-sur-Avre/évolution population|modifier]]]
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
5 551 6 012 6 499 6 698 6 446 6 619 6 655 6 205 6 680

De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.

(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999 puis Insee à partir de 2006 .)

Histogramme de l'évolution démographique [modifier]

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (26,6 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (54 %) est supérieur de plus de deux points au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 46 % d’hommes (0 à 14 ans = 16,8 %, 15 à 29 ans = 20,4 %, 30 à 44 ans = 20,7 %, 45 à 59 ans = 19,3 %, plus de 60 ans = 22,8 %) ;
  • 54 % de femmes (0 à 14 ans = 16,2 %, 15 à 29 ans = 17,8 %, 30 à 44 ans = 17,6 %, 45 à 59 ans = 18,5 %, plus de 60 ans = 29,9 %).

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

(Par ordre chronologique de date de naissance)

Enseignement[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]