Eure (département)

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Eure
Eure (département)
Eure (département)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Création du département
Chef-lieu
(Préfecture)
Évreux
Sous-préfectures Les Andelys
Bernay
Président du
conseil départemental
Sébastien Lecornu (Les Républicains)
Préfet Dominique Sorain
Code Insee 27
Code ISO 3166-2 FR-27
Code Eurostat NUTS-3 FR231
Démographie
Gentilé Eurois
Population 591 616 hab. (2012)
Densité 98 hab./km2
Géographie
Superficie 6 040 km2
Subdivisions
Arrondissements 3
Circonscriptions législatives 5
Cantons 23
Intercommunalités 35
Communes 675

L'Eure est un département français de la région Haute-Normandie ; c'est l'un des cinq départements issus du découpage de l'ancienne province de Normandie. Il tire son nom de l'Eure, rivière qui le traverse avant de rejoindre la Seine. L'Insee et La Poste lui attribuent le code 27.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Géographie de l'Eure.

Localisation[modifier | modifier le code]

Le département de l'Eure appartient à la région Haute-Normandie dont il constitue la partie méridionale. Il est limitrophe des départements de la Seine-Maritime au nord, de l'Oise, du Val-d'Oise et des Yvelines à l'est, d'Eure-et-Loir au sud, de l'Orne et du Calvados à l'ouest.

Régions naturelles[modifier | modifier le code]

Paysage bocager du Lieuvin.

D'une altitude moyenne de 150 mètres, l'Eure est un département constitué de plateaux séparés par des vallées plus ou moins profondes. Celles-ci délimitent les différentes régions naturelles qui sont au nombre de 13 : le pays de Lyons, le Vexin normand, le Vexin bossu, la vallée de la Seine, le plateau de Madrie, la campagne de Saint-André, le plateau du Neubourg, le pays d'Ouche (partagé avec l'Orne), le Roumois, le Lieuvin, le Marais-Vernier, le Pays d'Auge (partagé avec le Calvados et l'Orne) et un petit secteur du Perche, qui se prolonge en Eure-et-Loir.

De façon générale, les paysages de l'Eure sont profondément influencés par les différents pays riverains. Ainsi, « le Vexin français se prolonge sur le Vexin normand ; le Mantois et la Beauce poursuivent leur influence jusqu’aux portes de Rouen ; le pays d’Ouche est à cheval sur l’Eure et l’Orne et enfin le pays d’Auge en Basse-Normandie, transparaît jusqu’aux bords de la Risle aval[1]. »

Cinq grands ensembles paysagers se distinguent nettement :

  • la vallée de la Seine. Axe majeur de la région Haute-Normandie, la vallée de la Seine traverse la partie nord-est du département de l'Eure (de Vernon à Martot) et délimite sa frontière avec la Seine-Maritime au nord-ouest (de Sainte-Croix-sur-Aizier à Fatouville-Grestain)[2]. Elle constitue une structure paysagère complexe associant l'eau, des milieux naturels et forestiers, des paysages agricoles et des paysages urbains ou industriels ;
  • le Vexin Normand. Ce paysage de plateau agricole aux larges ondulations est principalement dédié aux cultures de blé, de lin et de betteraves. En se rapprochant de la vallée de l'Epte qui marque la limite avec le Vexin français, le plateau est creusé de multiples sillons. De nombreux vallons secs et talwegs forment ainsi des bosses et des creux qui descendent doucement vers la vallée de l'Epte ;
  • le plateau de l'Eure, dont les grandes étendues rappellent la Beauce voisine tout en ayant une architecture normande incontestable ;
  • le pays de Lyons. Ce territoire, compris entre la vallée de l’Andelle à l’ouest, la boutonnière du pays de Bray au nord-est et le Vexin normand au sud, est marqué par un massif forestier de près de 11 000 hectares, la forêt de Lyons. Celle-ci, majoritairement constituée de hêtraies, a pour particularité d’être morcelée et de renfermer de très nombreuses clairières dans lesquelles de grandes cultures témoignent de l’influence du Vexin normand[3] ;
  • les pays de l’Ouest de l’Eure (pays d’Ouche, Lieuvin, pays d’Auge et Roumois sud)[4]. Ils sont marqués par une place plus importante de l’herbe, de l’arbre et de la forêt, dessinant des paysages plus verts et, pour certains d’entre eux, plus vallonnées où dominent les prairies. Ainsi, au fur et à mesure que l'on se rapproche de l'ouest du département, les résidus bocagers deviennent de plus en plus nombreux jusqu'à former un bocage au maillage dense, notamment dans la partie nord du Lieuvin et le pays d’Auge. Ces pays se prolongent en Basse-Normandie à l’ouest et au sud.

Boisement[modifier | modifier le code]

Avec un taux de boisement de 23 %, l'Eure est le département normand le plus boisé. Principalement implantées dans les vallées ou leurs abords, les forêts couvrent environ 132 775 hectares de son territoire. Elles sont constituées à 85 % de feuillus (chêne et hêtre principalement) et à 15 % de résineux (pin sylvestre, douglas et pin laricio essentiellement)[5].

L'Eure compte trois forêts domaniales (c'est-à-dire qu'elles font partie du domaine privé de l'État et sont gérées par l'Office national des forêts) :

L'Eure, département normand le plus boisé.
  • La forêt de Lyons. Plus grand massif forestier de Normandie (11 000 ha), cette forêt se situe à cheval sur le Nord-Est du département de l'Eure et le Sud-Est de la Seine-Maritime. Elle est considérée comme une des plus belles hêtraies d'Europe, notamment grâce à sa clarté et à son aspect cathédrale du au caractère élancés des hêtres (jusqu'à 45 mètres de hauteur) qui laissent passer la lumière. Elle est parcourue par environ 300 km de chemins forestiers et abrite l'arboretum des Bordins[6].
  • La forêt de Montfort-sur-Risle. Située sur la rive droite de la Risle, sur une surface d'environ 2 800 ha, cette forêt est dominée principalement par les résineux (pins sylvestres, épicéas et autres douglas). Elle offre environ 150 km de chemins balisés dans un cadre au relief vallonné[7].
  • La forêt de Bord-Louviers. Jouxtant les vallées de l'Eure et de la Seine, cette forêt couvre environ 4 600 ha. Elle est constituée de pinèdes au Nord sur les terrasses de la Seine, d'une hêtraie dans la plaine centrale et d'une majorité de chênes sur les plateaux du Sud[8].

Les autres grandes forêts du département de l'Eure sont celles de Beaumont-le-Roger, de Conches, de Breteuil, d'Evreux et de Bourth.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le réseau hydrographique de surface, modérément développé, s'étend sur un total de plus de 3 176 km de cours d'eau. Il est concentré sur un petit nombre de rivières principales, qui avec leurs principaux affluents représentent un linéaire total de 1 350 km [9].

Les différents cours d'eau

Au nord, ce sont la Seine et ses affluents de rive droite :

Le sud est traversé par les rivières qui rejoignent la Seine en rive gauche :

Les rivières euroises prennent pour la plupart leur source en dehors des limites départementales : dans le Perche ornais pour la Risle, l’Iton, l’Eure et l’Avre et dans le pays de Bray (Seine-Maritime) pour l’Andelle et l’Epte. Seuls l’Oison, le Gambon et la Calonne prennent leurs sources dans le département [10]. Elles appartiennent toutes au bassin de la Seine à l’exception de la Calonne qui est un affluent de la Touques.

État écologique des cours d'eau

La Seine est le seul cours d'eau du département de l'Eure dont l'état écologique est considéré comme mauvais. En revanche, de nombreux petits affluents, notamment dans le nord ouest (le ruisseau saint-Chritophe, le Sébec, le ruisseau de la fontaine Barbotte) et dans le nord est (le Gambon et l'Andelle) sont en très bon état. Mais de façon générale, "la majorité du linéaire des cours d'eau dans l'Eure présente des altérations écologiques (physico chimique, chimique ou morphologique) qui déclassent la qualité en état moyen" [11].

L'ensemble des cours d'eau de l'Eure est menacé par différentes espèces invasives dont deux, en particulier, sont dangereuses et posent des difficultés : la renouée du Japon et la Jussie.

Relief[modifier | modifier le code]

De manière générale, l'Eure présente une géographie d'ensemble relativement uniforme, faite de plateaux faiblement ondulés, incisés par des vallées parfois profondes et encaissées, dessinant alors des paysages en creux. Cet aspect de la géographie euroise, beaucoup plus marqué dans le nord que dans le sud, crée des passages entre plateau et vallées souvent rapides, voire brutaux, et sans véritable transition : les coteaux, les falaises, les pentes, dessinent des espaces étroits, peu accessibles, abrupts ou subverticaux [12].

Vue des Andelys depuis le Château-Gaillard

L'altitude moyenne du département se situe aux alentours des 150 mètres NGF. Le point culminant est à 243 mètres, dans le sud, aux abords du Perche, dans le village du Mesnil-Rousset. En remontant vers le nord, l’altitude baisse lentement pour finalement s'approcher du 0 NGF (notamment près de l'estuaire de la Seine).

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat de l'Eure.

Le climat du département de l'Eure est océanique. Sous l'influence fréquente des dépressions venues de l'Atlantique, il est marqué globalement par l'humidité et une douceur des températures.

De nombreux facteurs locaux diversifient le climat : proximité ou non du littoral, altitude (- 0,6° par 100 m soit 1,5° entre zéro et 240 m), situation ventée ou d’abri, couverture végétale, qualité thermique des sols, etc. En effet, une différence importante se distingue entre, d'un côté, les zones situées au nord et à l'ouest, et de l'autre, les zones situées au sud et à l'est. Ainsi, le Lieuvin, le pays d'Auge, le Pays d'Ouche ainsi que le Vexin, ont un climat plus frais et plus humides. En revanche, le plateau de Saint-André et le plateau de Madrie, se caractérisent par une pluviosité plus faible (moins de 600 mm par an), la rapprochant en cela des plateaux d'Ile-de-France. La pluviométrie moyenne en fait le département le plus sec de Normandie.

En été, les nuits sont relativement fraîches, avec une grande amplitude thermique les journées ensoleillées. Cette fraîcheur nocturne, associée à des vents faibles, favorise la formation de brumes et brouillards.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Occupation du territoire[modifier | modifier le code]

L’Eure, comme l'ensemble de la Haute-Normandie, possède un bâti dense et réparti de façon homogène sur son territoire. Le paysage, profondément marqué par la présence de l'homme, se caractérise par l'absence d'étendues vides. Ainsi, il presque impossible de parcourir plus de trois kilomètres sans croiser une ou plusieurs habitations (qu'il s'agisse d'une ferme isolé, d'un hameau, d'un village ou d'une ville)[13].

Cette occupation régulière du territoire par le bâti permet de distinguer une hiérarchie urbaine s’organisant de la façon suivante :

  • les hameaux, distants de 1,5 km les uns des autres ;
  • les villages, distants entre eux de 3 km ;
  • les gros bourgs ou petites villes, tous les 20 km ;
  • les grandes villes centres, à 70 km les unes des autres.

Toutefois, à l'échelle régionale, des nuances se distinguent, contribuant, ainsi, à différencier les paysages entre eux :

  • dans le Vexin normand, sur les plaines du Neubourg et de Saint-André ainsi que sur le plateau de Madrie, l'habitat dispersé ou en hameaux se fait rare ; les fermes et les habitations tendent plutôt à se regrouper pour former de gros villages ou des villes, laissant de vastes espaces agricoles dans lesquelles l'occupation humaine se fait moins pressante ;
  • les pays du Lieuvin et du Roumois possèdent de très nombreux hameaux entre les villages, tendant alors vers un habitat diffus ;
  • les grandes villes engendrent autour d’elles une pression urbaine forte et impactant fortement les villages alentours. Des aires d’influence urbaine ceinturent ainsi les grandes villes ; c'est le cas de Rouen et d'Elbeuf en Seine-Maritime (dont l'influence se ressent profondément dans l'Eure, principalement dans la vallée de la Seine), Évreux et Louviers.

Organisation du bâti sur le territoire[modifier | modifier le code]

Le bâti n'est pas organisé partout de la même façon. Les formes urbaines diverses contribuent à différencier les unités de paysages entre elles. Parmi la grande variété de formes urbaines présentes dans l'Eure, il en est quelques-unes qui sont spécifiques au département, et plus largement à la région de Haute-Normandie, contribuant à son caractère identitaire[14].

Les villes nichées

Bernay, ville nichée dans la vallée de la Charentonne

Dans l'Eure, de nombreuses villes sont implantées au creux des vallées (afin, notamment, d'être proches des rivières dont l'eau est utile au développement industriel) : c'est vrai pour Évreux, Pont-Audemer, Bernay, Brionne, Verneuil-sur-Avre, Pacy-sur-Eure, Gisors, et beaucoup d'autres. Il en résulte : des villes discrètes, qui, nichées dans les vallées et le plus souvent entourées par des coteaux boisés, ne se perçoivent pas depuis les plateaux. Cependant, des vues urbaines d'ensemble remarquables se dégagent depuis le sommet des coteaux (c'est notamment le cas au Château-Gaillard où une vue imprenable s'offre sur Les Andelys et la vallée de la Seine, ou encore au donjon de Brionne où l'on domine la vallée de la Risle).

En revanche, la capacité d’accueil limitée des sites bâtis conduit à des phénomènes de débordement, liés à la pression du développement urbain. On constate alors des villes qui s’allongent de façon excessive dans les vallées et des extensions urbaines débordant sur les plateaux, avec la création de quartiers satellisés, déconnectés des centres-villes comme c’est le cas à Pacy-sur-Eure, Evreux ou Gisors.

Les villages jardinés

Saint-Jean de la Lecqueraye

Dans ces villages typiques du Lieuvin, du pays d'Auge, du Roumois et du pays d'Ouche, les maisons ne se regroupent pas les unes près de autres autour de l'église. En effet, chaque habitation conserve son terrain tout autour, créant ainsi un tissu villageois aéré. Le village s’organise autour d’une route ou d’un carrefour qui prend rarement l’aspect d’une rue car les abords restent généralement enherbés. Il n’offre pas une image urbaine mais plutôt une ambiance jardinée où la végétation est présente partout : les clôtures restent transparentes ou se parent de haies champêtres et taillées, et les arbres des jardins débordent généreusement sur la rue.

Les villages agricoles

Dans le Vexin normand, et sur les plaines du Neubourg et de Saint-André, les villages, généralement assez grands, présentent un caractère un peu austère : de grandes fermes, dont les bâtiments s’alignent perpendiculairement à la rue, offrent des façades aveugles prolongées par des murs d’enceintes. Peu de maisons s’ouvrent directement sur la rue, les jardins n'étant pas visibles. Une place, ou une mare demeure souvent l'espace le plus végétalisé et le plus conviviale.

Les villages-rues des plateaux

Ces villages, étirés le long des routes, sont hérités d'un parcellaire ancien, organisé perpendiculairement à la chaussée et relativement étroit. Les habitations s’égrènent sur une seule ligne le long de la route qui constitue le seul lien entre elles. L'ensemble compose une campagne habitée, où les relations entre villages et espaces agricoles environnants sont étroites, aussi bien d'un point de vue physique que visuel.

Les quartiers de la reconstruction

Les centres urbains de quelques villes de l'Eure ont été gravement endommagés par les bombardements allemands lors de la seconde guerre mondiale (contrairement aux villes de Basse-Normandie ou du Havre qui furent bombardés par les Alliés avant le débarquement). C'est notamment le cas de Vernon, de Gisors, de Louviers et d'Évreux qui fut sinistré à 47%. Lors de la reconstruction d'après guerre, un nouveau matériau incontournable apparaît : le béton armé. Son utilisation, pas toujours heureuse, a abouti à un manque d’unité et à la banalisation des centres anciens par une architecture parfois médiocre.

Les paysages de périphéries

Certains paysages autour des grandes villes sont gagnés par la péri-urbanisation (notamment autour d’Évreux ou de Louviers). Fortement marqués par la standardisation et l'absence d'identité, ces périphéries constituent des espaces non urbains mais sous influence urbaine qui grignotent de plus en plus les terres agricoles. Composés de lotissements d’habitat individuel, de zones d’activités et de zones commerciales, d'échangeurs et de ronds-points routiers, ils se retrouvent partout sur le territoire français.

Résidences secondaires[modifier | modifier le code]

Selon le recensement général de la population du 1er janvier 2008, 7,2 % des logements disponibles dans le département étaient des résidences secondaires.

Ce tableau indique les principales communes de l'Eure dont les résidences secondaires et occasionnelles dépassent 10 % des logements totaux en 2008.

Infrastructures de transport et communications[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Transport dans l'Eure.

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'Eure tire son nom de l'Eure, rivière qui le traverse avant de rejoindre la Seine.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de l'Eure.

L'époque moderne[modifier | modifier le code]

Le département a été créé à la Révolution française, le en application de la loi du , sous la dénomination « Département d'Évreux »[15], à partir d'une partie de la province de Normandie.

Chef-lieu du département à sa création, Évreux abandonna ce titre au cours de l'année 1793 au profit de Bernay, mais le récupéra avant la fin de cette même année[16].

Le département fut d'abord divisé en six districts (Évreux, Les Andelys, Bernay, Louviers, Pont-Audemer et Verneuil) en 1790 puis en cinq arrondissements à partir de 1800 : Évreux, Bernay, Les Andelys, Louviers et Pont-Audemer. Les deux derniers furent supprimés en 1926, celui de Pont-Audemer étant rattaché à Bernay et celui de Louviers partagé entre Les Andelys et Évreux.

Après la victoire des coalisés à la bataille de Waterloo (18 juin 1815), le département est occupé par les troupes prussiennes de juin 1815 à novembre 1818 (voir occupation de la France à la fin du Premier Empire).

Après le coup d'État du 2 décembre 1851 de Napoléon III, l'Eure fait partie des départements placés en état de siège afin de parer à tout soulèvement massif. Moins d'une centaine d'opposants sont arrêtés[17].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Conseil général de l'Eure.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie de l'Eure.

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Avec 591 616 habitants au 1er janvier 2012, l'Eure témoigne d'une bonne vitalité démographique. La population augmente au rythme de 0,7 % par an, rythme le plus élevé des cinq départements normands.

1791 1801 1806 1821 1826 1831 1836 1841 1846
385 206 402 796 421 344 416 178 421 665 424 248 424 762 425 780 423 247
1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
415 777 404 665 398 661 394 467 377 874 373 629 364 291 358 829 349 471
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946
340 652 334 781 330 140 323 651 303 159 308 445 305 788 303 829 315 902
1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011
332 514 361 943 383 385 422 952 462 323 513 818 541 054 567 223 588 111
2012 - - - - - - - -
591 616 - - - - - - - -
(Sources : SPLAF[18])


Population des principales villes[modifier | modifier le code]

Population légale (municipale) des principales villes au 1er janvier 2012[19]  :

Évreux 49 634 Pont-Audemer 9 011
Vernon 24 112 Les Andelys 8 179
Louviers 17 973 Gaillon 7 175
Val-de-Reuil 13 407 Verneuil-sur-Avre 6 215
Gisors 11 283 Saint-Sébastien-de-Morsent 5 070
Bernay 10 399 Aubevoye 5 027

Autres chiffres[modifier | modifier le code]

Variation de population 2006 - 2011 : + 20 890 hab.
Taux annuel moyen de variation de la population 2006 - 2011 dû au solde naturel : + 0,5 %
Taux annuel moyen de variation de la population 2006 - 2011 dû au solde migratoire : + 0,3 %[20]

Equipements culturels[modifier | modifier le code]

Musées[modifier | modifier le code]

La Maison du sabotier de la Haye-de-Routot

Le département de l'Eure regorge de très nombreux musées de tradition et de savoir-faire tels que : la Chaumière aux Orties à la Haye-de-Routot, l'écomusée-moulin Amour de Saint-Ouen-de-Pontcheuil, le four à pain-musée de la Haye-de-Routot, la Maison du Sabot de la Haye-de-Routot, le musée du verre de Conches, le musée de la ferronnerie et des métiers annexes de Francheville, le musée des instruments à vent de la Couture-Boussey, le musée du cidre de Saint-Aubin-le-Guichard, le musée du Pays de Conches, la Manufacture - Musée du peigne et parures d'Ézy-sur-Eure, le musée de la Reliure du château de Beaumesnil, la maison du lin de Routot, le musée municipal de Louviers, etc.

On trouve également :

Théâtres[modifier | modifier le code]

Les principales villes de l'Eure possèdent leur théâtre. Ainsi, on peut citer : le théâtre d'Évreux, le théâtre du Grand Forum à Louviers, le théâtre de l'arrosoir à Vernon, le théâtre Edith Piaf à Bernay, etc.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Culture dans l'Eure.

Littérature et poésie[modifier | modifier le code]

  • Les dévoreurs de livres : opération visant à promouvoir la littérature jeunesse chez les 9 à 16 ans.
  • Place à la Poésie : manifestation de valorisation et de sensibilisation à l'art poétique, qui s’inscrit dans le cadre du Printemps des Poètes.

Musique[modifier | modifier le code]

Affiche de l'édition 2010 du festival Le rock dans tous ses états

Cultes[modifier | modifier le code]

Bazoques, maison de charité

Pour l'Église catholique, le département correspond à l'actuel diocèse d'Évreux. Celui-ci fait partie, comme les autres diocèses normands, de la Province ecclésiastique de Rouen. L'évêque actuel est Mgr Christian Nourrichard.

Terre essentiellement catholique dans les siècles passées, le département de l'Eure a connu, comme le reste de la France, une forte déchristianisation au cours du XXe siècle.

L'Eure dispose encore d'un patrimoine religieux très important, témoignant de l'importance du catholicisme autrefois. Cela va des églises, présentes dans presque tous les villages, aux abbayes telles que celles du Bec-Hellouin ou de Mortemer, en passant par les calvaires ou les croix de chemin.

L'Eure est le département français qui a conservé le plus grand nombre de confréries de charité (on en dénombre environ 120). Une confrérie de charité est une association de paroissiens, les charitons, qui assurent bénévolement les inhumations et participent aux offices religieux. L’origine de ces confréries remonte au XIe siècle, du temps des premières grandes épidémies où personne ne voulait s’occuper de l’inhumation des défunts. La Charité de la Landepereuse est la plus ancienne : elle daterait de 1080.

Tous les deuxième dimanche de septembre, les Mauriciens de toutes les communautés et de toutes les religions se retrouvent à PintervilleJacques-Désiré Laval, le « Saint » de l'île Maurice natif du département exerça son Ministère pendant deux ans.

Économie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Économie de l'Eure.

Emploi[modifier | modifier le code]

Les effectifs salariés sont répartis de la façon suivante[21] :

Secteurs d'activité Emploi salarié Pourcentage
Agriculture 1 682 0,9
Industrie 38 627 22,2
Construction 11 500 6,6
Tertiaire 122 464 70,3
Total 174 273

Le taux de chômage, au premier trimestre 2014, était de 10,4.

Les 10 entreprises qui emploient le plus de salariés sont[22] :

  • Aptar Pharma (fabrication de matériel pharmaceutique), Le Vaudreuil, 1933 employés
  • Sanofi Pasteur (Fabrication de préparations pharmaceutiques), Val-de-Reuil, 1790 employés
  • SNECMA (Construction aéronautique et spatiale,) Vernon, 1100 employés
  • Glaxo Smith Kline (Fabrication de préparations pharmaceutiques), Evreux, 1000 employés
  • Terbati (Nettoyage industriel), Normanville, 730 employés
  • Schneider Electric (automatisme, électronique), Le Vaudreuil, Guichainville, Beaumont-le-Roger, 719 employés
  • Center Parcs (parc de loisirs, hôtellerie), Verneuil-sur-Avre, 627 employés
  • Arkema France (polymères techniques), Serquigny, 600 employés
  • Janssen-Cilag (pharmaceutique,) Val-de-Reuil, 600 employés
  • Deutsch (Connecteurs électriques), Evreux, 570 employés

Agriculture[modifier | modifier le code]

L'agriculture est un secteur économique important qui occupe un total de 3 850 km2 (63 % de la superficie du département), soit :

Industrie[modifier | modifier le code]

L’Eure est un territoire favorable au développement industriel : une position géographique stratégique entre, d'un côté, le marché francilien et, de l'autre, les ports normands tels que Rouen et Le Havre ; un tissu dense de PME performantes et un paysage économique structuré autour de filières d’excellence comme la pharmacie/cosmétique, l’aéronautique et le spatial, l’automobile ou encore les constructions électriques et électroniques[23]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tourisme dans l'Eure.

L'Eure ne dispose pas de côte maritime, et seuls quelques endroits présentent un caractère « spectaculaire », tels que le site de Château Gaillard près des Andelys ou la pointe de la Roque qui domine l'estuaire de la Seine en aval du pont de Tancarville. L'Eure bénéficie en revanche de paysages assez préservés de l'industrialisation et de l'urbanisation, de grandes forêts, de campagnes typiques avec de fraîches vallées et de villes d'importance moyenne ou petite qui ont su préserver leur charme et leur caractère. Le tourisme qui s'y pratique est plutôt un tourisme de week-end car ce département est favorisé par sa proximité de Paris et sa situation sur la route des plages du Calvados. D'ailleurs beaucoup de ses habitants vont travailler dans la région parisienne ou dans l'agglomération rouennaise.

Parcs et jardins[modifier | modifier le code]

L'étang aux nymphéas à Giverny

L'Eure possède 7 jardins remarquables[24].

  • Le jardin de la Fondation Claude Monet à Giverny. Située sur la rive droite de la Seine, la commune de Giverny est célèbre dans le monde entier au travers des tableaux de Claude Monet qui y vécut de 1883 jusqu'à sa mort en 1926. La Maison et le jardin Claude Monet se visitent.
  • Le jardin du Musée des impressionnismes à Giverny.
  • L'Arboretum d’Harcourt. Situé dans le domaine du château d'Harcourt, cet arboretum regroupe, sur une superficie de 11 hectares, plus de 500 essences d'arbres et arbustes, âgés de 150 à 200 ans.
Parc du chateau du Champ-de-Bataille
  • Le parc du Château du Champ de Bataille au Neubourg. En 1992, lorsque Jacques Garcia acquiert le château du champs de bataille, les jardins du parc ont totalement disparus. Recréés à partir de rien ou presque, ils occupent aujourd'hui un espace de 100 hectares évoquant les 7 degrés de la création.
  • Les jardins et roseraie du parc du Château de Miserey (site classé). Dans le parc du château, un jardin a été aménagé en trois espaces : l’enfer, le purgatoire et l’eden. Dans ce jardin composé selon un plan cruciforme, l’Enfer est une collection d’arbres et d’arbustes épineux, le Purgatoire une allée d’ifs d’Irlande et l’Eden une collection de rosiers sans épine [25]
  • Le parc du Château de Saint-Just à Saint-Just.
  • Les parc et jardins du Château de Vandrimare (site classé).

Monuments[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2011, l'Eure compte 456 édifices comportant une protection au titre des monuments historiques. 143 d'entre eux sont classés ; les 313 autres sont inscrits[26].

Châteaux[modifier | modifier le code]

Le département de l'Eure a conservé un nombre important de forteresses et de châteaux médiévaux hérités des conflits franco-normands. Ces monuments sont particulièrement présents dans les vallées de l'Avre, de la Seine et de l'Epte qui correspondent approximativement à l'ancienne frontière entre la France et la Normandie, mais également dans la vallée de la Risle. Voici quelques exemples de ce type de construction :


D'autres châteaux, de construction plus récente, jalonnent également l'ensemble du territoire eurois :


Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Le patrimoine religieux de l'Eure se distingue par :


Patrimoine industriel[modifier | modifier le code]

Dans l'Eure, l'eau a constitué un moteur de développement industriel très important. En effet, l'énergie hydraulique a permis au département de connaître une prospérité et un essor économique importants au cours du XIXe. Ainsi, en 1860, l'Eure est "le premier département par la puissance équipée de ses rivières". L'avènement des machines à vapeur et le choix du département de l'Eure de persister sur la voie hydraulique précipitera son déclin. Même au début du XXe, alors que l'énergie hydraulique est majoritairement utilisé en France pour produire de l'électricité, "l'Eure continue à l'utiliser surtout sous forme d'énergie mécanique directe et par là-même se condamne au déclassement économique"[47]. De ce passé industriel, subsistent encore, au sein des vallées euroises :


Vestiges archéologiques[modifier | modifier le code]
  • Gisacum, le sanctuaire antique du Vieil-Evreux.
  • La sépulture néolithique collective d'Houlbec-Cocherel : cet ossuaire comportant une vingtaine de squelettes est le premier site préhistorique découvert au monde en 1685.
  • Monuments néolithiques situés à la confluence de la Seine, de l'Eure et de l'Andelle, vers Le Vaudreuil : concentration de dolmens et de menhirs.


Villages pittoresques[modifier | modifier le code]

  • Champignolles. Village du Pays d'Ouche situé sur la rive droite de la Risle et près de la forêt de Conches, Champignolles a conservé une véritable authenticité au travers de son bâti traditionnel et ses paysages. Sa douceur de vivre est notamment décrite au travers des œuvres de Jean de La Varende et Philippe Delerm.
  • Place de Lyons-la-Forêt
    Cormeilles. Petite cité du Pays d'Auge traversée par la Calonne et le douet Tourtelle, Cormeilles présente un caractère authentique grâce à ses ruelles pittoresques aux façades à colombages. Elle est notamment connue pour ses boutiques d'antiquaires et sa célèbre distillerie.
  • Lyons-la-Forêt (classé parmi les plus beaux villages de France). Situé au cœur de la forêt de Lyons, traversé par la Lieure et par le Fouillebroc, Lyons-la-Forêt s'est d'abord fait connaître comme résidence ducale pour les ducs de Normandie. Préservé des bombardements de la seconde guerre mondiale, le village a conservé son caractère typique normand, lui permettant de servir de décor au film Madame Bovary de Claude Chabrol. Maurice Ravel ainsi que Paul-Émile Pissarro y résidèrent.
  • Les halles médiévales de la Ferrière-sur-Risle
    Quillebeuf-sur-Seine. Situé dans le dernier méandre de la Seine, à l’embouchure de l’Estuaire et à proximité des ponts de Normandie et de Tancarville, Quillebeuf-sur-Seine est une ancienne cité maritime. Le riche patrimoine historique du village est empreint de ce passé et des souvenirs des marins encore bien présents. Il conserve également de très belles maisons à pans de bois du XVIe siècle, notamment dans la Grande Rue[50].
  • Saint-Georges-du-Vièvre. Localisé au sein du Lieuvin, à l'endroit où se dressait la forêt du Vièvre, ce village a gardé un charme typiquement normand avec une architecture faites notamment de pans de bois et de briques. Il est connu pour avoir été le berceau, avec quelques communes avoisinantes, du Maquis Surcouf, un des mouvements de résistance les plus importants de Normandie durant la seconde guerre mondiale.
  • Vieux-Port. En plein cœur de la vallée de la Seine, ce village, le plus petit du département de l'Eure, est le mieux préservé et le plus typique de la Route des chaumières.

Architecture vernaculaire[modifier | modifier le code]

Matériaux de construction du bâti traditionnel[modifier | modifier le code]

Les matériaux les plus répandus dans le bâti traditionnel sont le bois, la brique, l’argile, la craie et le calcaire, le silex, le grès, la pierre de grison et l'ardoise.

Style architectural[51][modifier | modifier le code]

Colombages (ou pans de bois)[modifier | modifier le code]

L'élément principal, à la base de l'identité architecturale normande dans l'Eure, est la maison à pans de bois (ou colombages). Cette architecture est présente sur la quasi totalité du département : à l'est avec Lyons-la-Forêt ou Etrepagny, à l'ouest avec Le Bec-Hellouin ou Cormeilles, au sud avec Rugles, et enfin, au nord, avec Quillebeuf-sur-Seine ou Vieux-port. Quelques exemples de cette architecture :

Constructions en briques[modifier | modifier le code]

Le second élément caractéristique de l'architecture normande dans l'Eure est la brique[52]. Matériau facilement réalisable puisqu'il est fait à partir d'argile, il est surtout présent dans la partie sud du département. Sa couleur varie généralement entre l'orange foncé et le rouge sombre (il n'existe que peu de briques jaunes ou grises). La brique peut être vitrifiée (elle subit une cuisson trop importante et les silices présentes dans l'argile deviennent verre), vernissée (une couche de vernis est passée sur la brique avant sa cuisson) ou émaillée (une couche d'émail est ajoutée). Ces diférents types de briques permettent de réaliser des décors sur les façades des constructions.

Bichromie[modifier | modifier le code]

Troisième élément : la bichromie. Possible grâce à la variété des matériaux, la bichromie n'est pas une technique constructive, mais une technique de parement. Ainsi, des matériaux sont mis en interaction afin de créer un motif en damier permettant d'enrichir la décoration des façades. Ces matériaux sont la plupart du temps au nombre de deux (on parle donc de bichromie), plus rarement au nombre de trois (on parle alors de trichromie) et enfin, très rarement, au nombre de quatre (il s'agit de quadrichromie). L'église de Mesnil-sous-Vienne, comporte ainsi un damier fait de grès rouge, de brique, de silex noir et de craie.

Si, très souvent, le parement est un damier semblable aux cases d'un échiquier, il contient parfois des blasons ou des calices, et dans le cas de l'église de Saint-Grégoire-du-Vièvre, d'un rébus portant sur l'ensemble du mur Sud[53].


L'essentage[modifier | modifier le code]

L'essentage[54] consiste à couvrir des parois verticales par des éléments généralement utilisés pour des toitures comme les ardoises ou de petites planchettes de bois. Cette technique est utilisée pour orner les façades des bâtiments dans les centres villes ; elle a donc un but décoratif. Dans les campagnes, l'essentage permet de recouvrir les pignons situés à l'Ouest, façades principalement battues par les pluies et les vents, afin de protéger les parties composées de chaux et/ou de colombages. Parfois, l'essentage peut concerner l'ensemble des façades d'une maison. Certains essentages présentent des caractéristiques particulières afin de renforcer l'aspect décoratif et donner plus de charme aux façades. On trouve, ainsi, des essentages en ardoise, en châtaignier, en bois, en plaques de zinc, etc.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

En tant que département normand, l'Eure offre une gastronomie basée sur les spécialités "classiques" de cette région : la pomme, le lait et la viande ainsi que les alcools comme le cidre, le calvados et le pommeau. A noter également que l'Eure possède de nombreux marchés réputés, dont certains sont spécialisés : le marchés aux pommes de Sainte-Opportune-la-Mare, le marchés au foie gras du Neubourg, la foire aux harengs de Lieurey, etc.

Entrées, entremets[modifier | modifier le code]

Plats[modifier | modifier le code]

Fromages[modifier | modifier le code]

  • Le Boursin (marque), fromage de lait de vache à pâte fraîche salée mélangée d’ail et de fines herbes, appartenant au groupe français Bel.
  • Le Caugéen, fromage de chèvre.
  • Le Cormeillais, fromage au lait cru de vache, à pâte molle à croûte fleurie de forme ovale.
  • Le Pavé du Plessis : fromage de lait cru de vache produit par la Fromagerie du Plessis, propriété de la famille d'industriels laitiers Graindorge.

Confiseries et desserts[modifier | modifier le code]

Boisson[modifier | modifier le code]

Pommeau de Normandie, élaboré à la distillerie de Cormeilles

Dans l'Eure, sont produits certains alcools typiques de la Normandie : le Cidre, le Calvados, le Calvados Pays d'Auge, AOC et le Pommeau de Normandie, AOC. A noter d'ailleurs que la plus grande distillerie de Calvados et de pommeau de Normandie est installée dans l'Eure, à Cormeilles, depuis 1910.

D'autres produits sont originaires de l'Eure ou produits sur son territoire. C'est notamment le cas :

  • du Noyau de Vernon. Le Noyau de Vernon est une infusion de noyaux et d'amandes de cerises mélangées à de l'eau-de-vie de kirsch. Une distillerie, portant le nom de ce spiritueux, a vu le jour au XIXe siècle dans la ville de Vernon avant de disparaître dans les années 1980. Depuis, l'entreprise a fusionné avec celle du Noyau de Poissy dans la société « Noyaux de France »[56].
  • de la bière Richard Cœur de Lion, élaborée à Tosny près des Andelys.
  • de Pierval (eau de source). La source Pierval jaillit sous les chênes centenaires du parc du château de Pont-Saint-Pierre, dans le Vexin normand. La marque Pierval appartient au Groupe Alma.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Parc naturel régional[modifier | modifier le code]

Chaumières du Marais Vernier

Une partie du département de l'Eure est compris dans le parc naturel régional des Boucles de la Seine normande. Au total, 33 communes et une ville-porte (Pont-Audemer), appartiennent à ce parc riche d'un patrimoine naturel et culturel exceptionnel. De nombreuses richesses du parc, qu'elles soient historiques, architecturales ou naturelles, se trouvent du côté eurois.

  • Le patrimoine naturel

Ancien méandre de la Seine, le Marais Vernier[57] est une vaste zone humide de 4 500 hectares. Véritable amphithéâtre naturel, il est constitué de roselières, de prairies humides et de tourbières (2 000 hectares, ce qui en fait la plus grande tourbière de France), d’innombrables canaux et fossés et de la Grand’Mare, le seul étang naturel de Haute-Normandie.

Le Marais-Vernier se distingue également par sa faune (hérons cendrés, oies, cigognes, martins pêcheurs, chevêches, butor étoilé, balbuzard pêcheur, bécassine des marais, corlieu, busard Saint-Martin, etc.), sa flore (orchis de mai, épipactis des marais, écuelle d’eau, grande douve, sphaigne, rossolis, linaigrette à feuille large, marisque, choin noirâtre, cirse anglais, lobélie brûlante, troscart des marais, utriculaire, hydrocharis des grenouilles, âche inondée, cresson à petites feuilles, orchis à fleurs lâches, orchis négligé, iris des marais, lychnis fleur-de-coucou, piment royal, etc.). Des vaches écossaises ont été introduites pour entretenir les pâtures du Marais-Vernier ainsi que des chevaux de Camargue.Enfin, il est à noter que la pomme de Rever est spécifique du Marais-Vernier ; elle tient son nom de l’abbé François Rever.

If millénaire de La Haye-de-Routot

Les arbres remarquables : les ifs de La Haye-de-Routot, dont les troncs, qui se sont creusés au fil des siècles, accueillent un oratoire et une chapelle ; le chêne de la Chapelle de la Ronce à Caumont.

  • Le patrimoine architectural : la chapelle Saint-Thomas à Aizier, la ferme fortifiée de Beaumont à Bourneville, le moulin de pierre de Hauville.
  • La route touristique des chaumières.

Natura 2000[modifier | modifier le code]

L'Eure comprend 18 sites classés Natura 2000, qui couvrent environ 5 % de son territoire (forêt de Lyons ; Marais-Vernier et basse vallée de la Risle ; Risle, Guiel, Charentonne ; îles et berges de la Seine, etc.).

Faune[modifier | modifier le code]

  • L‘épagneul de Pont-Audemer. C'est une race de chien originaire du Marais-Vernier. Ce chien de chasse est particulièrement réputé pour ses qualités de retriever en eau profonde et de broussailleur.

Personnalités liées au département[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

  • Saint Nicaise (IIIe siècle), apôtre du Vexin.
  • Saint Taurin d'Évreux (IVe siècle), premier évêque et évangélisateur d'Évreux.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Richard Cœur de Lion

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Nicolas Poussin

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Armée
Spectacle, cinéma et médias
Nathalie Baye
Gastronomie
Wax Tailor
Ingénierie et sciences
Chantal Jouanno
Littérature
Claude Monet.
Laëtitia Casta
Musique
Peinture et dessin
  • Claude Monet (1840-1926), peintre et fondateur de l'impressionnisme. Il vécut à Giverny, près de Vernon, de 1883 à 1926. C'est à Giverny qu'il a peint Les Nymphéas, série mondialement connue de peintures à l'huile représentant le bassin de nénuphars présent dans ses jardins.
  • Emile Vaucanu (1864-1894), graveur, dessinateur et aquarelliste.
Bruno Le Maire
Politique
Philippe Delerm
Religion
Sculpture
Sport

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
« Coupé, en 1 de gueules aux deux léopards d'or armés et lampassés d'azur, et en 2 d'azur semé de fleurs de lys d'or, à la bande componée d'argent et de gueules de six pièces. »

Ce blason rappelle les armoiries de la Normandie, province dont fait partie le département, et celles de la ville d'Évreux, son chef-lieu.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « 7 grands ensembles de paysages », sur Atlas des paysages de la Haute-Normandie (consulté le 1 janvier 2015)
  2. « Le portail des territoires et des citoyens », sur Géoportail (consulté le 1 janvier 2015).
  3. « Le pays de Lyons », sur Atlas des paysages de la Haute-Normandie (consulté le 2 janvier 2015).
  4. « Les pays de l’Ouest de l’Eure », sur Atlas des paysages de la Haute-Normandie (consulté le 2 janvier 2015).
  5. « Les forêts dans l'Eure », sur Le site de la préfecture de l'Eure (consulté le 16 décembre 2014).
  6. « Forêt domaniale de Lyons-la-Forêt », sur Eure tourisme (consulté le 20 mai 2015)
  7. « Forêt domaniale de Montfort-sur-Risle », sur Eure tourisme (consulté le 20 mai 2015).
  8. « Forêt domaniale de Bord-Louviers », sur Eure tourisme (consulté le 20 mai 2015).
  9. « Atlas hydrogéologique numérique de l’Eure - Volet bilan quantitatif », sur Le site du conseil départemental de l'Eure (consulté le 18 décembre 2014)
  10. « Observatoire de l'eau Année 2008 », sur Le site du conseil général de l'Eure (consulté le 18 décembre 2014)
  11. « Observatoire de l'eau Année 2008 », sur Le site du conseil général de l'Eure (consulté le 26 juillet 2015)
  12. « Les paysages et les reliefs - Des paysages horizontaux, animés par de fortes ruptures de pentes », sur Atlas des paysages de la Haute-Normandie (consulté le 19 décembre 2014)
  13. « Les paysages et l’urbanisation », sur Atlas des paysages de la Haute-Normandie (consulté le 13 janvier 2015)
  14. « Les paysages et l’urbanisation - Des paysages profondément humanisés », sur Atlas des paysages de la Haute-Normandie (consulté le 20 janvier 2015)
  15. Marquis de Blosseville, Dictionnaire topographique de la France - Département de l'Eure, 1877, p. 80
  16. Milou (Émile) RIKIR, Les départements et subdivisions de même ordre créés à travers l'Europe et ses colonies entre 1789 et 1815
  17. Jacques Olivier Boudon, Les Bonaparte : regards sur la France impériale. La Documentation photographique, dossier 8073, janvier-février 2010, p. 11 (carte de Gilles Pécout)
  18. Fiche historique du département sur le site du SPLAF., consulté le 19 janvier 2015.
  19. Insee - Population au 1er janvier 2012 (population légale en vigueur au 1er janvier 2015) (pdf)
  20. Insee - Historique des résultats du recensement 2006-2011, consulté le 7 avril 2015
  21. « 27 EN POCHE - Les chiffres clés du département de l’Eure 2014 », sur Chambre de commerce et d'industrie de l'Eure (consulté le 7 janvier 2015)
  22. « Économie, santé : les chiffres clés du département de l'Eure », sur Normandie actu (consulté le 18 mai 2015)
  23. « Le département de l'Eure », sur Direccte Haute-Normandie (consulté le 18 mai 2015)
  24. « Comité des Parcs et Jardins de France »
  25. « Jardins et Roseraie du Château de Miserey », sur Giverny village (consulté le 16 juillet 2015)
  26. [PDF] « Patrimoine et architecture - Chiffres clés 2013 », Ministère de la Culture et de la Communication (consulté le 23 décembre 2014)
  27. « Château d'Harcourt », base Mérimée, ministère français de la Culture
  28. « Château-Gaillard », base Mérimée, ministère français de la Culture
  29. « Restes du château de Gisors », base Mérimée, ministère français de la Culture
  30. « Château de Gaillon », base Mérimée, ministère français de la Culture
  31. « Château d'Ivry-la-Bataille », base Mérimée, ministère français de la Culture
  32. « Ruines du château-fort », base Mérimée, ministère français de la Culture
  33. « Domaine du château de Bizy », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  34. « Domaine de Beaumesnil », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  35. « Château du Buisson-de-May », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  36. « Château de Bonneville », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  37. « Château du Champ-de-Bataille », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  38. « Château Saint-Hilaire », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  39. « Cathédrale Notre-Dame », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  40. « Ancienne abbaye Notre-Dame du Bec », base Mérimée, ministère français de la Culture
  41. « Ancienne abbaye Notre-Dame », base Mérimée, ministère français de la Culture
  42. « Restes de l'abbaye de Fontaine-Guérard », base Mérimée, ministère français de la Culture
  43. « Collégiale Notre-Dame », base Mérimée, ministère français de la Culture
  44. « Église Notre-Dame, actuellement collégiale », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  45. « Église de la Madeleine », base Mérimée, ministère français de la Culture
  46. « Chapelle Saint-Firmin », base Mérimée, ministère français de la Culture
  47. LEMENOREL Alain ; Hydraulique, vapeur et industrialisation au XIXe siècle : la "voie normande" [en ligne]. In : Cahier des annales de Normandie n°25, volume 25 – 1993. Disponible sur : http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/annor_0570-1600_1993_hos_25_1_4119 (page consultée le 9 juillet 2015)
  48. « Moulin d'Andé », base Mérimée, ministère français de la Culture
  49. « Moulin de Muids », base Mérimée, ministère français de la Culture
  50. « Quillebeuf-sur-Seine, un riche passé historique en vallée de Seine », sur Office de Tourisme du Canton de Quillebeuf-sur-Seine (consulté le 11 juillet 2015)
  51. POULAIN F. ; Service Territorial de l'Architecture et du Patrimoine de l'Eure (DRAC Haute-Normandie). L'identité normande dans l'Eure [en ligne]. In : Connaissance n°01 – 21 octobre 2012. Disponible sur : http://www.eure.gouv.fr/content/download/8409/47813/file/01%20L%27identit%C3%A9%20normande%20dans%20l%27Eure.pdf (page consultée le 12 décembre 2014)
  52. POULAIN F. ; Service Territorial de l'Architecture et du Patrimoine de l'Eure (DRAC Haute-Normandie). La couleur des briques de l'Eure [en ligne]. In : Conseil n°25 – 14 décembre 2012. Disponible sur : http://www.eure.gouv.fr/content/download/6373/37115/file/25%20La%20couleur%20des%20briques%20dans%20l%27Eure.pdf (page consultée le 13 janvier 2015)
  53. POULAIN F. ; Service Territorial de l'Architecture et du Patrimoine de l'Eure (DRAC Haute-Normandie). Le damier des églises de l'Eure [en ligne]. In : Connaissance n°97 – 17 août 2013. Disponible sur : http://www.eure.gouv.fr/content/download/10128/58984/file/97%20Le%20damier%20des%20%C3%A9glises%20de%20l%27Eure.pdf (page consultée le 30 décembre 2014)
  54. POULAIN F. ; Service Territorial de l'Architecture et du Patrimoine de l'Eure (DRAC Haute-Normandie). L'essentage dans l'Eure [en ligne]. In : Connaissance n°19 – 14 mai 2012. Disponible sur : http://www.eure.gouv.fr/content/download/6583/38259/file/19%20L%27essentage%20dans%20l%27Eure.pdf (page consultée le 14 janvier 2015)
  55. « Mirliton de Pont-Audemer », sur Normandie Héritage (consulté le 12 juillet 2015)
  56. « Le Noyau dure... », sur Paris-Normandie (consulté le 20 mai 2015)
  57. « Le Marais Vernier : site naturel unique en Normandie », sur Pays Risle estuaire (consulté le 13 janvier 2015)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Charpillon, Dictionnaire historique de toutes les communes du département de l’Eure, Les Andelys, Éditions Delcroix,‎
  • L'Eure, les 675 communes, Delattre,‎ , 296 p. (OCLC 52820568)
  • Les Noms de famille de l'Eure, Archives et Culture,‎ , 320 p. (ISBN 9782350771236)
  • Francis Cormon, Au-dessus de l'Eure, PTC,‎ , 96 p. (ISBN 9782848110899, OCLC 470607428)
  • Sylvie Leprince, Histoires d'objets : Regards croisés sur le patrimoine mobilier de l'Eure, Silvana Editoriale,‎ , 360 p.
  • Une campagne photographique dans l'Eure, Point de vues, Département de l'Eure, Ville d'Évreux et Ville de Vernon,‎ , 288 p. (ISBN 978-2-915548-49-5)
  • Julien Papp, Mémoires de la Seconde Guerre mondiale dans l'Eure, Epinal, Sapin d'or,‎ , 425 p. (OCLC 416909465)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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