Daniel Authouart

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Daniel Authouart
Daniel-authouart-vertigo.jpg

Daniel Authouart devant son tableau Vertigo, 2015

Naissance
Nationalité
Activité
Formation

Daniel Authouart, né le à Lillebonne en Normandie (Seine-Inférieure), est un artiste peintre français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Daniel Authouart est un peintre, dessinateur et lithographe français, né le 17 septembre 1943 à Lillebonne. Trop jeune pour s'inscrire à une école des beaux-arts, il lit beaucoup de polars et de bandes dessinées et suit des cours particuliers de peinture. En 1957, il copie une œuvre de Toulouse-Lautrec Le Moulin de la Galette comme premier exercice. En 1958, il est admis à l'École régionale des beaux-arts de Rouen où après avoir successivement étudié la peinture, l'architecture d'intérieur et la publicité, il est diplômé dans ces trois disciplines. En 1967, Daniel Authouart devient professeur de dessin dans les collèges en Normandie. En 1972, il s'installe à Paris pour suivre un stage de formation à l'École normale, rue de la Tour. Il rencontre Geneviève, jeune artiste qui suit les mêmes cours. En 1974, il expose son tableau Que Habeis echo con Solange ? (huile sur toile 1974) à la FIAC à Paris. En 1977, il dessine sa première lithographie Le Manège de l'avenir dans l'atelier Bellini à Paris, ancien atelier Ancourt où H. de Toulouse-Lautrec imprimait ses lithographies.

Signature de la lithographie Crime Scene

En 1980, Alain Matarasso, directeur de la Galerie du Centre, présente le tableau de Daniel Authouart To paint or not to paint (huile sur toile 1980) à la FIAC au Grand Palais, Paris. En 1983, après un séjour à New York, il réalise l'affiche et le décor du concert en plein air d'Eddy Mitchell sur les quais du Port du Havre. En 1984, il réalise le décor pour la pièce de Gildas Bourdet La Station service, monté par le théâtre de la Salamandre à Tourcoing et le Théâtre de la Ville à Paris. En 1986, il conçoit et réalise la reliure des manuscrits de Flaubert Bouvard et Pécuchet, commandées par la bibliothèque municipale de Rouen. En 1988, il rencontre la chanteuse Janet Jackson à Los Angeles en Californie qui lui commande un grand tableau dans lequel toute la famille Jackson est représentée. En 1989, il présente sa première exposition rétrospective, organisée par la Mairie de Paris, au Carré des arts (Parc floral de Paris). En 2000, il présente une rétrospective de ses œuvres au Musée de Saintes, à La corderie royale et au Musée des beaux-arts de Cognac. En 2003, il présente une rétrospective de ses œuvres au Palais Bénédictine de Fécamp. À cette occasion, Christophe Guyomard réalise le film Authouart, le français d'Amérique.

Détail An other World, 2013

Œuvres[modifier | modifier le code]

To Paint or not to Paint ? - H/T 1980

The show must go on - H/T 2006

Policierotic - H/T 2006

An...Other World - H/T 2013

I Have a Dream - H/T 2008

I, Barack do solemnly swear - Aquarelle/papier Arches 2012

Lady Liberty - H/T 2010

Le rêve de l'escalier - H/T 2015

Red Fish - H/T 2014

Super Boys - H/T 2012

You're not the only pebble on the beach - H/T 2012

Vertigo - H/T 2015

A New World - H/T 2009

Out Of Order - G/P 2016

Why Don't You Call Her ? - Aquarelle/papier Arches 2016

The Last Call - Aquarelle/papier Arches 2016

Cut Up - Aquarelle/papier Arches 2016

I'm Calling You - Aquarelle/papier Arches 2016

Call Me When You Arrive - Aquarelle/papier Arches 2016

Secret Life - Aquarelle/papier Arches 2016

« A l’instar de mon maître Toulouse Lautrec, j’ai toujours mon carnet de croquis à portée de la main. Depuis quelques années mes modèles ; les personnages que je croise et dont je dessine les silhouettes et les attitudes, ont changé de poses. Ils ont presque toujours un téléphone portable à la main.

En feuilletant mes carnets pleins d’hommes et de femmes  « croqués » dans les rues animées et bigarrées de New York, un thème s’est imposé progressivement : « OUT OF ORDER » est une réflexion sur la fin du téléphone fixe.

Mes grandes aquarelles représentent une foule très contemporaine composée de personnages que j’ai dessinés en mai dernier à N.Y.C. Elles laissent voir en palimpseste les images d’une époque ou le cinéma inscrivait dans nos mémoires des scènes d’anthologie ; William Holden et Gloria Swanson, Umphrey Bogart, Jean Seberg, Jean-Paul Belmondo, Natalie Wood et Orson Wells au téléphone...

C'était un temps où « joindre quelqu’un » était synonyme d’aventure, une époque où la rencontre de l’amour ou du destin pouvait être OUT OF ORDER  (en dérangement). »

— Daniel Authouart, 2016

« Une si jolie civilisation

« ... Notre si jolie civilisation, au fond, il s’en amuse. Il est rare que l’image picturale résiste au monde multimédiatique dans lequel nous vivons. Authouart, lui, surfe sur la vague de la modernité, sans haine mais également sans illusions. »

— Jean-Louis Ferrier, L’Aventure de l’Art au XXe siècle, Paris, éditions du Chêne, 1992

« À l'instar de Toulouse-Lautrec, son maître à penser, Daniel Authouart a toujours voulu coucher sur le papier tout ce qu'il pouvait dessiner. Depuis 1957, ces dessins quotidiens sont le reflet de nombreux témoignages qui donnent lieu à une réflexion sur ses contemporains qu'il immortalise sur de très grandes toiles. Telle a toujours été sa manière de fonctionner. Depuis les années 1970, un grand nombre de ses œuvres a laissé des traces indélébiles : - Tango (1974) ou le désarroi de la vie, La Lecture de Mickey (1982) ou la presse bourrage de crâne, Le Mec branché (1981) ou l'anticipation de la naissance d'Internet, To paint or not to paint (1981) ou l'Islam s'implantant en occident, The show must go on (2006), I have a dream (2006), Manhattan crash (2008), A New World (2009), A crazy world (2010-2012) et I, Barack do solemnly swear (2012) ou un monde livré à lui-même, entre autres... Aujourd'hui, la toile The last cow boy (2013) veut laisser la trace d'une Amérique qui disparaît à jamais, celle du Far West, de l'Aventure et de la quête sans calcul. The last cow boy n'est qu'une étape dans le travail de l'artiste face à l'évolution du monde, cet autre monde.

"Que peut faire un peintre avec un pinceau pour raconter le monde ?

Une question existentielle était posée par Daniel Authouart en 1980 avec le tableau intitulé To paint or not to paint ?, aussitôt présenté à la FIAC par Alain Matarasso, qui allait devenir le principal marchand et l’ami du peintre jusqu’à aujourd’hui. On voyait, devant un tableau accroché à un mur graffité, un peintre diriger contre sa tempe, tel un revolver, un pinceau chargé de couleur rouge. À ses pieds, un exemplaire d’un journal d’alors, Le Quotidien, dont la une était barrée par un énorme titre : Alerte ! Si le tableau était bien conforme au monde, avec son « pédalo de guerre » lâché dans une piscine garnie de baigneurs plus ou moins abrutis, fallait-il en effet le raconter, ce monde dérisoire ? Il n’y aura de réponse que trente trois ans plus tard, au terme d’un approfondissement progressif de la question, la conduisant jusqu’à une sorte de vertige, principalement à travers trois tableaux : A New World (2009), An…Other World (2013) et Vertigo (2014). »

— Jean-Luc Chalumeau An other world

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]