Lycée Corneille (Rouen)

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Lycée Corneille
Image illustrative de l'article Lycée Corneille (Rouen)
Entrée principale du lycée (1981)
Généralités
Création 1593
Pays Drapeau de la France France
Académie Rouen
Coordonnées 49° 26′ 43″ N 1° 06′ 02″ E / 49.44525, 1.100477 ()49° 26′ 43″ Nord 1° 06′ 02″ Est / 49.44525, 1.100477 ()  
Adresse 4, rue du Maulévrier
76000 Rouen
Site internet lgcorneille-lyc.spip.ac-rouen.fr
Cadre éducatif
Type Lycée d'enseignement général public
Pouvoir organisateur Académie de Rouen
Proviseur Gérard Thiebaut
Proviseur-adjoint Thi Hoa Phuong Lefevre
Matricule 0760090K
Population scolaire 1 560[1] (2011 — 2012)
Enseignants 119[1] (2011 — 2012)
Niveau Seconde
Première
Terminale
CPGE
BTS
Langues étudiées Allemand
Anglais
Chinois
Espagnol
Grec moderne
Italien
Japonais
Norvégien
Russe
Protection Logo monument historique Classé MH (1910, 1985)
 Inscrit MH (1984)
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Haute-Normandie

(Voir situation sur carte : Haute-Normandie)
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Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
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Géolocalisation sur la carte : Rouen

(Voir situation sur carte : Rouen)
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Le lycée Pierre-Corneille est un lycée quadricentenaire de Rouen. Il y forme des élèves de la seconde jusqu’aux classes préparatoires aux grandes écoles.

Le lycée fait l’objet de classements au titre des monuments historiques depuis les 21 mars 1910 (chapelle) et 31 décembre 1985 (Ancien collège des Jésuites, Petit lycée de Joyeuse) et d'une inscription le 28 décembre 1984 (Ancien collège des Jésuites, Petit lycée de Joyeuse)[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Un lycée quadricentenaire[modifier | modifier le code]

Dans la seconde moitié du XVIe siècle, la Réforme protestante progresse rapidement en France. Le cardinal-archevêque de Rouen Charles de Bourbon souhaite créer un établissement d’enseignement capable de former la jeunesse aristocratique et bourgeoise dans la stricte doctrine catholique ; il fait, pour cela, appel à la Compagnie de Jésus. En 1593, ouvre le Collège de Bourbon. Les cours ne sont interrompus que de 1595 à 1604 en raison de l’expulsion des Jésuites du royaume.

Lors du XVIIe siècle, le collège rencontre un succès rapide : en 1662, il compte près de 2 000 élèves. Une première extension des locaux permet la construction du portail actuel et d’une vaste chapelle. Les cours sont donnés en latin, langue que les élèves doivent parler entre eux. Une place secondaire est accordée au français, à l’histoire, à la géographie et aux sciences. On ne compte alors qu’une dizaine de professeurs, il y a encore peu de classes.

Au XVIIIe siècle, l’enseignement devient plus scientifique. Un vaste programme de construction est engagé, dont il reste la Cour d’honneur et la salle des Actes. En 1762, malgré la nouvelle expulsion des Jésuites, l’établissement devient Collège Royal et continue de travailler selon les mêmes méthodes.

Lors de la Révolution et de l’Empire, en 1796, le Collège fait place à l’École centrale, expérience qui s’inspire de la pédagogie des Lumières et diversifie les cours aux dépens des langues anciennes. En 1803, est créé le lycée, qui consacre le retour à la tradition basée sur les lettres classiques et les mathématiques.

Avec le XIXe siècle, le lycée fonctionne sur le modèle napoléonien. La discipline sous uniforme est très sévère, jusqu’à provoquer des chahuts et parfois de véritables révoltes. La formation, sanctionnée par le baccalauréat, est surtout classique, avec une place plus importante pour les sciences naturelles et les langues.

Les classes préparatoires sont créées en 1870.

Hôpital militaire pendant la Première Guerre mondiale, en partie occupé par l’armée allemande pendant la Seconde, le lycée sera bombardé en septembre 1942 et surtout le . Le monument aux morts à l’intérieur du lycée, qui comporte le nom d’anciens élèves morts à la guerre ou en déportation, accueille une cérémonie le 11 novembre.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, il est réquisitionné par la Wehrmacht pour servir de centre d’accueil aux soldats en garnison à Rouen et alentour. Des inscriptions en allemand sont d'ailleurs toujours visibles dans le portique de l’entrée Joyeuse.

La chapelle[modifier | modifier le code]

Nef de la chapelle

La première pierre de l'église Saint-Louis a été posée en 1614 par la reine Marie de Médicis et est ouverte au culte depuis 1631. Cette église à une seule nef au plan en croix (52 m de long) est une synthèse entre le style gothique finissant et l’architecture classique. Mal entretenue, elle sera sauvée de la démolition par le Conseil municipal en 1895 et deviendra monument classé en 1910

Depuis 1959, des campagnes de restauration se succèdent et permettent de la rendre au culte et de l’ouvrir à un large public pour des activités culturelles prestigieuses comme le Festival d'octobre de Rouen.

La chapelle du lycée fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le [2].

La section norvégienne[modifier | modifier le code]

La section norvégienne est créée en 1918 et accueille 24 garçons en moyenne qui passent 3 ans au lycée. En 1987, la princesse Sonja de Norvège est venue rencontrer les lycéens norvégiens.

Association d’anciens élèves[modifier | modifier le code]

Depuis 1840, l’habitude s’était établie d’un repas des Anciens fixés à Paris. En 1864, l’Association des Anciens élèves est créée avec comme buts essentiels de resserrer les liens de camaraderie et de venir en aide aux plus jeunes. En 1906 est fondé Notre vieux lycée, bulletin de l’Association auquel ont collaboré entre autres Maurice Leblanc, André Maurois ou le peintre Jacques Villon. L’association sportive, les Francs Joueurs, est fondée en 1890.

Aujourd’hui[modifier | modifier le code]

Le lycée a suivi l’évolution générale du système scolaire national. Devenu mixte et ne comptant plus que les classes secondaires du second degré, il reste un établissement prestigieux par ses résultats au baccalauréat et les succès de ses classes préparatoires.

Enseignement secondaire[modifier | modifier le code]

Le lycée présente chaque année près de 350 élèves au baccalauréat général et le taux de réussite se situe entre 95 % et 100 % (selon les années et les filières). Cette performance est notée par le site « L’internaute » qui place le lycée Pierre-Corneille à la 15e place nationale[3].

De plus, de bons résultats sont obtenus par les élèves se présentant aux concours tels que les Olympiades (en mathématiques notamment).

Le lycée Corneille proposera à ses élèves de seconde à la rentrée 2010 les enseignements d’exploration suivants : sciences économiques & sociales, littérature & société, méthodes et pratiques scientifiques, arts visuels, grec, latin, LV3 (allemand- espagnol). Par ailleurs, il proposera les options facultatives suivantes : grec, latin, LV3 (allemand-espagnol), EPS, musique, arts plastiques.

Classes préparatoires[modifier | modifier le code]

Le lycée abrite des CPGE économiques et commerciales (ECS), et scientifiques (MP, PC, PSI, BCPST).

Tauxnote Effectif intégrant une
des écolesnote / Effectif total
Moyenne
nationale
Classement
national
Évolution
sur un an
MP / MP* 15 % 11 / 76 élèves 16 % 27e
sur 116
en diminution 9
PC / PC* 13 % 10 / 79 élèves 12 % 19e
sur 108
en augmentation 12
PSI / PSI* 18 % 7 / 38 élèves 14 % 23e
sur 116
en diminution 10
BCPST 48 % 22 / 46 élèves 40 % 12e
sur 53
en diminution 3
ECS 25 % 8 / 32 élèves 54 % 70e
sur 95
en diminution 5
Source : Le classement 2013 des prépas - L'Étudiant (année scolaire 2011 - 2012).
Note : le taux d'admission dépend des écoles retenues par l'étude. Ici, l'Étudiant retient une sélection stricte.

Enseignement technique[modifier | modifier le code]

Une section cinéma et audiovisuelle est créée en 1958, elle est prolongée par une formation au BTS Audiovisuel depuis 1993.

Personnalités[modifier | modifier le code]

Anciens élèves[modifier | modifier le code]

Anciens professeurs[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • André Vincent, La Saga norvégienne du lycée Corneille de Rouen,‎ 1983, 301 p.
  • Projet de démolition de la chapelle du lycée Corneille à Rouen. Vœu de conservation par la Société des architectes de la Seine-Inférieure, Rouen, imprimerie Julien Lecerf,‎ 1895
  • Olivier Chaline (préf. Étienne Wolff), La Chapelle du lycée Corneille à Rouen,‎ 1987, 64 p.
  • Yvon Pailhès, Rouen : un passé toujours présent… : rues, monuments, jardins, personnages, Luneray, Bertout,‎ 1994, 285 p. (ISBN 2-86743-219-7, OCLC 466680895), p. 96-97
  • François Lemoine et Jacques Tanguy, Rouen aux 100 clochers : Dictionnaire des églises et chapelles de Rouen (avant 1789), Rouen, PTC,‎ 2004 (ISBN 2-906258-84-9, OCLC 496646300), p. 135-136
  • Cécile-Anne Sibout, « Amitiés scandinaves », Paris-Normandie, 11 septembre 2009

Liens externes[modifier | modifier le code]