Notre-Dame-de-Bondeville

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Notre-Dame-de-Bondeville
L'ancienne filature de coton, actuel musée industriel de la corderie Vallois.
L'ancienne filature de coton, actuel musée industriel de la corderie Vallois.
Blason de Notre-Dame-de-Bondeville
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Rouen
Canton Notre-Dame-de-Bondeville
Intercommunalité Métropole Rouen Normandie
Maire
Mandat
Jean-Yves Merle
2014-2020
Code postal 76960
Code commune 76474
Démographie
Gentilé Bondevillais
Population
municipale
7 083 hab. (2014)
Densité 1 128 hab./km2
Population
aire urbaine
532 559 hab.
Géographie
Coordonnées 49° 29′ 21″ nord, 1° 02′ 57″ est
Altitude Min. 19 m – Max. 157 m
Superficie 6,28 km2
Localisation

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Notre-Dame-de-Bondeville

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Notre-Dame-de-Bondeville
Liens
Site web ville-nd-bondeville.fr

Notre-Dame-de-Bondeville est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en Normandie (anc. Haute-Normandie).

Au fil du temps elle porta plusieurs appellations: Notre-Dame-de-Bondeville, Bondeville (à la période révolutionnaire), Bondeville-Notre-Dame pour revenir à Notre-Dame-de-Bondeville. La commune de Saint-Denis-de-Bondeville lui fut rattachée en 1815.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par le Cailly.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Notre Dame de Bondeville est desservie par la ligne T2 de l'infrastructure TEOR. Cette ligne permet de rejoindre le centre-ville de Rouen en une vingtaine de minutes.

Les lignes de bus régulières 8, 16(F4 Ligne Fast depuis le 1er septembre 2014), 29, 43 et t56 desservent les communes voisines, à une faible fréquence.

La gare de Maromme sur la ligne de Paris-Saint-Lazare au Havre est située sur les communes de Notre-Dame-de-Bondeville et de Déville-lès-Rouen.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

L’histoire de Bondeville est marquée par celle du prieuré des religieuses de l’ordre de Citeaux qui s’y établit vers 1150. Le petit monastère, placé sous le vocable de Saint-Denis, a parmi ses bienfaiteurs les seigneurs les plus illustres, archevêques, rois de France et d’Angleterre. Le pape Clément XI accorda des indulgences à son église. En 1258, le prieuré comptait une trentaine de religieuses.

En 1472, c’est au tour de Antoine de Chabannes, comte de Dammartin, grand maître de France, d’y loger avec ses troupes. Il part deux jours après en apprenant que toutes les forces de Charles le Téméraire marchent sur Bondeville où elles projettent de s’établir pour attaquer Rouen. En 1657, le monastère est élevé au rang d’abbaye royale, incendié en grande partie en 1778, et rebâti aussitôt en pierre de taille, il est supprimé en 1790.

Du XVIIIe siècle au XXe siècle, l’industrie cotonnière fait vivre le pays. En 1762, Abraham Pouchet fonde la première fabrique d’indiennes « légales » de la région rouennaise, suivie par de nombreuses usines, blanchisseries ou teintureries qui emploient une main-d’œuvre importante.

À la Révolution, la commune qui réunit les paroisses de Saint-Denys et de Notre-Dame est fondée[1].

La commune fut desservie dès 1899 par les rames de l'ancien tramway de Rouen

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Résultats des élections municipales 2014 Notre-Dame-de-Bondeville (76960 - Seine-Maritime) (Source l'Express)[modifier | modifier le code]

Retrouvez les résultats des élections municipales 2014 dans votre ville. Un deuxième tour est organisé si aucune des listes n'a atteint 50 % au premier tour. Seules les listes ayant obtenu aux moins 10 % peuvent s'y présenter. A l'issue du 2ème tour, la liste arrivée en tête obtient la moitié des sièges. Le reste est réparti à la proportionnelle entre toutes les listes ayant obtenu au moins 5 % des voix.

  • Résultats
  • Conseil municipal

Résultats du 2ème tour[modifier | modifier le code]

Aucun siège n'avait été pourvu au premier tour.

Liste conduite par Jean-Yves Merle (DVG)

39,89% (1 139 voix)

21 sièges attribués

Liste conduite par Joël Benard (DIV)

38,60% (1 102 voix)

5 sièges attribués

Liste conduite par Serge Martin-Desgranges (SOC)

21,51% (614 voix)

3 sièges attribués

Suffrages[modifier | modifier le code]

Inscrits:5 396

Abstentions:45,44% (2 452 inscrits)

Votants:54,56% (2 944 inscrits)

Exprimés:52,91% * (2 855 votes)

Blancs ou nuls:1,65% * (89 votes) * calculé par rapport au nombre d'inscrits

Résultats du 1er tour[modifier | modifier le code]

Aucun siège n'a été pourvu au premier tour.

Liste conduite par Jean-Yves Merle (DVG)

42,08% (1 195 voix)

Aucun siège attribué

Liste conduite par Joël Benard (DIV)

30,70% (872 voix)

Aucun siège attribué

Liste conduite par Serge Martin-Desgranges (SOC)

27,22% (773 voix)

Aucun siège attribué

Suffrages[modifier | modifier le code]

Inscrits:5 396

Abstentions:43,94% (2 371 inscrits)

Votants:56,06% (3 025 inscrits)

Exprimés:52,63% * (2 840 votes)

Blancs ou nuls:3,43% * (185 votes)

* calculé par rapport au nombre d'inscrits

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1865   Edmond Vaussard   Manufacturier
1872   Charles Mare    
1905 1935 Ferdinand Cartier    
1967   Marcel Sauvage   entrepreneur de bâtiment
1983 1989 Roger Pougnie UDF  
1989 en cours
(au 30 avril 2014)
Jean-Yves Merle PS puis DVG  

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 7 083 habitants, en augmentation de 0,35 % par rapport à 2009 (Seine-Maritime : 0,48 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
800 830 949 1 249 1 790 1 937 2 385 2 527 2 530
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 640 2 751 2 506 2 351 2 418 2 741 2 726 2 859 2 897
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 043 3 175 3 376 3 462 3 375 3 370 3 323 3 523 3 695
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
4 446 5 796 6 336 6 727 7 584 7 652 7 296 6 987 7 083
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La corderie Vallois[modifier | modifier le code]

La corderie Vallois, 185 route de Dieppe, est une ancienne usine à tisser du tout début du XIXe siècle, aujourd'hui transformée en musée.

Son fondateur, Jules Vallois, qui était cordier à Saint-Martin-du-Vivier, dut changer d'usine à la suite du captage du Robec, le cours d'eau local, pour alimenter la ville de Rouen. D'abord locataire de la propriété Rondeau, il en devient propriétaire. En 1880, la filature disparaît, remplacée par une corderie mécanique. Jules Vallois installe dans le bâtiment des machines anglaises et françaises. Ces anciennes machines sont actionnées encore aujourd'hui par une roue hydraulique.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Notre-Dame-de-Bondeville

Les armoiries de Notre-Dame-de-Bondeville se blasonnent ainsi :

De sable à la bande échiquetée d'argent et de gueules de trois tires, chargée d'un besant élargi d'or surchargé d'un lion couronné de sinople.[6]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • De l'Ouraille… à Silveison. À la découverte du canton de Notre-Dame-de-Bondeville (préf. Jean-Yves Merle), Association Sylveison, , 236 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Notre-Dame-de-Bondeville », dans Le Patrimoine des communes de la Seine-Maritime, Charenton-le-Pont, Éditions Flohic, coll. « Le Patrimoine des communes de France », , 1389 p. (ISBN 2-84234-017-5)
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  6. http://armorialdefrance.fr/page_blason.php?ville=5464