Famille de Verdun

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de Verdun
Armes de la famille.
Armes de la famille : de Verdun

Blasonnement D'or fretté de sable[1]
Période XVe siècle -XXIe siècle
Pays ou province d’origine Drapeau du Duché de Normandie Duché de Normandie
Fonctions militaires Chef d'escadre

La famille de Verdun est une famille subsistante de la noblesse française sur preuves du XVe siècle, originaire de Normandie.

Histoire[modifier | modifier le code]

Cette famille donna 2 grandes lignes dont le point de jonction n'est pas trouvé : la ligne de la Crenne dont la filiation prouvée remonte à 1423 et qui s'éteignit en 1853 et la ligne de Barenton et de Passais, dont la filiation prouvée remonte à 1410. Seule subsiste de nos jours la ligne de Passais qui est de noblesse d'ancienne extraction (filiation noble prouvée 1410).

F. de Saint-Simon indique dans le Dictionnaire de la noblesse française que la famille subsistante de Verdun est de noblesse d'ancienne extraction[2] (filiation noble prouvée remontant à 1410).

Régis Valette dans Catalogue de la noblesse française subsistante au XXIe siècle donne comme date de noblesse pour la famille de Verdun l'année 1478[3].

Généalogie[modifier | modifier le code]

La famille de Verdun donna deux grandes lignes dont le point de jonction n'est pas établi[1].

  • La ligne de La Crenne, dont la filiation prouvée remonte à Guillaume de Verdun, défenseur du Mont-Saint-Michel en 1423, marié en 1433 à Thomine James. Sa descendance fut maintenue noble en 1599 et 1624 et 1666. Cette branche donna un chef d'escadre en 1786, fut représenté à Avranches en 1789 et s'éteignit en 1853.
  • La ligne de Barenton et de Passais, dont la filiation prouvée à Colin de Verdun, écuyer, trouvé en 1410, marié à Marguerite du Bois de Dorière. D'où sont issues la branche des Dorières, maintenue noble en 1577 et éteinte peu après, la branche de Fougères, maintenue noble en 1635, éteinte, et la branche de Passais, seule subsistante.

Personnalités[modifier | modifier le code]

Personnages homonymes ou non rattachés à la filiation prouvée[modifier | modifier le code]

Sans pouvoir établir une filiation rattachée, on trouve en Normandie des personnages du même patronyme dès le XIe siècle et au cours des siècles suivants[1].

  • Ivo de Verdun (Ivo Verdunensis) est cité dans une charte anglaise du début du XIIe siècle[6]. Il était le fondateur de la famille de Verdun de Norfolk et Suffolk.
  • Rohese de Verdun († 1247), petite-fille de Bertram III, dame d’Alton, Dundalk, etc. Veuve très jeune de Guillaume Perceval de Somery, elle était convoitée pour ses héritages considérables, en Angleterre comme en Irlande. En 1225, elle fut remariée par ordre du roi Henri III à Theobald Butler († 1230), veuf et déjà père de plusieurs enfants. Elle en eu un fils, Jehan, avant de redevenir veuve en 1230, et obtint que celui-ci reprenne les armes et le nom de Verdun. Pour protéger ses terres des incursions irlandaises, Rohese fit construire à quelques kilomètres de Dundalk la forteresse de Castle Roche, qui tient son nom du surnom gaélique que lui donnait les irlandais, Rois mhor ni ghairbhe : Rohese, la dame de roche. Elle fonda également le prieuré de Gracedieu dans le Leicestershire. En 1242, elle s’y retira pour y prendre le voile, y mourut et y fut enterrée en 1247[10].
  • Roland de Verdun († 1346), chevalier banneret, seigneur de Verdun en Boucey. En juillet 1346, Roland de Verdun et Nicolas de Grouchy, chevaliers chargés de la défense de la ville de Carentan au nom du roi de France, décidèrent de se rallier au roi d’Angleterre Édouard III auxquels ils cédèrent la place. En retour Édouard III leur laissa la garde de Carentan. Quelques mois plus tard, les partisans du roi de France Philippe VI de Valois reprirent Carentan et arrêtèrent les traîtres. Conduits sous bonne escorte, d'abord au château de Caen, puis à Paris, ils y furent décapités le 14 décembre 1346, sur la place des Halles[11].

Armes[modifier | modifier le code]

Sceau de Theobald de Verdun, connétable d'Irlande
  • d'or, fretté de sable[1].
  • d'argent, fretté de sable de 6 pièces[1].

Alliances[modifier | modifier le code]

Les alliances de cette famille sont[1]:

  • Branche de la Crenne : James (1423), de Guiton (1456), Adam (1503), de Pioger (1534), de la Hautonnière (1579), Payen de la Garanderie (1614), Guischard de Villiers (1647), Artur de la Villarmois (1686), Grandin du Bailleul(1720), Plessard de Servigny (1726).
  • Branche de Passais : du Bois de Dorières (1410) 1440 Le Soterel des Biards (1440), Juhé de Barenton(1482), Le Malenfant (1512), Couppel (1543), de Vauborel (1580), de Montreux (1606), Laurence du Champ-du-Boult (1635), de Cheverue (1673), Ponthaud (1716) 1741 de Verdun de la Crenne (1741), de Lorgeril (1779), Tardif de Vauclair (1817), Dericq de Chasseguey (1826), Thomé de Kéridec (1869), etc.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e et f Henri Jougla de Morenas, Raoul de Warren, Grand Armorial de France, tome VI, Édition héraldique, Paris, 1952, pages 431-432
  2. E. de Sérévile, F. de Saint-Simon, Dictionnaire de la noblesse françaisen 1975, page 981.
  3. Régis Valette, Catalogue de la noblesse française subsistante au XXIe siècle, 2002, page 186.
  4. Albert Descoqs, Les Cent-dix-neuf Chevaliers du Mont-St-Michel. Leur histoire, leurs exploits. (1418-1450), Mortain, 1934 ; Fulgence Girard, Histoire géologique, archéologique et pittoresque de Mont Saint-Michel, Avranches, E. Tostain, 1843, p. 371.
  5. Abbé Pigeon, Le Diocèse d’Avranches, Coutances, éd. Salettes, 1888, tome II, p. 323.
  6. « Carta Willielmi Bigot […]. ego Willielmus Bigot, dapifer regis Anglorum, pro remedio animarum patris mei Rogerii Bigoti et matris meæ Adelidis, et pro salute mea, et fratris mei Hugonis, et sororum mearum.... […]. Ivo Verdunensis similiter duas partes decimarum suarum de Mulethona », Dugdale, Monasticon Anglicanum, IV, Thetford Priory, p. 149.
  7. Donation de Guillaume fitz-Guimond, seigneur d’Avranches, à l’abbaye du Mont-Saint-Michel. Acte passé à Avranches en 1076, du temps de l’évêque Michel (1070-1094) et de Ranulf de Bayeux, abbé du Mont-Saint-Michel (1063-1084), en présence de Guillaume d’Avranches, Mathilde son épouse, et des témoins Bertram de Verdun, etc. In Cartulaire du Mont-Saint-Michel, folios 83v et 84.
  8. Domesday Book, Buckinghamshire, 38, Terra Bertranni de Verdun
  9. Dugdale Monasticon VI.3, Cathedral of St Peter, York, IX, p. 1177
  10. a et b (en) Mark S. Hagger, « The fortunes of a Norman Family. The de Verduns in England, Ireland and Wales, 1066-1316 », Dublin, Four Courts Press, 2001, 286 p.
  11. Jules Viard, La Campagne de juillet-août 1346 et la bataille de Crécy, Paris 1926, p. 15

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]