Montville

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Montville
Blason de Montville
Blason
Montville
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Rouen
Intercommunalité Communauté de communes inter-Caux-Vexin
Maire
Mandat
Anne-Sophie Clabaut
2020-2026
Code postal 76710
Code commune 76452
Démographie
Gentilé Montvillais
Population
municipale
4 661 hab. (2018 en diminution de 3,56 % par rapport à 2013)
Densité 430 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 32′ 50″ nord, 1° 04′ 35″ est
Altitude Min. 42 m
Max. 178 m
Superficie 10,85 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Rouen
(banlieue)
Aire d'attraction Rouen
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Bois-Guillaume
Législatives Dixième circonscription
Localisation
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Liens
Site web montville.fr

Montville est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en région Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Description[modifier | modifier le code]

Montville est située en France dans la région de Haute-Normandie, dans le pays de Rouen ou Rouënnais.

Montville est accessible par la route départementale 155 depuis Clères ou Malaunay, par la route départementale 44 depuis Fontaine-le-Bourg ou Eslettes, et par la route départementale 47 depuis Bosc-Guérard-Saint-Adrien.

Elle est située à 5 minutes de l’autoroute A 151 qui relie Rouen et Dieppe. Prendre la sortie n° 1 « Eslettes, Montville, Malaunay ».

Le territoire communal est traversé par la ligne de Malaunay - Le Houlme à Dieppe dont la gare de Montville est desservie par des trains TER Normandie reliant Rouen-Rive-Droite à Dieppe.

La ligne interurbaine 29 qui relie Rouen à Bosc-le-Hard s’arrête à Montville.[1]

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Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune se trouve à la confluence de deux rivières : la Clérette et Cailly, respectivement sous-affluent et affluent de la Seine.

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Données 2018[2] Montville : superficie Montville : pourcentage Moyenne nationale
Occupation humaine 212 ha 19,6 % 7,7 %
Agriculture 445 ha 41,2 % 63,8 %
Forêt 423 ha 39,1 % 23,6 %
Espace naturel 0 ha 0,0 % 4,0 %
Zone humide 0 ha 0,0 % 0,2 %
Eau 0 ha 0,0 % 0,7 %

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[3]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[4].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[5]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[3]

  • Moyenne annuelle de température : 10,5 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 3,1 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 1,8 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 12,4 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 2] : 847 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 13 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 8,5 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[7] complétée par des études régionales[8] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Rouen - Jardin », sur la commune de Rouen, mise en service en 1979[9] et qui se trouve à 12 km à vol d'oiseau[10],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 12,2 °C et la hauteur de précipitations de 805,2 mm pour la période 1981-2010[11]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 4], « Rouen-Boos », sur la commune de Boos, mise en service en 1968 et à 20 km[12], la température moyenne annuelle évolue de 10,1 °C pour la période 1971-2000[13] à 10,5 °C pour 1981-2010[14], puis à 11 °C pour 1991-2020[15].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Montville est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 5],[16],[17],[18]. Elle appartient à l'unité urbaine de Rouen, une agglomération inter-départementale regroupant 50 communes[19] et 467 575 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[20],[21].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Rouen dont elle est une commune de la couronne[Note 6]. Cette aire, qui regroupe 317 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[22],[23].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (41,2 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (44 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (39,1 %), prairies (22,1 %), terres arables (19,1 %), zones urbanisées (15,8 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (3,8 %)[24].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[25].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Montville en 1030 et 1035; Mont villa vers 1040 et vers 1059, 1060[26],[27]. Sous le règne d'Henry I, une source atteste d'une évolution toponymique en écrivant Monville et mentionnant sa version latine Munnivilla[28].

Il s'agit d'une formation toponymique médiévale en -ville au sens ancien de « domaine rural » (voir vilain, paysan du Moyen Âge). Cet appellatif est sans doute précédé d'un anthroponyme conformément au cas général[27].

La lecture Mont-ville « domaine rural du mont » est douteuse pour deux raisons : les formations en -ville composées avec un autre appellatif toponymique sont rares et Montville n'est pas situé sur un mont « colline, élévation » mais dans la vallée du Cailly[27]. François de Beaurepaire suggère d'identifier le nom de personne scandinave Amundi[27] (Ámundi) que l'on reconnaît dans Mondeville (Calvados, Caen, Amondevilla 989, Amundi villa 990), hypothèse à laquelle on peut objecter que l'évolution phonétique aurait dû se faire également en *Mondeville et qu'aucune forme ancienne ne prouve l'existence d'un A- initial. Il convient sans doute de recourir au nom de personne scandinave *Mundr (Mundi) forme attestée dans des composés.

Histoire[modifier | modifier le code]

Montville ou Monville apparaît dès le XIe siècle. En 1030, l’église est citée ainsi qu'un vivier.

En , le roi Louis XI autorise, par ses lettres patentes, une foire à Montville par an, afin que la ville s'accroisse[29].

La baronnie de Montville est mouvante[C'est-à-dire ?] et le roi Henri IV lui permet de devenir fixe.

Tout au long du XIXe siècle, de nombreux immigrants de l’Ouest de la Normandie s’installent à Montville et sont employés dans les industries textiles de la vallée, industries alors en plein essor.

Le , une très violente tornade s'abat sur la ville, détruisant des usines. On a dénombré 70 morts et 136 blessés, la plupart des victimes travaillait dans des filatures dont les murs se sont effondrés. Selon les descriptions de l'époque : « Des ouvriers furent lancés au-dehors par-dessus des haies et des clôtures… Sur d'autres points, les bâtiments furent comme pulvérisés et la place absolument nettoyée. Des solives, des planches… furent soulevées et emportées jusqu'à 25 et 38 kilomètres de là ! Jusque près de Dieppe », ce qui tendrait à la classer dans la catégorie F5, la plus intense. Ce n'est cependant qu'une estimation, aucune enquête utilisant les méthodes modernes d'investigation n'ayant été faite. Gustave Flaubert évoque cette catastrophe dans sa lettre à Louise Colet du .[30]

Sous la IIIe République, de nombreux édifices sont construits : groupe scolaire Évode-Chevalier et mairie (1888).

L'orthographe du nom de la commune est modifiée en 1964 et le «t » réapparaît définitivement.

De nombreuses infrastructures sont créées depuis les années 1980 jusqu’à aujourd’hui : plan d’eau, musée des Sapeurs-Pompiers de France, résidence pour personnes âgées et maison de retraite, parc industriel de Cardonville, salle de spectacles « Espace Jean-Loup-Chrétien », etc.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[31]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1831 1846 Hippolyte Boissel de Monville   Baron
1862 1870 Hippolyte Hommais    
1870 1875 Pierre Gaillard-Lemaître    
1875 1880 Albert Avonde    
1880 1883 Louis Berrenger    
1883 1884 Hippolyte Hommais    
1884 1896 Evode Chevalier Républicain Conseiller général de Clères (1883 → 1889)
Louis Guittet   Conseiller général de Clères (1934 → 1940)
Les données manquantes sont à compléter.
1952 Jules Deconihout    
1952 Ernest Delaporte    
mars 1959 7 novembre 1993[32] André Martin UDF-PSD[33] Instituteur
Député de la Seine-Maritime (4e circ. (1973 → 1978)
Sénateur de la Seine-Maritime (1993 → 1993)
Conseiller général de Clères (1964 → 1993)
Président du conseil général de la Seine-Maritime (1993 → 1993)
Décédé en fonction
novembre 1993 juin 1995 Jacques Motte[34] DVD  
juin 1995 2 avril 2015[35] Pascal Martin[36],[37] UMP puis UDI (PR) Colonel de sapeurs-pompiers professionnel
Fils d'André Martin
Président de la CCPNOR (2003 → 2016)
Conseiller général de Clères (1993 → 2015)
Conseiller départemental de Bois-Guillaume (2015 → )
Président du conseil départemental de la Seine-Maritime (2015 → )
Démissionnaire après son élection comme président du conseil départemental
avril 2015[38] mai 2020[39] Myriam Travers    
mai 2020[40],[41] En cours
(au 10 août 2020)
Anne-Sophie Clabaut DVD Enseignante en physique-chimie et microbiologie en lycée agricole

Distinctions et labels[modifier | modifier le code]

En 2016, la commune détient le label « Ville Internet @@@@ »[42].

Les fleurs et la botanique sont une tradition bien ancrée à Montville. Vers 1850 y était installée une des plus grandes collections de cactées et plantes succulentes appartenant au baron Hippolyte Boissel de Monville (maire de 1831 à 1846). Cette collection donna son nom à de nombreuses plantes portant toujours le nom latin Monvillea.

Cette tradition se poursuit aujourd’hui.

La commune est classée en 2008 « quatre fleurs » au Concours des villes et villages fleuris[43].

Jumelage[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Les habitants de la commune sont appelés les Montvillais[45].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[46]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[47].

En 2018, la commune comptait 4 661 habitants[Note 7], en diminution de 3,56 % par rapport à 2013 (Seine-Maritime : +0,1 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7605625807511 6502 2042 5812 5062 543
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 6252 6732 5312 3712 4172 3762 3452 5202 786
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 7902 8982 9892 7832 8062 7442 7042 7723 516
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
4 0574 1394 1114 3654 2524 6444 5584 6874 872
2018 - - - - - - - -
4 661--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[48] puis Insee à partir de 2006[49].)
Histogramme de l'évolution démographique

Sports et loisirs[modifier | modifier le code]

  • 2 stades de football
  • 2 courts de tennis
  • 2 gymnases
  • 1 piscine
  • 1 golf (le golf de Rouen La Forêt Verte situé également sur la commune de Bosc-Guérard-Saint-Adrien)
  • 1 terrain de pétanque
  • 1 plan d'eau de 3 ha (pédalos) avec 3 circuits pédestres autour de 800 et 1 000 m avec parcours de santé et de nombreuses activités sportives
  • 1 parcours touristique
  • 1 mini-golf
  • 1 salle de spectacles de 360 places, l'espace Jean-Loup-Chrétien
  • 1 école municipale de danse
  • 1 accueil de loisirs
  • 50 associations[Quand ?]

La commune a participé à trois reprises au Challenge "L'Équipe" de la ville la plus sportive : en 2012, 2013 et 2014.

Cultes[modifier | modifier le code]

Pour le culte catholique, la communauté locale de Montville est le siège de la paroisse Saint-Jean-Bosco de Clères – Montville, comprenant 11 villages comprenant soit environ 13.000 habitants[50]. Celle-ci est soumise à l'autorité du diocèse de Rouen et est comprise dans le doyenné de Rouen-Ouest[51].

Le journal de la paroisse Saint-Jean-Bosco de Clères – Montville fait éditer son journal par Bayard Service[52] à 5600 exemplaires[53].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • La mairie :
    Édifiée en 1888, la mairie[54] renferme le drapeau de la Garde nationale de la Révolution fixé sur le mur de la salle du Conseil municipal de la mairie. Trois thèmes majeurs y sont représentés : la Royauté, la Révolution et la République. Son état de conservation exceptionnel en fait une pièce historique et rarissime. Le vitrail de 1888 surplombe le hall du rez-de-chaussée de la mairie. Le motif central représente la Justice y figurent des bonnets phrygiens, des cocardes aux couleurs inversées et la devise républicaine.
  • L'église Notre-Dame-de-l'Assomption[55] possède un clocher datant du XIe siècle. Son chœur plus récent est des XVe et XVIe siècles.

** Mgr d'Aubigné, archevêque de Rouen, effectue une visite pastorale le mercredi . Il ordonne plusieurs travaux à effectuer : remettre quelques planches aux lambris de la sacristie, ajouter une petite grille qui manque au confessionnal, recharger la couverture du chœur et réparer celle de la sacristie. Les titres et autres papiers de la Fabrique seront déposés dans un coffre fermant à clef. Monseigneur réprimande . le curé qui n’effectue pas son sacerdoce correctement : il recevrait ses ouailles vers dix heures du soir, minuit et autres…
    • Un dessin datant de 1800 environ[Lequel ?] nous montre l’église avant sa transformation.
    • En 1802, la toiture et les vitraux subissent d’importantes réparations.
    • En 1840, la ville propose la construction d’un berceau et d’un jubé.
    • À partir de 1853, de nombreux projets sont élaborés pour agrandir l’église, mettre la nef à la même hauteur que le chœur. Les travaux de cet agrandissement s’effectuent pendant les années 1859 et 1860 par l'architecte Charles Fleury. La fabrique alloue une somme de 4 000 francs pour l’extension du lieu de culte. La ville procède à un emprunt, six souscripteurs prêtent 18 500 francs à la commune (trois Montvillais figurent parmi ces souscripteurs). Cette somme plus les intérêts à 5 % sont remboursables en dix ans.
    • La sculpture au linteau du portail s’intitule le Bouquet de la porte.
    • Le clocher est consolidé en 1864 et 83 marches de 18 cm de hauteur permettent d’accéder aux cloches de l'église. Le clocher, d’une hauteur de 20 m environ, semble inachevé.
    • Le , un incendie éclate dans l’église.
    • L’inventaire de 1905 mentionne six statues :
    • En 1907, une partie de la toiture est réparée.
    • En 1913, M. Charpentier peint les 14 tableaux du chemin de croix.
    • En 1928, la municipalité décide d’effectuer des travaux de nettoyage à l’intérieur de l’édifice.
    • L’éclairage est installé au clocher en 1935. Les façades de l’église bénéficient d’une remise en état en 1955.
    • La délibération du conseil municipal du autorise M. l’Abbé à déposer la chaire et les lustres.
    • La ville procède à l’acquisition d’un harmonium en 1980.
    • En 1981, la réfection totale de l’église est nécessaire : 35 000 ardoises, 300 kg de crochets inox, 6 506 m de liteaux (tringle de bois clouée contre la charpente pour servir d’appui à l’ardoise) etc. Ce travail important et délicat est confié à une entreprise de couverture montvillaise. Un nouveau coq est béni et installé au sommet du clocher.
    • En 1986, l’intérieur de l’église est entièrement restauré, de même que celui de la sacristie. Ce projet conçu et réalisé par un jeune architecte rouennais, Bertrand Vaslet. L’édifice cultuel a retrouvé tout son éclat après des travaux minutieux et délicats réalisés par les entreprises Lanfry et Delafontaine.
  • L’horloge
    • Un document datant de 1743 relate le devis d’une horloge pour l’église de Montville et une personne est rémunérée pour le remontage et l’entretien de celle-ci.
    • Une illustration de 1800 environ[Laquelle ?] mentionne le cadran de l’horloge vers les Sondres (quartier de Montville).
    • En 1852, un monument sonne les quarts doubles à l’aide de deux petites cloches.
    • À partir du , l’horloge au lieu d’être à l'heure solaire (en avance de 8 à 10 minutes sur l'heure légale), devra marquer celle-ci, en concordance avec celle de la gare de Montville.
    • En 1912, le cadran est pourvu d’un éclairage.
  • Les vitraux[56]
    • Les sept fenêtres qui éclairent le chœur possèdent une vitrine coloriée portant les dates de 1527 et 1529. Nous y remarquons la vie de Notre Seigneur et de saint Jean, les Saints, les Saintes honorés dans notre contrée.
    • Les vitraux représentent, entre autres, saint Romain, une sainte avec une palme et un glaive, un martyr tenant plusieurs flèches avec un carquois à ses pieds. Le nimbe de chaque personnage est placé dans une coquille agrémentée d’arabesques ou fleurs à tiges d’or.
    • Le , le ministre de l'Instruction Publique et des Beaux-Arts visite l'église. Les vitraux du XVIe siècle sont classés en 1898 à titre objet monuments historiques.
    • Pendant la Seconde Guerre mondiale, les vitraux de l’église sont déposés dans l’une des caves du château adossant l’église puis sont remontés et restaurés à la fin du conflit.
    • Les vitraux de l’église de Montville sont protégés par des grillages et entretenus en permanence et mis en valeur depuis peu par un bel éclairage.
  • Les cloches
    • La bénédiction des cloches figure parfois sur les registres paroissiaux. La première a lieu en 1622. La grosse cloche est bénie le . Elle est remplacée le et prend le nom de Marie-Angélique.
    • Le , une cloche est bénite et nommée Madeleine par Alexandre Bigot, baron de Montville.
    • En 1791, les cloches sont échangées avec d’autres paroisses. Trois nouvelles cloches sont fondues à Gueutteville-les-Grès. Elles sont solennellement bénites le . La première pèse 453 kg et se nomme Antoinette en l’honneur du prénom de l’épouse de M. le maire d’Anceaumeville. La seconde pèse 840 kg et se nomme Louise en l’honneur du prénom de l’épouse de M. le maire d’Eslettes. La dernière pèse 840 kg et se nomme Victoire en l’honneur du troisième prénom d’Antoinette Hommais, l’épouse du maire de Montville. Chaque cloche mesure 90 cm de hauteur environ et 110 cm de diamètre environ. Elles sont restaurées en 1951. L’année suivante, leur mouvement est électrifié.
  • Devise républicaine inscrite sur l’église :
    Le , le conseil municipal décide que la devise « Liberté, Égalité, Fraternité » doit être inscrite sur les monuments publics communaux. La ville ayant financé une grande partie de l’agrandissement de l’église, inscrit la devise sur le collatéral et « République française » sur le clocher qui appartient toujours à la fabrique jusqu’à la séparation de l’Église et de l’État en 1905. Les inscriptions sont apposées sur la façade de l'église le par un peintre d’une commune voisine.
  • Plan d'eau :
    Montville possède un plan d'eau de trois hectares sur lequel il est possible de faire du pédalo. Autour de ce plan d'eau, on trouve un jardin aquatique et un arboretum, une réserve ornithologique, un complexe socioculturel et sportif, un parcours de santé, une aire de jeux ainsi qu'un minigolf dix-huit trous.
  • Le manoir du Bois-Isambert, qui date du
    .
  • Le manoir et son arboretum :
    Construite en 1914, cette belle demeure s’appelait à l’origine « Au bon accueil ». Située au milieu d’un arboretum planté d’espèces rares et anciennes (hêtre pourpre tricentenaire notamment), elle est acquise par la Ville en 1984 et est utilisée aujourd’hui comme salles municipales à disposition des particuliers et des associations montvillaises.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pierre Choinet[57] (1411- 1482 ou 1483) : médecin et astrologue du roi Louis XI. Sa pierre tumulaire est scellée dans le hall de la mairie et son épitaphe est écrite en vers et en écriture gothique.
  • Michel Picquenot (1747-1814), né à Montville, devient un habile graveur de renommée nationale. Il se distingue surtout par la reproduction de chasses, de paysages et de campements militaires.
  • Hector Berlioz (1803-1869) séjourna chez son ami, le baron Hippolyte Boissel de Monville (de), entre 1845 et 1847, dans le parc du château près de l'église. Il y mit au point La Damnation de Faust. La mairie comporte une statue du compositeur réalisée par Alfred Lenoir[58].
  • Louis Amand Demarest (1817-1883), député, mort à Montville.
  • François Leblanc (1819-1896). Né à Clères, il vécut et mourut à Montville. Il y exerça la profession de peintre-vitrier. Il écrivit plusieurs poèmes et ouvrages sur la Révolution et un livre sur ses opinions de « poète ouvrier ».[réf. nécessaire]
  • L'abbé Joseph Kerebel (1912-1945), vicaire de Montville, mort pour la France en déportation[59].
  • Roland Néel (1921-1984), résistant et ancien déporté. Peintre en bâtiment puis coloriste à l'usine L'Oyonnithe[60], il est passionné de football et se consacre à l'Union sportive montvillaise dont il devient président en 1960. Le stade municipal inauguré en[réf. nécessaire]
  • Amaury Vassili : né à Rouen en juin 1989, ce jeune ténor et chanteur lyrique a passé sa jeunesse à Montville entre neuf et seize ans.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Montville

L’écu héraldique de forme moderne est dû à l’initiative du Souvenir français et de la Municipalité. Les Armoiries sont approuvées par le Conseil municipal lors de sa séance du . Les armes de la commune de Montville se blasonnent ainsi :
coupé : au 1) d’azur à la roue dentée d’argent accostée de deux navettes de tisserand du même posées en pal, au 2) de gueules à la charrue d’argent ; à la divise ondée d’argent brochant sur la partition. Les deux épées d'argent croisées reflètent notre Garde Nationale. La devise « Vive Labeur » est inscrite sur une banderole supportée par les lames des épées. Ces deux mots signifient « Vive le travail ».

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alain Poulin, Montville, son histoire, Montville, 1988
  • Alain Alexandre et Alain Poulin, Mémoires en images - Montville tomes I et II, Saint-Cyr-sur-Loire, Éditions Alan Sutton, 2006 et 2007

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[6].
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  5. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  6. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

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  2. « Pollution Montville (76710) », sur www.linternaute.com (consulté le ).
  3. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  4. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  5. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
  6. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  7. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  8. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Normandie », sur normandie.chambres-agriculture.fr, (consulté le )
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  10. « Orthodromie entre Montville et Rouen », sur fr.distance.to (consulté le ).
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  14. « Station météorologique de Rouen-Boos - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
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  16. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
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  40. « Municipales 2020 : la liste Servir Montville d’Anne-Sophie Clabaut : Adjointe aux affaires sociales et à l’emploi, Anne-Sophie Clabaut a présenté ses colistiers avec le soutien de Pascal Martin », Paris-Normandie,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  41. « Municipales 2020. Anne-Sophie Clabaut enfin installée au poste de maire de Montville : Élue maire, l’ancienne adjointe succède à Myriam Travers et s’inscrit dans la continuité des mandats effectués par Pascal Martin », Paris-Normandie,‎ (lire en ligne, consulté le ).
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  44. « Städtepartnerschaften » Site web de la ville de Haiger, consulté le 27 mars 2017.
  45. Le gentilé de Montville
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  48. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  49. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
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