71e régiment du génie

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71e régiment du génie
Image illustrative de l'article 71e régiment du génie
Insigne régimentaire du 71e bataillon du génie.
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Insigne régimentaire 71e bataillon colonial du génie.
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Insigne régimentaire du 71e régiment du génie.

Création Avril 1943
Dissolution Avril 1997
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de Terre
Type Régiment du Génie
Garnison Rouen puis Oissel
Ancienne dénomination 71e bataillon du génie
Inscriptions
sur l’emblème
France 1944-1945
Indochine 1945-1954
Guerres Seconde Guerre mondiale
Guerre d'Indochine
Fourragères Aux couleurs du ruban de la Croix de guerre des TOE
Décorations Croix de guerre 1939-1945
avec palmes
Croix de guerre des TOE
avec palmes

Le 71e régiment du génie (71e RG) est un régiment du génie de l'armée française.

Création et différentes dénominations[modifier | modifier le code]

Chef de Corps[modifier | modifier le code]

(*) Officier qui devint par la suite général de brigade. (**) Officier qui devint par la suite général de division.

Historique des garnisons, combats et batailles[modifier | modifier le code]

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le 71e Bataillon du Génie a été créé à Port-Lyautey (Maroc) le 16 avril 1943. Le 4 mai 1944, Le Bataillon est engagé en Corse avec la 9e Division Coloniale. Le 17 juin 1944, il débarque sur l'île d'Elbe puis en Provence où il participe à la libération de Toulon. Il prend ensuite une part importante dans la Libération de la France, et en particulier dans les combats d'Alsace, où il participe au franchissement du Rhin.

Depuis 1945[modifier | modifier le code]

Après la victoire, le 2 novembre 1945, le 71e Bataillon du Génie est envoyé en Extrême-Orient à Saigon. Le 16 août 1949, le 71e Bataillon Colonial du Génie stationné à Haïphong, change d'appellation et devient 71e Bataillon du Génie, il reprend son nom initial à son arrivée en Extrême-Orient en 1945. Le 9 mars 1947 pour être engagé au profit de la 2e DB sous les ordres du général Leclerc.

Sa mission : il est chargé de l'établissement et de la protection des voies de communication du Tonkin. Le delta du Mékong présente un important réseau fluvial. Il crée une compagnie d'un nouveau type, la 4e compagnie de bateaux blindés. la 2e compagnie est dotée d'une section aéroportée. Elle est constituée à partir des effectifs du bataillon. Les personnels, brevetés en Indochine, sont destinés à appuyer les troupes aéroportées engagées en zone sud. Le 16 août 1949, la 21e compagnie et la 4e compagnie de Bateaux Blindées accueillent les premiers éléments de la Légion étrangère. En deux ans, le 71e bataillon du Génie lance une centaine de ponts, refait la piste d'aviation de Laï-Khé, les installations portuaires de Nha Trang, tout en participant aux opérations du corps expéditionnaire. Ses éléments forment une section de voies ferrées affectée à la 21e compagnie de commandement et des services. Elle avait armé un train blindé dont le nom est resté célèbre, La Rafale.

Il participe ainsi à la glorieuse défense du pont de Tanan. Le 31 décembre 1955, le Bataillon est dissous.

En mars 1957, le Bataillon réapparaît à partir du 291e Bataillon d'infanterie en Algérie à Blida (aujourd'hui El-Boulaida) puis dans la plaine de la Mitidja, au Camp Boutillier. À Tigzirt stationnent les 1re et 4e compagnies. En mars 1959 sur la zone ouest algérois, il cantonne dans la région d'Affreville. À la fin de l'année 1959, la 71/1 part en Zone Est Constantinois avec la 71/2, la 71/3 rejoint la Zone Nord Constantinois. Il est dissous à Tigzirt le 30 novembre 1959 dans le cadre des restructurations. Des compagnies passent au 36e bataillon du Génie, la 71/3 devient la 61e compagnie divisionnaire de la 11e DI. Les personnels isolés rejoignent les unités du génie du corps d'armée de Constantine, d'autres participent à la création de la 71e CGZ.

Reconstitué une troisième fois en 1964, le 71e Bataillon du Génie est reconstitué à Colomb-Béchar, In Salah et Regane. Il rentre en France en garnison à Metz jusqu'au où il est dissous.

Le 71e R.G du Génie, créé à Rouen le par modification nominale du 12e R.G, est héritier du patrimoine et des traditions du 71e Bataillon du Génie. Ses unités serviront pendant 3 décennies au Liban, au Tchad, au Cambodge et en Ex-Yougoslavie.

Elbe, Toulon, Doubs, Alsace, Rhin, Bade, Tonkin, Cochinchine, Annam et Cambodge sont inscrits sur le fanion et rappellent les théâtres d'opérations qui valurent au 71e RG, 11 citations collectives et le droit au port de la Fourragère des Théâtres d'Opérations Extérieures. Il est rattaché au 3e Corps d'armée.

Le régiment, installé tout d'abord à Rouen (quartier Richepanse), change de garnison en 1973 pour s'installer à Oissel, dans le quartier Faidherbe.

À Oissel, il est composé de :

  • 1 Cie : Centrale a concassage (détachée au camp de Sissonne),
  • 2 Cie : Centrale a enrobés (détachée au camp de Sissonne),
  • 5 Cie : De combat mécanisé
  • 6 Cie : Aide au déploiement
  • 11 Cie : Instructions,
  • 21 Cie : Commandement et services (PC, ordinaire, habillement, atelier, carburant, etc.),
  • 22 Cie : Compagnie d'appui (IEC, casernement, franchissement, transport lourd, TP),
  • 24 Cie : Compagnie de Ponts Flottants Motorisés (création le 1er août 1984)
  • 25 Cie : Franchissement (bacs et ponts Gillois),
  • 58 Cie : Compagnie du génie divisionnaire (génie/combat),
  • 62 Cie : Compagnie du génie divisionnaire (génie/combat de la 11e DI),
  • Il y avait également la 231e et 232e Compagnie de Combat qui était les 1re et 2e CCB du 23e R.G.

Le régiment est dissous le . Sur son site s'est ouverte le l'École nationale de police de Oissel, dont le nom a changé le pour devenir ENP de Rouen-Oissel.

Drapeau[modifier | modifier le code]

Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions[1]:

Fourragère CG TOE.jpg

Décorations[modifier | modifier le code]

Sa cravate porte: La Croix de guerre 1939-1945 avec palmes (4 septembre 1945), la Croix de guerre des TOE avec palmes (4 mars 1948).

avec palme, Satisfaction du Roi du Cambodge.

  • La 3e compagnie, Croix de guerre 1939-1945 une étoile de bronze, Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs

une étoile de vermeil.

  • La 4e compagnie, Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs une étoile d'argent.
  • Puis la fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs.

Devise[modifier | modifier le code]

« Pour ne faire qu'un » La véritable devise est : Qui suit,franchit,qui s'y attaque,ne passe pas.

classe 90/02, si mes souvenirs sont bons, la devise était "parfois détruire, souvent construire, toujours servir"

Insigne[modifier | modifier le code]

Porte l’épithète Colonial de septembre 1947 à août 1949 (écu écartelé bleu et rouge à une ancre chargée d’une cuirasse)

Insigne de béret du génie

Personnalités ayant servi au 71e RG[modifier | modifier le code]

En 1977, après avoir fait ses classes à Coetquidan, puis à l'École d'Application du Génie à Angers, François Hollande, est affecté comme aspirant au 71e régiment du génie.

Sources et bibliographies[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Décision n°12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, n°27, 9 novembre 2007

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]