Lombardie

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Lombardie
Blason de Lombardie
Héraldique
Drapeau de Lombardie
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Chef-lieu Milan
Provinces 12
Communes 1 546
Président Roberto Maroni (Ligue du Nord)
2013-2018
NUTS 1 ITC (Italie du nord-ouest)
ISO 3166-2 IT-25
Démographie
Population 10 006 727 hab. (30/11/2015)
Densité 419 hab./km2
Géographie
Superficie 2 386 300 ha = 23 863 km2
Localisation
Localisation de Lombardie
Liens
Site web regione.lombardia.it

La Lombardie (en italien : Lombardia prononcé : [lombarˈdiːa], en lombard : Lumbardia) est une région d'Italie septentrionale, située au sud de la Suisse, à l’est du Piémont, à l’ouest de la Vénétie et au nord de l’Émilie-Romagne. La ville de Milan en est le chef-lieu.

La superficie est de 23 857 km2 et sa population est estimée à 10 006 727 habitants, ce qui en fait la région italienne la plus peuplée.

Histoire[modifier | modifier le code]

Pendant et après la chute de l'Empire romain, l'Italie fut ravagée par des séries d'invasions tribales. La dernière et la plus marquante fut celle des Lombards, ou Longobardi, qui vinrent vers 570. Leur long règne donna à la région, dont Pavie était la capitale, son nom actuel, la Lombardie. Les noblesses franque, bavaroise et lombarde entretinrent des relations étroites pendant plusieurs siècles. Après des querelles initiales et la conversion des Lombards au christianisme, les relations entre les Lombards et les populations locales s'améliorèrent. Finalement, la langue et la culture des Lombards s'assimilèrent avec la culture latine, laissant des traces dans de nombreux noms, le code civil, des lois, et cetera.

La fin du règne Lombard arriva en 774, lorsque le roi franc Charlemagne conquit Pavie et annexa le Royaume d'Italie (principalement l'Italie du nord et centrale) à son empire. Les anciens ducs et nobles lombards furent remplacés par d'autres vassaux, princes-évêques ou marquis germaniques. Le onzième siècle marqua un essor économique important dans la région, dû au développement du commerce et surtout des conditions agricoles. De façon similaire à d'autres régions en Italie, cette évolution mena à une meilleure connaissance des villes, dont la richesse grimpante leur permit de défier le pouvoir suprême féodal traditionnel, représenté par les empereurs germains et leurs légats locaux. Ce processus atteint son apogée aux douzième et treizième siècles, lorsque différentes ligues lombardes formées de villes alliées de Lombardie, généralement menées par Milan, vainquirent l'Empereur Hohenstaufen Frédéric Ier à Legnano, ainsi que son petit-fils Frédéric II, à Parme.

Le duché de Milan se structure alors sous la domination des Visconti (1277-1447) puis des Sforza (1450-1535). À l'issue des guerres d'Italie, la domination espagnole s'impose sur le duché de Milan (traité du Cateau-Cambrésis en 1559), puis celle des Habsbourg à l'issue de la guerre de succession d'Espagne (traité de Baden en 1714).

Conquise en 1797 par Bonaparte qui la transforma en République cisalpine, la Lombardie (Lombardia) fut rendue par le Congrès de Vienne à l'Autriche qui l'associa à la Vénétie pour former le Royaume lombard-vénitien.

En 1848, un soulèvement favorable au Risorgimento réussit à chasser provisoirement les Autrichiens de Milan. Toutefois, le très martial maréchal Radetzky, malgré ses 82 ans, contre-attaqua. Il écrasa les troupes du Royaume de Sardaigne lors de la première Custozza et de celle de Novare et réinstalla ainsi l'Autriche en Italie du Nord.

Ce n'est qu'en juin 1859 que les Piémontais, très fortement épaulés par les Français, réussirent à prendre le dessus sur l'Autriche lors des batailles de Magenta et de Solférino. Toutefois le 12 juillet, Napoléon III, rendu inquiet par les pertes dans son armée, stoppait tout. À l'armistice de Villafranca, il obtenait le rattachement de la Lombardie au Royaume de Sardaigne de Victor-Emmanuel II de Savoie et de Cavour en échange du duché de Savoie et du comté de Nice pour la France et le maintien de l'Autriche en Vénétie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Nord-ouest de la Lombardie vu depuis le satellite. À partir de la gauche : le Lac Majeur, le lac de Lugano, le Lac de Côme et Iseo en bas à droite. Dans la partie inférieure gauche, la zone métropolitaine de Milan.

La surface de la Lombardie est divisée presque également entre les plaines (qui représente environ 47% du territoire) et les zones montagneuses (qui représentent 41%). Les 12% restants de la région est vallonnée. Sous l'apparence morphologique de la région, il est divisé en quatre parties: une stricte alpine, une montagne ou une colline, un niveau de division ou tout simplement se déplacer dans le Haut et le Bas-Vallée et enfin la zone située au sud de la rivière Po. La région est traversée par des dizaines de rivières (y compris le plus grand fleuve en Italie) et est arrosée par des centaines de lacs naturels et artificiels.

Atteint son point culminant avec le Punta Perrucchetti (4 020 m) appartenant à les Alpes Bernina.

Orographie[modifier | modifier le code]

La Lombardie pour les zones d'altitude
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En termes géographiques, la Lombardie ne peut pas être considéré comme un territoire unité, dans le sens du territoire délimité par des configurations physiques précises, tant pour la variété des paysages qui le traversent sans l'enfermer, ou parce que les frontières administratives, très souvent, ils sont le résultat d'événements historiques complexes. Cependant, il est possible de décrire en termes généraux son territoire administratif par le biais des enquêtes, des lacs et des rivières. Pour affiner votre Lombardie dans le nord, vous pouvez utiliser des bassins versants alpins entre Valtellina et les vallées de la Rhin et Inn, même si, parfois, la frontière traverse le côté Valtellina. À l'est sont les Lac de Garde et la rivière Mincio pour séparer Lombardie d'autres régions italiennes; ainsi que le sud (sauf pour le 'Oltrepò Pavie et le Oltrepò Mantoue qui se prolongent vers le sud), et à l'ouest du Lac Majeur et Tessin (à l'exception de Lomellina que les frontières vers le Piémont) peut servir à distinguer la Lombardie des autres régions.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de la région est de type climat continental humide, les hivers sont froids et humides et les étés sont chauds avec des précipitations plus marquées en été et en automne. Données climatiques de la ville de Milan (source meteoam) :

  • température moyenne minimum en janvier : -2 °C, maxi : 5 °C ; précipitations 64 mm ;
  • température moyenne minimum en juillet : 17 °C, maxi : 29 °C ; précipitations 68 mm.

Économie[modifier | modifier le code]

Première puissance économique régionale d'Italie, la Lombardie produit à elle seule 20,7 % des 1 740 milliards d’euros du PIB italien en 2009, accueillant de nombreux pôles industriels, financiers, et commerciaux du pays. Supérieur de 35 % la moyenne européenne, son PIB par habitant s'élevait à 33 647,7 euros en 2008, contre 26 277,7 euros pour l'Italie.

En Lombardie, en 2005, il y avait 4 millions d’emplois : 65 % travaillaient dans les services, 36 % dans l’industrie, et 1 % dans l’agriculture. Le taux d’emploi régional était de 66,6 % en 2006 : 76,4 % des hommes travaillaient, contre 56,5 % des femmes. L’emploi chez les femmes a augmenté ces dernières années grâce à des politiques sociales de niveau local et national, mais il n’est pas encore au niveau des pays nord-européens (>60 %). Le pourcentage des femmes cadres a doublé de 1992 à 2005 en passant de 12 % à 20,8 %.

L’économie de la Lombardie se caractérise par une grande variété de secteurs dans lesquels elle s’est développée, des secteurs traditionnels tels que l’agriculture et l’élevage, à l’industrie lourde et légère, jusqu’au secteur des services, qui a fortement évolué ces dernières décennies.

Secteur primaire[modifier | modifier le code]

L’agriculture était la base du développement économique de la Lombardie. La mécanisation et la restructuration du territoire a permis une augmentation sans précédent de la production agricole. L’agriculture de la région est principalement axée sur la production de céréales (maïs, soja, blé), de légumes, de fruits (poires et melons) et de vin.

Secteur secondaire[modifier | modifier le code]

L’industrie est dominée par des PME (petites et moyennes entreprises) souvent à caractère familial, mais aussi par de grandes entreprises. Elle est florissante dans de nombreux domaines : mécanique, électronique, métallurgique, textile, chimie, pétrochimie, pharmacie, alimentaire, rédaction, mobilier, et la production de chaussures. La ville métropolitaine de Milan rassemble plus de 40 % des entreprises lombardes.

Secteur tertiaire[modifier | modifier le code]

Le commerce et les finances ont un poids important dans le secteur des services. Milan accueille notamment la Bourse italienne, les principaux centres financiers et la Foire de Milan, qui est le plus grand complexe d’exposition d’Europe. Les banques, les transports, les communications et les services aux entreprises ont aussi une grande part dans le secteur tertiaire, sans oublier le tourisme (villes, montagnes, lacs).

Administration[modifier | modifier le code]

Les provinces lombardes.

La Lombardie est subdivisée en une ville métropolitaine et onze provinces :

Politique[modifier | modifier le code]

À l'issue des élections régionales de 2010, le Conseil régional de Lombardie est constitué de 23 élus du Peuple de la liberté, 21 du Parti démocrate, 18 de la Ligue du Nord, 4 de l'Italie des valeurs, 3 de l'Union de Centre, 1 du Parti des retraités et 1 de Gauche, écologie et liberté. Président de la région depuis 1995, Roberto Formigoni (PdL) est réélu.

Spécialités culinaires[modifier | modifier le code]

Vins[modifier | modifier le code]

  • Franciacorta
  • Nebbiolo roroducteur)
  • Nino negri(producteur)
  • Bonarda de Lombardie
  1. Pinot gris
  2. Barbera Oltrepo'
  3. Rouge S. Colombano
  4. Rouge Franciacorta
  • Inferno (Valtellina)
  • Grumello (Valtellina)
  • Sassella (Valtellina)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Christine Lorre et Veronica Cicolani, Golasecca (VIIIe-Ve siècle avant J-C) : Du commerce et des hommes à l'Age du fer, Paris, RMN, , 176 p. (ISBN 978-2-711-85675-6, notice BnF no FRBNF42141394).

  • Brigitte Postel, « Golasecca : Celtes du nord de l'Italie », Archéologia, Éditions FATON, no 476,‎ , p. 58 à 65 (ISSN 0570-6270)
  • Daniele Vitali, Chaire Internationnale; A. Cours : Les Celtes d'Italie, Collège de France Média, 2006-2007, 26 p.; lire en ligne [1]
  • Raymond Chevallier, « La romanisation de la Celtique du  : Essai d'Histoire Provinciale », Bibliothèque des Écoles d'Athènes et de Rome, École française de Rome, vol. 249, no [monographie],‎ ; lire en ligne : [2]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]