Aurillac

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Aurillac (homonymie).
Aurillac
Le quartier Saint-Géraud.
Le quartier Saint-Géraud.
Blason de Aurillac
Blason
Logo
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Cantal
(préfecture)
Arrondissement Aurillac
(chef-lieu)
Canton Aurillac-1
Aurillac-2
Aurillac-3
Intercommunalité Communauté d'agglomération du bassin d'Aurillac
Maire
Mandat
Pierre Mathonier
2014-2020
Code postal 15000
Code commune 15014
Démographie
Gentilé Aurillacois
Population
municipale
26 572 hab. (2013)
Densité 924 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 55′ 34″ Nord, 2° 26′ 26″ Est
Altitude Min. 573 m – Max. 867 m
Superficie 28,76 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Cantal

Voir sur la carte administrative du Cantal
City locator 14.svg
Aurillac

Géolocalisation sur la carte : Cantal

Voir sur la carte topographique du Cantal
City locator 14.svg
Aurillac

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Aurillac

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Aurillac
Liens
Site web aurillac.fr

Aurillac (Orlhac en occitan aurillacois), est une ville française située en Auvergne, au centre du Massif central, dans le département du Cantal, dont elle est la préfecture, et la région administrative Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont appelés les Aurillacois et les Aurillacoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

À 600 mètres d'altitude, Aurillac est située au pied des monts du Cantal dans un petit bassin sédimentaire. La ville est construite sur les rives de la Jordanne, affluent de la Cère qui coule à proximité. Elle est desservie par la route nationale 122 et la voie ferrée Figeac - Arvant.

Aurillac est relié à Paris par deux vols quotidiens par la compagnie aérienne Hop!. Aucun TGV ou autoroute ne dessert Aurillac.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

  • Boudieu, sur la RN122, dite route de Sansac-de-Marmiesse ou de Toulouse, se trouve être une ferme : une maison de ferme, bourgeoise des années 1900 et trois bâtiments agricoles, aussi une maison des années 1980.
  • Boudieu-Bas, sur la RN122, est un ensemble de maisons construites dès les années 1960 et quelques bâtiments à usages commercial ou artisanal.
  • Guéret, sur la RN122, est une ferme avec deux maisons et deux bâtiments agricoles. Ce hameau est traversé par l'ancien chemin vicinal allant de l'ancien lieu-dit "Julien", dont persiste le nom pour le pont SNCF : "pont de Julien" ; et allant jusqu'au château de Tronquières. Le lieu-dit de Julien se trouve dans l'agglomération d'Aurillac, sur l'avenue Charles de Gaulle, face au Centre Médico-Chirurgical (CMC). Cette ferme, avec maison et grange, a été absorbée par la ville à la création du quartier dans les années 1970 et jusqu'au milieu des années 1980. Le bâtiment à usage agricole a été détruit pour laisser place à un magasin.
  • La Sablière, sur la RN122, est un ensemble d'habitations à grande majorité des années 1980. À l'origine, il n'y avait qu'une ferme. Ce lieu-dit est sur deux communes Aurillac et Arpajon-sur-Cère. D'ailleurs, la majorité des constructions se trouvent être sur le territoire de cette dernière commune.
  • Le Barra, près de l'avenue Aristide Briand, ou dite Ancienne route de Vic ou ancienne RN120. Il s'agit d'une ferme et habitations.
  • Les Quatre Chemins, sur les RD120 et RD922, limite des communes d'Aurillac, Naucelles et Ytrac. C'est un ensemble de constructions à usage commercial ou d'habitation sur un carrefour de deux anciennes routes nationales, la 120 et la 126.
  • Tronquières, sur une avenue, à l'origine, lieu d'une exploitation agricole avec son château, la maison de ferme et bâtiments agricoles (détruits en 2011). Aujourd'hui, les lieux sont un ensemble de logements spécialisés dans l'aide à l'insertion de handicapés (ADAPEI) et l'aéroport de la ville : Aurillac-Tronquières. De même, se trouve l'aire d'accueil des gens du voyage et l'ancien centre d'enfouissement d'ordures ménagères. Avant la construction de l'aéroport, les prairies étaient des terres de pacage estival pour les fermes des alentours, dont la ferme de Boudieu.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Aurillac
Naucelles Saint-Simon
Ytrac Aurillac Giou-de-Mamou
Arpajon-sur-Cère

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Données climatiques d'Aurillac.

Toponymie[modifier | modifier le code]

L’origine d'Aurillac (Aureliacum = villa d'Aurelius) remonte à l'époque gallo-romaine, ce qu'atteste le fanum polygonal d'Aron construit au Ier siècle et découvert en 1977 à Lescudillier.

Histoire[modifier | modifier le code]

On peut penser qu'à l'époque gauloise, le site régional primitif de la cité était sur les hauteurs qui dominent la ville à Saint-Jean-de-Dône (« Dône » = dunum) et que, comme la plupart des oppida, il a été abandonné après la conquête romaine au profit d'une ville nouvelle établie dans la plaine. Avec le retour de l'insécurité du Bas-Empire, on assiste au mouvement d'enchâtellement : un nouveau site fortifié est établi à mi-pente entre l'ancien oppidum et l'ancienne ville gallo-romaine, là où se trouve aujourd'hui le château Saint-Étienne.

L'histoire de la ville n'est réellement connue qu'à partir de 856, année de naissance du comte Géraud, au château dont son père, nommé aussi Géraud, était le seigneur. Vers 885, celui-ci fonde une abbaye bénédictine qui portera plus tard son nom.

C’est dans ce monastère, reconstruit au XIe siècle[1], qu’étudiera Gerbert, premier pape français sous le nom de Sylvestre II.

La ville s’est constituée sur un territoire de sauveté qui est situé entre quatre croix et qui a été fondée en 898 par Géraud, peu après l'abbaye. De forme circulaire, la première unité urbaine s'est formée à proximité immédiate de l’abbaye d'Aurillac. Géraud meurt vers 910 mais son rayonnement est tel qu’au fil des siècles, Géraud est toujours resté un prénom de baptême répandu dans la population d'Aurillac et des environs.

Aurillac. Maisons au bord de la Jordanne.

C’est au XIIIe siècle que l'on commence à bien connaître les coutumes municipales grâce à un conflit entre les consuls et les abbés. Après la prise du château Saint-Étienne en 1255 et deux sentences arbitrales appelées les Paix d'Aurillac, les relations se normaliseront.

Aux XIIIe et XIVe siècles, Aurillac soutient plusieurs sièges contre les Anglais et au XVIe siècle, continue à subir les guerres civiles et religieuses.

L'influence de l'abbaye décline avec sa sécularisation et sa mise en commende.

En 1569, la ville est livrée par trahison aux protestants, les habitants torturés, rançonnés et l'abbaye saccagée. Toute sa bibliothèque et toutes ses archives sont brûlées.

Avant la Révolution, Aurillac abrite un présidial et porte le titre de capitale de la Haute-Auvergne. En 1790 à la création des départements, après une période d'alternance avec Saint-Flour, Aurillac devient définitivement le chef-lieu du Cantal.

C’est l'arrivée de la voie ferrée, en 1866, qui accélère le développement de la cité.

Au premier recensement, en 1759, Aurillac comptait 6 268 habitants, elle en compte aujourd'hui environ 27 000.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires d'Aurillac.

Cantons[modifier | modifier le code]

Aurillac est chef-lieu du département du Cantal (siège de la préfecture), de l'arrondissement d'Aurillac et bureau centralisateur de trois cantons depuis le redécoupage cantonal de 2014 :

Jumelages[modifier | modifier le code]

Depuis 1972, Aurillac et sa voisine Arpajon-sur-Cère ont un comité de jumelage commun et sont conjointement jumelées avec :

Préfecture et services départementaux[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Cantal (département).

Archives du Cantal[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

La communauté d'agglomération du bassin d'Aurillac compte 25 communes et 53 551 habitants en 2013.

En 2013, la commune comptait 26 572 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
10 470 10 357 10 523 9 190 9 766 10 889 9 753 9 609 10 917
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
9 846 9 831 10 998 11 098 11 211 13 727 14 613 15 824 16 886
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
17 459 17 772 18 036 16 389 17 153 17 643 19 041 22 174 22 224
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
24 563 28 226 30 863 30 963 30 773 30 551 29 477 28 641 27 338
2013 - - - - - - - -
26 572 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique

Unité/aire urbaines[modifier | modifier le code]

Aurillac constitue avec Arpajon-sur-Cère l'une des sept unités urbaines du Cantal, l'unité urbaine d'Aurillac. Celle-ci compte 32 787 habitants en 2013[4]. Cette unité urbaine est le centre de l'aire urbaine d'Aurillac, composée de 51 communes, qui compte 64 877 habitants[5] en 2013.

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune d'Aurillac compte 3 grands lycées dont le lycée de la Communication Saint Géraud, un lycée artistique réputé dans le milieu. Ce lycée compte, à l'heure de 2016, environ 700 élèves qui viennent de toute la France.

- Bac pro (30 élèves en moyenne)

- CAP (20 élèves en moyenne)

- STD2A (30 élèves en moyenne)

- BTS (Communication visuel, Textile et mode, Graphique...) (30-40 par classe)

- BMA... etc.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Le festival de théâtre de rue d'Aurillac.
  • Le festival d'Aurillac (Festival international de théâtre de rue d'Aurillac), d'une durée de quatre jours, se tient chaque année depuis 1986 à la fin du mois d'août. Depuis 2004, ce festival est précédé par « Les préalables », d'une durée variable (souvent de début août au festival), pré-festival proposant des spectacles de rues dans tout le Cantal (et parfois même en Corrèze) avec le soutien de l'association éclat. 2008 inaugure la première « université des arts de rues ».
  • Les européennes du goût/Les goudots gourmands Les Européennes du goût Pendant trois jours en juin, a lieu un festival gastronomique et culturel durant lequel sont décernés divers prix (Les Goudots gourmands) et où il est mis en place des cours de cuisine (thèmes différents chaque année 2008 : Slow Food) assuré par des grands chefs et un partage de recettes entre festivaliers (Les blogs gourmands).
  • Le Théâtre d'Aurillac, 4 rue de La Coste.
  • 2007 marque le renouveau du Festival Danse d'Aurillac avec la première édition des 36 Heures d'Aurillac[6], solos et petites pièces dansées.

Santé[modifier | modifier le code]

La ville dispose d'un institut de formation en soins infirmiers rattaché au centre hospitalier Henri Mondor.

Sports[modifier | modifier le code]

Question book-4.svg
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (août 2015).
Pour l'améliorer, ajoutez des références vérifiables [Comment faire ?] ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.
Tribune honneur du stade Jean-Alric, enceinte du Stade aurillacois.
  • Stade aurillacois Cantal Auvergne : équipe de rugby à XV qui a fêté en 2004 ses 100 ans et qui évolue en Pro D2 depuis 2001, hormis l’année 2006-2007 où le "purgatoire" en Fédérale 1 se solda par un titre de champion de France. Depuis la deuxième guerre mondiale, le club a toujours évolué soit dans l'élite (jusqu'en 1986 hormis 1949 et 1955), soit par la suite en groupe A, groupe B ou Pro D2. Aurillac est un pays de rugby puisque c'est une des rares villes où il y a plus de spectateurs aux matches de rugby qu'aux matches de football. Les matchs se déroulent au stade Jean-Alric ».
  • Athlétic Club Vélocipédique aurillacois : équipe cycliste fondée en 1977 par Pierre Labro, dirigée depuis 1983 par André Valadou. En 2011 et 2012 c'est le plus gros club cycliste auvergnat en nombre de licenciés. En 2016, trois coureurs issus de ses rangs sont au plus haut niveau avec Christophe Laborie ( Delko-Marseille Provence-KTM) et François Bidard (AG2R La Mondiale) chez les professionnels, enfin, Pierre Bonnet (Team Pro Immo Nicolas Roux) en première division amateurs. Axé sur la formation, le club voit chaque année, au moins un de ses représentants porter les couleurs de l'Auvergne lors d'un championnat de France.
  • Aurillac Football Cantal Auvergne : équipe de football qui évolue en CFA 2. À noter que la réserve d'Aurillac évolue en DH Auvergne et l'équipe C en Division d'Honneur Régionale. Son centre de formation performant lui permet d'avoir 3 équipes jeunes qui évoluent dans les championnats nationaux (14 ans, 16 ans et 18 ans - le plus haut niveau pour ces catégories).
  • Aurillac Handball Cantal Auvergne : équipe de handball professionnelle qui accède à la première division pour la saison 2008-2009 pour la première fois de son histoire
  • Basket-ball : Il s'agit du BAAG (Basket club Aurillac Arpajon Géraldienne). L'équipe 1 fille évolue au plus haut régional. C'est le plus gros club de la ville en termes de licenciés et de résultats. Deux brevetés d'états encadrent quotidiennement les enfants. Il y a aussi le club de la Cantalienne.
  • Stade Jean-Alric : stade municipal de la ville d'Aurillac et de son club de rugby, le Stade aurillacois Cantal Auvergne. Il doit son nom à Jean Alric, ancien joueur du club, fusillé à Aurillac par les Allemands durant la Seconde Guerre mondiale.
  • Aurillac possède un club de volley-ball (A.V.B.). Les seniors masculins ainsi que les féminins évoluent en Régional 1. Le club comporte des équipes UFOLEP et des équipes jeunes. Le club organise trois tournois ouverts à tout le monde : le tournoi de rentrée en septembre ; la nuit du volley en décembre (la plus grande d'Auvergne) ; le tournoi d'été en juin.
  • En 2011, Aurillac a accueilli le départ de la 10e étape du Tour de France 2011.

Médias[modifier | modifier le code]

Lieux de culte[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Commerces[modifier | modifier le code]

  • Aurillac est une ville commerçante disposant de plusieurs centaines de boutiques de commerçants et d'artisans.

Industrie[modifier | modifier le code]

  • Activité de transformation de produits agricoles, particulièrement du lait et de la viande. Fabrication et conditionnement du fromage de Cantal.
  • Capitale française historique du parapluie, Aurillac est à l'origine de plus de la moitié de la production française, ce qui représentait 250 000 unités en 1999, et fournissait 100 emplois. Cette industrie a subi plusieurs décennies de déclin à la fin du XXe siècle. Pour se renforcer, les fabricants de parapluie aurillacois se sont regroupés en 1997 au sein d'un GIE et d'un label, L'Aurillac Parapluie.
  • Aurillac est aussi le siège de ce qu'était le leader européen des couettes et oreillers santé Abeil[10] et du plasturgiste Auriplast spécialisé dans l'injection et la galvanoplastie.
  • On trouve également à Aurillac différents acteurs dans des domaines variés de l'agro-alimentaire (distillerie Couderc avec sa célèbre liqueur de gentiane et des maisons célèbres comme la fromageries Leroux et Bonal ainsi que Morin (affineur), les établissements de charcuterie MAS, Teil salaisons appartenant au groupe Altitude, les transports frigorifiques Olano-Ladoux.
  • Aurillac est surtout connu par son Pôle fromager basé sur les hauteurs d'Aurillac, proche du château Saint-Étienne :

Constitué en 1993, à l'initiative de la DDAF du Cantal, de l'ENILV d'Aurillac et des professionnels des filières AOC. La structure est constituée d'une association rassemblant les opérateurs de la filière AOC et les partenaires institutionnels et politiques ainsi que d'un GIS regroupant les organismes de recherche-développement et d'enseignement chargés d'élaborer les programmes scientifiques (INRA unité d’Aurillac) et ENILV (École nationale de laiterie d'industrie du lait et de la viande). Il élabore les programmes scientifiques relatifs au pôle fromager. On trouve autour de ce pôle les formations suivantes à l'IUT d'Aurillac : DUT génie biologique, option agronomie, DUT génie biologique, option génie de l'environnement, DUT génie biologique, option bio-informatique, licence pro. systèmes d'information et de modélisation appliqués à la bio-informatique, licence pro. produits alimentaires de terroir : innovation et valorisation, licence pro. expertise agro-environnementale et conduite de projets.

Informatique[modifier | modifier le code]

  • Aurillac est le siège de plusieurs sites internet : liés aux camions avec Net-truck[11] ou aux véhicules utilitaires ainsi qu'un site d'accessoires aéronautiques avec Aerodiscount[12].
  • Aurillac était également le siège du site Jeuxvideo.com, avant son rachat et son déménagement à Paris en 2015.
  • Aurillac est également le siège de l'éditeur d'ERP Qualiac[13] depuis 1979.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Panorama d'Aurillac
Panorama d'Aurillac

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Située à proximité de la confluence de la Cère (rivière) et de la Jordanne, Aurillac est une bonne porte d'entrée pour la découverte des monts du Cantal via la route des crêtes et la vallée de la Jordanne. À l'ouest de la ville s'étend le bassin d'Aurillac : ce secteur abrite une vaste zone humide de grand intérêt : le marais du Cassan Prentegarde situé sur les communes de Saint-Étienne-Cantalès, Saint-Paul-des-Landes et Lacapelle-Viescamp.

La région d'Aurillac est également riche en châteaux que l'on peut visiter.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

Aurillac bénéficie de la présence de plusieurs centres de danse :

Vie militaire[modifier | modifier le code]

Unités militaires ayant tenu garnison à Aurillac :

  • 139e Régiment d'infanterie, 1906
  • Escadron 2/16 de gendarmerie mobile devenu le 33/5 en 1991 à la suite de la création des légions de gendarmerie mobile et enfin le 18/5 en 2011 après la dissolution du groupement de GM de Clermont-Ferrand.

Aurillac a longtemps été une ville de garnison, avec le 139e régiment d'infanterie (France) qui se remarque par ses faits d'armes durant la bataille de la Somme, une chronologie remarquable et une armoire à trophées étaient encore présentes dans la salle d'honneur de la Délégation Militaire Départementale qui a depuis déménagé en oubliant de préserver et de sauvegarder ce pan d'histoire.

Sa place d'armes large et aérée et caractéristique de l'architecture militaire de cette époque, aujourd'hui dénommée zone de la Paix, est actuellement aménagée en parking, ce qui laisse la vue libre sur les 3 bâtiments qui l'entourent, l'entrée de la caserne a été détruit et remplacé par un bâtiment moderne mal intégré sans style en biais. Il héberge des services administratifs, Trésor public, CABA, Hypothèques, Cadastre... Les anciens bâtiments militaires dans les années 1950 deviennent "Cité Administrative", le nouveau bâtiment est implanté à cet endroit dans cette logique.

Le bâtiment de l'horloge est dénommé ainsi à cause de la grande horloge qui l'orne, ce bâtiment est aussi communément appelé maison des syndicats et des associations. À remarquer l'aménagement et la transformation des bâtiments éloignés de cette place dont le manège à chevaux, les écuries et la sellerie. Initialement ces bâtiments étaient l'ancien couvent des visitandines, construit en 1682. le couvent se transforme en 1792 en casernes pour l'infanterie qui occupe la moitié des bâtiments et ce jusqu'en 1922, d’où la transformation en bâtiments à l'usage équestre. Aujourd'hui le centre culturel Pierre-Mendès-France occupe les lieux, il regroupe le musée d'Art et d'Archéologie, le Conservatoire départemental de musique et de danse, le service d'animations jeunesse de la ville d'Aurillac, et une halte-garderie pour enfants Le manège à chevaux dans l'ancienne chapelle transformé de manière remarquable afin de lui laisser son caractère abrite aujourd'hui l'auditorium du Conservatoire (à voir les fresques murales). Les écuries quant à elles sont alors utilisées par un des haras nationaux établi par Napoléon à partir de 1806 ; un dépôt d'étalons est alors créé à Aurillac. À la bataille d'Austerlitz, Napoléon monte Cantal, un cheval gris truité dont le tableau est visible au Musée d'art et d'archéologie. Lorsque les Haras nationaux déménagent, les écuries sont transformées en salle d’exposition - galerie et de présentation polyvalente, s'y tient notamment tous les ans le Salon des Métiers d'Art d'Aurillac.

Personnages liés à la commune[modifier | modifier le code]

Personnalités nées à Aurillac[modifier | modifier le code]

Pierre-Jean David d'Angers, Monument au pape Gerbert (1851), Aurillac, place Gerbert[24],[25]

Personnalités liées à Aurillac[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason d'Aurillac

Blasonnement des armes traditionnelles de la ville d'Aurillac :

« De gueules, à trois coquilles d'argent, au chef d'azur, chargé de trois fleurs de lis d'or »

— Malte-Brun, la France illustrée (1882)

.

Les trois coquilles d'argent, qui étaient à l'origine sur une seule ligne, viendraient du fait qu'Aurillac aurait été un lieu d'étape du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle en venant de Clermont-Ferrand (actuellement la via Arvernha).

Le chef d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or indique les bonnes villes et date de l'époque où Aurillac avait fourni un corps de deux cents hommes d'élite au roi Charles VII pour combattre les Anglais.

Armoiries (hypothétiques) de Saint :fr:Géraud d'Aurillac Géraud d'Aurillac : Parti d'or à l'engrêlure de sinople en chef, et de sinople à l'engrêlure d'or tout autour

Blasonnement des armes traditionnelles de l'abbaye et comté d'Aurillac :

« Parti d'or et de sinople, à la bordure engrêlée de l'un en l'autre. »

Ces armes étaient à l'origine la bannière de l'abbaye représentant un carré d'herbe, évocation d'un fait miraculeux relaté par Odon de Cluny dans la Vie de Saint Géraud d'Aurillac.

La couronne de comte rappelle que ce sont les armes de la région qui correspondait à l'ancien domaine du Comte Géraud, c'est-à-dire d'un territoire qui comprenait le Cantalès et le Carladès.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Archéologie : une découverte extraordinaire en Auvergne
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011, 2013.
  4. Insee - Chiffres clés : Unité urbaine d'Aurillac (15401).
  5. Insee - Chiffres clés : Aire urbaine d'Aurillac (125).
  6. [1]
  7. a, b et c « Eglise Catholique d'Aurillac », sur eglise-catholique-aurillac.cef.fr (consulté le 28 juillet 2016)
  8. Église réformée - Aurillac.
  9. Église évangélique de Pentecôte
  10. Abeil
  11. Net-truck
  12. Aerodiscount
  13. Qualiac
  14. Base Mérimée : Abbatiale Saint-Géraud
  15. La peinture murale du XIIe au XVIIe siècle
  16. Anne Courtillé - Auvergne, Bourbonnais, Velay gothiques - p. 134-137 - Éditions A. et J. Picard - Paris - 2002 - ISBN 2-7084-0683-3
  17. Base Mérimée : Église Notre-Dame-aux-Bois
  18. Base Mérimée : Église du Sacré Cœur
  19. Base Mérimée : Chapelle d'Aurinques
  20. Base Mérimée : Ancien château fort Saint-Étienne
  21. Base Mérimée : Maison consulaire
  22. Base Mérimée : Gendarmerie
  23. Base Mérimée : Hôtel de la Préfecture
  24. Notice sur e-monumen.net : Monument au pape Gerbert
  25. Base Mérimée : Statue du pape Gerbert
  26. Claude Barthe, Joseph Malègue et le « roman d'idées » dans la crise moderniste in Les romanciers et le catholicisme, Éditions de Paris, 2004, p. 83-97, p. 92. ISBN 2-85162-107-6

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alfred Durand, Aurillac, géographie urbaine, 1948, 254 pp.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :