Angers

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Angers
Vue sur la cité historique et la cathédrale Saint‑Maurice depuis le château.
Vue sur la cité historique et la cathédrale Saint‑Maurice depuis le château.
Blason de Angers
Blason
Logo
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Maine-et-Loire (préfecture)
Arrondissement Angers (chef-lieu)
Canton Chef-lieu de sept cantons
Intercommunalité Communauté d'agglomération d'Angers Loire Métropole (siège)
Maire
Mandat
Christophe Béchu (Les Républicains)
2014-2020
Code postal 49000, 49100
Code commune 49007
Démographie
Gentilé Angevins
Population
municipale
149 017 hab. (2012)
Densité 3 490 hab./km2
Population
aire urbaine
403 765 hab. (2012)
Géographie
Coordonnées 47° 28′ 25″ N 0° 33′ 15″ O / 47.47361, -0.5541647° 28′ 25″ Nord 0° 33′ 15″ Ouest / 47.47361, -0.55416
Altitude Min. 12 m – Max. 64 m
Superficie 42,70 km2
Localisation

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Liens
Site web angers.fr

Angers (prononcer [ ɑ̃ˑʒe ] Prononciation du titre dans sa version originale Écouter) est une commune de l'ouest de la France située sur l'axe Paris-Nantes, au bord de la Maine, préfecture du département de Maine-et-Loire dans la région Pays de la Loire. Ses habitants s'appellent les Angevins.

Par sa population, Angers intra-muros est en 2012 la troisième commune la plus peuplée du Grand Ouest[Note 1] après Nantes et Rennes, la deuxième de la région Pays de la Loire et la dix-huitième de France avec 149 017 habitants[1]. Angers est au centre d'une aire urbaine peuplée en 2012 de 403 765 habitants[1] et d’une intercommunalité, Angers Loire Métropole, comprenant 33 communes et 269 340 habitants en 2012[2].

Capitale historique et place forte de l’Anjou, berceau de la dynastie des Plantagenêts, Angers est l'un des centres intellectuels de l'Europe sous le règne du « bon roi René ». La ville doit son développement comme son rôle politique et historique à sa position au niveau d’un point de convergence hydrographique, les basses vallées angevines. La Maine se forme par la réunion de trois rivières au nord de la ville et se jette à quelques kilomètres dans la Loire.

Angers se distingue aujourd'hui par sa spécialisation dans le domaine du végétal : premier pôle horticole européen, la ville abrite également le siège de l'office communautaire des variétés végétales. Ses universités, ses musées et son activité culturelle en font également un centre culturel important qui comprend notamment le château du Roi René construit au XIIIe siècle qui abrite la tenture de l'Apocalypse, le plus grand ensemble de tapisseries médiévales connu à ce jour. La commune est à la frontière du Val de Loire, classé au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 2000, et du parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine. La richesse de son patrimoine lui vaut le label de ville d'art et d'histoire.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Angers est à un nœud géologique, hydrographique, topographique, géographique, culturel, historique et stratégique[3]. La ville est située dans l'ouest de la France, au centre du département de Maine-et-Loire, sur l'axe de communication entre le bassin parisien et l'océan Atlantique. Elle est située aux confluences du Loir, de la Mayenne et de la Sarthe. Ces deux dernières rivières forment ensuite la Maine – au niveau de l'île Saint-Aubin, au nord de la ville – qui se dirige au sud-ouest vers la Loire. C'est sur ces confluences de trois rivières et d'un fleuve, carrefour naturel des voies de communication sur un promontoire rocheux, que les premiers hommes à l'origine d'Angers se sont implantés[3].

Elle est distante de 80 km de Nantes, la préfecture de région ; de 94 kilomètres de Tours ; de 110 km de Rennes ; de 120 km de Poitiers ; de 265 km de Paris ; 438 km de Lille ; 453 km de Lyon et 656 km de Marseille (distances orthodromiques)[4].

Angers se trouve à 123 km de l'océan Atlantique (Pornic en Pays de la Loire) et 203 km de la Manche (Ouistreham en Basse-Normandie)[4].

Avec une superficie de 4 270 hectares[5], Angers est moins étendue que les préfectures voisines que sont Nantes, Le Mans ou encore La Roche-sur-Yon mais davantage que Tours et a une surface équivalente à celle de Poitiers.

Communes limitrophes de Angers[6]
Avrillé Cantenay-Épinard Écouflant
Beaucouzé Angers[6] Saint-Barthélemy-d'Anjou, Trélazé
Bouchemaine Sainte-Gemmes-sur-Loire Les Ponts-de-Cé

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Angers est situé à la jonction de deux grandes structures géologiques : le Massif armoricain, granitique, à l'ouest et le Bassin parisien, sédimentaire, à l'est[7]. Du point de vue du cours de la Loire, l'agglomération angevine est par conséquent à la limite du Val de Loire et de la Loire armoricaine[8].

Le sous-sol de la ville est composé de schiste, notamment ardoisier comme le rappelle les carrières de la commune voisine de Trélazé, et de calcaire. Beaucoup d'escarpements schisteux apparaissent à Angers, notamment le promontoire à partir duquel s'est développée la ville[9].

L'altitude de la ville varie entre 12 et 64 mètres[5]. Particulièrement vallonnée, Angers s'est développée à partir d'un promontoire rocheux sur lequel sont situés le château d'Angers, la cité historique et la cathédrale Saint-Maurice[10].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les basses vallées angevines s'étendent du nord au sud de la ville, de l'île Saint-Aubin à La Baumette. Elles constituent de vastes zones humides, principalement des prairies[11] qui accueillent les crues de la Maine et servent de refuge aux oiseaux migrateurs et à une flore et une faune typiques du Val de Loire[12].

La Mayenne et la Sarthe, qui se rejoignent près de l'île Saint-Aubin, forment la Maine qui traverse la ville. Celle-ci rejoint la Loire à quelques kilomètres d'Angers à la Pointe[13].

Angers est également parcourue par le Brionneau, qui prend sa source dans le Haut-Anjou et dont les eaux sont retenues dans l'étang Saint-Nicolas à l'ouest de la ville[13]. Ce dernier serpente dans un vallon, séparant deux quartiers de la ville. Cet étang est classé, depuis le 4 mai 1936, parmi les sites et monuments naturels de caractère artistique, historique, scientifique, légendaire ou pittoresque par arrêté du ministre de l'Éducation nationale et des Beaux-Arts[14].

Un lac artificiel, le lac de Maine, vaste plan d'eau de 110 hectares, fut aménagé à la fin des années 1970 en parc de loisirs ouvert à tous[15]. Situé sur les anciennes prairies inondables d'Aloyeau, le lac provient de l'exploitation par la ville de carrières de grave[16].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat angevin est un climat de transition où s'exerce l'influence océanique de la façade atlantique et l'influence plus continentale de la Touraine[17]. Angers est en effet à la fois « assez éloigné des côtes de l'Océan pour échapper à l'action brûlante des vents de mer, et assez rapproché pour ressentir l'influence d'un climat marin doux, tempéré, humide, un peu brumeux »[18]. Il est doux (14°C d'amplitude annuelle moyenne), plutôt humide (les hivers sont généralement pluvieux), les gelées y sont rares (température minimale moyenne positive les mois d'hiver) et les étés ensoleillés. C'est la douceur angevine popularisée par Joachim Du Bellay.

Angers bénéficie en moyenne de 194 jours d'ensoleillement dont 60 de fort ensoleillement. Les précipitations annuelles , inférieures à la moyenne nationale, sont réparties sur 111 jours[19]. Si les jours de brouillard y sont fréquents, l'enneigement y est très faible. Les records de température sont établis respectivement à –15,4°C et +39,8°C.

Tableau comparatif des données climatiques d'Angers[20]
Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Angers 1 799 693 7 14 43
Paris 1 661 637 12 18 10
Nice 2 724 733 1 29 1
Strasbourg 1 693 665 29 29 53
Brest 1 605 1 211 7 12 75
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2,8 2,5 4,4 6 9,5 12,3 14,2 14,1 11,5 9,1 5,3 3 7,9
Température moyenne (°C) 5 5,7 8,2 10,4 13,9 16,2 19,2 19,1 16,5 12,7 8 5,6 11,8
Température maximale moyenne (°C) 8,3 9,4 12,8 15,6 19,4 23,1 25,3 25,4 22,1 17,3 11,7 8,6 16,6
Record de froid (°C) −15,4 −12,8 −10,6 −3,4 −1,6 2,3 4,5 5,1 2,5 −3,2 −8 −13,4 −15,4
Record de chaleur (°C) 17,1 21,2 24,8 29,7 32,8 37,5 39,8 38,4 34,5 29,8 21,6 19 39,8
Ensoleillement (h) 69 93 137 172 195 227 228 224 186 120 81 69 1 799
Précipitations (mm) 69,2 54,8 51,6 56,6 57,9 43,2 52,1 41,3 55 71,8 67,8 72 693,3
Source : Normales annuelles de la station de Beaucouzé - Meteo France (avril 2015) [Note 2]


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Réseau routier d'Angers :
  •      Boulevards historiques
  •      Voies radiales
  •      « Rocade » sud de substitution
  •      Voies sur berges
  •      Autoroutes

Angers est située au croisement de trois axes autoroutiers : l'A11 entre Paris et Nantes (axe majeur au niveau national), l'A87 vers La Roche-sur-Yon via Cholet et l'A85 vers Tours. La ville de Rennes, préfecture de la région Bretagne, et, dans une moindre mesure, le département de la Mayenne sont accessibles par la voie expresse RD 775, en cours d'aménagement. La RD 761 relie, quant à elle, Angers à Poitiers, préfecture de la région Poitou-Charentes, et Niort, dans les Deux-Sèvres.

Jusqu'en 2008, Angers était traversée par l'autoroute A11. Ces voies sur berges – l'ancienne RN 23 – formaient le lien routier entre les tronçons autoroutiers Angers-Nantes et Angers-Paris. La construction de l'autoroute est achevée lors de la mise en service du contournement nord de la ville, via une tranchée couverte de 1 700 mètres[21], permettant de compléter la rocade d'Angers. Mais les voies sur berges, actuelle RD 323, continuent de séparer la ville en deux. Un projet de réaménagement complet de celles-ci[22] est abandonné en 2014[23].

Depuis 1976, un projet de rocade sud était en discussion pour compléter l'anneau autoroutier autour de la ville[24]. Il est, lui aussi, abandonné suite au changement de majorité en 2014[25].

La ville compte 1 515 voies[26]. Le réseau routier principal se compose de trois grands types de voies. Premièrement, les boulevards historiques qui ceinturent l'hypercentre, principalement les boulevards Ayrault, Carnot, Foch, du Roi-René ; deuxièmement, les voies radiales en direction de la périphérie, comme les avenues Pasteur (vers le nord-est), Patton (vers l’ouest) ou De Lattre-de-Tassigny (vers le sud) ; dernièrement, les axes au sud de la ville faisant office de « rocade » de substitution, à savoir le boulevard Sud (boulevards Barrangé, Bédier, d’Estienne-d’Orves) d'une part et d’Arbrissel, Blanchoin d'autre part[27].

En 2012, on dénombre 991 000 déplacements quotidiens au sein de l'agglomération, dont 715 000 pour les seuls déplacements mécaniques (voiture individuelle, transports en commun et vélo). Parmi ceux-ci, 70% concernent la ville d'Angers, soit, environ, 500 000 déplacements par jour sur la commune[28].

Ponts[modifier | modifier le code]

La physionomie du réseau routier a été conditionnée par la topographie. Ainsi, la largeur de la Maine a limité les franchissements malgré son rétrécissement au XVIIIe siècle. Angers compte huit ponts au-dessus de la rivière dont un pont ferroviaire. On trouve du nord au sud :

À l’échelle de l’agglomération, la Loire limite également les possibilités de franchissement et la circulation des flux (cinq ponts sur une quarantaine de kilomètres, de Chalonnes à Saint-Mathurin-sur-Loire)[27].

Réseau ferroviaire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gare d'Angers-Saint-Laud.
La gare Saint-Laud au début du XXe siècle.

Angers est à la jonction des lignes ferroviaires de Tours à Saint-Nazaire et du Mans à Angers-Maître-École. Plusieurs gares ont été exploitées par la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest à la fin du XIXe siècle et sont désormais la propriété de la SNCF. Le chemin de fer est arrivé à Angers le 29 juillet 1849 en présence de Louis-Napoléon Bonaparte lors de la mise en service de la ligne de Nantes à Tours et Paris[35].

La gare d'Angers Saint-Laud est la principale gare, reliée au réseau de transport Irigo par le tramway d'Angers et plusieurs lignes de bus. Elle fut mise en service en 1853 par la Compagnie du chemin de fer de Tours à Nantes en lieu et place d'une gare provisoire[35]. Elle fut rénovée en 1956[33] et 2001[36].

Le TGV permet de rejoindre Paris-Montparnasse en 1 h 30 et l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle en 2 h 25. Le temps de parcours vers les villes voisines de Nantes et Le Mans est de 40 min. Angers est également bien reliée aux principales villes françaises : Lille Europe (3 h 25), Lyon Part-Dieu (3 h 45), Strasbourg (4 h 35) ou encore Marseille et Montpellier (5 h 45)[Note 3].
Le réseau des TER Pays de la Loire permet de relier Angers à Cholet en 40 min, Saumur en 25 min, ou encore Nantes, Le Mans ou Tours. L'Interloire, ligne TER commune aux régions Pays de la Loire et Centre-Val de Loire, permet de rejoindre Blois en 1 h 30 ou Orléans en 2 h[37].
La ligne Intercités Nantes – Lyon relie notamment Angers aux villes de Bourges, Nevers, Moulins et Roanne avec un aller-retour les jours de fin de semaine[38].

La virgule ferroviaire de Sablé, dont la mise en service est prévue en 2017, permettra de relier Angers à Laval en 45 minutes au lieu de 1 h 30 et Rennes en 1 h 25 au lieu de 2 h 10[39].

La gare de la Maître-École, située à l'est de la ville entre les quartiers de la Madeleine et du Grand-Pigeon, est une une halte ferroviaire desservie quotidiennement par quelques TER Pays de la Loire circulant entre Le Mans et Angers Saint-Laud[37]. Elle fut mise en service par la compagnie des chemins de fer de l'Ouest, probablement dès le [35] lors de l'ouverture du trafic sur la voie ferrée de Sablé à Angers[40].

La gare Saint-Serge est une ancienne gare de voyageurs ouverte le 23 décembre 1878[41] lors de la mise en service de la ligne Angers – Segré[35]. Très endommagée, elle est fermée au transport de voyageurs à la fin de la Seconde Guerre mondiale[35] puis a fait place au campus universitaire de Saint-Serge. Il ne subsiste plus désormais qu'une gare réservée au fret du marché d'intérêt national du Val de Loire ouvert en 1961[33].

Une ancienne gare située à proximité de la gare Saint-Laud, la gare du Petit Anjou, était une gare de voyageurs de la Compagnie des Chemins de fer de l'Anjou. La compagnie proposait un réseau secondaire de chemin de fer à écartement métrique dans les départements de Maine-et-Loire et de la Loire-Atlantique de 1893 à 1948[42].

Réseau aérien[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Angers Loire Aéroport.

Après des débuts mitigés, la pratique de l'aviation à Angers s'est construite autour de l'aéroclub de l'Ouest fondé en 1907 et d'une école de pilotage qui s'installe route de Cantenay-Epinard en 1922. L'enseignement est alors confié à la Compagnie française d'Aviation, entreprise parisienne qui possède plusieurs centres d'entraînement et usines de fabrication d'avions. D'abord basée au nord de la voie de chemin de fer Angers-Segré, la CFA installe son école en bordure de la route nationale d'Avrillé, bâtiment qui sera inscrit au titre des monuments historiques en février 2004[43]. L'aérodrome d'Angers-Avrillé était installé à proximité, sur le plateau de la Mayenne, de 1914 à 1998[44].

Un aéroport international est situé sur la commune de Marcé, à vingt-cinq kilomètres au nord-est d'Angers à la bifurcation de l'A11 et de l'A85. Ouvert en 1998 et propriété de la communauté d'agglomération d'Angers, il est ouvert au trafic commercial, aux avions privés et est utilisé pour les besoins sanitaires du CHU d'Angers. S’il peut théoriquement recevoir 50 000 passagers par an[45], la fréquentation maximale fut atteinte dès 1 999 avec 17 780 passagers et descendit à seulement 986 passagers en 2009. Les clubs de voltige aérienne, de vol moteur et de vol à voile représentent la majorité du trafic[46]. En 2003, la Cour des comptes considère d'ailleurs que l'aéroport « tient, dans l'ensemble du trafic commercial des aéroports du grand Ouest, une place sans corrélation avec sa population »[47].

En 2015, l’offre – uniquement en haute saison – comprend quelques rotations hebdomadaires vers Dole, Londres-City, Nice et Toulouse[48].

L'aéroport héberge également le Musée régional de l'air d'Angers-Marcé qui regroupe de très nombreux avions légers anciens. C'est le deuxième musée aéronautique français[47].

Réseau fluvial[modifier | modifier le code]

carte des voies navigables dans l'ouest
Le port fluvial, cale de la Savatte.

La ville est située à la confluence de quatre cours d'eau. Cette situation a été avantageuse : la circulation fluviale de Nantes à Angers fut longtemps très importante, tant pour le transport de marchandises[49] que de voyageurs. Ainsi les « paquebots de Loire » au XIXe siècle transportaient les voyageurs de Nantes à Orléans via Angers. La commune était alors le deuxième port de Loire après Nantes. Cependant, l’arrivée du chemin de fer et plus encore du transport routier provoqua son déclin dans le courant de l’entre-deux-guerres[35].

Néanmoins, la redynamisation du trafic fluvial en Loire est à l’étude. Le quai pétrolier de Bouchemaine, les installations du Génie et le port lourd d’Angers, tous deux situés à la Baumette, sont les principales infrastructures existantes[49].

Le port fluvial d’Angers, situé Cale de la Savatte et géré par l’office de tourisme de la communauté d’agglomération, accueille les navires de plaisance à l’année, en hivernage ou pour quelques jours en saison. Une Maison du Port est située à proximité, boulevard Henri-Arnauld[50].

En haute saison, la Maine accueille des navettes fluviales à destination de la Mayenne (jusqu’à Feneu), de la Sarthe (jusqu’à Cheffes) et de la Loire (en direction de Béhuard ou des Ponts-de-Cé). Celles-ci s'effectuent à bord de gabares traditionnelles[51].

La Maine est navigable sur la totalité de son parcours. Il est ainsi possible de gagner vers l’ouest l’estuaire de la Loire (la Loire n'est d'ailleurs navigable qu'à partir du bec de Maine). Vers le nord, si le Loir n’est pas navigable, la Sarthe l’est jusqu’au-delà du Mans et la Mayenne au-delà de la ville homonyme. À noter que l’Oudon, principal affluent de la Mayenne, est navigable jusqu’à Segré[52].

Enfin, un bac permet la traversée de la Mayenne vers l’Île Saint-Aubin. Il est accessible aux piétons et aux cyclistes du printemps à l'automne, lorsque l'île n'est pas inondée[53].

Réseau cyclable[modifier | modifier le code]

En 1921, le Maine-et-Loire est le troisième département de France pour le nombre de bicyclettes :103 716 ; 500 cyclistes se rendent à Angers quotidiennement. Dès lors, des pistes cyclables sablées sont construites sur les principales routes d’accès à la commune (route de Paris, route de Nantes et route d’Avrillé). La longueur totale de ce premier réseau était modestement de 6,5 km. Puis en 1946 est mise en place la première bande cyclable goudronnée, rue de la Madeleine, sur la route du centre-ville à la Loire[54].

En 2012, le vélo représente 3.9 % des déplacements quotidiens à l’échelle de la commune[28]. Le réseau cyclable de la ville d’Angers comprend 142 km d’aménagements spécifiques[55] dont 83 km de pistes ou bandes cyclables[56], le reste étant réparti entre couloirs de bus et plateaux piétonniers[27]. Cela représente 28% de son réseau routier, ce qui place la ville au troisième rang national derrière Strasbourg et Nantes[57]. Cependant, ce réseau cyclable est très majoritairement constitué de simples bandes cyclables : celles-ci représentent 71 km des 142 km aménagés à la pratique du vélo ; les pistes cyclables seulement 12 km[54]. En 2003, on comptait même 78 km de bandes pour seulement 600 m de pistes cyclables et 16 km de couloirs de bus partagés. Ces derniers sont devenus mixtes en 2000 par arrêté municipal. Ils ne sont cependant pas toujours assez larges ce qui provoque une dégradation de la vitesse commerciale des bus[27].

Le budget affecté aux politiques cyclables n’en reste pas moins le plus élevé des villes de France membres du Club des villes et territoires cyclables (aux côtés de Toulouse Métropole) avec 14 € par an et par habitant[58]. Depuis 2004, la municipalité a ainsi mis en place un service de prêt gratuit nommé VéloCité. La ville prête gratuitement l’une de ses 3 000 bicyclettes[59] aux personnes qui habitent ou travaillent à Angers pour une durée maximale d’un an[60]. La commune a également institué une « vélo-école » afin de sensibiliser, notamment les plus jeunes, à l’usage de la route[60].

L'EuroVelo 6, également connue comme « Eurovéloroute des Fleuves »[61], est une véloroute de type EuroVelo qui traverse Angers en reliant Saint-Brevin-les-Pins à Constanța. Elle traverse l'Europe d'ouest en est, de l'océan Atlantique à la mer Noire en passant par dix pays et suit l'itinéraire de trois des plus grands fleuves européens : la Loire, le Rhin et le Danube[62]. En Maine-et-Loire, cette véloroute emprunte en réalité l’itinéraire de La Loire à Vélo[63]. À l’est de la ville, une variante de celle-ci emmène les cyclistes depuis La Daguenière vers Angers via les ardoisières de Trélazé. Vers l’ouest, la ville a aménagé la Boucle verte permettant de relier les basses vallées angevines au nord et la Loire au sud[27]. Cette dernière traverse le parc Balzac et les bords du Lac de Maine jusqu’à Bouchemaine où elle rejoint le parcours principal de La Loire à Vélo et de l’EuroVélo 6[64].

Réseau de transports en commun[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Transports en commun angevins.
Un tramway boulevard de Saumur au début du XXe siècle.

Si un projet avorté visait dès 1871 à la mise en place d’un tramway hippomobile, le tramway électrique fera son apparition à Angers en 1896[65]. Six lignes urbaines rejoignent bientôt les deux premières lignes suburbaines d’Érigné et Trélazé. Cependant, cet ancien réseau est incohérent, les lignes trop courtes et les passages trop rares. De plus, le matériel vieillissant est sujet à de fréquentes avaries. Le développement de l’automobile altère encore un peu plus la qualité du service en encombrant les rues étroites où circule le tramway. Julien Gracq en parle en ces termes : « Petits, malingres, hauts sur roues, desservant un réseau peu fourni, je n'ai jamais pu faire grand cas des tramways angevins : ceux de Nantes, plus longs, mieux carénés, d'une couleur avenante de beurre frais (…) me firent tout de suite auprès d'eux l'effet d'une locomotive de rapide ». Dès 1934, des autobus commencent à faire leur apparition ; le journal L’Ouest écrit : « le tramway, c'est un mode de transport d'un autre âge, et non seulement pour sa vitesse, qui est inexistante, mais aussi bien pour son manque de confort. Vous avez vu combien nous sommes secoués, dans un bruit assourdissant de vitres et de ferrailles ! Les autobus, au contraire, sont légers et d'une douceur fort agréable ». La dernière ligne de tramway sera abandonnée au sortir de la Seconde Guerre mondiale, en 1949[66].

Le service public de transports en commun angevins, Irigo, est organisé par la communauté d'agglomération Angers Loire Métropole et géré par la société Keolis Angers. Son réseau couvre le territoire de l’intercommunalité, soit 33 communes et 268 000 habitants environ[67].

Le réseau se compose d’une ligne de tramway, treize lignes urbaines de bus et autant de lignes suburbaines[68]. Quatre lignes nocturnes assurent le modeste[69] service de nuit de 20 h 30 à 1 h du matin et sept lignes fonctionnent les dimanches et jours fériés. En outre, six lignes appelées IrigoTaxi permettent une desserte à la demande de certaines zones rurales de l'agglomération et 46 circuits scolaires sont en service[67]. En 2012, 9,3% des déplacements quotidiens à l’échelle de la ville provenaient du réseau de transports en commun[28]. En 2014, celui-ci a enregistré plus de 34,7 millions de voyages, dont 8,55 millions pour la seule ligne de tramway[67].

Le tramway d'Angers à la gare Saint-Laud.

Les lignes du réseau de transport se rencontrent à deux principaux endroits de la ville. D'une part, la gare Saint-Laud est desservie par les arrêts Gare Brémont, Gare Sémard, Gare Papin et la station de tramway Les Gares. D'autre part, le boulevard du Maréchal-Foch est le lieu de passage de plusieurs lignes de bus et de la ligne de tramway. Les stations Foch-Haras, Foch-Saint-Aubin et Foch-Maison Bleue y offrent de multiples correspondances entrent les lignes[70].

Inauguré en 2011[71], le tramway d’Angers comprend une ligne unique, la ligne A, reliant la commune d‘Avrillé, au nord-ouest, au quartier de la Roseraie, au sud. Des sections utilisant la technologie APS permettent d’éviter l'utilisation de caténaires et préservent ainsi le centre historique de la ville[72]. Une deuxième ligne de tramway est prévue à l’horizon 2020 entre le quartier de Monplaisir au nord-est et le campus de Belle-Beille à l‘ouest[73].

Les lignes départementales sont prises en charge par la régie des transports de Maine-et-Loire, Anjoubus. Une vingtaine de lignes partent de la gare routière, située à proximité immédiate de la gare d'Angers-Saint-Laud[74]. Celle-ci offre également des correspondances avec l’agglomération, la région (autocars TER Pays-de-la-Loire en direction de Chateaubriand et Laval)[75] et l'Europe avec la compagnie Eurolines[76].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Tissu urbain[modifier | modifier le code]

Plan schématique des quartiers d'Angers selon le tissu urbain
Plan schématique des quartiers d'Angers selon le tissu urbain.
  •      Centre historique
  •      Faubourgs urbanisés au XIXe siècle
  •      Quartiers urbanisés au XXe siècle
  •      Quartiers urbanisés au XXIe siècle
  •      Limites des quartiers administratifs

Le centre-ville d’Angers est en rive gauche de la Maine. Composé principalement de petites artères, commerçantes pour la plupart, il est en grande partie piétonnier. On y rencontre la plupart des institutions (hôtel de ville, hôtel du département, bibliothèque ou encore la quasi-totalité des musées). Au sud-ouest de cet hyper-centre contemporain se trouve la Cité, petit ensemble médiéval perché sur un promontoire rocheux, organisé autour du château et de la cathédrale. C’est le quartier le plus ancien de la ville, structuré en petites ruelles et comprenant nombre d’hôtels particuliers et autres maisons médiévales. En rive droite se trouve le vieux quartier de la Doutre (d’outre Maine). On y trouve des maisons anciennes à colombages, un dédale de ruelles ainsi que l'ancien hôpital Saint-Jean, le théâtre du Quai et le port fluvial d'Angers. Ces trois quartiers constituent l’ancienne ville intra-muros. Cet ensemble historique est encore bien visible aujourd’hui puisqu’au début du XIXe siècle, les anciennes fortifications ont laissé place à une ceinture de boulevards[77].

Les anciens faubourgs sont aujourd’hui devenus les quartiers périphériques de ce centre-ville historique. Leur urbanisation prend forme avant le XVIIe siècle (faubourgs de Reculée, Bressigny, Saint-Serge (Saint-Samson), Saint-Jacques, Saint-Laud et Esvière)[78]. Certains d'entre eux se développeront ensuite considérablement au cours du XIXe siècle car situés le long des grands axes de communication (anciennes routes de Paris, de Tours et de Nantes)[8] : ce sont les actuels quartiers Saint-Serge au nord ; Madeleine et Saint-Léonard au sud-est ; Saint-Jacques à l’ouest. Ce sont des quartiers essentiellement résidentiels à l’exception toutefois du quartier Saint-Serge abritant un campus de l’Université d’Angers ainsi que le Marché d’intérêt national[79]

En périphérie actuelle de la commune se concentrent les nouveaux quartiers résidentiels, qu’ils soient pavillonnaires ou constitués de grands ensembles collectifs. Vers l’ouest se trouvent ainsi les quartiers de Belle-Beille (premier quartier suburbain constitué de grands ensembles[80]) et du Lac de Maine (petits collectifs et logements individuels). Ces quartiers occidentaux sont séparés du reste de la ville par de grands espaces verts, d’une part le parc de l’étang Saint-Nicolas et d’autre part le parc de Balzac et dans son prolongement la base de loisirs du Lac de Maine, en bordure de la rivière. À l’est se rencontrent ensuite les quartiers de Monplaisir (habitat collectif) et des Banchais (habitat mixte) ; au sud, le quartier de La Roseraie est à dominante collective et est aujourd’hui le quartier le plus habité de la ville[81]. Les horticulteurs et pépiniéristes, encore nombreux jusque dans les années 1980 dans la partie sud de la ville ont été progressivement évincés et ne subsistent principalement plus qu’en périphérie sud du quartier de la Roseraie[82].

Au début du XXIe siècle, l’urbanisation s’étend au sud de l’île Saint Aubin, non urbanisée, sur les plateaux de la Mayenne et des Capucins : c’est le développement du quartier des Hauts-de-Saint-Aubin, au nord de la ville[83]. Aujourd’hui, le Loir, la Mayenne, la Sarthe au nord et la Loire au sud poussent l’espace métropolitain à se développer à l’est (Saint-Barthélemy-d’Anjou, Trélazé) et à l’ouest (Avrillé, Beaucouzé).

Occupation des sols en 2006.
Type d’occupation Pourcentage
Territoires artificialisés 70 %
Territoires agricoles 23 %
Forêts et milieux semi-naturels 1 %
Zones humides 0 %
Surfaces en eau 6 %
Source : AURA, Agence d’urbanisme de la région angevine[84]

Quartiers[modifier | modifier le code]

Plan des quartiers administratifs de la ville.

Angers est composée de 10 quartiers administratifs regroupant eux-mêmes plusieurs véritables quartiers tels qu'identifiés par les habitants. Il est possible de dénombrer une trentaine de quartiers au sein du territoire de la ville. La plupart font référence à la rue ou la place autour de laquelle ils se sont formés (rue Bressigny, place de la Visitation, etc.) ou de lieux-dits (Orgemont par exemple). L'île Saint-Aubin bien que non habitée fait également partie d'une division territoriale de la commune.

Centre-Ville - La Fayette - Éblé[modifier | modifier le code]
Articles détaillés : Centre-ville d'Angers et La Fayette-Eblé.

Les fondations de la ville se trouvent sur un promontoire de schiste ardoisier dominant la rive gauche de la Maine. C'est la Cité, le quartier historique de la ville principalement constitué d'ensemble canonial érigé du XIIIe siècle au xve siècle[85]. On y trouve également le château et la cathédrale Saint-Maurice. Autour de ce vieil ensemble se trouve le centre-ville proprement dit. On y rencontre les principales artères commerçantes et festives (boulevard Foch, place du Ralliement, rues Lenepveu, Bressigny, Saint-Laud, etc.) ainsi que de nombreuses institutions (hôtel de ville, hôtel du département, préfecture, bibliothèque municipale, musées, Grand théâtre, etc.).   Au-delà des boulevards ceinturant l'hyper-centre, dans le prolongement du Jardin du Mail, se trouve un quartier davantage résidentiel et collectif, organisé autour de la rue Louis Gain. Au sud-est, le quartier de l’Esvière est lui un quartier ancien uniquement résidentiel et celui de la Place de la Visitation, très commerçant, fait la jonction avec la gare d’Angers Saint-Laud. Celle-ci marque la limite avec les quartiers Éblé et La Fayette, au sud, moins commerçants. Le quartier Éblé accueille notamment l’École militaire du Génie alors que le quartier Lafayette, en plus d’abriter un marché relativement important, abrite la Cité administrative. Au sud-est de ce dernier se trouve un quartier au bâti plus bourgeois (rue Mirabeau et alentours). 

Roseraie[modifier | modifier le code]
Article détaillé : La Roseraie (Angers).
Quartier Jean Vilar.

Ce quartier au sud de la ville est principalement le résultat de la mise en place d’une zone à urbaniser en priorité en 1965. Il se compose par conséquent de grands ensembles collectifs, notamment sociaux, édifiés en lieu et place d’une zone de culture maraîchère. Les premiers habitants s’installent dès 1968 et sont au nombre de 20 000 en 1980. Le sud du quartier comprend quant à lui davantage d’habitats pavillonnaires ou de petits collectifs (quartiers Village Anjou et Orgemont notamment). 

Le quartier accueille notamment la Clinique de l'Anjou, le siège social et l'imprimerie du Courrier de l'Ouest ainsi que le Parc de l'arboretum. 

La Roseraie tire son nom d’un petit jardin public comprenant une roseraie avenue Maurice Tardat près duquel fut édifiée la première résidence du quartier, la Cité Salpinte.

Justices - Madeleine - Saint-Léonard[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Justices-Madeleine-Saint Léonard.

Dans ce quartier du sud-est de la ville, l’habitat était historiquement dispersé et regroupé le long des grands axes en faubourgs ouvriers, principalement en direction des ardoisières de Trélazé ; de même, des horticulteurs y étaient installés. De nombreux chemins seront urbanisés à partir des années 1950 autour de petits lotissements. Les années 1960 voient le prolongement du boulevard périphérique sud et l'édification de nombreux petits collectifs et, depuis les années 1980, l’urbanisation s’est achevée au détriment des derniers agriculteurs[86].  

On rencontre dans le quartier le principal complexe sportif de la ville (Jean Bouin) et au nord-ouest, l'Université catholique de l’Ouest et l’École Supérieure d’Agriculture

Alors que la Madeleine et Saint-Léonard doivent leurs noms à la paroisse à laquelle ils appartenaient[87] (la Madeleine devant d’ailleurs son nom à la présence d’une léproserie[88]), le nom des Justices s’explique par la présence sur la place centrale du faubourg des anciennes fourches patibulaires et du gibet de la ville, et ce du Moyen Âge jusqu’en 1753. Cette installation servait tant aux exécutions qu’à l’exposition du corps supplicié aux yeux de la population[89].

Saint-Serge - Ney - Chalouère[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Saint-Serge (Angers).
Place François-Mitterand et Université.

Ce quartier, au nord du centre-ville actuel, est issu de l’ancien faubourg Saint-Samson, autrefois rempli de petites échoppes d’artisans et commerçants[90]. Aujourd’hui, le quartier est devenu tout à la fois un pôle résidentiel, étudiant et économique. Le site en friche de l’ancienne gare Saint-Serge, désaffectée au sortir de la Seconde guerre mondiale, a été remplacé dans les années 1990 par le campus universitaire de droit, économie et gestion ainsi que par de nombreux logements (notamment étudiants) et un important cinéma multiplexe[91]. Le marché d’intérêt national, inauguré en 1963, occupe une large portion du quartier, de même que de nombreux entrepôts industriels et commerciaux[90]. La dénomination du quartier renvoie d’ailleurs à cette réalité : Saint-Serge est associé à ces grands espaces tertiaires alors que les quartiers de la place Ney et de la Chalouère renvoient à un bâti plus traditionnel et résidentiel.

Le quartier accueille également, entre autres lieux notables, le Jardin des plantes, le Centre des Congrès, l'Institut Confucius des Pays de la Loire ainsi que la Maison d’arrêt, tous trois à proximité immédiate du centre-ville. 

La toponymie renvoie à l'ancienne abbaye Saint-Serge, fondée au VIIe siècle et actuellement occupée par le lycée Joachim du Bellay[92]

Deux Croix - Banchais[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Deux Croix-Banchais.

Ce quartier, au nord-est de la ville, est essentiellement composé de HLM et de résidences individuelles. Les cultures maraichères du quartier laissent place à l’urbanisation à la fin des années 1950 autour de la construction du boulevard Gaston Birgé, où s’implantera dès 1957 une importante usine Thomson[93] aujourd’hui fermée[94]. Ce quartier accueille depuis 2008 la première « cité éducative » de la ville. Celle-ci, baptisée Annie-Fratellini, regroupe école, crèche, centre de loisirs et bibliothèque alors que la maison de quartier lui fait face[95]. Le cimetière de l’est, l’un des plus importants de la ville, se trouve également dans le quartier. Au sein du quartier se trouve le Grand-Pigeon, importante cité d’où s’élève la tour Chaptal, témoin architectural et repère visuel dans le panorama urbain de la ville[96].

La toponymie du quartier provient d’une part de l’ancienne closerie des « Deux-Croix », attestée depuis 1546[97] et d’autre part d’une ancienne « Boschittus Villa » (« Villa des bosquets ») dont le nom perdurera sur place en « Banchets » puis « Banchais »[98]. Le terme de Grand Pigeon, encore fréquemment employé pour désigner peu ou prou l’ensemble du quartier, provient quant à lui du nom du premier propriétaire d’une ancienne carrière d’ardoises située à proximité[99].

Monplaisir[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Monplaisir (Angers).
Résidence Kalouguine.

Situé au nord d’Angers, le quartier de Monplaisir est principalement issu d’une ZUP (zone à urbaniser en priorité) élaborée à partir de 1959. Ces terrains sont choisis afin de ne pas empiéter sur les terres maraichères du sud de la ville (qui seront urbanisées néanmoins au cours des années 1960 lors de la création du quartier de La Roseraie). L’habitat y est donc majoritairement collectif, organisé autour de la place de l’Europe, centre administratif, social et commercial du quartier. Les premiers locataires s’installent en décembre 1963[100].

Le quartier abrite deux institutions incontournables de la ville. D’une part, Le chabada, principale salle de concert de la ville ; et d’autre part, le siège de Scania France et l’usine de production attenante qui emploient près de 700 personnes[101]. On y trouve également la Cité des associations.

Le quartier, longtemps appelé « ZUP Nord de Briollay » prend le nom de Monplaisir du nom du principal boulevard qui le traverse en 1967[100]. Ce nom lui-même provient d’un ancien domaine attesté depuis 1574[102].

Hauts-de-Saint-Aubin[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Les Hauts de Saint-Aubin.

Ce quartier, situé au nord d’Angers en rive droite de la Maine, regroupe deux quartiers auparavant distincts (Verneau et les Capucins), ainsi que le plateau des Capucins et une partie du plateau de la Mayenne (à cheval avec la commune voisine d'Avrillé). C’est en grande partie un quartier en cours d’urbanisation dans sa partie nord niveau du plateau des Capucins, espace anciennement agricole, et du plateau de la Mayenne, site de l'ancien aérodrome[103]. Plus au sud se trouve l’ancienne cité Verneau. Celle-ci fut conçue dans les années 1950 comme une « cité expérimentale » pour le relogement de l’après-guerre, mais elle devint au fil des ans un micro-quartier défavorisé[104]. Le quartier des Capucins, plus ancien, permet quant à lui la liaison entre le centre de la ville et le nord de l'agglomération. Le long de la Maine s'y étire par ailleurs l'ancien village de Reculée dont l'urbanisation remonte au XIe siècle[105].

Au nord du quartier se trouve le parc grand public du végétal Terra Botanica ainsi que le centre aqualudique « AquaVita ». Les principales institutions présentes sur le territoire du quartier sont principalement le Centre hospitalier universitaire et dans une moindre mesure l’École supérieure d’électronique de l’ouest[103].

L’île Saint-Aubin, située en contrebas du plateau des Capucins lui est administrativement rattachée. Son nom provient de l’ancienne abbaye angevine propriétaire de l’île de 978 jusqu’à la Révolution. Celle-ci, d’une superficie de 600 hectares, est un écosystème remarquable à l’extrémité sud des « basses vallées angevines »[106].

Doutre - Saint-Jacques - Nazareth[modifier | modifier le code]
Articles détaillés : Doutre et Saint-Jacques-Nazareth.
Hôtel Sabart, place de la Laiterie.

Ce quartier de la rive droite se compose du quartier historique de la Doutre, de l’ancien faubourg Saint-Jacques et, au nord, du quartier de Nazareth. La Doutre doit son nom à sa situation géographique, étant la partie de la ville historiquement développée « outre-Maine » au sein des anciennes fortifications. Le patrimoine du quartier est très riche, entre maisons médiévales à colombages, ruelles étroites, ensemble religieux et hôtels particuliers. On y trouve en outre l’ancien hôpital Saint-Jean édifié vers 1180, remarquable témoignage d’architecture hospitalière et du style gothique angevin. Il accueille aujourd’hui le Musée Jean Lurçat et de la tapisserie contemporaine. L’ancienne salle des malades accueille ainsi le chef-d’œuvre de Lurçat le « Chant du monde »[107]. Le quartier abrite également le théâtre du Quai et le port fluvial d’Angers ainsi que la place La Rochefoucault qui accueille notamment la Foire Saint-Martin, la fête foraine de la ville.

De leur côté, Saint-Jacques et Nazareth sont deux quartiers essentiellement résidentiels, dont le premier doit son urbanisation au XIXe siècle à sa position sur la route de Nantes, le second étant de développement plus récent.

Belle-Beille[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Belle-Beille (Angers).

L’urbanisation de ce quartier de l’ouest de la ville commence au XIXe siècle le long de la « nouvelle » route de Nantes (actuelle avenue du Général-Patton), dans le prolongement du faubourg Saint-Jacques. Elle s’intensifie au lendemain de la Seconde Guerre mondiale : Belle-Beille est en effet le premier quartier angevin où s’élèveront de grands ensembles collectifs. Les premiers locataires s’installent dès 1954. Le quartier n’est pas uniquement résidentiel puisqu’il accueille de nombreuses entreprises – grâce à la création d’une « zone franche urbaine » – ainsi que le principal campus universitaire de la ville. Outre l’Université, on y trouve l’IUT et l’Essca[108].

Le quartier de Belle-Beille abrite également le parc de la Garenne et l’étang Saint-Nicolas, pièce d’eau artificielle de 19 hectares construite au XIe siècle et alimentée par le Brionneau[109].

Le quartier tire son nom d’une ancienne ferme attestée depuis 1594[110].

Lac de Maine[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Lac de Maine (quartier).

Le quartier du Lac de Maine est un quartier récent à l’écart de la ville. Il se développe à partir des années 1970 parallèlement à l’édification d’une base de loisirs et d’un lac, résultats de l’extraction d’une gravière à la même époque. Les premières zones d’habitation apparaissent en 1976 ; la base de loisirs est ouverte au public en 1978. La densité de population du quartier est faible, l’habitat y étant majoritairement individuel

Le lac – 110 hectares à lui seul – est au cœur d’un important complexe nautique et sportif qui abrite également le camping municipal[111].

Logements[modifier | modifier le code]

En 2012, le nombre total de logements à Angers était de 84 817, alors qu'il était de 80 765 en 2007. Parmi ces logements, 90,6 % étaient des résidences principales, 1,7 % des résidences secondaires et 7,6 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 22,8 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 75,6 % des appartements[Insee 1].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 31,9 %, stable par rapport à 2007 (30,9 %). La part de logements HLM loués vides était de 28,7 % contre 31 % en 2007, leur nombre étant en légère baisse (22 074 contre 23 414)[Insee 2].

En 2012, 19,6 % des résidences principales ont été construites avant 1946, 59,3 % de 1946 à 1990 et 21,1 % depuis 1991[Insee 3].

Architecture[modifier | modifier le code]

Exemples d'architecture XIXe (de g. à d. : immeuble de rapport ; « immeuble plébéien » ; « immeubles maisons »), place Romain.

L’architecture de la ville intra-muros comprend principalement hôtels particuliers, maisons marchandes et immeubles du XIXe siècle. La plus ancienne demeure, la Maison d’Adam, a été construite aux environs de 1491. Quant aux immeubles du XIXe siècle, ils peuvent être distingués entre « immeubles maisons », « immeubles plébéiens » et immeubles de rapport. Les « immeubles maisons » marquent le passage de la maison à l’immeuble, au sens moderne. Comprenant 3 ou 4 niveaux, les étages supérieurs bénéficient d’une richesse de décoration importante. Les « immeubles plébéiens » sont des immeubles modestes, à la décoration moins riche que les précédents (ni attique ni lucarne ni décor sculpté mais une « modénature plus ou moins riche de bandeaux ou frontons »), possédant 2 à 3 étages et regroupant plusieurs unités d’habitation. Enfin, les immeubles de rapport rassemblent plusieurs parcelles avec système d’accès individuel et sont divisés en plusieurs appartements à chaque niveau. Ces immeubles sont souvent plus larges et plus hauts (5 ou 6 étages) que les précédents. Ils sont néanmoins richement décorés et équipés de balcons continus[78]

En dehors des boulevards ceinturant l’hyper-centre existent également des immeubles de rapport, notamment près des places. L’architecture des faubourgs consiste néanmoins principalement en maisons de ville à un étage sous combles. Celles-ci peuvent être légèrement ornées de « bandeaux, frises, lucarnes », etc. Elles présentent parfois un aspect d'architecture en série. On trouve assez peu d’exemples de constructions présentant une intéressante architecture XXe siècle : quelques villas Art déco ou contemporaines, résidence Kalouguine. L’architecture récente est le plus souvent celle de zones pavillonnaires ou d’ensembles collectifs, parfois en contradiction avec l’ensemble ancien (voir par exemple l’immeuble sis 16-26 boulevard du Maréchal-Foch)[78]

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Le développement de la ville s'appuie sur plusieurs grands projets urbains, parmi lesquels :

  • Réhabilitation des berges de la Maine

La mise en service du contournement autoroutier permet à la ville d’envisager de réaffecter la voie rapide Paris-Nantes qui traverse la ville au bord de la Maine. Ancienne rocade en milieu urbain datant des années 1960, les voies sur berges étaient considérées comme une séparation entre les deux rives, empêchant notamment les habitants de profiter de la rivière. Le premier projet de réhabilitation des berges de la Maine (« Rives nouvelles ») a été abandonné suit au changement de municipalité en 2014. Un second (« Angers cœur de Maine »), plus modeste, est cependant mis en place dans cette optique. Il prévoit notamment la couverture d’une partie des voies sur berges, du château à la place Molière, avec aménagement d’espaces publics et paysagers et passage du tramway[112]. Le deuxième volet se consacre au quartier Saint-Serge. Les anciens locaux EDF et de la gare de marchandises seront réaffectés : y seront notamment construits la nouvelle patinoire, des logements, la chambre des métiers et son centre de formation[113].

  • Deuxième ligne de tramway

En octobre 2014, les élus communautaires ont approuvé le projet de deuxième ligne de tramway pour relier les quartiers de Belle-Beille, à l’ouest, et de Monplaisir, à l’est. D’une longueur de 9,9 km, la ligne partirait du campus universitaire pour rejoindre le cœur du quartier de Monplaisir (place de l’Europe) via la Doutre. Le tramway desservirait notamment les berges de la Maine, le campus de Saint-Serge et le Centre des Congrès. Près de 50 000 habitants habitent à moins de 500 m des stations projetées. En sus, un tronçon de quelques centaines de mètres entre l'actuelle station Foch-Maison bleue et la place Mendès-France est à l’étude afin de faire fonctionner une troisième ligne en maillage, entre Belle-Beille et la Roseraie. Le commencement des travaux est attendu au plus tôt début 2016 pour une mise en service fin 2019[114].

  • Aménagement des plateaux de la Mayenne et des Capucins

 Les prévisions démographiques ont encouragé la municipalité à urbaniser ces deux surfaces foncières d’importance – aménagement rendu possible notamment par la désaffectation de l’ancien aérodrome. Situé au nord de la ville et à cheval sur la commune d’Avrillé, ce nouveau quartier propose sur un espace de 240 hectares[115][116] des îlots de logement qui répondent aux exigences environnementales (HQE, économie d’énergie, éco-matériaux). Le projet est destiné à accueillir à l’horizon 2025 environ 20 000 habitants[117].

  • Gare+, quartier d’affaires à proximité de la gare d'Angers Saint-Laud

Ce projet vise à construire 70 000 m2 de bureaux et 25 000 m2 de logements et commerces sur les anciennes friches industrielles situées au sud de la gare TGV ainsi que les anciens entrepôts de la Sernam. Près de 3 000 emplois sont attendus sur le site au cours des prochaines années[118].

  • Coulée verte et « végétalisation » du centre-ville

La municipalité souhaite  « végétaliser »  le centre-ville en créant notamment une coulée verte de l’avenue Jeanne d’Arc – qui sera rénovée – à la promenade du Bout du Monde (en cours de réaménagement) près du château. Elle devrait passer par la place Lorraine, l’ancien hôtel de ville, la place du ralliement d’ici 2019[119]

  • Rénovation urbaine

L'agglomération d'Angers Loire Métropole et la ville d'Angers se sont engagées avec la participation de l'État dès 2004 à la réhabilitation et à l'amélioration de l'habitat de cinq quartiers dans le cadre de l'Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) : Roseraie, Belle-Beille, Grand-Pigeon, Monplaisir et Verneau. En 2015, seuls Belle-Beille et Monplaisir font partie du nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU)[120].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Juliomagus, le nom antique[modifier | modifier le code]

Le nom de la cité est mentionné pour la première fois vers l'an 150 par Ptolémée dans son ouvrage Géographie sous la forme Ιουλιομαγος (Juliomagus)[121],[122]. On retrouve la mention sur la table de Peutinger, sous la dénomination de Iuliomago.

Il s'agit d'un composé de l'anthroponyme latin Julius, vraisemblablement une dédicace à l'empereur du même nom, et du mot celtique magos « champ, plaine, campagne »[123]. Les dédicaces des civitas à des empereurs romains étaient fréquentes en Gaule romaine, cependant ces toponymes conservent généralement un élément gaulois[124]. On note également l'attestation plus tardive de Juliomagus Andecavorum. Le déterminant Andecavorum fait référence au peuple gaulois des Andecavii (Andécaves ou Andégaves), dont elle était la cité[125].

Le nom d'Angers[modifier | modifier le code]

L'appellation actuelle de la ville est issue de l'élément Andecavorum. Vers l'an 400, la forme primitive Juliomagus s'efface ; elle est remplacée par le terme civitas, comme en témoigne le nom civitas Andecavorum[126]. Ce changement est attesté dès le IVe siècle ailleurs en Gaule au Bas-Empire[127] – par exemple, les villes de Paris ou Tours ont adopté le nom du peuple dont elles étaient la capitale[126].

Par la suite, Angers est mentionnée au Moyen Âge sous les formes Andecava civitas au VIe siècle et Andecavis en 769[128], Andegavis entre 861 et 882, Angieus en 1127, Angeus en 1205 et Angiers dès le XIIe siècle[126].

L'évolution phonétique Andecavis en Angeus est régulière et s'explique par la lénition des consonnes intervocaliques, le -s final étant celui de l'ablatif-locatif latin. L'évolution est comparable à Pictavis en Peiteus aux XIe et XIIe siècles donnant Poitiers. La variante Andecavum explique le nom d'Anjou (in Andecavo en 797[126]). Celui d'angevin est un dérivé semi-savant. Le doublet Angers, Anjou est également comparable à celui de Poitiers, Poitou.

Surnoms[modifier | modifier le code]

Plusieurs surnoms ont servi à désigner Angers :

  • « Ville des fleurs »

La renommée de ces pépinières horticoles mais aussi de son vignoble ou de son arboriculture lui vaut ce surnom dès le Second Empire[129], tel que le rapportait Élisée Reclus[130]. Sa spécialisation dans le domaine du végétal et le soin accordé à ses espaces verts remettent ce surnom au goût du jour[131].

  • « Angers la Blanche » ou « Angers la Noire »

Angers fut pendant longtemps une ville noire, en référence à ses maisons en schiste (ou à pans de bois pour les plus anciennes) et ses toits en ardoise, avant de devenir une ville blanche au XIXe siècle lorsque furent édifiés un certain nombre d'édifices en tuffeau[132].

  • « Athènes de l’Ouest »

Ce surnom quelque peu pompeux revient à Monseigneur Freppel, évêque d'Angers, lors de l'inauguration de l'Université catholique de l'Ouest en 1875. Néanmoins, de nombreuses écoles ouvrent à la fin du XIXe siècle (école des Beaux-Arts, école de notariat, d'agriculture, etc.) ; plusieurs sociétés savantes sont créées ; le Grand-Cercle accueille Gounod, Delibes, Saint-Saëns, etc.[133].

Histoire[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Histoire d'Angers et Histoire de l'Anjou.

Préhistoire[modifier | modifier le code]

La plus ancienne trace d’occupation humaine remonte à 400 000 ans av. J.-C. et a été découverte rue de Frémur[134].  Le site est occupé dès le néolithique (vers 4500-3000 av. J.-C.) puisqu’un cairn a été retrouvé sur le site actuel du château. Des rejets de silex ont également été découverts sous le logis royal[135].

Antiquité[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Juliomagus.
Statère d’électrum « aux aigrettes » frappé par les Andécaves.

Au ve siècle av. J.-C., le peuple celte des Andes ou Andécaves s’établit dans la région d’Angers, surtout au nord de la Loire, et lui donne son nom[134]. La présence d'un oppidum andécave sur le site de Juliomagus fut longtemps rejeté face au peu d'indices permettant d'étayer l'affirmation[136]. Cependant, la campagne de fouilles préventives entre 1992 et 2003 a finalement pu démontrer l'existence d'une occupation à l'époque de La Tène finale (vers 80-70 av. J.-C.) jusqu'à la période augustéenne (10 av. J.-C.). La présence de mobiliers archéologiques, de vestiges d'un rempart à poutrages horizontaux et la découverte de voies délimitant des secteurs d'activités permettent d'envisager à nouveau l'hypothèse d'un oppidum sur le site du château[137]

Les armées de Jules César passent l’hiver à Angers en 57 av. J.-C. (César lui-même le mentionne dans La guerre des Gaules)[138]. Dès lors, la ville se romanise. Cependant, le nom gallo-romain de Juliomagus (« le champ de Julius »), sans doute ancien, n’est attesté qu’au IIe siècle[121].

Juliomagus est délimitée à l'ouest par la Maine et à l'est par un amphithéâtre. C'était une petite ville qui ne dépassait pas les 80 ha dans son extension maximum[139], à comparer aux 200 ha de Nemausus (Nîmes) et aux 220 ha d'Augustudunum (Autun) et devait compter environ 3 000 habitants[139]. L’urbanisation « à la romaine » ne se fait pas sentir avant le règne de Tibère, au début du Ier siècle ap. J.-C.[135], date à laquelle la voirie est mise en place : le maillage est orthogonal suivant le modèle des villes romaines et apparait vers 15-20 ap. J.-C.. La voie principale, le decumanus maximus, correspond aujourd’hui à la rue Saint-Aubin[134]. Seul un unique pont dont l'emplacement est inconnu devait permettre le passage de la Maine. On suppose le Forum près de l’emplacement actuel de la cathédrale ou la présence d’un vaste monument au niveau du château ; les thermes quant à elles se trouvaient place de la République. Les connaissances sont plus nombreuses concernant l’habitat privé. Ainsi des villas se trouvaient place du Ralliement ou des ateliers de potiers et bronziers rue Toussaint, sur le site de la bibliothèque municipale. Enfin, plusieurs nécropoles étaient situés le long des voies de communication, près de la gare et de la place Leclerc notamment[134]. À proximité immédiate de l’actuelle rue des Arènes s’élevaient autrefois l'amphithéâtre de Growan ou Grohan, construites à Angers vers 115 après J.-C. Il pouvait accueillir environ 6 000 spectateurs[139]. La présence d’un amphithéâtre était à l’époque un privilège impérial dont jouissait Angers aux seuls côtés de Tours dans la région[138]. À l'emplacement de l'ancienne clinique Saint-Louis a été trouvé un lieu de culte dédié au dieu Mithra démontrant que Juliomaguus comportait de nombreuses villas gallo-romaines très importantes. Il s'agit de la seule présence dans l'ouest de la France de ce dieu. Le sanctuaire date du début du IIIe siècle et est volontairement détruit à la fin du IVe siècle à la suite d'un incendie[140].

Les invasions barbares des années 275-276 ont provoqué un repli des habitants vers le promontoire de la Cité. Ainsi, au tournant des IIIe et IVe siècles est édifiée une muraille ne délimitant plus qu’une petite superficie d’environ 9 ha (l’actuelle Cité)[134]. L’enceinte, de forme ovale, mesure environ 1 250 m et est percée aux quatre points cardinaux de portes, dont la principale durant l’Antiquité est l’Orientale (devenue par la suite Porte Saint-Aubin). L’épaisseur du mur atteint par endroit 4 à 5 mètres. Ce sont aujourd'hui les principaux vestiges de l’époque gallo-romaine : l'appareillage, de moellons et de briques, d'une partie de ce mur est encore visible, rue Toussaint[141]. Les tours Villebon et de l'Evêché en sont les deux autres témoignages, quoique largement remaniées[134]

Le christianisme se développe à Angers et le premier évêque est mentionné en 372 (nommé Defensor – ce n'est qu'un titre, l'évêque étant alors le premier défenseur de la ville), lors de l’élection de Martin à l’évêché de Tours[142]

La ville prend au tournant du Ve siècle le nom du peuple gaulois qui l’habitait : civitas Andecavorum, ou Andecavis, à l’origine du nom Angers[126].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Comté d'Anjou et Duché d'Anjou.

Des invasions normandes et bretonnes à l'Empire Plantagenêt[modifier | modifier le code]

Le château d'Angers, édifié à partir du XIIIe siècle.

En périphérie de la Cité, des nécropoles sont érigées à partir du IVe siècle pour accueillir les premiers évêques de la ville (sur le site de l’actuelle place du Ralliement). Vingt-cinq sarcophages mérovingiens y ont été mis au jour en 2008[143]. Vers le milieu du VIe siècle est consacrée la première abbaye (Saint-Aubin) – selon la légende par l'évêque de Paris, saint Germain – afin d’abriter le tombeau d'Aubin. L'abbaye Saint-Serge est créée environ un siècle plus tard par les rois mérovingiens Clovis II et Thierry III[142]. L'église cathédrale de la ville est dédicacée à Saint-Maurice en 770[78].

Le milieu du IXe siècle voit apparaitre des temps troublés. Tant les Bretons que les Normands font d’incessantes incursions en Anjou. Le comte s’installe même à l’emplacement actuel du château afin de surveiller la rivière[142]. La ville sera néanmoins pillée par le chef viking Hasting en 845, puis à nouveau en 852[144]. Après la bataille de Jengland, Charles le Chauve et Erispoë, chef breton, se rencontrent à Angers en septembre 851 pour signer le traité d'Angers qui donne à la Bretagne les pays rennais, nantais et de Retz, fixant ainsi les limites frontalières de la Bretagne[145]. Charles le Chauve décide alors en 853 d’établir une marche autour des territoires de l'Anjou, de la Touraine, du Maine et du pays de Sées. Il la confie à Robert le Fort qui sera tué en 866 au cours de la bataille de Brissarthe[142]. Finalement, en 872, les Normands prennent la ville et s’y installe pendant près d’un an[145]. Charles le Chauve intervient lui-même aux côtés de Salomon de Bretagne pour les en déloger. Le roi de Bretagne détourne alors la Maine, ce qui met les drakkars à sec et ôte une protection au château. Hasting négocie son départ en offrant une part du butin[146]. Ce détournement est à l'origine du canal de la tannerie, comblé seulement au XIXe siècle[78]

Les derniers Carolingiens, rois des Francs et comtes d’Anjou, délèguent la gestion du comté à des vicomtes à partir de la fin du IXe siècle. L’un d’entre eux, Foulque le Roux, deviendra Foulque Ier d'Anjou en 929 et fondera ainsi la première dynastie des comtes d’Anjou. La région s’apaise et le rôle militaire d’Angers aux marches du Royaume disparait pour plusieurs siècles[142].

Le calme retrouvé, la ville se développe par le biais de nombreux bourgs et faubourgs. Au XIe siècle, Foulque Nerra, comte d’Anjou, laisse à Angers une empreinte considérable. Il fait restaurer l’église Saint-Martin, le plus vieux monument actuel de la ville ; favorise la fondation d’abbayes bénédictines (Saint-Nicolas et Notre-Dame-de-la-Charité, future abbaye du Ronceray)[147] – il fait également creuser l’étang Saint-Nicolas sur le Brionneau[78] – ; enfin, il fait édifier le premier pont de pierre à l’emplacement du pont de Verdun. Toutes ces installations en rive droite de la Maine sont à l’origine du quartier de la Doutre[147]. Son surnom – « le noir » – lui a été attribué postérieurement, au XIIe siècle. De son vivant, il était appelé « l’Ancien » ou le « Jérosolimitain » du fait de plusieurs pèlerinages à Jérusalem.

L'empire Plantagenêt sous Henri II d'Angleterre (XIIe siècle).

À partir de 1060, la dynastie Plantagenêt prend le titre comtal avec Geoffroy III le barbu, petit-fils de Foulque Nerra. Ceux-ci vont progressivement être à la tête d’un empire éphémère s’étendant des Pyrénées à l’Irlande. Au XIIe siècle, un historien anglais, Raoul de Diceto, vante la magnificence des édifices romans angevins. Ceux-ci, notamment les abbayes Saint-Aubin, Saint-Nicolas, ou encore le palais comtal, ont disparu, à l’exception du palais épiscopal et d’une partie du cloître de l’abbaye Saint-Aubin. Vers 1180, Henri II Plantagenêt favorise l’installation de l’hôpital Saint-Jean, l’un des édifices hospitalier médiévaux les plus remarquables de France[147]. L'empire s'écroule en 1205 après que le roi de France Philippe Auguste se soit emparé de la Normandie, du Maine, de l'Anjou et de la Touraine – le Poitou tombera en 1224[148] ; Jean sans Terre ne conserve plus en France actuelle que le duché d'Aquitaine. Le coup est toutefois sévère car le roi d'Angleterre a perdu le fleuron de son empire, la Normandie, et son berceau, l'Anjou.

Angers est dès lors rattachée au royaume de France et son rôle militaire au sein des marches du domaine royal réapparait. Le duché de Bretagne, par le biais du baillistre Pierre de Mauclerc, s’empare de l’Anjou en 1230 avant d’être délogé par les troupes du Roi. En conséquence, Blanche de Castille fait construire une forteresse et une nouvelle enceinte de 3 800 m de long, sur les deux rives de la rivière[149]. L’enceinte du Bas-Empire devient quant à elle à partir du XIIIe siècle une clôture canoniale, faisant de la Cité un bastion dans la ville interdit aux laïcs[141].

L'âge d'or de la cité et du Duché d'Anjou[modifier | modifier le code]

Le cheval livide et la mort, Tenture de l'Apocalypse.

En 1246, Louis IX donne le comté en apanage à son frère Charles Ier qui fonde la deuxième dynastie puis en 1356 Jean II le Bon le concède en faveur de son fils Louis Ier. En 1360, le comté est érigé en duché. Louis Ier, le premier duc d’Anjou, établit un droit de péage sur les marchandises traversant le duché afin d’entretenir les fortifications de la ville. Cette taxe, la « cloison », en sera la principale ressource[149]. Il établit également formellement l'université d'Angers en 1364 qui sera définitivement constituée en 1432 avec ses quatre facultés : droit, médecine, théologie et arts[150]. Plus important, il commande à un marchand parisien, Nicolas Bataille, la tapisserie de l'Apocalypse selon saint Jean, d'après les cartons du peintre Hennequin de Bruges[151]. Cette œuvre est le plus important ensemble de tapisseries médiévales subsistant au monde[149]

René d'Anjou.

L’année 1434 voit le commencement du règne du « bon roi René », duc d'Anjou, de Lorraine et de Bar, comte de Provence, roi de Naples et de Jérusalem. Le roi René d'Anjou a contribué à la relance de l'économie locale, très affectée au début du XVe siècle par les séquelles de la peste (1347-1350) et par les conflits incessants, dont la guerre de Cent Ans (1337-1453). Il fut un homme d'une grande culture et d'une grande générosité : il fit d'Angers un centre culturel et politique important ou il entretint une cour littéraire et savante. Il aménagea les douves du château en ménagerie, créa des lieux de promenades et des jardins fleuris. Il établit, à Angers, le second ordre du Croissant, totalement distinct du précédent. L'ambition de cet ordre était d'être d'un niveau de prestige comparable à celui de la Toison d'Or, créé quelques années auparavant[152]. Il fait également construire près d’Angers trois manoirs de campagne : Haute-Folie, Reculée et Chanzé, près de la Baumette où il fonde en 1451 un couvent. Il lègue à sa mort la tenture de l’Apocalypse à la cathédrale[149].

François VIllon, dans son oeuvre de jeunesse Le Lais de 1457, cite Angers comme refuge après sa fuite de Paris en raison de ses larcins : « Pour obvier à ces dangers, Mon mieulx est, ce croy, departir. Adieu! Je m'en vois à Angers. ».

En 1474, Louis XI manœuvre contre le bon roi René, dont il désire annexer son domaine angevin. Le roi de France se rend à Angers avec son armée, sous couvert d'une visite de courtoisie. La surprise et la stupéfaction sont énormes : le roi demanderait les clefs de la capitale de l'Anjou. Louis XI installe aussitôt une garnison dans le château d'Angers et en confie le commandement à Guillaume de Cerisay. A soixante-cinq ans, le roi René ne veut point commencer une guerre avec son neveu le Roi de France. René lui cède son royaume sans combattre. L'Anjou cesse dès lors d'être un apanage et entre définitivement dans le domaine royal. Le roi René fut enterré à sa mort en la Cathédrale Saint-Maurice d’Angers[152].

Remise de la charte aux bourgeois d'Angers par Louis XI (Jules Dauban, 1901).

Louis XI cherche alors à se concilier la bourgeoisie locale. Il accorde ainsi en 1475 une grande charte communale qui crée la mairie. Celle-ci sera composée d'un maire, de dix-huit échevins et de trente-six conseillers, d'un procureur et d'un clerc, tous élus à vie, à l’exception du maire élu pour trois ans. Le premier d’entre eux, Guillaume de Cerisay, est imposé par le Roi. La ville est exemptée de taille, de gabelle et de service armé et bénéficie de droits de police et justice. Elle utilise en guise de sceau les armoiries actuelles : écu chargé d'une clef en pal, accostée en chef de deux fleurs de lys[153].

Antique clef de France,  Necteté de souffrance,  Garant contre ennemys,  Estappe d'asseurance,  Recours de secourance,  Seccurité d’amys.

La ville s’illustre par sa vie intellectuelle et universitaire : Angers est en 1476 la cinquième ville de France à voir l’installation d’une imprimerie (après Strasbourg, Paris, Lyon et Toulouse). L'université forme plusieurs personnalités de premier plan, comme Guillaume Poyet, futur chancelier de François Ier et auteur de l'ordonnance de Villers-Cotterêts ; Ambroise Paré fait une partie de ses études à la faculté de médecine[153]

Située entre les villégiatures royales de Touraine et une Bretagne qui ne désarme pas, Angers accueille fréquemment les monarques. En 1499, lors de l’arrivée de Louis XII, la ville fait un certain nombre d’aménagements parmi lequel l’apposition à la porte Lionnaise – par où passera le Roi – de l’acrostiche ci-contre[154]

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Vue d'Angers depuis le plateau des Capucins, Hougfnaglius, 1561.

La prospérité s’installe et en 1538, Angers apparait comme l’une des seize plus importantes villes du royaume (d'après un état des contributions pour la solde des « gens de guerre à pied »). Les marchands angevins expédient vers Paris et les grands ports de l'Atlantique les produits du duché : toiles, vins, ardoises, tuffeau. Cette prospérité s’accompagne de l’édification de riches bâtisses (en pierre, dans une ville où les constructions sont majoritairement en bois) : logis Barrault, hôtel des Pénitentes ou encore logis Pincé[153]. Afin de faciliter le commerce fluvial, le port Ayrault est creusé en 1556[78]. Un premier plan de la ville est par ailleurs établi par Adam Vandelant en 1576[153].

Plan de la ville de Vandelant, 1576.

La réforme protestante est bien accueillie dans la région – une église apparait en 1555, la deuxième en France[153]. En 1560 a lieu la journée des mouchoirs : l’élection des délégués aux États généraux dégénère après la razzia protestante au sein des représentants de la noblesse. Des mouchoirs sont alors utilisés par les protestants pour se reconnaitre durant l’émeute. Finalement de nouvelles élections sont tenues et voient les catholiques l’emporter[155]. Les protestants parviennent cependant à se rendre maître de la ville entre avril et mai 1562. La répression sera sanglante : 50 exécutions et 244 condamnations à mort par contumace[153]. Le 29 août 1572 (soit 5 jours après la Saint-Barthélémy), les échevins arrêtent un massacre organisé par le gouverneur de Saumur, le comte de Montsoreau, alors que des huguenots sont précipités dans la Mayenne[156]. La ligue et le duc de Guise menaçant de s’emparer du château, Henri III donne en 1585 l’ordre d’en détruire la partie nord. Le gouverneur du château, Donadieu de Puycharic, sauve l’édifice de la mutilation en découronnant les tours pour y aménager des plates-formes d’artillerie. En 1598, Henri IV séjourne à Angers pendant l’élaboration de l’Edit de Nantes et arrive ainsi à convertir les plus réticents catholiques[153].

Logis Barrault où séjournèrent Henri IV et Marie de Médicis.

En 1619, Louis XIII autorise Marie de Médicis à résider avec sa cour à Angers. Elle s'installe dans le Logis Barrault avec son aumônier Richelieu[157]. En août 1620 eut lieu la bataille des Ponts-de-Cé – connue également sous le nom de « drôlerie des Ponts-de-Cé » – entre les partisans du roi et ceux de sa mère. Par la défection de ses principaux nobles, les troupes de Marie de Médicis furent bientôt sans commandement et l'armée royale n'eut plus qu'à disperser ses fantassins dans une « drôlerie » générale. Trois jours plus tard, le 10 août, est signée le traité d'Angers : par crainte de voir sa mère poursuivre ses complots, le roi accepte son retour à la cour de France, et se réconcilie avec elle par l'entremise de Richelieu, alors évêque de Luçon[158].

Le XVIIe siècle est marqué par une grave épidémie de peste en 1626 et de grandes famines, autour des années 1630 et 1661[153]. En 1640, Louise de Marillac fonde à Angers une communauté des Filles de la Charité, à l’hôpital Saint-Jean. Saint Vincent de Paul se rend même à Angers en 1646[159]. En 1649, face aux famines, épidémies et à une pression fiscale de plus en plus excessive, les Angevins se révoltent : c'est le commencement de la Fronde angevine. La répression par les troupes royales est évitée de justesse grâce à l'intervention de l'évêque Henri Arnauld[160]. La ville est néanmoins sanctionnée par le pouvoir royal pour sa participation à la Fronde et perd son privilège de libre élection du conseil de ville. L’époque est difficile et la population diminue drastiquement : il faudra attendre le début du XIXe siècle pour qu’Angers retrouve sa population de 1650 (32 000 habitants). Un recensement est effectué en 1769 et la ville compte alors 25 044 habitants au sein de 4 116 maisons[153]

Au XVIIIe siècle, l’économie de la ville est morose malgré le développement d’industries textile, sucrière et ardoisière. La ville évolue peu et ne se modernise pas. Les échevins n’ont pas de projet urbanistique comme leurs voisins nantais. Le maintien des vieilles fortifications, archaïques, s’explique par exemple par le besoin de prélever l’octroi. À l’inverse, la vie culturelle ne faiblit pas : une Académie royale des Sciences et Belles-Lettres est créée en 1685 sur le modèle de l'Académie française ; un théâtre est ouvert en 1763 ; un premier hebdomadaire, les Affiches d'Angers, apparait en 1773 ; une société de concerts est constituée ; un jardin botanique est enfin créé rue Bressigny[153].

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de Maine-et-Loire.
Le département de Maine-et-Loire au sein de l'ancienne province d'Anjou.

Lors de la Révolution, un parti patriote émerge à Angers autour notamment de Volney et La Révellière-Lépeaux. Dans le sillage de la loi du 14 décembre 1789 portant création des communes, Angers s’agrandit en absorbant les anciennes paroisses de Saint-Samson, Saint-Léonard et Saint-Augustin et atteint sa superficie actuelle. La ville compte alors 33 900 habitants[161].

En 1790 est créé le département de Maine-et-Loire (le nom de Mayenne-et-Loire apparait cependant quelques fois)[162] dont le siège est fixé à Angers – les représentants de Saumur ont tenté en vain de partager le chef-lieu ou d’établir une alternance entre les deux villes. Il reprend en grande partie les anciens territoires de l’Anjou[163].

La Constitution civile du clergé fait apparaitre les premières tensions. En effet, seuls 22 % des ecclésiastiques prêtent serment. La guerre de Vendée va ensuite marquer profondément la cité. Les affrontements entre Républicains et Vendéens sont incessants en 1793. La Terreur s’installe en octobre de la même année et deux mille personnes sont fusillées au Champ des Martyrs[161].

La physionomie de la ville commence à changer à la même époque. En 1791 la place du Ralliement est aménagée suite à la destruction de trois églises. Mais surtout, en 1807, Napoléon autorise par un décret impérial la destruction des fortifications médiévales de la ville[161] qu'il visite l'année suivante[164].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

plan d'Angers vers 1850.
Vestige du pont des Treilles d'Angers, détruit définitivement au XIXe siècle (Angers on the Loire, George C. Stanfield, vers 1859).

Le réveil de la ville au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le XIXe siècle voit se poursuivre ces profondes modifications du paysage urbain. Dans la foulée du décret napoléonien, la ceinture de boulevard est achevée vers 1850-1860 et des ponts sont construits dans son prolongement[161]. Ils prennent les noms de ponts de la Basse-Chaîne et de la Haute-Chaîne en raison de celles qui barraient la rivière au Moyen Âge afin d'empêcher toute intrusion dans la ville. Les chaînes amont étaient arrimées sur la Tour des Anglais dans la Doutre. En 1850, le pont de la Basse-Chaîne s’effondre lors d’une revue et provoque la mort de 225 personnes, principalement des soldats du 3e bataillon du 11e régiment d'infanterie légère[165]. Le pont des Treilles, en ruine depuis 1711, est quant à lui définitivement démoli en 1855 puis 1890[166] alors que le Grand pont, le plus ancien de la ville, est reconstruit entre 1846 et 1848[167].

Le port Ayrault en 1848 avant son comblement et l'urbanisation des Luisettes (Alfred Guesdon).

Le quartier des Luisettes (actuel quartier Thiers-Boisnet) s’urbanise à compter de 1840[78]. Jusqu’en 1623, il s’agissait d’une île faite de prairies inondables près de laquelle fut construit l’ancien port Ayrault, comblé à la fin des années 1860[168]. De la même manière, l’ancien Canal des Tanneries est comblé en 1866 et laisse place à l’actuel boulevard Henri-Arnauld ; par conséquent, l’ancienne île des Carmes est rattachée à la Doutre[169]. Le bâti médiéval y est profondément remanié.

En 1849, c’est le chemin de fer qui fait son apparition dans le ville en présence de Louis-Napoléon Bonaparte. La gare Saint-Laud est inaugurée en 1853 et la gare Saint-Serge en 1878[35].

Le Second Empire voit un accroissement de ces travaux d’urbanisation : de nouvelles artères sont percées, notamment dans le centre-ville qui est totalement réaménagé autour d’immeubles de style haussmannien. En parallèle, la ville reste un centre culturel et intellectuel. Plusieurs sociétés savantes sont créées et le Grand-Cercle accueille Gounod, Delibes, Saint-Saëns, etc. De nombreuses écoles s’y installent : Arts et Métiers dès 1815 puis Beaux-Arts, notariat ou encore agriculture. Surtout une nouvelle université apparait en 1875, l’Université catholique de l’Ouest[161]. Première « faculté libre » de France, elle succède à l’université médiévale disparue sous la Révolution – celle-ci avait supprimé les universités et malgré leur renouveau sous Napoléon, il n’y en avait plus à Angers. Lors de ses échanges épistolaires avec son homologue d’Angers, Monseigneur Freppel, l’évêque de Quimper donne une image de la ville des plus étonnantes : « Angers est une des villes les plus dangereuses pour la jeunesse. C’est une ville de plaisirs plutôt que d’études. La vie y est fort légère »[170].

À partir de 1835 sont organisées des expositions industrielles et artistiques. Fort de sa tradition pépiniériste et horticole, Angers organise en 1842 des expositions de roses et de dahlias et en 1849, la poire « Doyenné du Comice » est inventée au Jardin fruitier. André Leroy possède à la même époque la plus grande pépinière d’Europe et concevra le jardin du Mail en 1858. La vie économique s’organise autour de ces activités agricoles mais également dans le domaine de la distillerie (Cointreau, Giffard), de l’extraction ardoisière et du textile (transformation du chanvre et du lin). En 1901, la Société anonyme des filatures, corderies et tissages Bessonneau emploie ainsi plus de cinq mille personnes[161].  

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Cette euphorie s’arrête au lendemain de la Première Guerre mondiale. Si la ville n’a pas souffert directement de cette dernière, les conséquences démographiques sont importantes et la population stagne alors que l’économie est à bout de souffle. La municipalité propose néanmoins en 1934 un grand projet d’urbanisme « d'aménagement, d'embellissement et d'extension ». De ce vaste programme ne sera réalisé que le nouveau parc de la Garenne…[171]

Au début du XXe siècle, la ville s’enrichit cependant au niveau universitaire et culturel : en 1898 est fondée l’École supérieure d’agriculture et de viticulture – qui deviendra par la suite l'École supérieure d'agriculture d’Angers (ESA)[172] – et en 1909, c’est au tour de l'École supérieure des sciences commerciales d'Angers (ESSCA)[173]. L'actuelle université d’État ne sera elle formellement établie qu'en 1971, en parallèle de l'université catholique[174]. Toujours au début du siècle, plusieurs bâtiments à l’architecture remarquable sont construits. Le music-hall Alcazar ouvre ses portes en 1892 dans un immeuble dans le plus pur style Art nouveau[175]. Les Nouvelles Galeries sont inaugurées quand à elles le 6 avril 1901. Elles proposent des produits de luxe et exotique sur le modèle des grands magasins parisiens. En 1926, elles s'agrandissent jusqu'à la place du Ralliement à l'emplacement de l'ancien Grand Hotel qui fut remanié dans le style Art déco pour faire partie intégrante du bâtiment[176]. Enfin, entre 1927 et 1929 est construite la « Maison bleue » dans le style Art déco également. Elle doit son nom à son décor de mosaïques bleues, l’un des plus beaux exemples en France dans l’architecture privée. L’un des appartements, celui du promoteur, est lui-même entièrement décoré[177]. L’hôtel des postes construit en 1929[178] ainsi que le bâtiment de la Compagnie française d'aviation de 1938[179] sont deux autres exemples majeurs d’architecture Art déco à Angers.

Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, la ville reçoit le gouvernement polonais en exil, au château de Pignerolle. Entre 1939 et 1940, Angers devient de facto capitale de la Pologne. L'ambassadeur de France en Pologne explique ce choix : « L'éloignement par rapport aux frontières, les communications faciles avec Paris, la possibilité d'installer le Président de la Pologne dans la propriété de Pignerolle, le caractère paisible de la population et les liens unissant l'Anjou à la Pologne à travers l'histoire de la reine Hedwige. » Les Allemands s’y installent le 8 juillet 1940, alors que le gouvernement polonais s’exile à Londres[180]. À partir de 1941, les Allemands font d’Angers le siège de la Kommandantur de l’Ouest de la France[181] puis l’Amiral Dönitz installe à Pignerolle son centre de communication sous-marin : dix bunkers sont construits, dont l’un est relié au château par un souterrain[180]. En octobre 1941, après l'attentat contre le Feldkommandant Karl Hotz, une partie des tractations entre Allemands et Français de Vichy pour déterminer une liste d'otage a lieu à la Kommandantur d’Angers[182]. La même année, Victor Chatenay crée le premier mouvement de résistance angevin qui portera le nom d’« Honneur et Patrie »[183]

En 1942, Angers devient le centre régional de la Gestapo. Résistance et répression vont de pair. Les rafles débutent : 60 personnes sont fusillées sur le champ de tir de Belle Beille, 879 juifs sont déportés vers Auschwitz. En 1944, il ne reste plus que 22 juifs dans le département[184]. En mai 1944, les premiers bombardements alliés marquent le début des destructions liées à la guerre. Le bilan est lourd : 418 morts, plus de 360 blessés, 7 000 sinistrés, 1 300 maisons détruites ou inhabitables[184]. Le 10 août 1944, lors de l’entrée des troupes du Général Patton, Michel Debré se présente à la préfecture, sans heurt. Il devient le commissaire de la République pour la région d’Angers, jusqu’en avril 1945[181].

À l'arrière plan sont visibles les anciennes habitations du Quai Ligny, détruites à partir de 1970.

L’après-guerre voit l’élection du premier maire socialiste de l’histoire d’Angers puis, de 1947 à 1959, Victor Chatenay, ami du général de Gaulle, est premier magistrat. Le dynamisme revient : la ville dépasse les 100 000 habitants en 1954 ce qui conduit, en parallèle des nécessités de la reconstruction, à édifier de nouveaux ensembles de logements[171] (le quartier de Belle-Beille et la Cité Verneau sont mises en chantier dès 1953)[33]. La ville inaugure ainsi successivement quatre nouveaux quartiers périphériques : Belle-Beille[108], Monplaisir[100], la Roseraie[81] et enfin le Lac de Maine, édifié à partir de 1970 autour d’une base de loisirs[111]. C’est également à la même époque que les habitations du quai Ligny sont détruites et que la voie rapide est construite sur les berges de la Maine[185].

En 1954, alors que le ministère de la Guerre vient de quitter le château[186] s’ouvre la galerie de l’Apocalypse[181]. En 1966, Simone Lurçat, femme de Jean Lurçat, lègue le Chant du monde à la ville d'Angers pour faire écho à cette dernière et qui avait marqué son époux. L'œuvre est installée dans l'ancien hôpital Saint-Jean qui deviendra le Musée Jean-Lurçat et de la tapisserie contemporaine[187].

Alors que les Etablissements Bessonneau, si prospères au début du siècle, ferment définitivement leurs portes en 1966, l’économie repart néanmoins grâce à l’arrivée de nouvelles entreprises : Thyssen en 1948, Thomson en 1957, Bull en 1961, etc. Plus tard, c’est notamment le constructeur automobile suédois Scania qui installera son siège social français à Angers, en 1991.  

Angers au XXIe siècle, capitale du végétal[modifier | modifier le code]

La ville se spécialise dorénavant dans les technologies de la santé et plus encore la filière végétale. On y rencontre ainsi des laboratoires de recherche du CNRS, l’INRA, la Station nationale d'essais de semences, l’Institut national d'horticulture et de paysage et l’Office communautaire des variétés végétales[171] ainsi qu'un parc à thème orienté vers le monde du végétal et la biodiversité, inauguré en 2010 : Terra Botanica[188]

Le début du XXIe siècle voit de nouveaux projets d’urbanisme émerger. Alors que le contournement nord de l’autoroute A11 est effectif en 2008[21], il devient possible de réhabiliter les berges de la ville. Plusieurs projets concurrents sont en discussion en 2015. En parallèle, la municipalité s’engage dans un vaste projet de reconstruction de lignes de tramway, ce qui lui permet de donner un nouveau visage aux quartiers traversés. Une première ligne est inaugurée en 2011[71].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Angers a une longue tradition de centre-droit. Sous le Second Empire, la ville vote pour des députés de la majorité bonapartiste[189][190] puis sous la Troisième République, Théobald de Soland (1876-1898), légitimiste[191], et Alexis Maillé (1874-1885)[192], républicain progressiste[193] (c’est-à-dire l’aile la plus conservatrice du camp républicain), sont élus[194]Ferdinand Bougère, lui aussi conservateur, succède à Soland jusqu’en 1932[195]. Ce phénomène est encore plus marqué sous la Cinquième République, les députés appartenant tous à la mouvance gaulliste – de Victor Chatenay (1951-1959)[196] et Jean Foyer (1959-1988)[197] à Jean Narquin (1968-1988)[198] et sa fille Roselyne Bachelot (1988-2012)[199] – ou au centre-droit à partir des années 1980[200][201]

Au niveau municipal, cette tendance se vérifie également. En effet, il faut attendre 1945 pour qu’Auguste Allonneau devienne le premier maire de gauche de la ville[202]. De 1947 à 1977, ses successeurs sont soit gaullistes (Victor Chatenay, RPF, 1947-1959 et Jacques Millot, UNR,1959-1963), soit de centre-droit (Jean Turc, CNIP, 1963-1977)[203]. Mais les choses changent à partir de 1977. Quelques mois avant les élections municipales, François Mitterrand a cette phrase devenue célèbre : « Quand Angers deviendra socialiste, c'est toute la France qui passera à gauche »[204], et, la même année, Jean Monnier, syndicaliste CFDT, est élu à la mairie suite aux dissensions de la droite locale. Cependant, le retour au centre s'opère dès 1983 lorsque Monnier écarte les communistes (en opposition avec la stratégie nationale du PS, il sera exclu du parti). Cette ouverture au centre s'amplifie en 1989. En 1995, la liste d'union de la gauche modérée et du centre remporte à nouveau nettement les élections[205]. Si le résultat de 2008 est des plus serrés entre le maire sortant et son opposant[206], en 2014, une liste de droite redevient majoritaire pour la première fois depuis 1977[207].

La sociologie électorale montre, lors des élections nationales, un rééquilibrage vers le centre-gauche : au second tour des élections présidentielles, Nicolas Sarkozy accuse un retard de six points par rapport à la moyenne nationale, tant en 2007 (47,2% des voix)[208] qu’en 2012 (42,8%)[209]. Marc Goua (PS) devient quant à lui en 2007 le premier député socialiste élu au scrutin majoritaire du Maine-et-Loire, rejoint en 2012 par deux autres députés socialistes angevins[210]. De manière générale, le FN obtient à Angers des scores nettement plus faibles que dans le reste de la France, à l’inverse du centre et du centre-droit. Ainsi lors de l’élection présidentielle de 2002, Jean-Marie Le Pen obtient un score inférieur de 7,2 points au premier tour et de 8 points au second par rapport à la moyenne nationale, permettant ainsi à Jacques Chirac d’obtenir 90,2% des voix[211]. De même lors de l’élection présidentielle de 2007 où le score du candidat FN est inférieur de 5,2 points à la moyenne nationale. À l’inverse, le candidat MoDem François Bayrou obtient 23,5% des voix, soit un score de 5 points supérieur à la moyenne nationale[212]. Enfin, en 2012, Marine Le Pen n’obtient que 10% des voix, 8 points de moins qu’au niveau national[213].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Christophe Béchu, maire d'Angers.
Article détaillé : Liste des maires d'Angers.

L'actuel maire d'Angers est, depuis les élections municipales de 2014, Christophe Béchu. Le conseil municipal compte 55 conseillers municipaux, dont douze de l'opposition[235]. De 1475 à nos jours, de Guillaume Cerisay à Christophe Béchu, l’institution municipale a vu cent-soixante-douze maires se succéder à l’hôtel de ville[236].

Liste des maires depuis 1945
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1947 Auguste Allonneau SFIO Enseignant
1947 1959 Victor Chatenay RPF Militaire et chef d'entreprise
1959 1963 Jacques Millot UNR Avocat
1963 1977 Jean Turc CNIP Horticulteur
1977 1998 Jean Monnier PS-CDS Ebéniste
1998 2012 Jean-Claude Antonini PS Médecin
2012 2014 Frédéric Béatse PS Chef d'entreprise
2014 en cours Christophe Béchu LR Chef d'entreprise

Cantons[modifier | modifier le code]

Angers est divisée en sept cantons[237] :

  • Angers-1 (quartiers Centre-ville - La Fayette - Eblé, Madeleine - Saint-Léonard) ;
  • Angers-2 (quartiers Roseraie, Lac de Maine);
  • Angers-3 (quartiers Belle-Beille, Saint-Jacques - Nazareth et une partie de la Doutre) ;
  • Angers-4 (quartier Hauts-de-Saint-Aubin et l'autre partie de la Doutre) ;
  • Angers-5 (quartiers Monplaisir, Saint-Serge - Ney - Chalouère et une partie du quartier Deux-Croix - Banchais) ;
  • Angers-6 (l'autre partie du quartier Deux-Croix - Banchais) ;
  • Angers-7 (quartier Justices).

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La communauté d'agglomération d'Angers Loire Métropole a été créée le 1er janvier 2001 pour remplacer le district datant de 1968. Elle s'étend sur 33 communes et 51 000 hectares, principalement au nord de la Loire[238], et compte en 2012 plus de 269 000 habitants[2]. Un passage en communauté urbaine est envisagé pour janvier 2016, ce qui permettrait une dotation globale de fonctionnement plus importante[239].

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Palais de justice abritant notamment le Tribunal de grande instance et la Cour d'appel d'Angers.

Préfecture de Maine-et-Loire, Angers concentre la plupart des activités liées à la représentation de l’État au niveau départemental.

Justice[modifier | modifier le code]

Angers abrite l’ensemble des juridictions de l’ordre judiciaire : Tribunal d'instance, Tribunal de grande instance, Cour d’assises, Cour d'appel (dont le ressort s’étend aux départements de la Mayenne et de la Sarthe), Tribunal pour enfants, Conseil de prud'hommes, Tribunal de commerce, Tribunal des affaires de Sécurité sociale, Tribunal paritaire des baux ruraux et Tribunal des pensions. Dans l’ordre administratif, si Angers possède un Tribunal administratif, la Cour administrative d'appel compétente est celle de Nantes[240].

Une maison d'arrêt se trouve également sur le territoire de la commune[241].

Sécurité[modifier | modifier le code]

Angers est le siège d'une circonscription de sécurité publique. À ce titre, elle dispose d'un Hôtel de police (commissariat central de la police nationale)[242], de trois commissariats subdivisionnaires à Monplaisir[243], la Roseraie[244] et dans le quartier Saint-Jacques[245] ainsi que d'une brigade de proximité de gendarmerie à Belle-Beille[246]. Angers accueille également la Direction départementale de la sécurité publique[247] et le Service régional de police judiciaire[248]. Elle dispose enfin d'une police municipale forte de 57 agents en 2015[249].

La municipalité va en outre déployer dans le courant du dernier trimestre 2015 100 caméras de vidéosurveillance, s'ajoutant aux 28 déjà en place[249].

En 2009, Angers possède un taux de criminalité de 56,12 actes pour 1 000 habitants, largement inférieur au taux moyen de 75,28 des villes françaises de 100 000 à 250 000 habitants et un taux semblable à la moyenne française de 56,39[250].

Autres administrations[modifier | modifier le code]

En tant que préfecture et ville principale du département, Angers accueille de nombreuses autres administrations, parmi lesquelles l'Inspection Académique, la Chambre de commerce et d'industrie ou encore la Chambre d'agriculture[251]. Plus intéressant, la ville accueille le siège national de l'ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie)[252], l'un des établissements de la Direction des retraites et des solidarités de la Caisse des dépôts et consignations[253] ou encore une institution européenne, l'Office communautaire des Variétés Végétales[171].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La ville d’Angers s’est rapidement engagée en faveur du développement durable et des enjeux écologiques. Dès 1992, la ville est présente avec la délégation française au Sommet sur la Terre de Rio de Janeiro, et adopte, la même année, une charte pour l’écologie urbaine. En 1996, elle adhère également à la Charte d’Aalborg des villes européennes durables. En 2000 est élaboré le premier Agenda 21 et en 2004, un observatoire des bonnes pratiques voit le jour. Enfin, en 2010, la ville organise les Rencontres nationales du développement durable « RIO+10, l’après Johannesburg »[254]. À partir de 2006, l’ensemble de l’agglomération s’engage dans la mise en place d’un Agenda 21, récompensé en 2014 par la Stratégie nationale pour la biodiversité[255]

Protection de la biodiversité[modifier | modifier le code]

Ruches installées à l'Arboretum.

Angers possède sur son territoire l’île Saint-Aubin, une grande zone humide, principalement constituée de prairies qui accueillent les crues de la Maine et servent de refuge aux oiseaux migrateurs et à une flore et une faune typiques du Val de Loire. Cette île est à la fois une zone agricole en activité et un lieu de promenade et d’informations sur la biodiversité, en partie géré par la commune[12].

Très engagée dans les questions végétales, la municipalité d’Angers a depuis 2005 décidé de limiter l’emploi des pesticides dans l’entretien des espaces verts et de la voirie, avec un objectif  de suppression totale de ces produits chimiques à moyen terme[256]. De 2004 à 2011, leur utilisation a ainsi été réduite de 50% pour les espaces verts et de 70% pour les terrains de sport[257] et les parcs de Balzac, du lac de Maine et de l’étang Saint-Nicolas, les plus vastes espaces verts de la ville, sont d’ores et déjà traités sans pesticides[256]. En remplacement, la ville utilise des techniques alternatives de type paillage, engazonnement et désherbage thermique, mécanique ou aquacide notamment. De même, des pièges à phéromones ou des insectes (coccinelles par exemple) sont utilisés comme prédateurs naturels des parasites. Ces derniers sont soit déposés par l’Homme, soit attirés naturellement par des fleurs sélectionnées[256]. La pépinière municipale suit également les mêmes orientations (par exemple, utilisation de cheveux comme répulsif à lapins)[258]. Les cimetières sont eux aussi en partie végétalisés, avec mise en place de pas japonais dans les zones peu fréquentées[256].

Toujours dans le souci de préserver la biodiversité, la ville s’est associée à la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) et a procédé à l’installation de plusieurs dizaines de nichoirs dans les parcs et jardins de la commune. Le parc de Balzac a de plus été reconnu « refuge LPO ». Enfin, cinq ruches ont été implantées dans le parc de l’arboretum afin de favoriser la pollinisation. Celles-ci sont gérées par l’Union des apiculteurs de l’Anjou[259].

Végétalisation de la commune[modifier | modifier le code]

En parallèle, la municipalité a mis en place un concours intitulé « Fleurissons Angers » auprès des habitants. Ceux-ci sont invités à fleurir leurs jardins ou leurs balcons de manière à être vus depuis la voie publique[260]. Dans ce souci de ramener la nature en ville, la municipalité a également créé les « mini-jardins », à savoir la mise à disposition des habitants de « petits espaces du domaine public au droit des façades ou des murs extérieurs ». Après autorisation, la ville découpe l’enrobé du trottoir afin que les habitants puissent mettre en place leur « mini-jardin », avec les plantes et les conseils des jardiniers municipaux[261].

Pollution lumineuse[modifier | modifier le code]

La problématique de la pollution lumineuse a également été prise en charge par la ville. Ainsi, depuis 2013, l’éclairage des magasins doit être éteint au plus tard à 1h du matin et ne peut rallumé avant 7h du matin (ou une heure avant le début de l’activité). De même pour les façades des bâtiments (qui ne peuvent être rallumées avant le coucher de soleil suivant) et les bureaux, éteints obligatoirement une heure après la fin de l’activité[262]. De son côté, la mairie commence à remplacer son parc d’éclairage public par des équipements qui d’une part sont couverts afin de minimiser la perte d’énergie et la pollution lumineuse et d’autre part, sont dotés de variateurs d’intensité selon l’heure[263].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La démarche HQE (haute qualité environnementale) a été inscrite par la ville dans son second Agenda 21 dès 2001, s’engageant à la mettre en oeuvre et à la promouvoir sur le territoire communal[264]. Lors de ses opérations de renouvellement urbain engagées à partir de 2004, la ville d’Angers s’est également engagée en faveur des économies d’eau potable, des économies d’énergie (isolation thermique, orientation des immeubles, etc.), de réduction des déchets (composteurs, conteneurs enterrés de tri, etc.), tout en aménageant des voies de cheminement doux[265].

Par ailleurs, en termes de transport, outre la création d’un réseau de tramway, la municipalité a mis en place depuis 2004 un système de prêt gratuit de vélo, Vélocité[60].

Infrastructures[modifier | modifier le code]

En matière de traitement des déchets, l’agglomération angevine a décidé la fermeture de son usine d’incinération de la Roseraie afin de la remplacer par une toute nouvelle usine de traitement mécano-biologique, « Biopole », inaugurée en 2011[266]. Cependant, les problèmes liés à la qualité du recyclage (et notamment du compost qui en est issu) et aux conditions de travail ont conduit dès 2015 à sa fermeture. Dès lors, les ordures de la région angevine sont incinérées à Lasse ou enfouies à Changé, sur le site de l’entreprise Séché environnement, dans l’attente d’un nouveau projet communautaire[267].

L’ancienne usine d’incinération de l’agglomération a été transformée en 2011 en chaufferie à bois, « Biowatts ». Elle alimente deux réseaux de chaleurs, l'un autour du quartier de la Roseraie et l'autre jusqu’aux Justices, d’une longueur totale de 29 km desservant 14 000 équivalents logements[268].

Quant au réseau d’eau potable, il est géré par la communauté d’agglomération. L’usine de production d’eau, située aux Ponts-de-Cé, capte directement l’eau de la Loire et la filtre grâce à un système, inauguré en 2004, qui permet de diminuer l’usage de chlore[269].

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville d'Angers a instauré dès 1967 aux côtés de Haarlem et Osnabrück un système d'échange de jeunes. Ces « ambassadeurs », travaillent pendant une année pour le service relations internationales des villes partenaires[270]. Ce système unique a valu en 2012 à la ville le label « Ville euro-citoyenne » décerné par le Ministère des Affaires étrangères[271].

En 2015, Angers est jumelée avec :


Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 149 017 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 4],[Note 5].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
33 900 33 000 29 187 29 873 32 743 35 901 39 884 44 781 46 599
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
50 726 51 797 54 791 58 464 56 846 68 049 73 044 72 669 77 164
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
82 398 82 935 83 786 86 158 86 260 85 602 87 988 94 408 102 142
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2012
115 252 128 533 137 591 136 038 141 404 151 279 152 337 148 803 149 017
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[274] puis Insee à partir de 2004[275].)
Histogramme de l'évolution démographique


En 2012, l'aire urbaine d'Angers comptait 403 765 habitants[1] et la communauté urbaine d'Angers Loire Métropole (33 communes) 269 340 habitants en 2012[2]. Angers intra-muros est en 2012 la troisième commune la plus peuplée du Grand Ouest[Note 6] après Nantes et Rennes, la deuxième de la région Pays de la Loire après Nantes et la dix-huitième commune la plus peuplée de France[1].

Pyramide des âges et répartition par sexe[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. En 2012, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 46,7%[Insee 4], soit très largement au-dessus de la moyenne nationale (36,5 %)[276] ou départementale (38,6%)[277]. À l'inverse, le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (20,8 %)[Insee 4] est inférieur au taux national (23,9 %)[276] et au taux départemental (23,2 %)[277].

À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (54,2 % en 2012)[Insee 5] est supérieur de plus de deux points au taux national (51,6 %)[276].

Population par grandes tranches d'âges[Insee 4]
2012
0 à 14 ans 15.2 %
15 à 29 ans 31.5 %
30 à 44 ans 16.5 %
45 à 59 ans 16 %
60 à 74 ans 11.3 %
75 ans ou plus 9.5 %
Pyramide des âges à Angers en 2012 en pourcentage [Insee 6]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90 ans ou +
1,7 
6,1 
75 à 89 ans
10,1 
10,4 
60 à 74 ans
12,1 
15,7 
45 à 59 ans
16,2 
18,4 
30 à 44 ans
15 
32,3 
15 à 29 ans
30,8 
16,6 
0 à 14 ans
14 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Enseignement à Angers.

En 2012, la ville compte 47 001 personnes scolarisées[Insee 7]. L'enseignement privé tient une part importante dans le système éducatif angevin, de l'école maternelle à l'enseignement supérieur.

Enseignement primaire et secondaire[modifier | modifier le code]

Les établissements éducatifs de la commune relèvent de l'académie de Nantes qui évolue sous la supervision de l'Inspection académique de Maine-et-Loire. En 2015, la ville compte 115 établissements relevant du primaire et du secondaire (écoles, collèges et lycées). Parmi les établissements de l’enseignement primaire, on compte 25 écoles maternelles et 35 écoles élémentaires publiques, 17 écoles privées sous contrat. Dans l'enseignement secondaire, on compte 19 collèges (dont 11 publics) et 19 lycées (dont 10 publics). Parmi ces derniers, la ville compte cinq lycées publics et quatre lycées privés d’enseignement général, deux lycées publics polyvalents, huit lycées professionnels (dont deux lycées agricoles)[278]. En outre, plusieurs lycées sont présents sur le territoire des communes voisines (comme le Campus de Pouillé aux Ponts-de-Cé ou Saint-Aubin la Salle à Saint-Sylvain d'Anjou).

Le lycée David d’Angers est par ailleurs le lycée le plus ancien puisque fondé en 1806[279].

Enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

La ville d'Angers compte environ 35 000 étudiants[280] (soit près de 35% de sa population municipale). On y trouve notamment une université publique, l'université d'Angers et une université privée, l'université catholique de l'Ouest. Depuis 2008, l'Université d'Angers, le Centre Hospitalier Universitaire, Agrocampus Ouest et l'École supérieure d'agriculture forment, avec d'autres universités et écoles des Pays de la Loire, un pôle de recherche et d'enseignement supérieur (PRES), l'Université Nantes Angers Le Mans. L'École Supérieure des Sciences Commerciales d’Angers, l’École Supérieure d’Électronique de l’Ouest, Arts et Métiers ParisTech , le Conservatoire Nationale des Arts et Métiers et l'Université catholique de l'Ouest en sont membres associés.

Université d’Angers[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Université d'Angers.

Les origines de l’Université d’Angers remonte à 1337 lorsqu’est établie la Faculté de droit. Il s’agit alors de la cinquième université créée en France (après Paris, Orléans, Toulouse et Montpellier). En 1432 sont mises en place les Facultés de médecine, d’arts et de théologie et comptait 1 000 étudiants à la fin du siècle. Supprimée sous la Révolution française, l'Université subsiste sous la forme de cours publics et gratuits ou d'école ne délivrant aucun diplôme. Il faut attendre l’après-guerre pour voir renaitre un centre d’étude universitaire public dans la ville (l’Université catholique ayant été fondée en 1875). Et c’est en 1971 que l’actuelle Université d’Angers est officiellement créée[281].

Elle s’organise à Angers autour de trois campus. Le campus de Belle-Beille regroupe l'Unité de Formation et de Recherche (UFR) de lettres, langues et sciences humaines et de sciences ainsi qu’une école d’ingénieurs, l’ISTIA. Celui de Saint-Serge regroupe quant à lui l'UFR de droit, d'économie et de gestion et l’ESTHUA, le centre de recherche sur le tourisme. Enfin, le campus de médecine et pharmacie se trouve près du centre hospitalier universitaire, dans le quartier des Capucins (Hauts-de-Saint-Aubin)[282].

Un Institut Universitaire de Technologie (IUT) est aussi présent à Belle-Beille. Il forme les étudiants en génie biologique, génie électrique, gestion des entreprises et des administrations et en techniques de commercialisation[283].

En 2015, l’Université compte 22 000 étudiants (dont 2 700 étrangers de 116 nationalités) et délivre 402 diplômes différents[284].

Université catholique de l’Ouest[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Université Catholique de l'Ouest.

Le campus historique d’Angers est le plus important de l’Université catholique de l’Ouest (UCO), fondée en 1875 par Charles-Émile Freppel, évêque d'Angers. Il comprend les cinq facultés de l’Université, à savoir Facultés d’éducation, des humanités, de théologie et sciences religieuses, de sciences et de sciences humaines et sociales[285]. Elle accueille environ 9 000 étudiants en 2015[286]. Elle dispose en outre d'un Institut de biologie et d'écologie appliquée (IBEA) et d'une école de management, l'Institut pour le Développement du Conseil et de l'Entreprise (IDCE Business School).

Depuis la rentrée 2009, l'UCO a créé avec l'université américaine de St. Edward's un campus américain. Les étudiants peuvent y préparer en un an un cursus universitaire américain avant de continuer leurs études à Austin[287].

Autres établissements d'enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

Fondée par les Jésuites en 1898[288], l’École Supérieure d’Agriculture d’Angers (ESA) accueille environ 3000 étudiants[289] ce qui en fait le premier centre de formation supérieure agricole privé. Elle propose des formations notamment dans les domaines de l’industrie agroalimentaire, de l’environnement, du commerce ou de l’aménagement paysager[288].

L’École Supérieure des Sciences Commerciales d’Angers (ESSCA) est créée en 1909 par le doyen de l’Université Catholique de l’Ouest. L'ESSCA possède des campus à Budapest, Shanghai et Paris[290]. Elle accueille 3000 étudiants en finance, du marketing et management[291].

Troisième établissement créé par un ecclésiastique, le chanoine Jeanneteau de l’UCO, l’École Supérieure d’Électronique de l’Ouest (ESEO) est une école d'ingénieurs en sciences et technologies de l'information et de la communication. Elle a été fondée en 1956[292].

L’ancienne École Nationale Supérieure des Arts et Métiers – devenue Arts et Métiers ParisTech en 2007 — a été fondée à Angers en 1780 par le duc de La Rochefoucauld-Liancourt[293]. Elle forme des ingénieurs en génie mécanique, génie énergétique et génie industriel et productique[294].

Depuis 2008, l’Institut supérieur des sciences agronomiques, agroalimentaires, horticoles et du paysage, Agrocampus Ouest, a pris la relève de l’ancien Institut national d'horticulture et de paysage (INH). Ce dernier avait été créé en 1997 suite à la fusion de l’École Nationale Supérieure d’Horticulture (ENSH) de Versailles et de l’École Nationale des Ingénieurs des Travaux de l’Horticulture et du Paysage (ENITHP), à Angers depuis 1971[295]. Le campus angevin d’Agrocampus Ouest propose des formations dans le domaine de l’horticulture et du paysage[296].

Plusieurs autres établissements d’enseignement supérieur se trouvent à Angers. Parmi ceux-ci, une École Supérieure du Professorat et de l’Éducation (ESPE), le Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM), l'École du Génie (EG), l'Institut des Métiers du Notariat (IMN), l’École Supérieure d’Optique de l’Ouest (ESOO), l’École Technique Supérieure de Chimie de l’Ouest (ETSCO), l'école de sages-femmes René-Rouchy, l'École Supérieure Angevine en Informatique et Productique (ESAIP), l'École Supérieure des Pays de la Loire (ESPL), l'Institut de comptabilité et de gestion des Pays de la Loire (ICOGES) et un institut de formation en soins infirmiers (IFSI)[297].

La ville comprend également plusieurs écoles à vocation artistique, comme l’École Supérieure des Beaux-arts, le Conservatoire à Rayonnement Régional d'Angers[298] ou le Centre National de Danse Contemporaine (CNDC)[299].

Santé[modifier | modifier le code]

Chapelle Sainte-Marie du CHU.

L’activité hospitalière remonte à Angers au XIIe siècle lorsqu’Etienne de Marsai, sénéchal d’Henri II Plantagenêt fonde l’hôpital Saint-Jean. Un autre hôpital ouvre en 1615 pour les mendiants, les vagabonds et les personnes âgées alors qu’en 1745, dans l’actuel Parc du Haras, est ouvert un troisième lieu d’accueil des malades. Ces trois structures seront transférées sur l’actuel site du Centre Hospitalier Universitaire à partir de 1849[300].

Le Centre Hospitalier Universitaire d’Angers compte, en 2013, 1 386 lits, 1 092 personnels médicaux et 6 212 agents hospitaliers. Il a été procédé à 96 860 hospitalisations, 421 700 consultations et 81 190 passages dans les services d’urgence[301]. Son rôle de formation médicale est très important. Il comprend en effet, outre la Faculté de médecine, un institut de formation en soins infirmiers, un institut de formation d’aides-soignants, une école de puériculture, une école de sages-femmes, un institut de formation des cadres de santé, un institut de formation ambulancier et un centre d'enseignement de soins d’urgence[302].

La ville compte également quatre cliniques : la Clinique de l’Anjou dans le quartier Orgemont (fruit du regroupement des cliniques de l’Espérance, Saint-Louis et Saint Martin la Forêt), la Clinique Saint-Sauveur dans le quartier de l’Esvière et sur la commune de Trélazé le Centre de la main et le Village santé Angers Loire (issu du regroupement des cliniques Saint Claude, Saint Joseph et Saint Léonard)[303].

Il existe également un centre régional de lutte contre le cancer (le centre Paul Papin)[304].

Avec ces différents équipements médicaux, l’agglomération d’Angers compte deux maternités (CHU et Clinique de l’Anjou)[305], une unité gérontologique, spécialisée notamment dans l'évaluation de la dépendance des personnes âgées et la détection des troubles de la mémoire[306], trois maisons de repos (le centre de cure médicale à Saint-Barthélémy-d’Anjou, la Maison de convalescence d’Orgemont et le Village santé Angers Loire)[307] et un centre de réadaptation de longue durée (Les Capucins)[308].

Sports[modifier | modifier le code]

La ville compte près de 36 000 licenciés et plus de 150 clubs[309] dans une grande variété de disciplines : sports de combat (aikido, jiu jitsu, viet vo dao, kung fu, boxe anglaise ou encore savate), cyclisme, équitation, football américain, escrime, haltérophilie, hockey sur gazon et sur glace, parapente, water-polo, etc. À proximité de la ville se trouve un golf et un aérodrome (pour la pratique du vol à voile par exemple)[310].

La ville organise également plusieurs compétitions sportives. En premier lieu, chaque année se déroule l’événement « Tout Angers bouge » visant à favoriser la pratique sportive. Plusieurs épreuves pour amateurs sont au programme (course de fond de 38 km, trails de 8 à 20 km, marche nordique de 14 km, courses de jeunes, etc.), le tout en grande partie dans le centre historique d’Angers[311]. De même, sont organisés chaque année la descente de la Maine en nage libre (distances de 1 à 5 km)[312], le triathlon d’Angers[313] et chaque 11 novembre le Cross du Courrier de l’Ouest (à Pignerolle, sur la commune de Saint-Barthélemy d’Anjou)[314].

Infrastructures sportives[modifier | modifier le code]

Angers propose de nombreux équipements sportifs. La ville compte ainsi 5 piscines (dont un bassin de 50 m et un bassin nordique)[315], une patinoire de 770 places, 42 terrains de football (dont le stade Jean-Bouin d’une capacité de plus de 16 000 places), 2 terrains de hockey, 4 terrains de rugby, un skatepark, 15 pistes d’athlétisme, 54 courts de tennis, 69 gymnase (dont un mur d’escalade), 8 terrains de basket, 5 terrains de handball, 5 terrains de volley-ball, 8 boulodromes, un centre de tir sportif (jusqu’à 50m), un centre de tir à l’arc, un vélodrome, un centre régional de judo, un centre régional de canoë kayak, une base d’aviron et un plan d’eau de 90 ha avec équipement de kayak (kayak polo, slalom, etc.), terrains de sports de plage, un terrain de bosses pour VTT et une esplanade de char à voile[316].

La ville de Trélazé possède quand à elle depuis 2013 un important complexe omnisport, l'Arena Loire. La même année, il accueille le Championnat d'Europe de basket-ball féminin[317].

Clubs professionnels[modifier | modifier le code]

Clubs sportifs professionnels à Angers
Équipe Sport Fondé en Ligue (saison 2015-2016) Stade
Angers Sporting Club de l'Ouest Football 1919 Ligue 1 (première division)[318] Stade Jean-Bouin
Union Féminine Angers Basket 49 Basket-ball 2004 Ligue féminine de basket (première division)[319] Salle Jean-Bouin
Ducs d’Angers Hockey sur glace 1982 Ligue Magnus (première division)[320] Patinoire du Haras
Vaillante Angers TT Tennis de table 1973 Pro A (première division)[321] Salle Jean Moulin
Hawks Angers Roller hockey  1996 Ligue Elite (première division))[322] Salle Claude Debussy
Angers Noyant Handball Handball 1988 Pro D2 (deuxième division)[323] Salle Jean-Bouin

Médias[modifier | modifier le code]

Télévisions[modifier | modifier le code]

  • En décembre 1988, Angers se dote d'une chaîne câblée, TV10 Angers qui diffusera jusqu'en juin 2007, date à laquelle elle est remplacée par Angers 7. À la suite de difficultés financières, la chaîne est mise en liquidation judiciaire presque trois ans après son lancement et arrête sa diffusion en mai 2010.
  • À la suite de l'arrêt de la chaîne locale Angers 7 en mai 2010, le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel décide deux ans plus tard, le 24 juillet 2012, de relancer un appel pour l'exploitation d'un service de télévision dans la zone d'Angers. À la suite de cet appel, la candidature d'Angers Télé est sélectionnée en décembre 2012. La chaîne commence à émettre le 21 février 2013 à 19 heures et diffuse un journal.
  • La chaîne France 3 émet un décrochage local avec France 3 Ouest, qui propose des émissions régionales France 3 Pays de la Loire (journaux télévisés 12/13 et 19/20).

Radios[modifier | modifier le code]

Plusieurs radios diffusent localement sur Angers : Chérie FM Angers, NRJ Angers, Virgin Radio Angers, RCF Anjou. Il existe également des radios locales, comme Radio Campus Angers ou Radio G !.

Presse écrite[modifier | modifier le code]

La presse écrite locale est principalement dominée par le groupe Ouest-France et ses éditions Ouest-France et Le Courrier de l'Ouest dont Angers est le siège. Des journaux locaux dont la diffusion est plus modeste sont également publiés dont Angers Mag, le magazine mensuel papier édité par le site internet d'informations du même nom et distribué sur l'ensemble de l'agglomération.

La mairie d'Angers édite depuis avril 1977 le journal municipal Vivre à Angers[324]. Mensuel, il publie des informations sur l'avancement des projets urbains, l'économie locale, les activités sportives, culturelles et festives ainsi que les échanges avec les villes étrangères jumelées à Angers. La revue donne une place importante aux reportages à travers les quartiers. Le tirage varie et tourne autour de 85 000 exemplaires.

Angers Loire Métropole édite Métropole, un journal d’information bimensuel et gratuit.

Cultes[modifier | modifier le code]

Christianisme[modifier | modifier le code]

Catholicisme[modifier | modifier le code]

La grande majorité des lieux de cultes d'Angers sont liés au culte catholique comme l'atteste la présence de la cathédrale Saint-Maurice qui domine la ville depuis le XIIe siècle. Accolé à la cathédrale, le palais du Tau est l'évêché, siège du diocèse d'Angers.

Le prieuré Notre-Dame-du-Calvaire, couvent de bénédictines est fondé en 1619. Le Carmel est fondé en 1626.

Angers voit naître en 1835 la congrégation du Bon Pasteur, fondée par Marie-Euphrasie Pelletier pour les femmes en difficulté et présente aujourd’hui dans 70 pays. Les religieuses ont été expulsées à la Révolution française et le prieuré a alors été transformé en prison.

Le couvent des Servantes des pauvres est une congrégation composée de bénédictines spécifiquement dévouées aux pauvres et aux souffrants. Le couvent d'Angers est la maison-mère de cet ordre d'oblates créé en 1872. Elles ont également à leur charge l'église du Saint-Sépulcre d'Angers, une des deux répliques du Saint-Sépulcre de Jérusalem. Une animation culturelle a lieu au moment de Pâques.

Le doyenné d'Angers est structuré en onze paroisses ; chacune centrée sur une ou plusieurs églises : Saint-Antoine-Saint-Serge (l'église Saint-Antoine et l'abbatiale de Saint-Serge) ; Saint-Jean-Saint-Pierre-de-la-Croix-Blanche (l'église Saint-Jean et l'église de la Croix-Blanche) ; église Saint-Joseph ; église Saint-Laud ; Saint-Lazare-Saint-Nicolas (l'église Saint-Jacques et l'église Sainte-Thérèse) ; église Saint-Léonard ; église Saint-Martin-des-Champs ; Saint-Maurice-Notre-Dame (la cathédrale Saint-Maurice, la chapelle du Crucifix et l'église de la Trinité) ; église Sainte-Bernadette ; église Sainte-Madeleine ; Sainte-Marie-de-la-Croix (l'église Sainte-Marie de Belle-Beille et l'église de la Croix du Maine).

Protestantisme[modifier | modifier le code]

Le culte protestant est célébré à Angers au temple protestant d'Angers, rue du Musée.

Judaïsme[modifier | modifier le code]

La vie judaïque de la cité est centrée sur la communauté consistoriale et la Synagogue d'Angers située dans l'ancienne église Saint-Laurent[325].

Islam[modifier | modifier le code]

Le culte musulman, deuxième culte religieux après le culte catholique, est rendu dans plusieurs lieux : la mosquée Abu Bakr Sidik, bd du Doyenné, la mosquée Aksemseddin, rue des Longs-Boyaux et l'Association culturelle islamique turque d’Angers, rue Parmentier. Un projet de grande mosquée est actuellement en cours de construction, chantier qui s'achèvera fin 2016[réf. nécessaire] dans le quartier des Hauts-de-Saint-Aubin[326] (un des deux quartiers nord).

Autres cultes et mouvements religieux[modifier | modifier le code]

La Scientologie est présente boulevard Carnot, à côté du campus Saint-Serge, tout comme les témoins de Jéhovah situés rue du Maine. L'Église adventiste du septième jour se trouve près de la gare Saint-Laud, Avenue Turpin de Crissé. Enfin, le culte mormon (Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours) possède un lieu de culte rue de Létanduère.

Économie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Économie à Angers.

L'économie angevine témoigne dans son paysage urbain d'un passé industriel et commerçant précoce. Angers présente un paysage économique diversifié. D'abord marqué par le développement des échanges, l'industrie s'est développée en s'appuyant sur l'activité agricole, la manufacture puis l'électronique (implantation de l'entreprise informatique Bull dans les années 1970). Le territoire s'est également développé sur un tissu diversifié de PME/PMI dans des secteurs spécialisés. Les activités de services aux entreprises, les emplois administratifs, les secteurs de la recherche, de l'éducation et de la santé tiennent une place importante dans l'économie angevine.

Horticulture[modifier | modifier le code]

L'horticulture est l'un des principaux secteurs d'activité de l'économie angevine et était remarquable dès le XIXe siècle comme l'atteste cet extrait d'un document de 1865 : « Si la Touraine a été appelée à juste titre le jardin de la France, on a pu dire non moins de raison que l'Anjou en est la pépinière. Le climat exceptionnel dont jouit cette province, la nature de son sol, la position de sa capitale, (...) en un mot un concours heureux de circonstances naturelles ou économiques, ont beaucoup contribué à étendre et à propager dans ce beau pays un genre de culture dont l'importance s'accroit tous les jours. »[18] L'importance de l'horticulture s'est renforcée jusqu'à faire d'Angers le premier pôle horticole d’Europe[327]. En effet, la ville accueille un pôle de compétitivité à vocation mondiale spécialisé dans le végétal – Végépolys. Celui-ci s'appuie d'une part sur le haut niveau de formation et d'études supérieures dispensé dans ce domaine à Angers et d'autre part sur la forte concentration de laboratoires de recherche. Ce contexte favorise le regroupement de plus de 1 000 chercheurs répartis en huit filières professionnelles (horticulture, vigne, plantes médicinales, arboriculture, myciculture, etc.). De plus, Angers abrite le siège de l'office communautaire des variétés végétales[328] dont le rôle est de protéger les nouvelles variétés végétales au sein de l'Union européenne.

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Le bassin d’emploi angevin représente 45,7 % des emplois occupés dans le département, ce qui le place au 22e rang national et 3e du Grand Ouest après Nantes et Rennes, soit une place conforme à son rang démographique. En 1999, le bassin d’emploi offrait 133 000 postes occupés. En 2008, la zone d'emploi d'Angers offrait 191 016 emplois avec une évolution de 1,1 % sur la période 1998-2008[329]. Le pôle d’emplois rayonne au-delà de l’aire urbaine d’Angers par un nombre d’emplois supérieur au nombre d’actifs (INSEE 2006). Le niveau de qualification est un facteur de l’attractivité des entreprises. Angers comporte 19 % de diplômés du supérieur. À noter la forte concentration des activités du végétal (25 000 emplois sur le département organisé par les filières du végétal), notamment l’horticulture et l’arboriculture sur le bassin angevin.

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Selon l'INSEE, au 31 décembre 2009, Angers comptait 10 133 établissements actifs, occupant 82 689 postes[330] (dont 70 935 postes salariés[réf. nécessaire]). Sur le nombre total d'établissements, 7 088 concernaient le commerce, le transport et les services divers, 2 153 l'administration publique, l'enseignement, la santé et l'action sociale, 438 la construction, 407 l'industrie et 47 l'agriculture, la sylviculture et la pêche.

Répartition des établissements actifs par secteur au 31 décembre 2009[330],[331]

Secteur Angers France
Commerce, transports et service divers 69,9 % 58,9 %
Administration publique, enseignement, santé et action sociale 21,2 % 14 %
Construction 4,3 % 9,3 %
Industrie 4 % 5,8 %
Agriculture 0,5 % 11,9 %
Sources des données : INSEE

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La ville conserve de nombreux bâtiments, hôtels particuliers et quartiers dont la construction remonte à plusieurs siècles. Les musées ont trouvé résidence dans ces lieux privilégiés. Angers est labellisée Ville d’Art et d’Histoire.

Civil et militaire[modifier | modifier le code]

Le château d'Angers, bâti sur un promontoire de schiste ardoisier dominant la Maine fut construit entre 1230 et 1240 à l’initiative de Saint Louis. Il s'inscrit dans un système complexe de défense qui entourait la ville. La présence militaire sur ce lieu est attestée dès la fin du IIIe siècle[332]. Dans l’enceinte médiévale, d'une circonférence de près d’un kilomètre de long et flanqués de 17 tours, sont édifiés, au XVe siècle, des bâtiments d’agrément (la chapelle Sainte-Geneviève, le Châtelet). Entre 1591 et 1593, le capitaine Donadieu de Puycharic ordonne le réaménagement des défenses du château. Les architectes Dagobert Guillot, Robert Chalemel et Guillaume Briffault arasent des tours, créent des plates-formes d'artillerie et des canonnières dans les tours[333]. Des remparts subsistent la muraille de la rue Toussaint, la tour Villebon de la rue Baudrière, la muraille du boulevard Carnot le long de l'hôtel particulier Demarie et la tour des Anglais dans le quartier de la Doutre. Le château abrite depuis le début des années 1950 la Tapisserie de l'Apocalypse, œuvre tissée de plus de 140 m de long à l’origine, commandée au XIVe siècle par Louis Ier d’Anjou au célèbre lissier Nicolas Bataille (1330-1405) d’après les cartons du peintre flamand Hennequin de Bruges.

La maison d'Adam, située en plein cœur de la cité, juste derrière la cathédrale, est un des superbes témoignages architecturaux du patrimoine médiéval existant encore de nos jours. Elle accueille aujourd’hui la Maison des artisans. La Maison bleue de l’architecte angevin Roger Jusserand et du mosaïste Isidore Odorico, boulevard Foch (1927) est un chef-d’œuvre de l’Art déco.

Le cimetière de l'Est est un cimetière ouvert en 1834 à Angers. Il est surnommé le « cimetière du Père-Lachaise angevin » en raison de son environnement et des illustres personnalités enterrées en ce lieu. Au début du XXe siècle, la Compagnie française d'aviation est créée au nord de la ville. Elle fut désaffectée pendant la Seconde Guerre mondiale et sert maintenant de lieu d'information et d'exposition sur l'architecture. Situé au abord de l'autoroute A11 le bâtiment est classé monument historique et a reçu le label Patrimoine du XXe siècle.

Religieux[modifier | modifier le code]

La cathédrale Saint-Maurice et la tour Saint-Aubin sont les points culminants de la ville d’Angers. La tour Saint-Aubin, achevé en 1170, était le clocher-tour de l'ancienne abbaye Saint-Aubin d'Angers. L'édifice est maintenant le lieu d’expositions temporaires d’œuvres d’artistes contemporains.

De l'ancienne abbaye Toussaint datant du XIIIe siècle subsiste l'abbatiale et une partie du cloître. L'abbatiale est restructurée en 1984 pour accueillir la galerie David d'Angers. Le toit du bâtiment entièrement de verre déroge à la tradition angevine du toit en ardoise.

L'abbaye Saint-Nicolas accueille maintenant la maison-mère de la Congrégation du Bon Pasteur fondée par Sainte Marie-Euphrasie Pelletier en 1835.

L'église Notre-Dame-des-Victoires, construite de 1898 à 1904, est inscrite en totalité au titre des monuments historiques depuis 2006[334].

Architecture[modifier | modifier le code]

Différents types d'architecture se trouvent dans le tissu urbain d'Angers.

Le long de la rue Toussaint et de la rue des Lices se développe la ville du XVIe siècle et XVIIIe siècle. Des édifices religieux dont l'ancienne abbaye Toussaint devenue le musée David d'Angers, la tour Saint-Aubin et la collégiale Saint-Martin, également de nombreux logis et hôtels particuliers dont le Logis Barrault devenu le Musée des beaux-arts d'Angers, le Logis Pincé (musée des antiquités) ou encore la maison des Œuvres forment un ensemble architectural Renaissance harmonieux.

La place du Ralliement, ancien emplacement de trois collégiales détruites à la Révolution, est aménagée dès 1791. En 1825 est construit le premier théâtre municipal qui donne l'alignement des immeubles voisins de la place. En 1865, après l'incendie du théâtre, la recomposition générale de la place et des voies adjacentes marque le début de l'urbanisation haussmannienne d'Angers. Une composition monumentale ordonnancée sur la partie sud de la place est formée par le nouveau théâtre, construit en 1871, le Grand café de France sur la droite et le Café Gasnault sur la gauche. Les immeubles attenants et des rues adjacentes sont reconstruits entre 1870 et 1887 pour respecter le modèle générale d'élévation et l'échelle monumentale de la place[335]. C’est à cette époque que les tout premiers quartiers de rapport dit « haussmannien » apparaissent. Le centre-ville fait l'objet de percement comme la rue Voltaire, la rue Lenepveu, la rue d'Alsace ou la rue du Mail[336].

Cette unité de style homogène, laisse apparaître par endroit des édifices au style palladien, Art nouveau et Art-déco.

Au début du XXe siècle est construit l'ensemble de style haussmannien autour de la place de la Gare et de la rue de la Gare comprenant une importante concentration d'immeubles de rapport jusqu'à la place de la Visitation[337]. L'ensemble préfigure d'entrée de ville à la sortie de la gare[338].

Armand Lanoux en 1965 dans son livre Le voyageur de la Loire décrit la ville : « Du chemin de ronde du château, on voit s'étaler la ville, si caractéristique avec ses cheminées de briques sur le fond bleu des toits, la ville qui mêle maintenant au matériau le plus tendre, le tuffeau, l'un des plus résistants, le schiste ».

Les exigences environnementales, la tertiairisation de l’économie de la fin du XXe siècle obligent à soigner l’architecture et l’intégration dans le paysage urbain. Le quartier d’habitation du Front de Maine, face au château et au pied du port fluvial est un exemple de réponse à ces nouvelles exigences. Ainsi, des équipements comme le théâtre du Quai, le quartier Saint-Serge (pôle tertiaire et universitaire), le pôle tertiaire de la gare d'Angers Saint-Laud, le centre commercial Fleur d'Eau ou encore le centre de formation Pierre-Cointreau s'intègre au paysage historique.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Jardins du château d'Angers.
L’île Saint-Aubin patrimoine naturel classé Natura 2000.

L’agglomération angevine s’étend sur le site de la vallée de la Loire, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. La ville est au cœur de la plus grande confluence de France[339]. La ville est également l'une des deux villes-portes du parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine avec Tours en Indre-et-Loire.

Le principal espace vert d'Angers est l'île Saint-Aubin située au nord d'Angers, dans les Basses vallées angevines. L'île représente 1/10e de la superficie de la ville d'Angers avec plus de 600 hectares de zones humides et de prairies naturelles exploitées pour le foin et le pâturage. L'île Saint-Aubin est une « Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique » inscrite dans le périmètre Natura 2000. Elle fait partie de la zone de protection spéciale des Basses vallées angevines.

À la renaissance, les douves du château sont aménagées par le roi René qui créé des jardins et des potagers. À l'Hôtel-Dieu et dans les hôtels particuliers se construisent des jardins aromatiques et médicinaux (jardin aromatique de l'ancien hôtel Demarie-Valentin, actuel Muséum d'histoire naturelle d'Angers ; cloître de l'hôpital Saint-Jean ; logis Pincé ; Logis Barrault, etc.).

Au Second Empire, sous l'influence de la bourgeoisie, plusieurs parcs d'aménagements sont créés. Le vallon creusé par le Brionneau se voit doté d'une écluse pour former l'étang Saint-Nicolas. Il s'entoure des parcs de la Garenne, de la Haye et des Carrières. Depuis le 4 mai 1936, l'étang est classé parmi les sites et monuments naturels de caractère artistique, historique, scientifique, légendaire ou pittoresque par arrêté du ministre de l'Éducation nationale et des Beaux-Arts.

Le jardin des plantes est le premier jardin botanique de la Ville, du début XVIIIe siècle. Il offre un espace boisé et fleuri sur 4 hectares en plein centre-ville. En 1863, le botaniste angevin Gaston Allard démarre la plantation d'un arboretum qui deviendra l'arboretum Gaston-Allard. Depuis sa création, plusieurs jardins se sont aménagés et une collection d'herbiers a pris place dans la demeure de la Maulévrie au centre du parc. Le Jardin botanique de la Faculté de Pharmacie d'Angers fut créé à partir de 1888 sur une surface de 8 000 m² avec pour vocation l’enseignement dépensé aux élèves de la faculté de médecine et de pharmacie et la création d’un conservatoire d’espèces végétales avec le regroupement d’espèces et les échanges au travers du réseau de jardins botaniques. D'autres parcs suivront comme la roseraie au sud de la ville (qui donna son nom au quartier de la Roseraie), le parc du Pin, Bellefontaine et d’Ollones à proximité du centre. Entre 1820 et 1880, le jardin du mail prend forme sur l'ancien champs de Mars. Depuis 1909, on peut y admirer la copie en fonte du Val d'Osne de la fameuse Vénus d'Arles et la Vénus de Mathurin Moreau[340]

Dans les années 1960, le lac de Maine se forme sur les anciennes carrières de grave qui ont notamment permis de stabiliser le quartier Saint-Serge. La Pyramide du lac de Maine, centre nautique du lac en forme de voiles accolées, est érigée en 1978. Elle comprend salle de réunion, entrepôt et restauration[341] au centre de la base de loisir qui constitue un espace de plus de 200 hectares[342].

En 1999, lors de l'inauguration du nouveau quartier d'affaires de Saint-Serge, un jardin fut aménagé, l'esplanade de l'université et une promenade plantée fut construite, le mail François Mitterrand.

Dans les années 2000, on compte plus de 16 000 arbres d’alignement le long des rues d’Angers, contre 9 000 en 1980. Un effort récompensé, en 2000, par le « prix national de l’Arbre »[343].

Inauguré le 11 juillet 2000 après quatre années de travaux, le parc de Balzac s'étend sur 50 hectares au nord du lac de Maine et au sud de l'étang Saint-Nicolas[344]. Le parc est aménagé et géré en suivant les principes de développement durable ce qui lui vaut l'agrément délivré par la ligue pour la protection des oiseaux Refuge LPO – jardin d’oiseaux Formule excellence pour ses aménagements et sa gestion qui favorisent la faune et la flore naturelles[345]. Il se compose de neuf espaces naturels (marais, dunes vertes, pâturage, verger aux oiseaux, aire de jeux, jardins familiaux, chênaie, champs fleuris et graminées) et se veut être un trait d'union entre les parcs Saint-Nicolas et du Lac de Maine[346].

La construction du tramway de 2007 à 2010 a permis l'implantation de larges bandes de gazon sur les boulevards du centre et la plantation de nouveaux arbres dans le milieu urbain. Depuis 2006, Angers est une ville fleurie avec quatre fleurs au palmarès du concours des villes et villages fleuris[347],[348].

En avril 2010, le parc à thème Terra Botanica est inauguré dans le quartier des Hauts de Saint-Aubin au nord de la ville. Il propose sur 27 hectares des espaces de découverte de l’univers du végétal, de la biodiversité et de l’utilisation des plantes.

En 2014, selon un palmarès établi par l'Union nationale des entrepreneurs du paysage (UNEP), Angers est classé comme étant la ville la plus verte de France[349].

Vie culturelle[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Le spectacle vivant articule l’offre culturelle de la ville et rythme sa vie dans le cadre de plusieurs manifestations populaires. Angers est l’hôte de structures nationales et régionales dans les arts du théâtre, de la musique et de la danse.

La ville accueille plusieurs scènes nationales dont l'Orchestre national des Pays de la Loire, dirigé par John Axelrod, proposant une saison symphonique à Angers et à Nantes, un centre dramatique national Nouveau théâtre d'Angers (NTA), sous la direction de Frédéric Bélier-Garcia et le Centre national de danse contemporaine (CNDC), dirigé par Emmanuelle Huynh, qui utilise les « Studios Bodinier », rue Bodinier, ainsi que les « Studios des Abattoirs », boulevard du Doyenné. Ces structures ont des missions de diffusions et de créations artistiques qui se traduisent par l’accueil d’artistes internationaux, la formation (le CNDC est aussi une école nationale) et la présentation de créations en France et à l’étranger.

D’autres formations viennent enrichir et compléter l’offre culturelle angevine comme l’Opéra Angers-Nantes Opéra, qui officie à Angers au Grand Théâtre, la scène des musiques actuelles Le Chabada et la compagnie de théâtre, de cirque et des arts de la rue Compagnie Jo Bithume.

Des Accroche-Cœurs au Festival Premiers Plans d'Angers, Angers accueille près d'une dizaine de festivals chaque année.

Musées[modifier | modifier le code]

Musée des beaux-arts d'Angers.

Le Musée des beaux-arts d’Angers se trouve dans le logis Barrault, un ensemble architectural dont certaines parties datent du XVe siècle. Il contient une collection de peintures et de sculptures de nombreuses artistes majeurs (du XIVe siècle à nos jours). Le musée est surtout reconnu pour son fonds XVIIIe rassemblant des œuvres de Jean-Baptiste Greuze, Van Loo, Watteau, Fragonard, Chardin. Il contient également un cabinet d'art graphique, une galerie consacrée à l'histoire de la ville et une galerie d'exposition temporaire. Le musée fut entièrement rénové entre 2000 et 2004 afin d'améliorer l'accessibilité du lieu. Une antenne du musée se trouve au château de Villevêque, au nord de l'agglomération.

Le Chant du monde, Salle des malades de l'hôpital Saint-Jean.

Au sein du château d'Angers dans une longue galerie d'exposition se trouve la Tapisserie de l'Apocalypse. Commandée par Louis Ier d’Anjou à Jean de Bruges et à Nicolas Bataille à la fin du XIVe siècle, elle s'inspire de manuscrits à miniatures[351] illustrant le texte de l'Apocalypse de Jean. L'ensemble long de plus de 140 mètres à l’origine est connu pour être la plus importante tapisserie médiévale existant au monde.

Situé dans l’ancien hôpital médiéval Saint-Jean dans le quartier de la Doutre, le musée Jean-Lurçat et de la tapisserie contemporaine présente des collections de tapisseries allant du XIXe au XXe siècle. Le Chant du monde, chef-d’œuvre de Jean Lurçat, ensemble de dix tapisseries de quatre-vingt mètres de long sur quatre de haut est l'œuvre majeure du musée. Exposée dans la salle des malades de l'ancien hôpital, la tapisserie de Jean Lurçat se veut être un écho à la Tapisserie de l'Apocalypse. Elle présente une vision moderne de l'Apocalypse inspirée de l'époque dans laquelle vivait Jean Lurçat. Après la bombe d'Hiroshima, Jean Lurçat livre un message d'espoir dans cette tenture.

Le Muséum d'histoire naturelle d'Angers est depuis 1885 installé dans les bâtiments historiques de l'ancien hôtel Demarie-Valentin, datant de 1521 entre la place Imbach et le boulevard Carnot. Il présente une importante collection d’animaux et de fossiles répartie en trois départements : le département de zoologie, le département de botanique (situé en partie dans un jardin aromatique de la terrasse de l'hôtel et dans le parc de l'arboretum d'Angers) et le département de paléontologie et de géologie.

Rue Lenepveu se trouve le logis Pincé qui accueille le musée du même nom. Il conserve un ensemble d’antiquités égyptiennes, grecques, romaines, étrusques ainsi que de l’art japonais et chinois. Le musée Pincé est actuellement fermé pour travaux.

Galerie David d'Angers.

La galerie David d'Angers est située dans l’abbaye Toussaint datant du XIIIe siècle entièrement restructurée en 1984 pour accueillir le musée. Elle présente des sculptures, bas-reliefs et médaillons de David d'Angers notamment les travaux préparatoires à la réalisation du fronton du Panthéon de Paris, dont une maquette réalisée au tiers est visible à hauteur d'homme.

Située dans les anciens locaux de la Compagnie française d'aviation, la Maison de l'architecture des territoires et du paysage propose en plus d'ateliers pratiques, des expositions sur les thèmes de l'architecture, l'habitat et l'urbanisme.

Le Musée européen de la communication situé dans le château de Pignerolle à Saint-Barthélemy-d'Anjou propose une collection sur l'histoire de l'imprimerie, du télégraphe, du cinéma, de la radiodiffusion, de la télévision et de la conquête spatiale. Le musée régional de l'air d'Angers-Marcé, situé à proximité d’Angers Loire Aéroport présente une importante collection de biplans et d’avions anciens (notamment celui de René Gasnier).

À côté de ces collections permanentes, Angers possède plusieurs lieux d'expositions temporaires, comme l’abbaye du Ronceray dans La Doutre, l’ancien couvent des Cordeliers d'Angers situé à la Baumette, la salle Chemellier, les salons Curnonsky, la Galerie 5 de la bibliothèque universitaire sur le campus de Belle-Beille ou encore le forum du Quai.

Bibliothèques[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bibliothèque municipale d'Angers.

La bibliothèque publique a été créée à la Révolution à partir des confiscations des manuscrits des bibliothèques religieuses de la région[352]. En 1803 la bibliothèque devient municipale. D'abord installée au logis Barrault, la bibliothèque municipale d'Angers gère depuis 1943 la collecte du Dépôt légal des imprimeurs des départements d'Indre-et-Loire, de Maine-et-Loire, de la Mayenne et de la Sarthe jusqu'en 1996[353]. Depuis 1997 sa circonscription est calquée sur la région administrative des Pays de la Loire et regroupe maintenant le dépôt des cinq départements ligériens (Loire-Atlantique, Maine-et-Loire, Mayenne, Sarthe et Vendée). La collection augmente de 200 m à 250 m linéaires par an et alimente le catalogue proposé au public.

La bibliothèque centrale Toussaint est le principal établissement du réseau de bibliothèques d'Angers[354]. Elle a été inaugurée en 1978 sur des ruines de l'ancienne abbaye Toussaint[352]. Elle constitue une bibliothèque et une discothèque de prêt, consultation et d'étude sur un espace de 10 000 m²[355]. Le réseau de la bibliothèque municipale est complété par neuf bibliothèques de quartier qui forme un ensemble de plus de 300 000 livres, 40 000 disques, 4 000 DVD, 75 000 documents anciens et 200 000 documents légaux[355].

La bibliothèque anglophone d’Angers est une association financée par la ville d'Angers, les universités angevines et des grandes écoles[356],[357]. Basée sur les fonds de l'ancienne bibliothèque américaine, elle a été créée en décembre 1993 dans sa forme actuelle[358]. Elle propose une collection de 32 000 livres répartie en plusieurs catégories[359].

Il existe également trois bibliothèques universitaires réparties sur les campus de la ville :

Théâtres et salles de spectacle[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Salles de théâtre d'Angers.
Théâtre du Quai sur le Front de Maine.

La première trace de représentation théâtrale remonte à 1392 à côté du marché des Halles[363] actuelle impasse de la Comédie. Le premier théâtre angevin a été inauguré en 1762. Situé près des Halles, il fut bâti en attendant l'arrivée du Grand Théâtre qui sera construit en 1791, sur la place du Ralliement, à l'emplacement de trois églises. Il sera en partie détruit en 1853 par un incendie.

Le Grand Théâtre actuel a été construit par l’architecte Lucien Botrel et sera achevé en 1871 par Auguste Magne. Doté d'une salle à la française, il comprend six loges d'avant-scène et quatre niveaux de galeries pour un total de 730 places.

Après la Seconde Guerre mondiale, la décentralisation cultuelle nécessita la création de plusieurs théâtres et centres nationaux en région. En 1968 a été créé le Théâtre des Pays de Loire qui sera labellisé en 1973 Centre Dramatique National. En 1972, le ministère de la Culture crée à Angers le Ballet-théâtre contemporain. Alwin Nikolais, grande figure de la danse moderne, souhaita rénover ce genre artistique et inaugura en 1978 le Centre national de danse contemporaine (CNDC) dans une ancienne école communale, rue Bodinier à Angers. La création du Nouveau théâtre d'Angers (NTA) intervient en 1986 avec la mise en communs des ressources et moyens de l'Association Maison de la Culture créée en 1978 par Roger Landy, et du NTA pour former une unité économique et sociale de création théâtrale et de diffusion pluridisciplinaire financée uniquement par la ville d'Angers.

En septembre 2002 un projet culturel visant à mutualiser les moyens techniques, logistiques et administratifs des entités de représentation culturelle voit le jour. Le théâtre du Quai a été inauguré le 26 juin 2007 sur le Front de Maine après plus de trois ans de travaux. Il comporte un théâtre à l'italienne de 980 places avec parterre, balcons et une fosse d’orchestre de 80 musiciens et une salle entièrement modulable de 400 places assises ou 960 debout. Un forum de 1 100 m², ouvert sur l'extérieur, sert à la fois d'entrée du théâtre, d'espace d’exposition et de spectacle ouvert sur la ville par deux portes vitrées monumentales. Aujourd'hui le Grand Théâtre et le Quai sont le lieu de représentation d'Angers-Nantes Opéra, du CNDC et du NTA.

L'auditorium du centre de congrès d'Angers a été créé dans les années 1960 lors de la réhabilitation du quartier Saint-Michel. Il a été conçu à la fois comme salle de congrès et comme salle de concert. L'auditorium du centre de Congrès est reconnu pour son acoustique. Il accueille les concerts de l'Orchestre national des Pays de la Loire dans une salle de 1 240 places.

Une salle de musique actuelle, le Chabada, propose plusieurs fois par semaine une programmation éclectique depuis 1994 dans plus de 1 500 m² répartis sur deux niveaux avec une première salle de 350 places et une grande salle de 900 places. En 1991 fut construit, à l'emplacement d'un ancien hypermarché, une salle de spectacle de 4 000 m², Amphitéa. La salle fait partie du parc des expositions d'Angers. Rénovée en 2008 la salle a une capacité d'accueil de 9 000 places.

Les autres lieux de représentation de la commune sont : le théâtre Chanzy (680 places), la chapelle des Ursules qui accueille entre autres des concerts de musique baroque, le théâtre du Champ de Bataille (96 places), le théâtre de La Comédie, le MPT quartier Monplaisir (300 places), le centre Jean-Vilar quartier La Roseraie (260 places), et l'espace culturel de l’université (350 places).

Musique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Scène musicale angevine.

La scène musicale angevine profite de la notoriété de la scène Le Chabada pour promouvoir les groupes locaux. À l'origine, la scène Rock à Angers a bénéficié de la popularité du groupe mythique des Thugs dans les années 1980 et 1990.

Dans les années 2010, la scène musicale angevine s'illustre par un éclectisme important avec des groupes ou artistes comme la Ruda, Pony Pony Run Run ou Sexypop pour le rock, Rutabaga pour le Ska, Zenzile pour le Dub, La Phaze pour le Drum'n Bass, Nouvel'R pour le Hip Hop ou encore Lo'Jo, le compositeur et guitariste André Charbonneau et Titi Robin pour les musiques du monde. Les groupes The Dancers puis The Lemon Queen furent les vainqueurs de l'Ampli Ouest France en 2011 et 2012 et témoignent de la vitalité de la scène angevine[réf. nécessaire]. De nombreux groupes locaux donnent régulièrement des concerts dans les bars, comme au T'es Rock Coco, à L'Autrement Café et au Café Latin.

Par ailleurs, Angers, ville natale du compositeur Henri Dutilleux, héberge de nombreux orchestres symphoniques ou d'harmonie :

La ville partage avec Nantes (Angers-Nantes Opéra) un opéra qui se produit régulièrement au Grand Théâtre.

Cinéma[modifier | modifier le code]

Le premier cinéma à Angers est apparu dès la fin du XIXe siècle avec la projection des premiers films le au Café du Théâtre[365]. Par la suite, de nombreux cafés et hôtels comme le Café du Ralliement, le Grand Hôtel installèrent leurs toiles sur les terrasses de la place du Ralliement et sur l'ancien boulevard de Saumur.

Les premières salles apparaissent au début du XXe siècle avec la salle du Pathé rue Saint-Denis ou encore celle des Variétés, une salle de 870 places qui ouvrit en 1915. Le Grand Théâtre, le Cirque-Théâtre de la place Molière ainsi que d'autres salles de représentation diffusaient des films lors de la Première Guerre mondiale. Le cinéma Palace ouvrit en 1924. Avec 1 200 places c'est à son ouverture le plus grand cinéma de la ville. La salle comprenait un rez-de-chaussée et une tribune. Le bâtiment fut décoré par le sculpteur Maurice Legendre, les mosaïstes Gentil et Bourdet, le peintre Henri Tranchant et l'entreprise de serrurerie de l'Ouest D. L. Bonneau. En 1930 on dénombre plus de 2 000 places à Angers.

Après la Seconde Guerre mondiale, l'industrie du cinéma continue à s'installer dans la ville. Le Régent s'installe rue Lenepveu, l'Élysée dans le quartier de Belle-Beille. Une école de cinéma appelée Cercle culturel cinématographique de l'Anjou ouvre en 1954. En 1955 Angers compte 15 salles de cinéma.

Dans les années 1960, avec l'apparition de la télévision les petites salles ferment au profit de l'ouverture de plus grand complexe et des cinémas le Colisée et l'Ariel.

La société Gaumont racheta les cinémas du boulevard Foch pour décider à la fin des années 1990 de fermer deux d'entre eux, le Colisée et l'Ariel, de rénover les Variétés (faisant passer la capacité du cinéma d'une à cinq salles et de 870 à 1 580 places) et de construire un multiplexe de douze salles (2 250 places) inauguré en décembre 2000 dans le quartier Saint-Serge à proximité des berges de Maine.

En 2011, Angers compte trois cinémas qui participent aux manifestations culturelles organisées par la ville comme le festival Cinéma d'Afrique ou Premiers plans. Deux cinémas Gaumont portent une offre grand public. Un cinéma d'art et essai de sept salles (800 places), Les 400 coups propose une programmation éclectique de films en version originale, des rétrospectives, des films jeune public ainsi que des rencontres avec les réalisateurs notamment lors du Festival Premiers Plans d'Angers[366].

Autre[modifier | modifier le code]

La Ludothèque Angevine est une association loi 1901 qui propose l'emprunt de 2500 jeux au centre culturel Jean Vilar dans le quartier La Roseraie et à la Maison Pour Tous sur le quartier Monplaisir[367].

Depuis 2009, un institut Confucius, Confucius des Pays de la Loire Angers s'est installé dans la maison internationale des étudiants sur le campus de Saint-Serge[368].

Patrimoine gastronomique[modifier | modifier le code]

Bouteille de liqueur de Cointreau.
Article détaillé : Cuisine angevine.

La gastronomie angevine s'inspire de tous ces différents arrivages de produits pour former une cuisine raffinée et subtile. Curnonsky la décrivait comme étant « le paradis de la digestion paisible ». Concernant les boissons, Angers est un centre viticole important avec les vins d'Anjou comme le cépage cabernet, le coteaux du Layon ou encore l'Anjou blanc cultivé dans l'abbaye Saint-Nicolas en centre-ville[369]. Les distilleries produisant le Cointreau font la renommée d'Angers en s'exportant dans le monde entier[370] tout comme la Menthe Pastille des distilleries Giffard qui tenaient boutique sur la place du Ralliement[371].

Les fouées (ou fouaces), sorte de petit pain garni de rillettes d'Anjou et de mogettes, se consomment comme en-cas. Tradition disparue, il est néanmoins possible d'en trouver dans des restaurants troglodyte entre Angers et Saumur. Le crémet d'Angers, dessert lacté assaisonné de sucre vanillé, d'une pincée de sel, de feuilles de menthe, de citron ou d'un coulis de fruit fait également partie du patrimoine culinaire de la ville. Depuis 1966, la confiserie la Petite Marquise basée rue Voltaire à Angers produit des quernons d'ardoise, morceau de nougatine recouvert de chocolat.

Angers compte quelques grandes tables qui contribuent au raffinement de la cuisine angevine. En 2010, deux restaurants sont crédités d'une étoile au guide Michelin (Pascal Favre d'Anne pour Le Favre d'Anne, Gérard et Catherine Bossé pour Une Ile[372]).

Vie militaire[modifier | modifier le code]

Des régiments se succèdent à Angers au cours du XIXe siècle. En 1873 fut créé le 135e régiment d'infanterie. En 1881 se construit une nouvelle caserne rue Éblé pour abriter le 2e régiment d'artillerie-pontonniers créé en 1878. Après la loi de réorganisation militaire du 29 juin 1894 le régiment des pontonniers est remplacé par le 6e régiment du génie. La caserne Desjardins est construite en 1904 pour loger ce nouveau régiment[373].

En 1946, le 6e régiment du génie quitte la caserne Desjardins pour s'installer dans les nouveaux bâtiments du quartier Langlois, la caserne Vernaux. L'école d'application du génie est créée en 1945 et prend sa place dans la caserne Éblé[374]. La caserne Espagne située place Lafayette sert d'annexe à l'école, la caserne Desjardins abrite le centre d'instruction des recrues et l'orchestre militaire de la place d'arme. En 1995 le regroupement de l'école du génie et de l’école supérieure du Génie militaire de Versailles renforce l'image militaire d'Angers[375].

Le 27 juin 2009, le musée du Génie situé près de l’École supérieure et d’application du génie propose des expositions permanentes présentent une Histoire de France racontée à travers celle de l’armée du Génie[376].

Un projet de centre de lutte contre le terrorisme a été confirmé par le ministre de la Défense, Hervé Morin le 3 novembre 2010 lors d'une visite à l'école du génie. Le centre s'installerait sur les terrains désaffectés de l'ETAS au nord de Montreuil-Juigné[377].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

(Pour les personnalités qui ne sont pas nées à Angers mais en Anjou, voir à Anjou)

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason d'Angers

Les armes d’Angers se blasonnent ainsi :
De gueules à une clef d’argent, au chef cousu d’azur chargé de deux fleurs de lys d’or

La ville d’Angers porte les armes des comtes et ducs d’Anjou, apanagistes, de sang royal, comme l’indiquent les deux fleurs de lys. La clef évoque la place forte face à la Bretagne. La ville est alors qualifiée de l’acrostiche suivant :

  • Antique clef de France,
  • Necteté de souffrance,
  • Garant contre ennemys,
  • Estappe d’asseurance,
  • Recours de secourance,
  • Seccurité d’amys.

Le blasonnement de la ville est décrit dans un rapport au maire en décembre 1816 où il est signalé que ces armes étaient présentes sur une ancienne monnaie frappée à Angers au coin de Charles Ier de Sicile (1246-1285).

Pendant le Premier Empire, Angers fut au nombre des bonnes villes et autorisée à ce titre à demander des armoiries au nouveau pouvoir. Elles devenaient : « De gueules à la clef d'argent, au chef de gueules chargé de trois abeilles d'or, qui est des bonnes villes de l'Empire ».

Blason d'Angers pendant le Premier Empire

Angers reçoit la croix de Guerre avec palme le par le général de Monsabert, la décoration est alors placée entre les deux fleurs de lys[379].

En 1987, le logotype de la ville reprend les couleurs du blason selon l’ordre de préséance héraldique : le bleu du chef en haut et le rouge du champ en bas. Le « A » stylisé symbolise à la fois la force et la légèreté.

Angers a également eu plusieurs devises[380] :

  • durant l’Antiquité : Assiuis conciliis (ou consiliis) ;
  • de 1434 à 1480 (règne du roi René, duc d’Anjou) : D’ardent désir ;
  • en 1499 : Antique clef de France ;
  • jusqu’en juin 1987 : Angers, la qualité.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Célestin Port, Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire et de l'ancienne province d'Anjou : A-C, t. 1, Angers, H. Siraudeau et Cie,‎ , 2e éd. (notice BnF no FRBNF33141105, lire en ligne)
  • J.-B. Bezier, Angers et ses environs. Album de gravures à l’eau-forte, Château-Gontier, 1876 de Tancrède Abraham.
  • Daniel Schweitz, Châteaux et forteresses du Moyen Âge en Val de Loire, Touraine, Anjou, Berry, Orléanais, Vendômois, Marche bretonne, Tours, CLD, 2006.
  • Guides Joanne, Angers, Paris, Hachette et Cie,‎ [1886-1887], 120 p. (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Administration et division territoriale[modifier | modifier le code]

Histoire et patrimoine[modifier | modifier le code]

Universités[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le Grand Ouest est ici entendu par la réunion des régions Basse-Normandie, Bretagne et Pays de la Loire.
  2. Les normales annuelles ont été mises à jour le 5 avril 2015.
  3. Les temps de parcours indiqués ont été consultés sur le site de la SNCF le 2 avril 2015.
  4. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  5. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  6. Le Grand Ouest est ici entendu par la réunion des régions Basse-Normandie, Bretagne et Pays de la Loire.

Références[modifier | modifier le code]

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Insee[modifier | modifier le code]

  1. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  2. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.
  3. LOG T5 - Résidences principales en 2012 selon la période d'achèvement.
  4. a, b et c POP T0 - Population par grandes tranches d'âges.
  5. POP T3 - Population par sexe et âge en 2012.
  6. POP T3 - Population par sexe et âge en 2012.
  7. FOR T1 - Scolarisation selon l'âge et le sexe en 2012.