Senlis (Oise)

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Senlis
Vue générale du centre-ville
Vue générale du centre-ville
Blason de Senlis
Blason
Senlis (Oise)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Oise (sous-préfecture)
Arrondissement Senlis (chef-lieu)
Canton Senlis (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes des Trois Forêts
Maire
Mandat
Pascale Loiseleur
2014-2020
Code postal 60300
Code commune 60612
Démographie
Gentilé Senlisiens
Population
municipale
15 789 hab. (2012)
Densité 657 hab./km2
Population
aire urbaine
17 381 hab.
Géographie
Coordonnées 49° 12′ 29″ N 2° 35′ 15″ E / 49.208056, 2.587549° 12′ 29″ Nord 2° 35′ 15″ Est / 49.208056, 2.5875  
Altitude Min. 47 m – Max. 140 m
Superficie 24,05 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-senlis.fr

Senlis est une commune française, sous-préfecture du département de l'Oise, en région Picardie. Elle se situe sur la Nonette, entre les forêts de Chantilly et d'Ermenonville au sud, et d'Halatte au nord, à quarante kilomètres au nord de Paris. Ses habitants sont appelés les Senlisiens[1].

De fondation antique, séjour royal durant le Moyen Âge, la cité conserve de sa longue histoire un riche patrimoine et possède plusieurs musées. La vieille ville est constituée d'un ensemble de maisons et ruelles anciennes ceintes de remparts gallo-romains et médiévaux, autour d'une cathédrale gothique. L'ensemble a été préservé par la création en 1962 d'un secteur sauvegardé de quarante-deux hectares. Depuis, la municipalité et les habitants mettent en valeur le patrimoine par la restauration des monuments et de l'habitat ancien et l'organisation de manifestations culturelles, tout en développant une activité économique tertiaire à proximité de l'autoroute du Nord (A1). Senlis fait partie du parc naturel régional Oise-Pays de France.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Description[modifier | modifier le code]

La ville de Senlis est située à 42 km de Paris, 44 km de Beauvais, 79 km d'Amiens[2]. C'est le centre d'une petite agglomération au sens de l'Insee, à la fois unité urbaine et aire urbaine avec la commune voisine de Chamant[3], comptant ainsi 17 381 habitants[4].

Senlis se situe à l'extrémité occidentale de la région géographique du Valois, mais en tant que ville royale et affranchie, n'entrait pas dans le duché de Valois[5]. Entourée de plaines fertiles riches en limon, elle offre un large paysage de grande culture céréalière. Elle se trouve au carrefour des forêts d'Ermenonville, d'Halatte et de Chantilly, qui constituent un ensemble forestier d'environ 120 km2.

Carte du pays de Valois, Hondius, 1620.

Avec une superficie de 24,05 km2, Senlis est la septième commune la plus étendue parmi les 693 communes de l'Oise[6]. Le point le plus haut de la commune (140 m) se trouve au cœur de la forêt d'Halatte, au poteau du Mont Alta, sur la limite avec la commune d'Aumont-en-Halatte, et le point le plus bas (47 m) se trouve sur les bords de la Nonette, à l'ouest de la ville.

Le territoire communal de Senlis se développe surtout dans le sens nord-sud et ne présente pas une forme homogène : Il se compose de la ville avec ses faubourgs, qui s'étend jusqu'aux limites communales à l'est et à l'ouest ; de plaines agricoles et d'environ 3 km2 des forêts de Pontarmé (composante de la forêt de Chantilly) et d'Ermenonville, au sud ; ainsi que de nombreuses parcelles de la forêt d'Halatte au nord : ce secteur est pratiquement coupé du reste à la lisière de la forêt, où le territoire se rétrécit jusqu'à une extension est-ouest minimale de 1,05 km seulement.

La plus grande extension du nord au sud est de 9,5 km environ. Le point le plus septentrional est le Poteau de Fleurines dans la forêt d'Halatte. Le point le plus méridional correspond au Poteau Neuf en forêt de Pontarmé. L'extension maximale est-ouest du territoire est de 5,56 km. Le point le plus oriental se trouve sur la D 1324 vers Crépy-en-Valois, peu après le rond-point à l'intersection avec la N 330, et le point le plus occidental près de la D 330 vers Creil, au nord-ouest du faubourg des Arènes. En forêt d'Halatte, le développement est-ouest atteint 4,63 km, entre le Poteau des Blancs Sablons, point de rencontre de quatre communes (Senlis, Fleurines, Villers-Saint-Frambourg et Chamant) et le carrefour Bourbon.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Avec Verneuil-en-Halatte au nord-ouest, Senlis partage seulement 1,47 km de limites communales, le long de la route de Fleurines en forêt d'Halatte. Par ailleurs, au poteau d'Auteuil, un peu plus au sud-est, Senlis s'approche de l'église de Fleurines d'un kilomètre seulement. À un autre carrefour de la forêt d'Halatte, le Poteau des Blancs Sablons déjà mentionné, Senlis rencontre la commune de Villers-Saint-Frambourg qui n'est pour autant pas une commune limitrophe au sens strict du terme, car les limites des deux communes ne se touchent qu'en un seul point. Au même endroit, la commune d'Ognon et plus particulièrement son temple gallo-romain de la forêt d'Halatte est proche de moins d'un kilomètre.

Chamant est la commune que Senlis côtoie sur la plus longue distance, soit près de 8 km ; en fait, le territoire de Senlis enveloppe toute la moitié occidentale de cette commune voisine. Deux communes s'approchent considérablement du territoire communal de Senlis au sud, sans pour autant le côtoyer : ce sont Thiers-sur-Thève (au Poteau Neuf, à 690 m) et Fontaine-Chaalis 1 055 m, près du poteau de la Victoire).

Communes limitrophes de Senlis[7]
Aumont-en-Halatte Verneuil-en-Halatte
Fleurines
Chamant
Courteuil Senlis[7] Mont-l'Évêque
Avilly-Saint-Léonard Pontarmé

Géologie[modifier | modifier le code]

Carte géologique simplifiée de Senlis.
Le marais de la Bigüe entre le faubourg Saint-Étienne et le hameau de Villemétrie (propriété privée).
L'Aunette à Villevert.

Le site originel de la ville est un éperon de plateau culminant à 78 m au niveau de la place de la cathédrale. Cet éperon domine de plus de 25 m les vallées de l'Aunette et la Nonette qui se rejoignent en limite Ouest de la commune. Les fonds de ces deux petites rivières qui délimitent le centre-ville vers le sud et vers le nord sont remplis d'alluvions modernes et partiellement de tourbes formées au Néolithique, résultant de marais d'origine ancienne et des mouvements néotectoniques. L'épaisseur de la couche de tourbe est de dix mètres à Senlis, et celle des alluvions autour de huit mètres.

Géologiquement, la région est occupée par un vaste plateau calcaire du Lutétien recouvert de limon en majeure partie, et de lœss dans les glacis agricoles du Valois, comme à l'est du territoire communal de Senlis. Le plateau calcaire monte en pente douce vers le nord. Sur le plateau légèrement surélevé de la butte-témoin qu'est le Mont Alta (140,5 m) dans la forêt d'Halatte, le calcaire remonte presque jusqu'à la surface.

Les parties nord et sud de la commune occupée par les forêts sont couvertes de sables d'Auvers (Bartonien inférieur ou Auversien) qui lui donne un aspect dunaire aux endroits où la végétation est absente. Tandis que les sables d'Auvers et les sables et grès de Beauchamp dominent les forêts de Chantilly et d'd'Ermenonville, ils sont moins présents en forêt d'Halatte où ils se concentrent sur les flancs des buttes-témoins (Mont Alta, butte de Saint-Christophe et Mont Pagnotte).

Toutefois, la partie de la forêt d'Halatte qui se trouve sur le territoire communal de Senlis est entièrement couvert de sables auversiens (à l'exception du plateau du Mont Alta et de l'extrémité nord, au-delà de la route de la Belle-Croix). Plus particulièrement, les sables d'Auvers se trouvent dans les plaines de faible altitude, et les sables de Beauchamp sur les flancs des collines[8].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le site historique de la ville domine la vallée de la Nonette : c'est une rivière longue de 41 km prenant sa source à Nanteuil-le-Haudouin et se jetant dans l'Oise à Gouvieux. Au nord de ce site, passe un affluent de la Nonette, l'Aunette qui, longue de 14 km, prend sa source à Rully et se jette dans la Nonette à l'ouest de la commune.

Les deux petites rivières traversent des prés humides à de nombreux endroits, dont le petit marais de la Bigüe entre le faubourg Saint-Étienne et le hameau de Villemétrie, arrosé par la Nonette. Par ailleurs, la Nonette se divise en deux bras à l'est de Mont-l'Évêque, qui se rejoignent de nouveau à l'abbaye de la Victoire : une déviation appelée la Sangle passe au pied du château et draine vers elle l'eau des prés humides, permettant ainsi la culture. De l'abbaye de la Victoire jusqu'au sud de Senlis, la Nonette a également été dérivée au Moyen Âge, pour passer devant les remparts de la ville et entrer dans la stratégie défensive. Ici c'est la déviation qui prend le nom de la Nonette, et le ruisseau coulant dans son ancien lit s'appelle la rivière de la fontaine Saint-Urbain, selon une source qui l'alimente.

L'Aunette est alimentée par plusieurs courts ruisseaux à l'est et à l'ouest du faubourg Villevert. Elle forme un étang dans le Parc Écologique à la limité nord-est de la ville, et un autre petit étang à Villevert. Sur la fin de son parcours, à l'ouest du faubourg des Arènes, cette petite rivière présente elle aussi un deuxième bras à la traversée d'un pré humide.

Avec les zones humides des fonds des petites rivières et ruisseaux, contraste la pauvreté en eau des forêts au nord et au sud de Senlis. En forêt d'Halatte, l'on peut trouver sur le Mont Alta l'unique mare forestière permanente du massif. Les différentes fontaines de la forêt d'Halatte ne sont pas d'origine naturelle et ont été aménagé pour les animaux sauvages ; sur le territoire de Senlis existent deux de ces fontaines sur les parcelles 244 et 297, avec des margelles en pierre de taille.

L'approvisionnement en eau potable était problématique à Senlis avant l'adduction de l'eau courante. La Nonette et l'Aunette fournissaient une eau parfois calcaire et séléniteuse qui pouvait incommoder des personnes à l'estomac fragile, mais qui était généralement d'une assez bonne qualité. Dans la ville, il n'y avait qu'un seul puits à livrer une eau de la même qualité, sur la place Notre-Dame. L'eau des autres puits était trop séléniteuse, impropre à la consommation, incapable de faire cuire les légumes ou de dissoudre le savon. De ce fait, la plupart des habitants buvaient l'eau de la Nonette, ce qui n'était pas sans risques sanitaires[9], comme l'on y lavait également le linge.

Climat[modifier | modifier le code]

Senlis connaît un climat océanique dégradé. L'influence de l'agglomération parisienne sur les températures peut être considérée comme nulle à cette distance de la capitale. Du fait de l'absence d'une station météorologique sur la commune, des données climatiques spécifiques à Senlis ne sont pas disponibles. L'on peut cependant se reporter à Creil, la distance à vol d'oiseau entre la cathédrale de Senlis et l'aérodrome de Creil n'étant que de huit kilomètres.

Le tableau ci-dessous indique les normales météorologiques, qui sont des moyennes mensuelles calculées sur la base des relevés de la période de 1971 à 2000, concernant les températures et les précipitations. Des données sur l'ensoleillement ne sont pas disponibles pour la station de Creil. L'on remarquera différences de la pluviométrie relativement faibles entre les différents mois et saisons. La saison où il pleut le plus est l'automne (septembre à novembre) avec 183 mm, et la saison avec le moins de pluie est le printemps (mars à mai) avec 165 mm au total. Le nombre moyen des jours avec précipitations supérieures à un millimètre est de 124 par an.

Normales météorologiques pour Senlis
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,8 0,8 2,7 4,1 7,8 10,3 12,5 12,3 9,8 7 3,4 1,7 6
Température maximale moyenne (°C) 6,3 7,5 11 14,1 18,2 21,1 24 24,2 20,2 15,1 9,6 6,6 14,8
Précipitations (mm) 60 45 53 46 66 62 59 49 58 66 59 67 6 894
Source : Météo France - Station météo de la base aérienne de Creil[10]


Risques et catastrophes naturels[modifier | modifier le code]

Si la commune a un très faible risque sismique, elle est exposée à d'autres risques : les ruissellements ou autrement dit, des coulées de boue, pouvant déboucher sur des mouvements de terrain, ainsi que les effondrements de cavités souterraines[11]. Selon l'inventaire des mouvements de terrain et cavités de l'arrondissement de Senlis, 20 % des 465 phénomènes et cavités recensés concernent directement la commune de Senlis. C'est la principale commune concernée par ce type de risques, avec les petits villages de Thiverny et Éméville, la densité de cavités souterraines étant de 3,28 par kilomètre carré. Il s'agit surtout de puits, caves et carrières souterraines, remontant en grande partie au Moyen Âge et étant connus par la recherche archéologique. Senlis ne fait toutefois pas partie des communes les plus touchées par les mouvements de terrain. Des effondrements de la chaussée ont été constatés au 21 rue Sainte-Geneviève et avenue de Compiègne, sur la cour de la DDE, en 2005, et un affaissement cylindrique de l'avenue de Chantilly en 2003[12].

La commune a connu de 1987 à 2001 trois ruissellements avec inondations, sinistres reconnus catastrophes naturelles avec publication d'arrêtés de reconnaissance de catastrophe naturelle publiés au Journal Officiel. Dans un cas, des mouvements de terrain ont accompagné le phénomène[13].

Type de catastrophe Début Fin Arrêté Parution au J.O.
Inondations et coulées de boue 15 juillet 1995 15 juillet 1995 26 décembre 1995 7 janvier 1996
Inondations, coulées de boue et mouvements de terrain 25 décembre 1999 29 décembre 1999 29 décembre 1999 30 décembre 199
Inondations et coulées de boue 25 mars 2001 27 mars 2001 27 avril 2001 28 avril 2001

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Faubourg Villevert, maisons anciennes près du calvaire de Villevert.
Depuis le boulevard des Otages, l'on voit bien que Senlis est bâtie sur une butte - église Saint-Aignan et tour de Notre-Dame.

Comme la plupart des villes ayant eu une importance considérable sous l'Ancien Régime, Senlis présente des faubourgs d'origine ancienne, datant au moins du XIIIe siècle. Ils sont au nombre de quatre, dont les plus importants sont les faubourgs Saint-Martin[14],[g 1] au sud, le long de la route de Paris qui lui donna son impulsion, et le faubourg Villevert[15],[g 2] au nord, qui s'apparente à un hameau rural. Deux autres faubourgs sont ceux des Fontaines des Reines[16], dans la vallée de la Nonette à l'ouest, aujourd'hui devenu le faubourg des Arènes, et Saint-Étienne[17] devant la porte de Meaux au sud-est, aussi connu comme la Bigüe. S'y ajoute un hameau marqué par la présence de plusieurs grandes demeures, Villemétrie (mentionnée dès 1222[g 3]), au sud-est également, près de l'abbaye de la Victoire.

Les faubourgs Saint-Martin et des Arènes ont connu une expansion considérable, le premier dans la première moitié du XXe siècle et le second dans la période de l'après-guerre. Les autres faubourgs se sont agrandis de quelques pavillons particuliers, mais conservent un caractère semi-rural. Villemétrie ne consiste que d'habitations anciennes. Deux autres grands quartiers sont nés dans la deuxième moitié du XXe siècle, Bon Secours et Brichebay. Ces deux quartiers ainsi que le faubourg des Arènes avec le Val d'Aunette comportent de grands ensembles d'immeubles de logements collectifs, bien que le pavillonnaire reste dominant dans les extensions urbaines de Senlis.

Grâce aux larges promenades plantées aménagées au XVIIIe siècle sur l'emplacement des remparts médiévaux au nord du centre-ville ancien, et grâce au fond humide de la vallée de la Nonette au sud, la vieille ville se démarque encore bien des quartiers plus récents avec lesquels elle ne forme pas une masse diffuse comme c'est le cas dans nombre d'autres villes. Au contraire, les zones vertes intermédiaires mettent en valeur la physionomie extérieure du centre historique, et quand on s'en approche à pied, depuis l'extérieur des remparts des Otages ou Bellevue, la vue sur la ville qui s'offre doit être proche de son aspect voici plusieurs siècles.

Le centre ancien de Senlis a une circonférence de 2 600 m environ, avec une extension maximale est-ouest de 1 000 m et nord-sud de 700 m. Ce périmètre, marqué par les remparts et les boulevards extérieurs (cours Thoré-Montmorency, boulevard Pasteur et boulevard du Montauban) n'a pas été dépassé par l'urbanisation jusqu'à la fin du XIXe siècle, à l'exception des faubourgs déjà mentionnés. La rue de la République percée dans les années 1750 sépare une partie du centre historique du reste ; il s'agit du quartier Saint-Vincent qui représente environ 30 % de la surface globale de la vieille ville. Tout au long de cet axe de circulation, la bataille de Senlis (1914) a détruit de nombreuses maisons. La partie principale du centre ancien englobe le cœur gallo-romain de Senlis, au nord ; ici, la concentration de monuments historiques est la plus grande autour de la cathédrale. Il reste à remarquer que l'arrivée du chemin de fer n'a pas entraîné la création de nouveaux quartiers urbains à la Belle Époque, hormis quelques constructions le long des voies existantes ; c'est surtout dans les rues commerçantes du centre et dans le faubourg Saint-Martin que l'on trouve des édifices de cette époque.

Voies de communication[modifier | modifier le code]

Routes[modifier | modifier le code]

Carte routière et topographique de la commune de Senlis.

Localisée à quarante kilomètres au nord de Paris, la ville se situe au kilomètre 33 de l'ancienne Route nationale 17. Cette route est en fait l'ancienne route royale menant de Paris à Lille, dont le tracé actuel à travers Senlis date des années 1750. Elle traversait initialement le centre ancien gallo-romain par la rue Vieille de Paris, la rue du Châtel et la rue de Villevert. Le remaniement de cette voie importante sur plusieurs sections fut décidé en 1752 et exécuté par la suite, ce qui entraîna notamment le percement de l'actuelle rue de la République, partageant en deux le centre-ville médiéval[18]. Dans le département de l'Oise, l'ancienne RN 17 est devenue la route départementale 1017 à la suite du transfert de la plupart des routes nationales aux départements par décret du1er janvier 2006[19].

Senlis se situe près de l'autoroute A1 reliant Paris à Lille. Le tronçon Senlis-Le Bourget est inauguré le 30 décembre 1964. Un an plus tard, l'autoroute est prolongée jusqu'à Roye puis jusqu'à Lille en 1966. Sur le territoire de la ville, se trouve la première barrière de péage depuis Paris qui constitue aussi la sortie numéro 8. Le siège régional de la Société des autoroutes du Nord et de l'Est de la France et un district chargé de l'entretien de l'autoroute entre Roissy-en-France et le nord de Compiègne y sont aussi installés. L'autoroute employait ainsi 1 100 personnes dans la commune en 2005, ce qui en faisait le plus gros employeur de la ville[20]. Senlis se situe à 30 minutes de la Porte de la Chapelle et à 1 h 40 de Lille en voiture.

Carrefour routier d'envergure dès l'antiquité[21], Senlis est traversé par d'autres routes importantes. L'une est la RN 330 de Meaux à Creil, itinéraire d'évitement de Paris pour les flux de transport entre l'est et le nord du grand bassin parisien. Cet axe n'est pas doublé par une autoroute comme c'est le cas de la D 1017 au sud de Senlis, ainsi a-t-il bénéficié d'un nouveau tracé, partiellement comme voie express sur plusieurs sections, dont le contournement nord de Senlis. Malencontreusement, les déviations de Mont-l'Évêque et Senlis n'ont pas été conçus en continuité et englobent donc une section de la RN 324, dernière section de cette route à ne pas être déclassée en route départementale. - La RD 330 correspond à l'ancien tracé de la RN 330 sur les communes de Mont-l'Évêque et Senlis.

Une troisième route importante traversant Senlis est l'ancienne RN 324, devenu RD 1324 à l'est de Senlis vers Crépy-en-Valois depuis fin 2006, tandis que le déclassement de sa continuation vers Chantilly en RD 924 date déjà de 1972. Reste à mentionner la RD 932 a vers Compiègne, qui a perdu de son importance depuis la construction de l'auroute A 1 parallèle. Cette RD 932 tout comme la RD 1324 et la RD 1017 au nord de Senlis, déjà mentionnées, est connectée au contournement nord-est de Senlis. Ce dernier évite à la ville d'être traversée par le trafic de transit, les deux routes non connectées (la RD 924 vers Chantilly et la RD 1017 vers Paris) ayant surtout une importance régionale.

Sentiers de randonnée[modifier | modifier le code]

Avec sa situation aux bords de trois massifs forestiers majeurs et dans une région d'un grand intérêt culturel et naturel, Senlis entre dans le parcours de trois sentiers de grande randonnée :

Le chemin des Vaches dans la forêt d'Halatte, sur la commune de Senlis. Emprunté par les GR 12 et 655, c'est l'unique accès piétonnier à la forêt depuis Senlis.
  • le GR 11 vient de Chantilly par le parc du château et la bordure de la forêt et atteint Senlis au quartier Brichebay, entre dans la ville par le faubourg des Arènes et la quitte de nouveau par le faubourg Saint-Étienne, cette fois en direction de la forêt d'Ermenonville et de l'abbaye de Chaalis.
  • les GR 12 et GR 655 se confondent de part et autre de Senlis ; en provenance des étangs de Commelles et de la forêt de Chantilly, ils rejoignent le GR 11 et font tronc commun avec ce dernier à partir de la piste hippique d'Avilly-Saint-Léonard jusqu'à la porte de Villevert au nord de la vieille ville, d'où ils rejoignent la forêt d'Halatte par le chemin des Vaches.
  • l'une des variantes du chemin de Compostelle depuis le nord-est de la France, non numérotée et désignée uniquement par l'emblème de la coquille Saint-Jacques jaune sur fond bleu. Ce chemin fait également tronc commun avec les GR 12 et GR 655 au sud-ouest de Senlis, auxquels il reste plus ou moins parallèle à une distance variable à l'est de Senlis. Le chemin quitte Senlis au nord-est vers Chamant et la vallée de l'Aunette ; il a comme inconvénient d'être implantée en accotement routier de la D 932 fortement fréquentée a pendant plus d'un kilomètre. Près de Barbery, le sentier rejoint la chaussée Brunehaut qu'il emprunte sur une longue distance.

Hormis ces sentiers balisés, un grand nombre de chemins ruraux et forestiers se prêtent à la randonnée dans les environs de Senlis. Toutefois, les GR 11, 12 et 655 représentent les principaux accès piétonniers aux trois massifs forestiers. À ce titre, il n'est pas sans intérêt de signaler que le contournement nord de Senlis de la RD 1330 a intercepté nombre de chemins ruraux et que le chemin des Vaches (GR 12 et GR 655) constitue l'unique accès direct à la forêt d'Halatte. Le chemin rural de Senlis au Plessis-Chamant est par exemple interrompu en son milieu. De même, le randonneur ne peut suivre le cours de l'Aunette entre Chamant et Senlis ; là aussi, la voie express constitue un obstacle non franchissable. Dans le premier cas, la construction d'une passerelle est prévue par la Communauté de communes des Trois Forêts[22].

Toponymie[modifier | modifier le code]

La plus ancienne attestation du nom de la ville antique est civitas Sulbanectium : la « cité des Sylvanectes », le peuple celte à l'origine de la cité et dont le nom est issu probablement du gaulois selvanos « possession, propriété », puis « troupeau »[23] qui s'est confondu plus tard avec le latin silvanus « de la forêt », suivi du suffixe celtique -ecti. La cité est ensuite mentionnée au cours du Ier siècle[24] sous le nom d'Augustomagus Silvanectum, le « marché d'Auguste des Sylvanectes ». La désignation Augustomagus disparaît à la fin du IVe siècle. Au Ve siècle, on trouve Civitas Silvanectum, ou encore de Silvanectis. Au cours du VIe siècle, le nom évolue phonétiquement en Sinletis, au VIIIe siècle, Selnectensis, forme semi-savante et devient ensuite Seenlys au XIe siècle, et est enfin attesté sous la forme moderne Senlis dès le XIIe siècle[25].

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de Senlis.

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Arènes gallo-romaines du Ier ap. J.-C., situées au bout d'une impasse partant de la place des Arènes.

La préhistoire a laissé des vestiges sur le territoire communal de Senlis, des outils en pierre, des enceintes circulaires en forêt d'Halatte et les menhirs des Indrolles, découvertes par Amédée Margry en été 1869 sur la parcelle 296 dans cette même forêt. Non loin de la route du Chêne à l'Image se trouve un autre roche, la Pierre qui Corne percée de nombreux trous, qui pourrait être un menhir. À Chamant, existait une allée couverte disparue de nos jours[26].

Antiquité et haut Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Augustomagus.

Les origines de Senlis en tant que ville remontent apparemment au IIe siècle[27] avant notre ère quand une tribu celte, les Sylvanectes, réside dans les environs, sans que l'on sache s'ils possédaient un oppidum [28].

Vraisemblablement une fondation romaine, la ville est appelée Augustomagus, le marché d'Auguste, et l'on y a trouvé les traces de temples, de domus et d'un édifice de spectacles antiques, les Arènes[29], Seules les arènes ont survécu. Au IIIe siècle ou IVe siècle, Augustomagus s'entoure d'une muraille épaisse de quatre mètres et haute de sept à huit mètres, dotée de vingt-huit tours, pour faire face aux invasions barbares. La superficie enclose est de 6,38 ha[30], mais la ville s'étend bien au-delà de cette enceinte, comme le démontre, par exemple, l'emplacement des Arènes et le réseau orthogonal de certaines rues. À la fin du IVe siècle, saint Rieul évangélise la contrée et devient le premier évêque de Senlis. Avec le traité d'Andelot en 587, Senlis est partagé entre Gontran Ier roi de Burgondie et son neveu Childebert II roi d'Austrasie, ce dernier gardant les deux tiers.

Moyen Âge central[modifier | modifier le code]

La première mention d'un comté de Senlis date de 823. Plusieurs indices montrent que le château royal existe au plus tard vers le milieu du IXe siècle : en 854, le trésor royal se trouve à Senlis, et Charles le Chauve a daté de nombreuses chartes de Senlis[d 1],[g 4],[c 1].

Le comte Bernard de Senlis n'ayant pas d'héritier, la ville entre dans les possessions d'Hugues Capet au plus tard en 981, où il aurait été élu roi par ses barons en 987 avant d'être sacré à Noyon. La construction de la première cathédrale de Senlis commence à la fin du Xe siècle[g 5],[31],[a 1]. Sous les Capétiens, Senlis est une ville royale, demeure des rois de France, d’Hugues Capet à Charles X.

Au XIe siècle, Senlis semble être une ville d'une certaine importance, avec son château royal, le siège d'un diocèse, une cathédrale, au moins trois autres églises paroissiales, trois abbayes, dont Saint-Vincent refondée en 1065 par Anne de Kiev. La cathédrale Notre-Dame de Senlis nait à partir de 1154 sous l'impulsion du roi Louis VII[d 2],[g 6],[c 2]. En 1170, l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem établit une commanderie, un hôpital et une église à Senlis. Cet ordre était un gros propriétaire immobilier dans la ville, avec jusqu'à cent-trente maisons dans son actif, qui en partie existent toujours[g 7],[32].

Vestiges du château royal, vue depuis le parc.

Une charte communale est accordée à la ville en 1173 par le roi Louis VII, affranchissant les habitants de la ville et les soumettant à la justice de cette dernière, qui n'a plus de comptes à rendre qu'au roi directement. L'inconvénient est les redevances envers les différents seigneurs locaux dont la municipalité doit désormais s'acquitter afin qu'ils renoncent à leurs droits et respectent la charte. Le statut avantageux des habitants fait que des personnes venues d'ailleurs viennent s'y installer. Les affaires de la ville sont réglées par le maire et les magistrats municipaux ; la confirmation du roi n'est requise que dans des rares cas. Les maires de Senlis sont par ailleurs connus depuis 1184 en continu[33]. Sous Philippe-Auguste, la construction d'une nouvelle enceinte est entamée, entourant les principaux quartiers de la ville à son achèvement en 1287[d 3],[e 1]. En 1232, la chapelle Saint-Étienne est érigée en paroisse, et la ville en compte désormais huit[d 4],[g 8]. Comme symbole de sa liberté, Senlis dispose d'un beffroi, construction mince et élancée, haute de vingt-six mètres, implantée à l'angle de la place de la Halle avec la rue Saint-Jean (démolie en 1802)[d 5],[34].

Senlis connaît son apogée aux XIIe et XIIIe siècles. Elle vit du commerce de la laine, du cuir et de la fourrure. Une comparaison des plans de Senlis et de Paris au XIIIe siècle suggère que Senlis est alors plus grande que la capitale[35]. Plusieurs halles spécialisées témoignent d'une intense activité marchande. Les moulins à eau se multiplient sur la Nonette, avec une dizaine de l'abbaye de la Victoire jusqu'à Saint-Nicolas-d'Acy[f 1],[36]. La viticulture se développe, le sol sablonneux autour de la ville lui étant jugé favorable. Il paraît même que cette culture était la plus importante dans les environs immédiats de Senlis[e 2],[g 9]. Vers 1265, le bailliage de Senlis est créé, son territoire très vaste recouvre le Beauvaisis et le Vexin français[37].

Dès la fin du XIIe siècle, la situation financière de la commune devient préoccupante, avec des charges trop importantes, mais aussi des malversations récurrentes[38], et en 1319, la commune criblée de dettes est supprimée sur la demande de la majorité des habitants. Des attournés remplacent le maire, officiant sous l'autorité du bailli, mais élus annuellement par les habitants en assemblée générale. Dans les faits, fort peu de choses changent, sauf que la ville ne s'autogouverne plus que grâce à la tolérance du bailli qui ne veut pas s'occuper directement des affaires de la ville[39].

Bas Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La bastion de la porte de Meaux, ajoutée aux remparts médiévaux en 1544.

Senlis se transforme de plus en plus d'une ville commerçante vers une agglomération d'établissements religieux, le nombre de monastères atteignant les six, sans compter les hôpitaux et les chapitres. Ces établissements occupent beaucoup de place (plus de 30 % de la superficie de la ville à la fin du XVIIe siècle) et rachètent des maisons de particuliers pour s'agrandir[e 3].

La Guerre de Cent Ans commence à se ressentir à Senlis avec la grande Jacquerie, et la ville est attaquée par les nobles le 11 juin 1358, mais les habitants se défendent avec succès[40],[c 3].

En septembre 1417, Senlis se fait persuader par le duc de Bourgogne, Jean sans Peur, de rejoindre son camp. Fin 1417, les bourguignons prennent aisément possession de Senlis. L'année suivante, le roi Charles VI confie à Bernard VII d'Armagnac la mission de reconquérir la ville rebelle. Senlis est assiégé fin avril 1418 et accepte une reddition moyennant la livraison de six otages volontaires à l'armée attaquante. Mais le secours arrive à la dernière minute. En colère, d'Armagnac fait décapiter quatre otages, et les Bourguignons font de même avec vingt soldats des Armagnacs. Les armées se retirent. Les capitaines des Bourguignons rejoignent le camp du roi, clamant que s'ils ont combattu les Armagnacs, ils seraient toujours fidèles au roi ; tournant donc le dos à leur ancien chef Jean sans Peur qui de toute façon n'était pas présent lors des combats[41].

Ainsi, la paix peut s'installer à Senlis, toute relative, car autour de la ville, les troubles continuent. Pour fuir les impôts prélevés afin de financer sa reconstruction, de nombreux citoyens s'installent ailleurs. L'économie est ruinée, et les champs ne sont plus labourés. Début 1425, Senlis est rançonné par les Anglais[42]. Du 14 au 15 août 1429, la bataille de Montépilloy a lieu dans les environs[43]. La trêve entre Charles VII et le duc de Bourgogne, Philippe le Bon, est signé en 1431 lors d'états généraux convoqués à Senlis[c 4].

En 1475, le traité de Senlis, appelé également « Paix de Senlis », est conclu par François II de Bretagne avec le roi de France Louis XI à l'abbaye royale Notre-Dame-de-la-Victoire près de Senlis.

En 1493, le roi Charles VIII, fils de Louis XI, signe le traité de Senlis avec le duc de Bourgogne Maximilien d'Autriche[44].

Époque moderne jusqu'à la Révolution[modifier | modifier le code]

Plan de Senlis en 1772, sans les faubourgs.
Borne rue du faubourg Saint-Martin, dont la fleur de Lys a été effacée.

Au XVIe siècle, Senlis assure un rôle judiciaire important, accueillant plusieurs juridictions, bailliage, élection, grenier à sel ou eaux et forêts[45]. Mais en 1582, la création du bailliage et présidial de Beauvais, puis les Guerres de Religion donnent un nouveau coup d'arrêt à son redressement. Les épidémies de peste à répétition - en 1564, 1580, 1582, 1583, 1584 et 1585 - mettent la ville à l'épreuve ; pendant le Moyen Âge, il n'y avait eu qu'une seule épidémie, en 1334 - 38[e 4],[46]. Durant les troubles religieux, Senlis fait figure de modèle de concorde[47] malgré la présence de protestants et des voisins qui succombent à la violence (massacres à Paris et à Meaux en 1572). En 1567, la ville échappe de peu à une attaque par une armée composée de réformistes français et allemands qui campent à Saint-Denis, Creil et Beaumont-sur-Oise[c 5]. C'est en commençant par Senlis que Henri IV parvient progressivement à rallier la plupart des villes derrière lui, à plus forte raison depuis son abjuration du protestantisme le 25 juillet 1593, et vide la Ligue de sa substance[c 6],[48].

Durant trois siècles, jusqu'au dernier quart du XIXe siècle, Senlis subit un lent déclin, perdant son rayonnement économique et une part de sa population. Les derniers états généraux avant ceux de 1789 ont lieu à Senlis le 21 juillet 1614[49]. Les épidémies de peste avec leur influence néfaste sur le développement se poursuivent depuis 1564 jusqu'à la fin du XVIIe siècle et éclatent en 1624-26, 1629-30 ainsi qu'en 1694 et 1695. Le mal ne peut être endigué que par des mesures de quarantaine strictes et par des interdictions de se rendre à des villes où la peste sévit. Hormis ces taches d'ombre, les XVIIe et XVIIIe siècles sont une longue période de tranquillité et de paix, et jusqu'à la Révolution, aucun événement d'envergure ne se produit[50],[e 4].

À partir de 1753, la rue Royale (l'actuelle rue de la République) est percée dans le cadre de la rectification de la route de Flandre[51] (la future RN 17, actuelle D 1017) et traverse la ville à l'est[52]. C'est le début du démantèlement des fortifications, car les brèches ouvertes dans l'enceinte par la nouvelle route ne sont pas refermées. La porte Saint-Rieul est également démolie, et les esplanades du futur cours Thoré-Montmorency sont aménagées comme promenades pour les habitants[53]. Des XVIIe et XVIIIe siècles, la ville a hérité un certain nombre d'hôtels particuliers, mais avec l'exception de la rue Royale, aucun aménagement urbain d'envergure n'est entrepris.

Le nombre d'habitants stagne autour des 4 672 recensés en 1765[54]. Le bailliage de Senlis comprend encore les châtellenies royales de Senlis, Compiègne, Creil, Pontoise, Chaumont-en-Vexin et la majeure partie du Vexin français[45]. Même si Senlis n'est plus une ville importante à la fin de l'Ancien Régime, elle est décrite comme très propre, avec des vastes maisons, presque toutes dotées d'un jardin. L'aisance y serait générale, on y mangerait des aliments d'une bonne qualité et l'on y jouirait d'une bonne santé, avec beaucoup de personnes atteignant un âge avancé[53].

Trois mois après la Révolution française, la loi martiale entre en application le 27 octobre 1789. L'événement marquant de la fin de l'année est l'attentat de l'horloger Billon contre un cortège de la Garde nationale, faisant deux morts et puis davantage de victimes encore avant son arrestation[d 6]. La période révolutionnaire voit la suppression du diocèse de Senlis et des établissements religieux, à l'exception de l'hôpital de la Charité[55] et de l'Hôtel-Dieu. Grâce à une municipalité libérale dans un premier temps, la cathédrale reste ouverte au culte. Dans un deuxième temps, une nouvelle municipalité empreinte de zèle révolutionnaire s'installe, veillant toutefois au maintien de l'ordre, respectant les propriétés privées et évitant les débordements.

Sous la Convention, cette situation change à partir du 1er août 1793 avec le début de la Terreur. La peur règne sous l'influence des dénonciations calomnieuses, et la crise économique se fait sentir. Des fêtes civiques sont ordonnées à maintes occasions en dépit de la pénurie en denrées de tout genre. La cathédrale est transformée en temple de la Raison en février 1794. Senlis doit nourrir des dizaines de milliers de soldats et leurs chevaux en passage. Au mois de mai, il n'y a plus de provisions que pour dix jours. La fête de l'Être suprême est toutefois pompeusement célébrée du 4 au 8 juin, avec l'inauguration d'un nouveau lieu de culte, la Sainte Montagne[56]. À la veille du Directoire, la situation se normalise à partir du mois de mai 1795[c 7].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Au début du XIXe siècle, l'infrastructure de la ville est timidement modernisée. L'éclairage public est instauré en 1808, et la numérotation des maisons débute en 1815 puis est interrompue, pour n'être reprise qu'en 1837[c 8]. Mais avec les bulletins de victoire qui s'arrêtent, la crise morale puis économique s'installe en 1812. Fin mars 1814, la Campagne de France s'achève, mais non sans une dernière péripétie dans la région : Senlis est brièvement occupé par les Prussiens du 1er au 2 avril, sans subir des violences[b 1]. L'invasion se répète le 28 juin 1815 quand le maréchal Blücher séjourne pendant quelques jours dans les environs. Cette invasion durera jusqu'en début novembre, et la ville souffre des lourdes réquisitions, mais il n'y a pas de représailles[b 2].

Une usine de chicorée est ouverte dans l'ancien Hôtel-dieu, ainsi que plus tard, une féculerie. Elles emploient jusqu'à cent, respectivement deux cents ouvriers. L'abbaye Saint-Vincent est transformée en filature de coton, donnant du travail jusqu'à cinq cents personnes, surtout femmes et enfants. Dans les environs, des carrières de calcaire pour la construction occupent un nombre important d'ouvriers. Huit fours à chaux sont actifs. Mais l'économie périclite bientôt de nouveau, et l'industrie textile disparaît progressivement ; seule l'industrie du cuir restant active[b 3].,[c 9]. Les foires ont perdu leur ancien éclat, et des jusqu'à quatre foires annuelles, ne subsiste en 1835 que la foire Saint-Rieul, se tenant chaque printemps pendant huit jours à partir du 23 avril. Au propos des marchés, il est intéressant de signaler que les marchés hebdomadaires ont déjà lieu les mardi et vendredi, comme à l'époque actuelle[b 4]. La circulation routière est à son apogée en ce début de la Révolution industrielle ; de nombreux services de diligences, voitures de postes, messageries et roulages transitent par Senlis, et avec la circulation individuelle et les cavaliers qui s'y ajoutent, encombrent la rue Royale.

L'année 1832 marque les annales de Senlis pour son épidémie de choléra, touchant quatre cents personnes des deux sexes et de toutes classes et conditions sociales, faisant cent-quatre-vingt-huit victimes[b 5],[57]. L'année 1838 voit la naissance de l'Hôpital Général, actuel centre hospitalier, à l'emplacement du très ancien hôpital Saint-Lazare, dont la chapelle subsiste toujours [b 6].

Le Second Empire voit un brusque déclin de la circulation routière à Senlis, avec l'essor du chemin de fer débutant. Selon Félix Louat, c'est une « période d'atonie pour Senlis »[b 7]. Délaissé par le chemin de fer du Nord en raison de l'opposition de la municipalité à son passage, voulant protéger ses commerçants et industriels vivant de la route[58],[b 8], Senlis n'est reliée au chemin de fer qu'en 1862 par Chantilly puis par Crépy-en-Valois en 1870. Senlis reste une petite sous-préfecture provinciale, la plus petite de l'Oise, et perd son statut de centre régional[a 2],[b 8], fréquentée par la bonne société parisienne[a 3].

La guerre de 1870-71 apporte à Senlis la troisième invasion prussienne de ce XIXe siècle. Elle ne dure que vingt-quatre heures, aucune lutte n'ayant eu lieu à Senlis ou dans ses environs. Mais parfois, des troupes passent par la ville ou y séjournent. En 1871, la censure et les mesures de sécurité deviennent très contraignantes. L'attitude de la population reste très digne, et aucunes représailles ne sont à déplorer[b 9].

La proclamation de la Troisième République ne suscite pas d'émotion particulière à Senlis. Grâce aux efforts du conseil municipal, l'installation d'un régiment à Senlis est enfin obtenue en 1874. Il s'agit du 6e régiment de cuirassiers, qui prend quartier dans l'ancien relais de poste au faubourg Saint-Martin, aménagé en caserne, ainsi que dans l'annexe de l'ancien couvent des Carmes. Au bout de vingt ans, le 2e régiment de hussards avec siège à Meaux prend le relais[b 10].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Depuis une quinzaine d'années, Senlis a atteint les sept mille habitants et gardera cette taille jusqu'au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale. Le sécurité publique semble être facile à assurer à cette époque, puisque la police municipale ne compte qu'un agent en 1900 et deux agents à partir de 1901, ainsi que deux gardes champêtres[59]. Subsistent encore quelques activités économiques anciennes, comme notamment le lavage de laines, avec quatre laveries disparaissant vers 1914. Les métiers liés à la forêt, tels que bûcherons, charbonniers, négociants en bois et scieries, sont nombreux à Senlis[b 11].

Ruines de l'Hôtel du Nord.
Ruines de la gare de Senlis.
Article détaillé : Bataille de Senlis (1914).

Au début de la Première Guerre mondiale, et plus précisément le 2 septembre 1914, Senlis subit les représailles allemandes en 1914 à la suite de tirs de l'arrière-garde française contre les troupes d'occupation : cent-dix maisons de la rue de République et de la rue Bellon sont incendiées, dont le palais de justice, ainsi que la gare. Par ailleurs, 6 otages sont fusillés dont le maire de la commune, Eugène Odent. En octobre 1918, le maréchal Foch établit son quartier général à l'hôtel Dufresnes et d'où il dirige les dernières opérations alliées. Puis, le 5e régiment de chasseurs à cheval emménage dans les casernes, en remplacement du 3e régiment de hussards. Le 11 juillet 1920, la ville reçoit la Croix de guerre avec citation pour les « mérites et souffrances » endurées pendant la guerre[a 4],[b 12].

La nouvelle municipalité encourage la fondation d'une société d'Habitation à bon marché au début des années 1920, finançant la construction de coquettes maisons ouvrières dans les faubourgs. En 1927, le 24e régiment de spahis marocains est le premier régiment colonial et prendre ses quartiers à Senlis. Les Spahis seront fidèles pendant trente-cinq ans à la ville, et un monument ainsi qu'un musée conserve leur mémoire vivante. Le 15 avril 1931, le nouveau bâtiment de l'hôpital général est inauguré ; c'est le principal aménagement dont bénéficie la ville dans l'entre-deux-guerres. Également au début des années 1930, le transport de voyageurs par autocar prend une nouvelle ampleur avec la création de deux services concurrents Senlis - Paris par la RN 17, par les sociétés Renault et Citroën[b 13]. Dès le 15 mai 1939, le trafic voyageur est supprimé de Senlis à Crépy-en-Valois[60].

Pendant la Seconde Guerre mondiale, quelques combats ont lieu à l'entrée de la ville puis la ville est occupée pendant quatre années. Une Kreiskommandantur y est installée pendant quelque temps[61]. La commune est libérée par les troupes américaines en août 1944.

À partir des années 1950, le développement économique de l'agglomération parisienne, la création de l'autoroute du Nord qui dessert Senlis à partir décembre 1964 et enfin la mise en service de l'Aéroport Paris-Charles-de-Gaulle en 1974 apportent une conjoncture favorable au développement économique de la ville. De nouveaux quartiers sont créés dans les faubourgs pour une population en extension rapide. En 1969, une zone d'activité économique et commerciale est aménagée le long de l'autoroute du Nord. Plusieurs nouveaux établissements scolaires sont créés dont le lycée Hugues Capet en 1987. En 1962, l'institution de la loi Malraux sur la préservation du patrimoine permet la création d'un secteur sauvegardé de quarante-deux hectares dans la ville ancienne. Les maisons particulières et les monuments sont progressivement restaurés et quatre musées sont [a 5]. Le cadre ancien de la ville attire des artistes comme Georges Cziffra qui restaure l'ancienne église Saint-Frambourg, ainsi que les tournages cinématographiques, qui y trouvent un décor idéal proche de Paris pour les films historiques.

Le 4 juin 2009 marque un tournant dans l'histoire récente de Senlis, notamment sur le plan économique : avec le départ définitif du 41e régiment de transmissions, la caserne « quartier Ordener » est dissoute[62], et Senlis cesse d'être une ville de garnison. En automne 2010, la mairie a présenté ses idées pour la reconversion du site laissé en friche, avec 11 ha de terrain et 22 000 m2 de bâtiments, sans compter des hangars dont la démolition est prévue. Il s'agirait essentiellement de transférer des institutions municipales sur l'ancienne caserne et d'y créer des logements[63].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Senlis est le chef-lieu de son canton et en est la commune la plus peuplée, ainsi que le chef-lieu de son arrondissement. Son conseiller général est Jérôme Bascher. Elle se trouve au sein de la quatrième circonscription de l'Oise dont le député est Éric Woerth.

Municipalité[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal est composé d'un maire et de neuf maires-adjoints, seize autres conseillers municipaux appartenant à la majorité et sept à l'opposition. Sur un total de trente-trois élus, seize sont des femmes, respectant ainsi la parité[64]. Lors de la séance du conseil municipal du 17 février 2011, les commissions suivantes ont été constituées : Affaires sociales ; Aménagement, Urbanisme et Développement Durable ; Culture ; Finances ; Sports et Jeunesse ; Commerce et animations. Le conseil municipal se réunit tous les deux mois environ[65]. La ville dispose d'un conseil municipal des jeunes ouverts aux élèves des écoles élémentaires et collèges de la ville. Il est composé en 2011 de vingt-neuf de membres et organisé en quatre commissions: sports et loisirs, environnement, sécurité et solidarité[66].

Conseil municipal de Senlis (2011-2014)[67]
Groupe Président Effectif Statut
DVD[68] Pascale Loiseleur 26 majorité
Div.droite Jean-Christophe Canter 6 opposition
PS Jean-Marie Mariani 1 opposition

Liste des maires[modifier | modifier le code]

L'Hôtel de ville
Liste des maires de Senlis depuis 1945
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1946 Étienne Audibert    
1946 1953 Eugène Gazeau    
1953 1959 Jean Davidsen    
1959 1964 Jean Fretay    
1964 1971 Yves Carlier    
1971 1974 Jean-Émile Reymond    
1974 2008 Arthur Dehaine RPR puis UMP député honoraire
2008 2010[69] Jean-Christophe Canter UMP Démissionnaire
janvier 2011[68] en cours
(au 21 septembre 2014)
Pascale Loiseleur DVD Réélue pour le mandat 2014-2020[70]

Budget et fiscalité[modifier | modifier le code]

Le 21 avril 2010, le préfet de l'Oise a saisi la Chambre régionale des Comptes de Picardie, car le projet de budget proposé par le maire avait été rejeté par le conseil municipal dans sa séance du 13 avril 2010, soit deux jours avant la date butoir, pour des raisons de divergences internes. De ce fait, la commune a été placée sous la tutelle du préfet, auquel la Chambre régionale des Comptes a proposé un budget[71] qui se résume ainsi :

Commune de Senlis : Compte administratif prévisionnel 2010 du budget principal

  Investissements Fonctionnement TOTAL
Dépenses en € 4 071 200,00 23 565 876,00 27 637 076,00
Recettes en € 8 155 965,47 23 565 876,00 31 721 841,47
Solde d'exécution de l'exercice 4 084 765,47 0,00 4 084 765,47
Solde d’exécution de l'exercice précédent -4 084 765,47[72] 0,00 -4 084 765,47
Solde global de l'exercice 0,00 0,00 0,00
Source des données : Commune de Senlis[71]

Les investissements ont dû être limités, car l'ensemble des investissements prévu au titre de l'exercice 2009 n'avait pas encore été réalisé. Durant l'exercice 2010, devaient donc être réalisés des investissements supplémentaires à concurrence de 2 316 100,00 €[71].

Dans son projet de budget, le maire Jean-Christophe Canter avait proposé des dépenses d'investissements de sept millions d'euros supérieurs au projet de la Chambre régionale des comptes, et avait estimé les recettes de fonctionnement de quinze pour cents plus importants que cette dernière. De même, le maire avait suggéré pouvoir réaliser rétroactivement des recettes d'investissement de 3 693 000,00 € au titre de l'exercice 2009, montant que la Chambre régionale des comptes a révisé et porté à 1 100 200,00 €[73].

Le maire a proposé au conseil municipal, dans sa réunion du 13 avril 2010, de maintenir les taux d'imposition sur le niveau de l'année précédente, à savoir : taxe d'habitation - 14,31 % ; taxe foncière sur le bâti : 23,05 % ; taxe foncière sur le non bâti : 50,82 %. Cette proposition n'a pas trouvé de majorité. Un arrêté du Préfet de l’Oise du 14 juin 2010 fixe le budget de la ville pour 2010 et les taux d’imposition communaux[74].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Les résultats des différentes élections depuis 2002 illustrent bien que Senlis est une ville bien ancrée à droite, avec un électorat donnant la préférence à la droite citoyenne, de sorte que deux listes différentes de ce courant peuvent se maintenir à une 2e dans certains cas. Les Verts et le Front national ont tous les deux une clientèle fidèle à Senlis, qui est pratiquement aussi importante que celle du Parti socialiste, très loin ici de son rôle de deuxième parti le plus important qu'il détient sur le plan national.

À l'issue des élections législatives de 2012, le député de la quatrième circonscription de l'Oise, Éric Woerth (UMP) est confirmé dans son mandat avec 59,23 % des suffrages au 2e tour. Son adversaire Patrick Canon d'Europe Écologie Les Verts recueille 40,77 % des voix, avec un taux d'expression de 50,57 % seulement. Au 1er tour, où le PS est déjà absent, les deux candidats précités obtenant respectivement 40,17 % et 27,24 %, suivis par Mylène Troszczynski du FN avec 20,77 %[75]. Au 1er tour des législatives de 2007, le taux d’expression des électeurs inscrits de Senlis est encore un peu plus élevé avec 53,9 %. Le député UMP de la circonscription, Éric Woerth, est confirmé avec 62,3 % des voix, si bien qu'il n'y a pas de 2e tour. Loin derrière lui, la candidate PS Martine Charles doit se contenter de 15,3 % des voix ; un seul autre candidat dépassant par ailleurs la barre des 5 %[76].

Les élections présidentielles de 2012 montrent les mêmes tendances, puisque Nicolas Sarkozy obtient 39,62 % des suffrages au 1er tour, plus que le double de François Hollande avec 18,62 %, suivi de près par Marine Le Pen avec 18,48 %. Au 2e tour, le président sortant réunit 64,27 % des voix exprimées, 35,73 % revenant donc à François Hollande. Le taux de participation est de 79,02 % pour un taux d'expression de 75,05 %[77]. Aux présidentielles de 2007, le taux d’expression est encore de 78,1 %, soit pratiquement deux fois plus que pour les élections régionales et européennes. Au 2e tour, Nicolas Sarkozy enregistre 67,9 % des suffrages, et Ségolène Royal 32,1 %. Au 1er tour, François Bayrou avait encore obtenu davantage de suffrages que la candidate du PS, avec 19,20 % par rapport à 16,6 %. Jean-Marie Le Pen du FN avait obtenu 10,2 %, occupant la quatrième place du classement[78].

Aux élections cantonales de mars 2011, quatre candidats de la droite dépassent les dix pour cents des suffrages lors du 1er tour, tandis que le candidat du PS, Jean-Mari Mariani, n'arrive qu'à la cinquième place avec 12,1 % des voix. Le 2e tour devient un duel entre le candidat UMP, Jérôme Bascher, et la candidate FN, Mylène Troszczynski. Les élections sont remportées par Jérôme Bascher avec 62,81 des voix, avec un taux d'expression extrêmement faible de 33,8 % ; 37,8 % des citoyens inscrits sur la liste électorale ayant voté, mais 4 % des inscrits ayant voté blanc ou nul[79].

Lors des élections régionales de 2010, 43,5 % des inscrits se sont exprimés au 2e tour : 50,3 % pour Caroline Cayeux (UMP, liste de la majorité présidentielle), 35,3 % pour Claude Gewerc (PS, liste des unions de la gauche), et 14,4 % pour Michel Guiniot (FN). Au 1er tour, les Verts avaient encore obtenu 14,0 %, plus que le FN avec 12,2 %[80]. Lors des précédentes élections régionales de 2004, le PS avait rencontré encore moins de succès, et l'avantage de l'UMP avait été plus importante à Senlis[81].

Les élections européennes de 2009, avec un très faible taux d’expression de 39,2 % à Senlis, montrent des résultats de plus ou près de dix pour cents pour quatre listes : Dominique Riquet (UMP) – 40,1 % ; Hélène Flautre (Verts) – 15,3 % ; Corinne Lepage (MoDem) - 9,83 % ; Gilles Pargneaux (PS) – 9,6 %[82]. En 2004, le taux d’expression fut encore plus faible, et les préférences des électeurs senlisiens n'allaient pas dans le même sens, puisque la candidate UMP Tokia Saïfi n'obtint que 24 %, les candidats PS et UDF obtenant respectivement 19,1 % et 17,8 %[83].

Aux élections municipales de 2008, deux listes de droite se sont disputées l'essentiel des suffrages, l'une représentant l'UMP, l'autre étant classée divers droite. La liste du PS s'est maintenue au 2e tour, mais n'a obtenu que 14,9 % des votes, par rapport à la liste de l'UMP avec 40,7 % et la liste divers droite avec 44,4 %, conduite par Jean-Christophe Canter élu maire de Senlis[84]. Il a démissionné fin 2010 après la mise sous tutelle de la commune en avril et sa mise en examen dans une affaire de marchés publics douteux et d'abus la carte bleue de la régie municipale[85]. De ce fait, des nouvelles élections ont dû être organisés les 16 et 23 janvier 2011, desquelles Pascale Loiseleur (divers droite - liste « Senlis Alternative ») est sortie vainqueur, avec 55,2 % des suffrages. Le maire sortant n'avait toutefois pas hésité de se représenter, obtenant tout de même 40,0 % des voix, ce qui est relativisé par le taux d'abstention de 48 %[86].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Jusqu'au début de l'année 2009, Senlis appartenait à la Communauté de communes du Pays de Senlis qui regroupait, les communes de : Aumont-en-Halatte, Barbery, Borest, Brasseuse, Chamant, Courteuil, Fleurines, Fontaine-Chaalis, Montépilloy, Mont-l'Évêque, Montlognon, Ognon, Orry-la-Ville, Pontarmé, Raray, Rully, Thiers-sur-Thève, Villers-Saint-Frambourg.

À la suite de désaccords profonds entre élus des communes membres, le préfet a décidé de dissoudre l'Établissement public de coopération intercommunale (EPCI) le 30 avril 2009[87]. Treize communes ont souhaité se regrouper dans un nouvel EPCI appelé Communauté de communes Cœur Sud Oise, dont les statuts et le périmètre ont été validés par arrêté préfectoral du 30 décembre 2009[88].

Une nouvelle structure intercommunale a été créée par arrêté préfectoral à la même date, appelée Communauté de communes des Trois Forêts (CC3F) autour de Senlis, avec les dernières communes souhaitant y participer que sont Aumont-en-Halatte, Courteuil, Chamant et Fleurines. Seule la commune d'Orry-la-Ville ne peut rejoindre ce nouveau groupement, car il n'y a pas de continuité territoriale. Le président de cet EPCI est Philippe Charrier, maire de Chamant, le maire de Senlis en étant le premier vice-président[89]. Les communes adhérentes ont doté la CC3F des compétences suivantes : gestion des déchets ménagers ; action sociale (sur le plan de la petite enfance) ; aide aux communes (sur le plan informatique notamment) ; l'assainissement non collectif (rôle de conseil et de vérification) ; voirie (voies intercommunales) ; développement économique (soutien aux créateurs d'entreprises) ; tourisme[90].

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La cité judiciaire de Senlis, qui réunit le tribunal de grande instance, le tribunal d'instance et le tribunal pour enfants ; mise en service en 1981.

Senlis est le siège de plusieurs juridictions, regroupées dans la cité judiciaire située au nord du centre-ville, boulevard Pasteur. Ce complexe héberge les tribunaux suivants :

Concernant les autres juridictions, Senlis dépend[91] :

En tant que chef-lieu d'arrondissement, la ville accueille une filiale du Trésor public, localisée rue de la République[92]. Senlis dépend par ailleurs du centre des impôts, de la caisse d'allocations familiales et de la caisse primaire d'assurance maladie de Creil.

Sécurité[modifier | modifier le code]

La gendarmerie de Senlis.

Senlis abrite le siège d'une compagnie de la Gendarmerie nationale dont dépendent les unités de Betz, Creil, Crépy-en-Valois, Nanteuil-le-Haudouin, Pont-Sainte-Maxence et Verberie. La compagnie est composée de cent-soixante-douze militaires au total. La brigade de Senlis comporte un poste permanent à cheval et une brigade canine. Senlis est également le siège d'une police autoroutière, affiliée à l'escadron départemental de sécurité routière de la Gendarmerie[93].

La ville dispose d'une police municipale, composée de dix-huit agents, chargée surtout de la surveillance des espaces publics et de faire respecter les arrêtés municipaux. Elle est dotée d'un pouvoir contraventionnel en matière d'urbanisme, de circulation, de stationnement, d'hygiène et de salubrité. La police municipale intègre une brigade canine et une brigade VTT[94].

Le centre de secours de Senlis, pour sa part, couvre un secteur de quinze communes autour de la ville pour le premier appel et douze communes pour les renforts. Il comprend soixante-huit sapeurs-pompiers, dont vingt-et-un sapeurs-pompiers professionnels et deux sapeurs-pompiers du Service de Santé et de Secours Médical. Ils ont effectué 2 106 sorties de secours en 2010, chiffre qui correspond à la moyenne des dernières années ; avec 211 missions ayant pour objet des incendies[95],[96].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La gestion des déchets est confiée à la Communauté de communes des Trois Forêts. Le tri sélectif concerne les emballages, les journaux / magazines et les déchets verts, qui sont collectés séparément des ordures ménagères. Aucune déchèterie n'existe sur le territoire de la Communauté de communes ; les déchèteries les plus proches étant situées à Barbery (7 km) et Creil (9 km)[97]. L'assainissement de l'eau, en liaison avec la distribution de l'eau potable, est confié par contrat d'affermage à la Société des Eaux et de l’Assainissement de l’Oise (SEAO), filiale du groupe Veolia[98].

Sur le plan de la protection de la nature et de l'environnement, Senlis est concerné par deux zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type 1, quatre sites naturels classés et douze sites inscrits (dont cinq portent uniquement sur le patrimoine architectural et urbain). Les ZNIEFF sont celles du massif forestier d'Halatte (n° national 220005064, n° régional 60VAL102) et du massif forestier de Chantilly / Ermenonville[99].

Les sites classés sont ceux du domaine de Chantilly ; de la forêt d'Halatte et ses glacis agricoles ; des Forêts d'Ermenonville, de Pontarmé, de Haute-Pommeraie, clairière et butte de Saint-Christophe ; et du parc du château de Valgenceuse[100]. Les trois principaux sites naturels inscrits sont les promenades, remparts et leurs abords ; la vallée de la Nonette et la « plantation routière de l'avenue de Compiègne et les propriétés boisées situées de part et d’autre »[101]. Les quatre autres sites naturels inscrits sont les parcs du château royal et de trois hôtels particuliers : Hôtel Dufresne de Saint-Leu, hôtel Saint-Germain et pavillon Saint-Martin (voir le chapitre Monuments et sites touristiques).

Jumelages[modifier | modifier le code]

Jumelages en vigueur en 2011 :

Coopération décentralisée :

Population[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 15 789 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 429 4 312 4 665 4 662 5 066 5 016 5 320 5 768 5 802
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
5 881 5 831 5 229 5 336 6 545 6 888 7 127 7 116 7 207
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
7 115 7 126 7 006 6 472 6 673 7 253 7 549 6 764 7 992
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2012
9 371 11 169 13 639 14 514 14 439 16 327 16 452 15 845 15 789
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[104] puis Insee à partir de 2004[105].)
Histogramme de l'évolution démographique


Senlis se démarque légèrement de la moyenne départementale en ce qui concerne les taux de natalité - 14,9 ‰, et de mortalité - 6,8 ‰, qui sont de 13,9 ‰ et de 7,6 ‰ respectivement dans l'Oise. Ce taux de natalité supérieur à moyenne laisse supposer une proportion importante de couples avec enfant, mais le contraire est le cas : il ne représentent que 28,5 % des ménages à Senlis, comparé à 35,8 % dans l'Oise. Toutefois, le nombre d’enfants par famille n’est pas plus élevé à Senlis qu’ailleurs, en ne regardant que les couples avec enfant : 81 % entre eux ont un ou deux enfants de moins de vingt-cinq ans, et seulement 2,5 % ont quatre enfants ou plus. En revanche, les ménages d’une personne seule sont d'autant plus nombreux à Senlis (33,5 %) que dans l'Oise (26,3 %), ce qui résulte peut-être de la proportion plus élevée de logements d’une ou deux pièces à Senlis (21,5 %) que dans l’Oise (13,2 %)[106].

Le recensement de la population de 2007 montre que 5 % des habitants de Senlis et 4 % des actifs ayant un emploi n'ont pas la nationalité française, et que 7,7 % des Senlisiens sont des immigrés[107]. À titre de comparaison, la commune de Creil compte 21,1 % d'étrangers parmi ses habitants, 15,6 % des actifs ayant un emploi y sont des étrangers, et 25,7 % des Creillois sont issus de l'immigration[108].

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (18,7 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois supérieur au taux départemental (17,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,2 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,9 %, 15 à 29 ans = 20,4 %, 30 à 44 ans = 22,6 %, 45 à 59 ans = 20 %, plus de 60 ans = 16,2 %) ;
  • 51,2 % de femmes (0 à 14 ans = 19,4 %, 15 à 29 ans = 18,1 %, 30 à 44 ans = 21,7 %, 45 à 59 ans = 19,9 %, plus de 60 ans = 20,8 %).
Pyramide des âges à Senlis en 2007 en pourcentage[109]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,3 
5,4 
75 à 89 ans
8,2 
10,5 
60 à 74 ans
11,3 
20,0 
45 à 59 ans
19,9 
22,6 
30 à 44 ans
21,7 
20,4 
15 à 29 ans
18,1 
20,9 
0 à 14 ans
19,4 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[110]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Revenus et catégories socio-professionnelles[modifier | modifier le code]

La population active de Senlis est de 8 105 personnes, soit un taux d'activité de 76,0 % pour les habitants de quinze à soixante-quatorze ans qui étaient au nombre de 10 661 en 2007. (Rappelons que les élèves, étudiants et stagiaires non rémunérés comptent aussi parmi la population inactive ; ils représentaient 9,0 % à Senlis en 2007.) Ce taux d'activité est légèrement supérieur à celui de l’Oise, qui est de 72,8 %. En 2007, la population active se répartissait comme suite selon les catégories socio-professionnelles:

Senlis - Population active selon la catégorie socio-professionnelle (y inclus les chômeurs)
et salaire net horaire moyen, données pour 2007

    Agriculteurs
exploitants
Artisans,
commerçants,
chefs d'entreprise
Cadres et
professions
intellectuelles sup.
Professions
intermédiaires
Employés Ouvriers Ensemble
Senlis Part de la catégorie 0,1 % 3,5 % 22,2 % 24,7 % 30,7 % 18,3 % 100,00 %
Salaires dans la catégorie non renseigné non renseigné 31,70 € 14,80 € 10,30 € 10,10 € 16,60 €
Oise Part de la catégorie 0,9 % 4,4 % 11,8 % 24,2 % 29,2 % 28,5 % 100,00 %
Salaires dans la catégorie non renseigné non renseigné 24,60 € 14,00 € 9,80 € 10,00 € 12,80 €
Source des données : Insee[111]

Il est important de rappeler que les présentes données ne correspondent pas aux personnes travaillant à Senlis, mais aux actifs habitant Senlis, qu'ils travaillent dans la commune même ou ailleurs. - L'on constate que les cadres sont deux fois plus représentés à Senlis qu'ailleurs dans le département, au détriment des ouvriers. Les salaires dont bénéficient les Senlisiens dépassent la moyenne départementale pour toutes les catégories sauf pour les ouvriers ; pour le groupe des cadres, la différence du niveau de salaire est éclatante.

Ces différences se reflètent également dans le niveau de formation. En effet, seulement 23,3 % des Senlisiens non scolarisés de quinze ans ou plus n'ont aucun diplôme ou seulement l'ancien Certificat d'études primaires ; dans l’Oise, 34,6 % des habitants se trouvent dans cette situation. En même temps, 19,5 % des Senlisiens disposent d'un niveau supérieur au bac +2, niveau qu'atteignent seulement 8,7 % des habitants de l’Oise. En revanche, les détenteurs d’un CAP ou d’un BEP sont plus rares à Senlis (18,1 %) que dans l’ensemble du département (25,2 %), ce qui peut expliquer qu’en dépit d’un niveau de salaire au-dessus de la moyenne départementale, les ouvriers senlisiens ne gagnent pas davantage que leurs homologues des autres communes de l’Oise.

L'avenue d'Orion dans le quartier du Val d'Aunette, premier grand quartier à logements collectifs, construit pendant les années 1960.

La part des ménages non imposés était de 32,0 % en 2008, soit un cinquième moins que dans l’Oise, où ce chiffre atteint les 39,7 %. Au 31 décembre 2009, le nombre des chômeurs des catégories A, B et C était de 766, ce qui équivaut à un taux de chômage de 9,45 % par rapport au nombre des actifs recensés en 2007. Sur le plan départemental, ce même taux était alors de 13,2 % ; chômage structurel dans un département qui ne présentait qu’un indicateur de concentration d’emploi (rapport entre le nombre d’emplois et le nombre d’actifs) de 81,6 en 2007. Sur le plan du développement pluriannuel du chômage, Senlis ne se distingue pas de la tendance globale dans l’Oise, avec une baisse de 2004 à 2007 et une hausse depuis, et un chômage touchant largement plus les femmes que les hommes, et plus les jeunes jusqu’à vingt-cinq ans que les personnes de cinquante ans ou plus.

Si l'on regarde la médiane du revenu fiscal des ménages par unité de consommation en 2008, Senlis occupe la 139e place dans le département de l’Oise et la 22 166e place parmi les 31.605 communes françaises de plus de cinquante ménages ; elle est de 25,210 € pour Senlis[112]. En dépit de la forte représentation de membres des catégories socio-professionnelles supérieures bénéficiant de revenus élevés, ce constat statistique démentit la réputation de Senlis comme ville huppée.

Les retraités représentent 28,4 % de la population totale de Senlis, soit 1 927 personnes ; ce qui correspond à la situation globale dans l’Oise où les retraités représentent 29,4 % de la population. La différence est toutefois importante par rapport au département proche du Val-d'Oise, qui ne compte que 18,2 % de retraités, connu pour la jeunesse de sa population[113].

Logement[modifier | modifier le code]

Le Quartier Brichebay, rue du Brocard.

De 1968 à 2007, le nombre des logements recensés à Senlis est passé de 3 109 à 7 251, soit une augmentation de 233 %. Près de 40 % des logements correspondaient à des maisons individuelles en 2007, et plus de 60 % à des appartements[114]; depuis 1999, la part des appartements à légèrement augmenté. Cette évolution tout comme la diminution du taux des résidences secondaires, passant de 4,5 % en 1990 au développement maximum à 1,2 % en 2007, reflète l'augmentation du prix de l'immobilier et la pression immobilière. Ainsi, le taux des logements secondaires est inférieur à la moyenne départementale, qui est de 3 % pour 2007. Parmi les occupants des résidences principales, 41,4 % sont propriétaires, nettement moins que dans l'Oise, où 61,9 % sont propriétaires ; cette différence n'a rien d'étonnant puisque 67,8 % des habitants de l'Oise, département rural, habitent des maisons. Senlis propose aussi un nombre important d'appartements en HLM, qui y correspondent à 29,6 % des résidences principales avec 2 004 appartements sur les 4 401 appartements que compte la commune. Ansi, Senlis respecte les obligations de la loi SRU en termes de logements sociaux, ce qui n'est pas le cas des communes de l'Oise dans leur ensemble, où seulement 18,9 % des logements sont des HLM.

Environ un logement sur vingt est vacant à Senlis, tout comme dans l'ensemble du département. Pendant les années 1970, un logement sur huit était encore vacant à Senlis, en dépit de la progression démographique pendant cette période ; ce problème était dû au mauvais état de l'immobilier dans le centre ancien. Aujourd'hui, pratiquement tous les logements sont dotés d'une salle de bains (97,9 %, par rapport à 96,4 % dans l'Oise). Contrairement à ce que suggère l'étendue du centre ancien de Senlis, la commune compte moins de logements construits avant 1949 (25,3 %) que l'ensemble de l'Oise (31,2 %) et aussi légèrement plus de logements construits après 1990. Toutefois, les logements construits entre 1949 et 1974, généralement caractérisés par leur médiocre efficience énergétique, sont nettement plus répandus à Senlis (37,2 %) que dans l'Oise (28,9 %). Du fait que les appartements sont prépondérants à Senlis, l'on y rencontre davantage de logements à une ou deux pièces (21,5 %) que dans l'Oise (13,2 %), tandis que les logements de trois pièces sont pareillement représentés que sur le plan départemental (près de 20 %). Logiquement, les logements de quatre pièces ou plus sont moins fréquents à Senlis (59 %) que dans l'ensemble du département (67,5 %)[115].

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école municipale Anne de Kiev, dans le faubourg des Arènes.

Senlis dépend de l'académie d'Amiens et constitue le siège d'un circonscription pédagogique. On compte les établissements d'enseignement public suivants[116] :

  • 7 écoles maternelles : Beauval, Orion, Péravi, Brichebay, L'Argilière, école du Centre, Anne de Kiev (depuis 2010, anciennement Val d'Aunette)
  • 5 écoles élémentaires : Beauval, Brichebay, L'Argilière, école du Centre, Anne de Kiev (depuis 2010, anciennement Val d'Aunette)
  • 2 collèges : collège Albéric Magnard (depuis 2010, anciennement Bon Secours) (501 élèves en 2008, 39 enseignants), collège de la Fontaine des Prés (589 élèves en 2008, 45 enseignants)
  • 1 lycée d'enseignement général et technologique : lycée Hugues Capet (909 élèves en 2008, 78 enseignants)
  • 1 lycée professionnel : lycée Amyot d'Inville (649 élèves en 2008, 95 enseignants)

Plusieurs établissements privés catholiques sont implantés à Senlis[117] :

Santé[modifier | modifier le code]

Centre hospitalier de Senlis, nouveau bâtiment de 2008, entrée principale.

Plusieurs établissements de santés sont installés dans la commune :

  • Le centre hospitalier de Senlis : il est situé à l'emplacement d'une ancienne maladrerie fondée en 1025 par Robert Le Pieux qui est transformée en « hospice des pauvres enfermés » en 1651 puis en hôpital général en 1839 avec la fusion des divers établissements de santé de la ville. Un nouveau bâtiment a été mis en service en juin 2008 au bout de deux ans de travaux[118]. L'établissement actuel possède quatre cent quarante-huit lits répartis dans sept pôles, dont un service d'urgence. L'hôpital dispose d'un scanner et d'un IRM[119].
  • La polyclinique Saint-Joseph (racheté par la clinique du Valois au 1er janvier 2009[120]): comprend cinquante-neuf lits et possède douze spécialités médicales[121].
  • La clinique du Valois : établissement autonome du secteur privé ouvert en novembre 2007 dans l'enceinte du centre hospitalier. La clinique est spécialisée dans les soins apportés aux personnes âgées, et dispose de quarante lits en médecine et de quarante lits pour les soins de suite[122].

Outre les médecins recevant uniquement dans les consultations des hôpitaux et cliniques, cinquante-trois médecins spécialistes sont établis à Senlis, représentant toutes les spécialités de la médecine. Ce chiffre n'inclut pas les dix-huit chirurgiens-dentistes et orthodontistes. Le nombre des médecins généralistes est d'une vingtaine[123].

Cultes[modifier | modifier le code]

La chapelle Saint-Lazare du centre hospitalier, en face de l'ancienne entrée, rue de la République. En cet endroit, une maladrerie a été fondée probablement en 1025, ancêtre direct de l'hôpital général puis du centre hospitalier.

La paroisse catholique Saint-Rieul regroupe dix-sept communes : outre Senlis, Rully, Montépilloy, Raray, Villers-Saint-Frambourg, Villeneuve-sur-Verberie, Brasseuse, Ognon, Borest, Fontaine-Chaalis, Montlognon, Chamant, Barbery, Mont-l'Évêque, Avilly-Saint-Léonard, Courteuil, Aumont-en-Halatte. Elles sont réparties en six communautés[124].

Trois lieux sont encore utilisés à Senlis pour le culte catholique dans la commune :

Saint Rieul, patron de Senlis, avait jadis son église à Senlis, située au nord de la cathédrale, entre les rues Afforty, Saint-Rieul et cours Thoré-Montmorency, sur le terrain de l'actuelle école Notre-Dame ; ce fut l'une des huit églises paroissiales de Senlis, et la plus grande après la cathédrale. Elle fait partie des trois églises paroissiales disparues à la Révolution, avec Sainte-Geneviève et Saint-Étienne[g 10]. Les autres paroisses étaient Saint-Martin (jusqu'à la démolition de son église en 1589 lors de la guerre de la Ligue)[g 11], Saint-Hilaire (rattachée à Saint-Pierre en 1706), Saint-Pierre et Saint-Aignan.

Une communauté protestante évangélique est par ailleurs présente dans la commune[125].

Sports[modifier | modifier le code]

Associations sportives[modifier | modifier le code]

Le vélodrome Turquet de la Boisserie, nom du mécène qui permit sa construction en 1896, est le plus ancien encore en service en France. Il sert aussi de stade d'athlétisme. La piste est longue de 333,33 m.

La vie sportive de Senlis est animée par un grand nombre d'associations, au nombre d'une trentaine : « A.U.Q.S. », club d'Aïkido, « Amicale Laïque Senlisienne », « Amicale Pétanque de Senlis », « Association Rythmique de Senlis » (A.R.S.), « Association Sportive des Fours à Chaux », « Badminton Club Senlisien » (BCS), club de basket-ball, « Bei Long Quan » (Wushu), « Billard Club Senlisien », Centre Equestre de Senlis, « Cercle des Nageurs de Senlis », « Cercle d'Échecs de Senlis », « Compagnie d'Arc du Bastion de la Porte de Meaux », « Compagnie d'Arc du Montauban », Escrime « Les 3 Armes de Senlis », « Groupe Sportif Senlisien », « Gymnastique Féminine », « Haltérophilie-Musculation-Force athlétique-Culturisme », club de handball, club de judo, « L'Étoile de mer Senlisienne » (EDMS, club de plongée sous-marine affilié à la FFESSM), « Rugby-Club », « Shoto Karaté Senlis », Taekwondo PPW Senlis, « Tennis Club Municipal de Senlis », club de tennis de table, « Union Sportive Municipale Senlisienne » (USM) (football), « Vélo Club de Senlis », club de volley-ball[126].

La commune compte 4 426 licenciés dans 44 disciplines différentes. 14 équipes et 25 individuels jouent au niveau national, 16 équipes et 49 individuels jouent au niveau régional[127].

Équipements sportifs[modifier | modifier le code]

La ville dispose de trois complexes sportifs qui regroupent plusieurs équipements. Le plus important, nommé « Yves Carlier » , se trouve près du centre-ville, au nord-ouest. Ce complexe est également proche des faubourgs Val-d'Aunette et Villevert. Il comprend notamment le vélodrome Turquet de la Boisserie avec une piste d'athlétisme, une piscine couverte, un gymnase et trois courts de tennis couverts, ainsi qu'une salle d'escrime, une salle d'haltérophilie, une salle de tennis de table, des courts de tennis extérieurs et un skate-parc.

Un deuxième grand complexe se situe à l'extrémité sud de la ville, au quartier Brichebay. Il comprend également un gymnase, mais est orienté surtout vers le football (3 terrains), le rugby (2 terrains) et l'équitation, avec un centre équestre. Un parcours de santé extérieur a également été aménagé à Brichebay.

Le troisième complexe, nommé « les Trois Arches », se situe dans la zone industrielle et regroupe les salles pour les arts martiaux (judo, karaté, kung-fu). Il propose aussi une salle de gymnastique, mais pas de gymnase.

Quatre gymnases, autre ceux du complexe Yves Carlier et de Brichebay, sont en outre réparties dans la ville : un près des lycées Hugues Capet et Amyot d'Inville ; un près du collège de la Fontaine des Prés à Villevert ; un près du collège Bon Secours ; et un au quartier Val-d'Aunette, près de l'école primaire Anne de Kiev. L'école du Centre n'a aucun gymnase à proximité.

Senlis possède une piscine découverte, connue comme la piscine d'été, à l'est de la ville. Reste à mentionner les deux stands de tir à l'arc, qui ont par ailleurs plusieurs siècles d'existence, sur la bastion de la porte de Meaux (1619) et au pied de la tour du Jeu d'arc (1730)[128], où existe également un stand de tir sportif. Un deuxième stand de tir existe au nord-ouest de la ville, à l'endroit de l'ancien Clos de la Santé[129]. En conclusion, la plupart des sports peuvent être exercés à Senlis et chaque quartier dispose d'équipements sportifs, mais les équipements pour un même sport sont presque toujours concentrés en un unique endroit, exception faite des gymnases.

Économie[modifier | modifier le code]

L'emploi à Senlis[modifier | modifier le code]

Le CETIM, avenue Félix-Louat.
Le centre de formation Proméo, avenue Étienne-Audibert.

En juin 2009[130], la dissolution du 41e régiment de transmissions a coûté plus de six cents emplois militaires et civils à la ville[131].

En 2007, les différents employeurs de Senlis, tous secteurs confondus, pourvoient 8 864 postes salariés, ce qui représente 3,67 % des postes salariés de l’ensemble du département de l’Oise. Le nombre de postes salariés dépasse la population active de la commune, 8 106 en 2007, de 9,4 %. Outre les postes salariés, ont été recensés 1 703 autres emplois (chefs d’entreprises ou indépendants notamment), si bien que le nombre d’emplois à Senlis dépasse de 30,4 % le nombre des actifs parmi les habitants. Ne tenant pas compte des chômeurs parmi les actifs, l’indicateur de concentration d’emploi atteint ainsi 141, comparé à 81,6 seulement sur le plan départemental.

Ces constats mettent en relief la fonction centrale et le dynamisme de l’économie de Senlis, qui contraste très fortement avec l’ensemble de l’Oise, département qui ne pourvoit que 281 243 emplois pour 384 922 actifs (qu’ils aient un emploi ou non). La fonction centrale de Senlis est également soulignée par la proportion extraordinaire des habitants travaillant dans la ville même : 42,6 % des actifs ont un emploi à Senlis par rapport aux 24,9 % des actifs du département de l’Oise travaillant dans leur commune de résidence. Cependant, comparé au chef-lieu de Beauvais, qui présente un indicateur de concentration d’emploi de 183,5 avec 72,8 % des habitants travaillant dans la ville même[132], ou à Compiègne[133], Senlis s’en sort moins bien. Comparé à Creil[134], considéré comme centre économique majeur de l’Oise, Senlis est mieux positionné (sans oublier qu’une comparaison avec la commune de Creil est problématique, car la ville forme une agglomération homogène avec trois autres communes, qu’il faut analyser dans son ensemble). En somme, Senlis ne peut être considéré comme étant particulièrement dépendant du bassin d'emploi de Paris et sa proche banlieue, mais du fait que de nombreuses petites communes voisines ont une importance économique négligeable, beaucoup de postes à Senlis sont occupés par des habitants des environs, si bien que 30,3 % des actifs senlisiens travaillent en Île-de-France ou dans une autre région.

Senlis comptait au total 886 entreprises et 1 305 établissements au 1er septembre 2009, soit 419 employeurs qui ne sont pas des entreprises (professions libérales, indépendants, succursales d’entreprises sises ailleurs, administrations et établissements publics)[135].

Structure de l’économie Senlisienne[modifier | modifier le code]

La coopérative agricole Valfrance, avenue Georges Clemenceau : silos et administration.

Quand on analyse l’importance des différents secteurs de l’économie à Senlis en fonction de leur contribution à l’emploi, l’on remarque que l’industrie est trois fois moins importante à Senlis que dans l’Oise (7,1 % contre 22,7 %). Le même constat s’impose pour le secteur de la construction (3,1 % contre 10,4 % des emplois dans l’Oise). Sur le plan du secteur tertiaire (hors fonction publique, enseignement, santé et action sociale), Senlis se démarque de la moyenne départementale avec 52,2 % des emplois dans ce secteur, qui ne contribue qu’à 39,0 % des emplois sur le plan départemental. Senlis ne détient pas tout à fait à tort sa réputation de ville administrative, puisque le secteur de l’administration publique, de l’enseignement, de la santé et de l’action sociale représente 37,2 % des emplois, par rapport à 30,3 % dans l’Oise. Quant au secteur primaire, il ne joue qu’un rôle marginal à Senlis, avec 0,5 % des postes salariés (1 % dans l’Oise), et l’agriculture proprement dite, limitée à la culture, ne disposait plus que de 184 ha de terres labourables en 2000 (encore 277 ha en 1988), soit 7,7 % du territoire communal.

Concernant la structure des établissements, ceux avec cent salariés ou plus pourvoient 50,6 % des postes salariés à Senlis, ce qui est davantage que dans l’Oise, avec 40,1 %. Les établissements de cinquante à quatre-vingt-dix-neuf salariés pourvoient 12,9 % des postes salariés à Senlis, ce qui correspond à la moyenne départementale, avec 13,0 %. Dans l’ensemble, les soixante-huit établissements d’au moins cinquante postes implantés à Senlis représentent seulement 5,2 % des établissements, mais correspondent à 62,4 % des postes.

Ce sont les établissements de vingt à quarante-neuf postes salariés qui se font plus rares à Senlis, avec 11,9 % des postes, comparés à 16,2 % des postes dans l’Oise. De même, les établissements de dix à dix-neuf postes ne pourvoient que 7,7 % des postes salariés à Senlis, comparé à 10,4 % dans l’Oise ; par ailleurs, les 684 salariés travaillant dans des établissements de cette taille à Senlis sont moins nombreux que les 732 indépendants et chefs d'entreprise. Curieusement, les salariés dans les petits établissements de moins de dix postes sont environ deux fois plus nombreux, et l’on peut faire le même constat pour l’Oise. Comme le démontre le tableau ci-dessous, les établissements de moins de dix salariés pourvoient trois emplois en moyenne)[135]. Alors que l’on peut constater les mêmes difficultés pour les petites entreprises de dépasser cette taille sur le plan départemental, les entreprises de dix à quarante-neuf postes semblent rencontrer des conditions moins favorables à Senlis, ce qui est vraisemblablement lié à la cherté de l’immobilier, car des surfaces d’implantation économique sont disponibles[136].

Le tableau ci-dessous présente le nombre d’établissements (entreprises et autres) implantés à Senlis, selon le secteur d’activité et la catégorie de taille de l’établissement. Le tableau indique également le nombre des postes salariés en dessous du nombre d’établissements[137].

Senlis - Nombre d'établissements actifs par secteur d'activité et par taille de l'établissement (selon le nombre de salariés)
Nombre de postes salariés par secteur d'activité et par taille de l'établissement - Nombre d'emplois par secteur d'activité

  Nombre
d'établissements
% Sans salariés 1 à 9
salariés
10 à 19
salariés
20 à 49
salariés
50 salariés
ou plus
100 salariés
ou plus
Nombre d'emplois
(salariés ou pas)
Agriculture, sylviculture et pêche 25
1,9
14
10
18 salariés
0
1
23 salariés
0
0
55
Industrie 44
3,4
15
14
42 salariés
6
75 salariés
6
187 salariés
0
3
328 salariés
647
Construction 73
5,6
37
30
90 salariés
5
63 salariés
0
0
1
120 salariés
310
Commerce et réparation auto 237
18,2
106
109
321 salariés
6
77 salariés
8
255 salariés
8
317 salariés
non rens.
1375 salariés
2 582
Transports et services divers 656
50,3
393
244
828 salariés
20
264 salariés
8
176 salariés
1
65 salariés
3
945 salariés
2 671
Administration publique, enseignement, santé, action sociale 269
20,6
167
56
195 salariés
15
205 salariés
14
417 salariés
17
760 emplois
non rens.
1 718 salariés
3 462
TOTAL 1305
100,0
732
453
1 494 salariés
52
684 salariés
35
1 058 salariés
33
1 142 salariés
non rens.
4 486 salariés
9 596
Sources des données : Insee - au 31 décembre 2008[135]

Des 10 567 emplois à Senlis en 2007, 971 emplois échappent aux définitions statistiques du présent tableau, ne pouvant être attribués à des établissements.

Les entreprises[modifier | modifier le code]

Electrolux, avenue Félix-Louat : entrée principale.
Eurovoirie, avenue Eugène-Gazeau.

Les grandes entreprises de Senlis sont implantées pour la plupart dans la zone industrielle dans le triangle entre la RD 330 et la RD 1324, à l’est de la ville (60 entreprises environ). Elle a été aménagée à la fin des années 1960. S’y ajoute une zone d’activités tertiaires, la ZAC des Rouliers, créée en 1991 au carrefour de la RN 330 avec la RD 1324, dont la création fut un échec : l'on n'y trouve qu'un immeuble d'affaires vacant[138]. Finalement, deux entreprises du domaine du commerce sont implantées au nord de Villevert, au coude de la RD 1330 (déviation nord-est de Senlis) ; il s’agit du centre commercial Intermarché et d’Office Depot, anciennement Guilbert (fournitures de bureau, siège social)[136].

Sur le plan de l’industrie, les principales entreprises présentes à Senlis sont Electrolux (fabrication d’appareils électroménagers, distribution / commerce de gros pour le groupe et logistique, 870 salariés[139]), Fermod (ferrures et accessoires pour l’industrie du froid, l’un des deux sites de production, 120 salariés[140]), et Planet-Wattohm (systèmes de canalisations électriques, 115 salariés[141]). S’y ajoute, dans le secteur de la construction, Arcelor construction France (constructions métalliques).

Sur le plan des services, il faut citer en premier lieu la SANEF (centre d'exploitation régional), employeur le plus important de Senlis du secteur privé[142], mais aussi le CETIM (Centre technique des industries mécaniques, direction générale) et le centre de formation professionnelle Proméo. D’autres entreprises importantes sont Electrolux (voir ci-dessus, pour les activités distribution et logistique), Keolis Oise (transport routier de voyageurs, siège de la filiale et centre d’exploitation, 220 salariés[143]), Valfrance (coopérative agricole, commerce de gros de produits agricoles, 130 salariés environ[144]) et Eurovoirie (entretien, distribution et location de camions-bennes à ordures, de balayeuses et de laveuses, siège social, près de 100 salariés).

Le secteur des services est également marqué par les quatre-vingt-deux commerces sur la commune (en 2007, sur les 237 établissements recensés par l’INSEE sur le domaine du commerce et de la réparation auto au 1er janvier 2009)[145]. Ces commerces sont essentiellement situés en centre-ville et dans le faubourg Saint-Martin, Senlis ayant échappé à la délocalisation des principales activités de commerce de détail vers de zones en dehors du centre-ville, avec la proximité de la zone commerciale régionale de Saint-Maximin (Oise) qui draine toutefois une partie de la clientèle senlisienne.

Sur le plan du secteur de l’administration publique, de l’enseignement, de la santé et de l’action sociale, Senlis compte plusieurs établissements importants, dont en premier lieu le centre hospitalier de Senlis avec 1 000 emplois (personnels de santé et administratifs confondus)[146], et les différentes administrations que Senlis doit à sa fonction de chef-lieu d’arrondissement.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Transports ferroviaires[modifier | modifier le code]

Senlis est relié au réseau ferroviaire par la ligne Chantilly - Senlis en 1862 : elle rejoignait la gare de Chantilly - Gouvieux par une bifurcation à niveau située au nord du viaduc de Chantilly, sur la ligne Paris - Lille. Les trains mettaient vingt minutes sur ce parcours de 12 km, et desservaient les gares et haltes de Saint-Maximin, Golf de Chantilly, Vineuil, Saint-Firmin, Aumont, Saint-Nicolas. La ligne est prolongée ultérieurement jusqu'à Crépy-en-Valois, en tronc commun avec la ligne Paris-Laon sur les derniers kilomètres à l'est de la gare d'Ormoy-Villers. Le trajet Senlis - Crépy se fait alors en quarante minutes. Le bâtiment voyageurs de la gare de Senlis, détruit pendant la bataille de Senlis au début de la Première Guerre mondiale, est remplacé par un nouveau bâtiment en 1922.

Perpendiculaire aux principaux flux de transports nord-sud, la ligne est fermée au trafic voyageurs en 1938 entre Senlis et Chantilly, et en 1950 entre Senlis et Crépy. Vers Chantilly, la ligne est totalement désaffectée en 1971[147], Senlis restant desservi en trafic marchandises pendant une vingtaine d'années encore depuis Ormoy-Villers, jusqu'à ce que la ligne ne soit coupée pour la construction de la LGV Nord en 1991. Cependant, la SNCF continue d'accueillir les voyageurs à la gare de Senlis jusqu'au 3 juin 2003, quand le guichet est fermé et remplacé par une nouvelle « boutique SNCF » en centre-ville[148]. Les billets SNCF sont toujours reconnus dans les autocars de la ligne départementale 15 Chantilly - Senlis.

Transports en commun routiers[modifier | modifier le code]

Le siège de Keolis-Oise, avenue Félix-Louat.

Senlis est desservi par des lignes d'autocars interurbains et dispose d'un service d'autobus urbains. L'ensemble des lignes est exploitée par des sociétés du groupe Keolis, dont notamment sa filiale Keolis oise implantée à Senlis. Selon la vocation des différentes lignes, l'on peut distinguer les types de lignes suivants :

Toutes les lignes desservent la place de l'ancienne gare qui sert de gare routière, sans pour autant disposer des moindres aménagements dans ce sens (seul l'arrêt des bus urbains, situé à l'écart, dispose d'un abribus). D'autres arrêts plus proches du centre-ville existent et sont desservis par la plupart des autocars.

Ligne régionale[modifier | modifier le code]

L'unique ligne régionale desservant Senlis est la ligne baptisée Picardie-Roissy (relation no 31 du TER Picardie). C'est une ligne express qui relie Creil à l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle par l'autoroute A1 et la RD 1330, sans autre arrêt intermédiaire qu'à l'ancienne gare de Senlis, et qui fonctionne h 4022 h 25 du lundi au vendredi, et h 4022 h 40 le week-end. Le temps de parcours est de 25-30 min. pour Roissypôle, la gare routière à côté de la gare Aéroport Charles-de-Gaulle 1, et de 20-25 min. pour Creil. Des correspondances avec les trains du TER Picardie sont possibles à Creil. Les cars sont équipés pour le transport de personnes à mobilité réduite[150].

Lignes interurbaines[modifier | modifier le code]

Cars pour Creil (ligne régionale Picardie-Roissy) et pour Chantilly (ligne départementale no 15, en remplacement de la voie ferrée fermée en 1938).

Senlis est au cœur du réseau départemental du sud de l'Oise, qui comprend vingt lignes régulières ainsi que de nombreux circuits scolaires, et qui a été confié dans son ensemble à Keolis début 2009, pour une durée de douze ans[151]. Le Conseil général a mis en place simultanément une tarification particulièrement avantageuse, avec l'aller-retour dans la journée pour € 3,00 quelle que soit la distance, voire pour € 2,50 sur des trajets entre communes voisines[152].

Les lignes les plus importantes sont celles qui relient Senlis au réseau ferré, établissant la correspondance avec les trains à destination et en provenance de Paris :

  • ligne 15 Senlis - Chantilly par la D 924 et le centre de Vineuil-Saint-Firmin, fonctionnant tous les jours de l'année à raison de 21 allers-retours (AR) du lundi au vendredi, 11 AR les samedis et 7,5 AR les dimanches et fêtes ;
  • ligne 13 Senlis - Orry-la-Ville par la D 1017 et le centre de La Chapelle-en-Serval en dehors des heures de pointe, fonctionnant du lundi au vendredi à raison de 16 AR. Pendant les heures de pointe, des services semi-directs permettent de couvrir le trajet en 30 min[153].

Les autres lignes régulières concernant Senlis sont les lignes suivantes, fonctionnant par ailleurs uniquement du lundi au samedi midi. La fréquence de la desserte est indiquée sur la base des journées non scolaires[154] :

  • ligne 7 Senlis - Courteuil - Apremont - Creil : 7,5 AR du lundi au vendredi dont certains semi-directs par la D 1330, et 1,5 AR le samedi ;
  • ligne 10 Senlis - Compiègne par l'autoroute A 1: 3 AR express du lundi au vendredi, en 40 min. et sans arrêt intermédiaire ;
  • ligne 10A/B (Compiègne-) Verberie (- Pont-Sainte-Maxence) - Senlis par la RD 1017 : 2,5 AR du lundi au vendredi ;
  • ligne 10A Villeneuve-sur-Verberie - Senlis par les villages : 1 AR le mardi et vendredi, jours de marché à Senlis ;
  • ligne 20 Le Plessis-Belleville - Ermenonville - Senlis : 1,5 AR du lundi au vendredi ;
  • ligne 62 Senlis - Crépy-en-Valois par la RD 1324 : 2 AR du lundi au vendredi (3 AR le mercredi)[153].
Panneau d'arrêt du « TUS ». L'arrêt « Tour de Ville » sur l'av. du maréchal Foch est proche de la gare routière et directement en face de l'arrêt « Grand Cerf ».

Les autocars interurbains (ligne régionale et lignes départementales) sont utilisés par 5,1 % des Senlisiens travaillant dans une autre commune de l'Oise, et par 16,6 % des Senlisiens travaillant dans une autre région[155] (à priori à Paris et sa proche banlieue, ou sur la plate-forme aéroportuaire de Roissy). La faible utilisation pour les déplacements intra-départementaux ne parle pas en faveur d'une adaptation de l'offre de transport en commun aux besoins des actifs, surtout que le faible niveau des tarifs représente en soi une incitation forte.

Lignes urbaines[modifier | modifier le code]

La desserte urbaine est baptisée Transport Urbain Senlisien (TUS) et fonctionne du lundi au samedi de 6 h 30 à 20 h 00. Son utilisation est entièrement gratuite. Alors que le réseau était constitué de deux boucles aux itinéraires complexes jusqu'au 29 septembre 2012, un nouveau réseau simplifié avec une fréquence de desserte accrue est mis en place le 1er octobre 2012. Il se compose de deux lignes principales, les lignes régulières no 1 et 3 ; d'une ligne régulière à vocation scolaire portant le no 4 ; et d'une ligne de transport à la demande (appelée transport sur réservation (TSR). En outre, les lignes départementales no 7 et no 15 reliant Senlis à Creil et Chantilly peuvent être utilisées gratuitement à l'intérieur de la commune, les horaires étant publiés comme ligne no 2. Au total, sans les services des lignes départementales, le TUS représente quarante-neuf aller-retour assurés du lundi au vendredi en période scolaire, et trente-deux aller-retours le samedi. Le nombre d'arrêts s'élève à vingt-quatre pour les lignes no 1 et 3 (dont trois desservis par les deux lignes), auxquels s'ajoutent neuf arrêts desservis uniquement par le TSR.

La ligne no 1 est une ligne nord-sud reliant les lycées et l'hôpital ainsi que le quartier de Brichebay au quartier Bonsecours, en passant par la gare. Du lundi au vendredi, cette ligne fonctionne toutes les 20 min aux heures de pointe et au minimum toutes les heures pendant le reste du temps, avec toutefois une coupure de deux heures l'après-midi. Certains services de la ligne départementale no 13 reliant Senlis à Orry-la-Ville peuvent être utilisés gratuitement à l'intérieur de la commune ; ils sont désignés spécialement dans l'horaire. Le samedi, une desserte cadencée à l'heure est proposé. La ligne no 3 est une ligne ouest-est reliant le quartier du Val-d'Aunette à la zone industrielle et au centre commercial de Villevert, en passant par le centre-ville et la gare. Cinq arrêts ne sont desservis que par une partie des services. La fréquence est à peu près identique que sur la ligne no 1, sauf que la ligne no 3 fonctionne en continu[156].

Les autobus urbains sont utilisés par 3,7 % des Senlisiens travaillant à Senlis même, tandis que 42,2 % vont à pied, prennent un deux-roues ou n'ont pas à se déplacer[155].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Aux XIXe et XXe siècles, Senlis s'était fait une spécialité du « recyclage utilitaire » de ses anciens édifices religieux : église Saint-Pierre transformée en marché couvert, collégiale saint-Frambourg convertie en atelier de réparation automobile, église Saint-Aignan utilisé comme théâtre puis comme cinéma, couvent des Carmes aménagé comme caserne… Certain de ces vénérables monuments ont depuis lors retrouvé une affectation plus conforme à leur valeur historique. D'autres se trouvent dans un état de dégradation ne permettant plus l'accueil du public sans que des travaux de restauration aient été engagés.

En raison de la richesse exceptionnelle du patrimoine de Senlis, le présent chapitre ne reprend que les monuments classés ou inscrits Monuments historiques, à l'exception toutefois de ceux qui ne sont pas ou seulement très partiellement visibles depuis le domaine public. Ces monuments sont traités dans un article détaillé, qui fournit également de plus amples informations sur les bâtiments décrits ci-dessous et ne possédant pas d'article consacré.

Monuments classés[modifier | modifier le code]

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  • Cathédrale Notre-Dame[157] : édifiée aux XIIe et XIIIe siècles, c'est le plus important monument du Moyen Âge que renferme la cité. Cette petite cathédrale bâtie sur l'enceinte gallo-romaine fait partie du groupe des cathédrales du premier art gothique, sur le modèle de la basilique Saint-Denis. Son portail occidental du XIIe siècle possède la plus ancienne représentation du thème du Couronnement de la Vierge, qui a servi de modèle à de nombreux édifices postérieurs. Le portail méridional flamboyant du XVIe siècle, œuvre de Martin et Pierre Chambiges, marque l'évolution de l'art gothique. La haute flèche de l'édifice, de soixante-dix-huit mètres, la rend visible de loin à travers la plaine du Valois.
  • Ancienne bibliothèque du chapitre, devant le portail nord de la cathédrale[158] : étage à colombages au remplissage en briques rouges, construit sur la base de la tour no 2 de l'enceinte gallo-romaine, dite « tour de la Bibliothèque ». Contrairement à l'inscription sur la plaque, la bibliothèque a été construite entre 1390 et 1410 sous Pierre l'Orfèvre, et non en 1528.
  • Arènes gallo-romaines[159] : L'édifice de spectacle antique date du Ier siècle ap. J.-C. et mettait en scène des combats d'animaux essentiellement, mais également des spectacles de théâtre, danse et chant. L'arène forme une ellipse dont la longueur des axes est 34 m et 41 m, ce qui la classe parmi les petits exemplaires. Les gradins sont creusés dans la roche jusqu'à mi-hauteur, et prolongés par une structure en bois, permettaient de recevoir au minimum neuf mille spectateurs. L'abandon est intervenu au plus tard au début VIe siècle[a 6]. Des visites guidées sont proposées par l'Office de tourisme, le premier dimanche du mois de février à décembre[160].
  • Château royal et prieuré Saint-Maurice[161] : Le corps de logis et la chapelle Saint-Denis sont édifiés avant 1137. Les bâtiments sont remaniés plusieurs fois jusqu'au XVIe siècle, Henri IV étant le dernier roi à y résider[162]. Le prieuré voisin est fondé vers 1260 par Saint-Louis pour accueillir les reliques de Saint-Maurice. Le cloître est détruit au XVIIIe siècle et un logis pour le prieur est construit (actuel bâtiment du musée de la vénerie). Du prieuré d'origine, subsiste notamment le dortoir des moines avec une magnifique charpente qui date de l'époque autour de l'an 1500. Le parc avec les ruines du château royal se visite tous les jours sauf le mardi, aux mêmes heures que le musée de la Vénerie et le musée des Spahis (billet combiné uniquement)[163].
  • Ancienne abbaye Saint-Vincent[164] : relevée de ses ruines en 1065 par la reine Anne de Kiev et confiée aux moines génovéfains. En 1138, l'abbaye est rattachée à Saint-Victor de Paris, mais revient aux Génovéfains alors que le cardinal de La Rochefoucauld en est l'abbé commendataire. Les bâtiments sont reconstruits au XIIIe siècle puis au XVIIe siècle[g 12]. En 1791, l'abbaye est supprimée avec l'ensemble des établissements religieux de Senlis, et abrite un lycée privé depuis 1837[165]. L'église et le cloître sont ouverts à la visite les week-ends et pendant les vacances scolaires[166].
  • Église Saint-Aignan (vestiges)[167] : construite dans la première moitié du XIe siècle, l'église est reprise au cours du XIIIe siècle. Elle est vendue comme bien national en 1792 et une partie de la nef est détruite en 1806. Le bâtiment a servi depuis comme théâtre, cinéma et espace culturel privé, mais est aujourd'hui désaffecté[a 7],[168] et ne se visite pas.
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  • Collégiale Saint-Frambourg[169] : Collégiale fondée par Adélaïde d'Aquitaine, épouse d'Hugues Capet, au Xe siècle, pour douze chanoines. L'église actuelle est construite à partir de 1169 et la nef achevé vers 1230. Vendue comme bien national en 1790, elle est transformée en Temple de la Raison, puis en manège en 1815 par l'armée prussienne. Elle sert ensuite de magasin, d'entrepôt et de garage. Le pianiste Georges Cziffra la rachète, la restaure et en fait un auditorium.
  • Ancienne église paroissiale Saint-Pierre[170] : Sa construction s'échelonne entre du XIe siècle au XVIe siècle qui voit se construire la façade et la tour sud. Le bâtiment est vendu comme bien national en 1792, et a servi de marché couvert de 1881 à 1974, avant que la ville ne l'aménage comme salle polyvalente entre 1977 et 1979[a 8],[b 14],[171]. L'ancienne église est actuellement fermée pour travaux[172] en 2009.
  • Ancien palais épiscopal[173] : La chapelle dite du chancelier Guérin est construite vers 1214-1215. Le palais épiscopal proprement dit remonte à la fin du XVe siècle, la chapelle des Anges est aménagée avant 1515 dans une tour gallo-romaine, et une galerie Renaissance est aménagée entre 1526 et 1567. Le palais devient la propriété du Conseil de fabrique en 1791, et connaît simultanément de nombreux usages au XIXe siècle. En 1989, la ville de Senlis y ouvre son municipal d'art et d'archéologie[174],[a 9]. Le bâtiment est entièrement restauré entre 2007 et 2011. La réouverture était initialement prévue pour septembre 2010, mais les marchés publics n'ont pas été passés à temps, et aucune date d'ouverture précise n'est indiquée pour le moment[175].
  • Ancien hôpital de la Charité, rue de Meaux, rue de la Poterne et rue du Temple[176] : Le complexe a été construit successivement entre 1687 et 1752. L'église de l'hôpital, dans le style classique, fut consacrée le 5 septembre 1715. L'établissement se spécialisa dans les soins psychiatriques au cours du XVIIIe siècle, et acquit une renommée en ce domaine. Une dernière extension de l'hôpital fut achevée en 1771, avec une cour d'honneur sur la nouvelle rue Royale (rue de la République). La Révolution n'interrompit pas le fonctionnement de l'hôpital, qui ferma toutefois en 1833 à la suite de la fusion avec l'Hôpital Général de Senlis. Par la suite, il fut divisé entre plusieurs usages : école, prison, sous-préfecture, tribunal civil, musée municipal dans la chapelle de 1887 à 1956[55],[b 6]. Lors de la bataille de Senlis, le 2 septembre 1914, les bâtiments du palais de justice et de la sous-préfecture furent détruits ; ils seront reconstruits sous une forme simplifiée en 1973[a 10],[d 7]. Les bâtiments du XVIIIe siècle ont été transformés en logements jusqu'en 2011, la chapelle restant cependant vacante.
  • Logis du Haubergier - 27 rue Sainte-Geneviève / 20 rue du Haubergier[177] : Construit en 1522 pour un seigneur de Chantilly. Comme de nombreux hôtels de la ville, il est doté d'une tour hexagonale sur la façade arrière, qui abrite l'escalier en colimaçon desservant les étages. Elle a été partiellement reconstruite dans les années 1950, à la suite des dégâts occasionnés par un obus allemand en 1940[e 5]. De 1927[178], et racheté par la mairie en 1952 quand elle reçoit en don les collections[179] à 1981, le bâtiment a hébergé le musée d'archéologie, transféré ensuite dans l'ancien évêché[a 11].
  • Hôtel de Faucigny-Lucinge ou hôtel du Plat-d'Étain, 23 rue de Beauvais[180] : Cet hôtel particulier du XVIIIe siècle a été largement repris au XIXe siècle. Sa façade, non visible depuis la rue, comporte deux niveaux bien encadrés horizontalement par des corniches, tandis que la verticalité est soulignée par des pilastres en légère saillie. Des belles lucarnes aux frontons curvilignes rompent la monotonie des lignes droites[181],[a 12]. Sans illustration.

Monuments inscrits[modifier | modifier le code]

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Articles détaillés : Gare de Senlis et Remparts de Senlis.
  • Enceinte gallo-romaine[182] : C'est l'une des mieux conservées de la Gaule du nord. Construite aux IIee siècle et IVe siècle, elle était longue de 840 m. Des vingt-huit tours, quinze subsistent de nos jours, parfois intégrées dans des bâtiments plus récents, tout comme l'enceinte elle-même. Les tours sont carrées vers l'intérieur de la ville et rondes vers l'extérieur. La muraille est haute de sept à huit mètres et épaisse de trois à quatre mètres. L'espace circonscrit par l'enceinte gallo-romaine s'appelle la cité et mesure 312 m de l'est à l'ouest et 242 m du nord au sud, avec une superficie de 6,38 ha. Deux puis trois portes donnaient accès à la cité, auxquelles s'ajoutent la poterne connue comme la fausse-porte qui existe toujours rue de la Treille[183],[d 8].
  • Enceinte médiévale[184] : Sa construction a commencé sous le roi Philippe-Auguste vers la fin du XIIe siècle, et son extension jusqu'à l'abbaye Saint-Vincent en 1287 marque son achèvement, mais des améliorations sont encore apportées au système défensif de Senlis pendant les siècles qui suivent. Jusqu'au début du XVe siècle, les portes de la ville restent au nombre de quatre, sans compter la poterne des Tisserands, qui subsiste toujours contrairement aux portes. Sous le règne de Louis XI, entre 1465 et 1480, les fortifications sont améliorées, faisant de Senlis une place forte de premier ordre. Au début du XVIe siècle, les reconstructions reprennent, et de grands ouvrages sont ensuite exécutés à partir de 1544 sous Jean-François de La Rocque de Roberval, dont la bastion de la porte de Meaux. Après les dommages subis pendant les guerres de religion et notamment pendant le siège de Senlis de mai 1589, une ultime campagne de construction est entamée, terminée le 16 juin 1598 et apportant six nouveaux éperons et la plate-forme du Montauban. La démolition des fortifications médiévales entre la porte aux Ânes et la porte Bellon commence en 1805 et continue jusqu'en 1837 (démolition de la porte de Compiègne) . Au sud et à l'est, les remparts subsistent : boulevard des Otages, rempart Bellevue, rempart de l'Escalade, mais les portes et toutes les tours sauf une (près de la porte aux Ânes) sont également démolies[b 15],[d 9],[e 1],[a 13]. Des vestiges restent de la porte de Meaux, inscrits au titre des monuments historiques le 5 avril 1930[185].
  • Hôtel Raoul de Vermandois, place du parvis Notre-Dame[186] : il aurait été construit pour Raoul Ier de Vermandois, mais ne fut achevé qu'après sa mort en 1152. Toutefois, les parties les plus anciennes de l'actuelle maison ne semblent pas remonter avant le XIVe siècle. L'étage et la tourelle avec son escalier à vis sont construits au XVIe siècle. Côté jardin, subsistent le mur de la cité et l'une des vingt-huit tours[e 6]. La ville achète la maison en 1976[a 14], et installe un petit musée d'histoire au rez-de-chaussée en 1989.
  • Hôtel des Trois-Pots, 33 rue du Châtel[187] : mentionné des 1292, c'est un ancien manoir devenu plus tard hôtel de voyageurs, connu aussi comme l'hôtel du [petit] Pot d'estaing. Le petit enseigne en pierre sculptée est toujours visible. Au XVIe siècle, le bâtiment a été remanié, recevant une façade de briques, en ligne brisée avec des chaînes de pierre en bossage. Dans les caves sur deux niveaux, subsistent des chapiteaux sculptés des XIIIe et XIVe siècles[d 10].
  • Ancien hôtel-Dieu de Gallande, 26 rue du Châtel[188] : fondé en 1223 par le seigneur de Gallande pour remplacer l'hôpital dans le faubourg Saint-Martin. Pouvant accueillir deux douzaines de malades, il était desservi par des Augustines, aidées par des sœurs laïques, l'administration étant toutefois assurés par des frères. En 1696, les sœurs de Saint Vincent de Paul prennent le relais. Ainsi, l'hospice fonctionne jusqu'en 1792, mais la Révolution fait d'énormes dégâts par la suite et ne laisse subsister que les murs et la chapelle de 1503, dont les voûtes sont toutefois détruites[e 7]; aujourd'hui, c'est la caisse d'épargne. Dépourvue de mur vers le sud, l'on peut apercevoir depuis la salle des guichets l'ancienne chapelle, qui était en même temps le domicile des malades[189].
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  • Hôtel des Trois-Morts, 15 rue du Châtel[190] : ancien siège de la chancellerie. Dans la grande salle, se tenait l'assemblée de la ville, par exemple en 1417[a 15],[d 11].
  • Hôtel de la Chancellerie ou ancien hôtel d’Hérivaux, 23 rue de la Chancellerie[191] : Il tient son appellation de Henri de Marle, nommé chancelier de France le 8 août 1413 et assassiné cinq ans plus tard. Construite entièrement en pierre, l'hôtel comporte deux étages et est bâti à l'arrière sur l'enceinte gallo-romaine. Sous les pignons, les façades sont fonctionnelles et présentent plus ou moins leur aspect d'origine après la récente restauration, tandis que la façade principale sur la rue se veut représentative. Elle a été remaniée selon le goût de la Renaissance, avec des pilastres ioniques au premier étage et corinthiens au second, et encadrée par deux tours hexagonales[d 12].
  • Hôtel de ville, rue de Beauvais / rue du Châtel[192] : rebâti et agrandi par annexion de la halle des bouchers à la suite d'une décision du 3 novembre 1495, l'on voit toujours qu'il se compose de bâtiments distincts. Sa substance date essentiellement de la fin du XVe siècle, avec notamment la façade sur la rue de Beauvais, mais aussi du Moyen Âge et du XVIIIe siècle (1753-1767), quand la façade à l'angle des deux rues a été remaniée. À l'intérieur, peu d'éléments visibles du passé ont survécu aux modifications et modernisations successives, hormis la tour d'escalier polygonale[e 8], une ancienne cour intérieure et certains détails.
  • Couvent des carmes, 4 rue Vieille de Paris[193] : Fondé en 1303 par l'ordre des Bonshommes et vendu aux Carmes déchaussés en 1641, qui entreprennent sa reconstruction. Le portail de l'église Notre-Dame de la Charité de 1303 (aucun lien avec l'hôpital de la Charité) est entièrement rebâti. D'une architecture simple et élégante, l'église à nef unique mesure vingt-cinq mètres sur dix, et son chœur est pentagonal. Le clocher a été abattu en 1792 après de la vente du couvent comme bien national. Après des décennies d'un entretien déficient, l'édifice menace aujourd'hui ruine, contrairement aux bâtiments conventuels, qui ont été réhabilités en logements[a 16],[d 13].
  • Ancien couvent de la Présentation, rue de Meaux[194] : dernier établissement religieux fondé à Senlis sous l'Ancien Régime, en 1628-29. La construction de l'église commence en 1639, située rue de Meaux, à l'angle avec la rue de la Tournelle Saint-Vincent. Les religieuses vivaient sous la règle de saint Augustin et tenaient une pension de jeunes filles, ainsi qu'une école de filles gratuite[g 13],[b 16]. La chapelle et deux côtés du cloître du couvent de la Présentation sont détruits à la Révolution. Outre le bâtiment en L connu comme le « quartier Saint-Louis », subsistent notamment des bâtiments de service avec les anciennes cuisines, etc., et l'ancienne école au nord de la rue de Meaux, séparée du couvent proprement dit par cette rue, avec le jardin donnant sur la rue des Bordeaux.
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  • Hôtel de Rasse de Saint-Simon, rue Bellon[195] : nommé ainsi d'après la Maison de Rouvroy de Saint-Simon, liée à la seigneurie de Rasse. Construit en 1522, l'hôtel proprement dit est un bâtiment de peu de caractère, contrairement au haut mur d'enceinte avec son portail. Le mur est orné de pilastres, de médaillons et de consoles renversées dans le style de la Renaissance, avec des motifs variés[d 14].
  • Ancienne gare, avenue du maréchal de Lattre de Tassigny[196] : construite dans un style néorenaissance anglo-normand par l'architecte Gustave Umbdenstock en 1922, elle remplaçait l'ancienne gare incendiée par les Allemands le 2 septembre 1914. Elle accueille la maison de l'emploi depuis 2007.
  • Ancien séminaire, rue / place Saint-Pierre et place André-Malraux[197] : consenti par la ville en 1664, il est établi tout d'abord dans le presbytère de Saint-Pierre[198], qui est remplacé par le bâtiment actuel en 1711. Le séminaire fonctionne jusqu'à la Révolution et accueille aujourd'hui la bibliothèque municipale[e 9],[g 14],[a 17],[b 14],[199]. L'aile sud où se situe l'entrée n'a cependant aucun rapport avec le séminaire ; le rez-de-chaussée est l'ancien bureau de poste du dernier quart du XIXe siècle, et les étages ont été rajoutés à partir de 1973.
  • Ancienne chantrerie Saint Rieul ou hôtel des Tournelles, 2 rue Afforty[200] : Cette solide maison à un étage porte les caractéristiques de l'architecture du XIVe siècle, mais la façade principale sur la rue Afforty a perdu ses ouvertures d'origine au cours du XVIIIe siècle. La tourelle ronde du XVIe siècle comporte un deuxième étage et est construite à quelques mètres de distance du corps de logis. Une galerie, dont la façade sur le jardin est construite en colombages, la relie à la maison. À l'intérieur, sont à signaler les caves gothiques et la salle capitulaire avec son unique pilier central[d 15].
  • Hôtel de Cornouailles ou de la Marine, 4 rue du Chat Haret[201] : reconstruite au XVIIe siècle à la place d'une habitation médiévale ayant appartenu à Nicolas de Corno[u]ailles, chanoine de Notre-Dame, de 1626 à sa mort. La famille de Cornouailles, d'origine anglaise, était établie à Senlis depuis 1475. Ses armes surmontent l'entrée du corps de logis. Ensuite, l'hôtel est entré dans la famille Saint-Gobert par héritage, qui le garda jusqu'en 1762. Pendant la première moitié du XXe siècle, c'était la demeure du maire Félix Louat (maire de 1930 à 1941)[202]. Dans l'histoire de la maison, l'on ne trouve aucune référence expliquant le sobriquet hôtel de la Marine.

Sites et monuments en périphérie de la commune[modifier | modifier le code]

  • Domaine de Valgenceuse, à l'est de la ville. Terrasse bordant la rivière La Nonette avec sa balustrade en pierre, les statues et leurs socles : classement par arrêté du 10 août 1942. Façades et toitures du château et de l'orangerie ; parc, y compris le miroir d'eau : inscription par arrêté du 27 février 1992[203]
  • Abbaye de la Victoire : restes de l'abbaye : inscription par arrêté du 14 mai 1927. Vestiges de l'église et son sol archéologique ; façades et toitures du corps principal sud de la ferme, de l'ensemble du bâtiment nord et de son cellier médiéval ; décors peints du bâtiment sud de la ferme, pavillon de l'Anguillière : inscription par arrêté du 28 juin 1989[204].
Articles détaillés : Domaine de Valgenceuse et Abbaye de la Victoire.

Musées[modifier | modifier le code]

Le musée de la Vénerie.

Senlis possède quatre musées dont deux labellisés musées de France :

  • le musée d'art et d'archéologie (inauguré pour la première fois le 10 juin 1867[205]). En juillet 2007, il ferme pour de lourds travaux de restauration et de réaménagement, qui durent finalement cinq ans au lieu des dix-huit mois initialement prévus[206]. La réouverture est célébrée le 23 juin 2012[207]. Le musée occupe l'ancien évêché à côté de la cathédrale ;
  • le musée de la Vénerie (inauguré le 12 octobre 1935 dans la chapelle de la Charité et le 5 septembre 1958 dans son domicile actuel, le logis du prieur de l'ancien prieuré Saint-Maurice[208]), unique musée de son genre en Europe ;
  • le musée des Spahis, situé en face de l'Office du tourisme ;
  • le musée de l'hôtel de Vermandois, consacré à l'histoire de la ville et de la cathédrale, fermé au public depuis avril 2007[209].

Culture[modifier | modifier le code]

Festivals et événements[modifier | modifier le code]

En 1972 sont créés les Rendez-vous de septembre. Cette manifestation culturelle rendait la ville piétonne le temps d'un week-end de septembre les années impaires, laissant découvrir au public les jardins et les hôtels particuliers cachés derrière les portes-cochères. Elle inspira les journées du Patrimoine à l'échelle nationale. La dernière édition a eu lieu en 2007, le maire Jean-Christophe Canter souhaitant faire l'économie des dépenses qui y étaient liées pour la ville[210]. Toutefois, le concept continue de vivre sous la forme des journées du Patrimoine, le dernier-week d'été.

Le salon du jardin, vers le mois d'avril, et le Marché de Noël se tiennent tous les ans autour de l'église Saint-Pierre.

Le cinéma Jeanne-d'Arc[modifier | modifier le code]

Senlis ne possède qu'une seule salle de cinéma, la salle « Jeanne d'Arc » classée Art et Essai en 2007, comptant deux cents vingt-sept places. Elle est gérée par l'« association Salle Jeanne d'Arc » et propose une programmation particulièrement variée, six jours sur sept, avec deux à trois séances par jour. Une large place est donnée aux films en version originale et au cinéma d'auteur. Le jeudi, la salle accueille des représentations théâtrales, des concerts, des conférences et divers spectacles. Le tarif n'a pas été augmenté depuis 2003[211].

La Société d'histoire et d'archéologie de Senlis[modifier | modifier le code]

Le docteur en médecine Jean-Baptiste Voillemier, né en 1787 à Chaumont (Haute-Marne) et décédé en avril 1865, fut le président fondateur du Comité Archéologique de Senlis.

La société savante de Senlis et de son arrondissement s'est constituée le 29 novembre 1862 au collège Saint-Vincent de Senlis, autour d'un médecin et d'un enseignant (Jean-Baptiste Voillemier et l'abbé Fortuné Magne) sous le nom de Comité archéologique de Senlis. À l'origine, le comité n'est qu'une simple branche locale de la Société des Antiquaires de Picardie (fondée en 1836) qui possède déjà des antennes à Beauvais et Noyon. Comme le laissent entendre ses publications et sa devise (Antiquam Exquiere Matrem : retrouver la mère antique), le terme d'archéologie est entendu dans un sens très large, s'étendant sur toute la recherche historique. Le premier article de son règlement définit ses missions : « Le Comité archéologique de Senlis se propose de rechercher, découvrir et conserver les monuments historiques et les œuvres d'art qui intéressent la ville de Senlis et ses environs ». Dès le début 1864, le comité compte soixante-quatorze membres[212]. Les membres sont, pendant les trente premières décennies, uniquement masculins. Les ecclésiastiques et notables sont particulièrement actifs dans les premiers temps de la recherche historique ; ils représentent en effet les principales classes sociales ayant effectué des études universitaires. Une fois par an, le Comité publie un volume de ses Comptes-rendus et mémoires regroupant les comptes-rendus des réunions mensuelles de l'année passée, ainsi qu'une sélection des études historiques élaborées par les membres, ayant passé au préalable l'examen critique d'un comité de lecture. Ce sont les mémoires, dont la plupart sont conformes aux règles de la recherche scientifique.

Le périodique annuel du Comité atteint, jusqu'à la Première Guerre mondiale, un nombre de pages rarement en dessous des deux cents, et s'approchant des cinq cents pour les meilleures années. C'est là l'un des héritages que nous laissent les premières générations de chercheurs, les autres étant la découverte des "Arènes", amphithéâtre gallo-romain, le 2 février 1865 par son membre Félix Vernois suivi de leur achat par le Comité [213], ainsi que le rassemblement d'une partie considérable de la collection du Musée d'art et d'archéologie de Senlis, issu du musée du Comité dans l'ancien Éveché[214] puis dans le logis du Haubergier. Autour de 1900, le Comité archéologique est très dynamique, avec près de cent-cinquante membres, et le bulletin parait tous les ans jusqu'à l'éclatement de la Première Guerre Mondiale, avec six exceptions seulement. En 1919, l'association prend le nom de Société d'histoire et d'archéologie de Senlis[215]. Tandis que le nombre des adhérents ne décroît pas, les finances de la Société ne permettent plus que la publication d'un bulletin bisannuel, puis trisannuel pendant les années 1930, et les mémoires se réduisent à de brefs résumés d'un petit nombre d'études, voire disparaissent. Cette situation empire encore dans l'après-guerre, quand le bulletin se réduit à un mince cahier aux caractères minuscules, avec des études dépassant rarement les deux pages. Ce n'est qu'au cours des années 1970, avec la renaissance d'une conscience pour la valeur du patrimoine historique, que la publication se régularise et prend de nouveau une certaine importance. Les Comptes-rendus et mémoires paraissent tous les deux ans depuis 1998[216]. En 2012, la Société d'Histoire et d'Archéologie de Senlis a fêté son 150e anniversaire, ce qui en fait une des plus anciennes sociétés savantes de France. Cet événement a été fêté lors du colloque organisé sur les lieux mêmes de sa naissance, au cœur de l'ancienne abbaye Saint-Vincent, au cours duquel a été évoqué le rôle de la Société dans les domaines des fouilles archéologiques, de la recherche universitaire, de l'édition, des musées, de la vie sociale… Une exposition, coorganisée avec la Bibliothèque Municipale, a pu présenter les trésors méconnus des archives et de la bibliothèque de la Société. La reconnaissance de son rôle primordial dans l'enrichissement des collections s'est traduite par une signalétique particulière intégrée aux cartels du Musée d'Art et d'Archéologie entièrement rénové et qui signale les objets provenant de la société.

Bibliothèque municipale[modifier | modifier le code]

Installée depuis le 19e siècle dans le bâtiment de l'ancien grand séminaire de Senlis, elle offre tous les services modernes d'un établissement de lecture publique multi-supports. Mais son originalité réside dans l'importance des fonds patrimoniaux conservés dans ses murs. Issue des confiscations des biens ecclésiastiques et des émigrés sous la Révolution française, un important fonds de livres anciens (env. 10.000 volumes) constitue un remarquable ensemble[217].

Senlis dans la littérature[modifier | modifier le code]

  • Le baron André du Mesnil de Maricourt (* 4 décembre 1874 à Senlis - † 16 novembre 1945 à Senlis ), archiviste-paléographe et historien senlisien, a consacré une bonne partie de son œuvre à Senlis. Son recueil de nouvelles inspirées par l'histoire de Senlis, paru en 1930-31 en deux volumes intitulés En flânant dans Senlis[218] et Nouvelles flâneries dans Senlis & alentour[219] a connu un certain retentissement. Le premier volume a par ailleurs été illustré par Charles-Jean Hallo. La nouvelle Le mystère de la rue Saint-Yves-à-l'Argent a été rééditée par la Société d'Histoire et d'Archéologie de Senlis en 1970[220]. De Maricourt a publié des biographies et mémoires de plusieurs personnes, dont son propre journal tenu pendant la Première Guerre mondiale : Le Drame de Senlis : journal d'un témoin avant, pendant, après août-décembre 1914[221], deux volumes sur le maréchal Foch, qu'il fréquentait, ou une biographie de l'abbé Prévost[222].
  • Gérard de Nerval a évoqué Senlis à plusieurs reprises dans son œuvre, notamment dans La Bohême galante (chapitre IX: Un jour à Senlis[223]) ; Les Filles du Feu : Angélique (sixième lettre[224]) ; Promenades et souvenirs (chapitre VIII: Chantilly[225]).
  • Edouard Cœurdevey, dans ses Carnets de guerre 14-18, décrit les destructions allemandes dont il est témoin en visitant Senlis le 6 juin 1915[226]. Le 8 juin 1918, il évoque « Senlis bondé d'Annamites… »[227].
  • Jean Anouilh a écrit Le Rendez-vous de Senlis, pièce de théâtre créée au théâtre de l'Atelier à Paris le 30 janvier 1941. Elle fait partie des Pièces roses avec Humulus le Muet (1932), Le Bal des voleurs (1938) et Léocadia (1940). C'est l'histoire de Georges, riche mais qui rejette son milieu corrompu, qui séduit Isabelle, une pure jeune fille. De peur de la décevoir, il cache son origine sociale. Il engage et fait répéter, pour une soirée, un couple de comédiens qui joueront le rôle de parents « idéaux ».
  • Alexandre Dumas fils fait se dérouler une de ses toutes premières nouvelles Césarine à Valgenceuse (1848).

Senlis au cinéma[modifier | modifier le code]

La cadre historique de Senlis, aux ruelles anciennes pavées, ainsi que la proximité de Paris ont fait de la ville un grand lieu de tournages cinématographiques[228]. On peut citer :

Senlis et la philatélie[modifier | modifier le code]

  • En 1958, un timbre de 15 f. gris-bleu et bleu, représentant la Cathédrale de Senlis est émis par la poste et porte la référence YT 1165[229]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Personnalités nées à Senlis[modifier | modifier le code]

Personnalités ayant vécu à Senlis[modifier | modifier le code]

  • José-Maria de Heredia (1842-1905), Homme de lettres et Poète cubain né le 22 novembre 1842 près de Santiago de Cuba est arrivé en France à l'âge de 9 ans et a fait sa scolarité au Collège Saint-Vincent de SENLIS jusqu'à l'obtention de son baccalauréat en 1859. Il est l'un des maîtres du mouvement parnassien, et a été naturalisé français en 1893.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Senlis

Les armes de Senlis se blasonnent ainsi : De gueules au pal d'or.

Devise : IGNE ET SANGUINE MEO VICTORIAM GENUI (J’ai obtenu la victoire par le feu et par mon sang)[230]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Thierry Amalou, Une concorde urbaine : Senlis au temps des réformes (vers 1520 - vers 1580), Limoges, Presses universitaires de Limoges (PULIM),‎ 2007, 438 p. (ISBN 978-2-84287-437-7, lire en ligne)
  • Marcel Aubert, Senlis : Volume 25 de Petites monographies des grands édifices de la France, Paris, Henri Laurens,‎ 1922, 144 p. (lire en ligne [PDF])
  • Jean-Paul Besse, Senlis dans l'histoire, 987-1987, Senlis, Société d'histoire et d'archéologie de Senlis,‎ 1987, 155 p. (ISBN 9782950270702)
  • J.F. Broisse, Recherches historiques sur la ville de Senlis, Senlis, Imprimerie de Desmarets,‎ 1835, 242 p. (lire en ligne)
  • Geneviève Boquet, Senlis à l'époque révolutionnaire 1789-1799, Senlis, Autoédition,‎ 1989, 258 p. (ISBN 2-9504000-0-0)
  • Comité Archéologique de Senlis (jusqu'en 1918) / Société d'Histoire et d'Archéologie de Senlis, Comptes-rendus et mémoires (périodique), parution annuelle depuis 1862 jusqu'en 1913 sauf exceptions, bis- ou trisannuelle depuis, l'année de parution étant l'année suivant l'année / les années de référence, lieu de parution : Senlis ; (ISSN 11628820) Consulter sur Gallica - années 1862-1939. Nota : les sujets traités concernent l'ensemble de l'arrondissement de Senlis.
  • Martine Divet et Association philatélique senlisienne, Senlis au fil des ans : Les cartes postales témoignent, Saint-Ouen-l'Aumône, éditions du Valhermeil,‎ 2008, 190 p. (ISBN 978-2-35467-033-7)
  • Marc Durand, La muraille antique de Senlis : Tours et détours senlisiens, Beauvais, GEMOB (les mémoires du GEMOB, tome XIX),‎ 2005, 102 p.
  • Marc Durand et Philippe Bonnet-Laborderie, Senlis et son patrimoine : La ville en ses forêts, Beauvais, GEMOB,‎ 2004 (réédition revue, corrigée et augmentée), 170 p. (ISSN 1255-078)
  • Paul Combaz, Senlis à travers les siècles, Senlis, Imprimeries Réunies de Senlis,‎ 1923, 365 p.
  • Jules Flammermont, Histoire des institutions municipales de Senlis : Bibliothèque de l'École des Hautes Études, 45e fascicule, Paris, F. Vieweg,‎ 1881, 328 p. (lire en ligne)
  • Jacques Fontaine et Anne Fontaine, Senlis, berceau de la France, Zodiaque,‎ 1985, 92 p. (ISBN 2-7369-0009-X)
  • Michel Lequoy, Maisons et enseignes de Senlis du XIVe au XVIIIe siècle, Imprimeries Réunies de Senlis,‎ 1984-88 (5 vol.), 2753 p.
  • Félix Louat, Histoire de la Ville de Senlis, Imprimeries Réunies de Senlis (réédition : Le livre d'histoire),‎ 1931 et 1944 (réédition 2004), 240 p. (ISBN 9782843734410, lire en ligne)
  • Fortuné Magne, Abbaye Royale de Saint-Vincent à Senlis : Histoire et description, Paris, Zodiaque,‎ 1836 (réédition 1860), 142 p. (lire en ligne)
  • Thérèse-Paule Martin, Connaître et aimer Senlis, El autor,‎ 1969, 230 p.
  • Eugène Müller, Essai d'une monographie des rues, places et monuments de Senlis, Senlis, Imprimerie & lithographie Ernest Payen,‎ 1880, 764 p. (lire en ligne)
  • Raymond Poussard, « Halatte : deux mille ans d'art et d'histoire autour d'une forêt royale : 2de partie : Autour de la forêt », Bulletin du G.E.M.O.B., Beauvais, Groupement d'étude des monuments et œuvres d'art de l'Oise et du Beauvaisis (GEMOB), vol. 92-94,‎ 1er octobre 1999 ; 119 p.
  • Casimir Vatin et Ernest Dupuis, Senlis : Récits historiques, Senlis, Imprimerie & lithographie Ernest Payen,‎ 1876, 356 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  1. p. 9-11.
  2. p. 114.
  3. p. 13-15.
  4. p. 15.
  5. p. 16.
  6. p. 89-91.
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  • Eugène Müller, Essai d'une monographie des rues, places et monuments de Senlis : 1re partie,‎ 1878 (voir dans la bibliographie)
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Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. « Nom des habitants des communes françaises », sur habitants.fr (consulté le 27 mai 2011).
  2. Distance orthodromique sur le site Lion1906.com
  3. Cf. « Composition de l'Unité urbaine », sur INSEE (consulté le 28 août 2011).
  4. Cf. « Dossier statistique de l'Aire urbaine de Senlis », sur INSEE (consulté le 28 août 2011).
  5. Cf. carte du duché de Valois dans : Comité Archéologique de Senlis, Comptes-rendus et Mémoires, année 1885, Imprimérie d'Eugène Dufresne, Senlis 1886, 206 p., planche I après page 50 et annotations p. 49-51.
  6. Cf. « Résumé statistique national (fichier Excel) », sur statistiques-locales.insee.fr (consulté le 10 février 2011) sur le site « INSEE », sur insee.fr.
  7. Communes limitrophes de Senlis sur Géoportail.
  8. Cf. « Notice de la carte géologique de Senlis au 1/50 000e, XXIV-12 », sur brgm.fr (consulté le 16 mars 2011) et la feuille Senlis de la carte géologique imprimée 1/50 000e du BRGM.
  9. Cf. Amédée Vicomte de Caix de Saint-Aymour, Topographie médicale de Senlis en 1785, dans : Comité Archéologique de Senlis, Comptes-rendus et Mémoires, année 1912, Imprimerie d'E. Vignon fils, Senlis 1913, p. 102-103.
  10. « Normales mensuelles moyennes à Creil (températures, pluviométrie) », sur Météo France,‎ 2008 (consulté le 16 mars 2011)
  11. « Les risques naturels » [PDF], sur Préfecture de l'Oise (consulté le 15 juin 2011), notamment p. 42 et 61.
  12. Cf. BGRM et DDE de l'Oise, Inventaire des mouvements de terrain et cavités de l’arrondissement de Senlis (Oise), rapport final BRGM/RP-56608-FR, octobre 2008, 67 p. ; p. 3, 29-32 et 59-60.
  13. Cf. « Senlis INSEE 60612 - résultat de la recherche », sur Prim.net, ma commune face aux risques (consulté le 15 juin 2011).
  14. Il a été détruit lors du siège de 1418, malgré sa protection par un fossé, et possédait une église paroissiale, démolie en 1589 pour les besoins de la défense contre les Ligueurs. Il ne fait donc pas de doute que ce faubourg date du Moyen Âge.
  15. Mentionnée dès 1204 comme Villaviridis.
  16. Reines est ici dérivée d'araines, orthographe appliquée au mot arènes à une époque reculée, quand l'existence des arènes avait été oubliée. Cf. Amédée Margry, La vallée de la Nonette, dans : Comité Archéologique de Senlis, Comptes-Rendus et Mémoires, année 1877, Imprimerie d'Ernest Payen, Senlis 1878, p. 348-350 ; Lire sur Gallica.
  17. Il s'y trouvait déjà une église avant 1232, érigée en église paroissiale cette année-là. L'église et le faubourg ont été détruits lors de la guerre de la Ligue, en mai 1589, par les troupes des Ligueurs commandés par le duc d'Aumale. Cf. Eugène Müller, Essai d'une monographie des rues, places et monuments de Senlis, 4e partie, op. cit., p. 157.
  18. Cf. Alfred Driard, Senlis sous l'Ancien Régime : Travaux publics, dans : Comité Archéologique de Senlis, Comptes-rendus et Mémoires, années 1900-01, Imprimerie Eugène Dufresne, Senlis 1902, 35 p. (p. 54-88) ; p. 55 ; Lire sur Gallica.
  19. « Décret no 2006-1342 du 6 novembre 2006 relatif au transfert aux collectivités territoriales des services ou parties de services déconcentrés du ministère des transports, de l’équipement, du tourisme et de la mer pour l’exercice des compétences en matière de routes nationales transférées », sur legifrance.gouv.fr
  20. Communiqué de presse : Senlis, le 23 septembre 2005, Sanef, partenaire exclusif des Rendez-Vous de Septembre de Senlis sur le site de SANEF
  21. Voir à ce sujet les nombreuses publications de Léon Caudel du Comité Archéologique de Senlis, dans les Comptes-rendus et Mémoires des années 1860 et 1870, à consulter sur Gallica. Un bon résumé se trouve dans Eugène Müller, Essai d'une monographie des rues, places et monuments de Senlis, 4e partie, op. cit., p. 140-148.
  22. Cf. « Compétences - cadre de vie - voies de circulation douces », sur Communauté de Communes des Trois Forêts (site officiel) (consulté le 19 mars 2011).
  23. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, éditions errance 2003. p. 269.
  24. Par Ptolémée. Cf. Amédée de Caix de Saint-Aymour, Mémoire sur l'origine de la ville et du nom de Senlis, dans : Comité Archéologique de Senlis, Comptes-rendus et Mémoires, année 1863, Senlis 1864, 352 p. ; p. 5 ; Lire sur Gallica. Ernest Nègre mentionne l'année 48, mais ne cite pas sa source ou le nom de l'auteur.
  25. Cf. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Genève, Droz,‎ 1990 (ISBN 978-2-600-02883-7, lire en ligne), p. 157 - n° 2522 et Jules Flammermont, Étymologie de Senlis, dans : Comité Archéologique de Senlis, Comptes-rendus et Mémoires, année 1876, Senlis 1877, 206 p. ; p. 3-5 ; Lire sur Gallica.
  26. Cf. Comité Archéologique de Senlis, Comptes-rendus et Mémoires, années 1869-71, Imprimerie d’Ernest Payen, Senlis 1872, 216 p., p. XXXVII-XXXIX ; Lire sur Gallica.
  27. Cf. Amédée de Caix de Saint-Aymour, Mémoire sur l'origine de la ville et du nom de Senlis, op. cit., p. 5-13.
  28. Cf. Marc Durand, « Senlis antique », Revue archéologique de Picardie, Senlis, no 16 « Numéro spécial »,‎ 1979, p. 179-185 (ISSN 2104-3914, lire en ligne).
  29. Cf. Georges Matherat, De quelques découvertes récentes concernant les antiquités de Senlis, dans : Comité Archéologique de Senlis, Comptes-rendus et Mémoires, années 1937-39, Imprimeries Réunies de Senlis, Senlis 1940, p. 1-15 ; (lire sur Gallica).
  30. Cf. Gérard Coulon, Les Gallo-Romains : vivre, travailler, croire, se distraire - 54 av. J.-C.-486 ap. J.-C. (Collection Hespérides), Éd. Errance, Paris 2006, ISBN 2-87772-331-3, p. 21 et Adrien Blanchet, Les enceintes romaines de la Gaule: étude sur l'origine d'un grand nombre de villes françaises, G. Monfort, Paris 1907, 356 p. ; p. 112-116 ; Lire en ligne.
  31. Cf. Jules Flammermont, Histoire des institutions municipales de Senlis (Bibliothèque de l'École des Hautes Études, 45e fascicule), Paris, F. Vieweg, 1881, 328 p. ; p. 2 ; Lire sur Gallica.
  32. Cf. Comité Archéologique de Senlis, Comptes-rendus et Mémoires, années 1937-1939, Senlis 1940, 190 p. ; contributions de René Benard, p. XXXIII, XL, XLIX, LIV, LVIII, LXII, LXVIII, LXXVI, LXXXII ; Lire sur Gallica.
  33. Cf. Jules Flammermont, Histoire des institutions municipales de Senlis, op. cit., p. 3-17 ; et Amédée Margry, Tableau chronologique des maires de la commune de Senlis depuis son établissement, dans : Comité Archéologique de Senlis, Comptes-rendus et Mémoires, année 1878, Senlis 1879, 372 p. ; p. 213-253 ; Lire sur Gallica.
  34. Cf. Jules Flammermont, Beffroy de Senlis, dans : Comité Archéologique de Senlis, Comptes-rendus et Mémoires, année 1875, Senlis 1876, 454 p. ; p. XCI-XCII ; et Amédée de Caix de Saint-Aymour, Le Beffroi de Senlis : Essai de restitution, dans : Comité Archéologique de Senlis, Comptes-rendus et Mémoires, année 1892, Senlis 1893, 208 p. ; p. 16-23 et 24-37 ; Lire sur Gallica.
  35. Cf. Comité Archéologique de Senlis, Comptes-rendus et Mémoires, année 1868, Senlis 1869, 248 p. ; p. XLV ; Lire sur Gallica.
  36. Cf. Amédée Margry, Moulin de St-Vincent ou de St-Étienne, suivi de Légende du plan ci-joint de la vallée de la Nonette, dans : Comité Archéologique de Senlis, Comptes-rendus et Mémoires, année 1877, Senlis 1878, 498 p. ; p. 229-331 ; Lire sur Gallica.
  37. Cf. Chanoine Afforty, Baillis : Observations sur les baillis et Baillis de Senlis (transcription du texte original par Amédée Margry), dans : Comité Archéologique de Senlis, Comptes-rendus et Mémoires, année 1881, Senlis 1882, 380 p. ; p. 1-119 ; Lire sur Gallica ; et Amédée Margry, Nouvelles recherches sur les origines des Grandes Baillies Royales, dans : Comité Archéologique de Senlis, Comptes-rendus et Mémoires, années 1897-98, Senlis 1899, 318 p. ; p. 105-156 ; Lire sur Gallica. Les quatre suites du travail paraissent dans les volumes : 1902 (p. 102-185), 1905 (p. 141-212), 1906 (p. 195-268) et 1908 (p. 181-273). Cette volumineuse étude de Margry porte sur les bailliages et les baillies en général.
  38. Cf. Jules Flammermont, Histoire des institutions municipales de Senlis, op. cit., p. 22-23.
  39. Cf. Jules Flammermont, Histoire des institutions municipales de Senlis, op. cit., p. 39-66.
  40. Cf. Jules Flammermont, Sur la date du soulèvement des Jacques et de l'attaque de la ville de Senlis par les nobles, dans : Comité Archéologique de Senlis, Comptes-rendus et Mémoires, année 1876, 206 p. ; p. 7-10 ; Lire sur Gallica.
  41. Cf. Casimir Vatin, Siège de Senlis - 1418, dans : Comité Archéologique de Senlis, Comptes-rendus et Mémoires, année 1866, 266 p. ; p. 3-21 ; Lire sur Gallica.
  42. Cf. Casimir Vatin, Siège de Senlis - 1418, op. cit., p. 21-31.
  43. Cf. Amédée Margry, Jeanne d’Arc et Senlis, 1429-1431, dans : Comité Archéologique de Senlis, Comptes-rendus et Mémoires, années 1914-16, Senlis 1917, 290 p. ; p. 154-202 ; Lire sur Gallica ; et Casimir Vatin, Combat sous Senlis entre Charles VII et les Anglais 1429, dans : Comité Archéologique de Senlis, Comptes-rendus et Mémoires, année 1866, 266 p. ; p. 41-47 ; Lire sur Gallica.
  44. Manuscrits de l'Institut de France - Calames, « Publication de la paix de Senlis ; 23 mai 1493 », sur calames.abes.fr (consulté le 24 mai 2008)
  45. a et b Cf. Ernest Dupuis, Senlis : Monographie - guide, Imprimerie administrative et commerciale, Senlis 1895, 34 p. ; p. 15 ; Lire en ligne.
  46. Cf. le bulletin municipal Senlis Ensemble, no 256, octobre 2010, 8 p. ; p. 4 ; Lire en ligne.
  47. Cf. Thierry Amalou, Une concorde urbaine. Senlis au temps des réformes (vers 1520 - vers 1580), Presses universitaires de Limoges (PULIM), Limoges 2007, 438 p, ISBN 978-2-84287-437-7 ; Lire en extraits sur Google livres.
  48. Cf. Henri-Louis Duclos (abbé), Histoire de Royaumont : Sa fondation par Saint-Louis et son influence sur la France, Tome Second, Ch. Douniol, Paris 1867, 800 p. ; p. 133-44 et 158 Lire sur Google livres.
  49. Cf. Alfred Driard, L'industrie à Senlis sous l'Ancien Régime, dans : Comité Archéologique de Senlis, Comptes-rendus et Mémoires, année 1899, Senlis 1900, 320 p., p. 215 ; Lire sur Gallica. Comme le précise l'auteur, les documents sur cette activité économique manquent pour l'époque de son apogée.
  50. Cf. Alfred Driard, Une épidémie à Senlis sous Louis XIII, dans : Comité Archéologique de Senlis, Comptes-rendus et Mémoires, année 1899, 320 p. ; p. 46-84 ; Lire sur Gallica.
  51. Appellation utilisée localement, mais appliquée sur de différents axes routiers quittant Paris en direction du nord et du nord-est (RN 2, RN 16, RN 17…).
  52. Cf. Alfred Driard, Senlis sous l’ancien régime : Travaux publics, dans : Comité Archéologique de Senlis, Comptes-rendus et Mémoires, années 1900-1901, Senlis 1902, 336 p. ; p. 54-88 ; Lire sur Gallica. L'on y trouve tous les détails quant aux problèmes liés aux expropriations et dédommagements que la construction de cette route entraîna, avec la démolition inéluctable de nombreuses maisons.
  53. a et b Cf. Amédée Vicomte de Caix de Saint-Aymour, Topographie médicale de Senlis en 1785, op. cit., p. 103.
  54. Cf. Alfred Driard, Senlis sous l'Ancien Régime : le dénombrement de 1765, op. cit., p. 269-296. L'on y trouve la répartition de la population entre adultes, filles, garçons et domestiques, ainsi qu'entre états.
  55. a et b Cf. Société d'histoire et d'archéologie de Senlis, Comptes-rendus et mémoires, années 1925-26, Senlis 1927, p. LXXVIII et LXXXI ; années 1936-39, p. XLIII, Eugène Müller, Guide dans les rues et environs de Senlis, Imprimerie Ernest Payen, Senlis 1887, 142 p. ; p. 69 et 134 ; et Anonyme, Senlis - ses curiosités, ses monuments, ses environs, Office de tourisme de Senlis, Senlis ca. 1908-10, 56 p. ; p. 30.
  56. Cf. Amédée Margry, Senlis sous la Terreur (1er août 1793 – 14 octobre 1794), dans : Comité Archéologique de Senlis, Comptes-rendus et Mémoires, année 1907, Senlis 1908, 350 p. ; p. 1-109 ;Lire sur Gallica.
  57. Cf. Société d'Histoire et d'archéologie de Senlis, Comptes-rendus et mémoires, années 1931-33, Senlis 1934, 290 p. ; p. XCVII-XCVIII ; Lire en ligne.
  58. Cf. Alfred Driard, Senlis sous l’ancien régime : Travaux publics, op. cit., p. 77.
  59. Cf. Alfred Driard, Senlis sous l'Ancien Régime : la police, dans : Comité Archéologique de Senlis, Comptes-rendus et Mémoires, années 1900-01, Senlis 1902, 336 p. ; p. 101-102 ; Lire sur Gallica.
  60. Cf. Marc Gayda, André Jacquot, Patricia Laederich, Pierre Laederich Histoire du réseau ferroviaire français, Éditions de l’Ormet, Valignat (03) 1996, ISBN 2-906575-22-4, p. 188.
  61. « Organigramme de l’administration militaire allemande dans l’Oise », sur L'Oise : 1939-1945 (consulté le 23 octobre 2009)
  62. Cf. le bulletin municipal Senlis Ensemble, no 243, juillet-août 2009, 12 p. ; p. 2 ; Lire en ligne. Dans un premier temps, le 41e RT a été dissous parallèlement, mais il a été recréé un an plus tard, le 1er juillet 2010, à Douai (59).
  63. Cf. le bulletin municipal Senlis Ensemble, no 257, novembre 2010, 8 p. ; p. 1 ; Lire en ligne.
  64. Cf. « Le conseil municipal - les élus », sur Ville de Senlis (site officiel) (consulté le 19 mars 2011).
  65. Cf. « Procès Verbaux des Conseils Municipaux », sur Ville de Senlis (site officiel) (consulté le 19 mars 2011), et plus particulièrement le compte-rendu du conseil municipal du 17 février 2011, p. 19-20.
  66. Cf. le bulletin municipal Senlis Ensemble, no 239, mars 2009, 12 p. ; p. 3 ; Lire en ligne et « Conseil Municipal des Jeunes », sur Ville de Senlis (site officiel) (consulté le 19 mars 2011).
  67. Cf. « Procès Verbaux des Conseils Municipaux », sur Ville de Senlis (site officiel) (consulté le 19 mars 2011), et plus particulièrement le compte-rendu de la réunion publique du 30 janvier 2011, p. 1-2.
  68. a et b Cf. « Senlis reste à droite, mais change de maire », L'Express.fr,‎ 24 janvier 2011 (lire en ligne)
  69. « A Senlis, des municipales anticipées en janvier 2011 après la démission massive d’élus : Des élections municipales anticipées se tiendront à Senlis (Oise) les 16 et 23 janvier après la démission de 19 élus sur fond de mise en cause du maire, Jean-Christophe Canter (UMP), dans une enquête sur l'attribution de marchés publics, a-t-on appris jeudi de sources officielles. », La Gazette des communes,‎ 10 décembre 2012 (lire en ligne).
  70. « Senlis : Pascale Loiseleur (SE) réélue », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ 31 mars 2014 (lire en ligne).
  71. a, b et c [PDF] Cf. le document à télécharger : « Avis de la chambre régionale des comptes du 20 mai 2010 », sur ville-senlis.fr (consulté le 23 mars 2011).
  72. Ce montant se compose ainsi : solde négatif de la section des dépenses d'investissements de 2 868 865,47 € ; investissements restant à réaliser au titre de l'exercice précédent : 2 316 100,00 € ; recettes restant à réaliser au titre de l'exercice précédent : 1 100 200,00 €.
  73. Cf. le compte-rendu du conseil municipal du 13 avril 2010, téléchargeable sur le site « Procès Verbaux des Conseils Municipaux », sur ville-senlis.fr (consulté le 23 mars 2011).
  74. Cf. les comptes-rendus des réunions du conseil municipal du 30 mars 2009, 13 avril 2010 et du 25 juin 2010, téléchargeables sur le site « Procès Verbaux des Conseils Municipaux », sur ville-senlis.fr (consulté le 23 mars 2011). L'arrêté préfectoral cité n'est pas disponible sur internet, et les taux d'imposition finalement décidés par le préfet ne sont pas indiqués.
  75. « Élections législatives 2012 - 4e circonscription de l'Oise », sur Ministère de l'Intérieur (consulté le 18 juin 2012).
  76. « Résultats des élections Législatives 2007 », sur interieur.gouv.fr (consulté le 19 mars 2011)
  77. « Élection présidentielle 2012 - Senlis », sur Ministère de l'Intérieur (consulté le 2 juin 2012).
  78. Cf. « Résultats des élections Présidentielles 2007 », sur Ministère de l'Intérieur (consulté le 19 mars 2011).
  79. Cf. « Élections cantonales 2011 - Senlis », sur elections.interieur.gouv.fr (consulté le 28 mars 2011).
  80. Cf. « Résultat des élections Régionales 2010 », sur interieur.gouv.fr (consulté le 19 mars 2011)
  81. Cf. « Résultat des élections Régionales 2004 », sur interieur.gouv.fr (consulté le 19 mars 2011)
  82. Cf. « Résultats des élections Européennes 2009 », sur interieur.gouv.fr (consulté le 11 mars 2011)
  83. Cf. « Résultats des élections Européennes 2004 », sur interieur.gouv.fr (consulté le 19 mars 2011)
  84. Cf. « Résultats élections municipales & cantonales 2008 - Senlis 60300 », sur elections.leparisien.fr (consulté le 19 mars 2011).
  85. Cf. « Jeudi 15 avril 2010 - SENLIS (60) - Jean-Christophe Canter devra-t-il démissionner ? », sur courrier-picard.fr (consulté le 19 mars 2011).
  86. Cf. « Mardi 25 janvier 2011 - SENLIS - Et Pascale Loiseleur s'est envolée », sur courrier-picard.fr (consulté le 19 mars 2011).
  87. « Le préfet dissout la communauté de communes », Le Parisien,‎ 29 avril 2009 (lire en ligne)
  88. Hervé Sénamaud, « La nouvelle donne de l’intercommunalité », Le Parisien,‎ 8 octobre 2009 (lire en ligne)
  89. Gérard Uyttersprot, « COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DES TROIS FORÊTS Philippe Charrier élu président », Le Courrier picard,‎ 27 janvier 2010 (lire en ligne)
  90. Cf. « Compétences », sur Communauté de Communes des Trois Forêts (site officiel) (consulté le 19 mars 2011).
  91. Cf. « Liste des juridictions concernant Senlis », sur Ministère de la Justice (consulté le 19 mars 2011).
  92. Cf. « Annuaire de la trésorerie générale de l'Oise », sur site de la préfecture de l'Oise (consulté le 19 mars 2011)
  93. Cf. « Liste des unités de gendarmerie du département de l'Oise », sur Préfecture de l'Oise (consulté le 19 mars 2011) et « Gendarmerie », sur Ville de Senlis (site officiel) (consulté le 19 mars 2011).
  94. Cf. « Police municipale », sur Ville de Senlis (site officiel) (consulté le 19 mars 2011).
  95. Cf. « Les sapeurs-pompiers de Senlis », sur Ville de Senlis (site officiel) (consulté le 19 mars 2011)
  96. « L'organisation du SDIS 60 - Centre de secours de Senlis », sur Service départemental d'incendie et de secours (SDIS 60) (consulté le 19 mars 2011)
  97. Cf. « Gestion des déchets », sur ville-senlis.fr (consulté le 15 juin 2011).
  98. Cf. « Eau et assainissement », sur ville-senlis.fr (consulté le 15 juin 2011).
  99. Cf. « Présentation de la znieff MASSIF FORESTIER D'HALATTE », sur 160.92.130.81 et sur le site « DREAL Picardie - Recherche par commune des zonages du patrimoine naturel et paysager de Picardie », sur 160.92.130.81 (consulté le 15 juin 2011).
  100. « Domaine de Chantilly » [PDF], sur 160.92.130.81, « Forêt d'Halatte et ses glacis agricoles », sur 160.92.130.81, « Forêts d'Ermenonville, de Pontarme, de Haute-Pommeraie, clairière et butte de Saint-Christophe », sur 160.92.130.81 et « Senlis - parc du château de Valgenceuse », sur 160.92.130.81.
  101. « Senlis - Promenades, remparts et leurs abords » [PDF], sur 160.92.130.81 ; « Vallée de la Nonette », sur 160.92.130.81 et « Senlis - Plantation routière de l'avenue de Compiègne et les propriétés boisées situées de part et d’autre », sur 160.92.130.81.
  102. Cf. pour les trois jumelages : « Villes jumelées », sur ville-senlis.fr (consulté le 23 mars 2011).
  103. Cf. « Coopération décentralisée : Senlis / New-Richmond (Québec) », sur cncd.fr (consulté le 23 mars 2011).
  104. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  105. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011, 2012
  106. Source pour l'ensemble des données sauf si indication contraire : « Senlis (602612 - Commune), Chiffres clés, Évolution et structure de la population, octobre 2010 », sur statistiques-locales.insee.fr, p. 1, 3-4 ; et « Oise (60 - Département), Chiffres clés, Évolution et structure de la population, octobre 2010 », sur statistiques-locales.insee.fr, p. 1, 3-4.
  107. Cf. « Commune : Senlis - 60612 ; NAT1 - Population totale par sexe, âge et nationalité - Niveau agrégé », sur recensement.insee.fr (consulté le 18 mars 2011), « Commune : Senlis - 60612 ; NAT2 - Population totale par sexe, type d'activité et nationalité - Niveau agrégé », sur recensement.insee.fr (consulté le 18 mars 2011) et « Commune : Senlis - 60612 ; IMG1 - Population totale par sexe, âge, type d'activité et situation quant à l'immigration », sur recensement.insee.fr (consulté le 18 mars 2011).
  108. Cf. « Commune : Creil - 60175 ; NAT1 - Population totale par sexe, âge et nationalité - Niveau agrégé », sur recensement.insee.fr (consulté le 18 mars 2011), « Commune : Creil- 60175 ; NAT2 - Population totale par sexe, type d'activité et nationalité - Niveau agrégé », sur recensement.insee.fr (consulté le 18 mars 2011) et « Commune : Creil - 60175 ; IMG1 - Population totale par sexe, âge, type d'activité et situation quant à l'immigration », sur recensement.insee.fr (consulté le 18 mars 2011).
  109. « Évolution et structure de la population à Senlis en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 11 novembre 2010)
  110. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 11 novembre 2010)
  111. Cf. « Senlis (60612 - Commune), Chiffres clés, Évolution et structure de la population, octobre 2010 », sur statistiques-locales.insee.fr, p. 5 et 9 ; et « Oise (60 - Département), Chiffres clés, Évolution et structure de la population, octobre 2010 », sur statistiques-locales.insee.fr, p. 5 et 10.
  112. Cf. « Résumé statistique national (fichier Excel) », sur statistiques-locales.insee.fr (consulté le 18 mars 2011).
  113. Source pour l'ensemble des données: « Senlis (60612 - Commune), Chiffres clés, Évolution et structure de la population, octobre 2010 », sur statistiques-locales.insee.fr, p. 2, 4-5, 8-10 et 14 ; et « Oise (60 - Département), Chiffres clés, Évolution et structure de la population, octobre 2010 », sur statistiques-locales.insee.fr, p. 2, 4-5, 8-11 et 15.
  114. Bien que l'INSEE ne définit pas d'autres catégories qu'appartements et maisons, 0,4 % des logements ne sont ni des appartements, ni des maisons en 2007, et pour 1999, ce taux était même de 2,7 %.
  115. Source pour l'ensemble des données: « Senlis (60612 - Commune), Chiffres clés, Évolution et structure de la population, juin 2010 », sur statistiques-locales.insee.fr, p. 12-13 ; et « Oise (60 - Département), Chiffres clés, Évolution et structure de la population, juin 2010 », sur statistiques-locales.insee.fr, p. 13-14.
  116. Cf. « Annuaire des établissements scolaires de l'académie », sur Académie d'Amiens (consulté le 30 août 2009)
  117. « Liste des établissements », sur DDEC de l'Oise (consulté le 30 août 2009)
  118. Cf. le bulletin municipal Senlis en bref, no 230, mai 2008, 8 p. ; p. 7 Lire en ligne.
  119. « Présentation de l'hôpital », sur ch-senlis.fr (consulté le 30 août 2009)
  120. Cf. le bulletin municipal no 239, op. cit., p. 10 ; Lire en ligne.
  121. « présentation de la clinique », sur Polyclinique Saint-Joseph (consulté le 30 août 2009)
  122. Pour une présentation de la clinique, cf. le bulletin municipal Senlis Ensemble, no 236, décembre 2008, 16 p. ; p. 7 ; Lire en ligne.
  123. Renseignements obtenus en effectuant une recherche avec le service « Pages jaunes », sur pagesjaunes.fr (consulté le 1er juin 2011).
  124. « Communautés de ma paroisse », sur Paroisse Saint-Rieul (consulté le 30 août 2009)
  125. Cf. « page d'accueil de la communauté évangélique de Senlis », sur epes.com (consulté le 30 août 2009)
  126. Selon les renseignements donnés par le site officiel de la ville de Senlis, sans tenir compte des associations ou clubs ayant leur siège dans une autre commune, et sans tenir compte des activités sportives se déroulant dans un cadre commercial, dans la mesure que les informations disponibles permettent des les identifier ; cf. « Les associations sportives », sur Senlis (site officiel) (consulté le 7 juin 2011).
  127. « Le sport à Senlis », sur Ville de Senlis (consulté le 30 août 2009)
  128. Cf. Eugène Müller, Essai d'une monographie des rues, places et monuments de Senlis, 3e partie, op. cit., p. 22. La fosse aux Ânes est identique à l'endroit en bas de la tour du Jeu d'Arc et de la plate-forme du Montauban, où se trouvait la porte aux Ânes à proximité.
  129. Cf. « Équipements sportifs », sur Senlis (site officiel) (consulté le 31 mai 2011).
  130. Cf. le bulletin municipal Senlis Ensemble, no 243, juillet-août 2009, 12 p. ; p. 2 ; Lire en ligne.
  131. Cf. le bulletin municipal Senlis Ensemble, no 252, mai 2010, 12 p. ; p. 1 ; Lire en ligne.
  132. Cf. « Beauvais (60057 - Commune), Chiffres clés, Évolution et structure de la population, octobre 2010 », sur statistiques-locales.insee.fr, p. 5.
  133. Cf. « Compiègne (60159 - Commune), Chiffres clés, Évolution et structure de la population, octobre 2010 », sur statistiques-locales.insee.fr, p. 5.
  134. Cf. « Creil (60175 - Commune), Chiffres clés, Évolution et structure de la population, octobre 2010 », sur statistiques-locales.insee.fr, p. 5.
  135. a, b et c Pour l’ensemble des données statistiques : « Senlis (60612 - Commune), Chiffres clés, Évolution et structure de la population, octobre 2010 », sur statistiques-locales.insee.fr, p. 5-7 et 17-18 ; et « Oise (60 - Département), Chiffres clés, Évolution et structure de la population, octobre 2010 », sur statistiques-locales.insee.fr, p. 5-7 et 18-19.
  136. a et b Cf. « Développement économique et social », sur ville-senlis.fr (consulté le 17 mars 2011).
  137. L’INSEE ne recensant pas séparément le nombre d’établissements de cinquante à quatre-vingt-dix-neuf salariés et de cent salariés ou plus (contrairement au nombre des postes salariés), ce nombre a dû être calculé en fonction des autres indications dans certains cas ; toutefois, un tel calcul n’est pas possible avec les données disponibles pour les secteurs du commerce et de la réparation auto et pour le secteur de l’administration publique, de l’enseignement, de la santé et de l’action sociale.
  138. Situation avril 2011.
  139. En partie comptabilisés par l'INSEE dans le secteur des services, car l'effectif total de l'industrie senlisienne n'atteint même pas le chiffre indiqué. Source pour le nombre d'emplois : « Electrolux Home Products France », sur societe.com (consulté le 17 mars 2011) et « Electrolux-Logistics », sur societe.com (consulté le 17 mars 2011).
  140. Cf. « Fermod », sur societe.com (consulté le 17 mars 2011).
  141. Cf. « Planet-Wattohm », sur societe.com (consulté le 17 mars 2011).
  142. Son effectif a baissé considérablement depuis 2005, quand il était de 1 100 (cf. Communiqué de presse : Senlis, le 23 septembre 2005, Sanef, partenaire exclusif des Rendez-Vous de Septembre de Senlis, sur le site de SANEF), car les salariés des établissements d’au moins cent salariés du secteur des transports et services divers n’est que de 945 pour trois établissements, dont il faut déduire Keolis et le CETIM.
  143. Cf. « Keolis Oise », sur societe.com (consulté le 17 mars 2011).
  144. Cf. « coopérative agricole Val France », sur societe.com (consulté le 17 mars 2011).
  145. Cf. « Présentation des commerces de la ville », sur ville-senlis.fr (consulté le 16 mars 2011).
  146. Cf. le bulletin municipal Senlis Ensemble, no 239, mars 2009, 12 p. ; p. 1 ; Lire en ligne.
  147. Cf. « Histoire de la ligne », sur patrick.serou.free.fr (consulté le 15 mars 2010). La fermeture au trafic de marchandises intervient en 1960 entre Chantilly et Saint-Firmin, cette dernière gare restant desservie depuis Senlis et Ormoy-Villers jusqu'en 1971.
  148. Cf. article de Victor Fortunato dans le quotidien régional Le Parisien du jeudi 24 juillet 2003.
  149. Cf. « Réseau/Collectivité organisatrice », sur oise-mobilite.fr (consulté le 15 mars 2011).
  150. Cf. la fiche horaire TER Picardie : « Roissy-Senlis-Creil », sur telechargement.ter-sncf.com (consulté le 15 mars 2011).
  151. Cf. « Le Sud de l’Oise confié à Keolis pour 12 ans », sur keolis.com (consulté le 15 mars 2011). Jusqu'au 31 décembre 2008, Keolis Oise n'avait exploité qu'une partie des lignes de ce réseau, entre Senlis, Chantilly, Orry-la-Ville et Creil, ainsi qu'entre Chantilly et ces deux dernières villes.
  152. Cf. « Tarifs », sur oise-mobilite.fr (consulté le 15 mars 2011).
  153. a et b Cf. les fiches horaires des lignes accessibles via le moteur de recherche sur le site Oise-Mobilité.
  154. Les nombreux cars supplémentaires mis en place les jours scolaires (y inclus les samedis scolaires) admettent l'ensemble des voyageurs aux mêmes conditions tarifaires que les services circulant toute l'année.
  155. a et b Cf. « Commune : Senlis - 60612 ; NAV2A - Population active de 15 ans ou plus ayant un emploi par sexe, lieu de travail et moyen de transport - Niveau agrégé », sur recensement.insee.fr (consulté le 18 mars 2011).
  156. Horaires et plan du réseau téléchargeables en [PDF] à partir du site « Dès le 1er Octobre, un TUS plus adapté », sur Senlis (site officiel) (consulté le 27 septembre 2012).
  157. « Cathédrale Notre-Dame », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  158. « Bibliothèque du chapitre », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  159. « Arènes », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  160. Cf. « Visite des arènes gallo-romaines », sur Office de tourisme de Senlis.
  161. « Château royal et prieuré Saint-Maurice », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  162. « Château royal et prieuré Saint-Maurice, dossier d'inventaire », base Mérimée, ministère français de la Culture
  163. Cf. le dépliant sur les musées édité par l'Office de tourisme : Lire en ligne.
  164. « Abbaye Saint-Vincent », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  165. Pour voir le site du lycée privé : « Lycée Saint-Vincent », sur lycee-stvincent.fr (consulté le 28 mars 2011).
  166. Cf. « Histoire et patrimoine », sur senlis-tourisme.fr (consulté le 28 mars 2011).
  167. « Église Saint-Aignan », base Mérimée, ministère français de la Culture
  168. Jean-Marc Femolant, L'espace Saint-Aignan à Senlis, dans : Marc Durand (sous la direction de), Senlis archéologique et monumental : Saint-Pierre, Saint-Aignan, le Palais Épiscopal, Société d'histoire et d'archéologie de Senlis, Senlis, 1995, 222 p. ; p. 159-180.
  169. « Collégiale Saint-Frambourg », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  170. « Église Saint-Pierre », base Mérimée, ministère français de la Culture
  171. Selon Durand et Bonnet-Laborderie, l'utilisation comme annexe de la caserne de l'ancien séminaire ne commence qu'en 1843, mais il faut alors s'interroger où les chevaux furent jusque-là hébergés, et à quoi servit l'ancienne église entre 1832 et 1843.
  172. Cf. le bulletin de liaison no 46 de l'association « Sauvegarde de Senlis » de mars 2010, p. 3 et 8 ; Lire en ligne.
  173. « Ancien palais épiscopal », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  174. Cf. Société d'histoire et d'archéologie de Senlis, Comptes-rendus et mémoires, années 1927-28, Senlis 1929, p. LXIII et XXXV ; Eugène Müller, Guide dans les rues et environs de Senlis, Imprimerie Ernest Payen, Senlis 1887, 142 p. ; p. 11 ; Anonyme, Senlis - ses curiosités, ses monuments, ses environs, Office de tourisme de Senlis, Senlis ca. 1908-10, 56 p. ; p. 31.
  175. Cf. le bulletin de liaison no 46 de l'association « Sauvegarde de Senlis » de mars 2010, p. 8 ; Lire en ligne.
  176. « Charité », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  177. « Logis du Haubergier », base Mérimée, ministère français de la Culture
  178. Cf. Société d’histoire et d’archéologie de Senlis, Comptes-rendus et mémoires, années 1927-28, Senlis 1929, p. XXXV et LIV-LXXII.
  179. Cf. Jean Davidsen, Georges Lastic Saint-Jal et Françoise Amanieux, L'Oise (collection Richesses de France), Delmas, Paris 1958, p. 152 ; Lire en ligne.
  180. « Hôtel de Faucigny-Lucinge », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  181. Cf. Jean Vergnet-Ruiz, « Les rues et monuments de Senlis (suite) : La rue de Beauvais (suite) », Sauvegarde de Senlis, Senlis, vol. 5 « 4e trimestre »,‎ octobre-décembre 1970, p. 11-14.
  182. « Enceinte gallo-romaine », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  183. Cf. Adrien Blanchet, Les enceintes romaines de la Gaule: étude sur l'origine d'un grand nombre de villes françaises, op. cit., p. 112-116 ; et Ernest Dupuis et Jules Flammermont, Recherches sur la date de l'enceinte de Senlis dite la cité, dans : Comité Archéologique de Senlis, Comptes-rendus et Mémoires, année 1876, Senlis 1877, 206 p. ; p. 11-18 ; Lire en ligne.
  184. « Rempart médiéval », base Mérimée, ministère français de la Culture
  185. « Notice no PA00114905 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  186. « Hôtel de Vermandois », base Mérimée, ministère français de la Culture
  187. « Hôtel des Trois-Pots », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  188. « Hôtel-dieu », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  189. Cf. Amédée Vicomte de Caix de Saint-Aymour, Topographie médicale de Senlis en 1785, dans : Comité Archéologique de Senlis, Comptes-rendus et Mémoires, année 1912, Senlis 1913, 310 p. ; p. 102-106 ; Lire en ligne.
  190. « Hôtel des Trois-Morts », base Mérimée, ministère français de la Culture
  191. « Hôtel de la Chancellerie », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  192. « Hôtel de ville », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  193. « Couvent des carmes », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  194. « Couvent de la présentation », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  195. « Hôtel de Rasse », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  196. « Ancienne gare », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  197. « Ancien séminaire », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  198. Cf. Alfred Driard, Senlis sous l'Ancien Régime : Affaires ecclésiastiques, dans : Comité Archéologique de Senlis, Comptes-rendus et Mémoires, années 1900-01, Senlis 1902, 336 p. ; p. 35-40 ; Lire sur Gallica.
  199. Le renseignement donné par la base Mérimée, que l'ancien séminaire aurait servi de musée dans le passé, repose sur une erreur. Aucun des quatre musées de Senlis n'a jamais été installé dans ce bâtiment, et la littérature ne contient aucune référence vers un autre musée ; cf. Claude Finon, « Histoire des musées de Senlis », Société d'Histoire et d'Archéologie de Senlis, Comptes-rendus et mémoires, Senlis,‎ 2000-2001, p. 89-113.
  200. « Chantrerie Saint-Rieul », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  201. « Hôtel de Cornouailles », base Mérimée, ministère français de la Culture
  202. Cf. Société d'Histoire et d'Archéologie de Senlis, Comptes-rendus et mémoires, années 1931-1933, Senlis 1934, 290 p. ; p. CXXIX-CXXX (contribution de Félix Louat) ; Lire sur Gallica. La mention « ancienne maison canoniale Sainte-Anne » sur la plaque commémorative à côté du portail ne peut s'expliquer, car il n'y a pas eu de chapitre Sainte-Anne à Senlis.
  203. « Valgenceuse », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  204. « La Victoire », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  205. Cf. Société d'Histoire et d'Archéologie de Senlis, Comptes-rendus et mémoires, années 1927-28, Senlis 1929, 242 p. ; p. LXIII.
  206. « Bulletin municipal « Senlis en bref », n° 218, avril 2007 » [PDF], sur Bibliothèque municipale de Senlis (consulté le 18 juin 2012).
  207. « Réouverture du musée d'art et d'archéologie », sur Musées de Senlis (site officiel) (consulté le 24 juin 2012).
  208. Cf. le bulletin municipal Senlis Ensemble, no 236, décembre 2008, 16 p. ; p. 9 ; Lire en ligne.
  209. Cf. le bulletin municipal « Senlis en bref », no 221, juillet-août 2007, 8 p. ; p. 3 ; Lire en ligne.
  210. Cf. « Polémique autour des Rendez-Vous de septembre », Le Parisien, 14 janvier 2009.
  211. Cf. « Le Cinéma Jeanne d'Arc », sur Senlis (site officiel) (consulté le 7 juin 2011).
  212. Cf. Comité Archéologique de Senlis, Comptes-rendus et Mémoires, années 1862-63, Senlis 1864, 352 p. ; p. v, ix-xii et VII ; Lire sur Gallica.
  213. Cf. Henri-Louis-Joseph Blond, Fouilles des Arènes de Senlis en 1865, dans : Comité Archéologique de Senlis, Comptes-rendus et Mémoires, année 1865, Senlis 1866, 260 p. ; p. 143-162 ; Lire sur Gallica.
  214. Cf. Comité Archéologique de Senlis, Comptes-rendus et Mémoires, année 1868, Senlis 1869, 248 p. ; p. IV-V ; Lire sur Gallica.
  215. Cf. Société d'Histoire et d'Archéologie de Senlis, Comptes-rendus et Mémoires, années 1919-20, Senlis 1921, page de titre.
  216. Pour une liste des volumes et un bref répertoire des mémoires qu'ils contiennent, avec des références bibliographiques, totalisant plus de 17 600 pages, voir le site de l'association : « Publications », sur Société d'histoire et d'archéologie de Senlis (consulté le 16 juin 2011). Tous les volumes jusqu'en 1939 sont consultables sur Gallica : Liste des volumes disponibles en ligne.
  217. bibliothèque municipale
  218. André de Maricourt, En flânant dans Senlis, Imprimeries Réunies, Senlis 1930, 184 p.
  219. André de Maricourt, Nouvelles flâneries dans Senlis & alentour, Imprimeries Réunies, Senlis 1931, 190 p.
  220. [PDF]Lire en ligne (80 p.).
  221. André de Maricourt, Le Drame de Senlis : journal d'un témoin avant, pendant, après août-décembre 1914, Bloud et Gay, Paris 1917, 287 p.
  222. Pour sa biographie, cf. cet article nécrologique : Étienne Guillemot, « André de Maricourt », Bibliothèque de l'école des chartes, vol. 106, no 2,‎ 1946, p. 430-433 (lire en ligne).
  223. Cf. Gérard de Nerval, Œuvres complètes, tome III, Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard p.  278-281.
  224. Cf. Gérard de Nerval, Œuvres complètes, tome III, op. cit., p.  488-489.
  225. Cf. Gérard de Nerval, Œuvres complètes, tome III, op. cit., p.  690-691.
  226. Cf. Edouard Cœurdevey, Carnets de guerre 14-18 : un témoin lucide, Plon, collection Terre Humaine, p. 117.
  227. Cf. Edouard Cœurdevey, Carnets de guerre 14-18 : un témoin lucide, op. cit., p. 805.
  228. Liste de tournages sur le site L2TC.com ainsi que Michel Lalande, Claps sur Senlis : l'histoire du cinéma à Senlis, Pont-Sainte-Maxence, 1997, 125 p.
  229. Catalogue Yvert et Tellier, Tome 1
  230. http://www.bmsenlis.com/sitebmsenlis/galerie/picture.php?/951/category/202