Parvis

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Parvis de justice de l'église Sainte-Radegonde à Poitiers, possède une banquette de pierre, où s'asseyaient les juges. Le prieur, qui était nommé par l'abbesse de l'abbaye Sainte-Croix, siégeait au centre, où le mur est plus haut.

Un parvis est l'espace ouvert devant l'entrée d'une église dont le périmètre est délimité par une clôture. En l'absence de cette dernière, on parle de place-parvis[1]. Le mot parvis est issu du même étymon latin que le terme paradis et pouvait encore avoir ce dernier sens au Moyen Âge.

À l'époque paléochrétienne et jusqu'à la période carolingienne, l'église était précédé d'un atrium destiné à accueillir les catéchumènes.

Au Moyen Âge, la plupart des parvis délimités par un garde-corps étaient restreints et écrasés par l'église. Places propices au commerce comme les nefs des églises, elles étaient souvent encombrées des étaux de marchands (boutiques des marchands de cierges, de parchemin, de vendeurs d'oublies, libraires), les emplacements étant alloués par les chapitres ou les fabriques[2]. Des habitations privées pouvaient être adossées contre l'église. De nombreuses fêtes publiques et les foires tenues le jour de la fête du patron de l'église paroissiale, se déroulaient sur le parvis. Des pièces de théâtre appelées mystères y étaient représentées entre les XIe et XVe siècles. Aux XIXe et XXe siècles, ils ont souvent été considérablement élargis, alors qu'ils sont situés sur le fonds en domaine privé et fréquemment protégés par une grille, afin d'offrir un recul suffisant à la personne désirant admirer la façade du bâtiment.

Parvis de justice[modifier | modifier le code]

On appelle « parvis de justice » une de ces places aménagées pour rendre la justice. Il arrivait en effet fréquemment que le chapitre ou l'abbaye soit doté de pouvoirs de justice : elle était alors rendue à l'extérieur, en public, et devant l'église.

Autres types de parvis[modifier | modifier le code]

Par extension, on parle de parvis (ancienne place-parvis) pour les espaces du domaine public s'étendant aux pieds d'édifices monumentaux, même dénués de caractère religieux. Par exemple : le « parvis de la Défense » ou simplement le parvis d'une gare.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Mathilde Lavenu, Victorine Mataouchek, Dictionnaire d'architecture, Éditions Jean-Paul Gisserot,‎ 1999, p. 93
  2. Alain Erlande-Brandenburg, Autour de Notre-Dame, Action artistique de la ville de Paris,‎ 2003, p. 168

Voir aussi[modifier | modifier le code]