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Amfreville-la-Mi-Voie

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Amfreville-la-mi-Voie
La mairie.
La mairie.
Blason de Amfreville-la-mi-Voie
Blason
Amfreville-la-Mi-Voie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Rouen
Canton Darnétal
Intercommunalité Métropole Rouen Normandie
Maire
Mandat
Luc Von Lennep
2014-2020
Code postal 76920
Code commune 76005
Démographie
Gentilé Amfrevillais
Population
municipale
3 221 hab. (2014)
Densité 828 hab./km2
Population
aire urbaine
532 559 hab.
Géographie
Coordonnées 49° 24′ 10″ nord, 1° 07′ 52″ est
Altitude Min. 3 m – Max. 145 m
Superficie 3,89 km2
Localisation

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Amfreville-la-mi-Voie
Liens
Site web amfreville-la-mivoie.org

Amfreville-la-mi-Voie est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime, en Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Amfreville-la-mi-Voie est située à 5 km au sud de Rouen, sur la rive droite et la rive gauche de la Seine, dans le canton de Darnétal.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Bonsecours Rose des vents
Sotteville-lès-Rouen, Saint-Étienne-du-Rouvray N Le Mesnil-Esnard
O    Amfreville-la-Mi-Voie    E
S
Oissel Belbeuf

Transports[modifier | modifier le code]

La ligne de bus 11 permet de rejoindre le centre-ville de Rouen en une vingtaine de minutes, avec un bus toutes les 25 minutes en moyenne.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Amfreville-la-Mivoie est mentionnée sous les formes Offredivilla, Offrevilla 1205 et Offreville jusqu'au XVIe siècle[1].

Les formes anciennes indiquent que le premier élément Amfre- d’Amfreville n'est pas analogue à celui des autres Amfreville de Normandie. En effet, pour ces derniers, elles sont toutes du type Ansfridivilla, Ansfredivilla[1], dans lesquels le premier élément représente manifestement l'anthroponyme vieux norrois Ásfríðr, le plus souvent de genre féminin, et qui se perpétue dans les noms de famille normand Anfry et Lanfry (< l'Anfry). Il s'est confondu avec le nom de personne francique Ansfred, d'où le patronyme normand Anfray.

Dans le cas d'Amfreville-la-Mi-Voie, aux vues des formes anciennes, il est préférable d'avoir recours à son équivalent vieil anglais Ōs-ferð (Osferth) de même étymologie germanique.

La toponymie ancienne des environs est constituée de nombreux noms de lieux scandinaves ou anglo-scandinaves : Boos, Belbeuf, Le Thuit, Normare, Bouquelon, Inglemare, etc.

Le déterminant complémentaire la-mi-Voie, attesté en 1395, évoque la route de Rouen à Pont-de-l'Arche qui traverse ce village (cf. le Boullay-Mivoye sur la route de Dreux à Chartres)[1].

Lescure, lieu-dit d'Amfreville-la-Mi-voie, a laissé son nom à un quai de Seine : quai Lescure. Contrairement aux apparences, il ne semble pas s'agir du nom de personne méridional Lescure qui aurait été importé et qui est issu des toponymes occitans du type Lescure. En effet, il est déjà attesté sous la forme Scurra vers 1055. La conservation du s devant le c est graphique et sert à indiquer un [e] ou un [ɛ] (cf. Ménesqueville).

Ernest Nègre explique le mot escure comme un ancien terme de langue d’oïl signifiant « grange » et que l'on retrouve dans Escures-sur-Favières (Calvados, Escurium 1154) et Xures (Meurthe-et-Moselle, Scuris 1103), ainsi que les lieux-dits Escures à Commes et à Saint-Jean-le-Blanc, également situés dans le département du Calvados. Ce même terme se retrouve en langue d’oc, mais le type toponymique est plutôt Lescure (cf. ci-dessus)[2].

L'étymologie d’escure est germanique, d'une racine *skūr- (vieux haut allemand sciura, scûra > Scheuer « grange », néerlandais schuur, danois skure « abris »), plutôt francique au nord (voire saxon dans le Calvados) et gotique au sud.

Histoire[modifier | modifier le code]

Une seule berge était aménagée pour le halage, la rive gauche de la Seine étant inondable et donc souvent marécageuse, les ouvriers du fleuve n'avaient que le choix de passer par Amfreville-la-mi-Voie.

Autrefois commune industrielle (fabrique d'alun ou de nitrate de plomb, fonderie…) et berceau de la batellerie (chantiers navals), Amfreville ne compte plus actuellement qu’une seule entreprise importante, Tréfimétaux, devenu Pirelli puis Prysmian, spécialisée dans la fabrication de câbles.

Considérée pendant de très nombreuses années uniquement comme un axe de circulation (on comptait jusqu’à 18 000 véhicules par jour en centre-ville), la commune respire depuis l’ouverture de la déviation de la RN 15 en 1997 (aujourd'hui, RD 6015), mais y a perdu plus de 50 % de ses commerçants. Cet évènement a permis d’engager la réhabilitation du centre-ville et d’accélérer la mutation décidée il y a une quinzaine d’années avec l’urbanisation de la zone pavillonnaire des Hauts Vallons.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1902   Keittinger    
1936   Jacob    
  1967 Maurice Keittinger   manufacturier
1967   Léopold Féret    
  1983 Bernard Langlois PCF  
1983 2008 Claude Avisse PS  
mars 2008 en cours
(au avril 2014)
Luc Von Lennep PS instituteur

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 3 221 habitants, en augmentation de 4,78 % par rapport à 2009 (Seine-Maritime : 0,48 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
514 337 402 643 811 1 009 920 1 080 1 110
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 116 1 237 1 254 1 215 1 286 1 290 1 322 1 376 1 394
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 447 1 503 1 552 1 684 1 688 2 013 2 006 2 009 2 407
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
2 389 2 430 2 093 2 509 2 556 2 869 3 063 3 250 3 221
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (15,7 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (20,7 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,2 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 22,8 %, 15 à 29 ans = 20,8 %, 30 à 44 ans = 23,6 %, 45 à 59 ans = 18,6 %, plus de 60 ans = 14,2 %) ;
  • 52,2 % de femmes (0 à 14 ans = 22,5 %, 15 à 29 ans = 18,9 %, 30 à 44 ans = 24,3 %, 45 à 59 ans = 17,2 %, plus de 60 ans = 17,2 %).
Pyramide des âges à Amfreville-la-Mi-Voie en 2007 en pourcentage[7]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,6 
4,2 
75 à 89 ans
6,8 
9,8 
60 à 74 ans
9,8 
18,6 
45 à 59 ans
17,2 
23,6 
30 à 44 ans
24,3 
20,8 
15 à 29 ans
18,9 
22,8 
0 à 14 ans
22,5 
Pyramide des âges du département de la Seine-Maritime en 2007 en pourcentage[8]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,1 
5,6 
75 à 89 ans
9,1 
12,0 
60 à 74 ans
13,2 
20,9 
45 à 59 ans
20,2 
20,5 
30 à 44 ans
19,5 
20,9 
15 à 29 ans
19,2 
19,9 
0 à 14 ans
17,8 

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Centre culturel Simone-Signoret[modifier | modifier le code]

Implanté en bordure de Seine, sur l’emplacement de l’ancien château d'Amfreville, pour remplacer la salle des fêtes ne répondant plus aux normes de sécurité, ce bâtiment possède une architecture contemporaine.

Église Saint-Remi[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Remi.

De style « renaissance byzantine » (unique dans la région), elle a été érigée en centre ville en 1908 pour remplacer l’ancienne église devenue vétuste et difficile d’accès. C'est une réalisation de l'architecte Charles Lassive fortement inspirée (en beaucoup plus petit) par la Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre. A été construite en 1907 par les architectes Lassive et Lesueur. faite en béton et une des toutes premières à être construite sous le nouveau régime de la séparation de l'église et de l'état.En aout 2017 n'est plus un lieu de culte.

La mairie[modifier | modifier le code]

Achevée en 1884, sous la Troisième République, après bien des difficultés techniques et financières, la nouvelle école de garçons et le logement du directeur ont laissé place au cours du temps à la mairie et au musée du patrimoine des écoles.

Parc Lacoste[modifier | modifier le code]

Grâce aux nombreux sentiers qui y ont été aménagés, ce parc communal aux essences d’arbres riches et variées permet aux randonneurs de jouir de vues imprenables sur la vallée de la Seine et de rejoindre toutes les communes du plateau.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean Ulrich Guttinguer (1742-1825), homme politique, y est mort.
  • Ulric Guttinguer (1787-1866), poète, y a vécu.
  • Albert Lemaire, combattant de la résistance, mort en déportation en 1942 à Auschwitz[9].
  • André Durand, (1807-1867) artiste - dessinateur né en cette ville.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Amfreville-la-Mi-Voie

Les armes de la commune d'Amfreville-la-Mi-Voie se blasonnent ainsi :
Parti: au 1er mi-parti d'azur à l'ancre de sable cordée et bordée d'or, au 2e mi-parti de gueules à la roue dentée d'argent; à la cotice en barre de sinople bordée d'or brochant sur le tout et entravaillée dans l'ancre et la roue dentée; le tout sommé d'un chef parti: au 1er de gueules à deux léopards d'or, l'un au-dessus de l'autre, au 2e d'or à trois marteaux de gueules.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard, , 180 p. (ISBN 2-7084-0040-1, OCLC 6403150), p. 28.
  2. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France (lire en ligne)
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  7. « Évolution et structure de la population à Amfreville-la-Mi-Voie en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 6 novembre 2010)
  8. « Résultats du recensement de la population de la Seine-Maritime en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 6 novembre 2010)
  9. Plaque à Wildau