Amfreville-la-Mi-Voie

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Amfreville-la-mi-Voie
Amfreville-la-Mi-Voie
La mairie.
Blason de Amfreville-la-mi-Voie
Blason
Amfreville-la-Mi-Voie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Rouen
Intercommunalité Métropole Rouen Normandie
Maire
Mandat
Hugo Langlois
2020-2026
Code postal 76920
Code commune 76005
Démographie
Gentilé Amfrevillais
Population
municipale
3 273 hab. (2017 en augmentation de 2,12 % par rapport à 2012)
Densité 841 hab./km2
Population
agglomération
532 559 hab.
Géographie
Coordonnées 49° 24′ 10″ nord, 1° 07′ 52″ est
Altitude Min. 3 m
Max. 145 m
Superficie 3,89 km2
Élections
Départementales Canton de Darnétal
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Amfreville-la-mi-Voie
Liens
Site web amfreville-la-mivoie.fr

Amfreville-la-mi-Voie est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en région Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Amfreville-la-Mi-Voie est située à 5 km au sud de Rouen, sur la rive droite et la rive gauche de la Seine, dans le canton de Darnétal.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

La ligne de bus 11 permet de rejoindre le centre-ville de Rouen en une vingtaine de minutes, avec un bus toutes les 25 minutes en moyenne.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Amfreville-la-Mivoie est une mentionnée sous les formes Offredivilla, Offrevilla 1205 et Offreville jusqu'au XVIe siècle[1].

Les formes anciennes indiquent que le premier élément Amfre- d’Amfreville n'est pas analogue à celui des autres Amfreville de Normandie. En effet, pour ces derniers, elles sont toutes du type Ansfridivilla, Ansfredivilla[1], dans lesquels le premier élément représente manifestement l'anthroponyme vieux norrois Ásfríðr, le plus souvent de genre féminin, et qui se perpétue dans les noms de famille normand Anfry et Lanfry (< l'Anfry). Il s'est confondu avec le nom de personne francique Ansfred, d'où le patronyme normand Anfray.

Dans le cas d'Amfreville-la-Mi-Voie, aux vues des formes anciennes, il est préférable d'avoir recours à son équivalent vieil anglais Ōs-ferð (Osferth) de même étymologie germanique[1].

La toponymie ancienne des environs est constituée de nombreux noms de lieux scandinaves ou anglo-scandinaves : Boos, Belbeuf, Le Thuit, Normare, Bouquelon, Inglemare, etc.

Le déterminant complémentaire la-mi-Voie, attesté en 1395, évoque la route de Rouen à Pont-de-l'Arche qui traverse ce village (cf. le Boullay-Mivoye sur la route de Dreux à Chartres)[1], le nom s'explique parce que la commune se trouve, à peu près, à mi-chemin de Rouen et du Port-Saint-Ouen où se trouvait la première poste sur le grand chemin de Paris , le complément qui constitue un syntagme assez rare apparaît à la fin du XIVe siècle[2].

Lescure, lieu-dit d'Amfreville-la-Mi-voie, a laissé son nom à un quai de Seine : quai Lescure. Contrairement aux apparences, il ne semble pas s'agir du nom de personne méridional Lescure qui aurait été importé et qui est issu des toponymes occitans du type Lescure. En effet, il est déjà attesté sous la forme Scurra vers 1055. La conservation du s devant le c est graphique et sert à indiquer un [e] ou un [ɛ] (cf. Ménesqueville).

Ernest Nègre explique le mot escure comme un ancien terme de langue d’oïl signifiant « grange » et que l'on retrouve dans Escures-sur-Favières (Calvados, Escurium 1154) et Xures (Meurthe-et-Moselle, Scuris 1103), ainsi que les lieux-dits Escures à Commes et à Saint-Jean-le-Blanc, également situés dans le département du Calvados. Ce même terme se retrouve en langue d’oc, mais le type toponymique est plutôt Lescure (cf. ci-dessus)[3].

L'étymologie d’escure est germanique, d'une racine *skūr- (vieux haut allemand sciura, scûra > Scheuer « grange », néerlandais schuur, danois skure « abris »), plutôt francique au nord (voire saxon dans le Calvados) et gotique au sud.

Histoire[modifier | modifier le code]

Amfreville industrielle au début du siècle dernier.

Une seule berge était aménagée pour le halage, la rive gauche de la Seine étant inondable et donc souvent marécageuse, les ouvriers du fleuve n'avaient que le choix de passer par Amfreville-la-mi-Voie.

Autrefois commune industrielle (fabrique d'alun ou de nitrate de plomb, fonderie…) et berceau de la batellerie (chantiers navals), Amfreville ne compte plus actuellement qu’une seule entreprise importante, Tréfimétaux, devenu Pirelli puis Prysmian, spécialisée dans la fabrication de câbles.

Considérée pendant de très nombreuses années uniquement comme un axe de circulation (on comptait jusqu’à 18 000 véhicules par jour en centre-ville), la commune respire depuis l’ouverture de la déviation de la RN 15 en 1997 (aujourd'hui, RD 6015), mais y a perdu plus de 50 % de ses commerçants. Cet évènement a permis d’engager la réhabilitation du centre-ville et d’accélérer la mutation décidée il y a une quinzaine d’années avec l’urbanisation de la zone pavillonnaire des Hauts Vallons.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1874   Jean-Baptiste Cartier    
Les données manquantes sont à compléter.
1902 1910 Maurice Keittinger (1852-1910)   Manufacturier
Conseiller général
1927 1938 Michel Jacob    
1938 1939 Lucien Margris    
1946   H. Mignot    
1962 1967 Léopold Féret    
  mars 1983 Bernard Langloix PCF  
mars 1983 mars 2008 Claude Avisse PS  
mars 2008 juillet 2020[4] Luc Von Lennep PS Professeur des écoles retraité
juillet 2020[5],[6],[7] En cours Hugo Langlois PS  

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[9].

En 2017, la commune comptait 3 273 habitants[Note 1], en augmentation de 2,12 % par rapport à 2012 (Seine-Maritime : +0,04 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5143374026438111 0099201 0801 110
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 1161 2371 2541 2151 2861 2901 3221 3761 394
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 4471 5031 5521 6841 6882 0132 0062 0092 407
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
2 3892 4302 0932 5092 5562 8693 0223 0433 063
2013 2017 - - - - - - -
3 2503 273-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (15,7 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (20,7 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,2 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 22,8 %, 15 à 29 ans = 20,8 %, 30 à 44 ans = 23,6 %, 45 à 59 ans = 18,6 %, plus de 60 ans = 14,2 %) ;
  • 52,2 % de femmes (0 à 14 ans = 22,5 %, 15 à 29 ans = 18,9 %, 30 à 44 ans = 24,3 %, 45 à 59 ans = 17,2 %, plus de 60 ans = 17,2 %).
Pyramide des âges à Amfreville-la-Mi-Voie en 2007 en pourcentage[12]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90  ans ou +
0,6 
4,2 
75 à 89 ans
6,8 
9,8 
60 à 74 ans
9,8 
18,6 
45 à 59 ans
17,2 
23,6 
30 à 44 ans
24,3 
20,8 
15 à 29 ans
18,9 
22,8 
0 à 14 ans
22,5 
Pyramide des âges du département de la Seine-Maritime en 2007 en pourcentage[13]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,3 
90  ans ou +
1,1 
5,6 
75 à 89 ans
9,1 
12,0 
60 à 74 ans
13,2 
20,9 
45 à 59 ans
20,2 
20,5 
30 à 44 ans
19,5 
20,9 
15 à 29 ans
19,2 
19,9 
0 à 14 ans
17,8 

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Centre culturel Simone-Signoret[modifier | modifier le code]

Implanté en bordure de Seine, sur l’emplacement de l’ancien château d'Amfreville, pour remplacer la salle des fêtes ne répondant plus aux normes de sécurité, ce bâtiment possède une architecture contemporaine.

Église Saint-Remi[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Remi.

De style « renaissance byzantine » (unique dans la région), elle a été érigée en centre ville en 1908 pour remplacer l’ancienne église devenue vétuste et difficile d’accès. C'est une réalisation des architectes Charles Lassire[14] et Lesueur, fortement inspirée (en beaucoup plus petit) par la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre. Construite en 1907, le matériau retenu est le béton. L'une des toutes premières à être construite sous le nouveau régime de la séparation de l'église et de l'État, elle est désacralisée en .

La mairie[modifier | modifier le code]

Achevée en 1884, sous la Troisième République, après bien des difficultés techniques et financières, la nouvelle école de garçons et le logement du directeur ont laissé place au cours du temps à la mairie et au Musée du patrimoine des écoles.

Parc Lacoste[modifier | modifier le code]

Grâce aux nombreux sentiers qui y ont été aménagés, ce parc communal aux essences d’arbres riches et variées permet aux randonneurs de jouir de vues imprenables sur la vallée de la Seine et de rejoindre toutes les communes du plateau.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Amfreville-la-Mi-Voie

Les armes de la commune d'Amfreville-la-Mi-Voie se blasonnent ainsi :
Parti: au 1er mi-parti d'azur à l'ancre de sable cordée et bordée d'or, au 2e mi-parti de gueules à la roue dentée d'argent; à la cotice en barre de sinople bordée d'or brochant sur le tout et entravaillée dans l'ancre et la roue dentée; le tout sommé d'un chef parti: au 1er de gueules à deux léopards d'or, l'un au-dessus de l'autre, au 2e d'or à trois marteaux de gueules.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard, , 180 p. (ISBN 2-7084-0040-1, OCLC 6403150), p. 28.
  2. Christian Guerrin - Les compléments toponymiques dans les noms de communes de Seine-Maritime [article] Nouvelle revue d'onomastique Année 2000 - page 312.
  3. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France (lire en ligne)
  4. Florian Gambin, « Municipales 2020. Hugo Langlois tête de liste de la majorité sortante, à Amfreville, près de Rouen : Luc Von Lennep, maire sortant d'Amfreville-la-mi-Voie ne se représente pas pour les municipales 2020. C'est son premier adjoint Hugo Langlois qui sera candidat. Présentation », 76 actu,‎ (lire en ligne, consulté le 14 août 2020) « On va tout de suite éviter les polémiques, je ne suis ni lassé, ni fatigué, ni malade. La passion est toujours là, mais après deux mandats en tant que maire, je pense qu’il est temps de laisser la place », explique d’entrée de jeu Luc Von Lennep ».
  5. Isabelle Villy, « À Amfreville-la-mi-Voie, Hugo Langlois lassé des « attaques personnelles » : Le second tour des municipales à Amfreville-la-mie-Voie, près de Rouen (Seine-Maritime), opposera deux adjoints sortants : Hugo Langlois et Karima Paris. Explications », 76 actu,‎ (lire en ligne, consulté le 14 août 2020) « Le second tour des municipales 2020 à Amfreville-la-mi-Voie près de Rouen (Seine-Maritime) verra s’affronter dimanche 28 juin, deux listes, menées par… deux adjoints sortants. La troisième liste conduite par Aurélia Rousseeuw, un temps qualifiée de tendance Gilets Jaunes, ne sera finalement pas présente au second tour… ».
  6. Isabelle Villy, « Hugo Langlois vainqueur avec 100 voix d’écart à Amfreville-la-mi-Voie, près de Rouen : Cent voix d’écart ! C’est ce qui a séparé Hugo Langlois de Karima Paris, lors de ce second tour des élections municipales à Amfreville-la-mi-Voie près de Rouen (Seine-Maritime) », 76 actu,‎ (lire en ligne, consulté le 14 août 2020) « Le premier adjoint sortant Hugo Langlois a totalisé 55,84 % des suffrages, face à… une autre adjointe sortante, Karima Paris, qui a recueilli 44,15 % des voix. L’abstention a, là encore, marqué ce second tour des élections municipales et s’élève 57,77 % ».
  7. « À Amfreville-la-Mivoie, Hugo Langlois a ceint l’écharpe de maire : Sans surprise, le maire sortant Luc Von Lennep a passé le flambeau a son dauphin Hugo Langlois », Paris-Normandie,‎ (lire en ligne, consulté le 14 août 2020).
  8. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  12. « Évolution et structure de la population à Amfreville-la-Mi-Voie en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 6 novembre 2010)
  13. « Résultats du recensement de la population de la Seine-Maritime en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 6 novembre 2010)
  14. Nadine-Josette Chaline, L'église Saint-André, 2010.
  15. Plaque à Wildau