Villeurbanne

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Villeurbanne
Villeurbanne
L'hôtel de ville, place Lazare-Goujon.
Blason de Villeurbanne
Blason
Villeurbanne
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Circonscription départementale du Rhône
Métropole Métropole de Lyon
Arrondissement Lyon
Maire
Mandat
Cédric Van Styvendael
2020-2026
Code postal 69100
Code commune 69266
Démographie
Gentilé Villeurbannais
Population
municipale
147 712 hab. (2017 en augmentation de 0,98 % par rapport à 2012)
Densité 10 173 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 46′ 00″ nord, 4° 52′ 49″ est
Altitude Min. 165 m
Max. 189 m
Superficie 14,52 km2
Localisation
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Villeurbanne
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Liens
Site web www.villeurbanne.fr

Villeurbanne (/vi.lœʁ.ban/) est une commune, limitrophe de Lyon, située dans la métropole de Lyon en région Auvergne-Rhône-Alpes. Avec 147 712 habitants au , elle est la commune de banlieue la plus peuplée de France, devant Boulogne-Billancourt, située dans la banlieue parisienne. Elle est la 4e commune de la région Auvergne-Rhône-Alpes et la 21e ville de France par sa population[1].

Les habitants de Villeurbanne sont appelés les Villeurbannais[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation géographique[modifier | modifier le code]

Villeurbanne est une ville de France, limitrophe de Lyon sur la rive gauche du Rhône et qui forme aujourd'hui l'intra-muros avec cette dernière.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La commune est délimitée à l'ouest par le parc de la Tête d'Or (6e arrondissement de Lyon), au sud par le 3e arrondissement de Lyon, à l'est par Bron et Vaulx-en-Velin et au nord par le Rhône.

Topographie[modifier | modifier le code]

La commune s'étend sur le Velin (ou plaine de Lyon) à une altitude moyenne de 181 m.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Rhône vue depuis le Parc de la Feyssine

Le Rhône borde la commune au nord.

Villeurbanne est traversée par le canal de Jonage à l'est et par la Rize sur 3,7 km, aujourd'hui en majorité enterrée.

Géologie[modifier | modifier le code]

Les terres de Villeurbanne sont siliceuses et argileuses[3]. La partie arable du sol est constituée d'une dose moyenne d'acide phosphorique et de chaux, suffisamment d'azote et de potasse[d 1].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Villeurbanne est de type semi-continental (Cfb sur la classification de Köppen : « climat tempéré chaud, sans saison sèche, à été tempéré ») à influences méditerranéennes[4] dans lequel les précipitations sont plus importantes en été qu'en hiver.

Les étés sont chauds et orageux. Les hivers sont froids et secs, et marqués par des gelées fréquentes mais peu persistantes en raison de la concentration urbaine. Les chutes de neige sont possibles (20 jours/an en moyenne). La sensation de froid y est souvent renforcée par la bise. Les influences méditerranéennes se traduisent notamment par de fortes chaleurs au printemps et en été, ainsi que par des périodes de sécheresses estivales de plus en plus fréquentes ; et par des remontées d'épisodes méditerranéens à l'automne.

Le vent du Midi peut souffler violemment à cause de la compression de l'air dans la vallée du Rhône.

Tableau climatologique de Villeurbanne sur la période 1982-2012, à 172 m d'altitude.
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −0,6 0 2,8 5,6 9,3 12,8 14,9 14,4 11,8 7,4 3,6 0,5 6,9
Température moyenne (°C) 2,5 3,9 7,9 11 14,8 18,5 20,9 20,3 17,2 11,9 7 3,4 11,6
Température maximale moyenne (°C) 5,7 7,9 13 16,4 20,4 24,2 26,9 26,2 22,7 16,5 10,4 6,3 16,4
Précipitations (mm) 50 49 54 58 81 76 56 74 78 75 66 51 768
Diagramme climatique
JFMAMJJASOND
 
 
 
5,7
−0,6
50
 
 
 
7,9
0
49
 
 
 
13
2,8
54
 
 
 
16,4
5,6
58
 
 
 
20,4
9,3
81
 
 
 
24,2
12,8
76
 
 
 
26,9
14,9
56
 
 
 
26,2
14,4
74
 
 
 
22,7
11,8
78
 
 
 
16,5
7,4
75
 
 
 
10,4
3,6
66
 
 
 
6,3
0,5
51
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Infrastructures routières[modifier | modifier le code]

Le Cours Emile Zola, vue vers Lyon

Le boulevard périphérique de Lyon dessert de nombreux quartiers de Villeurbanne, longeant la ville au nord et à l'est, rejoignant la M6 à l'ouest de Lyon, via les tunnels de Caluire, de Rochecardon et de la Duchère, ainsi que la M7 au sud.

L'autoroute A42 y est connectée au niveau du quartier de Croix-Luizet et permet de rejoindre Bourg-en-Bresse ou Genève via l'A40. À 3 km à l'est, elle rejoint aussi l'A46 et la N346, qui constituent le contournement est de Lyon, reliant l'A7 (direction Orange) à Chasse-sur-Rhône au sud de Lyon, à L'A6 (direction Paris) au niveau de Villefranche-sur-Saône au nord de Lyon, desservant ainsi une grande partie de la banlieue est lyonnaise.

Les départementales D137 et D29 terminent leur course dans Villeurbanne.

Les principaux axes intra-muros sont, du nord au sud, le boulevard du 11 novembre 1918 et l'avenue Albert-Einstein, l'avenue Roger-Salengro, le cours Émile-Zola, le cours Tolstoï, la rue Jean-Jaurès et la rue Léon-Blum, la route de Genas, et sont tous plus ou moins orientés est-ouest.

L'axe nord-sud est principalement servi par le boulevard Laurent-Bonnevay (périphérique), et secondairement par de multiples petites rues.

Réseau cyclable[modifier | modifier le code]

Station Vélo'v à INSA Einstein

Le réseau de pistes et bandes cyclables est dense à Villeurbanne. La ViaRhona traverse la commune depuis le Parc de la Feyssine jusqu'à Saint-Jean, en direction du Parc de Miribel-Jonage.

La commune dispose depuis 2005 d'un système de vélos en location dénommé Velo'v qui maille le territoire grâce à de nombreuses stations.

Transports urbains[modifier | modifier le code]

La Métropole de Lyon dispose du premier réseau de transports en commun hors Île-de-France[5] avec 1,4 million de voyages par jour dont 755 000 voyages par jour et 212 millions par an en 2018 pour le seul réseau métro[réf. nécessaire].

Le SYTRAL, autorité organisatrice de la mobilité du département du Rhône et de la Métropole de Lyon, est chargé par cette dernière de la mission d'établissement du plan de déplacements urbains, donc des « déplacements doux » et du développement des transports en commun. Ceux-ci sont exploités sous la marque TCL par Keolis Lyon via un cahier des charges et une délégation de service public.

Le métro[modifier | modifier le code]

Station République sur la ligne de métro A

Deux lignes du métro de Lyon desservent Villeurbanne.

Le Métro de Lyon Ligne A relie Vaulx-en-Velin - La Soie, et sa connexion avec le Rhônexpress, à Perrache et sa gare ferroviaire. Six stations sont situées sur le territoire communal de Villeurbanne :

Le Métro de Lyon Ligne B relie la station Charpennes-Charles Hernu, située à la limite avec le 6e arrondissement de Lyon, à la station Gare d'Oullins dans le quartier de la Saulaie à Oullins. Elle dessert notamment la gare de Lyon-Part-Dieu.

Le tramway[modifier | modifier le code]

Les lignes de bus[modifier | modifier le code]

Un trolleybus de la ligne C2

Enfin, plus d'une dizaine de ligne de bus du réseau TCL desservent les différents quartiers de la ville :

  • Le trolleybus Bus en mode C Ligne C2 dessert la commune sur sa frange est dans le quartier de Charpennes-Tonkin.
  • Le trolleybus Bus en mode C Ligne C3 traverse Villeurbanne d'ouest en est au sud de la ville, reliant la gare St Paul, dans le quartier du « Vieux-Lyon », au nord de Vaulx-en-Velin, et desservant 11 stations au sein de la ville. La ligne dispose depuis 2019 d'un site propre intégral[6] dans sa traversée de Villeurbanne (Cours Tolstoï et rue Léon Blum)
  • La ligne Bus en mode C Ligne C11 dessert la partie sud de la ville de Maisons-Neuves à Laurent-Bonnevay.
  • Les lignes Bus en mode C Ligne C8 Ligne C9 Ligne C15 Ligne C26 Ligne C16 Ligne C17 et Bus TCL Ligne 7 Ligne 25 Ligne 27 Ligne 37 Ligne 57 Ligne 67 Ligne 69 Ligne 70

Projets d'extension du réseau sur Villeurbanne[modifier | modifier le code]

La ligne de tramway Tramway de Lyon Ligne T6, qui depuis novembre 2019 fait terminus à la station Hôpitaux Est - Pinel, sera prolongée jusqu'à la station la Doua - Gaston Berger[7] via les quartiers de Grandclément et de Gratte-ciel. Avec ce prolongement, la ligne T6 à Villeurbanne sera dotée de 12 stations et sera en correspondance avec :

Le temps de parcours entre Debourg et La Doua-Gaston Berger est estimé à 43 minutes. La mise en service prévisionnelle du prolongement est espérée en 2025.


Autopartage[modifier | modifier le code]

Un service d'autopartage a été créé par Lyon Par Auto en janvier 2008[8] et baptisée Citiz LPA depuis 2015. Ce service met à disposition des abonnés une centaine de véhicules répartis sur 42 stations sur le territoire de la Métropole de Lyon et de Villefranche-sur-Saône[9], dont 5 à Villeurbanne.

Le service d’autopartage Bluely, a lui été supprimé en 2020[10].

Desserte ferroviaire[modifier | modifier le code]

L'ancienne gare de Villeurbanne et actuelle station du tramway T3

Aujourd'hui, aucune ligne de chemin de fer ne dessert la ville. Le trafic de fret subsistant sur l'ancienne ligne de l'Est-Lyonnais a été interrompu en décembre 2003.

La voie a été reconstruite entre 2004 et 2006 pour accueillir la ligne de tramway T3 puis en 2010 le service Rhônexpress. Une des stations est aménagée sur l'ancienne gare ferroviaire et porte toujours le nom de Gare de Villeurbanne.

Néanmoins plusieurs lignes du réseau de transports en commun de Lyon relient directement Villeurbanne aux deux principales gares de l'agglomération : gare de Lyon-Part-Dieu (métro B, tramway 1, 3 et 4, C2, C3, C9, 25, 37, 70) et gare de Lyon-Perrache (métro A) ainsi que deux autres gares, celles de Lyon-Saint-Paul et le tram-train de l'Ouest lyonnais (C3) et depuis décembre 2013, la gare d'Oullins (métro B).

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Largement inondée par les crues du Rhône jusqu'au XIXe siècle, Villeurbanne est restée longtemps une commune rurale dispersant ses hameaux le long des grandes voies reliant le Lyonnais au Dauphiné. Lyon. Après la réalisation de la grande digue, commencée en 1856 et qui met la commune hors d’eau, le développement de Villeurbanne s’accélère, fortement lié à l’industrialisation. La double pression du développement industriel et d’un important besoin en logements a légué au territoire une forte mixité habitat-activités.

Quartiers[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune comporte plusieurs quartiers historiques. Ils peuvent être regroupés en trois zones :

Logement[modifier | modifier le code]

En 2017, le nombre total de logements dans la commune est de 83 272, alors qu'il était de 70 792 en 2007[I 1].

Parmi ces logements, 87,6 % sont des résidences principales, 3,5 % des résidences secondaires et 8,8 % des logements vacants (contre 6,9% en 2007 pour ces derniers). Ces logements étaient pour 91,8 % d'entre eux des appartements et pour 5,1 % des maisons individuelles[I 2].

En 2017, 35% des résidences principales sont occupés par leur propriétaire contre 67,3% en location, un taux plus important que celui de la Métropole de Lyon (55,3%). La part de logements HLM loués vides est de 18,6 % des résidences principales, leur nombre est de 13 553 contre 13 264 en 2007[I 3].

Villeurbanne a connu, au début du XXIe siècle, une croissance importante du nombre de logements neufs. Cela a correspondu à un cycle immobilier expansif avec un taux de construction neuve très élevé. Ce développement s’est essentiellement fait en renouvellement dans le tissu urbain existant (anciennes usines, maisons individuelles, etc.) et sur des opérations d’aménagement urbain.

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Espace libre après les démolitions de la rue Léon Chomel pour la ZAC Gratte Ciel Villeurbanne

De nombreux projets urbains sont en développement, dont les plus importants sont :

  • La ZAC Gratte-ciel centre-ville[11] vise à agrandir le centre-ville au nord par prolongement de l'avenue Henri-Barbusse. Le périmètre défini est de 7 hectares, qui accueilleront des logements, des commerces, des équipements publics (école Rosa Parks et reconstruction du lycée Pierre Brossolette notamment) et des bureaux.
  • La ZAC Villeurbanne La Soie[12], faisant partie du projet global du Carré de Soie, consiste en la création d'un nouveau quartier de 11 hectares avec espaces publics, logements, bureaux, commerces et équipements publics (dont une école et un gymnase)
  • Grandclément[13], qui concerne la requalification de la place Jules-Grandclément, de la rue Decorps et du boulevard Réguillon, en lien avec le passage du futur prolongement nord du tramway T6.
  • Le réaménagement du Cours Emile-Zola[14], effectué depuis 2014 en 4 phases.

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Son nom vient du latin villa urbana[15], qui désignait une grosse ferme datant de l'époque romaine (env. 40 av. J.-C.) et située aux environs de l’actuelle Poste de la place Jules-Grandclément.

Le nom du quartier des Charpennes vient du latin carpinum signifiant charme, arbre dont le quartier était fortement peuplé durant des siècles[a 1]. Une version plus fantaisiste prétend que le terme vient du fait que les rues étaient si mal entretenues que les chars peinaient[a 1].

Le quartier du Tonkin est créé en même temps que l'exposition internationale et coloniale de Lyon de 1894, aussi les noms du quartier et des rues le composant sont choisis en fonction des pays et capitales coloniales[a 2].

La dénomination du quartier de la Poudrette vient de l’élaboration et l’utilisation d'un engrais éponyme provenant de la dessiccation en plein air de matières fécales sur ces terres[a 3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au XIVe siècle, le village de Villeurbanne faisait partie du Dauphiné de Viennois, état féodal, dont le Rhône constituait la frontière occidentale. Lyon se trouvait alors en territoire étranger, et entretenait des rapports parfois tendus avec les Villeurbannais.

À la fin du règne du dauphin Humbert II de Viennois, en 1349, Villeurbanne fut rattaché en même temps que la province du Dauphiné de Viennois au Royaume de France alors sous le règne du roi Philippe VI de Valois. Le village n'en continua pas moins à faire partie de la province du Dauphiné, jusqu'à la suppression des administrations d'Ancien Régime par la Révolution.

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

En 1790, Villeurbanne rejoignit alors le tout nouveau département de l'Isère, dont Grenoble était la capitale, et fut inclus dans l'arrondissement de Vienne. Toujours à la Révolution, la commune de Villeurbanne se détache du mandement (la seigneurie) de Vaulx-en-Velin, et élit Étienne Debourg comme premier maire.

Carte du Rhône de Lyon à Villeurbanne en 1766

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Essentiellement agricole, la commune gagne en importance avec l'établissement en 1837 puis dans les années 1850 de digues pour contenir le Rhône, dont les crues épisodiques recouvraient jusqu'alors une grande partie de la plaine. Cette protection contre les inondations permit l'implantation d'usines dans le quartier des Charpennes, usines que l'on vit aussi sortir de terre dès le début du XIXe siècle en contrebas de l'actuelle place Grandclément. En 1852, la ville est détachée du département de l'Isère (dans l'arrondissement de Vienne), et rejoint le département du Rhône[16]. Elle refuse cependant à cette époque son rattachement à la ville de Lyon, à la différence d'autres faubourgs comme Vaise, la Guillotière ou la Croix-Rousse. Lyon s'est cependant approprié, en faisant passer une loi en 1894, la partie du Parc de la Tête d'Or située sur la commune de Villeurbanne pour poursuivre sa politique d'absorption de sa périphérie.

Ancienne Place de la Bascule, à l'emplacement de l'actuelle Place Charles Hernu

Vers la fin du XIXe siècle, Villeurbanne se développe rapidement comme banlieue ouvrière de Lyon (caractéristique qui se traduit encore aujourd'hui par un ancrage politique de gauche). À partir de 1899[17], Villeurbanne profite de la proximité de l'usine de Cusset sur le canal de Jonage, centrale hydroélectrique de basse chute. Villeurbanne participe ainsi à l'expansion lyonnaise, l'électricité dynamisant textiles, mécanique et chimie, en ajoutant ses activités propres. Une importante Verrerie Ouvrière va employer des spécialistes du verre et de l'Art qui en découle.

Vue de Villeurbanne depuis Crépieux vers 1930

Durant la guerre de 14-18, entreprises lyonnaises et entreprises repliées se lancent dans le matériel radio (construit d'abord rue Racine) et diverses sous-traitances innovantes comme l'électricité automobile. Un émetteur radiotélégraphique faisant la liaison entre l'Amérique et la Russie est installé en 1914 sur le terrain militaire de La Doua ; l'infrastructure compte alors huit pylônes de 120 m de haut[b 1]. La main-d'œuvre manque, les traitements sont modestes mais les promotions rapides. Outre les ouvriers réformés ou rappelés du front, on embauche des femmes, puis des coloniaux ou des étrangers. Le quartier du Tonkin loge de nombreux ouvriers vietnamiens, requis pour les industries chimiques lyonnaises. Villeurbanne voit également s'installer une importante colonie italienne.

En 1927, Lazare Goujon lance la construction du quartier gratte-ciel. C'est à la fois un programme social et un programme urbanistique créant un nouveau centre, en vue d'accélérer la fusion des villages constitutifs. Ce quartier accueille en 1934 l'hôtel de ville en remplacement de l’ancien situé place Jules-Grandclément, inauguré le [b 2]. Dans les années 1930 , Henri Seguin, fils de tué de Verdun crée son entreprise de bronzes d'Art, qui fournira les éclairages de nombreuses Mairies par la suite, après la guerre de 1939/45, époque où il se terre à Lyon, au bout du cours Henri (devenu cours du Docteur Long), artisan le jour et FFI la nuit avec son beau-frère ancien marin.

En 1944, lors de l'insurrection de Villeurbanne, la ville est libérée par les FTP-MOI et l'Union des juifs pour la résistance peu avant l'arrivée des troupes débarquées en Provence, puis reprise par les Allemands, et de nouveau libérée. Pendant la Seconde Guerre mondiale, de nombreux Résistants furent arrêtés par une Gestapo criminelle dirigée par Barbie, entre Villeurbanne et Montchat (tel le Docteur Long), les réseaux résistants ayant des antennes dans tous les quartiers de la métropole.

L'action des municipalités dans le développement de l'enseignement primaire et professionnel à Villeurbanne lors de la première moitié du XXe siècle joue un rôle important dans les carrières ultérieures des enfants de la commune[18].

Sur le terrain d'une ancienne caserne commence en 1957 l'édification de l'INSA de Lyon, Il est rejoint plus tard par l'université Claude-Bernard, constituant ainsi à la Doua un campus renommé d'une centaine d'hectares. Le boulevard Laurent Bonnevay, ceinturant la commune, initié en 1936, est achevé à la fin des années 1950.

Depuis 1960, les usines et petites propriétés sont progressivement remplacées par des immeubles d'habitation, facilitant le logement des classes moyennes.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Depuis le 4 juillet 2020, le maire de Villeurbanne est Cédric Van Styvendael. Il succède à Jean-Paul Bret qui occupait le poste depuis 2001.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Afin de rationaliser son organisation administrative, à compter de 1997, la ville a regroupé la gestion des quartiers en huit conseils[19] : Charpennes / Tonkin, Buers / Croix-Luizet, Cusset / Bonnevay, Cyprian / les-Brosses, Perralière / Grandclément, Ferrandière / Maisons-Neuves, Saint-Jean et Gratte-ciel / Dedieu / Charmettes et à mettre en place des instances inter-quartiers thématiques.

Police[modifier | modifier le code]

Les effectis de la police municipale de Villeurbanne sont de 39 agents en 2018[20].

Réticent à l'égard de l'efficacité alléguée de la vidéosurveillance, l'ancien maire Jean-Paul Bret avait doublé les effectifs de la police municipale, qui sont passés de 18 en 2001 à 40 en 2010[21]. Parallèlement, l'État a réduit les effectifs de la police nationale (200 agents dans la commune en 2002, 152 en 2010)[21]. Dans la ville, le nombre de procès-verbaux pour stationnement est en hausse, avec pas moins de 64 000 procès-verbaux dressés à Villeurbanne en 2016[22], mais le niveau de délinquance est marqué par une recrudescence, notamment dans certains quartiers[23].

Secours[modifier | modifier le code]

Le service départemental-métropolitain d’incendie et de secours du département du Rhône et de la métropole de Lyon (SDMIS) est chargé de la protection des personnes, des biens et de l'environnement sur la commune de Villeurbanne. Deux casernements sont établis à Villeurbanne : la caserne de la Doua et la caserne de Cusset.

Tribunaux[modifier | modifier le code]

Villeurbanne dispose d'un tribunal de proximité (tribunal d'instance) dans le quartier de Gratte-Ciel.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Voir l’image vierge
Localisation de Villeurbanne, Altenbourg
Moguilev, Bat Yam, Abanilla, Abovyan et El Eulma.

Au 3 février 2010, Villeurbanne est jumelée avec :

Par ailleurs, Villeurbanne a signé des accords de coopération[24] avec les communes de Radom en Pologne en 2000, de Sfax en Tunisie en 2001, de la province de Ganzouzour au Burkina Faso et de la commune de Dire Dawa en Éthiopie en 2009.

Relations internationales[modifier | modifier le code]

Cinq consulats étrangers sont installées sur le territoire de la commune : la Suisse, l'Espagne, le Japon, le Togo et l'Irlande[25].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[26],[Note 1]

En 2017, la commune comptait 147 712 habitants[Note 2], en augmentation de 0,98 % par rapport à 2012 (Rhône : +5,26 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 6171 6541 8342 1362 8262 9983 6774 2525 395
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
5 3395 8506 6637 4749 03311 17614 71517 94021 714
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
29 22033 89042 52656 11063 77582 03881 32282 39981 769
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
105 416119 879116 535115 960116 872124 215136 473145 034149 019
2017 - - - - - - - -
147 712--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[27] puis Insee à partir de 2006[28].)
Histogramme de l'évolution démographique

La ville de Villeurbanne est la deuxième commune de la métropole de Lyon et de la circonscription départementale du Rhône, la quatrième commune de la région Auvergne-Rhône-Alpes, la 20e commune la plus peuplée de France, et appartient à la deuxième unité urbaine de France[29]. C'est aussi la plus grande commune française à n'être que chef-lieu de canton et à ne pas être une ville-centre.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Primaire et secondaire[modifier | modifier le code]

Groupe scolaire Emile Zola

Villeurbanne comporte 26 écoles maternelles, 24 écoles élémentaires, 9 collèges et 5 lycées.

Enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

Bibliothèque de l'INSA de Lyon sur le campus de la Doua

Villeurbanne abrite le campus de la Doua, qui est le plus important site universitaire de l'agglomération lyonnaise. S'y trouvent notamment :

Et hors du campus de la Doua :

  • l'École Nationale de Musique de Danse et D'art Dramatique De Villeurbanne (ENM).
  • l'École de Cinéma Factory, à Cusset.
  • Un des cinq instituts régionaux d'administration (IRA), au Tonkin.

Institution Immaculée-Conception[modifier | modifier le code]

L'institution Immaculée-Conception est créée en 1846 par la congrégation des Sœurs de la Providence de Corenc[b 3] et selon les plans de la mère Sainte-Céleste[a 4], accueillant en 1854 un pensionnat catholique de jeunes filles jusqu'en 1905, date de la loi de séparation des Églises et de l'État où l'institution deviendra laïque. À la suite d'un accord avec l’État entre 1959 et 1962, l'institution redevient catholique[30]. L'« Immac » est aujourd'hui un ensemble scolaire constitué d'une école primaire, un collège et un lycée.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

La municipalité possède dix-neuf stades, treize salles de sports (dont trois de plus de mille cinq cents places), quatre boulodromes, trois piscines, cinq murs d’escalade et une dizaine de terrains de proximité. La ville compte plus de 200 clubs sportifs.

Match de l'ASVEL en 2017 au sein de l'Astroballe

La ville de Villeurbanne héberge un club omnisports, l'Association sportive de Villeurbanne Éveil lyonnais (ASVEL), dont la section basket évolue depuis longtemps en Pro A et a remporté 17 titres de champion de France de basket. L'équipe joue dans le salle de l'Astroballe.

Le Lyon-Villeurbanne Rhône XIII (Les Lions, jouant au Stade Georges-Lyvet) est un club de rugby à XIII évoluant en deuxième division (l'Élite 2).

L'ASUL Ultimate est un club d'Ultimate-frisbee évoluant dans l'élite nationale (Division 1 Open).

Le C.A.M.N. de Villeurbanne est un club d'athlétisme qui fut créé par des sportifs, dont le Président Thibaudier en a été le responsable au XXe siècle. On y retrouva de nombreux champions du lyonnais de sprint et demi-fond, et deux championnes d'Europe de 100 mètres. Dans les créateurs, Jean Chaintreuil, ancien du L.O.U., reste un des plus connus, à la fois sportif, responsable et entraîneur. Louis Challandon fut entraîneur dans les années 1960, et c'est l'entraîneur Pelletier qui a généré les derniers accords entre clubs comme l'ASVEL Athlétisme, ou Miribel-Ain.

Au mois de mars chaque année, la ville organise les foulées de Villeurbanne, une course de 10 km et une autre de 5 km à travers la ville. En 2019, l'ASVEL est prise totalement en mains par l'international Tony Parker.

Santé[modifier | modifier le code]

Villeurbanne est bien doté en équipement de santé, notamment :

  • L'hôpital des Charpennes, dans le quartier éponyme. Il fait partie du Groupement Hospitalier Centre des Hospices civils de Lyon (HCL).
  • Le Médipôle Lyon-Villeurbanne, ouvert en 2019, dans le quartier de Cusset-Léon Blum. D’une capacité d’accueil de 740  lits et places, il constitue l’un des plus grands établissements de santé privé de la région et regroupe plus de 50 spécialités médicales et chirurgicales sur un site unique.
  • La clinique Notre-Dame[32], dans le quartier de Grandclément, a pour vocation le traitement de la psychopathologie féminine.

Cultes[modifier | modifier le code]

Catholicisme[modifier | modifier le code]

Du point de vue du culte catholique, la ville de Villeurbanne relève de l'archidiaconé de Lyon et du diocèse de Lyon. Elle comporte plusieurs paroisses : Sainte-Madeleine-des-Charpennes, la Sainte-Famille à Croix-Luizet, la Résurrection, le Cœur-Immaculé-de-Marie, la Nativité, le Saint-Curé-d'Ars[33].

Protestantisme[modifier | modifier le code]

Le protestantisme est représenté par l'Église Évangélique de Réveil de Villeurbanne[34], rue Richelieu. Les autres églises évangéliques sont :

  • Église évangélique Action biblique, rue Jean Voillot.
  • Église évangélique de pentecôte, rue Jean Claude Vivant.
  • Église protestante évangélique, Petite rue Pasteur.
  • Église évangélique assemblée chrétienne, rue Jean Bertin.
  • Église néo apostolique, Cours André Philip.
  • Temple du Christ de la résurrection, rue Frédéric et Irène Joliot Curie.
  • Église de la Nouvelle Alliance, rue Francis de Pressensé.
  • Église évangélique MCI, rue Edouard Aynard.
  • Temple réformé, rue Jean Claude Vivant, démolie.

Islam[modifier | modifier le code]

On compte aussi 14 lieux de cultes musulmans, mosquées et salles de prière. Une grande mosquée, la mosquée Othmâne, rue Octavie, financée entièrement par les dons de fidèles, a été inaugurée en 2006. Elle peut accueillir environ un millier de personnes et compte également une bibliothèque ainsi qu’une école de langue arabe pouvant recevoir au moins 250 élèves[35].

Judaïsme[modifier | modifier le code]

On compte aussi deux synagogues, rue Malherbe et rue des Mûriers. La synagogue Keren Or, de culte juif libéral, rue Jules Vallès est installée aux Charpennes.

Autres cultes[modifier | modifier le code]

Les uniates de rite ukrainien disposent de l'église Saint-Athanase, rue Pierre Baratin.

Les Témoins de Jéhovah possèdent une salle du Royaume, rue des Jardins où se réunissent trois congrégations, l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours est présente avec une église commune aux deux paroisses de Lyon Villeurbanne et Lyon Gerland[36].

Le culte bouddhiste comporte deux bâtiments : un temple rue Raspail aux Gratte-ciel[37] et un temple Zen cours Tolstoï.

Un temple du culte antoiniste est aussi présent sur la commune. De style art roman, dédicacé en , il est situé 25 rue du Docteur Ollier, et inclus dans l'inventaire général du patrimoine culturel.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2017, le revenu fiscal médian par ménage était de 19 790  et 52% des ménages fiscaux étaient imposables[I 4].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2017, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 101 513 personnes, parmi lesquelles on comptait 71,5 % d'actifs dont 60,3 % ayant un emploi. La commune compte 11,2 % de chômeurs au sens du recensement, contre 9,1% de chômeurs en 2007[I 5]. Le taux de la Métropole de Lyon est lui de 13,8% en 2017[38].

On compte 57 121 emplois dans la zone d'emploi en 2017, soit 8,1% des emplois de la Métropole de Lyon, contre 56 668 en 2007. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 62 013, l'indicateur de concentration d'emploi[Note 3] est de 92,1 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre un peu moins d'un emploi par habitant actif[I 6]. Ceci s'explique par la proximité immédiate de Lyon dont le taux de concentration est de 139,2% en 2017[39].

En 2017, 51% des emplois sont liés au secteur tertiaire, 33% aux emplois publics, 10% à l'industrie et 6% à la construction[I 7]. La répartition est quasi similaire à celle de la Métropole de Lyon.

Entreprises[modifier | modifier le code]

En 2015, Villeurbanne comporte 13 959 établissements actifs dont 9 998 dans les services tertiaires, 568 dans l'industrie, 1 439 dans la construction, et 1 947 relatifs au secteur public et administratif[I 8].

En 2018, 2 778 entreprises ont été créées à Villeurbanne, dont près de 80% d'entreprises indivduelles[I 9].

Territoire de tradition industrielle, la structure de l’économie locale de Villeurbanne évolue vers une économie de service tout en gardant une base industrielle solide. Grâce à la présence sur le territoire d’un tissu de petites entreprises dynamiques, qui côtoient de plus grandes tels que Boccard, Areva, Martin, Alstom, Adecco, ACI, O-I Manufacturing, EDF ou encore ATOS, Villeurbanne est le 4e pôle d’emploi de la région Auvergne-Rhône-Alpes après Lyon, Grenoble et Saint-Étienne, avec un peu plus 57 000 emplois en 2017.

Villeurbanne mise aussi sur le développement de jeunes entreprises à fort potentiel, par exemple avec Hikob[40] (acquisition de données sans fil) ou Esker[41].

Le pôle Pixel est le 1er pôle régional destiné aux activités de l'image, du son et des industries créatives. Il regroupe plus de 110 entreprises qui représentent 600 salariés. Le pôle offre 11 000 m2 de bureaux et locaux d'activités, ainsi que 5 000 m2 de surfaces de studios (plateaux, loges, locaux techniques...).

La ville possède une antenne de la chambre de commerce et d’industrie de Lyon : le Groupement des Entreprises de Villeurbanne (Gevil)[42].

Commerces[modifier | modifier le code]

10 marchés alimentaires ont lieu régulièrement dans les quartiers des Brosses, des Buers, des Charpennes-Tonkin, de Croix-Luizet, de Cusset, de la Ferrandière, du Tonkin, de Grandclément (le plus ancien, créé en 1892[b 4]) et de Gratte-ciel.

Une monnaie locale la Gonette a été créée en novembre 2015 et est utilisable dans certains des commerces de la commune et de la Métropole[43].

Tourisme[modifier | modifier le code]

La capacité hôtelière de la commune au 1er janvier 2020 est estimée à 575 chambres pour 6 hôtels classés[I 10], soit 4% des chambres et 3 % des établissements hôteliers de la Métropole de Lyon.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Du fait de la destruction du château de la Ferrandière et du développement récent de la ville, le plus ancien monument de Villeurbanne est l’église Saint-Athanase, dans le quartier de Cusset.

La commune comporte 3 monuments protégés au titre des monuments historiques :

  • L’hôtel de ville, construit de 1931 à 1934 par l'architecte Robert Giroud. Il est inscrit partiellement par arrêté du 29 avril 1991 (façades et toitures, escalier principal, halls et couloirs des premier et deuxième étages, salle des Mariages, cheminée de la salle des Commissions).
  • La villa Lafont, construite en béton armé en 1921 et inscrite par arrêté du 29 avril 1991[44].
  • Le monument aux morts de l'ancien cimetière de Villeurbanne, sculpté en 1925 par Jean Chorel, inscrit par arrêté du 13 mars 2019.

Les Gratte-Ciel[modifier | modifier le code]

Les Gratte-Ciel sont un ensemble architectural situé au centre de la commune, construit de 1927 à 1934. Il représente un cas d’espèce en tant que gratte-ciel à usage d’habitat social et de cité ouvrière constitutive d’un nouveau centre-ville. Les gratte-ciel à gradins, modernistes, sont inspirés par diverses influences, européennes et nord-américaine. Ce sont les premiers gratte-ciel construits en France.

Nécropole nationale de la Doua[modifier | modifier le code]

La nécropole nationale de la Doua, est un cimetière inauguré en 1954 et rassemblant des tombes de soldats ou de résistants, français ou issus de troupes alliées de la Première Guerre mondiale ou de la Seconde Guerre mondiale, tous Morts pour la France.

Centrale hydroélectrique de Cusset[modifier | modifier le code]

La centrale hydroélectrique de Cusset est une usine de production d'électricité associée à un barrage et situé sur le canal de Jonage, à cheval avec Vaulx-en-Velin. Elle a été mise en service en 1899.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Parcs et jardins urbains[modifier | modifier le code]

Villeurbanne comporte 70 parcs et jardins. Elle est située immédiatement à l'est du parc de la Tête d'Or, plus grand parc urbain de France avec une superficie de 117 hectares. Celui-ci appartient à la commune de Lyon depuis 1894, avant cette date le parc était partagé entre les deux communes.

Au nord du campus de la Doua, sur les bords du Rhône, se trouve le parc naturel de la Feyssine, plus grand parc de Villeurbanne d'une superficie de 55 hectares.

L'on peut citer aussi :

Ville de tradition ouvrière, on y trouve aussi de nombreux jardins communautaires.

Patrimoine culturel et artistique[modifier | modifier le code]

Pendant les trois quart du XXe siècle, un établissement situé sur Villeurbanne, boulevard Stalingrad, au bord du Parc de la Tête d'Or de Lyon, abrita le "Plus grand Music-Hall d'Europe", le Palais d'Hiver créé par la famille Lamour, lequel produisit, en même temps que la salle de la Bourse du Travail à Lyon, les plus beaux spectacles de variétés, de la chanson, et du Jazz en région lyonnaise. De Charles Trenet à Jacques Brel, en passant par Duke Ellington ou Ray Charles, les plus connus des artistes du disque et de la radio s'y produiront, souvent en avant-première de l'Olympia de Paris.

Théâtre et cinéma[modifier | modifier le code]

Le Théâtre Nationale Populaire (TNP) est une institution théâtrale fondée en 1920 par Firmin Gémier à Paris et située depuis 1972 place Lazare-Goujon dans le quartier des Gratte-Ciel. Le TNP a pour mission de développer une politique de spectacles de qualité, accessibles au plus grand nombre. Le TNP est un Centre dramatique national, c'est-à-dire qu'il assure une mission de création, production et accueil de spectacles dans le domaine théâtral. Il dispose en outre de son atelier de construction de décor.

Outre le TNP, il y a le Théâtre de l'Iris[45], créé en 1988 et qui accueille entre 10 et 15 spectacles par an. C'est aussi un lieu de création avec les spectacles de la Compagnie de l'Iris, et un conservatoire d'art dramatique.

Le cinéma le Zola, construit en 1920, est le seul établissement actif de la ville. Il est situé sur le Cours Émile Zola, à proximité de la station de métro République. Le cinéma est exploité par l'association « Pour le Cinéma », qui propose, outre une programmation habituelle d'art et essai, trois festivals annuels.

Médiathèques et bibliothèques[modifier | modifier le code]

À la fin des années 1980, une médiathèque, appelée Maison du livre, de l’image et du son (MLIS)[46] a été construite d'après des plans de l'architecte suisse Mario Botta. Le quartier du Tonkin dispose aussi de sa médiathèque.

La commune dispose aussi de deux bibliobus l’un dédié au public adulte, l’autre à la jeunesse, sillonnant de nombreux quartiers de la ville.

Centres culturels[modifier | modifier le code]

CCO La Rayonne, site du Carré de Soie

Le Rize[47], équipement culturel et de recherche, a ouvert ses portes le 16 février 2008 au 23-25 rue Valentin-Haüy (quartier Grandclément). Lieu de débats, de rencontres et d'échanges, il réunit sur 2 660 m2 les archives municipales, une médiathèque et des espaces d'actions culturelles et pédagogiques. Le Rize propose à tous les publics des clefs de lecture pour mieux comprendre la ville d'aujourd'hui et imaginer celle de demain.

Le centre culturel œcuménique Jean-Pierre-Lachaize (CCO Villeurbanne) est un centre culturel créé en 1963 à Villeurbanne, à proximité de l’ensemble universitaire de l’INSA et de la Doua. Le CCO est une structure d'accompagnement pour les porteurs de projets collectifs, les associations et les artistes. La structure porte également des projets d'action culturelle et d'innovation sociale tels que le développement de la capacité d'agir et la protection des droits culturels.

Salles de spectacle[modifier | modifier le code]

La salle de concert dédiée aux musiques actuelles Le Transbordeur est située à l'extrême nord-est de la ville. Elle a été créée en 1989 et dispose d'une programmation riche et variée.

Le Toï Toï, le Zinc[48] est un établissement dit "caméléon" car tout en accueillant des spectacles de théâtre, de danse et des concerts, c'est aussi un bar et un restaurant. Il est situé à la Doua.

Arts[modifier | modifier le code]

Villeurbanne abrite l'Institut d'art contemporain de Villeurbanne, qui est le fonds régional d'art contemporain (FRAC) de la région Rhône-Alpes.

Depuis 2002, Villeurbanne est doté d'un Centre métropolitain des arts urbains : Les Ateliers Frappaz. Cette structure coorganise avec les services culturels de Villeurbanne le festival Les Invites de Villeurbanne qui attire à la mi-juin en moyenne, 80 000 spectateurs.

Le centre international estampe & livre URDLA[49], créé en 1978, réalise un travail de mise en valeur et de conservation d’un savoir-faire artisanal.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Félix Baudy un ouvrier maçon creusois qui a travaillé à Villeurbanne au début du XXe siècle et qui a été fusillé pour l'exemple en 1915. Une rue porte son nom.
  • François Boursier, prêtre de Villeurbanne et résistant, fusillé en 1944.
  • Tony Parker Joueur international de basket-ball, actionnaire du groupe ASVEL.
  • Caroline Garcia, joueuse de tennis française, qui a été formée au club de l'ASUL Tennis Villeurbanne.

Personnalités nées à Villeurbanne[modifier | modifier le code]

Personnalités mortes à Villeurbanne[modifier | modifier le code]

Héraldique, devise et logotype[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Villeurbanne (Rhône).svg

Les armes de la commune de Villeurbanne se blasonnent ainsi :
De gueules à la maison forte de deux tours couvertes d'argent posée sur des ondes d'azur mouvant de la pointe, surmontée à dextre d'un dauphin contourné et à senestre d'un lion, tous deux d'or[50].
Ce blason est l’œuvre de l'historien lyonnais André Steyert, en 1888[a 5].

Le dauphin rappelle l’appartenance de la commune à l’Isère jusqu’en 1852, date de son attachement au Rhône. Le lion rappelle l’influence de Lyon sur la ville.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alain Belmont, Villeurbanne, 2 000 ans d'esprit d'indépendance. Grenoble, Glénat, collections "Beaux Livres Patrimoine", 2015, 192 p.
  • Charles Hernu, Villeurbanne Cité Bimillénaire, GAEV, 1977
  • Danielle Devinaz et Bernard Jadot (préf. Charles Hernu), Villeurbanne autrefois, Horvath, , 160 p. (ISBN 9782717105490)
  1. a et b p. 48.
  2. p. 68.
  3. p. 87.
  4. p. 154.
  5. p. 8.
  • Christophe Coupaud, Villeurbanne : Promenade en ville, Saint-Cyr-sur-Loire, Alan Sutton, coll. « Mémoire en images », , 96 p. (ISBN 2849104965)
  1. p. 19.
  2. p. 26.
  3. p. 29.
  4. p. 27.
  • Hubert Jannon (préf. Jean-Paul Bret), Histoire de l'aviation villeurbannaise : avant la première guerre mondiale, Lyon, Éditions Bellier, , 148 p. (ISBN 9782846312356)
  • J. Perrier et E. Bonnard, Villeurbanne : historique et biographique, Villeurbanne, Association typographique lyonnaise, , 164 p.
  1. p. 17.
  • Bruno Permezel et Marcel Avet (préf. Gilbert Chabroux), Villeurbanne : histoire des rues, histoire des noms, Lyon, BGA Permezel, , 262 p. (ISBN 2909929027)
  • Bernard Jadot (photogr. Laurence Fischer), , Éditions du Poutan, octobre 2015, 112 p. (ISBN 9782918607830)
  • Marc Bonneville, Villeurbanne : naissance et métamorphose d'une banlieue ouvrière, Lyon, Presses universitaires de Lyon, , 288 p. (ISBN 2-7297-0044-7, notice BnF no FRBNF34624337)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]




Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.
  3. L'indicateur de concentration d'emploi est égal au nombre d'emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un emploi résidant dans la zone, selon la définition de l'Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Insee[modifier | modifier le code]

  • Dossier relatif à la commune, [lire en ligne (page consultée le 7 septembre 2020)]
  1. LOG T1 - Évolution du nombre de logements par catégorie en historique depuis 1968
  2. LOG T2 - Catégories et types de logements
  3. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation
  4. REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2017
  5. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  6. EMP T5 - Emploi et activité
  7. EMP T8 - Emplois selon le secteur d'activité
  8. CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2015
  9. DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2018
  10. TOU T1 - Nombre et capacité des hôtels au 1er janvier 2020

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. « Villes et communes de France − Tableaux de l'économie française | Insee », sur www.insee.fr (consulté le 28 août 2019)
  2. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 17/07/2008.
  3. Eugène de Rolland et D. Clouzet, Dictionnaire illustré des communes : du département du Rhône, t. 2, Lyon, , 645 p. (lire en ligne), p. 605.
  4. Annick Auffray, Alain Brisson, Agnès Tamburini, Valérie Dziak, Véronique Maloisel et Sophie Martinoni-Lapierre, « Climat de la région Rhône-Alpes », sur rhone-alpes.developpement-durable.gouv.fr, (consulté le 23 juin 2016).
  5. « TCL : Les Transports en Commun lyonnais », sur web-libre.org.
  6. SYTRAL, « Présentation du projet C3 » (consulté le 8 septembre 2020)
  7. « Etudes tramway T6 nord - Sytral », sur www.sytral.fr (consulté le 7 septembre 2020)
  8. « Lettre d'informations - Janvier 2008 », sur autolib.fr
  9. « Autolib journal », sur autolib.fr
  10. Justin Boche, « À Lyon, Bluely, c'est fini », sur www.lyoncapitale.fr, (consulté le 31 août 2020)
  11. « Villeurbanne Gratte-Ciel Centre-ville - La Métropole de Lyon », sur www.grandlyon.com (consulté le 31 août 2020)
  12. « Vaulx-en-Velin Villeurbanne Carré de Soie - La Métropole de Lyon », sur www.grandlyon.com (consulté le 24 septembre 2020)
  13. « Villeurbanne Grandclément - La Métropole de Lyon », sur www.grandlyon.com (consulté le 24 septembre 2020)
  14. « Villeurbanne Cours Emile-Zola - La Métropole de Lyon », sur www.grandlyon.com (consulté le 24 septembre 2020)
  15. Eugène de Rolland et D. Clouzet, Dictionnaire illustré des communes : du département du Rhône, t. 2, Lyon, , 645 p. (lire en ligne), p. 606.
  16. Décret relatif à la commune de Lyon du 24 mars 1852 sur Gallica : la Guillotière, la Croix-Rousse et Vaise sont réunies à la commune de Lyon, et les communes de Villeurbanne, Vaux, Bron et Venissieux sont distraites du département de l'Isère et réunies au département du Rhône.
  17. Usine sans fin, « Le canal de Jonage » (consulté le 12 octobre 2010)
  18. Voir les deux premiers chapitres de Christian Chevandier, La Fabrique d’une génération. Georges Valero, postier, militant et écrivain, Paris, Éditions Les Belles Lettres, collection « Histoire de profil », 2009
  19. « Mon conseil de quartier », sur mairie-villeurbanne.fr (consulté le 3 janvier 2014)
  20. « Police municipale : Effectifs par commune - data.gouv.fr », sur www.data.gouv.fr (consulté le 7 septembre 2020)
  21. a et b "Vidéosurveillance imposée" : le maire de Villeurbanne voit rouge, Lyon Capitale, 3 mars 2010
  22. « Stationnement payant à Villeurbanne : l’amende passera à 32 euros ! », Lyon Mag, (consulté le 9 juin 2020)
  23. C.G, « Rhône », Le Progrès,‎ (lire en ligne, consulté le 14 juillet 2020).
  24. a b c d e f et g « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur Ministère des Affaires étrangères
  25. Jérôme Gallo, « Gros plan sur les cinq consulats qui sont installés à Villeurbanne », sur leprogres.fr, (consulté le 27 avril 2015)
  26. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  27. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  28. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  29. [1] Insee - Populations légales 2011
  30. « Historique », sur immaculee.net (consulté le 21 novembre 2013)
  31. T.M., « Villeurbanne : trois soirées d’immersion au Reperkusound », sur Le Progrès, (consulté le 21 mai 2020)
  32. « Clinique Notre-Dame » (consulté le 31 août 2020)
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  35. « Inauguration d'une mosquée autofinancée », sur le Figaro (consulté le 9 mars 2012)
  36. « Recherche par code postal / ville », sur le site de l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours (consulté le 17 mars 2012)
  37. « Bouddhisme - Lyon Web », sur lyonweb.net (consulté le 17 mars 2012)
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  39. « Insee - EMP T5 - Emploi et activité - Lyon » (consulté le 7 septembre 2020)
  40. « Hikob (Villeurbanne) en pleine croissance - Mon local industriel », sur Mon local industriel (consulté le 9 avril 2016)
  41. « Zoom sur l'entreprise Esker (Villeurbanne) - Monlocalindustriel.fr », sur Mon local industriel (consulté le 9 avril 2016)
  42. « Gevil - Groupement des Entreprises de Villeurbanne », sur www.lyon-metropole.cci.fr (consulté le 31 août 2020)
  43. « La Gonette, Monnaie Locale Citoyenne de Lyon », sur La Gonette (consulté le 7 septembre 2020)
  44. Notice no PA00118151, base Mérimée, ministère français de la Culture
  45. « Théâtre de l'Iris », sur www.theatredeliris.fr (consulté le 31 août 2020)
  46. Pour en savoir plus sur la MLIS, voir la notice sur la Maison du Livre, de l’Image et du Son (MLIS) - François Mitterrand, dans Le Dictionnaire, enssib, 2015.
  47. « Le Rize », sur lerize.villeurbanne.fr
  48. « Accueil - Toï Toï, le Zinc | BAR | SPECTACLE | CONCERT | Villeurbanne, Lyon », sur toitoilezinc.fr (consulté le 31 août 2020)
  49. « URDLA | Centre International de l'Estampe & du Livre », sur urdla.com (consulté le 31 août 2020)
  50. Villeurbanne sur OLDJP