Fécamp

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Fécamp
Fécamp, depuis la falaise.
Fécamp, depuis la falaise.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Le Havre
Canton Fécamp
Intercommunalité Communauté de communes de Fécamp
Maire Marie-Agnès Poussier-Winsback
Code postal 76400
Code commune 76259
Démographie
Population
municipale
19 264 hab. (2011)
Densité 1 278 hab./km2
Population
aire urbaine
27 373 hab. (2008)
Géographie
Coordonnées 49° 45′ 30″ N 0° 22′ 48″ E / 49.7583333333, 0.38 ()49° 45′ 30″ Nord 0° 22′ 48″ Est / 49.7583333333, 0.38 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 125 m
Superficie 15,07 km2
Localisation

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Fécamp est une commune française de Haute-Normandie, ancien port morutier, dans le département de la Seine-Maritime, sur le littoral du pays de Caux, à environ 40 km au nord du Havre.

Les habitants sont les Fécampois, Fécampoises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

L'entrée du port, la plage et la falaise

Fécamp se trouve dans la valleuse de la Valmont, au cœur du pays de Caux, sur la côte d'Albâtre.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Première mention du nom en 875 : fluvium Fiscannum, puis Fiscannus en 990[2].

Ces formes anciennes sont sans rapport avec l'étymologie savante Fici campus « champ du figuier »[3], souvent invoquée à propos de la ville et dont s'inspire la graphie actuelle de Fécamp avec p final.

L'évolution du nom en « Fécan » procède régulièrement de *FISCANNU. Il s'agit vraisemblablement du nom d'origine de la Rivière de Valmont (sans autre nom ancien) comme le montre la première mention de 875 dans la charte de Charles le Chauve. En outre, le même processus de transfert d'un nom de rivière à un nom de lieu s'observe à plusieurs reprises en Seine-Maritime (cf. Eu, Dieppe, etc.) et ailleurs[3].

L'explication d'Auguste Longnon[4] comme « domaine du fisc » n'est pas reprise par Albert Dauzat et Charles Rostaing[5]. En revanche, ils classent Fescamps (Somme, sans forme ancienne) avec les noms de type Fêche-l'Église, Fesches-le-Châtel, etc. sous la rubrique Feissal relevant du latin fiscus « trésor royal », reprenant en cela l'explication de Longnon. Ernest Nègre[6] se base sur les propos des précédents et exclut, comme les seconds, Fécamp de cette série qui remonterait au latin fiscus.

En effet, Longnon voit dans Fécamp un *Fisci campus mot-à-mot « champ du fisc », contredit par les formes anciennes. On note, par ailleurs, que le terme fisque « fisc » n'est pas attesté avant le XIIIe siècle en français et est un emprunt au latin classique[7].

Les suivants posent donc un *fisk-hafn d'après la proposition de Hermann Gröhler, basé sur le germanique fisk « poisson » et hafn « port », explication reprise partiellement par François de Beaurepaire[8] et par Ernest Nègre qui analysent le premier élément comme remontant effectivement au germanique fisc « poisson », suivi d'un second élément non expliqué.

L'association du « poisson » avec un nom de rivière fait sens et est attestée en France dans le nom du Fresquel, affluent de l'Aude (ancien Fiscanum également), en Italie avec la Fisca (it), torrent du Bassin du Pô, et en Allemagne dans les nombreux Fischach, Fischbach, etc[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

La ville s'est vu décerner le label « Villes et pays d'art et d'histoire ».

Gaule indépendante et romaine[modifier | modifier le code]

Un oppidum (agglomération fortifiée gauloise) est établi au lieu dit « Côte du Canada », au sud-est de la ville actuelle. On peut encore voir les restes des fortifications édifiées vers le milieu du Ier siècle av. J.-C.[9], notamment ceux d'un rempart de « type belge ».

Durant l'époque romaine, une voie reliant Fécamp à Étretat passait à l’actuel lieu-dit du Fond Pitron. L'actuelle D 940 a repris le tracé de cette voie romaine. Une sépulture féminine, qui a pu être datée à partir de la découverte sur le site d'un silique d'Eugène (392-394), a été découverte en 1872, au lieu-dit le Carrel, près de l’église Saint-Etienne. D'après le mobilier, il s'agirait de la tombe d'une femme de l'aristocratie germanique que les archéologues ont surnommée « sépulture des Capucins ». L'hypothèse de la présence d'une garnison germanique installée par le pouvoir romain dans le cadre du Litus Saxonicum a été avancée[10].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

  • Au VIIe siècle, saint Léger (en latin Leodegarius, du germanique Leudegari cf. les leudes du roi des Francs) est déporté à Fécamp, il est accueilli dans le premier monastère qui était alors une abbaye aux dames. On dit qu'il y recouvra la parole. Autour du palais ducal roman, des témoignages de l'époque carolingienne ont été retrouvés (monnaies et fondations de deux chapelles).
  • Au IXe siècle, les Vikings ravagent la région[réf. nécessaire] et détruisent le monastère, dont on dit que les nonnes vont se mutiler volontairement le visage, pour échapper au « deshonneur ». Après 911 (Traité de Saint-Clair-sur-Epte), la région autour de Fécamp devient une zone d'implantation massive des Nortmanni comme le prouve la toponymie[11].
  • Cette présence massive des Anglo-Danois pourrait expliquer l'intérêt que portent les premiers ducs à la ville, somme toute modeste par rapport à Rouen et aux villes épiscopales du duché de Normandie. Elle est la ville natale des ducs de Normandie Richard Ier et Richard II (qui y mourut le 22 août 1027).
  • Un trésor de pièces de monnaies[12] essentiellement franques et anglo-saxonnes, mais aussi originaires de la Méditerranée, illustre la circulation de la monnaie dans le nouveau duché. Il aurait été enterré vers 970/980, d'après la pièce la plus récente.
  • Richard Ier dit sans peur, duc de Normandie est né en 933, environ 100 ans après les premières destructions commises par ses ancêtres Vikings (851). Richard Ier fait reconstruire une église, mais c'est son fils Richard II dit le bon qui fit venir Guillaume de Volpiano pour refonder une abbaye, à savoir: l'abbaye de la Trinité de Fécamp, selon la règle bénédictine en usage à Cluny. À l'origine Richard fit appel à Maïeul, l'abbé de Cluny, mais ce dernier aurait refusé au motif qu'il n'irait pas chez les pirates. L'église abbatiale de la Trinité est construite une première fois en style roman avec la pierre blonde de Caen et la pierre de Fécamp. Elle est consacrée en 1106 par l'archevêque de Rouen Guillaume Bonne-Âme. Sous les Plantagenêt, le scriptorium de Fécamp produit de nombreux manuscrits enluminés. Les reliques du Précieux Sang, une sorte de Saint-Graal vont attirer pécheurs et pèlerins et contribuer à faire de cette abbaye bénédictine, la plus opulente de Normandie à l'origine de ce dicton : « De quelque côté que le vent vente, l'abbaye de Fécamp a rente ». À la suite d'un terrible incendie en 1168, on entreprend la reconstruction de l'abbatiale en style gothique.
  • Au début du XIIIe siècle, l'église est achevée sous l'abbatiat de Raoul d'Argences. En 1202, Jean sans Terre accorde un régime communal à Fécamp. Peu de temps après la ville est annexée au royaume de France par Philippe-Auguste.
  • Au XVe siècle, les anglais incendient la ville, puis l'occupent, y maintenant une garnison. En 1449, Fécamp est libéré de l'occupation anglaise, tout comme Rouen.
  • Pour la ville, les guerres de religion s'achèvent en juillet 1593, quand le capitaine de Bois-Rosé rallie la ville à Henri IV après sa conversion au catholicisme[13].

Époques moderne et contemporaine[modifier | modifier le code]

Fécamp, vue générale vers 1914

L'histoire de Fécamp repose, avec celle de l'abbaye, principalement sur celle de son port fondé vers le XIe siècle, qui va générer à la fois la construction navale et la pêche. Au XVIIIe siècle, la pêche au hareng est en perte de vitesse, face à l'ensablement du port, la concurrence hollandaise, l'attrait de la contrebande anglaise (smogglage) et le manque d'investissements[14].

Du XIXe siècle et au milieu du XXe siècle, Fécamp a une importante activité de pêche morutière : les Terre-neuvas. Il va un moment supplanter Saint-Malo comme premier port morutier français et définitivement Granville au XXe siècle, qui était traditionnellement le premier de Normandie et le second de France. La moitié des navires français pour cette pêche est armé à Fécamp au début du XXe siècle et l'apogée de cette activité se situe en 1903, quand le port arme 73 morutiers avec à leur bord un équipage de 35 hommes en moyenne. Elle va se pratiquer jusque dans les années 1970, époque à laquelle le Canada interdit l'accès aux zones de pêches.

Pratiquée d'abord par les voiliers, trois-mâts, les campagnes pouvaient durer plus de six mois, le temps que les cales se remplissent de morues, qui étaient salées pour les conserver. La pêche à la ligne s'effectuait à partir des doris, petites embarcations qui emmenaient deux ou trois pêcheurs et qui étaient emboitées les unes dans les autres à bord du trois-mât, pour prendre moins de place. Bon nombre de ces doris se sont perdus dans le brouillard et ne sont jamais revenus aux trois-mâts. Cette activité générait en partie, la construction navale.

Puis les techniques ont évolué et les voiliers ont disparu. Le dernier trois-mât goélette Léopoldine pour la pêche à la morue fera son ultime campagne en 1931, laissant la place aux navires à vapeur, puis aux moteurs diesel. De nos jours, il ne réside qu'une faible activité halieutique, qui se résume à une pêche côtière. La plaisance a pris le pas sur la pêche. Le port départemental de Fécamp conserve une activité, notamment l'importation de bois. Le seul terre-neuvier français encore existant, le Marité, a été gréé, équipé et complété dans les chantiers navals de la ville en 1921. En outre, La Marine nationale utilise encore deux goélettes fabriquées à Fécamp dans les années 1930 : L' Étoile et la Belle Poule. La charpente de la Salle gothique du Palais Bénédictine a été réalisée par les charpentiers de marine de la ville au XIXe siècle.

La recette de la liqueur bénédictine est inventée par Alexandre-Prosper-Hubert Le Grand, qui fonde au XIXe siècle la Société Bénédictine. Son petit-fils Fernand Le Grand, tout en assurant la direction de la distillerie familiale, crée au milieu des années 1920 une station de radiodiffusion privée, Radio-Fécamp. Le succès grandissant de celle-ci l'amènera à prendre le nom de Radio-Normandie et à proposer des émissions de radio commerciale en anglais en concurrence avec la BBC jusqu'à la Seconde Guerre mondiale. Au milieu des années 1930, Radio-Normandie diffusera également les premières émissions de télévision expérimentale du jeune ingénieur Henri de France, qui deviendra célèbre après-guerre pour son invention des standards de télévision 819 lignes (ancêtre de la TV à haute définition), et SÉCAM de télévision en couleurs.

Sur les falaises du Cap Fagnet, les forces allemandes débutent en 1942 la construction d'une batterie de radars (dont le modèle expérimental Mammut qui ne fut jamais opérationnel) dans le cadre du mur de l'Atlantique. On peut encore observer aujourd'hui l'important dispositif construit pour les radars, dont les bunkers.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Fécamp

Les armes de la commune de Fécamp se blasonnent ainsi :
de sinople aux trois tentes d’argent ouvertes du champ, celle de la pointe plus haute, au chef cousu d’azur chargé d’un faucon essorant, tenant dans ses serres une corne d’abondance, d’où s’échappent des graines brochant sur le champ, le tout d’argent.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1730 1735 Thomas Fiquet    
1735 1736 Charles Michel Mauconduit    
1736 1738 François Renaudeau    
1738 1766 Jacques Marin Gruchet    
1770 1776 Duplessis    
1776 1780 Nicolas Michel Massif    
1780 1790 Bernard Clery    
1790 1791 Joseph Desportes    
1791 1791 Pierre-Adrien Berigny    
1791 1792 Jean Guillaume    
1792 1794 Vincent Fouray    
1794 1796 Jean Guillaume    
1796 1798 Vincent Fouray    
1798 1800 Louis Loyer    
1800 1816 Joseph Desportes    
1816 1821 Charles Lemetayer    
1821 1848 Jean Louis Le Clerc    
1848 1848 Théagène Bouffart    
1848 1850 Jacques Huet    
1850 1853 Eugène REGIMBART    
1853 1861 Hippolyte Gelée    
1861 1867 Jacques Huet †    
1867 1870 Auguste Corneille    
1870 1874 Alexandre Legros   Banquier
1874 1878 Alfred Dubois    
1878 1882 Alexandre Legros   Banquier
1882 1884 Alfred Dubois    
1884 1900 Augustin Le Borgne    
1900 1919 Robert Dugle    
1919 1922 Léon Martot    
1922 1925 Léopold Soublin    
1925 1929 Louis Caron    
1929 1959 Gustave Couturier RG  
1959 1960 Jacques Winsback    
1960 1965 Maurice Sadorge DVD  
1965 1977 Richard Pranzo radical  
1977 1989 Jean-Pierre Deneuve UDF  
1989 1995 Frédérique Bredin PS  
1995 1998 Jean-Claude Michel PS  
1998 2014 Patrick Jeanne PS Instituteur spécialisé en retraite
2014   Marie-Agnès Poussier-Winsback UMP Professeur d'économie
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 19 264 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
6 570 7 000 7 937 7 846 9 123 9 452 9 418 10 088 11 401
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
11 597 12 110 12 832 12 899 12 684 12 299 13 247 13 577 14 656
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
15 381 16 737 17 383 17 165 17 184 17 263 17 708 16 876 18 201
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
19 491 21 406 21 910 21 436 20 808 21 027 19 424 19 264 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2004[16])
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Parc éolien de Fécamp

La ville de Fécamp est tournée vers les activités maritimes. Fécamp est également producteur d'électricité grâce à son parc éolien.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Fécamp comporte quatre lycées :

  • le lycée Anita-Conti ;
  • le lycée La Providence, lycée privé situé en centre ville ;
  • le lycée professionnel Descartes, situé dans le complexe scolaire situé plateau Saint-Jacques ;
  • le lycée Guy-de-Maupassant, situé dans le complexe scolaire plateau Saint-Jacques.

Les lycées Descartes et Guy-de-Maupassant sont réunis sur le même site permettant une certaine mixité des origines, des milieux sociaux et des études.

Il y a également quatre collèges :

  • le collège Paul-Bert ;
  • le collège privé La Providence ;
  • le collège Jules-Ferry ;
  • le collège Georges-Cuvier.

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Chevet de l'abbatiale

Personnalités liées à la ville[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alphonse Martin, Histoire de Fécamp, imprimeurs-éditeurs Durand & fils, 1893
  • J. Daoust, Fécamp, l'abbatiale de la Sainte-Trinité, Durand et fils, Fécamp, 1989
  • Il était une fois un port... par Jean-Pierre Balier, publié en 2006 par l'Association des Amis du Vieux-Fécamp.
  • Normandie, Guides bleus et Paris-Normandie, éditions Hachette, 1994
  • Nelson Cazeils, Les terre-neuvas, Éditions Ouest-France patrimoine, 2004
  • Marie-Hélène Desjardins, Des peintres au pays des falaises, éditions des falaises, 2004. (chapitre Fécamp pages 130 à 158)
  • Musée de Fécamp : catalogue des peintures, Point de vues,‎ 2010, 260 p.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ses habitants devraient s'appeler Fiscannais ou Fiscannois, d'après l'étymologie véritable de Fécamp.
  2. François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et des anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard,‎ 1979, 180 p. (ISBN 978-2-7084-0040-5, OCLC 6403150), . 77
    Ouvrage publié avec le soutien du CNRS
  3. a, b et c François de Beaurepaire, op. cit.
  4. Les noms de lieu de la France: leur origine, leur signification, ... 1920. p. 489.
  5. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Librairie Guénégaud, Paris, 1989 (ISBN 2-85023-076-6). p. 284 et 285.
  6. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Volume II, Librairie Droz 1990
  7. Etymologie de fisc
  8. La diffusion de la toponymie scandinave dans la Normandie ducale / François de Beaurepaire (2002)
  9. Beuriot C., Dechezleprêtre Th., Sites fortifiés de hauteur de l'Âge du Fer en Haute-Normandie, in: Actes de la table-ronde archéologique (Dieppe, 17 et 18 septembre 1996), Proximus, 2, 1998, 37-56.
  10. Site du Musée itinérant
  11. En effet, il y a très peu de noms de lieux antérieurs au Xe siècle à des kilomètres autour de Fécamp. Cela montre une emprise des arrivants anglo-scandinaves sur l'ensemble des domaines ruraux, ces noms de domaines comportant toujours le nom du propriétaire, ceux qui apparaissent sont tous, soit anglo-saxons, soit norrois. Dans la plupart des régions, des descendants ou des parents des fondateurs de domaines en -acum vivent toujours sur ces domaines depuis l'époque romaine, d'où le maintien de ces toponymes. Or, autour de Fécamp, il n'y a plus aucun nom en -acum composé avec un nom de propriétaire (sauf Bérigny et peut-être Beaunay) et il a dû y en avoir, puisque l'archéologie découvre de nombreuses traces de villa gallo-romaines, ensuite la population autochtone a non seulement été dépossédée, mais a dû devenir minoritaire au sein des nouveaux arrivants, car les désignations topographiques d'origine celtique ou latine antérieures au Xe siècle qui se transmettaient de manière orale de génération à génération, ont elles aussi été totalement éliminées, sauf Gournay et "la Fécamp", la rivière. On trouve dans les environs presque tous les types d'appellatifs norrois, attestés en Normandie et bien sûr de très nombreux noms de personnes de même origine. Par exemple, en partant d'Yport dont l'origine du nom n'est pas antérieure au Xe siècle également, on trouve: Les Hogues (les collines boisées), Criquebeuf (le village de l'église), Boclon (la Hêtraie), Basbeuf (sans doute Babeuf, avec both, baraque), Epreville (le domaine de *Sprot), Viertot (la ferme de Wivar), le Buc (le buisson), Tourville (la ferme de Thori), Grainval (le val de Grimr), Bultot (la ferme de Boli), Côte-côte (ancien Caudecotte, la froide maison), Bec (de Mortagne, nom donné tardivement, le ruisseau), Daubeuf (le village du vallon), Gonneville (le domaine de Gunnulfr) , Vattecrist (Wateclite XIIe siècle, la grange de *Hwatta), Colleville (le domaine de Koli), Thérouldeville (le domaine de Thorold), Angerville (le domaine d'Asgeir), Miquetot (la ferme de Michel, viking ayant reçu le baptême avec ce nom), Alventot (la ferme d' Æ(ðe)lwin), Cliquemare (la mare de l'église), Bondeville (le domaine de Bondi), Hougerville (le domaine de Holmgeir), le Torp (le hameau), Calmare (la mare de Kari), Eletot (la ferme de la plaine), Angerval (le val d' Asgeir), Ecretteville (le domaine de Skrauti), Ancretteville (le domaine d' Asketill: Anquetil), Canapeville (le domaine de Knapi), Anneville (le domaine d' Asleikr), Criquemanville (le domaine du Kirkman), Sassetot (la ferme de Saxi), Briquedalle (la vallée abrupte), Criquetot (la ferme de l'église), la Houlgate (la cavée), etc.. Tous ces noms contiennent au moins un élément norrois ou vieil anglais.
  12. Découvert en 1963.
  13. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8) p. 388.
  14. Yann Gobert-Sergent, "Quand les marins quittent la mer : Fécamp en 1739 d’après l’inspecteur Sicard", in Annales Historiques de Fécamp, n°15, 2008.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011