Cabourg

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Cabourg
Le Grand Hôtel.
Le Grand Hôtel.
Blason de Cabourg
Blason
Logo
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Calvados
Arrondissement Lisieux
Canton Cabourg
Intercommunalité Communauté de communes Normandie-Cabourg-Pays d'Auge
Maire
Mandat
Tristan Duval
2015-2020
Code postal 14390
Code commune 14117
Démographie
Gentilé Cabourgeais
Population
municipale
3 673 hab. (2014)
Densité 665 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 17′ 21″ nord, 0° 06′ 55″ ouest
Altitude Min. 0 m – Max. 15 m
Superficie 5,52 km2
Localisation

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Cabourg est une commune française située dans le département du Calvados, région Normandie. Ville de villégiature de Marcel Proust, la commune est une importante station balnéaire au bord de la Manche et a été un lieu de rendez-vous de la grande bourgeoisie européenne durant la Belle Époque et l'entre-deux-guerres. Elle est peuplée de 3 673 habitants[Note 1], les Cabourgeais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Cabourg est une ville normande située entre Caen et Deauville, elle fait partie de la Côte Fleurie. La ville est située en bord de mer et en bord de la Dives. Elle se situe aux portes du pays d'Auge.

Le , la commune passe de l'arrondissement de Caen à celui de Lisieux[1].

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat de Caen.

Cabourg est sous l'influence d'un climat océanique, avec des étés doux et des hivers frais.

Relevé météorologique de Caen-Carpiquet
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1,8 1,9 3,2 4,9 7,7 10,4 12,3 12,3 10,6 7,9 4,6 2,7 6,7
Température moyenne (°C) 4,5 4,9 6,9 8,8 12 14,8 17 17 15,1 11,9 7,7 5,4 10,5
Température maximale moyenne (°C) 7,3 8 10,5 12,7 16,3 19,2 21,6 21,7 19,7 15,9 10,9 8,1 14,3
Précipitations (mm) 63,5 57,6 56,3 45,6 58,4 52,3 47,7 46,5 61,4 67,7 84,9 69 710,8
Source : Infoclimat[2]


Toponymie[modifier | modifier le code]

Mentionné sous les formes latinisées Cathburgum en 1066 - 1079[3], Cadburgus et Cathburgus en 1077[4] et la forme normande Cadburg en 1082[3].

Ernest Nègre explique Cabourg par le nom de femme Hadeburgis pris absolument. Albert Dauzat et Charles Rostaing par les appellatifs gaulois cato- « combat » et germanique burg « village »[3],[5].

Il s'agit plus vraisemblablement d'un nom de lieu basé sur le vieux saxon burg ou le vieil anglais burg, burh « bourg »[6], précédé d'un élément indéterminé, peut-être le celtique cad « combat », car il se rapproche manifestement des noms de lieux britanniques du type Cadbury et Cadborough qui sont aussi d'anciens Cadburg, Cadbuhr. Ce toponyme s'est vraisemblablement diffusé lors de l'installation de Saxons aux IVe-Ve-VIe siècles dans le Bessin et la campagne de Caen ou postérieurement, lors de l'arrivée de colons anglo-scandinaves au Xe siècle (cf. Cherbourg ou Wambourg). Il existe plusieurs lieux-dits Cabourg, Cabourt, Cabour en Normandie.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Casino : lithographie d'Henri Privat-Livemont (1897).

En 1793, on recense à Cabourg seulement 165 habitants[7]. Le village se développe alors principalement à proximité de la Dives, au nord de la confluence avec la Divette. L'habitat s'organise autour de deux axes : l'un parallèle au fleuve et l'autre au sud de la route de Caen à Dives, l'église se trouvant légèrement isolée au sud-ouest[8]. Les dunes au nord de la commune ne sont pas peuplées[9]. Au XIXe siècle, la population augmente régulièrement jusqu'à atteindre 718 habitants en 1866.

Henri Durand-Morimbau, homme d’affaires et avocat parisien, décide dans les années 1850 de créer une station balnéaire à proximité du petit village de pêcheurs. Pour ce faire, il fonde une Société thermale. Doté d'un capital de 12 millions de francs par actions au porteur, de 500 francs chacune, l'organisme achète les terrains riverains de la mer constitués de dunes et d'herbages. On confie à l'architecte Robinet, le soin de tracer un plan d'urbanisme[10]. Celui-ci choisit un plan radio-concentrique rappelant celui des théâtres gréco-romains : les avenues convergent vers une place centrale sur laquelle est érigée un casino composant la scène. La première pierre du casino, en réalité construit en bois, est solennellement posée le 9 mai 1854 et des centaines d’arbres sont plantés le long des avenues nouvellement tracées. La nouvelle station balnéaire est alors inaugurée, sous le nom de Cabourg-les-Bains[11]. Mais les ressources financières viennent rapidement à manquer et la station souffre de son absence de desserte par les chemins de fer.

En 1861, un grand hôtel est construit en bordure du rivage. Il est détruit puis reconstruit en 1907 par les architectes Virault et Mauclerc. Le casino en bois est remplacé en 1867 par un nouveau bâtiment en pierre plus fonctionnel.

En 1879, une ligne de chemin de fer est ouverte entre la gare de Dives-Cabourg et celle de Mézidon, permettant ainsi des liaisons depuis Paris ; elle est prolongée jusqu'à Trouville-Deauville en 1882-1884. En 1881, une ligne entre Caen et Dozulé-Putot s'embranche sur la ligne Mézidon - Dives, améliorant ainsi la liaison entre la station balnéaire et la préfecture. En 1891 - 1892, la première ligne des chemins de fer du Calvados est ouverte entre Caen et Dives ; trois haltes sont prévues sur le territoire communal : Bas-Cabourg, Cabourg Pépinière, Cabourg (au bout de l'avenue de la Mer).

Après une légère baisse démographique dans les années 1870, la population cabourgeaise s'accroît rapidement quand le village devient une cité balnéaire à la mode. De 1881 à 1936, la population double (de 1 014 à 2 095 habitants), avant d'atteindre son maximum en 1946 avec 3 479 habitants recensés. De nombreux équipements sont construits pour faire face à l'essor de la station :

  • un nouvel hôtel de ville en 1883, regroupant la mairie, l’école des garçons et le bureau des Postes et Télégraphes ;
  • une digue-promenade en 1887 de 1 200 m de long afin de lutter contre l'érosion ;
  • des équipements touristiques tel que le garden-tennis ou le golf, situé près de l'hippodrome ;
  • le Grand Hôtel, reconstruit en 1908 par les architectes Viraut et E. Mauclerc.

Après un fort déclin démographique dans les années 1950, la population repart à la hausse dans les années 1970 en raison de la politique de relance touristique et de promotion immobilière de Bruno Coquatrix élu maire en 1971 ; en 1999, le nombre d'habitants dépasse son seuil historique de 1946.

Héraldique, logo et devise[modifier | modifier le code]

Le slogan de la ville est « La plage des Romantiques »[réf. nécessaire].


Armes de Cabourg

Les armes de la commune de Cabourg se blasonnent ainsi : Parti : au premier de gueules au bateau de sable habillé d'argent et flammé de tricolore voguant de face sur une mer d'azur, au second à l'estuaire de la Dives au naturel, formé d'un littoral d'or mouvant du flanc senestre et de la pointe, parcouru d'un fleuve sinueux d'azur mouvant de senestre et se jetant en chef dans une mer aussi d'azur ; le tout sommé d'un chef d'azur chargé d'un poisson d'argent[12].

Logo de Cabourg.

Le logo de la commune est reproduit ci-contre.

Commerce, économie et tourisme[modifier | modifier le code]

Commerce[modifier | modifier le code]

La ville est dotée d'un supermarché.

Dans l'artère de Cabourg, l'avenue de la Mer, il y a de nombreuses boutiques-souvenirs.

De nombreux restaurants sont implantés dans la ville.

Économie[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

Patrice Leconte, lauréat du festival 2011.

Tous les ans, a lieu, sur la plage et la promenade Marcel Proust, le Festival du film romantique.

Depuis mars 2009, Cabourg bénéficie de la dénomination commune touristique[13]. La ville dispose d'un office de tourisme.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1855 1868 Adolphe d'Ennery   Dramaturge
1896 1927 Charles Bertrand    
mars 1971 avril 1979 Bruno Coquatrix DVD Directeur de l'Olympia
avril 1979 1989 Michel Moles    
1989 1995 Didier Van Themsche   Éleveur
1995 avril 2004 Jacques Porcq UMP Médecin
avril 2004 avril 2014 Jean-Paul Henriet UMP Médecin
avril 2014[14] mars 2015[15] Tristan Duval DVD Producteur de spectacles
mai 2015[16] en cours Tristan Duval DVD Producteur de spectacles
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[18],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 3 673 habitants, en diminution de -8,29 % par rapport à 2009 (Calvados : 1,56 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
165 227 245 224 276 323 321 345 375
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
563 718 701 694 1 014 1 099 1 125 1 365 1 644
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 852 1 957 1 897 2 011 2 036 2 095 3 479 3 102 3 022
1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014 -
3 067 3 308 3 238 3 355 3 520 4 027 3 712 3 673 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le Casino de Cabourg.
  • Le Grand Hôtel de Cabourg : en grande partie, ce bâtiment est inscrit depuis 1993 à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques. Marcel Proust y a séjourné et il fut occupé par les Allemands lors de la Seconde Guerre mondiale.
  • Le Casino, agrandi de 2006 à 2007.
  • Les bains de Cabourg, se situant sous la promenade Marcel Proust.
  • La thalassothérapie, son hôtel « Les bains de Cabourg » et son restaurant « Le poisson d'argent », ayant récemment ouvert en janvier 2013.

Selon le ministère de la Culture, le casino et le Grand-Hôtel constituent « l'un des ensembles balnéaires les plus cohérents et les mieux conservés de la Belle Époque »[21].

Par ailleurs, Cabourg, comme sa voisine Deauville et d'autres villes proches du littoral de Normandie situées à proximité de Paris, présente beaucoup de superbes habitations privées. Ainsi, sur les grandes artères de la ville (l'avenue de la Mer par exemple), ou dans les plus petites ruelles, on peut admirer de très belles, et souvent très grandes, demeures ou villas.

Villa aux abords des jardins du Casino.

Sécurité[modifier | modifier le code]

Le centre-ville est équipé en caméras de vidéo-surveillance.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de Cabourg est jumelée avec[22] :

Entraînement matinal d'un trotteur sur la plage de Cabourg.
 Chars à voile sur une plage
Chars à voile sur la plage de Cabourg.

Sports[modifier | modifier le code]

Dans la ville sont implantés plusieurs équipements sportifs :

  • un hippodrome,
  • un minigolf,
  • un club de voile,
  • un club de char à voile,
  • une piscine,
  • un circuit de karting.

Cabourg dans les arts[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

Cabourg a servi de modèle à Marcel Proust pour la station balnéaire de Balbec, qui sert de cadre à une partie de À l'ombre des jeunes filles en fleurs, deuxième roman de À la recherche du temps perdu[23].

À la télévision[modifier | modifier le code]

En 1989, Cabourg gagne la finale du jeu télévisé Intervilles face à Troyes[24].

Au cinéma[modifier | modifier le code]

Labels[modifier | modifier le code]

La commune est classée « quatre fleurs » au Concours des villes et villages fleuris et grand prix national du fleurissement. Elle fait partie des sept villes à avoir eu la « fleur d'or » au millésime 2013.

En 2011, la commune a été récompensée par le label « Ville Internet @@@ »[25].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Buste de Charles Bertrand dans les jardins du Grand-Hôtel.
  • Adolphe d'Ennery (1811-1899), dramaturge, maire de la ville, propriétaire de la villa l'Albatros.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes & références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2014
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Altitudes, coordonnées, superficie : IGN[28].
  1. « Recueil des actes administratifs du 22 décembre 2016 » [PDF], sur le site de la préfecture du Calvados (consulté le 16 janvier 2017).
  2. « Relevé météorologique de Caen-Carpiquet : 1961-1990 », sur Infoclimat (consulté le 30 mars 2010)
  3. a, b et c Ernest Nègre, Toponymie générale de la France. 2. Formations non-romanes..., Volume 2, Librairie Droz 1991. p. 835.
  4. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Librairie Guénégaud, Paris, 1989 (ISBN 2-85023-076-6). p. 128.
  5. René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Presses Universitaires de Caen, 1996 (ISBN 2-905461-80-2), p. 83a.
  6. T. F. Hoad, English Etymology, Oxford University Press, 1993 (ISBN 0-19-283098-8). p. 46.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Cabourg », sur EHESS, École des hautes études en sciences sociales (consulté le 15 août 2009)
  8. Cadastre, 1826
  9. Philippe Dupré, « Les stations balnéaires de la côte du Calvados. Genèse et développement », Annales de Normandie, 1983, Volume 33, no 3, pp. 239-256 [lire en ligne]
  10. [PDF] « Regard sur Cabourg, 150e anniversaire de la station balnéaire » (consulté le 2 novembre 2010)
  11. Marcel Mioque et Hugette Vernochet, Cabourg, entre Dunes et marais, Éditions Charles Corlet, , 213 p. (ISBN 2-84706-139-8), p. 152
  12. http://www.labanquedublason2.com/lecture_fiche_commune.php3?page=f14117
  13. [PDF] « Recueil des actes administratifs du Calvados n°8/2009 (page 304) » (consulté le 2 avril 2009).
  14. « Municipales à Cabourg. Tristan Duval est élu maire », sur Ouest-france.fr (consulté le 6 avril 2014)
  15. Annulation de l'élection municipale de mars 2014 : « Préfecture du Calvados - arrêté préfectoral du 2 mars 2015 instituant la délégation spéciale devant être mise en place à la suite de l'annulation de l'élection municipale des 23 et 30 mars 2014 de la commune de Cabourg » [PDF] (consulté le 7 mars 2015).
  16. « Municipales à Cabourg. Tristan Duval maire, Pascal Sourbé démissionne », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 30 mai 2015)
  17. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  21. Notice no PA00125293, base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. Relations internationales
  23. « Quand Cabourg devient le Balbec de Marcel Proust », sur ouest-france.fr, (consulté le 19 mars 2016)
  24. http://www.topalavachette.net/
  25. Palmarès 2014 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 7 mars 2014.
  26. Pays d'Auge, septembre/octobre 2012, 62e année, no 5 (ISSN 1149-3305)
  27. « Ouest-france.fr - Jean-François Dubos, de Cabourg, à Vivendi » (consulté le 18 novembre 2012)
  28. « Cabourg sur le site de l'Institut géographique national » (archive Wikiwix)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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