Valérie Pécresse

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Valérie Pécresse
Valérie Pécresse en 2016.
Valérie Pécresse en 2016.
Fonctions
Présidente du conseil régional
d'Île-de-France
En fonction depuis le
(1 an, 6 mois et 8 jours)
Élection
Prédécesseur Jean-Paul Huchon
Conseillère régionale d'Île-de-France
En fonction depuis le
(13 ans, 2 mois et 28 jours)
Élection 28 mars 2004
Réélection 21 mars 2010
13 décembre 2015
Ministre du Budget, des Comptes publics
et de la Réforme de l'État

(10 mois et 11 jours)
Président Nicolas Sarkozy
Gouvernement François Fillon III
Prédécesseur François Baroin
Successeur Jérôme Cahuzac (Budget)
Marylise Lebranchu
(Réforme de l'État)
Porte-parole du gouvernement

(10 mois et 11 jours)
Président Nicolas Sarkozy
Gouvernement François Fillon III
Prédécesseur François Baroin
Successeur Najat Vallaud-Belkacem
Ministre de l'Enseignement supérieur
et de la Recherche

(4 ans, 1 mois et 11 jours)
Président Nicolas Sarkozy
Gouvernement François Fillon I, II et III
Prédécesseur Gilles de Robien
Successeur Laurent Wauquiez
Députée des Yvelines
Élue dans la 2e circonscription

(3 ans et 7 mois)
Élection 17 juin 2012
Législature XIVe législature (Cinquième République)
Prédécesseur Yves Vandewalle
Successeur Pascal Thévenot

(5 ans et 1 mois)
Élection 16 juin 2002
Législature XIIe, XIIIe législature (Cinquième République)
Prédécesseur Franck Borotra
Successeur Yves Vandewalle
Biographie
Nom de naissance Valérie Roux
Date de naissance (49 ans)
Lieu de naissance Neuilly-sur-Seine (Seine)
Nationalité Française
Parti politique UMP puis LR
Conjoint Jérôme Pécresse
Diplômée de HEC Paris
ENA
Profession Haut fonctionnaire (Conseil d'État)
Religion Catholicisme

Valérie Pécresse, née Roux le à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), est une femme politique française.

Conseillère d'État de 1992 à 2015, elle est conseillère de Jacques Chirac et enseigne à Institut d'études politiques de Paris pendant six ans.

À l'occasion des élections législatives de 2002, elle est élue députée des Yvelines. Elle est réélue en 2007, mais quitte ses fonctions après son entrée au gouvernement.

Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche de 2007 à 2011, elle mène la réforme de l'autonomie des universités. Elle est ensuite ministre du Budget, des Comptes publics et de la Réforme de l'État et porte-parole du gouvernement de 2011 à 2012.

Le , cinq ans après une tentative infructueuse, elle est élue présidente du conseil régional d'Île-de-France. Elle abandonne le mois suivant son mandat de députée, qu'elle avait retrouvé après la fin de ses fonctions ministérielles.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Valérie Anne Émilie Roux est née le à Neuilly-sur-Seine, du mariage de Dominique Roux, universitaire et ancien président de Bolloré Telecom, et de Catherine Bertagna[1],[2].

Catholique attachée à la laïcité[3], elle épouse Jérôme Pécresse (ancien directeur général adjoint d'Imerys puis vice-président exécutif d’Alstom et président du secteur Alstom Renewable Power[4]) le [1]. De cette union, naissent trois enfants[1],[5].

Formation[modifier | modifier le code]

Elle étudie à l'école privée Sainte-Marie de Neuilly[6]. À 15 ans, elle apprend le russe à Yalta, dans un camp d’été des jeunesses communistes[7]. Elle décroche son baccalauréat à 16 ans[8].

Après une classe préparatoire au lycée privé Sainte-Geneviève à Versailles, elle intègre HEC Paris, dont elle est diplômée en 1988. Elle intègre ensuite l'École nationale d'administration promotion Condorcet, 1990-1992)[1].

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

À sa sortie de l'ENA, elle entre au Conseil d’État. Auditrice en 1992, elle est promue maître des requêtes en 1993. De 1993 à 1998, elle est conseillère juridique auprès du chef du service juridique et technologie de l'information. Parallèlement de 1995 à 1998, elle est commissaire du gouvernement près l'assemblée du contentieux du Conseil d’État et secrétaire générale du conseil supérieur de l'Agence France-Presse (AFP)[1].

Elle démissionne du Conseil d’État en et explique ce choix en se disant « contre le cumul et à 100 % dans les régionales »[9]. Elle est radiée des cadres le 4 novembre[10].

Enseignement[modifier | modifier le code]

De 1992 à 1998, elle enseigne le droit constitutionnel à Institut d'études politiques de Paris[1].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

Après la dissolution de l'Assemblée nationale et les législatives de 1997, elle rejoint l’équipe de Jacques Chirac alors qu’elle a été sollicitée par l’équipe de Lionel Jospin[11].

Le [12], elle est chargée de mission pour les études, la prospective et la société de l'information à la présidence de la République française, elle en est nommée conseillère technique en 2000, poste qu'elle occupe jusqu'en 2002[1]. Son grand-père Louis Bertagna, gaulliste, ancien résistant, et psychiatre a été l'un des médecins de la famille Chirac et le psychiatre de Laurence Chirac, lorsque la deuxième fille de Jacques et Bernadette Chirac fut frappée d'anorexie à l'adolescence[13].

Députée des Yvelines[modifier | modifier le code]

En 2002, Pierre Bédier et Henri Cuq lui proposent d'être candidate à la succession du député de la deuxième circonscription des Yvelines, Franck Borotra, qui donne son accord pour la candidature de Valérie Pécresse dans sa circonscription. Elle est notamment opposée à la radicale de gauche Anne Nègre et à l'ancien général Philippe Morillon, représentant l'UDF de François Bayrou. Celui-ci étant éliminé au premier tour, avec 11 % des suffrages, Valérie Pécresse est élue députée sous l'étiquette UMP, avec 65,11 % des voix face à la candidate de gauche[14]. À l'Assemblée nationale, elle est d’abord rapporteur du budget des prisons et de la protection judiciaire de la jeunesse, puis elle devient une spécialiste des questions familiales — elle est rapporteur de la mission d'information sur la famille, s'implique fortement dans la réforme du divorce et contre les violences faites aux femmes —, des questions scolaires, universitaires et de recherche. Elle est membre de la commission des lois puis de la commission des affaires sociales et culturelles.

À partir de , elle est secrétaire générale adjointe de l'UMP, chargée des études et du centre d'études politiques. Alain Juppé déclare alors à son propos : « Elle a vocation à entrer dans un gouvernement[15] ». Elle est ensuite porte-parole de l'UMP au niveau national, avec Luc Chatel.

En , elle est élue conseillère régionale d'Île-de-France sur la liste conduite par Jean-François Copé.

Elle participe, comme rapporteur, en 2005-2006, à la mission parlementaire d'information sur la famille[16] sous la présidence de Patrick Bloche, député du Parti socialiste. Cette commission présente 100 propositions pour rénover le droit de la famille en vue de protéger l'enfant. Son rapport, intitulé L'enfant d'abord[17], est adopté par les seuls membres UMP et UDF de la mission[18].

Le Premier ministre Dominique de Villepin la charge, en , d'un rapport sur la conciliation vie familiale-vie professionnelle. Directrice de la revue de l'UMP Les débats de l'Union, adversaire résolue du Front national, elle défend, en , dans un entretien publié par le quotidien Le Monde, l'idée d'une « société métissée fière et énergique[19] ».

Ministre de l'Enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

Valérie Pécresse, en 2007.

Le , à la suite de la victoire de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle, Valérie Pécresse est nommée ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche dans le gouvernement François Fillon[a].

Elle conserve son poste dans le gouvernement François Fillon II, formé après les élections législatives de juin 2007, lors desquelles elle est réélue députée dans sa circonscription, dès le premier tour, avec 54,80 % des suffrages exprimés[20].

Au gouvernement, elle fait voter, dès 2007, la loi sur l'autonomie des universités (loi LRU), soutenue par la Conférence des présidents d'université (CPU), mais contestée par une partie des universitaires et par des étudiants. Cette réforme est dès lors présentée par la droite comme l'une des principales réussites du mandat de Nicolas Sarkozy. Elle met en place son plan de réforme du CNRS. Elle annonce en janvier 2008 un « plan Campus » doté de cinq milliards d’euros, lui aussi contesté, qui doit faire émerger en France dix pôles universitaires d'excellence de niveau international. Elle apporte également son soutien au projet de cluster technologique Paris-Saclay, qui constitue l'un des volets du Grand Paris.

En 2008, à l'occasion de la conférence internationale organisée à Kuala Lumpur par le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), elle défend et participe à la création du groupe intergouvernemental d'experts sur la biodiversité, Intergovernmental Science-Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem Services (IPBES)[21]. Elle défend également la cause environnementale en 2010, quand elle prend la défense des climatologues contre le climato-sceptique Claude Allègre, après que ceux-ci l'eurent interpellée collectivement[22]. En réponse à cet appel, elle charge l'Académie des sciences d'organiser un grand débat scientifique autour du réchauffement climatique[23].

Début 2009, son projet de décret de réforme du statut des enseignants-chercheurs suscite à nouveau un mouvement de protestation. Le , elle devient présidente de la fédération UMP des Yvelines en remplacement de Gérard Larcher. Proche de Pierre Bédier et d'Henri Cuq, elle soutient la candidature d'Alain Schmitz à la tête du conseil général des Yvelines malgré le soutien de Nicolas Sarkozy à Christine Boutin[24].

Le [25], elle reçoit le titre de docteur honoris causa[26] de l'université Cheikh-Anta-Diop de Dakar[27],[28].

Conseillère régionale d’Île-de-France[modifier | modifier le code]

Elle remporte la primaire UMP pour l'élection régionale de 2010 en Île-de-France, le , avec 59,9 % des suffrages, contre le secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement, Roger Karoutchi[29]. La liste qu'elle mène est devancée au second tour par celle du socialiste Jean-Paul Huchon, qui recueille 56,69 %[30].

Dans les Yvelines, où elle se présente, sa liste obtient 50,54 % des voix[31]. Le , elle est élue présidente du groupe de la Majorité présidentielle au conseil régional d'Île-de-France, succédant à Roger Karoutchi[32].

Elle conserve ses attributions ministérielles dans le gouvernement François Fillon III, formé le .

Valérie Pécresse est également secrétaire générale de l'Association des élus régionaux de France (AERF), fondée en 2010. En , dans le cadre de ces fonctions, elle adresse au gouvernement Manuel Valls un « ultimatum » concernant le projet de réforme territoriale, au nom de 250 conseillers régionaux de la droite et du centre. Considérant que l'objectif de la réforme est de permettre au gouvernement d'éviter une nouvelle défaite électorale, elle estime alors que « si cette réforme n'est pas adoptée d'ici juillet, nous exigerons que les élections régionales se tiennent d'ici  »[33].

En , elle cosigne une tribune dans le Huffington Post avec plusieurs élus de l'opposition francilienne (Nathalie Kosciusko-Morizet, François Fillon, Patrick Devedjian) pour dénoncer la mise en place du Passe Navigo unique à 70 euros[34],[35], qu'elle qualifie de « cadeau empoisonné »[36],[37] car, selon elle, ce projet n’est pas financé. Elle explique d'ailleurs que si elle est élue présidente de la région en 2015, elle présentera la facture de cette mesure au Premier ministre, Manuel Valls[38],[39]. Elle confie également vouloir maintenir le Pass Navigo unique en cas d'élection, « mais sans augmenter les impôts. Je ne le remettrai pas en cause parce qu’il n’est pas question de jouer avec le pouvoir d’achat des Franciliens », explique-t-elle[40]. Afin de lutter contre la fraude dans les transports publics, dont le coût est estimé à 500 millions d'euros par an, elle cosigne en , avec Xavier Bertrand, Christian Estrosi, Marc Le Fur et Laurent Wauquiez un projet de loi présenté à l'Assemblée nationale, qui propose de rendre obligatoire « le port d'un titre d'identité […] pour tous les voyageurs » »[41].

Elle se déclare candidate pour les régionales de 2015 en [42] mais sa candidature semble contestée en interne, les députés David Douillet et Henri Guaino[43] souhaitant eux aussi être candidat au poste de président de la région Île-de-France. Elle est officiellement désignée candidate de l'UMP à l'unanimité de la commission nationale d'investiture du parti le [44]. Son investiture est définitivement validée par un vote du Conseil national de l'UMP réuni en congrès le . Elle est par ailleurs tête de liste départementale dans les Yvelines.

En janvier 2015, à l'occasion de sa cérémonie de vœux, elle parvient à réunir autour d'elle Nicolas Sarkozy et François Fillon[45]. Elle annonce alors qu'elle compte se consacrer à la région en cas d'élection, en refusant tout éventuel poste ministériel et en abandonnant son mandat de député[46].

Le même mois, elle créé le Club des maires reconstructeurs, réunis avec l'objectif de faire obstacle à l'architecture résidentielle contemporaine qu'ils fustigent sans détours. Valérie Pécresse fédère autour d'elle des maires d'Île-de-France proposant des alternatives d'inspiration haussmannienne, promettant à l'avenir « davantage de balcons », « une vraie mixité sociale synonyme de bien-être », des constructions « de grande qualité environnementale » et se fixant de « préserver les zones pavillonnaires »[47].

Sa liste remporte l'élection régionale de 2015 en Île-de-France.

Ministre du Budget et porte-parole du gouvernement[modifier | modifier le code]

Le , à la suite de la nomination de Christine Lagarde à la tête du FMI, Valérie Pécresse est nommée ministre du Budget, des Comptes publics et de la Réforme de l'État, en remplacement de François Baroin, nommé ministre de l'Économie. Elle devient également porte-parole du gouvernement, fonction qui était aussi occupée par François Baroin. C'est Laurent Wauquiez qui lui succède au poste de ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, qu'elle a occupé pendant quatre ans.

Elle doit notamment faire face à la crise de la dette dans la zone euro. Elle défend le projet de réforme de la TVA anti-délocalisation pour baisser le coût du travail et améliorer la compétitivité des entreprises[48].

En à Bercy, faisant le bilan de la Révision générale des politiques publiques, elle évalue à 150 000 postes, le nombre de postes supprimés dans la fonction publique d'État, soit une économie de 15 milliards d'euros sur cinq ans[49]. Il s'agit en fait d'une projection puisque les chiffres officiels sont de 9,5 milliards d'euros entre 2008 et 2011 inclus[50]. Les analyses indépendantes de la Cour des comptes, de l'Assemblée nationale et du Sénat, mettent chacune en doute ces chiffres, faute de transparence[51],[52]. Pour autant, lors d'une audition à l'Assemblée nationale le , Didier Migaud, premier président de la Cour des comptes et président du Haut Conseil des finances publiques, expliquait que depuis vingt ans, « le meilleur résultat en matière de maîtrise de la dépense publique a été obtenu en 2011 »[53].

Retour à la députation[modifier | modifier le code]

Elle est réélue députée lors des élections législatives de 2012. Lors du congrès de l’UMP de novembre 2012, qui voit s'organiser l’élection d’un président pour le parti, elle figure sur le ticket de François Fillon pour occuper le poste de secrétaire générale. Ce dernier est néanmoins battu par Jean-François Copé et le poste est attribué à la députée Michèle Tabarot. Néanmoins, après la contestation du scrutin et la crise qui s’ensuit au sein du parti, un accord est trouvé en  ; Valérie Pécresse devient alors secrétaire générale déléguée de l’UMP[54].

À la suite de l'annonce du gouvernement de son nouveau projet de Métropole du Grand Paris, elle s'oppose à cette réforme. Sur le fond (découpage territorial aléatoire, politique des transports peu ambitieuse), comme sur la forme (une réforme « votée à la hussarde », au profit de calculs électoralistes, selon elle), elle estime que cette proposition n'est pas à la hauteur de l'idée du Grand Paris qu'elle défend depuis plusieurs années[55].

Le , à la suite de l'affaire Bygmalion, elle propose la démission collective de la direction collégiale et se prononce très vite pour la publication des comptes. Elle demande à l'UMP de retrouver « le chemin de la probité »[56]. Dans le cadre de cette affaire, elle demande à l'UMP de porter plainte, estimant que c'est l'UMP et ses militants qui sont victimes[57].

En 2014, elle est à l'origine d'un groupe d'étude sur les Chrétiens d'Orient à l'Assemblée nationale[58]. Elle cosigne, en , avec 58 autres députés, une lettre ouverte à François Hollande pour que la France prenne une initiative diplomatique à l'ONU en faveur des Chrétiens d'Orient[59] ; elle publie également le mois suivant « Nous sommes tous des chrétiens d'orient », une tribune, dans Valeurs actuelles où elle soutient cette communauté[60]. En , elle se rend en Irak avec une délégation de députés UMP, dont François Fillon, afin de traiter « avec les autorités kurdes et les autorités religieuses chrétiennes de la situation sécuritaire et des secours qui doivent être apportés par la communauté internationale à quelque 200 000 chrétiens réfugiés au Kurdistan qui survivent dans des conditions extrêmement difficiles »[61],[62]. Interrogée sur les Français partis faire le djihad, elle demande la création de « centres de désendoctrinement », pour ceux qui sont rentrés en France[63] car elle considère qu'il faut traiter les conversions au djihadisme comme des « dérives sectaires ». Selon elle, les djihadistes ont subi un « lavage de cerveaux » et sont susceptibles d'endoctriner d'autres personnes s'ils ne sont pas pris en charge spécifiquement. « On ne peut pas, lorsque ces djihadistes reviendront en France, les traiter comme des prisonniers de droit commun », précise-t-elle[64].

Elle a également déposé à l'Assemblée nationale, le , un projet de loi visant à renforcer la loi anti burqa et créer un délit d'entrave pour ceux qui contournent la loi en empêchant le paiement par un tiers des amendes infligées aux femmes verbalisées[65],[66],[67],[68].

Le , elle se rend à Conflans-Sainte-Honorine pour soutenir la crèche Baby Loup, confrontée à des difficultés financières et reçoit une étude financière détaillée des comptes de la crèche, commandée par Élisabeth Badinter. Elle lance un appel au département des Yvelines et à la région Île-de-France, afin d'aider « cette crèche qui est dans une situation inextricable. Il faut réussir à obtenir des ressources supplémentaires, il faut sauver ce service unique en Île-de-France qui permet d'assurer une offre de garde pour les familles travaillant en horaires décalés », ajoute-t-elle[69],[70],[71],[72].

Elle participe, en 2014, à l'ouvrage collectif Les 12 travaux de l'opposition. Nos projets pour redresser la France, coécrit avec les onze autres principaux ténors de l'UMP, afin de proposer des idées permettant de « redresser la France »[73]. Valérie Pécresse écrit le chapitre consacré à l'éducation, où elle propose notamment de réformer le baccalauréat[74].

Présidente du conseil régional d'Île-de-France[modifier | modifier le code]

Le , elle est nommée, par le nouveau président du parti, Nicolas Sarkozy, coordinatrice pour les élections régionales[75] et elle est tête de liste du parti Les Républicains pour l’Île-de-France qu'elle remporte au second tour face au candidat socialiste Claude Bartolone. Le , elle devient la première femme présidente du conseil régional d'Île-de-France.

Après s'être engagée pendant la campagne électorale à maintenir une zone unique pour le Passe Navigo malgré une perte de recettes estimée à 300 millions d'euros mais être compensée par de nouvelles recettes, elle envisage d'y renoncer[76] ou une augmentation de 10 à 15 € par mois[77] avant de trouver un accord avec l'État conservant la zone unique via une hausse progressive des tarifs pour les usagers et l’intégration de nouvelles ressources à la loi de finances 2017[78],[79].

Elle soutient Alain Juppé lors de la primaire présidentielle des Républicains de 2016[80].

Après un an de mandat, elle porte comme bilan d'avoir fait voter le déménagement du siège du conseil régional en banlieue, une déclaration de patrimoine des élus et un contrôle de leur assiduité, la suppression d'aides au transport pour les étrangers en situation irrégulière, la lutte contre la fraude dans les transports en commun, la réintroduction de bourses pour les bacheliers mention très bien, la création d'aides sociales pour les lycéens du privés, le développement de la vidéosurveillance au sein des lycées, des bus et des gares routières, les test salivaires contre la drogue dans les lycées, la fin des aides aux logements sociaux pour les communes en comptant déjà 30 %, la substitution du pass contraception dans les lycées au profit d'une plateforme Internet, la fin des emplois tremplin, une hausse de 3 euros du Pass Naviguo pour financer la modernisation des rames de transports, la diminution des effectifs et au total 160 millions d'euros d'économie, ce qui suscite parfois des critiques de l'opposition PS ou FN[81].

En mars 2017, après la publication du livre-enquête Bienvenue place Beauvau qui d'après le parti Les Républicains lève le voile sur la manière dont François Hollande utiliserait le ministère de l'Intérieur pour annihiler les chances de la droite à parvenir au second tour de l'élection présidentielle, elle porte à la connaissance du parquet national financier et du procureur de la République une douzaine de faits qui pourraient être qualifiés de délictueux[82],[83]. Valérie Pécresse a également déposé plainte contre X le auprès du parquet de Paris pour « violation du secret professionnel », « violation de l’enquête » et « recel de ces deux infractions »[84]. Le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire le 3 avril[85].

Revenant pour la deuxième fois sur sa promesse de ne pas augmenter le prix du Pass navigo, celui-ci est porté à 75 euros à partir d'août 2017[86].

Opinions et idées[modifier | modifier le code]

Elle intègre la promotion 2002 des Young leaders de la French-American Foundation[87],[88].

Elle préside la fondation « S’engager contre l’échec scolaire », dont l'objectif est de « recevoir et gérer les biens et droits de toute nature apportés au fonds de dotation à titre gratuit en vue de réaliser ou d’assister à l’accomplissement d’activités permettant de lutter contre l’échec scolaire[89],[90]. »

En 2010, elle a créé un think tank de débats d’idées, qui veut incarner une droite réformatrice : le labo des idées[91]. Cet organisme lance plusieurs propositions, comme la baisse des dépenses publiques de 20 milliards d’euros, la réforme de la formation professionnelle ou le passage à une société numérique[92].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Être une femme politique… c'est pas si facile !, éditions de L'Archipel, 2007 (ISBN 2-8418-7913-5 et 978-2-8418-7913-7)
    Elle défend notamment la garde alternée et la création d'une « contribution sociale pour la garde d'enfants ».
  • Mieux articuler vie familiale et professionnelle (rapport au Premier ministre), La Documentation française, 2007 (ISBN 2-1100-6620-2 et 978-2-1100-6620-6)
  • Et si on parlait de vous ?, Paris, éditions de L'Archipel, 2010 (ISBN 978-2-8098-0233-7)
  • Controverses. Université, science et progrès, avec Axel Kahn, Paris, éditions NIL, 2011 (ISBN 978-2-84111-547-1)
  • Réformer, Études 9/2011 (tome 415), pp. 173-184 [lire en ligne]
  • Après le bac, mode d'emploi, Paris, Plon, 2012
  • Voulez-vous vraiment sortir de la crise ?, Paris, Albin Michel, 2013 (ISBN 978-2-226-24856-5)
    Livre d’inventaire et de propositions revenant sur son expérience ministérielle et proposant des pistes de réformes pour la France. Dans cet ouvrage vendu à 10 000 exemplaires, elle se fait l’avocate d’une droite réformatrice qui ne se concentre pas sur la conquête mais sur l’exercice du pouvoir[93].

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Son cabinet est dirigé par Philippe Gillet. Marie-Danièle Campion est directrice-adjointe de cabinet chargée des questions de vie étudiante et de revalorisation des carrières et Jean-Philippe de Saint-Martin, directeur adjoint de cabinet chargé des moyens et de l'évaluation.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g Who's Who in France, notice consacrée à Valérie Pécresse, édition 2013, p. 1712.
  2. Who's Who in France, notice consacrée à Dominique Roux, édition 2013, p. 1940.
  3. « Valérie Pécresse passe sur le canapé rouge de L’Expansion », Ekonomico.fr, 17 décembre 2010.
  4. « Jérôme Pécresse » sur alstom.com.
  5. « Jérôme Pécresse, le mari de Valérie », Paris Match, 24 août 2010.
  6. Elle obtient son baccalauréat à l'âge de 16 ans : « Valérie Pécresse, l'heure de l'autonomie », Le Figaro, .
  7. Pécresse, la chiraquienne qui monte - Le Nouvel Obs, 9 juillet 2011
  8. L'affiche des élections régionales : Le match Pécresse / Bartolone - Virginie Le Guay et Caroline Fontaine, Paris Match no 3444, semaine du 21 au 27 mai 2015, p. 41
  9. Régionales 2015 : Valérie Pécresse quitte le Conseil d'État - Le Point/AFP, 12 novembre 2015.
  10. « Version électronique authentifiée publiée au JO du 30/12/2015 | Legifrance », sur www.legifrance.gouv.fr (consulté le 3 janvier 2017)
  11. Valérie Pécresse, la guerrière - Le Parisien, 29 mars 2009
  12. Journal officiel, , p. 10079.
  13. Pécresse, la femme d'action aurait « voulu être une artiste » - Le Figaro, 5 août 2009
  14. Élections législatives de 2002 : résultats dans la deuxième circonscription des Yvelines - Ministère de l'Intérieur
  15. « Valérie Pécresse, à la recherche de l'autonomie » par Charles Jaigu, Le Figaro, .
  16. Mission d'information famille et droits des enfants sur le site internet de l'Assemblée nationale,
  17. « L'enfant d'abord, 100 propositions pour placer l'intérêt de l'enfant au cœur du droit de la famille », rapport à l'Assemblée nationale,
  18. Les parlementaires contre l’homoparentalité mais pour l’amélioration du PACS - Gais et Lesbiennes Branchés (voir archive)
  19. Valérie Pecresse : « Notre avenir ? Une société métissée fière et énergique » - Le Monde, 22 août 2006
  20. « Élections législatives de 2007 : résultats dans la deuxième circonscription des Yvelines », Ministère de l'Intérieur, (consulté le 16 avril 2015).
  21. Brigitte Perucca, « Consensus sur un forum mondial de la biodiversité », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  22. « Climat : 400 chercheurs appellent Pécresse à prendre position », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  23. « Climat : Pécresse demande un débat », Les Echos,‎ (lire en ligne)
  24. Béatrice Jérôme, « "Jetée" du gouvernement et rejetée par les élus yvelinois : la double peine de Mme Boutin », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  25. Le Soleil.
  26. « Sénégal : Le GREDDDA, un labo d’idées pour la croissance de l’économie », sur Financial Afrik, (consulté le 2 avril 2015)
  27. « Sénégal : Valérie Pécresse sera fait docteur honoris causa de l'UCAD, vendredi », sur allAfrica, (consulté le 2 avril 2015)
  28. « Doctorat honoris causa de Valérie Pécresse », sur UCAD (consulté le 2 avril 2015)
  29. « Régionales : Pécresse bat Karoutchi pour l'investiture UMP en Ile-de-France », Le Monde, 22 mars 2009.
  30. Élections régionales de 2010 : résultats en Île-de-France - Ministère de l'Intérieur
  31. Élections régionales de 2010 : résultats dans les Yvelines - Ministère de l'Intérieur.
  32. Pécresse fait le ménage au groupe UMP - Le Parisien, 9 avril 2010
  33. RTL.
  34. Passe Navigo à 70€ : qui paiera la facture ? - Huffington Post, 10 décembre 2014
  35. Ile-de-France: le passe Navigo au tarif unique de 70 euros adopté - France Soir, 10 décembre 2014
  36. Passe navigo unique, « un cadeau empoisonné » - Le Figaro/AFP, 9 décembre 2014
  37. Valérie Pécresse sur le passe Navigo : « Hier Jean-Paul Huchon parlait de 70 euros, aujourd’hui il parle de 85 euros » - Fabrice Pouliquen, 20 minutes, .
  38. France 3.
  39. Valérie Pécresse : « Le passe Navigo unique à 70 euros est une tromperie » - Dominique Malecot, Les Échos, 12 décembre 2014
  40. Valérie Pécresse : « Je ne toucherai pas au passe Navigo unique si je suis élue » - Fabrice Pouliquen, 20 minutes, 2 mai 2015
  41. Le Figaro..
  42. Dominique Malecot, « Ile-de-France : Valérie Pécresse entre en campagne pour les régionales », Les Échos,
  43. « UMP : un tandem Guaino-Douillet pour les régionales en Ile-de-France ? », Le Point,‎ (lire en ligne)
  44. « Régionales : privé de primaire en Ile-de-France, Guaino menace de quitter l'UMP », lefigaro.fr, 6 février 2015.
  45. UMP : Pécresse adoubée par Sarkozy en vue des régionales - Le Parisien, 27 janvier 2015
  46. Le « tracteur » Pécresse repart à l'assaut de l'Ile-de-France - Ludovic Vigogne, L'Opinion, 26 janvier 2015
  47. Près de 70 villes adhèrent au Club des maires reconstructeurs - Le Parisien, 29 janvier 2015
  48. Présidentielle 2012 : Valérie Pécresse : la TVA sociale se fera « avant l'élection présidentielle » - Le Monde/AFP, 3 janvier 2012
  49. Cf. J.-G. Malliarakis, Pour une libération fiscale, Trident, 2012, p. 178
  50. Rapport ministériel du 6e CMPP
  51. Après 4 années de RGPP, l’heure du 1er bilan - La gazette des communes, septembre 2011
  52. Le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux a atteint ses limites, selon un rapport parlementaire - Le Monde, 12 octobre 2011
  53. Extrait de l'audition de monsieur Didier Migauds sur le site officiel de l'Assemblée nationale.
  54. « Hortefeux, Ciotti, Morano… L’organigramme complet de la direction de l’UMP » - Le Monde, 15 janvier 2013
  55. Pécresse veut supprimer la Métropole du Grand Paris après en avoir pris la tête - Tristan Quinauds Maupoil, Le Figaro, 7 avril 2014
  56. Valérie Pécresse : « Il faut publier les comptes de l'UMP » - David Perrotin, Metronews, 27 mai 2014
  57. Bygmalion - Pécresse : le triumvirat devrait « porter plainte au nom de l'UMP » - Le Point]/AFP, 14 juin 2014
  58. Valérie Pécresse crée un groupe d'études à l'Assemblée - Le Parisien, 30 juillet 2014
  59. Un groupe d’études sur les chrétiens d’Orient à l’Assemblée - Ariane Riou, La Croix/AFP, 30 juillet 2014
  60. Valérie Pécresse : « Nous sommes tous des chrétiens d’Irak » - Valeurs actuelles, 7 août 2014
  61. François Fillon et des députés UMP en Irak pour rencontrer des responsables - 20 minutes/AFP, 1er septembre 2014
  62. Fillon en Irak pour soutenir les chrétiens d'Orient - Bruno Jeudy, Le Journal du dimanche, 31 août 2014
  63. Djihad. Valérie Pécresse : il faut des « centres de désendoctrinement » - Ouest-France, 18 novembre 2014
  64. Ce que les politiques veulent faire des djihadistes de retour en France - Ivan Valerio, Le Figaro], 18 novembre 2014
  65. Burqa : Valérie Pécresse veut durcir la loi - Delphine de Mallevoüe, Le Figaro, 26 novembre 2014
  66. Valérie Pécresse veut «renforcer» la loi sur le voile intégral - Libération/AFP, 27 novembre 2014
  67. Valérie Pécresse déclare une nouvelle guerre à la burqa - Le Point/AFP, 27 novembre 2014
  68. Pécresse (UMP) veut « renforcer » la loi sur la burqa - Le Parisien/AFP, 27 novembre 2014
  69. Valérie Pécresse au chevet de Baby Loup - Le Parisien, 28 octobre 2014
  70. Baby-Loup : l'avenir de la crèche en discussion - Nicolas Vanel, Metronews, 28 octobre 2014
  71. Les francs-maçons au secours de Baby-loup - Le Figaro, 30 octobre 2014
  72. Baby-Loup : l’étau se desserre - Alexandre Fache, L'Humanité, 31 octobre 2014
  73. Les travaux d'Hercule de l'UMP - Judith Waintraub, Le Figaro, 2 septembre 2014
  74. Ma contribution au livre des 12 travaux de l’opposition - Blog de Valérie Pécresse, 11 septembre 2014
  75. Christian Estrosi nommé président de la commission nationale d'investiture - UMP, 4 décembre 2014.
  76. Fabrice Pouliquen, « Paris : Quelles pistes pour le passe Navigo unique à 70 euros ? », 20minutes.fr, (consulté le 29 juin 2016)
  77. « Les tergiversations de Valérie Pécresse sur le prix du passe Navigo », leparisien.fr, (consulté le 29 juin 2016).
  78. « Signature d’un protocole entre l’État et la Région Ile-de-France sur le financement pérenne du système de transports publics franciliens », gouvernement.fr, (consulté le 29 juin 2016).
  79. Béatrice Jérôme, « En Ile-de-France, le tarif du forfait Navigo augmente de 3 euros le 1er août », lemonde.fr, (consulté le 29 juin 2016).
  80. Valérie Pécresse, interviewée par Sophie Huet, « Valérie Pécresse : "Alain Juppé sera un président fort" », lefigaro.fr, 1er novembre 2016.
  81. Cécile Azzaro, « Depuis un an, Valérie Pécresse impose sa marque malgré les critiques », affiches-parisiennes.com, 18 décembre 2016.
  82. Paule Gonzales, « “Cabinet noir” : les ténors de la droite réclament l'ouverture d'une enquête », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  83. Justine Chevalier, « "Cabinet noir" : que va faire la justice de la plainte des proches de Fillon? », BFM TV,‎ (lire en ligne).
  84. Olivier Arandel, « Pécresse porte plainte contre X après la divulgation de l'interpellation de son fils », Le Parisien,‎ (lire en ligne).
  85. Modèle:Article l.
  86. « Pass navigo à 75 euros : Pécresse renie encore sa promesse », Marianne,‎ (lire en ligne)
  87. Washington sur Seine ? Ces ministres de François Hollande qui ont été formés par les Américains - Benjamin Dormann, Atlantico, 22 mai 2012
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  89. S'engager contre l'échec scolaire - Centre français des fonds et fondations
  90. Valérie Pécresse s'engage contre l'échec scolaire - Camille Stromboni, EducPros, 9 janvier 2014
  91. Le labo des idées
  92. Pécresse veut apporter sa pierre à la campagne de 2012 - Anne Rovan, Le Figaro, 29 juin 2010
  93. Valérie Pécresse : « En 2012, on savait ce qu'il fallait faire pour le pays mais on ne savait pas comment le dire aux Français et être élu après », Atlantico, 23 septembre 2013.