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Bourgogne (ancienne région administrative)

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Bourgogne
Borgoigne, Bregogne (bourguignon-morvandiau)
Blason de Bourgogne
Blason
Drapeau de Bourgogne
Drapeau
Bourgogne (ancienne région administrative)
La Bourgogne en France métropolitaine.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Statut Région historique et culturelle
Départements Côte-d'Or (21)
Nièvre (58)
Saône-et-Loire (71)
Yonne (89)
Capitale Dijon
Démographie
Gentilé Bourguignons
Population 1 622 908 hab. (2022)
Densité 51 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 00′ nord, 4° 30′ est
Superficie 31 582 km2
Point culminant Haut-Folin (901 m)
Divers
Langues régionales Bourguignon-morvandiau
Arpitan

La Bourgogne (en bourguignon-morvandiau : Borgoigne ou Bregogne) est une région historique et culturelle située au centre-est de la France. Elle est constituée des départements de la Côte-d'Or, de la Nièvre, de la Saône-et-Loire et de l'Yonne. Ses habitants sont appelés les Bourguignons et sa capitale est Dijon.

De 1956 à 2015, la Bourgogne était aussi une région administrative française[note 1] qui a fusionné le [1] avec la Franche-Comté pour former la région administrative Bourgogne-Franche-Comté.

La Bourgogne doit son nom aux Burgondes du temps d'avant les Mérovingiens, qui créèrent le royaume de Burgondie, devenu royaume de Bourgogne puis des Deux-Bourgognes à l'époque carolingienne. Par la suite on distinguera le comté de Bourgogne (ou Franche-Comté de Bourgogne), qui correspond à l'actuelle Franche-Comté, du duché de Bourgogne qui correspond à peu près à l'actuelle Bourgogne.

La région comptait 1 622 908 habitants au .

Géographie

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Localisation

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La Bourgogne se situe dans le Centre-Est de la France. Elle est limitrophe de la Franche-Comté à l'est, de Rhône-Alpes au sud-est, de l'Auvergne au sud-ouest, du Centre-Val de Loire à l'ouest, de la Champagne-Ardenne au nord et de l'Île-de-France au nord-ouest.

D’une superficie de 31 582 km2, elle se classait, lorsqu'elle constituait une région administrative, au sixième rang des régions métropolitaines par la taille, et au septième rang en incluant les régions d'outre-mer[note 2].

Géologie et topographie

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Relief et principales agglomérations.

La Bourgogne présente une grande diversité de paysages. Au nord, la basse Bourgogne se caractérise par des plaines sédimentaires comprenant le Sénonais, région agricole, et le pays d'Othe, marqué par ses forêts dominant les vallées de l'Yonne et de l'Armançon ; on y trouve notamment la ville d'Auxerre[2]. Plus à l'est, les pays de la Saône correspondent à des plaines d'effondrement recouvertes de prairies grasses et de terres arables consacrées aux grandes cultures et au maraîchage[3].

Panorama sur le Morvan depuis le belvédère du Carnaval à Uchon en Saône-et-Loire.

La partie centrale est formée par les plateaux bourguignons, d'origine calcaire, qui s'inclinent progressivement vers le nord-ouest et s'abaissent plus brusquement vers le sud-est. Ils comprennent l'Auxerrois, plateforme rocailleuse propice à la vigne (notamment dans le vignoble de Chablis), le Tonnerrois, de plus faible altitude, le Châtillonnais, dominé par d'importantes zones forestières, ainsi que le carrefour dijonnais et la Côte d'Or, dernier escarpement de la « montagne » portant l'un des vignobles les plus réputés de France. Au cœur de la région, le Morvan constitue un massif ancien et forestier, classé parc naturel régional, entouré de plaines argileuses dédiées à l'élevage et entaillées par la dépression houillère de la Dheune-Bourbince.

Au sud, le Mâconnais s'organise autour de la polyculture, de l'élevage et du vignoble. Situé aux confins du Massif central, il constitue la partie la plus méridionale de la Bourgogne et associe la plaine de Saône à des reliefs plus vallonnés, culminant à 771 mètres à Montmelard, 758 mètres à Tramayes et 746 mètres à Pierreclos[4].

Axes de communication et de transports

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Ferroviaire

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Photographie.
Un TGV Duplex sur la LGV Sud-Est en Saône-et-Loire.

Le réseau ferroviaire bourguignon est desservi par les trains régionaux TER Bourgogne-Franche-Comté, qui assurent les principales liaisons intrarégionales.

Depuis 1981, le TGV Sud-Est met la capitale de la Bourgogne Dijon à portée de Paris (1 heure 37), de Marseille (3 heures 22), et Montbard à 1 h tout juste de Paris, avec 4 TGV Montbard/Paris et 5 TGV Paris/Montbard chaque jour.

Des liaisons partent aussi de Chalon-sur-Saône vers Paris.

Des liaisons Paris-Lyon via la gare du Creusot - Montceau - Montchanin TGV et la gare de Mâcon-Loché-TGV.

La LGV Sud-Est passe par 6 départements dont 3 en Bourgogne (l'Yonne, la Côte-d'Or, la Saône-et-Loire). La gare de secours de la LGV entre Paris et Lyon est située en Côte d'Or, dans le village de Lacour-d'Arcenay.

Le TGV Lyria :

Le TGV Méditerranée, reliant par exemple Dijon à Montpellier en 3 heures et 33 minutes ;

La LGV Rhin-Rhône, qui relie Dijon au reste de l'Europe, a été mise en service fin 2011.

Réseau autoroutier
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Le réseau autoroutier bourguignon est structuré autour de plusieurs axes majeurs. L'A6 traverse la région du nord au sud. L'A38 assure la liaison entre Dijon et l'A6, tandis que l'A31, en direction du Luxembourg, traverse la Bourgogne avant de rejoindre l'A6 à Beaune. L'A36 se détache de l'A31 entre Dijon et Beaune pour rejoindre l'Allemagne, en traversant la Franche-Comté. L'A39 relie Dijon à Dole puis à Bourg-en-Bresse. L'A77 connecte l'A6 au sud de Nevers, dans la Nièvre. Enfin, l'A406 relie la route Centre-Europe Atlantique (RCEA) à l'A40 à Mâcon, permettant d'accéder à Genève.

Le siège de la société Autoroutes Paris-Rhin-Rhône (APRR) est implanté à Saint-Apollinaire, dans l'agglomération dijonnaise.

L'Yonne à Auxerre.

Principales voies navigables en Bourgogne :

Philippe le Bon portant le collier de l'ordre de la Toison d'or.

Le nom de Bourgogne a désigné des territoires assez différents suivant les époques. Elle doit son nom à la peuplade des Burgondes qui créèrent le royaume de Burgondie. Ce dernier devint royaume de Bourgogne puis des Deux-Bourgogne à l'époque carolingienne. Au Moyen Âge, il convient de distinguer le comté de Bourgogne du duché de Bourgogne. Le premier (maintenant la Franche-Comté) était terre d'Empire, le second constitué des comtés de Mâcon, Chalon, Sens, Auxerre, Tonnerre, Nevers, Autun appartenait au royaume de France[5].

Aux XIVe et XVe siècles, l'État bourguignon, vassal du royaume de France mais quasi indépendant en fait, a recouvert des parties de la France, des Pays-Bas, de la Belgique et du Luxembourg actuels. Les ducs de Bourgogne étaient vassaux du roi de France pour le duché de Bourgogne, l'Artois et la Flandre, et vassaux de l'Empereur pour le comté de Bourgogne, la Gueldre, le Hainaut, le Brabant et d'autres terres[6].

Après la mort de Charles le Téméraire en 1477 et la guerre de Succession de Bourgogne, le duché de Bourgogne est rattaché au royaume de France et devient un gouvernement général, le gouvernement de Bourgogne. En 1542, apparaît la généralité de Bourgogne, une des 17 recettes générales créées par le roi Henri II. Outre l'ancien duché, elle inclut à partir de 1601 la plupart des provinces savoyardes de la rive droite du Rhône et par la suite la souveraineté de Dombes, qui lui est rattachée en 1781. Ces dernières acquisitions constituent en 1790 le département de l'Ain. La Bourgogne conserve jusqu'à la Révolution française une certaine forme d'autonomie avec les états de Bourgogne et le Parlement de Dijon[7].

Après une régionalisation manquée sous le régime de Vichy de 1940 à 1944, le nom historique est repris pour désigner une région française de la Cinquième République créée en 1960. En 2016, avec la loi de réforme des régions, elle fusionne avec la Franche-Comté dans la nouvelle région Bourgogne-Franche-Comté[8].

La région se nomme Bregogne en bourguignon-morvandiau et Borgogne en arpitan.

Les 4 départements de Bourgogne (et les 4 de Franche-Comté) montrant les provinces et États qui existaient sur son territoire au XVIIIe siècle.

Administration

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La Bourgogne comprend les départements de la Côte-d'Or, de la Nièvre, de la Saône-et-Loire et de l'Yonne. Au , elle comptait 15 arrondissements, 90 cantons, 63 intercommunalités et 1 993 communes.

De 1956 à 2015, la Bourgogne constituait une région administrative française dotée d'un conseil régional. À la suite de la réforme territoriale de 2015, elle a fusionné avec la Franche-Comté pour former la région administrative Bourgogne-Franche-Comté. La Bourgogne subsiste néanmoins en tant que circonscription administrative dans certains domaines, correspondant notamment au ressort de l'académie de Dijon et à celui du tribunal administratif de Dijon, dont la compétence s'étend aux quatre départements bourguignons.

Démographie

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D'après l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), la Bourgogne comptait 1 622 908 habitants en 2022.

Le peuplement de la région demeure relativement peu dense et inégalement réparti. Une grande partie du territoire bourguignon se situe dans la diagonale du vide, espace caractérisé par une densité de population inférieure à la moyenne nationale, une dynamique démographique modérée et une forte présence de territoires ruraux. La population se concentre le long des grands axes de communication, tandis que certaines zones rurales, notamment le Morvan, connaissent une diminution continue de leur population. La Bourgogne demeure par ailleurs moins peuplée qu'elle ne l'était au milieu du XIXe siècle.

Depuis 1990, le déséquilibre démographique s'est accentué entre la Bourgogne et les régions dominantes qui l'encadrent (Île-de-France et Rhône-Alpes). À ces deux fortes croissances, la Bourgogne n'oppose qu'une stagnation. Le solde migratoire annuel n'est passé que de –0,03 % à –0,04 % entre les deux derniers recensements mais l'excédent naturel annuel est tombé de 0,13 à 0,04 %. Cela se traduit par un vieillissement de la population, la région attire en effet davantage les retraités que les jeunes ménages.[Passage à actualiser]

La croissance démographique se concentre principalement dans l'agglomération de Dijon, principal pôle urbain bourguignon, ainsi que dans la vallée de la Saône, de Chalon-sur-Saône à Mâcon. Après Dijon, les principales villes de la région sont Chalon-sur-Saône, Auxerre, Mâcon, Nevers, Sens, Le Creusot, Beaune, Montceau-les-Mines et Autun.

Vignoble de Bourgogne à La Roche-Vineuse (Mâcon (AOC)).

L'économie bourguignonne repose historiquement sur une agriculture diversifiée et fortement spécialisée. Les cultures céréalières (notamment le blé et l'orge dans l'Yonne et la Côte-d'Or), les oléagineux, l'élevage bovin — particulièrement dans les régions du Charolais, du Morvan et du Nivernais — ainsi que la viticulture constituent les principales activités agricoles. La surface agricole utile représente près de 60 % du territoire, et l'agriculture mobilise environ 5 % de la population active. Deuxième région française pour la production bovine après l'Auvergne, la Bourgogne est également un grand territoire viticole : près de 31 000 hectares y sont consacrés à la vigne, essentiellement plantés de pinot noir et de chardonnay[9].

L'industrie bourguignonne s'est développée dès le XIXe siècle autour de la houille (Montceau-les-Mines), de la sidérurgie (Le Creusot) et des exploitations minières (La Machine). Après 1945, elle a connu un nouvel essor, notamment dans la vallée de la Saône (Mâcon, Chalon-sur-Saône), dans l'agglomération dijonnaise et dans l'Yonne, avant d'être touchée par les crises industrielles de la fin du XXe siècle. Plusieurs entreprises ou groupes d'envergure internationale se sont implantés dans la région ou y ont développé des unités, parmi lesquelles les laboratoires pharmaceutiques Urgo (Chenôve et Chevigny-Saint-Sauveur), le groupe SEB (site historique de Selongey) ou les laboratoires Vendôme (Quetigny). Le nord de la région, moins industrialisé, a vu se développer des activités plus légères et diversifiées : chimie, électronique, plasturgie, papeterie, industries mécaniques et automobiles, ainsi qu’un secteur agroalimentaire significatif.

Le tourisme constitue un secteur complémentaire important. Il s’appuie sur la renommée gastronomique et viticole de la région, sur son patrimoine historique et culturel, ainsi que sur plusieurs formes de tourisme spécialisé : tourisme fluvial, thermalisme, tourisme industriel et écotourisme, notamment dans le parc naturel régional du Morvan et la vallée de l'Armançon.

Le commerce et les services occupent une place notable dans l'économie régionale. Le groupe de distribution Schiever a son siège à Avallon, et Dijon se distingue régulièrement parmi les villes offrant un environnement favorable au développement des entreprises.

Depuis 2005, la Bourgogne accueille deux pôles de compétitivité : le pôle Nucléaire Bourgogne (PNB), consacré aux industries de l'énergie et de la métallurgie, et Vitagora Goût-Nutrition-Santé, orienté vers les filières agroalimentaires et nutritionnelles.

La région est à l'origine de plusieurs innovations industrielles majeures, parmi lesquelles la cocotte-minute SEB, les avions Jodel ou encore les collants Dim dans les années 1950. Elle produit aujourd'hui des équipements de haute technologie, tels que des composants destinés aux centrales nucléaires, des bogies de TGV, les pansements Urgo ou encore les produits cosmétiques issus des laboratoires Vendôme[10].

Culture et tourisme

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Les hospices de Beaune, l'un des monuments les plus visités de Bourgogne.

Région réputée pour sa gastronomie, la Bourgogne est également riche de son patrimoine naturel mais aussi bâti, des châteaux forts aux cadoles, en passant par les abbayes et les cathédrales[11].

Il y est possible de visiter le site d'Alésia et son MuséoParc Alésia, où Vercingétorix tint un siège contre les armées de Jules César en 52 av. J.-C., ainsi que le site de Cluny où les bénédictins firent de leur abbaye au Xe siècle le plus grand foyer spirituel et intellectuel d'Europe.

La Bourgogne est une terre riche de sites culturels, certains uniques parmi lesquels le palais des ducs de Bourgogne à Dijon, les Hospices de Beaune, l'abbaye Saint-Philibert de Tournus, l'abbaye de Cîteaux, l'abbaye de Fontenay, l'abbaye de Pontigny, l'abbaye Saint-Germain d'Auxerre, la cathédrale Saint-Étienne de Sens, la cathédrale Saint-Lazare d'Autun, la cathédrale Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte de Nevers, la cathédrale Saint-Étienne d'Auxerre, la basilique Sainte-Marie-Madeleine de Vézelay, la basilique du Sacré-Coeur de Paray-le-Monial, l'église Notre-Dame de La Charité-sur-Loire, les châteaux de Guédelon, de Pierreclos, de Tanlay, de Bussy-Rabutin, de Cormatin, d'Ancy-le-Franc et de Bazoches, l'arboretum de Pézanin, qui rendent ce territoire attractif et à fort potentiel touristique.

Grâce à Nicéphore Niépce (1765-1833) qui inventa la photographie, la Bourgogne a ainsi développé à Chalon-sur-Saône le musée de la photographie et un pôle image et son.

Le musée des Beaux-Arts de Dijon est également important.

Plus de 50 films et téléfilms (répertoriés) ont été tournés — entièrement ou quelques scènes — en Bourgogne, entre 1938 et 2010. En voici les lieux de tournage (par département, anti-chronologiquement), ainsi que les titres et réalisateurs[12][source insuffisante].

Personnalités

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Emblèmes traditionnels de la Bourgogne

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Les armoiries de la Bourgogne

Les armoiries de la Bourgogne se blasonnent ainsi :
Écartelé : au premier et au quatrième, d'azur semé de fleurs de lys d'or à la bordure componée d'argent et de gueules ; au deuxième et troisième, bandé de six pièces d'azur et d'or à la bordure de gueules. Les armoiries combinent les armoiries des ducs Valois (1 et 4) avec celles des ducs capétiens (2 et 3).


La croix de Bourgogne

La croix de Bourgogne a été l'emblème de la Bourgogne (puis des Pays-Bas espagnols et de l'Empire espagnol des Amériques) à partir de Jean Ier de Bourgogne, dit Jean sans Peur, duc de Bourgogne, comte de Flandre, d'Artois, comte palatin de Bourgogne (c'est-à-dire de Franche-Comté) (° à Dijon - † ). La croix de Bourgogne est fréquente dans l'héraldique espagnole (connue sous le nom de cruz de Borgoña), et fait encore partie des armes du roi d'Espagne.

En 2010, une pièce de 10  en argent, gravée par Joaquin Jimenez, a été mise en circulation en Bourgogne. Elle représente la carte et le drapeau armorié de la région. Elle a cours légal dans toute la France.

Gastronomie, vins et bières

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Gastronomie

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  • ami-chambertin (fromage)
  • andouillettes d'Arnay-le-Duc, de Mâcon, de Clamecy et de Châblis
  • anis de Flavigny
  • asperge de Ruffey
  • baratin de Clamecy et les chi dans l'iau
  • bénédictin (fromage)
  • beurdin, biscuit de Bourbon-Lancy
  • biscuit de Chablis ou biscuit duché
  • bœuf bourguignon
  • bouton-de-culotte (fromage de chèvre)
  • brochet braisé ou en quenelles
  • cabriotte
  • cacous aux cerises
  • cassis de Bourgogne
  • cassissine, pâte de fruit au cassis
  • cerise marmotte
  • chaource (fromage)
  • chariton de la Charité-sur-Loire
  • cidre du Morvan
  • cistercien (fromage)
  • cîteaux (fromage)
  • civet
  • claquebitou (fromage)
  • coq au vin
  • cornichons
  • corniottes
  • cosne (fromage)
  • crâpiau
  • craquants du Val de Loire ( Pouilly-sur-Loire)
  • crème de cassis
  • crottin du Morvan (fromage)
  • cuisses de grenouille
  • eaux-de-vie
  • entrecôte charolaise
  • Époisses (AOC)
  • escargots de Bourgogne
  • fromage charolais (AOP)
  • charolais à l'époisses
  • faisselle
  • flamusse
  • fritures de goujons
  • gâteau de foies blonds
  • gaufrette mâconnaise
  • gougères
  • granit rose de Semur-en-Auxois
  • gratin de queues d'écrevisses
  • grattons
  • greuze émotion (chocolat)
  • jambon à la châblisienne
  • jambon cru du Morvan
  • jambon persillé
  • judru de Nolay
  • kir
  • lapin à la dijonnaise
  • liqueur de cassis
  • mâconnais (fromage)
  • marc de Bourgogne
  • meurette de poisson
  • miel du Morvan
  • morvandiau (fromage)
  • moutarde de Dijon
  • négus et nougatine de Nevers
  • nivernais (fromage)
  • nonnettes
  • nuits-saint-georges (fromage)
  • œufs en meurette
  • oignon du Val de Saône
  • pain d'épices
  • pauchouse
  • pavé de bœuf
  • pierre-qui-vire (fromage)
  • pigeonneau rôti
  • poissons de rivière, d'étang, de lac : tanche, brochet, sandre, truite, ablette, goujon, anguille...
  • pomme à cidre
  • potée bourguignonne
  • poularde à la bourgeoise
  • poulet à la crème et aux morilles
  • poulet Gaston Gérard
  • prune
  • pruneau de Vitteaux
  • ratafia de Bourgogne
  • râpée
  • rochefontaine (fromage)
  • rosette du Morvan
  • saint-florentin (fromage)
  • salade bourguignonne
  • sirops
  • saupiquet
  • soumaintrain (fromage)
  • soupe à l'oignon
  • tartes aux fruits
  • tartouillats
  • tournusien (gâteau)
  • truffe de Bourgogne
  • vézelais (fromage)
  • viande charolaise
  • volaille de Bresse (AOC).

La gastronomie bourguignonne se décline également par ses grands noms régionaux :

Il existe plusieurs congrégations gastronomiques comme celles de l'Escargot, de la Truffe, du Pain d'épice, du Cassis ou de la Moutarde de Dijon.

Bouteille et verre de bourgogne rouge.

La Bourgogne est réputée dans le monde entier pour ses vignobles, notamment la côte de Nuits, la côte de Beaune, la côte chalonnaise, le mâconnais, le beaujolais et le chablisien[13]. Les « Climats du vignoble de Bourgogne » sont inscrits par l’UNESCO au patrimoine mondial de l'humanité depuis 2015[14].

C'est parce que leur vin ne se vendait plus après la crise de 1929 que les Bourguignons ont eu l'idée de créer la confrérie des chevaliers du tastevin, à Nuits-Saint-Georges en 1934.[citation nécessaire]

La Bourgogne est une terre céréalière, étant la 3e région de France productrice d’orge, un des piliers dans le processus de brassage. La surface de plantation de houblonnières est autour des 800 hectares.

De nos jours, près de 40 brasseries artisanales sont en activité dans la région, dont la moitié se sont créées dans les années 2020.

Brasserie de France.

Le campus brassicole Brasserie de France[15],[16], créé en 2020 par l'entrepreneur Jean-Claude Balès[17],[18],[19], regroupe sur le même site une brasserie artisanale, un pôle de formation, un pôle d'éducation autour de partenariats "Ecole - Entreprise",[20],[21], un pôle de création autour d'un bureau de style sur les tendances de consommation[16], et un pôle de recherche sur les procédés fermentaires[22].

Notes et références

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  1. Une « région de programme » en 1956 puis une collectivité territoriale de 1982 à 2015. Après 2015, la région Bourgogne continue toutefois à exister administrativement en tant que circonscription académique.
  2. La Guyane occupant alors la première place.

Références

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  1. http://www.gouvernement.fr/action/la-reforme-territoriale « Copie archivée » (version du sur Internet Archive)
  2. « Le vignoble / L'AUXERROIS - L'YONNE / Bourgogne / Régions / Vins VignesVignerons », sur www.vinsvignesvignerons.com (consulté le )
  3. « Les plaines de la Saône et leurs bordures montagneuses », L'Information Géographique, vol. 20, no 3,‎ , p. 120–122 (lire en ligne, consulté le )
  4. « Le Mâconnais, terroir le plus méridional de la Bourgogne - Vins de Bourgogne », sur vins-bourgogne.fr (consulté le )
  5. Léon Gauthier, Les Lombards dans les Deux-Bourgognes.
  6. Les Deux Bourgognes.
  7. Edme Béguillet, Histoire des guerres des deux Bourgognes sous les règnes de Louis XIII et Louis XIV.
  8. [1].
  9. « Les cépages et couleurs du vignoble de Bourgogne - Vins de Bourgogne », sur vins-bourgogne.fr (consulté le )
  10. GEO no 403 de p. 129.
  11. Bullier, Quarré, Oursel et de St Jacob, « Carte de la Bourgogne monumentale », dans Visages de la Bourgogne(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur carto-mondo.fr, éd. Horizons de France, .
  12. allocine.fr.
  13. Bullier, Quarré, Oursel et de St Jacob, « Carte des Vins de Bourgogne 1941 », dans Visages de la Bourgogne(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur carto-mondo.fr, éd. Horizons de France, .
  14. « Climats du vignoble de Bourgogne », sur whc.unesco.org (consulté le ).
  15. Dominique Bruillot, « Brasserie de France, le casting d'un campus hybride à Beaune », sur dijoncapitale.fr, .
  16. a et b Laurent Gotti, « Brasserie de France veut faire mousser Beaune », sur dijonbeaunemag.fr, .
  17. Alexandre Abellan, « Jean-Claude Balès, le fondateur de la Brasserie de France à Beaune (Côte d’Or) lance une nouvelle bière à l’édifice des grands crus de Bourgogne », .
  18. Stéphane Parry, « Moisson des brasseurs : Jean-Claude Balès, fondateur de brasserie de France à Beaune », sur francebleu.fr, .
  19. Sylvie Gaudel Jardot, « LA VISITE DU MEDEF A LA BRASSERIE DE FRANCE A BEAUNE », sur beaune-et-ailleurs.fr, .
  20. Alexandra Berry, « Une école de brassage ouvre ses portes… à Beaune! », sur alexandra.beer, .
  21. Déborah Levy, « Brasserie de France, à Beaune, c'est aussi un lieu de formation pour les jeunes », sur trace ecrites.
  22. Alexis Cappellaro, « Brasserie de France : le b.a.-ba du brasseur », sur dijonbeaunemag.fr, .

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

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  • [Salch et Auloy] Charles-Laurent Salch et Gilles Auloy, Grands donjons romans en Bourgogne médiévale, Strasbourg, éd. du Centre d'étude des châteaux-forts, coll. « Castrum Europe, Châteaux-forts d’Europe » (no 32) (ISSN 1253-6008, lire en ligne)
  • [Salch et al.] Charles-Laurent Salch, Gilles Auloy et Michel Maerten, Donjons des XIIIe et XIVe siècles en Bourgogne médiévale, Strasbourg, Éditions du Centre d'étude des châteaux-forts, coll. « Castrum Europe, Châteaux-forts d’Europe » (no 35/36) (ISSN 1253-6008, lire en ligne)
  • Jean-Robert Pitte, Dictionnaire amoureux de la Bourgogne, Paris, Plon, 2015
  • Yves Baticle, Robert Chapuis, Jean-Bernard Charrier, Jean Chiffre, Danièle Legras et Pierre Levêque, La Bourgogne, Espace et société, civilisations populaires régionales, éd. Horvath, 1987
  • [Colombet 1985] Albert Colombet, Bourgogne, multiples richesses, Paris, France Empire,
  • Edme Béguillet, Histoire des guerres des deux Bourgognes sous les règnes de Louis XIII et Louis XIV, 1772 [2]

Articles connexes

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Liens externes

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