Melun

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Melun
La statue de Jacques Amyot, devant l'hôtel de ville.
La statue de Jacques Amyot, devant l'hôtel de ville.
Blason de Melun
Blason
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Melun (chef-lieu)
Canton Canton de Melun (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération Melun Val de Seine
Maire
Mandat
Louis Vogel
2016-2020
Code postal 77000
Code commune 77288
Démographie
Gentilé Melunais
Population
municipale
40 066 hab. (2013)
Densité 4 983 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 32′ 26″ Nord 2° 39′ 36″ Est / 48.5405555556, 2.66
Altitude Min. 37 m – Max. 102 m
Superficie 8,04 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-melun.fr

Melun (prononcé : /məˈlœ̃/) est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France. Elle est le siège de la préfecture et la troisième ville la plus peuplée du département après Chelles et Meaux.

Ses habitants sont appelés les Melunais(es) (plus rarement Melunois ou Melodunois).

Géographie[modifier | modifier le code]

Melun est située à 41 km au sud-est de Paris, dans un méandre de la Seine, entre la Brie et le Gâtinais.

Vue d'avion de Melun (juillet 2006).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Melun
Vert-Saint-Denis Voisenon Rubelles
Le Mée-sur-Seine Melun Maincy
Dammarie-lès-Lys La Rochette Vaux-le-Pénil

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La ville est irriguée et drainée par la Seine et l'Almont.

Elle a déjà subi plusieurs grandes crues dont la crue de la Seine de 1910 (le niveau de la Seine avait alors atteint 6,10 m à Melun qui fait partie des zones les plus à risques d'inondation en cas de crue centennale de la Seine[1].

Climat[modifier | modifier le code]

Melun 1981 - 2010 sauf soleil 1991 - 2010
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1 1 3,1 5 8,8 11,6 13,5 13,2 10,4 7,8 3,9 1,8 6,8
Température maximale moyenne (°C) 6,4 7,8 12 15,3 19,3 22,5 25,2 25 21,1 16,2 10,3 6,8 15,7
Record de froid (°C)
date du record
−19,8
1985
−19,7
1956
−10,3
1958
−4,6
1986
−2,1
1957
1,6
1975
4
1954
3,5
1986
0,4
1947
−4,8
1985
−9,3
1998
−14,8
1964
−19,8
1985
Record de chaleur (°C)
date du record
16,9
1999
21,2
1960
25,6
1955
29,5
1994
31,2
1953
36,8
2011
39,4
1er Juillet 2015
38,9
2003
33,8
1947
29,4
1985
20,7
1982
17,6
2000
39,4
2015
Ensoleillement (h) 62,6 79,6 136,5 178,3 211,7 226,5 229,3 221,7 174,8 118 65,4 48,2 1 752,5
Précipitations (mm) 55,1 47,6 51 53,7 64,6 53,9 61,3 53,4 56,1 63,6 55,2 61,4 676,9
Source : « données climatiques », sur Climat MétéoFrance.com (consulté en décembre 2013)


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Gare ferroviaire de Melun, importante gare routière.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La ville est constituée de trois parties :

  • l'île Saint-Étienne, sur la Seine ;
  • la rive sud, convexe, constituée du quartier Saint-Ambroise et de la plaine de la Varenne, qui monte doucement vers la forêt de Fontainebleau ;
  • la rive nord, concave, qui voit confluer avec la Seine un petit affluent, l'Almont, et qui, de chaque côté de la vallée de l'Almont, monte à l'assaut du plateau de la Brie : à l'ouest ce sont les quartiers Saint-Aspais et Saint-Barthélemy, à l'est c'est le quartier Saint-Liesne.

Toponymie[modifier | modifier le code]

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Melodunum[2] est une ville dont la première trace écrite[3], "id est oppidum Senonum in insula Sequanae positum, ut paulo ante de Lutecia diximus." « C'est une ville des Sénons, située, comme nous l'avons dit de Lutèce, dans une île de la Seine. » [4], dans les "Commentaires sur la Guerre des Gaules" de Jules César(B.G., VII, 58)[5], remonte à l'époque gauloise, dès 52 av. J.-C.[5].

Meleum (vers 1222) ; Melihum (1289) ; Meleuum (1388) ; Mellung (1569)[réf. nécessaire].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Four du manège, IIIe siècle.

Des armes, des instruments de pierre qui ont été trouvés dans la ville et dans les environs permettent de penser qu'il est probable que Melun fut le siège d'une agglomération de population dans les temps les plus anciens. La situation de l'île qui rendait la défense si facile et la proximité des forêts devait en faire un endroit recherché[6].

La ville faisait partie du pays des Sénons, elle était enfermée dans l'île Saint-Étienne et reliée aux rives par deux ponts. C'était une importante place forte gauloise qui fut toutefois prise facilement et saccagée, malgré la destruction des ponts, par Labiénus en 53 av. J.-C. lors de son expédition contre Lutèce, les défenseurs étant accourus au secours de Lutèce.
Durant la période gallo-romaine la ville s'étend sur la rive gauche. On a retrouvé un grand nombre de poteries, armes, statues, permettant de découvrir l'emplacement que la ville occupait et de reconnaitre les monuments qui s'y élevaient tels qu'un temple dédié à Mercure, un amphithéâtre, des thermes, un cimetière. Sur la table de Peutinger, elle est mentionnée sous le nom Meteglo[7].

Saint Pérotin[8] et saint Aspais prêchent l'Évangile à Melun dès le IIIe siècle. Son nom moderne date du VIe siècle (latin Metlosedum). Durant les Grandes invasions, la partie gallo-romaine de la ville est abandonnée. Un castrum de défense est aménagé sur l'île Saint-Étienne au IVe siècle ou Ve siècle. L'île est clôturée par un mur construit en pierre de petit appareil et de brique sur des fondations constituées de blocs de grand appareil en pierres de réemploi issus des monuments de l'agglomération du Haut Empire[9].

Le calme revenu, Clovis aurait, selon la légende[Note 1], donné Melun à son favori Aurélien, qui avait réussi la négociation pour son mariage avec Clotilde[10]. La ville connaît alors un renouveau. Après la mort de Clovis, Melun échut en partage à Childebert Ier, roi de Paris. C'est à cette époque qu'Aspais vient continuer la christianisation de Melun[Note 2] et de sa région. Après avoir appartenu au royaume de Paris sous Clotaire Ier, Melun eut pour roi Caribert Ier puis à son décès Gontran roi de Bourgogne. On ne sait pas grand-chose de l'histoire de Melun durant la période des rois fainéants si ce n'est que la ville eut beaucoup à souffrir des luttes fratricides entre les enfants de Clotaire. Elle fut assiégée par Chilpéric et fut traversée de nombreuses fois par les troupes des belligérants.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Prise de Melun par les Normands en 909. Grandes Chroniques de France, Jean Fouquet, f. 166v, vers 1455-1460.

Sous le règne de l'empereur Charlemagne le calme revient, mais à sa mort la ville subit de nouveau la guerre civile entre les successeurs de l'Empereur puis les ravages des Normands. La richesse de la ville fera revenir les Normands plusieurs fois. Leurs raids touchent cruellement la ville, en particulier en 845 et en 886. En 845, vaillamment défendue par le comte Odon et Gérard de Roussillon, l'île, dernier refuge de la population tombe sous les coups des Normands. La ville est totalement saccagée et la ville gallo-romaine construite dans la plaine de La Varenne est incendiée et détruite de fond en comble. Les édifices religieux de l'île et de l'abbaye de Saint-Père subissent le même sort[Note 3],[11]. En 861 les Normands pillent Meaux, Melun et toute la région. En 886, furieux d'avoir échoué devant Paris ils ravagent la ville. En 909 une nouvelle bande ravage totalement la ville et la contrée[8].

Hugues Capet donne la ville et le comté de Melun à Bouchard le Vénérable, comte de Vendôme, entre 973 et 979 à l'occasion du mariage de ce dernier avec Élisabeth Le Riche (comtesse de Corbeil par son premier mariage). En 991, Eudes Ier, comte de Blois, prend Melun en soudoyant le châtelain et les milites (chevaliers) du château. S'ensuit une coalition entre Hugues Capet, Foulque Nerra comte d'Anjou gendre de Bouchard, et Richard Ier duc de Normandie : Melun est reprise après plusieurs mois de siège et Eudes vaincu. Une fois la ville prise, le roi fait réparer les dégâts causés à la ville qui prend de l'extension sur la rive droite. L'église Saint-Aspais est construite, l'abbaye de Saint-Père est rétablie et le bourg Saint-Aspais s'étend,[11]. On y construit également les églises Saint-Liesne et Saint-Barthélemy, qui ont aujourd'hui disparu. Les premiers rois capétiens résident souvent à Melun tandis que Melun se dote d'un château fort en pierre situé sur la pointe de l'île Saint-Étienne (celui-ci disparaîtra définitivement vers 1833). À la mort en 1016 du fils de Bouchard Ier, Renaud de Vendôme , la ville de Melun est rattachée au domaine royal français[12]. Melun sera durant 300 ans le lieu de séjour ordinaire des rois, des princes et des seigneurs. Henri Ier de France en fait sa demeure de prédilection. La ville est par la suite désolée par la peste et la famine. Du fait de sa position stratégique, la ville contrôle le trafic routier et fluvial en amont de Paris, vers Troyes, Sens, Auxerre, la Bourgogne et l'Italie. Elle occupe donc une place stratégique jusqu'au rattachement de la Champagne au domaine royale en 1285[12].

Robert II, roi de France décède en 1031 dans le château de Melun ; sa veuve Constance d'Arles, y meurt en 1032, et leur fils Henri en fait sa demeure principale.

Deux hôtels-Dieu sont fondés à Melun. La date de ces fondations est mal connue. L'Hôtel-Dieu Saint-Jacques, sur la rive droite, est mentionné pour la première fois en 1162[13] et l'Hôtel-Dieu Saint-Nicolas, sur l'île Saint-Étienne, est mentionné en 1229[14].

Quand Abélard est chassé de Paris en 1102, c'est à Melun qu'il vient poursuivre son enseignement. Le roi de France Philippe Ier demeure et meurt au château de Melun le . Son fils Louis le Gros et son petit-fils Louis VII y résident également. Sous le règne de ce dernier la ville croît rapidement et en 1178 une charte est accordée aux habitants contre les exactions des officiers royaux donnant ainsi au commerce et à l'industrie plus de sécurité. La cité est également un centre intellectuel renommé grâce au écoles de Saint-Père et d'Abailard.
Philippe Auguste naît le soit à Melun, soit au château du Jard (domaine de sa mère) ou encore à Gonesse ; on sait par contre qu'il demeure de temps en temps dans la ville accordant aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, qui y séjournaient déjà, une maison, des champs et des vignes qui leur permirent de construire un établissement important[15].

Les trois quartiers de la ville sont fortifiés au début du XIIIe siècle : Saint-Aspais au nord, l'île Saint-Étienne au centre et Saint-Ambroise au sud. Le mur est percé de sept portes à tourelles (trois sur la rive sud, quatre sur la rive droite). L'île est protégée par deux portes dans l'axe de la Grande rue (actuelle rue Saint-Étienne)[9].

Situé au cœur des terres céréalières de la Brie et du Gâtinais, Melun est le port d'où partent les chargements en blé vers Paris. De nombreux moulins sont ainsi implantés sur la Seine et sur l'Almont[16].

Louis VIII et Louis IX passent régulièrement à Melun mais n'y séjournent pas. La reine de France Blanche de Castille, épouse de Louis VIII le Lion et mère de Louis IX, qui se plaisait beaucoup à Melun y meurt le . En 1255, la ville fut le lieu de réjouissance des noces de Thibaut V de Champagne avec Isabelle la fille de Louis IX de France.
Philippe le Bel reconnait aux habitants le droit de faire pâturer leurs animaux en forêt de Bière, contre une redevance au profit du roi. Philippe de Valois y célèbre les noces de son fils ainé, Jean, duc de Normandie avec Bonne de Luxembourg, la fille du roi de Bohême Jean Ier de Luxembourg.

Au Moyen Âge, Melun est le siège d'une châtellenie. Durant la guerre de Cent Ans, et en particulier après la chevauchée d'Édouard III en 1346 et la bataille de Crécy, la ville doit supporter des levées d'hommes et d'impôts importantes. À la mort de Philippe VI sa veuve Blanche de Navarre, vient se fixer dans la ville comme douairière du comté de Melun. Sous le règne de Jean le Bon, la ville fut de nouveau accablée d'impôts que les Melunais refusèrent de payer. Ils réclamèrent des fortifications plus sûres et obtinrent satisfaction et restèrent fidèles au roi de France et au régent Charles. La ville fut prise, en 1358, par Charles le Mauvais grâce à la complicité de sa sœur Blanche de Navarre. Le roi de Navarre fait alors de la ville son quartier général contre le régent. Toutefois certains quartiers ne sont pas pris par les Navarrais tel le quartier Saint-Aspais. Les troupes de Charles le Mauvais enfermées dans l'île Saint-Étienne s'opposaient au passage des denrées devant approvisionner Paris, ou bien soumettaient les marchandises à des droits et taxes exorbitants. Charles fit alors monter des troupes sur des bateaux pour protéger le passage des marchands. Les débris d'armes, datant de cette époque, trouvés dans le fleuve vis-à-vis du château laissent à penser que des luttes assez vives devaient se produire à chaque passage.
En 1359, le dauphin Charles se décide à délivrer Melun[17] et se dirige sur la ville avec Bertrand du Guesclin, 3 000 hommes et deux canons. Un assaut général est donné qui n'amène à aucun résultat. Le traité de Pontoise, le , mettra fin au siège et la ville reviendra dans le royaume de France. Le régent fit aussitôt renforcer les fortifications de la ville et du château et les pourvut d'artillerie. Il fit de Melun sa résidence favorite et il allait chasser régulièrement dans la forêt de Bière. Charles « conservait dans son château de Melun des économies du Trésor royal; des lingots d'or et d'argent et des joyaux d'une valeur de dix huit millions qu'il avait fait cacher dans les murailles. Il y avait aussi réuni les objets précieux qui étaient comme un apanage mobilier de la couronne, diamants, annels, bagues enrichies de pierres précieuses, bijoux, orfèvreries, fermaux, camaïeux, croix niellées enrichies d'émaux et de pierreries, bibles richements reliées et enluminées » [8].

Louis Ier d'Anjou, duc d'Anjou, s'empara de ce trésor pendant le sacre du jeune nouveau roi à Reims. De nouvelles taxes et la révolte des Maillotins furent la conséquence de ce vol. Charles VI qui n'était qu'un enfant à la mort de son père résida à Melun où les fêtes et les parties de chasses se succédèrent. Par lettres patentes du , il donna à sa femme Isabeau de Bavière la ville et la châtellenie de Melun avec leurs dépendances. La reine et son beau-frère le duc d'Orléans y résidèrent avec une cour nombreuse et brillante. En 1404, le couvent des Carmes est fondé dans le quartier du Vieux Marché (site de l'actuel tribunal administratif) grâce au soutien de la reine[18]. Après l'assassinat de Louis Ier d'Orléans en 1407, la reine y revint seule fuyant la guerre civile qui ensanglantait Paris.

Après avoir tenté de reprendre Paris en 1418, le dauphin se rapproche du duc de Bourgogne par une première entrevue près de Pouilly-le-Fort mais à la seconde, à Montereau, le meurtre du duc de Bourgogne par Tanneguy III du Chastel amena la reprise de la guerre. Philippe fils du défunt se tourna alors vers les Anglais et Isabeau de Bavière, par haine de son propre fils, lui fait signer, en 1420, le traité de Troyes, car Charles VI du fait de sa maladie ne dirige plus directement le pays. Sans perdre de temps le roi d'Angleterre, Henri V, qui vient d'épouser Catherine de Valois l'une des filles du roi de France s'empare de Sens[17], Montereau[17] et vient mettre le siège devant Melun[17] défendu par Arnault Guilhem de Barbazan qui avait été injustement accusé de complicité dans le crime de Montereau. La ville, défendue par une garnison de 600 à 700 hommes, tint tête durant cinq mois aux troupes anglaises et bourguignonnes avec leur tête le roi Henri V et le duc Philippe. Attendant toujours du secours du Dauphin les habitants montrèrent un grand courage en résistant avec acharnement et un patriotisme exacerbé. Ils durent se nourrir de chevaux puis de rats et de souris. Lorsque l'argent manqua, les plus nobles bourgeois s'engagèrent à fournir la solde des gens de guerre. La perte de tout espoir d'être secourus ainsi que la famine causa finalement la chute de la ville. La ville en tire d'ailleurs sa devise : Fides muris usque ad mures (en français : Fidèles aux murs jusqu'à manger des rats). Ils durent se rendre aux Anglais qui leur imposèrent les plus dures conditions; des otages furent livrés, un grand nombre d'habitants emmenés prisonniers, Barbazan soumis à la torture et enfermé à Château-Gaillard d'où il ne sortit qu'en 1429.

Les Anglais demeurèrent maitres de Melun jusqu'en 1430, date à laquelle la ville se libéra elle-même, profitant de ce que la garnison anglaise avait été affaiblie momentanément. Elle fut toutefois reprise par les Anglais en 1432 pour n'être définitivement libérée qu'en 1435. Elle eut ensuite à souffrir des allées et venues des diverses troupes royales et des routiers.

La Renaissance[modifier | modifier le code]

Vue de Melun en 1650 par Israël Silvestre.

La guerre de Cent Ans terminée, la ville reconstruit ses édifices dont l'église Saint-Aspais. Charles VIII institua sept foires qui ne prirent jamais beaucoup d'importance.

Louis XII fait procéder à la rédaction de la coutume melunaise. À la fin de son règne Jacques Amyot nait à Melun. François Ier qui faisait reconstruire Fontainebleau, passe régulièrement à Melun, s'y arrêtant pour boire l'eau de la fontaine Saint-Liesne à laquelle on attribuait la vertu de guérir la fièvre[8].

Durant les guerres de religion, la ville, essentiellement papiste, souffrit tout de même de troubles. En 1562 la ville fut touchée par la peste, 1564 à la suite d'un terrible hiver, la population en est réduite à manger du pain d'avoine. Puis la ville est touchée, en 1578 par une épidémie de dysenterie, l'année suivante par une crue de la Seine, en 1580 de nouveau par la peste et en 1581 et 1586 par la famine. En 1588 les ligueurs, maitre du quartier Saint-Aspais, engagent le combat avec le sire de Rostaing qui défendait l'île Saint-Étienne. Obligés de fuir devant l'arrivée du roi de France, les ligueurs s'emparèrent de la ville l'année suivante. Les ligueurs renforcent les fortifications de la ville[9]. À cette époque la ville de Melun est administrée par un maire et des syndics élus par les habitants. Henri III accorde à la communauté le droit de percevoir, temporairement, un droit sur le sel vendu au grenier à sel de Melun et sur le vin passant sous les ponts[8]. En 1590, Henri de Navarre, vainqueur à Arques et Ivry, met le siège devant Paris. Afin d'isoler la capitale, il soumet les régions de Brie-Comte-Robert et Lagny-sur-Marne, puis de Montereau et de Moret-sur-Loing avant de mettre le siège, début avril, devant Melun. L'artillerie royale ayant eu facilement raison des murailles du quartier Saint-Aspais l'assaut fut livré et pendant plusieurs jours le quartier fut pillé et saccagé. Le quartier Saint-Étienne qui résistait encore, se rendit quelques jours plus tard. Après la prise de la ville Henri IV y vint plusieurs fois durant le siège de Paris. En septembre, les troupes du duc de Mayenne et duc de Parme venant au secours des ligueurs enfermés dans Paris sont signalées dans la Brie obligeant Melun à se mettre en état de défense. Afin de mieux résister, toutes les constructions, couvents, églises et habitations qui se trouvaient en dehors des fortifications furent détruits afin que l'ennemi ne puissent les utiliser et s'y abriter. Mais les troupes de la Ligue passèrent au large afin de faire lever le siège de Paris au plus vite. La paix revenue, Henri IV fait faire d'importants travaux aux fortifications de Melun[9]. Le , le roi faillit être assassiné à Melun par Pierre Barrière, un batelier orléanais. Ce dernier, qui ne put mettre à exécution son projet, fut roué et brulé sur la place du Martroy. En 1594, Dantan, geôlier du Petit Châtelet, qui avait participé à différents crimes est pendu et brulé sur cette même place[8].
À la suite de plusieurs hivers rudes, à partir de 1595, le blé devient très cher et la disette s'installe pendant plusieurs années. La peste sévit en 1624, 1626, 1627 et 1628.

XVIIe siècle à la Révolution[modifier | modifier le code]

Les travaux de fortification, commencés sous Henri IV, continuent sous le règne de Louis XIII. Sont érigés des bastions, éperons et forts, notamment sur les principaux points de passage. Une citadelle est bâtie sur la colline de Vaux-le-Pénil. Le démantèlement de ces fortifications commencent toutefois dès la moitié du XVIIe siècle. La citadelle de Vaux-le-Pénil est détruite dès 1615[9]. La place Saint-Jean est créée en 1737 à l'emplacement de la porte du même nom[19]. Les boulevards sont aménagés à l'emplacement des fortifications et de leurs fossés[9]. Bien que les plans du boulevard Victor-Hugo soient dressés dès 1737, le boulevard n'est aménagé que dans la deuxième partie du XVIIIe siècle[20]. Un lotissement est dessinée à la fin du XVIIIe siècle sur le terrain de la porte des Carmes et de ses fossés[21]. Le château, abandonné par les rois et utilisé comme prison et lieu de garnison, est délaissé au XVIIe siècle. Utilisé comme carrière de pierres pour la construction des établissements religieux, il est presque entièrement démantelé. Au milieu du XVIIIe siècle, ses fossés sont remblayés et ses fortifications démolies pour permettre l'aménagement du port[12].

La Contre-Réforme marque l'urbanisme de la ville au XVIIe siècle. Plusieurs couvents sont alors fondés dans la ville : Récollets en 1606[22], Capucins en 1606[23], Visitandines en 1635, Ursulines en 1642[24].

Durant la Fronde, les Melunais furent de nouveau très taxés par le roi, mais ils ne prirent pas parti contre lui. En 1652, la cour vint passer un mois à Melun lorsque les Frondeurs étaient maîtres de Paris. Toutefois les Melunais étaient dans une misère extrême malgré l'animation apportée. En effet, les paysans sans cesse pillés et maltraités par des bandes qui parcouraient la campagne, étaient venus se réfugier en grand nombre dans la ville y amenant leurs animaux, leurs charrettes et abritant le tout comme ils pouvaient. Des bandes de mendiants parcouraient les rues et les hôpitaux étaient encombrés et les malades abandonnés dans les rues. Cette misère profonde décida la cour à abandonner la ville pour aller à Lagny.
La ville obtint le départ des troupes qui avaient été laissées dans les faubourgs mais la peste redoubla et fit des ravages dans toutes les classes de la société. Le gouverneur lui-même en mourut. Dans la seule paroisse de Saint-Aspais, 485 personnes périrent de cette maladie en 1652 - le nombre habituel de décès était de 80 à 90 par an. La Fronde vaincue, le calme se rétablit mais la prospérité de la ville ne fut guère grande, sans commerce important mais devant toujours subvenir aux besoins des nombreux gens de guerre[8]. Le , Louis XIV traverse Melun pour se rendre à la fête que Nicolas Fouquet lui offre si maladroitement dans sa magnifique résidence de Vaux-le-Vicomte et qui causera sa perte. Mais tout ce luxe ne faisait que ressortir la misère noire du peuple pendant le règne de Louis XIV. La ville devait payer pour des troupes qu'elle ne logeait plus et qu'on avait envoyées aux frontières, loger les soldats de passage, entretenir les milices locales, acquitter les tailles et les taxes locales pour la reconstruction des monuments. En 1675, la ville dut subvenir pendant cinq mois à l'entretien de 14 compagnies du régiment d'infanterie de Bourgogne au moyen d'une contribution journalière de 100 sols par compagnie. Il passa en une seule année 40 000 hommes de troupe à Melun. En 1694, les taxes demandées à la ville s'élevaient à 24 000 livres[8]. À cette époque les routes étaient peu sûres et en très mauvais état comme l'écrit Jean Racine dans la lettre à son fils au retour du voyage depuis Melun, le , pour assister à la prise de voile de sa fille Anne chez les Ursulines. L'hiver 1709 détruisit tous les arbres fruitiers, les blés et la misère devint effroyable. Le blé qui se vendait habituellement six à sept livres le setier passa à 35 livres[8].

Sous le règne de Louis XV et le début du règne de Louis XVI il ne se passe rien de marquant à Melun. Après l'échec du projet d'implantation d'une caserne dans le château au début du XVIIIe siècle[12] , l'armée s'installe dans l'ancien couvent des Visitandines en 1780[24]. La ville acheta une pompe à incendie et l'éclairage public fut installé. Les fortifications furent démolies petit à petit, des manufactures de toiles peintes et une filature de coton s'établirent sur les bords de l'Almont mais la fabrique de chaux périclita. En 1787 l'Assemblée provinciale d'Île-de-France, qui venait d'être créée, se réunit à Melun. Le 25 février 1789, une assemblée se réunit à l'Hôtel-de-Ville pour rédiger le cahier de doléances, qui met en évidence les abus de l'Ancien Régime.

Les 28 et des émeutes éclatèrent, à Melun, causées principalement par la difficulté de se procurer du blé.
Le , Nicolas Chamblain, notaire, est élu maire par 202 voix sur 373[8]. Le département de Seine-et-Marne est formé le par assemblage de parties de l'Île-de-France, de la Brie, de la Champagne et du Gâtinais. Au mois de juillet les électeurs du département choisissent Melun comme chef-lieu.
Des levées d'hommes sont opérées et les cloches ainsi que les vases d'or et d'argent, qui ne sont pas indispensables au culte, sont envoyés à Paris pour les guerres de la Révolution française. En 1792, la Convention nationale prend le pouvoir et la Société s'efforce de faire disparaitre les traces de l'Ancien Régime. Durant cette période, les sculptures des églises de Saint-Aspais et de Notre-Dame souffrirent énormément.
Pendant la période de la Terreur, le mathématicien, astronome et physicien français Pierre-Simon de Laplace s'installe à Melun. Mis hors la loi à cause de la fusillade du Champ-de-Mars, Jean Sylvain Bailly vint également s'y réfugier, en juillet 1793, la ville passant pour tranquille. Toutefois 3 jours après son arrivée, il est arrêté, transféré à Paris où il est guillotiné le , après un procès expéditif. À cette époque les arrestations et libérations étaient quotidiennes. Laplace, qui avait quitté Melun pour Le Mée fut arrêté par les gardes nationaux de Boissise-la-Bertrand mais relâché aussitôt. Le culte catholique étant aboli, Notre-Dame fut transformé en magasin à fourrage et Saint-Aspais en atelier à salpêtre. Le 9 thermidor ramena un peu d'ordre dans la région. Un ex-curé, un dénommé Métier[25], qui s'était signalé à la tête de terroristes fut emprisonné à Melun. L'ex-curé Métier s'était approprié tous les pouvoirs, il était à la fois curé constitutionnel, juge au tribunal civil, président du département et délégué des représentants du peuple. La ville était terrorisée.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

La gare de Melun au tout début du XXe siècle.

Sous le Directoire, il ne se passe rien de marquant à Melun ni durant le Premier Empire, tout au moins jusqu'à l'invasion de la France en 1814 par les armées alliées. La ville fut occupée du début avril à la fin mai et les réquisitions se succédaient lourdement. Chaque soldat allié avait droit par jour à deux livres de pain, 1/2 livre de viande, 1/2 bouteille de vin et chaque cheval à huit litres d'avoine, 10 livres de fourrage et de la paille. Lors de la première Restauration la municipalité rend hommage à Louis XVIII puis à l'Empereur lorsque celui-ci est de retour de l'ile d'Elbe avant de renouveler ses sentiments au roi à la seconde Restauration. Après Waterloo les Russes puis les Autrichiens occupèrent la ville et Alexandre y passe[8].

La caserne de cavalerie établie dans le couvent des Visitandines s'agrandit progressivement par l'absorption des terrains de plusieurs congrégations religieuses (couvent des Ursulines, couvent des frères de la Doctrine chrétienne), grâce au comblement des anciens fossés et grâce à la destruction de l'ancienne église Saint-Ambroise et au déplacement de son cimetière. La caserne, qui occupe en définitive un vaste terrain compris entre la rue Saint-Ambroise, le quai Maréchal-Joffre, la rue Dajot, la rue Dorée et de la rue de la Rochette[24], a ainsi fait disparaître le tissu ancien de la moitié est du quartier Saint-Ambroise[26].

Dans le premier quart du XIXe siècle, un « Tivoli » est aménagé à l'est de la ville. Ce parc d'attractions s'étendait entre le boulevard Saint-Jean (actuel boulevard Gambetta) et l'Almont[27]. En 1817, est aménagé la promenade Chamblain à l'emplacement des anciens fossés de la rive gauche[28]. Dans les années 1820, le lotissement Charles X est aménagé au nord du centre-ville pour la bourgeoisie de la ville (rue Louviot, rue Saint-Louis)[29]. Sous le règne de Louis-Philippe, les quartiers sont assainis, les rues principales sont modifiées, les quais sont créés au-dessus desquels de belles demeures sont construites. Le quai d'Alsace-Lorraine est créé en 1829[30]. Cette époque voit également la restauration de la salle de spectacle et la construction en 1846-1848 d'un nouvel hôtel de ville à l'emplacement de l'ancien hôtel des Cens[31]. Un établissement de charité est créé pour compléter le bureau de bienfaisance afin de lutter contre la pauvreté et la mendicité. Une caisse d'épargne s'établit dans la ville. La promenade de Vaux, en complément du boulevard Chamblain, est créée et le pont Marat fait disparaitre les derniers vestiges des fortifications. Une salle d'asile fut fondée et de nouvelles écoles voient le jour. L'établissement des eaux est inauguré en 1860[32] ; ses pompes sont substituées aux puits publics non protégés des souillures de leurs eaux. L'éclairage au gaz est remplacé par des réverbères à huile. Le cimetière du Nord[33] et le marché au blé sont transférés. Des abattoirs sont construits sur la rive gauche[34]. En 1832, une épidémie de choléra emporta 129 personnes en six mois. Le 25 février 1848, la République est proclamée et une municipalité République est installée[8].

Les ponts sur la Seine sont reconstruits dans les années 1830 : au nord, le « pont de pierre » (actuel pont Jeanne-d'Arc) en 1836-1838[35] et au sud, le « pont de fer » (actuel pont Général-Leclerc) en 1837. Le second pont est reconstruit dès 1870-1871[36].

Melun est raccordé à la Capitale par le chemin de fer dès 1849, lorsque la Compagnie du chemin de fer de Paris à Lyon ouvre la section de Paris à Tonnerre de sa ligne éponyme. L'ouverture de la ligne de Corbeil-Essonnes à Montereau en 1897 offre un second accès à Paris

L'ouverture de la gare entraine une urbanisation rapide de la plaine de la Varenne, alors occupée par des cultures et des vignobles. La plupart des rues du quartier sont ouvertes dans les années 1860. Des maisons, ainsi que des usines, viennent s'y implanter[37].

Des industries s'implantent autour de la ville : brasserie Walter-Barthel, rue Camille-Flammarion[38], puis vers la gare à partir de 1887[39], minoterie industrielle appelée « Moulins de Melun » sur les bords de Seine[40], usine de sparterie[41]. Entre le début du XIXe siècle et la fin des années 1930, 225 ateliers et usines en activité ont été recensées[42].

Lors de la guerre de 1870, les troupes françaises vaincues, les Allemands envahissant la France et investissant Paris, les Prussiens font leur apparition à Melun le 15 septembre 1870. Le 16 septembre, 800 Bavarois s'installent dans la ville marquant le début des réquisitions. Dans la soirée 4 000 autres Allemands arrivent dans la ville. Durant cette occupation, Melun eut à supporter un grand nombre de réquisitions dont le total s'élève à 500 000 francs[Note 6]. Par ordre du comte de Furstentein, préfet prussien de Melun et du département, le service de la poste est interrompu du début octobre à la mi-décembre. La ville voit passer un grand nombre de convois de prisonniers, mais plusieurs Melunais rejoignent les armées françaises du gouvernement de la Défense nationale.
Après la signature du traité de Francfort, les Prussiens quittent la ville le

XXe siècle[modifier | modifier le code]

La rue Saint-Aspais et le tramway de Melun, au tout début du XXe siècle.

À la suite de nombreux cas de diphtérie durant l'hiver 1892-1893, l'Armée abandonne la caserne du quartier Saint-Ambroise. Elle est remplacée par deux ensembles destinés à la cavalerie (quartier Pajol) et à l'infanterie (caserne Augereau) érigés en 1900 sur les hauteurs au nord de la ville[43]. L'ancienne caserne est rasée et un lotissement est aménagé à son emplacement[44]. Le boulevard Aristide-Briand est tracé pour relier les casernes à la Seine. La création de ces casernes entraîne l'urbanisation de la frange ouest du territoire communal le long du nouveau boulevard[45].

De 1899 à 1938, la ville est desservie par le tramway Sud de Seine-et-Marne (entre la gare de Melun et Barbizon ou Milly-la-Forêt via Chailly-en-Bière). Elle est également desservie de 1901 à 1934 par le tramway de Verneuil-l'Étang à Melun (entre le mail Gaillardon et la gare de Verneuil-l'Étang). Le trafic marchandise sur cette ligne continue toutefois jusqu'en 1938. De 1901 à 1917, le tramway de Melun sillonne les rues entre l'entrée du quartier de cavalerie (actuelle École des officiers de la gendarmerie nationale) et la gare.

Dans les années 1930, la compagnie PLM aménage une cité sur des parcelles acquises en 1928 près de la voie ferrée (rue André-Breton)[46]. En 1931, la ville aménage la cité du Foyer familial en respectant les règles des habitations à bon marché[47]. Le lotissement de l'Ermitage est créé dans les années 1930, à cheval entre le sud de Melun et le nord des communes limitrophes de La Rochette et de Dammarie-les-Lys. Les plans en sont dressés par Adolphe Dervaux sur le modèle des cités-jardins[48].

Des équipements de loisirs sont construits sur les bords de Seine : cercle nautique en 1931[49], plage artificielle en 1942[50].

En 1944 la ville est victime d'un bombardement de représailles allemand[51]. De nombreuses maisons sont détruites. L'église Saint-Aspais est très gravement endommagée : le clocher est incendié, la nef détruite, l'orgue soufflé. Les deux ponts historiques, détruits également, sont remplacés par les ouvrages actuels en 1948-1950[35],[36].

Un ensemble de trois lotissements est construit au nord dans les années 1950 dans la mouvance des Castors[52] : Castors des Capucins[53], Castors « Hirondelles »[54], Castors de Melun nord[55].

Une série de grands ensembles sont construits sur le plateau Nord sous la direction de Louis Arretche[56] : route de Corbeil à partir de 1954[57], Montaigu dont les premiers logements sont construits en 1957-1958[58], Beauregard pour accueillir les rapatriés d'Algérie à partir de 1963-1964[59], zone d'urbanisation prioritaire de l'Almont réalisée dans les années 1970[60]. Ces secteurs font aujourd'hui l'objet d'intervention de réhabilitation menée par l'Agence nationale pour la rénovation urbaine[56].

Une rocade, nommée pénétrante, est mise en service en 1964 au nord de la ville. Elle est prolongée jusqu'à la rive sud par un viaduc inauguré en 1971[61]. Deux autres ponts sont également réalisés en parallèle des ponts historiques dans les années 1970 pour permettre une meilleure circulation dans la ville de Melun : le pont de-Lattre-de-Tassigny, inauguré en 1970[62], et le pont Notre-Dame, inauguré en 1975[63].

Le , deux émissaires du GPRA, Ahmed Boumendjel et Mohamed Seddik Ben Yahia viennent participer à des pré-négociations avec le gouvernement français afin de décider de l'avenir de l'Algérie. Après l'échec de celles-ci, ils repartent le 29 juin[64].

Les abattoirs sont remplacés par la cité administrative, construite de De 1961 à 1965[65].

En 2013, le film "Kaira" a été tourné à Gaston Tunc.

Héraldique, logo et devise[modifier | modifier le code]

Héraldique
Blason ville fr Melun (SeineMarne).png
  • D'azur semé de fleurs de lis d'or, au château donjonné de trois tours d'argent maçonné de sable, brochant sur le tout.

Le blason de la ville fait référence à l'époque médiévale puisque le roi de France Robert II meurt à Melun en 1031.

Devise

  • Fida muris usque ad mures : Fidèle aux murs jusqu'aux rats (c’est-à-dire jusqu'à manger des rats).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires de Melun.
Liste des maires successifs de Melun depuis la Libération de la France[66]
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1945 André Hervieu   Assureur
1945   Jacquin   Chef de division honoraire de la préfecture de Melun
1945 1947 Maxime Verdeaux   Architecte départemental
1947 1955 Gaston Tunc   Ancien avoué
1955 1959 Maxime Galland   Avocat
1959 1971 Jean Petit   Parfumeur
1971 mars 1983 Marc Jacquet[67],[68] UDR Docteur en droit, résistant
Chef d’entreprise
Ministre (1962 → 1966)
Sénateur de Seine-et-Marne (1977 → 1983)
mars 1983 mars 1989 Jean Malpel[69] RPR Avocat[70]
mars 1989 août 2002[71] Jacques Marinelli RPR Président de sociétés, ancien coureur cycliste[72]
Président de la CA Melun Val de Seine (? → 2002)
Élections annulées par le Conseil d'État le
avril 2016[73],[74] Gérard Millet[75],[76],[77] UMP
puis LR
Professeur de physique-chimie
Ancien proviseur-adjoint du lycée Jacques Amyot
Député de Seine-et-Marne (3e circ.
Vice-président de la CA Melun Val de Seine (2002 → 2008)
Démissionnaire
avril 2016[78] en cours
(au 8 avril 2016)
Louis Vogel[79] LR Avocat, Professeur des universités
Président de la CA Melun Val de Seine (2014[80] → )
Président de l'Université Panthéon-Assas (2006 → 2012)

Préfecture du département de Seine-et-Marne[modifier | modifier le code]

Dans la ville est implantée la préfecture de Seine-et-Marne.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 40 066 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 7],[Note 8].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5 500 6 111 6 818 6 992 6 622 6 846 8 950 9 151 10 395
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
10 312 11 170 11 408 11 130 11 241 12 145 12 564 12 792 13 641
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
13 059 13 908 14 861 14 657 15 928 16 356 17 499 17 573 20 219
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
26 873 34 518 37 712 35 005 35 319 35 695 37 663 38 938 39 497
2013 - - - - - - - -
40 066 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[81] puis Insee à partir de 2004[82].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

La ville produit le brie de Melun, un fromage proche du brie de Meaux mais plus petit et plus corsé.

L'École des officiers de la gendarmerie nationale est implantée à Melun depuis 1945.

L'université Paris II Panthéon-Assas y dispose d'une antenne préparant aux premiers cycles de droit, de sciences économiques et d'AES (île Saint-Étienne). Ce centre universitaire s'est notamment distingué par une première mondiale : la création de 3 diplômes pour les détectives et enquêteurs privés.

La ville possède un site de la Chambre de commerce et d'industrie de Seine-et-Marne.

Melun abrite sur l'île Saint-Étienne une prison pour longues peines (la « centrale ») devenue un centre de détention et une maison d'arrêt. Sa fermeture a été différée. Le réaménagement de cette partie de l'île Saint-Étienne à la suite du départ de la prison un temps envisagé a fait l'objet d'études[83].

La Coopérative Pharmaceutique de Melun (Cooper), coopérative d'approvisionnement de tous pharmacies d'officine de France, fit appel aux détenus de la "Prison c Centrale" pour la fabrication des thermomètres médicaux pendant tout le XXe siècle. Le remplissage des capillaires avec du mercure, substance hautement toxique, était dangereux. Seuls les détenus acceptaient ce travail, moyennant une maigre rémunération[84].

Quartiers, monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

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Les quartiers de Melun.

Île Saint-Étienne[modifier | modifier le code]

La collégiale Notre-Dame et la prison de Melun sur l'île Saint Etienne.
  • Collégiale Notre-Dame de Melun : rue de la Courtille. Fondée au XIe siècle.
  • La prison de Melun : construite à l'emplacement de l'ancien hôtel-Dieu Saint-Nicolas, elle occupe la pointe amont de l'île et enserrent la collégiale Notre-Dame. Sa construction s'est déroulée en plusieurs phases : premiers bâtiments de 1812 à 1832, extensions entre 1858-1867, remplacement des anciens dortoirs par un nouveau bâtiment entre 1884 à 1887[85]. Elle a la particularité de disposer sur ses murs d'une plaque commémorative y indiquant l'internement de résistants jusqu'en 1945, un an après la libération de la ville.
  • Prieuré Saint-Sauveur : rue Saint-Étienne. Fondé au XIe siècle.
  • Four gallo-romain : square Notre-Dame. En terre réfractaire. Date : Ie ou IIe siècle. Une fouille opérée après la destruction du manège de cavalerie en 1974 a mis au jour des traces d’habitat d’époque gallo-romaine ainsi que ce four, installé ensuite près de la collégiale Notre-Dame.
  • Jardin botanique : situé sur la pointe ouest de l’île Saint-Étienne. Don du pharmacien et docteur Alexandre-Victor Roussel, né en 1795, le jardin a subi les bombardements de 1944 et la tempête de 1999.
  • Ancienne poste : place Praslin. En brique (façade classée), construit en 1929, le bâtiment devient une annexe de l'université Paris II Panthéon-Assas, inauguré le en tant que site Emmanuel Fréteau de Saint-Just.
  • Le musée municipal dans l'hôtel de la Vicomté, classé monument historique pour ses lucarnes du XVIe siècle, ancienne demeure de Nicolas Fouquet avant qu'il habite le Château de Vaux-le-Vicomte. Au XXe abritait la bibliothèque municipale jusqu'à ce que la médiathèque soit construite à l'ouest de l'ile.
  • L'Astrolabe, médiathèque et archives : rue du Château. Inaugurée en juin 2004.
  • Poterne Saint-Sauveur : rue saint-Sauveur. Jusqu’au milieu du XIXe siècle, il était possible de voyager par le fleuve. Les voyageurs débarquaient à cette poterne puis se rendaient à la chapelle des coches, dans le prieuré Saint-Sauveur, pour remercier Dieu d’avoir fait bon voyage.
  • Vestiges des anciennes fortifications, sur la rive sud de l'île, entre la collégiale Notre-Dame et le pont du Maréchal-Leclerc[9].

Quartier Saint-Aspais[modifier | modifier le code]

C'est le quartier de l'actuel centre-ville de Melun où se situe la mairie, de nombreux commerces et quelques rues piétonnes.

Rue du Miroir, quartier Saint-Aspais.
  • Église Saint-Aspais : en pierre. Construite dans la première moitié du XVIe siècle dans le style gothique flamboyant selon les plans de l'architecte parisien Jehan de Félin (architecte de la Tour Saint-Jacques à Paris).
  • Porches : rue du Presbytère. En pierre. Cette rue comporte d’anciennes maisons.
  • Maison datant du Moyen Âge : rues du Presbytère et au Lin. Maisons en pierre située dans ce qui fut le quartier le plus pauvre de la commune.
  • Porte de l’Hôtel-Dieu Saint-Jacques[Note 9] : rue Carnot et rue Saint-Jacques[13]. En pierre et datant probablement du XVe siècle. L’un des rares vestiges d’un hospice dont l’existence est attestée en 999. Au XIVe siècle, il n’accueille plus que quatre malades. De faux malades tentent de s’y faire admettre, créant un certain désordre. Les femmes présentes dans le bâtiment sont, à partir de 1508, admises à l’hôtel-Dieu Saint-Nicolas. Au cours de la Révolution les malades sont transférés au couvent des Récollets transformé en hôpital communal, ainsi que les femmes malades de Saint-Nicolas.
  • Coin Musard : rues Saint-Aspais et Paul-Doumer. En béton.
  • Vestiges de la porte Saint-Jean : place Saint-Jean. En pierre. Il s’agit de deux pilastres en grès datant de la fin du XVIe siècle, encastrés dans un mur plus récent.
  • Fontaine Saint-Jean : place Saint-Jean. En fonte. Datée de 1864, cette œuvre est due au sculpteur Jean-Baptiste Klagmann. Elle comporte deux vasques superposées, séparées par trois statues symbolisant la Seine, la Marne et l’Yonne qui sont les plus importants fleuves et rivières de Seine-et-Marne
  • Hôtel de ville : rue Paul-Doumer. En pierre et brique. Le site était occupé par l’hôtel des Cens, habité par les bénédictines de Trainel de 1629 à 1652. Construction de l’hôtel de ville de 1847 à 1848.
  • Monument à Gabriel Leroy : jardins de l’hôtel de ville. Sculpture en pierre d’Émile Gaulard en hommage à un historien. Le buste en bronze qui l’ornait depuis sa construction en 1909 fut fondu par les Allemands en 1943.
  • Caisse d’épargne : rue du Miroir. En pierre, construite en 1889 par les architectes Haran et Prony, à l’emplacement de l’ancien hôtel du Chapeau Rouge.
  • Ancienne sous-préfecture : place de la Porte-de-Paris. Construit en brique vers 1890, cet immeuble est d’abord la propriété du brasseur Barthel, fondateur en 1850 de ce qui sera la brasserie Grüber. La Société d’Assurances Mutuelles de Seine-et-Marne le rachète en 1903, puis y installe ses bureaux. Il servira ensuite de sous-préfecture et de direction départementale de l’agriculture. Il abrite actuellement des services annexes du conseil général de Seine-et-Marne et un restaurant administratif.
  • Imprimerie Legrand & fils : rue Bancel. Cette imprimerie est vendue les années 1890 par E. Drosne à Émile Legrand, imprimeur et éditeur. Ses deux fils, puis sa petite-fille, reprennent l’affaire. Aujourd'hui démolie.
  • Monument aux morts : quai Maréchal-Foch. En pierre de Meuse. Érigé en 1923 par le sculpteur Jean-René Carrière, le monument est inauguré le , en présence du maréchal Foch.
  • Tribunal administratif : rue du Général-de-Gaulle. En pierre et en brique. À l’origine, il s’agit d’un couvent fondé en 1406, puis, brûlé en 1420, il est reconstruit sous François Ier. Le couvent est à nouveau incendié par les ligueurs durant le siège de la ville par Henri IV. Le couvent est reconstruit au cours du règne de Louis XIII. Une nouvelle chapelle est bâtie en 1735. Le couvent devient bien national sous la Révolution, puis le palais de justice s’y installe en 1816. Le couvent est transformé en 1876, l’église devient théâtre municipal puis centre culturel. Siège des tribunaux administratifs, civils et pénaux jusqu'en 1999, il n'abrite plus depuis que le tribunal administratif.

Quartier Saint-Liesne[modifier | modifier le code]

Ancien couvent des Récollets, à Melun.

Ce quartier limitrophe avec Vaux-le-Pénil est situé sur la cote le long de laquelle s'écoule l'Almont, depuis le quartier de l'Almont jusqu'à la Seine. Majoritairement résidentiel, il abrite le centre hospitalier Marc-Jacquet de Melun, comprenant un hôpital (situé sur le territoire de la commune de Vaux-le-Pénil), une maternité et un hospice.

  • Ancien couvent des Récollets : les Récollets obtiennent le droit de s’établir sur des terres données par le marquis de Rostaing dès 1606. Le roi donne l'autorisation de reconstruire leur couvent en 1616. Leur installation inquiète tout d'abord la population car la ville de Melun possédait alors de nombreux couvents. Pour rassurer la population, l’archevêque de Sens limite leur nombre à huit en 1660. La foudre provoque un incendie qui détruit le couvent en 1760. L’église est bénie en 1763. En 1793, les bâtiments accueillent les malades des hôtels-Dieu Saint-Jacques et Saint-Nicolas, qui sont supprimés. Le couvent est transformé en hospice, puis en hôpital mixte jusqu’en 1940, date à partir de laquelle seule sa fonction d’hospice perdure. En 1980, l'hospice est transféré pour raison de sécurité. La chapelle demeure utilisée[22].
  • Pont Saint-Liesne : sur l’Almont. En pierre. Ce pont est reconstruit en 1841 en présence du duc d’Aumale dont il prend le nom. Redénommé pont Saint-Liesne en 1848.
  • Lavoir de la fontaine Saint-Liesne : rue de la fontaine Saint-Liesne. En pierre et en ciment. La fontaine Saint-Liesne déversait une eau réputée miraculeuse, ce qui lui valut d’être un lieu de pèlerinage jusqu’au XVIIIe siècle. Charles de Rostaing en accorde la possession au monastère des Récollets.

Quartier Saint-Barthélemy[modifier | modifier le code]

Clocher de l'ancienne église Saint-Barthélemy.
  • Croix des Vaux-Rondins : avenue du 31e régiment d’infanterie et avenue du Général-Patton. En pierre et en fer. Les reliques de saint Liesne furent cachées par les moines de l’abbaye de Saint-Père durant les invasions normandes, au IXe siècle. En 1322, des lépreux auraient remarqué une forte lumière qui brillait depuis plusieurs nuits. En creusant le sol, les Bénédictins auraient découvert plusieurs châsses, dont certaines contenaient les restes de saint Aspais et de saint Liesne. Ce récit est purement légendaire. La croix aurait été installée sur le lieu de la découverte. Abattue en 1793, elle est rétablie par les fidèles sous la Restauration.
  • « Terme austral » (c'est-à-dire borne sud) de la base de mesure Melun-Lieusaint : à la suite de la décision de la Constituante du 26 mars 1791 d'adopter « la grandeur du quart du méridien terrestre pour base du nouveau système de mesures qui sera décimal », les astronomes Delambre et Méchain sont chargés de la mesure de l'arc du méridien par triangulation de Dunkerque à Barcelone. En l'an VI (1798), pour vérifier leurs calculs, Delambre et Méchain prennent comme base de référence la distance entre Melun et Lieusaint (où se trouve le « terme boréal »), mesurant exactement 6075,90 toises du Pérou soit 11 842,151 m. Le point géodésique pris comme référence à Melun est marqué par une pierre en forme de pyramide écrasée, toujours existante mais aujourd'hui invisible car cachée sous un îlot directionnel (à l'intersection de l'avenue du 31e-régiment-d’infanterie et de la rue Émile-Leclerc)[87].
  • Ce quartier abrite la préfecture de Seine-et-Marne, place de la Préfecture, constitué d'une partie ancienne avec jardins et d'une partie plus moderne datant du XXe siècle.

Quartier Saint-Ambroise[modifier | modifier le code]

La cité administrative.
  • Cité administrative : boulevard Chamblain. Construite en béton de 1961 à 1965. Cette cité abrite les services de l'État en Seine-et-Marne, trop à l’étroit à la préfecture. La barre fut construite en premier, la tour fut ensuite bâtie.
  • Pont de chemin de fer : construit en 1849, dans le cadre de la construction d’une ligne ferroviaire reliant Melun à Montereau. La ligne Montereau-Corbeil ouverte en 1897 passe par Melun.
  • Gare : place Gallieni. Ce bâtiment en pierre et en béton date du milieu du XIXe siècle. Elle fut agrandie et modernisée à plusieurs reprises, dont la dernière en 2011.
  • Monument aux morts de 1870 : boulevard Chamblain et avenue Thiers. En pierre et en bronze. Inauguration le .
  • Statue de Jeanne d’Arc : place Chapu. En marbre. Copie de l’œuvre d’Henri Chapu intitulée Jeanne d’Arc écoutant ses voix, parue au Salon des artistes français en 1870. Cette copie est inaugurée le .
  • Tribunal de Grande Instance : construit entre 1996 et 1998 par les architectes lyonnais Jourda et Perraudin[88]. En métal et en verre. Ce bâtiment a été construit dans le cadre de la zone d'aménagement concerté, sur le site de l'ancienne Brasserie Grüber.
  • Dans la Ville est implantée la Caf de Seine-et-Marne.

Quartier Schuman[modifier | modifier le code]

Logements sociaux entre les quartiers de Montaigu et de Marché-Marais.

Ce quartier se situe au nord-ouest de Melun. Il est limitrophe des communes du Mée-sur-Seine et de Cesson. Il était autrefois nommé « Marché-Marais », les deux termes faisant référence à la présence de marais sur le Champ de Foire à l'époque médiévale et moderne. En 1989, le conseil municipal décide de renommer ce quartier du nom d'un des pères de l'Europe, Robert Schuman.

Dans ce quartier, nous trouvons :

  • la caserne de la gendarmerie mobile (construite en 1964)
  • la caserne des pompiers (construite en 1973)
  • le groupe scolaire Jean-Bonis (du nom de l'ancien premier adjoint au maire, décédé en 1989)
  • le collège public Frédéric-Chopin
  • une zone commerciale, toujours appelée « le Champ de Foire ». Face à celle-ci, sur la butte de Beauregard, doit se construire dans quelques années le nouvel hôpital.

Quartier de Montaigu[modifier | modifier le code]

  • Ferme de Montaigu : en pierre. Le domaine actuellement exploité date du XVIIe siècle. Le mur d’enceinte date de cette époque.
Quartier Montaigu.
  • Grand ensemble : En 1957, l’Office départemental de HLM de Seine-et-Marne prévoit la construction d’un ensemble de 1 140 logements et d’une école sur le site de Montaigu, au nord de Melun. L’opération est pilotée par Louis Arretche, architecte chef de groupe. Elle est menée par le BECIB : Bureau d’étude coordination industrialisation du bâtiment (Paris, 28 rue Boissy-d' Anglars). Un plan de masse provisoire, daté du , prévoit les grandes lignes de l’aménagement. Dès 1957-1958, 200 logements LOGECO, répartis en cinq barres de trois étages, sont construits avenue Saint-Exupéry par l’Office départemental des HLM, sur les plans de l’architecte melunais Maxime Verdeaux. Puis, en 1959-1961, sont exécutés 208 logements EMO (économie de main d’œuvre) square de Lorient, sur les plans de Louis Arretche, auquel est associé R. Karasinski. Il s’agit de deux barres en L de neuf étages, construites à partir de panneaux de béton armé préfabriqués sur le chantier, de 3,60 m de largeur et de la hauteur d’un étage. Ce procédé permet de réaliser les 208 logements en treize mois seulement. En 1961-1964 est construite l’« unité résidentielle de Montaigu » (787 logements HLM de type D, répartis sur onze barres). En 1963-1964, sont élevées deux tours de 14 étages comportant respectivement 112 et 113 logements HLM, destinés aux rapatriés d’Algérie : la « tour de Lorient » et la « tour Péguy ». L’ensemble Montaigu est complété, au sud, par deux barres de 56 logements HLM dits « rue Sommier de Barante », pour lesquelles un permis de construire est délivré le  : les travaux sont réalisés par Hanny, sous la direction d’Arretche, pour environ 2,4 millions de francs. En 1966, les 56 logements de la rue Sommier-de-Barante sont en fin de travaux, 11 étant destiné à des fonctionnaires. Par ailleurs, cet ensemble de logements est doté d'un groupe scolaire construit par Jouven et Phélouzat. Cette opération constitue le plus vaste secteur aménagé sur le plateau nord de Melun dans les années 1960. Une partie des immeubles a fait l’objet d’importants travaux de réhabilitation. Des quartiers nord de Melun, réalisés par Louis Arretche, * ZUP du quartier de l'Almont : construite de 1962 à 1976, par l'architecte-urbaniste Léon Bazin, comprenant des barres et tours, de type grand ensemble, ainsi que des équipements publics (écoles, collège, centre commercial, etc.), avec un total de 3 129 logements.

Projets[modifier | modifier le code]

Avenue Thiers et tour Gallieni, depuis la gare.

Plusieurs projets de réaménagements sont en cours d'étude voire de validation[réf. nécessaire]. Le quartier de la gare devrait être ainsi complètement réaménagé, une partie des terrains du Sernam vont servir à la création d'une nouvelle gare routière, l'actuelle étant considérée comme dangereuse pour les piétons. Le bâtiment de la gare devrait subir également des modifications surtout au niveau du hall pour l'agrandir, l'actuel étant jugé trop étroit. Ceci devant être géré par Réseau Ferré de France[89]. Enfin, un complexe hôtelier et un centre d'affaires compléteront ces réaménagements qui devraient développer l'économie du quartier et créer de l'emploi.

Autre projet, cette fois au niveau de la santé, le rapprochement des centres hospitaliers du département verrait une collaboration plus étroite et plus forte entre les hôpitaux de Melun et d'Evry"[90]. Un nouvel hôpital regroupant l'actuel hôpital de Melun et les trois cliniques de la ville devrait ouvrir en 2016. Celui-ci sera construit au nord de la ville sur la butte de Beauregard[91].

Dans l'art[modifier | modifier le code]

XVe siècle[modifier | modifier le code]

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le pont de Maincy, par Paul Cézanne
Le pont de Maincy, par Paul Cézanne.
  • Paul Cézanne, Paysage d'Ile-de-France (circa 1880), collection privée.
Paul Cézanne - Paysage d'Ile-de-France.
Henri Rouart - La terrasse au bord de la Seine à Melun.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

  • Jack Chambrin, Vieilles maisons à Melun, passage Lebarbier, musée municipal de Melun[100].

Transports publics[modifier | modifier le code]

Gare de Melun : (RER)(D), TransilienLigne R du Transilien (Paris Gare de Lyon (27 minutes en direct) vers Montereau et Montargis), Intercités, TER Bourgogne

Transport routier : MELIBUS (lointain successeur du tramway de Melun), pour les dessertes locales, Seine et Marne express 1 18 34 46 47 et Citalien pour les lignes extra urbaines.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Façade du lycée Jacques-Amyot.

La commune compte seize écoles maternelles, quinze écoles élémentaires, six collèges dont deux privés, quatre lycées dont un privé, un institut de droit et d’économie, et enfin quatre antennes universitaires. La ville abrite également une antenne de l'École nationale de l'aviation civile.

Sports[modifier | modifier le code]

F 1.gif

La ville possède d’importantes infrastructures sportives. Le complexe sportif, situé dans le quartier Saint Ambroise, comprend une piscine, le stade municipal, et les locaux du cercle nautique. Il y a également deux autres stades, P.-Fisher et Robert-Schuman. Sept gymnases sont répartis à travers la ville. De nombreux sports sont pratiqués : football, handball, rugby à XV, tennis, volley-ball, basket-ball, natation, haltérophilie, le football américain ainsi que de nombreux sports de combat tel que la boxe française, la boxe anglaise, la lutte libre, la lutte gréco-romaine, le judo et même le sambo. Les plans d'eaux permettent les pratiques de la voile et des joutes nautiques. Deux grands joueurs sont sortis de l'équipe de football de Melun (Lilian Thuram et Claude Makelele).

L’Union sportive de Melun gère les activités sportives de la commune. Cette association est créée le . Certaines activités étaient pratiquées depuis longtemps : la Melunaise de Gymnastique date de 1885, le Rugby Sporting Université Club Melunais est fondé en 1890. En 2004 l’USM comptait 4489 adhérents.

Le Cercle des Nageurs de Melun Val-de-Seine a un temps servi de vitrine sportive à la commune. L’entraîneur Philippe Lucas y a obtenu d’excellents résultats, avec notamment les nageurs et nageuses Julia Reggiany (sélectionnée aux Jeux olympiques de 1992), Nadège Cliton (sélectionnée aux Jeux olympiques de 1996), David Abrard (sélectionné aux Jeux olympiques de 1996), Laure Manaudou, à la suite de ses résultats aux Jeux olympiques d'été de 2004, Esther Baron, championne d'Europe du 200 mètres dos 2006 et Sarah Bey (sélectionnée aux championnats d'Europe 2006). À la suite d'un différend entre Lucas et la communauté d'agglomération Melun Val de Seine au sujet de la gestion des finances du club, l’entraîneur part pour le club du Canet avec ses nageuses.

L'USM Boxe Pieds/Poings, club de boxe de Melun, participe égalemement au rayonnement de la ville dans le monde de la boxe en ayant formé plusieurs champions, tels que Danois Sylvio ou Danois Herbert.

Autre club important, celui de La Rochette volley (anciennement Melun Val de Seine La Rochette volley-ball), qui évoluait en Ligue A, la division la plus élevée du volley-ball féminin français. Le club, exclusivement féminin, était originaire de la commune limitrophe de La Rochette, mais bénéficiait du soutien de Melun et de la communauté d'agglomération Melun Val de Seine jusqu'à la fin de la saison 2008-2009. À la suite de ce désengagement et faute d'avoir trouvé un sponsor pour compléter son budget, le club a déposé le bilan en octobre 2009. Il a obtenu deux titres de champion de France de Nationale 1B (2e division) en 1996 et 1998. Lors de la saison 2005-2006 il termina deuxième de la saison régulière, mais échoua en demi-finale de la phase finale. Une autre équipe évoluait en Nationale 3 féminines.

Cercle d'escrime de Melun.jpg

Le Cercle d'escrime Melun Val de Seine, créé en 2002 est issu de la fusion entre le Cercle d'Escrime de Melun, créé par Ernest Revenu dans le cadre de l'École des officiers de la gendarmerie nationale et l'ESD Dammarie-les-Lys, créé en 1964 par Jacky Courtillat. Le club dispose d’un beau palmarès : 15 médailles olympiques dont 3 en or, 30 médailles aux championnats du monde, dont 10 en or, 5 victoires en coupe d'Europe des clubs champions et 4 finales perdues dans cette épreuve continentale, 16 titres de champions de France par équipe et 12 titres de champions de France individuels. Il compte plus de 300 licenciés.

Le Tennis Club de Melun compte 465 membres.

Melun aviron.gif

Le Cercle Nautique de Melun (aviron) fondé en 1912, compte 341 licenciés, et a obtenu, la 3e place du championnat de France de la finale A de Quatre de pointe sans barreur senior homme, la 5e place du championnat de France de Quatre de pointe sans barreur senior homme. Au classement général français 2006, il est 38e sur 248 clubs. En 2007 Jean-David Bernard devient vice-champion du monde en Quatre de couple homme au Championnats du monde de Munich avec pour objectif une qualification pour les Jeux olympiques de Pékin et une médaille. En 2008 le Quatre barré senior homme devient champion de France à Mantes-la-Jolie avec à son bord Jean-David Bernard, Romain Lecuyer, Lilian Dumas, Cyril Robiteau et la barreuse Anne-Cécile Clemendot. Le Deux de couple poids légers senior dames termine les championnats avec une belle médaille de bronze.

Le Rugby Melun-Combs-Savigny 77, club de rugby à XV de la ville, évolue en Fédérale 3. Comptant 408 membres, il gère des écoles de rugby à Melun et dans des villes proches de Combs-la-Ville et de Savigny-le-Temple.

Lieux de cultes[modifier | modifier le code]

Culte catholique[modifier | modifier le code]

La ville dispose de quatre églises où se pratique le culte catholique :

Culte protestant[modifier | modifier le code]

Les chrétiens protestants disposent de quatre lieux de culte :

D'autre part, le centre international de rencontres du Rocheton, qui appartient aux UCJG/YMCA France, est situé à proximité de la gare de Melun sur le territoire de la commune de La Rochette.

Autres cultes[modifier | modifier le code]

Les Juifs melunais disposent d'une synagogue. Les musulmans de Melun peuvent pratiquer leur culte à la mosquée El Nour (mazhab maliki). L’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours dispose d'un lieu de culte, la paroisse de Melun. Il y a aussi une église kimbanguiste.

Médias[modifier | modifier le code]

Melun a été et continue d'être la cible des humoristes, de Fernand Raynaud jusqu'à aujourd'hui, par exemple Chevallier et Laspalès, dans leur sketch Le retour de vacances[106],[107].

Le bagne de Melun est cité dans Splendeurs et misères des courtisanes, (1847), comme aussi déshonorant que celui de Poissy « Aujourd'hui la Conciergerie, à peine suffisante pour les accusés, ne reçoit plus ni prévenus ni détenus, excepté dans de rares occasions […]. Par exception, la magistrature y souffre les coupables de la haute société qui, déjà suffisamment déshonorés par un arrêt de cour d'assises, seraient punis au-delà des bornes, s'ils subissaient leur peine à Melun ou à Poissy[108]. »

En 2012, le film de Franck Gastambide les Kaïra situe son action dans une cité à Melun[109]. Ses trois anti-héros Mousten, Abdelkrim et Momo ont toujours vécu à Melun au bas de leur immeubles en sympathiques glandeurs. Signe des temps et de l'accroissement du tissu banlieusard dans un rayon de 50 km autour de Paris, Melun est ici utilisée pour la première fois comme arrière-plan purement à titre de ville de la banlieue parisienne.

Vie militaire[modifier | modifier le code]

Unités militaires tenant ou ayant tenu garnison à Melun :

Jumelages[modifier | modifier le code]

Galerie de photos[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Judith Forstel, Melun, une île, une ville. Patrimoine urbain de l'antiquité à nos jours, Association pour le patrimoine d'Île-de-France, coll. Cahiers du patrimoine, 2006, 272 p.
  • Collectif, Art et architecture à Melun au Moyen Âge, Actes du colloque d’histoire de l’art et d’archéologie tenu à Melun les 28 et 29 novembre 1998, Picard, 2000.
  • Yves Gallet, "La postérité du chœur de Notre-Dame de Melun", in Monuments et sites de Seine-et-Marne, 1997, no 28, p. 4-20.
  • Elizabeth et Yannick Mollier, "La brasserie Grüber", in Les Samedis de l’Histoire, les oubliés, notre patrimoine redécouvert, Dammarie-les-Lys, Comité des Archives et du Patrimoine de Seine-et-Marne, 1998, p. 38-42.
  • Jacqueline et Henri Clayette, Melun pas à pas, 1890-1913, éditions Amatteis, rééd. 1980.
  • André Barrault, L’Église Saint Aspais de Melun, Meaux, édition Moussay, Gruot et Bonne, 1964.
  • Fernand Bridoux, Melun, ville royale, Melun, Syndicat d’initiative de Melun, 1971.
  • Noël Chapuis, Petit guide pour visiter Saint-Aspais, 1990.
  • Jacqueline et Henri Clayette, La collégiale Notre Dame, Melun, Legrand et fils, 1986.
  • Jacqueline Cottard, Le prieuré Saint-Sauveur de Melun, GRAM, 1983.
  • Yves Gallet, Notre Dame de Melun, Melun, Gaspard et fils, 1987.
  • Gabriel Leroy, Histoire de Melun, Melun, Gaspard et fils, 1887.
  • Gabriel Leroy, Le vieux Melun, Melun, Albert Huguenin, 1904.
  • Collectif, Melun au temps de Rome, catalogue de l’exposition de Melun, Melun, Ville de Melun, 1991.
  • Collectif, Melun de A à Z, Melun, Ville de Melun, 1981.
  • Daniel Mordant, Saint Père de Melun, Melun, Conseil général de Seine-et-Marne, 2000.
  • M. H.G. Nicolet, Histoire de Melun depuis son origine jusqu'à nos jours, (ISBN 2-87802-364-1)
    réimpression Les éditions de la Tour Gile 1999
  • René Charles Plancke, Melun à la Belle époque, Melun Amatteis, 1992.
  • Théron, Les Récollets, le couvent et l’hospice, 1995.
  • Collectif, Le patrimoine des communes de Seine-et-Marne, Paris, Flohic, 2000, p. 858-894.
  • J.-A. Dulaure, Adolphe Joanne et A. Martin, Melun et son histoire, Les Éditions du Bastion, 1838
  • René Housson, Histoire du tramway sud de Seine-et-Marne : Melun - Barbizon - Milly, Amatteis, (ISBN 2-86849-017-4)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Des documents rédigés plus de deux siècles après la mort de Clovis racontent qu'Aurélien aurait été récompensé de ses loyaux services par le titre de comte et l'autorité ducale dans toute la province. Dès le XIXe siècle, cette histoire a été désignée comme une légende ou une erreur née de la confusion des auteurs médiévaux puis modernes avec un personnage homonyme.
  2. Où il décèdera
  3. L'Hôtel du département occupe le site de l'ancienne abbaye bénédictine de Saint-Père
  4. Le minage est un droit perçu par le Roi, un seigneur ou une municipalité sur les grains et les autres marchandises vendues dans les foires et les marchés. Suspendu par Turgot en 1775, le droit de minage n’avait pas totalement disparu à la veille de la Révolution.
  5. Pour les impôts, consulter Histoire de l'imposition en France
  6. Soit 500 000 Francs de l'époque.
  7. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  8. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  9. Hôtel-Dieu Saint-Jacques : ne pas confondre avec l’Hôtel-Dieu Saint-Jacques de Toulouse.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Julien Van Caeyseele (2016) EU Sequana : un exercice grandeur nature à Melun pour anticiper les effets d'une crue majeure Du 7 au 18 mars, un exercice de simulation d’une inondation majeure se déroule à l’échelle de la Région, article du journal La République, publié 07/03/2016, consulté 07/03/2016 ; voir aussi simulation sur vidéo/You tube (par EU Sequana 2016)
  2. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France - Page 173[réf. incomplète]
  3. "Commentaires sur la Guerre des Gaules" de Jules César (César, B.G., VII, 58)
  4. (César, B.G., VII, 58)
  5. a et b Ernest Nègre, Toponymie générale de la France - Page 173
  6. Monographie communale de Melun.
  7. page 9 de Melun pas à pas tome 1 - Ses rues, ses places, ses monuments de Jacqueline et Henry Clayette.
  8. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l et m Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées M.
  9. a, b, c, d, e, f et g « Fortification d'agglomération », base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. Voir Maison de Melun#Origines
  11. a et b L'abbaye de Saint-Père.
  12. a, b, c et d « Château », base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. a et b « Hôtel-Dieu Saint-Jacques », base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. Eugène Grésy, Ancien hôtel-Dieu Saint-Nicolas de Melun, Paris, 1854
  15. Les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem à Melun
  16. « Les moulins de Melun », base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. a, b, c et d Pour plus de renseignements voir Liste des sièges de la guerre de Cent Ans
  18. « Couvent de carmes, puis palais de justice, actuellement tribunal administratif », base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. « Place Saint-Jean », base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. « Boulevard Victor-Hugo », base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. « Lotissement de la porte des Carmes », base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. a et b « Couvent de récollets, puis hôpital », base Mérimée, ministère français de la Culture
  23. « Collège Jacques-Amyot », base Mérimée, ministère français de la Culture
  24. a, b et c « Quartier de cavalerie Saint-Ambroise, puis Augereau », base Mérimée, ministère français de la Culture
  25. * Albert Huguenin, Histoire des maires de Melun, 1506 - 1891, Melun, Imprimerie du Messager de Seine-et-Marne, (notice BnF no FRBNF34122603, lire en ligne)
  26. « Quartier Saint-Ambroise », base Mérimée, ministère français de la Culture
  27. « Centre de loisirs Tivoli », base Mérimée, ministère français de la Culture
  28. « Promenade Chamblain », base Mérimée, ministère français de la Culture
  29. « Lotissement Charles X », base Mérimée, ministère français de la Culture
  30. « Quai d'Alsace-Lorraine », base Mérimée, ministère français de la Culture
  31. « Hôtel de ville », base Mérimée, ministère français de la Culture
  32. « Établissement des eaux », base Mérimée, ministère français de la Culture
  33. « Cimetière nord », base Mérimée, ministère français de la Culture
  34. « Abattoir », base Mérimée, ministère français de la Culture
  35. a et b « Pont Jeanne d'Arc », base Mérimée, ministère français de la Culture
  36. a et b « Pont Maréchal Leclerc », base Mérimée, ministère français de la Culture
  37. « Quartier de la Varenne », base Mérimée, ministère français de la Culture
  38. « Brasserie Walter-Barthel puis corderie Lemaur », base Mérimée, ministère français de la Culture
  39. « Brasserie Gruberr », base Mérimée, ministère français de la Culture
  40. « Minoterie appelée "Moulins de Melun" », base Mérimée, ministère français de la Culture
  41. « Usine de sparterie, aujourd'hui immeuble à cour commune », base Mérimée, ministère français de la Culture
  42. « Les ateliers et les usines de Melun », base Mérimée, ministère français de la Culture
  43. « Caserne Augereau, aujourd'hui école des officiers de gendarmerie nationale (EOGN) », base Mérimée, ministère français de la Culture
  44. « Lotissement Augereau », base Mérimée, ministère français de la Culture
  45. « Boulevard de la République (actuellement boulevard Aristide-Briand) », base Mérimée, ministère français de la Culture
  46. « Cité PLM », base Mérimée, ministère français de la Culture
  47. « Cité du Foyer familial », base Mérimée, ministère français de la Culture
  48. « Lotissement de l'Ermitage », base Mérimée, ministère français de la Culture
  49. « Cercle nautique », base Mérimée, ministère français de la Culture
  50. « Plage artificielle », base Mérimée, ministère français de la Culture
  51. La Seine-et-Marne 1939-1945, Tome III, R.C. Plancke, éditions Amatteis, 1985, p. 21-24
  52. « Ensemble de 3 lotissements de Castors », base Mérimée, ministère français de la Culture
  53. « Lotissement des Castors des Capucins », base Mérimée, ministère français de la Culture
  54. « Lotissement des Castors « Hirondelles » », base Mérimée, ministère français de la Culture
  55. « Lotissement des Castors de Melun nord », base Mérimée, ministère français de la Culture
  56. a et b « Secteur urbain du plateau nord », base Mérimée, ministère français de la Culture
  57. « Grand ensemble "route de Corbeil" », base Mérimée, ministère français de la Culture
  58. « Grand ensemble "Montaigu" », base Mérimée, ministère français de la Culture
  59. « Grand ensemble "Beauregard" », base Mérimée, ministère français de la Culture
  60. « Zone d'urbanisation prioritaire (ZUP) de l'Almont », base Mérimée, ministère français de la Culture
  61. « Pont de la pénétrante », base Mérimée, ministère français de la Culture
  62. « Pont de Lattre de Tassigny », base Mérimée, ministère français de la Culture
  63. « Pont Notre-Dame », base Mérimée, ministère français de la Culture
  64. Encyclopédie 1830-1962 de l'Afrique du Nord
  65. « Cité administrative », base Mérimée, ministère français de la Culture
  66. « Les maires de Melun », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 7 avril 2016).
  67. « Jacquet Marc, ancien sénateur de la Seine-et-Marne », Sénat (consulté le 7 avril 2016).
  68. Michel Kamianecki, Jacques Tribotte, Marc Jacquet, « Ministre du Général de Gaulle », , 304 p..
  69. Vanessa Relouzat, « Jean Malpel, l'ancien maire de Melun, est décédé jeudi 6 mars, à l'âge de 92 ans. », La République de Seine-et-Marne,‎ (lire en ligne).
  70. « La structure », Malpel & associés (consulté le 7 avril 2016).
  71. Céline Jappé, « Jacques Marinelli perd son fauteuil de maire », Le Parisien, édition de Seine-et-Marne,‎ (lire en ligne).
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  75. Valérie Peiffer, « Gérard Millet à confesse : Politoscopie. L'édile nous ouvre le livre de sa vie », Le Point,‎ (lire en ligne).
  76. Sophie Bordier, « Municipales : à Melun, Gérard Millet (UMP), brigue un troisième mandat : Le département compte 107 maires âgés de 70 ans et plus. Certains ne sont pas encore prêts à prendre leur retraite d'élu comme à Melun, d'autres, en revanche, ont décidé de céder la place comme à Mareuil-Lès-Meaux », Le Parisien, édition de Seine-et-Marne,‎ (lire en ligne).
  77. Sophie Bordier, « A Melun, Gérard Millet (UMP) l’emporte avec 52,07% des voix », Le Parisien, édition de Seine-et-Marne,‎ (lire en ligne).
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  79. Ludovic Vigogne, « De Melun à Vendôme, Louis Vogel a de l’appétit : Ancien président de l’université Panthéon-Assas, le professeur de droit a créé son think tank, le club d’Iéna. Il veut compter en 2017 », L'Opinion,‎ (lire en ligne).
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  81. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  82. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011, 2013.
  83. http://www.leparisien.fr/avon-77210/le-maire-reve-deja-a-l-apres-prison-sur-l-ile-saint-etienne-24-05-2011-1463863.php
  84. Dorvault , Vigot Frère, Paris.
  85. « Maison centrale », base Mérimée, ministère français de la Culture
  86. Voir "1914", par le maréchal John French, éditions Constable & Company, Londres, 1919
  87. « Borne : terme austral de la base Melun-Lieusaint », base Mérimée, ministère français de la Culture
  88. le tribunal de Melun sur Jourda-architectes.com
  89. Compte rendu du conseil communautaire de Melun Val de Seine du
  90. Compte rendu du conseil communautaire de Melun Val de Seine du 19/01/2009
  91. Magazine de Melun Val de Seine mai/juin2009
  92. Voir la photographie de l'œuvre sur le site de la Réunion des musées nationaux.
  93. Voir la fiche sur le site du musée d'Orsay.
  94. Voir la photographie de l'œuvre sur le site de la fondation Barnes.
  95. Voir la fiche sur la base Mistral.
  96. Voir la fiche sur la base numérique du patrimoine de Melun et sur la base Mistral.
  97. Voir Michel Dauvergne et François Lethève, Le Mée-sur-Seine et son histoire, Ville du Mée-sur-Seine, 1994, p. 184.
  98. Voir la fiche sur la base numérique du patrimoine de Melun.
  99. Voir la photographie de l'œuvre sur le site de la Réunion des musées nationaux. Sur Henri Rouart, voir l'article Stanislas-Henri Rouart.
  100. Voir la fiche sur la base numérique du patrimoine de Melun
  101. Voir la fiche sur la base numérique du patrimoine de Melun
  102. http://www.iledefrance.fr/uploads/tx_base/Etienne__Chevalier.pdf p.2
  103. Historique de la 5e promotion dont le 1er matricule est Alexandre Breton
  104. Site de l'Assemblée nationale
  105. Eusèbe Prieur de La Comble né à Melun le avocat à la cour royale de Paris, sous-prefet à Commercy dans la Meuse après la révolution de Juillet puis préfet du Var mort à Draguignan le . Il a publié et traduits plusieurs ouvrages
  106. « Melun, cible des humoristes » (consulté le 31 décembre 2007)
  107. http://www.leparisien.fr/brie-comte-robert-77170/le-departement-raille-sur-twitter-21-02-2012-1870403.php
  108. Honoré de Balzac, édition dite du Furne, vol.12, troisième partie, p.13-14
  109. « [Critique] – Les Kaïra (2012) », sur MinuteBuzz (consulté le 19 août 2012)
  110. le blog du 1er régiment d'artillerie de marine : http://cotarderic.unblog.fr/2008/07/28/du-1er-rac-au-1er-rama-en-18-garnisons/#