Cormeilles-en-Parisis

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Parisis.
Cormeilles-en-Parisis
Vue de Cormeilles depuis le parc
Vue de Cormeilles depuis le parc
Blason de Cormeilles-en-Parisis
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Argenteuil
Canton Cormeilles-en-Parisis (Chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Parisis
Maire
Mandat
Yannick Boedec
2014-2020
Code postal 95240
Code commune 95176
Démographie
Gentilé Cormeillais
Population
municipale
23 497 hab. (2011)
Densité 2 821 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 59′ 00″ N 2° 12′ 00″ E / 48.9833, 2.2 ()48° 59′ 00″ Nord 2° 12′ 00″ Est / 48.9833, 2.2 ()  
Altitude 26 m (min. : 22 m) (max. : 170 m)
Superficie 8,33 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Cormeilles-en-Parisis

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Cormeilles-en-Parisis
Liens
Site web ville-cormeilles95.fr

Cormeilles-en-Parisis est une commune française située dans le département du Val-d'Oise en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Cormeillais[1].

Cormeilles est chef-lieu du canton de Cormeilles-en-Parisis et dépend de l'arrondissement d'Argenteuil.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue de Cormeilles

Cormeilles est, malgré sa proximité de Paris, une commune plutôt verte, parfois située à une vingtaine de minutes en train de la gare Paris Saint-Lazare (le plus souvent à une heure de Paris par le RER A et les cars Lacroix) sur la butte de Cormeilles (une des buttes du Parisis), tout comme Montigny-lès-Cormeilles, Herblay, Franconville, Sannois et Argenteuil. Les espaces boisés et espaces verts représentent une superificie de 112 ha.

Les communes limitrophes sont Argenteuil, La Frette-sur-Seine, Franconville, Herblay, Montigny-lès-Cormeilles, Sannois, Sartrouville et un petit morceau de Maisons-Laffitte, situé de l'autre côté de la Seine.

Communes limitrophes de Cormeilles-en-Parisis[2]
Herblay Montigny-lès-Cormeilles Franconville
La Frette-sur-Seine Cormeilles-en-Parisis[2] Sannois
Maisons-Laffitte Sartrouville Argenteuil

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Friche de l'usine Lafarge, en bord de Seine. La production a été arrétee dans les années 1990, la démolition commencée en 2004 n'a toujours pas été achevée[3]

L'État, propriétaire des terrains, impose à la ville de construire dans sa zone Sud, dite les Bois Rochefort. La municipalité a négocié pour préserver le caractère essentiellement pavillonnaire de Cormeilles et obtenir une coulée verte qui séparera une zone réservée à l'activité industrielle et artisanale.[réf. nécessaire]

Des projets sont lancés aussi pour rénover et dynamiser le haut de la ville (quartier de l'église) déserté par la vie commerçante malgré une densification de l'habitat : des espaces sont achetés par la ville pour créer des places de stationnement.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attesté sous les formes Cornioletus en 697 (DR), Cormilias en 862 (CH2, II, 61-2). Collectif d'arbres en *-ETU, précédé de cormol, dérivé de corme genre de sorbier, appelé cormier. Ce terme étant vraisemblablement issu du gaulois curmi « sorte de bière »

Le déterminant complémentaire en-Parisis renvoie à sa situation géographique sur l'ancien territoire des Parisii.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et antiquité[modifier | modifier le code]

Les premières traces d'habitation remontent à 4000 av. J.-C. Des vestiges de villa romaine ont été découverts à Cormeilles-en-Parisis (IIIe siècle), ainsi que des cercueils en plâtre (VIIIe siècle).

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La ville de Cormeilles est mentionnée pour la première fois en 697, dans une charte du roi Mérovingien Childebert IV qui offre aux religieuses du monastère d'Argenteuil la forêt royale de Cornioletus (on peut lire aussi Cormioletus) sur la rivière Seine, au pays Parisis.

En l'an 832, le nom de Cormeilles apparaît dans une charte de l'abbaye de Saint-Denis. Jusqu'à la Révolution (1789), Cormeilles sera un chef-lieu de châtellenie avec pour seigneur l'abbaye de Saint-Denis. Certains historiens de l'architecture considèrent que l'église de Cormeilles, ou plutôt sa crypte, construite par Suger au XIIe siècle, est un laboratoire de l'architecture gothique, antérieur à l'édification de la basilique de Saint-Denis.

L'église a une haute tour, probablement élevée sur les ruines d'une plus ancienne, car, en 1359, pendant la captivité du roi Jean, Charles, régent, ordonna d'abattre la tour de l'église paroissiale, afin que l'ennemi ne s'y logeât pas.

Cormeilles est à l'époque un village agricole où l'on produit du vin (les armes de la ville sont la vigne et le blé). On sait que le vignoble médiéval cormeillais était de qualité honorable puisque c'est celui que les rois envoyaient comme présent.

Fin du XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Martin.
Monument élevé à Daguerre à Cormeilles-en-Parisis

Pendant les états généraux, les viticulteurs de la ville réclament que leur production ne soit plus taxée à son entrée dans Paris… eu égard à sa médiocrité. À cette époque, le vignoble de Cormeilles/La Frette couvre 538 ha.

En 1791, Daguerre (enfant) quitte Cormeilles pour Orléans où son père a trouvé un nouvel emploi. Cauchoix encore adolescent le quitte également.

Pour faire face aux disettes qui sévissent à Paris, le vignoble est pour bonne part remplacé par des cultures céréalières ou maraîchères.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le filon de gypse de la butte de Cormeilles ainsi que le moyen de transformer le gypse en plâtre étaient connus depuis l'époque gallo-romaine, de petites carrières ouvertes servaient à extraire le minéral dont l'exploitation n'a jamais cessé. Au début des années 1830, Pierre Étienne Lambert crée à Cormeilles une carrière dont la production ne sera réellement industrialisée qu'à partir de 1882 par son petit-fils Jules Hilaire Lambert. Le « plâtre de Paris » acquiert une grande renommée et en 1908 « Lambert Frères et Compagnie » devient une société industrielle de premier plan dont le nom restera longtemps associé à Cormeilles.

Pendant la guerre de 1870, le vin est temporairement interdit à Paris par les Allemands, victorieux, au profit de la bière. Chaque dimanche, les Parisiens se ruent sur la banlieue, notamment à l'ouest : Chatou, Argenteuil… Et Cormeilles qui, du coup, produira plus de vin que jamais. La qualité est si basse (le vin est mélangé à des figues et autres colorants !) que dans une nouvelle de Maupassant[Laquelle ?] on peut lire : « Il se comparaît lui-même à un homme qui goûterait coup sur coup, les échantillons de tous les vins et ne distinguerait bientôt plus le Château Margaux de l'Argenteuil » (le vin « d’Argenteuil » étant autant celui de Cormeilles).

Le réseau ferré français se construit, permettant le transport de vins venus du sud : le vin d'Île de France perd peu à peu de son importance (alors qu'il fut de loin le premier vignoble du territoire) et ne survit pas à l'arrivée, à cette époque, du phylloxéra. C'est la fin de l'histoire du vin sur la butte de Cormeilles.

Entre 1874 et 1877 est construit le fort de Cormeilles, un des plus grands forts militaires de Paris. Il servira de décor à plusieurs films dont La Nuit des généraux (1967) d'Anatol Litvak, avec Peter O'Toole et Omar Sharif.

Le chemin de fer atteint Cormeilles en 1892, impliquant un relatif décalage du centre de la ville et la construction de villas bourgeoises.

À la fin du XIXe et au début du XXe siècle, grâce à l’arrivée du chemin de fer, la ville se développe fortement. De nombreuses familles bourgeoises s’installent dans cette campagne devenue si près de Paris. Ils commandent à des architectes locaux de belles villas imprégnées du gout de l’époque pour l’éclectisme et l’Art nouveau.

Architecte Henri Lecœur ( 1867 - 1951) :

  • 9 rue Aristide-Briand. Il évite la platitude en jouant sur deux travées. Celle de droite en léger retrait est mise en valeur par la porte surmontée d’une grande marquise. Celle de gauche par une grande fenêtre en toiture surmontée d’un fronton particulièrement élégant.
  • 25 rue Boieldieu. Début XXe siècle, elle est de style normand. Sur l’arrière les belles rambardes sont de style Art nouveau.
  • 15 rue du Martray. De nombreux Cormeillais sont nés dans cette maison. Mme Frot, sage femme y avait son cabinet.

Architecte Henri Valette :

  • Le Clos Fleuri au 50 rue Carnot.

Architecte Jacques Defresne (1848 - 1936) :

  • Les Ravenelles rue de Saint-Germain. Construite en 1902 par l'entreprise de maçonnerie cormeillaise Renaud pour M. Levaire.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

La place de l'église

Fabriquant du plâtre mais aussi des briques, de la chaux, du ciment, etc. la carrière Lambert fut l'une des plus grandes carrières à ciel ouvert d'Europe, avec un front de taille de 100 m de hauteur et 1 kilomètre de longueur. Au cours des années 1930 et ensuite, une importante main d'œuvre exogène est importée : Bretons, Chinois, Polonais, Serbes, Tchèques, Portugais, Maghrébins. Cette immigration précoce et diverse fait encore aujourd'hui partie de la personnalité de la ville. Au début des années 1980, l'exploitation de la carrière est appelée à cesser et le site manque, de justesse, de devenir une décharge de produits industriels et dangereux. Une courageuse mobilisation des citoyens, habitants et associations permettra aux pouvoirs publics (élus locaux et ministères) de prendre conscience du danger et fera échouer ce projet. Depuis 1987, la carrière s'est agrandie vers le nord, et les parties ouest et est de 100 hectares sont peu à peu remblayées et reboisées à l'état naturel. En 1990, la société Plâtres Lambert et avec elle la carrière et la plâtrière de Cormeilles entre dans le giron de la société British Plaster Board (BPB) qui possède déjà en France la société Placoplatre. BPB est à son tour absorbée par le groupe Saint-Gobain en 2005.

Encore plus qu'ailleurs les prix de l'immobilier à Cormeilles s'envolent[4], faisant perdre peu à peu ses quartiers populaires à la ville (notamment le quartier des ouvriers de la carrière, démoli en 1994 et remplacé par des lotissements pavillonnaires) et, paradoxalement, une partie de son cachet.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Cormeilles-en-Parisis adhère à la Communauté d'agglomération du Parisis. La commune est également membre du Syndicat intercommunal des buttes du Parisis, du Syndicat intercommunal Azur et du Syndicat intercommunal d'assainissement de la région de Cormeilles-en-Parisis (Siarc).

La commune fait partie de la juridiction d’instance de Sannois, et de grande instance ainsi que de commerce de Pontoise[5],[6].

Cormeilles dépend de la 3e circonscription du Val-d'Oise. L'actuel député est Jean-Noël Carpentier (MUP).

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1830 1843 Foulon    
1843 1847 Charles Courtin    
1847 1848 Delavallée    
1892 1899 Louis Gonse    
1899 1900 Émile Delorme    
1900 1919 Louis Gonse    
1919 1929 Charles Dufour    
1929 1934 Paul Bloch    
1934 1945 Charles Bruot    
1945 1947 René Duclaud    
1947 1953 Paul Carrat    
1953 1965 Gérard Vérité    
1965 1995 Jean Ferrier DVD  
1995 2008 Lucienne Malovry UMP Sénateur-Maire
mars 2008 en cours
(au avril 2014)
Yannick Boëdec DVD Maire

Conseil municipal[modifier | modifier le code]

  • Composition du conseil municipal : 35 élus selon la répartition suivante, 1 maire, 9 adjoints au maire, 3 délégués, 22 conseillers municipaux.

Sécurité[modifier | modifier le code]

La police municipale de Cormeilles-en-Parisis s'est vue renforcée en 2008 par une brigade équestre et fin 2009 par la mise en place d'un système de vidéo-surveillance.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Ville jumelée avec Ware (Grande-Bretagne).

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 23 497 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 550 1 330 1 336 1 280 1 194 1 255 1 219 1 242 1 258
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 275 1 432 1 560 1 548 2 070 1 934 1 836 1 907 2 285
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 654 2 827 3 240 4 536 6 169 7 943 8 460 8 494 10 638
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
11 486 13 829 14 063 14 484 17 417 19 643 21 503 23 497 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

  • Écoles maternelles (6) : Alsace-Lorraine, Thibault-Chabrand, Val-d’Or, Champs-Guillaume, Jules-Ferry, Noyer de l’Image, Saint-Exupéry
  • Écoles primaires (6) : Alsace-Lorraine, Maurice-Berteaux 1, Maurice-Berteaux 2, Champs-Guillaume, Jules-Ferry, Noyer de l’Image, Saint-Exupéry
  • Collèges (2) : Jacques-Daguerre, Louis-Hayet
  • Lycée (1) : LEP le Corbusier
  • Établissement privé : école Saint-Charles (maternelle, primaire, collège)

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Festival du dessin animé
  • Salon des Beaux-Arts (vacances de printemps)
  • Brocante de Printemps (dernier dimanche de mars)
  • Son et lumière La montagne aux sept sources (mi-septembre)
  • Brocante d'Automne La montagne aux sept sources (premier dimanche d'octobre)
  • Salon de la Carte Postale (fin octobre)
  • Salon d'Art et d'Artisanat (début novembre)
  • Bourse Photo-Ciné (3e dimanche du mois de novembre). On y trouve du matériel photo et cinéma d'occasion et de collection, des affiches, des photos, des livres et des documents. L'entrée est gratuite
  • Concert de la Sainte-Cécile (3e samedi du mois de novembre). L'entrée est gratuite.

Sports[modifier | modifier le code]

Équipements sportifs : Le Beffroi, salle René-Berthieu, salle des Pierres-Vives, salle polyvalente, salle de boxe, local de cyclotourisme, local d'escrime, salle de la Savoie, gymnase Alsace-Lorraine, piscine municipale, skate park, Cyber-Espace municipal, gymnase salle des fêtes, Cosec, stade Gaston-Frémont, complexe sportif Léo-Tavarez, terrains de tennis extérieurs et intérieurs, terrain de foot synthétique, gymnase Léo-Tavarèse.

Économie[modifier | modifier le code]

La carrière de Cormeilles est aujourd'hui exploitée par Placoplatre, filiale de Saint-Gobain. Seul le gypse est valorisé et est transformé en plâtre. La très grande pureté du gypse de Cormeilles permet de fabriquer des plâtres d'excellence pour le moulage et l'industrie. L'usine Placoplatre de Cormeilles produit également des carreaux de plâtre. La carrière est destinée à devenir un espace vert naturel de 130 ha au cœur de la Région parisienne, qui sera définitivement aménagé à l'horizon 2030.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Église Saint-Martin.

Cormeilles-en-Parisis compte un seul monument historique sur son territoire.

  • Église Saint-Martin (classée monument historique par arrêté du 13 février 1997[9]) : Elle succède à une église romane, dont ne restent que deux chapiteaux au début de la nef. Le principal seigneur de Cormeilles est l'abbaye Saint-Denis : c'est sous son abbé Suger que la construction de la crypte sous le chœur de l'actuelle église est lancée, vers 1145. Peu connue et généralement fermée au public, elle représente néanmoins l'une des deux plus anciennes cryptes gothiques connues, avec celle de la basilique Saint-Denis, et est d'une grande valeur archéologique. Le chœur de l'église, au chevet plat, est édifié un peu plus tard, au dernier quart du XIIe siècle ; puis il est prolongé vers l'ouest pendant la première moitié du XIIIe siècle. Ce chœur a considérablement évolué depuis, car des problèmes de stabilité ont plusieurs fois donné lieu à des reconstructions. Le collatéral sud notamment est refait à neuf au XVIe siècle, dans le style flamboyant. La plupart des chapiteaux de la nef sont du même style, et datent des années 1515-1525 : six grandes arcades ont dû être reprises en sous-œuvre à cette époque. Une seule base de pilier rappelle que la nef doit initialement dater du XIIIe siècle. Hormis les chapiteaux, elle ne présente rien de remarquable, sauf sa physionomie générale, qui évoque la période romane. Cette forme archaïque n'a pas encore été expliquée, et la datation du clocher pose également problème, d'autant plus qu'il a été en grande partie rebâti en 1865, en même temps que la façade occidentale. Dans son ensemble, l'église Saint-Martin est un édifice hétérogène et atypique, ce qui fait en partie son intérêt[10].

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

Hôtel de la Prévôté.
Château Lamazière.
  • Mairie, place Charles-de-Gaulle : l'édifice est construit en 1870 sur une partie de la propriété de M. Thibault, gracieusement mise à la disposition de la commune. En plus des services de la mairie et de la salle du conseil municipal, le bâtiment accueille l'école des filles et le logement du garde-champêtre, ainsi que le bureau de poste à partir de 1880[b 1].
  • Musée du Plâtre, 13 rue Thibault-Chabrand : c'est une ancienne demeure bourgeoise, qui conserve sa façade authentique du XVIIIe siècle. La ville acquiert la maison en 1934 pour y installer l'école maternelle. Le musée du Plâtre ouvre en 1996[b 2].
  • Hôtel de la Prévôté, place de l'Église : derrière ses façades lourdement remaniées, se cache un bâtiment des XVIe et XVIIe siècles, siège du prévôt de la châtellenie de Cormeilles, puis du bailli à partir du XVIIe siècle. Ce sont les représentants de l'abbé de l'abbaye de Saint-Denis, seigneur du lieu, exerçant en son nom la justice seigneuriale. La prévôté contient l'auditoire et la prison. Avec la restriction des droits seigneuriaux sous Louis XIV, l'abbaye doit vendre une partie de ses bâtiments à Cormeilles, mais la prévôté reste bien de l'abbaye jusqu'au 9 octobre 1791[b 3].
  • Passage de la cour des Romains, 130 rue Gabriel-Péri : ce passage sous un immeuble conserve un mur de la tour fortifiée de l'église Saint-Martin, élément des fortifications de Cormeilles rasées sur l'ordre de Charles V afin d'éviter que les Anglais s'emparent du village, dans le contexte de la guerre de Cent Ans[b 3].
  • Passage voûté, 21 rue Gabriel-Péri : Le village s'est développé à partir de la place de l'Église, de sorte que les maisons se construisirent les unes derrières les autres, avec un système de développement en profondeur sur les terrains situés en arrière. Pour donner accès aux cours ainsi formées, plusieurs passages sont ouverts, dont ce passage voûté du XVIIe siècle[b 4].
  • Maison du prince de Ligne, place Prosper-Montagné : en 1742, l'abbé André fait don de cette maison de 1730, en réservant l'usufruit et la jouissance au prince Claude Lamoral II de Ligne. Bien que ce dernier ne se soit vraisemblablement jamais rendu à Cormeilles, son nom reste rattaché à cette propriété[b 5].
  • Petit château, 30 rue Jean-Jaurès : L'origine de cette demeure en brique et pierre de taille remonte à 1679, mais elle est probablement reconstruite au XVIIIe siècle par son nouveau propriétaire, Courtin de Montbrun. Ce dernier entre dans l'histoire de Cormeilles pour avoir usurpé le titre de seigneur de Cormeilles, titre réservé à l'abbé de Saint-Denis[b 5] (voir ci-dessus).
  • Château Lamazière, 5 avenue Maurice-Berteaux : Un anglais amateur de chevaux, M. Hopkins, fait construire ce petit château en 1840. Les échauguettes aux angles ne sont ajoutés qu'en 1892, sous M. Lamazière, horloger à Paris et nouveau propriétaire depuis 1885. En 1909, le jardin d'agrément doit en partie ceder la place à une nouvelle avenue et au marché. Finalement, la commune rachète la propriété en 1934. Le château abrite d'abord les services techniques de la mairie et la bibliothèque municipale. Aujourd'hui, il est occupé par le musée du vieux Cormeilles et des locaux associatifs[b 6].
  • Château Lambert, 3 rue de Saint-Germain : Il s'agissait initialement de deux grandes maisons identiqes, dont l'une a été démolie en 1975. L'une servait d'habitation à Charles Lambert (1876-1694) et sa famille, propriétaires des carrières et des usines de plâtre ; l'autre, celle qui subsiste, était le logement de fonction des directeurs d'usine. Le style pittoresque avec recours à la meulière, aux briques rouges et ocres, aux colombages et aux charpentes saillantes est caractéristique de la banlieue parisienne et se retrouve aussi sur l'alignement de dix maisons identiques rue Victor-Hugo, destinées aux cadres de la société Lambert. Il est à noter que ces maisons sont construites près du centre-ville et à une certaine distance des cités ouvrières Lambert, au quartier de La Carrière[b 7].
  • Fontaine Saint-Martin et lavoir du Martray, sente de la fontaine Saint-Martin : La fontaine, mentionnée dès 1518, semble être encore plus ancienne, et elle a vraisemblablement motivé l'implantation du premier village. Le lavoir remonte au moins au XVIIIe siècle, puisqu'une réparation est documentée pour l'année 1802[b 8].
  • Fontaine et lavoir du Chenêt, place Cauchoix : Dès le début de l'époque moderne, la source est un bien communal. Elle donnait naissance au rû de Messeigneurs, ancien affluent de la Seine, ayant également approvisionné le château du marquis de Maisons. Le lavoir et l'abreuvoir sont accordés par le seigneur en 1647 en échange de ce service[b 8].
  • Fort de Cormeilles : Conçu par le général Raymond Adolphe Séré de Rivières, ce fort est construit entre 1875 et 1878. Pendant la Première Guerre mondiale, c'est un poste avancé de la défense anti-aérienne de Paris. Sous l'Occupation, les forces allemandes y stockent des munitions, notamment pour les torpilles sous-marines. Après la Libération, le fort devient prison militaire, puis centre d'accueil pour les harkis algériens et leurs familles. Pendant les dernières années avant sa vente par l'armée à l'Agence des espaces verts, le fort sert encore de centre d'entraînement[b 9].

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

  • Les musées du Plâtre[11] et du Vieux-Cormeilles [12]
  • Théâtre du Cormier (inauguration : janvier 2006)
  • École de musique de Cormeilles[13]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Scientifiques[modifier | modifier le code]

Personnalités du monde de l’art et de la littérature[modifier | modifier le code]

Sportifs[modifier | modifier le code]

Daniel Dubail (1943-2005) catcheur professionnel surnommé le Petit Prince a résidé 10 ans à Cormeilles-en -Parisis

Autres[modifier | modifier le code]

Visiteurs illustres[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Cormeilles-en-Parisis 95.svg Cormeilles-en-Parisis
  • Parti : au 1er d'azur à la gerbe d'or, au 2e d'or au pampre tigé, feuillé et fruité au naturel

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Collectif, Des Cormeillais dans les Guerres - de 1914 à nos jours - Récits et témoignages, éditions In Libro Veritas, 2009
  • Collectif, Portrait de Cormeillais à travers l'histoire, éditions In Libro Veritas, 2011
  • Jean-Pierre Denis, « Henri Lecœur, l'architecte du Parisis des années 1900 », Vivre en Val-d'Oise, no 118,‎ novembre-décembre 2009, p. 28-33 (ISSN 1146-2191)
  • Vincent Farion, Si la Carrière m'était contée. La plâtrière et les usines Lambert à Cormeilles-en-Parisis (1832-2008), éditions Musée du Plâtre, 2008
  • M. Farion, Daniel Renard, M. Rigault, Bernard Chahmirian, Carel de Gaube et Stéphane Gasser, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Cormeilles-en-Parisis », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. I,‎ octobre 1999, p. 149-169 (ISBN 2-84234-056-6)
  • Jacques Hantraye, L'Ascension de la famille Lambert de Cormeilles-en-Parisis. Volume 1 : Aux origines de la pluriactivité (vers 1650-1836). Volume 2 : Les Mutations de l'exploitation agricole et l'essor de l'activité plâtrière (1836-1882), éditions Musée du Plâtre, 2007 & 2008

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.capeutservir.com/postaux/
  2. Communes limitrophes de Cormeilles-en-Parisis sur Géoportail.
  3. « La cimenterie Lafarge en cours de démolition », Le Parisien 3 novembre 2004
  4. Dans son classement annuel, le journal professionnel l'Immobilier des notaires, numéro 120 (décembre 2007) annonce que Cormeilles-en-Parisis est la ville la plus chère du Val-d'Oise avec une moyenne de 3 827 euros au mètre carré
  5. Site du Conseil général - Administration du Val-d'Oise
  6. Ministère de la justice - Conseil Départemental de l'Accès au Droit du Val-d'Oise
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  9. « Notice no PA00080033 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  10. Albert Besnard, L'église de Cormeilles-en-Parisis, Paris, Librairie historique des provinces Émile Lechevalier,‎ 1904, 48 p..
  11. Musée du Plâtre
  12. Musées de Cormeilles
  13. École de musique


  1. p. 162.
  2. p. 156.
  3. a et b p. 153.
  4. p. 154.
  5. a et b p. 155.
  6. p. 158.
  7. p. 166.
  8. a et b p. 149.
  9. p. 163-164.