Alfortville

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Alfortville
Alfortville et Chinagora
Alfortville et Chinagora
Blason de Alfortville
Héraldique
Logo
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-de-Marne
Arrondissement Créteil
Canton chef-lieu de Alfortville-Nord et Alfortville-Sud
Intercommunalité Communauté d'agglomération Plaine Centrale du Val-de-Marne[Note 1]
Maire
Mandat
Luc Carvounas (PS)
2012-2014
Code postal 94140
Code commune 94002
Démographie
Gentilé Alfortvillais
Population
municipale
44 550 hab. (2011)
Densité 12 139 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 47′ 51″ N 2° 25′ 27″ E / 48.7975, 2.424167 ()48° 47′ 51″ Nord 2° 25′ 27″ Est / 48.7975, 2.424167 ()  
Altitude Min. 27 m – Max. 37 m
Superficie 3,67 km2
Localisation

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Liens
Site web alfortville.fr

Alfortville (prononcé [al.fɔʁ.vil]) est une commune française située à 3 km au sud-est de Paris (Porte de Bercy)[1], dans le département du Val-de-Marne en région Île-de-France.

Elle fait partie de la Communauté d'agglomération Plaine centrale du Val-de-Marne et du syndicat Paris Métropole.

Avant la création du département du Val-de-Marne, le 1er janvier 1968, la commune faisait partie du département de la Seine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Localisation d'Alfortville au sein de la petite couronne parisienne.


Située au confluent de la Seine et de la Marne, Alfortville s’étire sur une longueur de 4,5 km pour une largeur qui varie de 0,5 km à 1 km.

La commune est délimitée par la Marne au nord, qui la sépare de Charenton-le-Pont, la voie ferrée Paris-Lyon à l'est, qui la sépare de Maisons-Alfort, l’A86 au sud, qui la sépare de Choisy-le-Roi et Créteil et la Seine à l'ouest qui la sépare de Vitry-sur-Seine et Ivry-sur-Seine.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Alfortville[2]
Ivry-sur-Seine Charenton-le-Pont Charenton-le-Pont
Vitry-sur-Seine Alfortville[2] Maisons-Alfort
Choisy-le-Roi Choisy-le-Roi Créteil

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

L'ensemble du territoire constitue une plaine au relief plat et de faible altitude (de 27 à 37 m).

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Cette faible altitude et la présence de deux rivières autour de la ville ont, par le passé, provoqué de nombreuses inondations, dont la plus importante se produisit en 1910[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Alfortville est reliée à Ivry-sur-Seine et Maisons-Alfort par la D19 (ex N19), à Vitry-sur-Seine et Maisons-Alfort par la D48.

La ville est également reliée à Choisy-le-Roi par la D38 qui longe la Seine à partir du pont d'Ivry.

Alfortville est également reliée au réseau autoroutier :

  • au nord, à l'A4 par la sortie sortie 3 à Charenton-le-Pont
  • au sud, à l'A86, par les sorties sortie 23 à Créteil et sortie 24 à Vitry-sur-Seine

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La commune est bien desservie par les transports en commun :

103 - École Vétérinaire de Maisons-Alfort (M)Rungis-Marché international
125 - ParisPorte d'Orléans (M)École Vétérinaire de Maisons-Alfort (M)
172 - Bourg-la-Reine (RER)CréteilL'Échat (M)
217 - Vitry-sur-Seine RERHôtel de Ville de Créteil
325 - ParisBibliothèque François-Mitterrand (RER) (M)ParisChâteau de Vincennes (M)

Dans l'avenir, Alfortville sera également desservie par une des lignes de métro du Grand Paris Express au niveau de la gare du Vert de Maisons.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

L'histoire du territoire d'Alfortville est intimement lié à la présence du fleuve[4].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune fut desservie par les tramways de la compagnie des tramways de l'Est parisien puis de la STCRP (ancêtre de la RATP) au début du XXe siècle.

En se séparant de Maisons-Alfort, la commune d'Alfortville a été créée par la loi du 1er avril 1885 dont voici le texte intégral :

Art. 1er.- La section d'Alfortville est distraite de la commune de Maisons-Alfort, et formera à l'avenir une commune distincte, dont le chef-lieu est fixé au bourg d'Alfortville, qui en portera le nom. « La limite entre les deux communes est fixée dans toute son étendue, par l'axe actuel de la ligne du chemin de fer P.L.M. conformément au tracé en vert du plan annexé à la présente loi. « Les dispositions qui précédent recevront leur exécution sans préjudice des droits d'usage et autres, qui pourraient être respectivement acquis.
Art. 2. La commune d'Alfortville paiera pendant dix années, à celle de Maisons-Alfort, une annuité de 1 477 francs et 50 centimes représentant le contingent mis à sa charge pour le rachat du pont d'Ivry.
Art. 3. La bibliothèque de Maisons-Alfort restera la propriété de cette commune, qui paiera à celle d'Alfortville, à titre de compensation, une somme de 1 500 francs. « La commune d'Alfortville pourra faire inhumer ses morts dans le cimetière de Maisons-Alfort pendant une période de temps qui ne pourra excéder trois ans. « La part revenant aux indigents d'Alfortville, dans la rente sur l'État, de 955 francs, qui constitue l'actif du bureau de bienfaisance de Maisons-Alfort, est fixée à 426 francs de rentes.
La présente loi, délibérée et adoptée par le Sénat et la Chambre des députés, sera exécutée comme loi de l'État.
À Paris, le 1er avril 1885.
Le ministre de l'Intérieur : « Signé : Jules Grévy », « Signé : Waldeck-Rousseau».

La ligne de chemin de fer Paris-Lyon marquait la frontière entre les deux nouvelles communes.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal actuel est issu des élections municipales de mars 2008 pour lesquelles 39 sièges étaient à pourvoir.
22 545 électeurs étaient inscrits pour ces élections mais seulement 12 699 ont participé, ce qui représente un taux d'abstention de 43,67 %. Le nombre de bulletins blancs ou nuls étant de 402 (soit 3,17 %), il y a eu 12 297 votes exprimés.

Résultat du 1er tour de l'élection municipale à Alfortville (9 mars 2008)[5]

Liste Tête de liste % des voix Nb de voix Nb de sièges
Alfortville, un art de vivre (PS-PC-Verts) René Rouquet 52,88 % 6 429 voix 31
Alfortville gagnant (UMP) Patrick Bedrossian 19,00 % 2 336 voix 4
Confluence 2008 (Divers droite) Catherine de Rasilly 9,55 % 1 174 voix 2
Alfortville pour tous (MoDem) François Vitse 8,07 % 992 voix 1
Uni pour les luttes sociales (Extrême gauche) Guy Mouney 5,29 % 650 voix 1
Comité chômeurs-salariés (Extrême gauche) Daniel Petri 3,59 % 442 voix
Démocratie communale (Extrême gauche) Michèle Mikognatis 2,23 % 274 voix

La liste "Alfortville, un art de vivre" ayant obtenu la majorité absolue au 1er tour, il n'y a pas eu de 2e tour. Le conseil municipal du 14 mars 2008 a procédé à l'élection du maire, de onze adjoints, vingt conseillers municipaux délégués[6] et sept conseillers municipaux sans délégation.


Liste des maires[modifier | modifier le code]

maires d'Alfortville depuis 1885
Période Identité Étiquette Qualité
1885 1886 Louis Warnier -  
1886 1888 Jean-Baptiste Surloppe -  
1888 1889 Paul Meynet -  
1889 1891 Félix Mothiron -  
1891 1892 Victor Berthier - maire par intérim
1892 1893 Jean Laurent -  
1893 1900 François Lemainque -  
1900 1904 Jean-Baptiste Preux -  
1904 1922 Jules Cuillerier -  
1922 1929 Lucien Brenot - Conseiller général
1929 1939 Marcel Capron PCF Député, déposé et emprisonné par le gouvernement Daladier
1939 1941 Jean-Marie Blondeau - -
1941 1944 Marcel Capron POPF nommé par le gouvernement de Vichy
1944 1947 Eugène Gauchard - -
1947 1965 Raoul Bleuse SFIO Député
1965 1988 Joseph Franceschi PS Député, Secrétaire d'État
1988 2012 René Rouquet PS Député
2012 en cours Luc Carvounas PS Sénateur
(Source : MairesGenWeb)

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 23 mars 2014, Alfortville est jumelée avec :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

La commune d'Alfortville n'existant que depuis 1885, le premier recensement de la population pris en compte est celui de 1886


En 2011, la commune comptait 44 550 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1886. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931
6 603 7 984 11 634 15 980 17 455 18 267 22 779 24 896 29 473
1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999
30 078 27 940 30 195 32 332 35 023 38 057 36 231 36 119 36 232
2006 2011 - - - - - - -
42 743 44 550 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9])
Histogramme de l'évolution démographique


Groupes ethniques[modifier | modifier le code]

Alfortville a accueilli de nombreux survivants du génocide arménien, et compte encore actuellement une importante communauté arménienne. L'Association de la Maison arménienne culturelle et artistique d'Alfortville, dite MCA, créée en 1970 a inauguré sa structure en octobre 1976 et a pour but de promouvoir et diffuser la culture en général et la culture arménienne en particulier - 9, rue de Madrid.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Alfortville fait partie de l'académie de Créteil et possède :

  • 9 écoles maternelles : Henri Barbusse, octobre, Denis Forestier, Victor Hugo, Étienne Dolet, Pauline Kergomard, Louise Michel, Lacore-Moreau, Simonne Franceschi;
  • 6 écoles élémentaires publiques : Henri Barbusse, octobre, Victor Hugo, Étienne Dolet, Georges Lapierre, Montaigne;
  • 1 école élémentaire privée : Saint-Mesrop (école bilingue franco-arménienne)
  • 3 collèges : Henri Barbusse, Léon Blum, Paul Langevin;
  • 1 lycée : Maximillien Perret : enseignement général et enseignement professionnel (CAP et bac pro)

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 27 094 €, ce qui plaçait Alfortville au 19 330e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[10].

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments et lieux remarquables[modifier | modifier le code]

Église Notre-Dame[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Église Notre-Dame d'Alfortville.

Les grandes orgues de l'Église Notre-Dame sont inscrites à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques. Ce sont des orgues Cavaillé-Coll.

Vue de « Chinagora » : bâtiment de style chinois, depuis le pont d'Ivry.

Chinagora[modifier | modifier le code]

Alfortville abrite le complexe touristique Chinagora, construit en 1992 au confluent de la Seine et de la Marne. On y trouvait un hôtel, des restaurants et une galerie marchande (le restaurant, la salle Yang-Tsé et la galerie commerciale sont fermés depuis 2008)

Chinagora est le point de départ de croisières sur la Seine entre Alfortville et l'Île aux Cygnes (Paris). De plus, durant l'opération Paris Plages, des navettes relient Chinagora et le pont Marie

Pont du Port à l'Anglais[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Pont du Port à l'Anglais.

Ce pont suspendu à haubans, commencé en 1912, n'a été achevé qu'en 1928 à cause de la guerre. Il enjambe la Seine entre Alfortville et Vitry-sur-Seine.

Pôle culturel[modifier | modifier le code]

Le Pôle culturel a ouvert en mars 2007. Sur une surface de 2 400 m2, elle est installée dans le pôle culturel avec la salle de spectacle et la salle de convivialité. Il contient également une médiathèque, un espace de restauration. Le pôle a été construit sur l'emplacement de l'usine de caoutchouc Le Renard, reprise ensuite par les laboratoires Roger Bellon.

Église arménienne apostolique Saint Paul et Saint Pierre[modifier | modifier le code]

Située au sud de la ville, c'est un lieu important pour la communauté arménienne qui est très importante à Alfortville.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

La commune a vu naître :

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Armes d'Alfortville

Les armes de la ville d'Alfortville se blasonnent ainsi : De gueules au pairle d'argent, au chef cousu d'azur bastillé de quatre pièces et maçonné de sable.




Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alfortville : État des communes, Notice historique et renseignements administratifs, ouvrage publié sous les auspices du conseil général par Fernand Bournon ; Département de la Seine. Direction des affaires départementales. Montévrain, 1901, [lire en ligne]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jusqu'à la dissolution de la communauté d'agglomération le 31 décembre 2015 compte tenu de la création de la Métropole du Grand Paris le 1er janvier 2016.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distance en ligne droite entre l'Hôtel de Ville d'Alfortville et la Porte de Bercy, calculée sur Google maps
  2. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée »
  3. http://inondation1910.free.fr/94-alfortville-rues.php Cartes postales de l'inondation de 1910 à Alfortville
  4. La Seine en amont de Paris. Région Ile-de-France, service patrimoines et Inventaire.
  5. Résultat des élections municipales 2008 sur lefigaro.fr
  6. Conseillers ayant une délégation pour exercer une mission auprès du maire ou des adjoints
  7. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur Ministère des affaires étrangères (consulté le 23 mars 2014).
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  10. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 11 novembre 2012).
  11. http://www.youtube.com/watch?v=rzbq_sM0z2w