La Garenne-Colombes

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La Garenne-Colombes
Quart sud-ouest de La Garenne, boulevard National, très proche de La Défense, le quartier d'affaires de Paris
Quart sud-ouest de La Garenne, boulevard National, très proche de La Défense, le quartier d'affaires de Paris
Blason de La Garenne-Colombes
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Hauts-de-Seine
Arrondissement Nanterre
Canton La Garenne-Colombes
Intercommunalité sans
Maire
Mandat
Philippe Juvin
2014-2020
Code postal 92250
Code commune 92035 (ex 75035)
Démographie
Gentilé Garennois
Population
municipale
28 297 hab. (2011)
Densité 15 897 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 54′ 20″ N 2° 14′ 40″ E / 48.9056, 2.2445 ()48° 54′ 20″ Nord 2° 14′ 40″ Est / 48.9056, 2.2445 ()  
Altitude Min. 37 m – Max. 46 m
Superficie 1,78 km2
Localisation

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Liens
Site web lagarennecolombes.fr

La Garenne-Colombes (prononcé [la ga.ʁɛn kɔ.lɔ̃b ]Prononciation du titre dans sa version originale Écouter) est une commune française située dans le département des Hauts-de-Seine en région Île-de-France.

Ses habitants, appelés les Garennois, et ceux qui la connaissent, l'appellent simplement « La Garenne ».

Depuis 2010, La Garenne-Colombes est directement concernée par l'une des douze opérations d'intérêt national de France, avec l'intégration d'une partie de la ville au périmètre d'intervention de l'Établissement public d'aménagement de la Défense Seine Arche (EPADESA).

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La Garenne-Colombes est une des neuf villes des Hauts-de-Seine à ne pas être en bordure du département.

La ville est délimitée au nord par la partie pavillonnaire de Colombes, à l'est par Bois-Colombes (Les Vallées, Les Bruyères), au sud par Courbevoie (Faubourg de l'Arche, Bécon) et à l'ouest par Nanterre (Les Champs-Philippe, La Folie). La taille de la ville est comparable à celle du 1er arrondissement de Paris. La place de Belgique est à quelques centaines de mètres de La Défense et le rond-point de l'Europe à moins d'un kilomètre de l'Île de la Jatte. Les frontières de cette petite ville sont à 3 000 mètres de celles de Paris (XVIIe, hors Bois de Boulogne), soit environ une fois et demi la longueur de l'avenue des Champs-Élysées.

Les villes les plus proches de La Garenne-Colombes sont (distances frontière à frontière) :

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 178 hectares ; l'altitude varie entre 37 et 46 mètres[1].

Climat[modifier | modifier le code]

La Garenne-Colombes a un climat de type océanique dégradé : l'influence océanique est prépondérante et se traduit par des étés relativement frais (19 °C en moyenne), des hivers doux (°C en moyenne) avec des pluies fréquentes en toute saison et un temps changeant. Les pluies y sont plus faibles (641 millimètres) que sur les côtes et quelques pointes de température sont à signaler au cours d'un même hiver ou d'un même été. Le climat de la ville connaît par ailleurs une certaine variabilité d'une année sur l'autre, certains hivers ou étés pouvant connaître des pics de température ou de précipitations.

Nuvola apps kweather.png Relevés de la station Paris-Montsouris 1961-1990 [2],[3]
Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Températures minimales moyennes (°C) 2,0 2,6 4,5 6,7 10,1 13,2 15,2 14,8 12,6 9,4 5,2 2,9 8,3
Températures moyennes (°C) 4,2 5,3 7,8 10,6 14,3 17,4 19,6 19,2 16,7 12,7 7,7 5,0 11,7
Températures maximales moyennes (°C) 6,3 7,9 11,0 14,5 18,4 21,6 23,9 23,6 20,8 16,0 10,1 7,0 15,1
Moyennes mensuelles de précipitations (mm) 55.0 45.4 52.2 49.5 62.0 53.2 58.3 46.0 52.9 54.9 57.0 55.1 641.6

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par huit routes départementales. Trois sont d'anciennes routes nationales, la RD 992 (ex RN 192), la RD 908 (ex RN 192), et la RD 11 (ex RN 309A). Les cinq autres sont les RD 6, RD 8, RD 106 et RD 131.

La RD 992 porte à La Garenne-Colombes le nom de boulevard National, rappelant son ancien nom et son ancien rôle, la route nationale de Paris au Havre. Elle relie La Défense au Pont de Bezons, et est en partie occupée par le Tramway T2 de Courbevoie au Pont de Bezons depuis 2012. Elle croise la Place de Belgique, carrefour souvent encombré, à la croisée des routes de La Défense, de Neuilly-sur-Seine, de Nanterre et du Val-d'Oise.

La RD 908 ou Boulevard de la République relie la Porte de Champerret à la Place de Belgique et portait au XIXe siècle le même nom sur tout son tracé, celui de Boulevard Bineau, nom conservé aujourd'hui à Neuilly-sur-Seine.

À La Garenne, la RN 309A correspondait à la partie orientale de l'actuelle RD 11, entre les limites de Bois-Colombes et de Courbevoie et le rond-point de l'Europe (actuelle Avenue de l'Europe, anciennement Rue Faidherbe). La RD 11 continue ensuite vers l'ouest par la Rue Raymond Ridel. À partir du croisement de l'Avenue Joffre, la RD 11 forme la limite sud de La Garenne avec Courbevoie puis avec Nanterre sous le nom de Rue Raymond Ridel, Place Rhin-et-Danube et Rue des Fauvelles.

La RD 6 correspond à La Garenne à la Place Rhin-et-Danube puis à la Rue Léon-Maurice Nordmann, reliant Courbevoie au quartier de Charlebourg.

La RD 8 correspond à La Garenne à la Rue de l'Aigle qui relie Courbevoie au quartier des Vallées.

La RD 116 ou Rue de Colombes puis, après le rond-point de l'Europe, avenue du Général de Gaulle, relie Courbevoie à Colombes en traversant le quartier des Vallées.

La RD 131 ou Avenue de Verdun - 1916 relie Nanterre à la Place de Belgique.

Aucune autoroute ne traverse La Garenne-Colombes, mais deux sorties d'autoroute portent le nom de La Garenne-Colombes, dans les villes voisines :

Depuis le Boulevard périphérique de Paris, les sorties pour rejoindre La Garenne-Colombes sont Porte de Champerret, Porte des Ternes et Porte Maillot.

Pistes cyclables[modifier | modifier le code]

Le boulevard National est bordé de pistes cyclables dans les deux sens. Les zones 30 sont accessibles dans les deux sens aux cyclistes comme l'exige la réglementation[4].

Un développement des pistes cyclables est à attendre dans l'intégralité des Hauts-de-Seine, département qui va lancer un Plan vélo qui consistera à créer des parkings à vélos sécurisés et vidéo-surveillés sur tout le territoire, accessibles avec un Passe Navigo, pour combler l'absence de Vélib dans la commune.[réf. nécessaire]

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La Garenne-Colombes est desservie par deux stations de transilien sur son territoire et trois stations transilien et RER à proximité la reliant à Nanterre Université (RER A) et à Saint Lazare (métros 3, 9, 12, 13, 14, RER E) ainsi qu'à La Défense (RER A, métro 1, tramway 2, transillien).

Sept lignes de bus relient La Garenne-Colombes au centre de Paris (ligne 73) et aux villes voisines ainsi qu'à La Défense (2 lignes de bus).

La Garenne-Colombes accueille deux stations du tramway T2 reliant le pont de Bezons à la Porte de Versailles en joignant le terminus des lignes de métro 1, 8, 9, 10 et 12 ainsi que les RER A et C. La Garenne-Colombes est, sur cette ligne, séparée du pôle de La Défense (métro 1, RER A, transilien L et U) par la station Faubourg de l'Arche.

Avec quatre stations de transport (train et tramway) sur son territoire, la ville comporte 2,24 stations par km², contre 0,76 de moyenne pour le département des Hauts-de-Seine.

Les lignes de Transilien L et de tramway T2 sont en correspondance aux stations La Garenne-Colombes et Charlebourg.

Stations à La Garenne-Colombes :

Stations à proximité :

Itinéraire[modifier | modifier le code]

Station Les Fauvelles à La Garenne-Colombes, quai en direction de la Porte de Versailles.

Temps de parcours pour les cinq moyens les plus directs de se rendre à La Garenne-Colombes depuis Paris en transports en commun (source RATP), selon les lignes :

Selon les endroits où les visiteurs se rendent à La Garenne-Colombes, certains préfèrent marcher depuis les gares de La Défense, Courbevoie, Bécon-les-Bruyères, Nanterre - Préfecture ou Nanterre - Université.

Le train : depuis 1837[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gare de La Garenne-Colombes.
Gare de la Garenne-Colombes

La commune est desservie par deux gares du Transilien Paris Saint-Lazare : Les Vallées et La Garenne-Colombes. Ce moyen de transport y est utilisé depuis 1837 (ligne Paris-Saint-Germain, toute première ligne lourde de transport en commun en France). La Gare de Courbevoie permet de desservir le sud de la ville, celle de Bécon-les-Bruyères le sud-est, et celle de Nanterre - Préfecture le sud-ouest.

Le 24 août 2007, la ligne desservant la Gare de La Garenne-Colombes a « fêté » son 170e anniversaire.

Le bus[modifier | modifier le code]

La Garenne-Colombes comporte deux pôles principaux d'échange pour les voyageurs en bus.

Bus 73 à la place de Belgique, au départ pour le musée d'Orsay.

À la place de Belgique, autour de la Gare de La Garenne-Colombes et de la station de tramway Charlebourg se croisent les lignes suivantes :
Bus RATP (BUS) RATP 73 163 176 262
Noctilien (N) N24 N152

Au rond-point de l'Europe se croisent les lignes suivantes :
Bus RATP (BUS) RATP 163 164 178 278
Noctilien (N) N52 à proximité

La ligne 73 dessert notamment La Défense, Neuilly-sur-Seine, la Porte Maillot, l'Arc de triomphe, les Champs-Élysées, la Concorde et le musée d'Orsay. Les autres lignes connectent la ville notamment à La Défense, Neuilly-sur-Seine, Nanterre, ainsi qu'à la porte de Champerret (17e arrondissement de Paris).

La ligne N24, au départ de la Place du Châtelet (1er arrondissement de Paris), avec une fréquence de 20 minutes et 30 minutes en semaines[5], fonctionne toutes les nuits de l'année et dessert dans son service normal notamment le Pont de Bezons, la place de Belgique, La Défense, Neuilly-sur-Seine, la Porte Maillot, l'Arc de triomphe, les Champs-Élysées, la Concorde et la Place du Châtelet. Les lignes N52 et N152 partent de la Gare Saint-Lazare (8e arrondissement de Paris).

La ligne locale de Courbevoie nommée Curvia Bus dessert également la rue Pierre-Brossolette, partagée sur les deux communes.

Le tramway[modifier | modifier le code]

En 1935, cinq lignes de tramway passaient par La Garenne-Colombes.

En 2012, la commune est à nouveau traversée par une ligne de tramway, le (T)(2) avec deux stations: Les Fauvelles et Charlebourg. Cette ligne relie la Porte de Versailles au Pont de Bezons.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Immeuble 1903, rue Médéric

Initialement, dans cette commune, de petites industries côtoyaient des pavillons. Aujourd'hui cette ville principalement résidentielle est composée de pavillons, de maisons de villes, de villas et d'immeubles construits pour certains d'entre eux à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle. On y trouve aussi quelques immeubles haussmanniens et un hôtel particulier du Second Empire. Beaucoup de pavillons et de locaux industriels ont été remplacés au cours des vingt dernières années par des constructions nouvelles limitées à quatre étages.[réf. nécessaire]Ce "bétonnage" modéré et la proximité de Paris et La Défense en font un lieu de résidence très prisé.[réf. nécessaire]. Une modification récente du PLU a autorisé dans certaines parties de la ville des constructions de hauteur non négligeable.

Ainsi, La Garenne-Colombes a su conserver son identité d'origine, notamment à travers son urbanisme maîtrisé, ses rues bordées d'arbres et la présence de nombreux espaces verts. Auparavant, le boulevard National s'appelait Avenue de La Défense, et menait au rond-point du même nom (qui n'existe plus) dominé par le monument de 1870 qui lui subsiste encore.[réf. nécessaire]

L’Insee découpe la commune en onze îlots regroupés pour l'information statistique soit ZAC de Charlebourg, Champs Philippe Sud, Général Leclerc, Médéric, Sartoris, Vallées, Souvenir français, Chedal Anglay, Château Ridel, Plaisance, Moulin Bailly[6].

Logement[modifier | modifier le code]

La Garenne-Colombes comptait 14 159 logements en 2009 (dont 90% de résidences principales et 87,6% d'appartements), occupés à 49,3% par des propriétaires. [7] Des programmes de logements sociaux par réhabilitation et rénovation d'immeubles existants sont régulièrement entrepris. Le pourcentage de logements locatifs sociaux est passé de 8,60% en 2002 à 9,89% en 2007, puis 11,61% en 2009. Aujourd'hui, si l'on tient compte des agréments obtenus pour livraison à l'horizon 2016, il manquerait environ 900 logements sociaux pour atteindre le taux de 20% fixé par la loi Solidarité Renouvellement Urbain (SRU)[8].

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Vue du tracé du tramway entre la place de Belgique et La Défense.

Depuis 2010, un quart du sol garennois (les Champs-Philippe) est sur le territoire de l'Établissement public d'aménagement de la Défense Seine Arche (EPADESA), chargé d'investir dans les infrastructures, les transports ou l'aménagement des espaces publics.

L'axe du boulevard National reliant la place de Belgique au faubourg de l'Arche puis au CNIT à La Défense accueille trois stations de la ligne 2 du tramway ((T)(2) : Charlebourg, Les Fauvelles et Faubourg de l'Arche). Du fait de l'élargissement du boulevard sur son côté Est, des bâtiments neufs de bureaux ont été construits sur l'intégralité du tracé à La Garenne-Colombes.

Cette extension du territoire de La Défense accroit la lisibilité de La Garenne-Colombes en tant que terre d'accueil d'entreprises du fait de la renommée du quartier d'affaires de La Défense, avec par exemple l'installation du siège de la société Total Energie Gaz (Tegaz, filiale de Total), 4ème producteur mondial de gaz naturel, dans la tour Nova en 2013[9], ou du siège de Hyundai en France, 4ème constructeur automobile mondial, en 2014[9], incluant en rez-de-chaussée le hall d'exposition des modèles du constructeur sud-coréen.

Bien que le maire de La Garenne Colombes n'ait pu obtenir de la part de la direction de l'EPAD que des assurances verbales quant à sa souveraineté sur les projets de la ZAC des Champs Philippe, un avis favorable au projet d'intégration de ce quartier dans le domaine de l'EPAD a été donné par la totalité des conseillers municipaux de la majorité municipale.

La Garenne est ainsi la seule commune concernée par l'extension du secteur de l'EPAD à y avoir donné un avis favorable[10] ; c'était également la seule commune concernée par l'extension à être jusqu'alors totalement exclue du territoire de La Défense (EPAD et EPASA).

La zone d'influence de l'EPADSA a été étendue parla municipalité à la Place de Belgique (La Garenne-Colombes) et une partie du boulevard de la République.

Toponymie[modifier | modifier le code]

De la garenne dépendant de Colombes, Garenne de Colombes telle qu'elle apparaît sur les cartes anciennes, a découlé le nom de la commune nouvellement créée au début du XXe siècle, La Garenne-Colombes.

La commune est régulièrement dénommée La Garenne au lieu de La Garenne-Colombes, par la municipalité autant que par les habitants ou ceux qui la connaissent. Certaines plaques de la Gare de La Garenne-Colombes annoncent Gare de La Garenne ainsi que certaines dénominations de la RATP. Pendant longtemps la gare de La Garenne Colombes a porté le nom de La Garenne-Bezons

Histoire[modifier | modifier le code]

Du VIIe au XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Détail de la Carte de Cassini, 1750, où l'on distingue ce qui est aujourd'hui le rond-point du Souvenir Français
Charles II d'Angleterre s'est un temps réfugié dans le quartier de Charlebourg, lui donnant peut-être son nom[11].

Dagobert Ier concède ce lieu de chasse boisé à l'abbaye de Saint-Denis au VIIe siècle. Dans un titre de l'abbaye de Saint-Denis de 1222, un chevalier nommé Adam Heugot reconnaît être homme lige de Saint-Denis pour l'atrium de Colombes et Courbevoye entièrement, ce qui pourrait être la Garenne-Colombes[12]. Elle est également citée par le seigneur Bouchard de Marly en tant que « La Garenne dépendant de Colombes » en 1240. Au XIIIe siècle, La Garenne est encore un bois taillis très giboyeux, qui ne comporte aucune habitation autre que « La Tournelle », la demeure du fermier, qui se trouvait dans les environs de la place de Belgique actuelle, du côté de Courbevoie. « La Tournelle » n’est pas sortie de l’histoire de La Garenne puisque c’est le nom du lycée qui se trouve sur la place de Belgique aujourd’hui[13]. Au XVe siècle, une maison de campagne y est bâtie, à l'usage des abbés pendant les saisons de chasse ; ces derniers en font une garenne fermée.

Le fils de la reine consort d'Angleterre Henriette Marie de France, futur Charles II, roi d'Angleterre de 1660 à 1685, se réfugia dans le quartier de la place de Belgique avec sa mère et sa sœur, durant le protectorat de Cromwell[11]. Cet épisode serait l'une des explications du nom du quartier Charlebourg, repris en 1930 comme indicatif téléphonique (CHArlebourg, devenu 242)[14] et en 2012 comme nom de station du tramway t2.

Jusqu’en 1684, l’abbaye de Saint-Denis exerce ses droits féodaux sur ce lieu, tout comme sur les communes voisines. C’est justement en 1684 que la destinée de La Garenne passe aux mains des dames de Saint-Cyr créées par Madame de Maintenon. En 1707, La Garenne passe aux mains du marquis de Tanlay, qui l’obtient des dames de Saint-Cyr contre une ferme à Cormeilles dans le Vésinet. Par la suite, La Garenne appartiendra à une chanteuse d’opéra, Mlle Manon Pélissier, en 1730, à un futur ministre de Louis XVI, un prince de Monaco, jusque 1791. C’est cette année que La Garenne est classée dans les Biens nationaux, et revient à Jean Benoît de Thévenin, marquis de Tanlay, descendant de l’ancien propriétaire des lieux.

En 1790, le territoire de La Garenne devient territoire de Paris (département), qui prend le nom Seine en 1795.

Le XIXe siècle : l'urbanisation[modifier | modifier le code]

Jean-Nicolas Corvisart, propriétaire des terres de La Garenne de 1806 à 1820

La Garenne change à nouveau de propriétaire en 1801 avec Hercule de Salis Tagstein, et en 1812 avec le baron Jean-Nicolas Corvisart, premier médecin de l’Empereur Napoléon Ier et propriétaire de Château des Tournelles de 1806 au 24 avril 1820. La liste continue avec M. et Mlle Rubichon en 1820, qui décident alors d’y fonder un village, mais qui connaissent une faillite qui empêche ce projet d’exister. En 1832, La Garenne passe aux mains du banquier Sartoris, qui meurt en 1833. Ses héritiers relancent le projet de village et créent le « nouveau village de La Garenne », dont l'administration dépend alors de Colombes. La gare (d'abord appelée Colombes puis La Garenne-Bezons) ouvre le 26 août 1837 sur la première ligne française ouverte au trafic des voyageurs, Paris – Saint-Germain. L'inauguration de la ligne se fait notamment en présence de la reine Marie-Amélie.

Durant la Restauration, l’urbanisation modifie l’apparence de « bois taillis très giboyeux » d’origine, avec le tracé de voies et places. Les rues bordées d'arbres qui sont une des caractéristiques de ce tracé ont donné naissance à cette expression : « La Garenne, le petit Neuilly », cette expression sera d'ailleurs reprise dans les années 1990 conséquence de l'afflux de nouvelles catégories socio-professionnelles sur le territoire de la commune. Le plan de cette nouvelle propriété communale est remis par les architectes Jean-Baptiste Lafolie et Guerton au maire de Colombes. L’histoire de la Garenne est alors à ses prémices et de fortes revendications séparatistes apparaissent en 1893, combattues par Colombes.

Sur une carte de 1865, le boulevard National apparait sous le nom route de Paris au Havre, tandis que le boulevard de la République se nomme boulevart Bineau de Charlebourg à Paris. Le nom des rues ne changeait pas quand la rue traversait différentes communes. Ainsi, c'est le même boulevard Bineau que l'on retrouve aujourd'hui à Neuilly-sur-Seine (outre l'orthographe de boulevart), et c'est le nom que portait également l'avenue de Verdun à Courbevoie.

Le XXe siècle: l'indépendance et la guerre[modifier | modifier le code]

Bombardement du secteur du rond-point de l'Europe visant les usines Hispano-Suiza. Photo du 31 décembre 1943. La Garenne-Colombes se trouve dans le quart supérieur gauche de l'image. On distingue clairement les voies ferrées (Gares de La Garenne et des Vallées), le rond-point du Souvenir Français, la place de Belgique et la place de la Liberté. Une grappe de bombes tout juste larguée est également clairement visible dans le bas de l'image.
Histoire de la cité

Les revendications de séparation sont de plus en plus fortes à l’entrée dans le XXe siècle. Elles gagnent le Conseil municipal de Colombes et créent une impasse politique qui aboutit nécessairement à la création d’une commune indépendante, La Garenne-Colombes. C’est la loi de séparation du 2 mai 1910 qui officialise la création de la ville. Le 5 juin 1910, Jean Bonal est élu maire de La Garenne-Colombes aux premières élections municipales. La nouvelle équipe dirigeante de La Garenne donne un cadre et une structure à l’identité garennoise, qui existait dans les faits depuis longtemps.

Il est impossible de rejoindre Colombes directement depuis La Garenne sans franchir un fossé de plusieurs mètres de profondeur et de largeur, long de plus de deux kilomètres, matérialisé par les lignes SNCF. Il existe pour cela trois ponts et deux passerelles.

En 1908, l'usine Caséo-Sojaine ouvre à La Garenne-Colombes[15], où travaillent notamment des Chinois, qui participent à un programme leur permettant de suivre parallèlement des cours de chinois, de français et de matières scientifiques. Deng Xiaoping[16] y a travaillé en 1920.

Dans l'imprimerie du résistant Adrien Thomas à La Garenne-Colombes, pendant la Seconde Guerre mondiale en 1941, Stanislas Pacaud compose et imprime plusieurs numéros des Petites Ailes de France et de Résistance ainsi que de de nombreux tracts. Ces publications sont distribuées par le groupe Jubert, secrétariat clandestin de Robert Guédon, 176 quai Louis-Blériot dans le 16e arrondissement de Paris.

Les numéros 5, 6, 7, 8 et 9 des Petites Ailes de France sont imprimés à La Garenne-Colombes cette année, parfois paraissant sous des noms différents pour des raisons de sécurité. En septembre 1941, la publication est bloquée, faute d’argent. De février à juin 1942, la plupart des militants sont interpellés par la Geheime Feldpolizei, dont le chef pour Paris se tient à l'hôtel Lutetia à Saint-Germain-des-Prés.

La ville connaît quatre épisodes de bombardement entre le 30 mai et le 31 décembre 1943, qui entraînent la mort d'environ 152 personnes, la destruction parfois d'immeubles entiers, et font près de 439 blessés[17].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La Garenne-Colombes fait partie de la troisième circonscription législative des Hauts-de-Seine. Cette dernière comprend l'intégralité de Courbevoie, de Bois-Colombes et de La Garenne-Colombes.

Les habitants de cette circonscription sont sous-représentés, la circonscription comprenant en 1999 117 646 habitants, contre 105 600 habitants en moyenne dans les circonscriptions législatives françaises.

Cette tendance s'accentue très fortement : en 2010, la population légale de La Garenne-Colombes s'élevait à 27 923 habitants, celle de Bois-Colombes à 29 519 et celle de Courbevoie à 86 945 habitants avec la construction du quartier du Faubourg de l'Arche notamment.

La population de cette circonscription en 2010 était donc d'après l'Insee de 144 387 habitants. Les travaux de la ZAC des Champs-Philippe à La Garenne ont débuté et la ZAC devrait à terme amener 1 200 habitants supplémentaires à La Garenne. Enfin l'arrivée du Tramway 2 et le réaménagement du boulevard de la Mission Marchand/National à Courbevoie/La Garenne augmenteront l'attractivité du secteur.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Dans le classement 2005 du Figaro, publié en septembre 2006, La Garenne est la ville des Hauts-de-Seine qui a le taux de criminalité le plus bas, avec un taux de 49,9 crimes et délits pour 1 000 habitants, pour une moyenne des Hauts-de-Seine de 70,9 et une moyenne nationale de 83[18].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[19]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
juin 1910 1933 Jean Bonal    
1934 1943 Charles Jubert   Médecin
1944 1944 Maurice Godaux    
1944 1945 André Crimet    
1945 1947 Gaston Sourrisseau    
1947 1955 Louis Jean    
1955 mars 1971 René Guest    
mars 1971 1975 Albert Fabbi    
1975 mars 2001 Max Catrin CNI Médecin et conseiller général
mars 2001 en cours
(au 8 août 2014)
Philippe Juvin UMP Médecin, député européen
Réélu pour le mandat 2014-2020[20]

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Lors de la cérémonie de présentation des vœux 2007 à la ville de La Garenne-Colombes, Nicolas Sarkozy, alors maire de Neuilly-sur-Seine et président du Conseil général des Hauts-de-Seine, a déclaré[21] :

La Garenne, pour nous les élus du département, et pour monsieur le Préfet, c'est important, parce qu'elle est le symbole d'une ville à taille humaine, qui veut pouvoir continuer à conserver son identité, sa spécificité, sa convivialité, tout en résidant, en demeurant sur l'un des territoires les plus urbanisés de notre pays.

Huit espaces verts sont répartis sur la ville. Précisément,

Deux parcs

La Garenne-Colombes - Parc Victor Roy (2010).jpg
Parc Victor Roy (Parc de l'Hôtel de Ville
  • Parc du Foyer des Arts et Loisirs (Wangen im Allgäu)

Deux jardins

  • Jardin de la place du 11 novembre 1918
  • Jardin de la salle des fêtes

Quatre squares

Jumelages et partenariats[modifier | modifier le code]

Au 26 février 2013, La Garenne-Colombes est jumelée avec[22] :

La mairie est également partenaire des villes suivantes hors de France[23] :

Population et société[modifier | modifier le code]

La place de la Colonne

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 28 297 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1911. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
14 534 18 512 20 545 23 167 24 734 24 080 26 753 27 341 26 562
1975 1982 1990 1999 2006 2011 - - -
24 038 20 990 21 754 24 067 27 188 28 297 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2004[25].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (16,6 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,7 %).

À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,1 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %). La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,9 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,7 %, 15 à 29 ans = 19 %, 30 à 44 ans = 27,8 %, 45 à 59 ans = 18,8 %, plus de 60 ans = 13,8 %) ;
  • 52,1 % de femmes (0 à 14 ans = 18,1 %, 15 à 29 ans = 18,8 %, 30 à 44 ans = 26,2 %, 45 à 59 ans = 17,7 %, plus de 60 ans = 19,2 %).
Pyramide des âges à La Garenne-Colombes en 2007 en pourcentage[26]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
0,7 
4,8 
75 à 89 ans
7,4 
8,6 
60 à 74 ans
11,1 
18,8 
45 à 59 ans
17,7 
27,8 
30 à 44 ans
26,2 
19,0 
15 à 29 ans
18,8 
20,7 
0 à 14 ans
18,1 
Pyramide des âges du département des Hauts-de-Seine en 2007 en pourcentage[27]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,0 
4,8 
75 à 89 ans
7,8 
10,2 
60 à 74 ans
11,0 
18,5 
45 à 59 ans
18,9 
24,7 
30 à 44 ans
23,3 
21,0 
15 à 29 ans
19,9 
20,6 
0 à 14 ans
18,1 

Le territoire de la commune étant intégralement bâti, la population ne peut croître significativement que par la destruction de bâtiments suivie de la construction d'habitats. Ainsi, la population après le nouvel aménagement du quartier des Champs-Philippe pourrait dépasser les 30 000 habitants, pour une densité de près de 17 000 habitants au kilomètre carré.

D'après l'Insee, La Garenne-Colombes est la deuxième ville des Hauts-de-Seine où la population croît le plus vite depuis 1999, après Issy-les-Moulineaux, et la troisième ex æquo des 126 communes de la petite couronne.

Malgré cet accroissement nouveau de population, inédit dans l'histoire de ce quartier des Hauts-de-Seine (voir le tableau d'évolution de la population ci-dessus) déjà entièrement bâti lors son indépendance vis-à-vis de Colombes, La Garenne tente de conserver son atmosphère de « petite » ville avec des immeubles bas (quatre ou cinq étages) et un « bétonnage » faible.

Au regard des statistiques concernant la composition des ménages, les revenus ou encore les catégories professionnelles, La Garenne est très similaire à la ville de Courbevoie, c'est-à-dire tout à fait dans la moyenne des Hauts-de-Seine[réf. nécessaire].

Les superficies de La Garenne-Colombes et du 1er arrondissement de Paris sont comparables

Les estimations 2005 de l'Insee portent la population à 27 500 personnes, il en découlerait une densité de 15 449 hab/km². À titre de comparaison, la densité du 1er arrondissement de Paris est de 9 228 hab/km² (Insee 1999) (minimum de Paris), Paris VIIe 13 619 hab/km² (Insee 2005) (proche de La Garenne), et Paris XIe 41 008 hab/km² (maximum de Paris).

Enseignement[modifier | modifier le code]

La Garenne-Colombes est située dans l'académie de Versailles, dans le bassin de Neuilly-sur-Seine, qui contient également Bois-Colombes, Colombes, Courbevoie, Levallois-Perret et Neuilly-sur-Seine.

Établissements scolaires[modifier | modifier le code]

École Ernest Renan, place Yeo-Thomas

La ville administre quatre écoles maternelles et cinq écoles élémentaires communales : École René Guest, École Jean Jerphanion (première rentrée en 2009), École André Marsault, École Ernest Renan (ouverte en 1905), École Sagot-Voltaire. La commune abrite aussi l'école privée sous contrat Sainte-Geneviève.

Remarque : Jean Jerphanion est le personnage central du roman de Jules Romain, Les Hommes de Bonne volonté.

Le département gère deux collèges et la région Île-de-France un lycée :

  • Le collège Les Vallées - du nom du quartier dans lequel il se situe
  • Le collège des Champs-Philippe - du nom du quartier dans lequel il se situe, construit selon les normes HQE, première rentrée en 2009. Initialement baptisé Kléber Haedens, ce nom a été finalement abrogé par le Conseil général des Hauts-de-Seine le 6 juillet 2009.
  • Le lycée professionnel La Tournelle

La ville est propriétaire du château Foucher de Careil, ou château de Caumont à Houlgate en Basse-Normandie où elle envoie les élèves de classes élémentaires en colonies de vacances.

Vie universitaire[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • « La fête de La Garenne » : elle dure trois jours, généralement au mois de juin. Sont organisées des manifestations sportives et culturelles, du vendredi au dimanche. Il se tient également une brocante et un vide grenier le samedi et le dimanche. Une course cycliste est organisée.
  • Forum des associations. Il a lieu le premier dimanche de septembre. Présence de toutes les associations de La Garenne-Colombes (liste sur le site Internet de la ville). Brocante sur la place de la Liberté (marché, église). Pour l'année 2005, démonstration d'une désincarcération de véhicule par les pompiers, simulation de tonneaux, initiations aux Premiers Secours par la Croix-Rouge française… Course cycliste.
  • Téléthon. Tous les ans la ville de La Garenne-Colombes se mobilise pour récolter de l'argent en faveur du Téléthon. Activités sportives, culturelles…
  • D'autres associations indépendantes de la municipalité proposent des animations comme ART3C qui organise chaque année depuis 6 ans « Le Printemps des poètes ».

Santé[modifier | modifier le code]

La commune comprend une clinique, la clinique Lambert, accessible depuis le boulevard de la République et depuis l'avenue Foch. La clinique opère en chirurgie, médecine, maternité, dialyse, et comprend un centre de cancérologie.

Grippe A

À trois reprises (mai 2009, juin 2009 et octobre 2009) la municipalité a pris la décision de fermer des écoles, des classes ou d'interdire des voyages scolaires par précaution face à des cas suspects mais non avérés de grippe A.

Sports[modifier | modifier le code]

Les lieux de sport[modifier | modifier le code]

Le stade Nelson Mandela donne sur l'avenue de Verdun.

La piscine municipale jouxte plusieurs courts de tennis ainsi qu'une salle d'escrime et de musculation.

Les collèges comprennent des gymnases.

Le stade Marcel Payen près du collège des Champs-Philippe comprend un skate park, des murs d'escalade, des salles de squash, un stand de tir et des courts fermés de tennis.

Le foyer des Arts et Loisirs, avenue Foch, comprend plusieurs salles de danse.

Le football club de La Garenne[modifier | modifier le code]

L'AFGC, Association Football de La Garenne-Colombes, a été créée en 1906 alors même que La Garenne-Colombes dépendait encore de sa voisine Colombes, démontrant encore ses volontés d'indépendances.

Son ancien nom, sous le même sigle, était l'Association Fraternelle de La Garenne-Colombes, de sa création jusqu'en 1972.

Le club compte plus de 600 licenciés et une école de foot de 350 joueurs.

Cédric Mongongu, aujourd'hui footballeur international, a fait ses débuts à La Garenne-Colombes.

Médias[modifier | modifier le code]

Les Éditions de l'Espace Européen se situent à La Garenne-Colombes.

Les rédactions de La Centrale et J'annonce (journal d'annonces gratuites) se situent avenue du Général de Gaulle. Les bureaux comprennent ceux du site web Caradisiac qui dépend de La Centrale.

SIP Animation est installé au rond-point de l'Europe.

L'ONG de solidarité internationale Première Urgence est basée rue Georges, à l'angle avec la rue du Château.

Cultes[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Urbain depuis la rue Gabriel Péri

Les habitants de La Garenne-Colombes disposent de lieux de culte catholique et protestant.

Culte catholique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Paroisse des Hauts-de-Seine.

Depuis janvier 2010, la commune de La Garenne-Colombes fait partie du doyenné des Trois Colombes, l'un des neuf doyennés du diocèse de Nanterre[28].

Au sein de ce doyenné, les deux lieux de culte catholique sont l'église Saint-Urbain et l'église Saint-André-Sainte-Hélène[29] qui relèvent de la paroisse de La Garenne-Colombes[30].

Culte protestant[modifier | modifier le code]

L'Église Protestante Evangélique de La Garenne-Colombes a vu le jour en septembre 2008. Elle fait partie de l'Association évangélique d’Églises baptistes de langue française (AEEBLF) et du Conseil national des évangéliques de France (le CNEF).

Économie[modifier | modifier le code]

Depuis 2010, le quart ouest de La Garenne-Colombes est sur le périmètre d'intervention de l'Établissement public d'aménagement de la Défense Seine Arche.

Anciennement, La Garenne-Colombes comptait de multiples ateliers, selon la tradition industrielle du département ; mais La Garenne-Colombes a perdu tout caractère industriel et elle compte près de 1 200 entreprises et commerces disséminés dans toute la ville, parfois invisibles car au rez-de chaussée d'immeubles d'habitation ou dans des pavillons.

Un passé industriel[modifier | modifier le code]

Le siège de Peugeot fut un temps à La Garenne-Colombes, sur des terrains qui abritent aujourd'hui le Bureau d'étude et de recherche de PSA.

De 1906 à 1909, le constructeur automobile Eureka était installé à La Garenne-Colombes (dépendant alors de Colombes).

Le constructeur automobile Voiturettes Automobiles S.A., installée à Courbevoie puis à La Garenne-Colombes y produisait la voiture A.S.

Le secteur tertiaire[modifier | modifier le code]

Avenue Conte, entre la gare de La Garenne et la place de Belgique (troisième plan : Tour Total et Tour Areva)

Le secteur tertiaire est prépondérant dans l'économie de La Garenne-Colombes. La proximité de La Défense augmente ce phénomène. L'on trouve notamment :

  • industrie : Total Energie Gaz[9] (Tegaz, siège, filiale de Total), Hyundai France[9] (siège, dès 2014), Automotive EEDS Systems, CECA, Boston Scientific International
  • recherche : Bureau d'étude et de recherche de PSA avec 3 500 salariés + 500 à 800 prestataires extérieurs[31], ouverture en 1919 ; siège social de Peugeot dans les années 1930
  • édition : Éditions de l'Espace Européen, J'annonce (journal d'annonces gratuites), bureaux du magazine CB News (Communication & Business News)
  • site web : Caradisiac (dépend de La Centrale[32])
  • audiovisuel : SIS (fabrication des bandes son et mixage des films)
  • informatique : Avanquest Software (siège monde)

Le centre RATP de Charlebourg est également à La Garenne-Colombes depuis la fin du XIXe siècle.

Au cinéma Le Voltaire de La Garenne-Colombes, détruit en 2001, ont été enregistrées de nombreuses émissions de La Dernière Séance diffusées sur France 3 et présentée par Eddy Mitchell. Ce cinéma était le dernier de la ville qui avait vu dans les années 1960/70 détruire le "Rond-Point", le "Casino" et le "Palace Garennois"[33].

Une activité appelée à croître[modifier | modifier le code]

Tour Nova, boulevard National

Le réaménagement de la place de Belgique et du boulevard National (anciennement avenue de La Défense) apportera une nouvelle dynamique économique, avec le passage du tramway (T)(2) et la construction de nouveaux immeubles de bureaux et d'habitation.

Dans le quartier des Champs Philippe, à proximité de la station Charlebourg du tramway, d'ici à 2013 devraient également apparaître de nouveaux commerces, des bureaux, des locaux artisanaux.

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 38 305 €, ce qui plaçait La Garenne-Colombes au 3 524e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[34].

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La Garenne Colombes - La bibliothèque municipale (2009).jpg
Ancienne bibliothèque municipale de La Garenne-Colombes
La Garenne-Colombes - Église Saint-Urbain
Église Saint-Urbain de La Garenne-Colombes
Intérieur du Mastaba, avenue Rhin-et-Danube, rappelant Le Pot Doré du même artiste, à Beaubourg

La commune comprend de nombreux monuments répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel de la France[35].

  • Le bâtiment de l'ancienne bibliothèque municipale, un hôtel Second Empire
  • Le marché du Centre (halle inaugurée en 1879) mercredi et samedi matins
  • Le marché des Vallées (halle fermée inaugurée en 1964) mardi, vendredi et dimanche matins
  • L'église Saint-Urbain, construite entre 1866 et 1875
  • Le Mastaba 1, œuvre de Jean-Pierre Raynaud, conçue en 1986 près du lieu où a été enseveli son père lors de la Seconde Guerre Mondiale[36]. Le lieu a été achetée par la ville en 2006. Il est ouvert au public depuis septembre 2009 de 14 heures à 18 heures uniquement le week-end.

Site officiel du Mastaba 1 - La Garenne-Colombes

  • La Colonne, érigée en 1865
  • National motos (sur le boulevard National), vainqueurs des 24 Heures du Mans 2006 (Team Honda)
  • La ùédiatèquee municipale.

Places notoires[modifier | modifier le code]

  • Place de la liberté, dite place du marché ou de l'église
  • Place du Général Leclerc, dite place de la Fontaine
Place du Général Leclerc, dite place de la Fontaine
  • Place de Belgique, anciennement place du marché de Charlebourg
  • Rond-point du Souvenir Français, anciennement place Jean Baillet
  • Rond-point de l'Europe, anciennement rond-point Berliet
  • Place Forest Frederick Edward Yeo-Thomas inaugurée le 1er octobre 2005.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

La ville a inauguré le samedi 10 décembre 2011, une nouvelle médiathèque conçue par l’atelier d'architecture Isabelle Richard et Frederic Schoeller, comprenant outre la médiathèque, un auditorium et une salle d'exposition. La façade donnant sur la place de La Liberté est entièrement recouverte d'écailles de verre sérigraphiée. Le début de la construction de la médiathèque avait été retardée de plusieurs mois à la suite d'une décision du tribunal administratif qui avait jugé illégal [37] le fait que ce bâtiment public ait été conçu sans place de stationnement ce qui était non conforme au PLU (Plan Local d'Urbanisme) en vigueur à l'époque.

La médiathèque
La médiathèque (la nouvelle bibliothèque)

Le décor de la ville apparaît dans certains films tels que Les Aristos, certaines séries-télés telles que Julie Lescaut ou encore certaines émissions telles que KD2A.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de La Garenne-Colombes

Elles peuvent se blasonner ainsi aujourd’hui :

Écartelé : au premier et au quatrième de sinople aux trois chênes arrachés d'or, au deuxième d'azur au cor de chasse d'or, au troisième d'argent à l'aigle au vol abaissé de sable

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne]
  2. Relevés Paris-Montsouris 1961-1990
  3. Données climatiques depuis 1873.
  4. « Décret n° 2008-754 du 30 juillet 2008 portant diverses dispositions de sécurité routière », sur le site Légifrance (consulté le 5 février 2011)
  5. Le STIF améliore 45 nouvelles lignes de bus, communiqué de presse du 9 octobre 2013, consulté le 10 octobre 2013.
  6. « Plan d'assemblage Grands Quartiers - IRIS 2000 – La Garenne-Colombes », sur le site de l'Insee (consulté le 28 février 2011)
  7. INSEE, recensement de la population, chiffres-clés
  8. Evolution du parc de logements sociaux dans les Hauts-de-Seine 2002-2012, Conseil général des Hauts-de-Seine, PAT/DH (avril 2013)
  9. a, b, c et d LGC Infos n°269, page 7
  10. http://www.dailymotion.com/video/xazp09_interview-de-philippe-chaix-directe_news
  11. a et b http://www.t2ladefensebezons.fr/pdf/journal7.pdf Communication RATP lors de l'ouverture de tramway t2 à Charlebourg.
  12. Histoire de la ville et de tout le diocèse de Paris, abbé Jean Lebeuf, 1757
  13. Petite histoire d’une longue route vers l'indépendance
  14. voir Anciens indicatifs téléphoniques à Paris
  15. Institut franco-chinois de Lyon
  16. Society for Anglo-Chinese Understanding: Les révolutionnaires chinois en France
  17. Le Petit Garennois, numéro 7, mai 2010, magazine municipal d'information jeunesse
  18. Le Figaro, Délinquance : Palmarès 2005
  19. « Les maires de La Garenne-Colombes », sur http://www.francegenweb.org/ (consulté le 20 août 2014).
  20. « Liste des maires des Hauts-de-Seine » [PDF], Préfecture des Hauts-de-Seine,‎ 8 août 2014 (consulté le 20 août 2014).
  21. Vœux de Nicolas Sarkozy à La Garenne
  22. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur le site du ministère des Affaires étrangères (consulté le 26 février 2013).
  23. « Jumelages », sur le site de La Garenne-Colombes (consulté le 1er mars 2013).
  24. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  25. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  26. « Évolution et structure de la population à La Garenne-Colombes en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 7 septembre 2010)
  27. « Résultats du recensement de la population des Hauts-de-Seine en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 7 septembre 2010)
  28. « Carte des doyennés janvier 2010 », sur le site du diocèse de Nanterre (consulté le 18 septembre 2011)
  29. « Liste des paroisses des Hauts-de-Seine », sur le site du diocèse de Nanterre (consulté le 18 septembre 2011)
  30. « Page d'accueil », sur le site de la paroisse de La Garenne-Colombes (consulté le 18 septembre 2011)
  31. CFE-CGC, PSA Peugeot Citroën
  32. [1] Petites-annonces auto : Caradisiac et La Centrale fusionnent
  33. "le cinéma le voltaire"
  34. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 11 novembre 2012).
  35. « La Garenne-Colombes », base Mérimée, ministère français de la Culture
  36. Beauseigneur E, Le Mastaba de Jean-Pierre Raynaud, Dossier de l'art, décembre 2009, p. 102
  37. Le Parisien,«Le permis de construire de la médiathèque tombe à l'eau»