Épinay-sur-Seine
| Épinay-sur-Seine | ||||||
L'hôtel de ville |
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Blason |
Logo |
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| Administration | ||||||
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| Pays | ||||||
| Région | Île-de-France | |||||
| Département | Seine-Saint-Denis | |||||
| Arrondissement | Saint-Denis | |||||
| Canton | Épinay-sur-Seine (chef-lieu) | |||||
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération Plaine Commune |
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| Maire Mandat |
Hervé Chevreau 2008-2014 |
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| Code postal | 93800 | |||||
| Code commune | 93031 | |||||
| Démographie | ||||||
| Gentilé | Spinassiens, Spinassiennes | |||||
| Population municipale |
54 518 hab. (2010) | |||||
| Densité | 11 930 hab./km2 | |||||
| Géographie | ||||||
| Coordonnées | ||||||
| Altitude | Min. 22 m — Max. 60 m | |||||
| Superficie | 4,57 km2 | |||||
| Localisation | ||||||
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Géolocalisation sur la carte : Île-de-France Géolocalisation sur la carte : Île-de-France Géolocalisation sur la carte : France Géolocalisation sur la carte : France |
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| Liens | ||||||
| Site web | epinay-sur-seine.fr | |||||
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Épinay-sur-Seine est une commune française, située dans le département de la Seine-Saint-Denis et la région Île-de-France. Elle se trouve à l'extrémité occidentale du département, à la limite des Hauts-de-Seine et du Val-d'Oise.
Sommaire |
Géographie [modifier]
| Commune de la Seine-Saint-Denis (93) | |
La commune d'Épinay-sur-Seine est la plus occidentale du département de la Seine-Saint-Denis. Située à 12 km au nord de Paris sur la rive droite de la Seine, elle est limitrophe des communes de Saint-Denis, Villetaneuse et L'Île-Saint-Denis dans le même département de la Seine-Saint-Denis, Argenteuil, Saint-Gratien, Enghien-les-Bains, Deuil-la-Barre et Montmagny dans le département du Val-d'Oise.
Hydrographie [modifier]
Le territoire communal est limité au sud par la Seine. Il est également traversé sur toute sa longueur du nord au sud-est par un petit cours d'eau : le ru d'Enghien, ainsi que par un de ses affluents, le ru des Haras ou ru d'Arra[1].
D'une longueur de 14,2 kilomètres, le ru d'Enghien prend sa source en forêt de Montmorency au nord de la commune dans le Val-d'Oise et se jette dans la Seine après avoir traversé, canalisé pour l'essentiel, les territoires de Montlignon, Margency, Enghien-les-Bains et Épinay-sur-Seine et alimenté l'étang de la chasse, en amont en forêt, puis les étangs du parc de Maugarny (en limite de Montlignon et Margency), ceux du parc de Bury à Margency et le bassin de retenue des Moulinets à Eaubonne. Il se dirige ensuite vers le lac d'Enghien avant d'atteindre Épinay[2].
Le ru des Haras ou ru d'Arra, d'une longueur de 6,3 kilomètres, naît dans le vallon des Haras à l'est de Montmorency (Val-d'Oise) et se jette dans le ru d'Enghien à peu de distance de la Seine après avoir traversé, en souterrain pour une grande part, les territoires de Groslay, Montmagny et Villetaneuse[3]. La Direction de l'eau et de l'assainissement du département de la Seine-Saint-Denis a engagé plusieurs études en vue de la requalification de ce ruisseau, notamment dans sa partie où il se trouve en limite communale de Montmagny et de Villetaneuse. La réalisation de ce projet implique une amélioration significative de la qualité de l'eau en amont.
Réseau routier [modifier]
La commune est desservie par l'autoroute A 15, l'A 86 passant à proximité, ainsi que par les RN 14 (qui constitue l'axe principal de la ville), RN 214, RN 310 et RN 328.
Urbanisme [modifier]
La commune, marquée par la présence de nombreux grands ensembles tels que les Cités d'Orgemont, de la Source et des Presles, mais la ville a conservé des zones pavillonnaires traditionnelles, comprenant également des cités-jardins (Blumenthal, en limite de Villetaneuse, Orgemont, en limite d'Argenteuil)[4].
Le secteur du Cygne d'Enghien, bordant cette ville et son lac, est le quartier le plus cher de la ville avec le quartier Blumenthal, fort de ses maisons très au calme, et qui constitue l'une des trois cités-jardins de la ville. Le quartier d'Orgemont est quant à lui le moins huppé de la ville. Un autre quartier très résidentiel, au calme et peu connu, se trouve le long des berges de Seine en suivant le chemin de halage.
Le centre ville, urbanisé dans les années 1960-1980, extrêmement dense et complexe, fait l'objet d'un projet de très profonde restructuration conventionnée avec l'ANRU. Ce projet de rénovation urbaine concerne quatre quartiers, et concerne trois thématiques majeures : le centre ville et son rôle central, la diversification de l'offre d'habitat et le renouvellement des espaces, équipements et services publics.
La restructuration d'Épicentre, le centre commercial du centre-ville, est un élément incontournable de la rénovation du centre ville.
Dans ce cadre, le grand ensemble du 77 avenue d'Enghien est restructuré en 2008. Le programme de démolition de 323 logements du bailleur OGIF est engagé, et 455 logements (maisons de ville, appartements locatifs et en accession à la propriété) sont en construction[5].
Retenue au titre de la politique de la ville, la commune compte une zone franche urbaine (ZFU) et plusieurs zones urbainse sensibles (ZUS).
Par ailleurs, la ville, qui a une longue façade sur la Seine, bénéficie d'un atout majeur pour son cadre de vie : ses berges. Préservées de toute voirie routière, la ville profite d'un des plus long linéaires de berges préservées et transformées d'une part en parc de la proche couronne parisienne et d'autre part en un habitat résidentiel à l'abri des nuisances sonores. Elles sont d'ailleurs protégées de toute urbanisation et classées en zone naturelle au plan local d'urbanisme de la ville et au schéma de cohérence territoriale (SCOT) de Plaine Commune, et font l'objet de plusieurs programmes de réhabilitation avec le soutien de la Région d'Île-de-France. Elles sont le lieu d'animations tout au long de l'année. L'ambition du projet de ville est notamment de « tourner la ville vers la Seine », en ouvrant des perspectives vers le fleuve.
Un autre des volets novateur de cette démarche est la construction, route de Saint-Leu, d'un programme d'une quinzaine de maisons à 100 000 euros du programme éponyme de Jean-Louis Borloo, livré fin 2008.
L'ensemble de ces projets est porté par la Communauté d'agglomération Plaine Commune, en accord avec la Ville.
Géographie administrative [modifier]
Jusqu’à la loi du 10 juillet 1964[6], la commune faisait partie du département de la Seine. Le redécoupage des anciens départements de la Seine et de la Seine-et-Oise fait que la commune appartient désormais à la Seine-Saint-Denis après un transfert administratif effectif le 1er janvier 1968.
Toponymie [modifier]
Le nom est attesté sous les formes Spinogelo au VIIe siècle et Spinogilium 862[7]. Ipinacum est une mauvaise latinisation du VIIe siècle, par confusion avec le suffixe *-ACU.
Albert Dauzat et Charles Rostaing[8] expliquent cet archétype toponymique fréquent par le terme roman epinay signifiant « lieu planté d'(arbres à) épines ». On disait en ancien français un epinay, comme on disait un chesnay, un saussay, etc.
Pour eux, les Épinay (homonymie) (cf. Épinay, Spinetum XIIe siècle) de la partie nord de la France et les Épinoy du Nord (cf. Épinoy, Spinetum 880) remontent tous au gallo-roman *SPINETU, basé sur les deux éléments d'origine latine spina, épine et -etu(m) suffixe collectif servant à désigner un ensemble d'arbres appartenant à la même espèce. Ce suffixe explique les terminaisons -ey, -ay, (parfois -et, et -oy). Il est devenu féminin en français moderne -aie (Chênaie, Saulaie, etc.).
Cependant, pour Ernest Nègre[9], les différents Épinay de l'Île-de-France et du Centre admettent une autre explication, d'après leurs formes anciennes latinisées. En effet, on y distingue une autre finale -gelo, -olium, -gilo qui renvoie à l'évidence aux noms en -ueil / -euil (Type Verneuil « clairière des aulnes »), issu de l'appellatif gaulois ialon 'clairière', 'défrichement', puis 'village'[10]. Xavier Delamarre[11] souligne l'extension récente de cet appellatif en Gaule qui a bien pu se combiner avec un élément d'origine latine.
Cependant, il est probable qu'il n'ait plus été compris au Haut Moyen Âge, d'où son remplacement par -ay.
Histoire [modifier]
La présence humaine en ces lieux est attestée dès l'âge du fer celtique par la découverte au XIXe siècle d'épées en fer et en bronze dans le lit de la Seine.
Le plus ancien établissement attesté sur le site de la commune remonte à l'époque mérovingienne au VIIe siècle. Le lieu est mentionné dans un document rédigé en latin médiéval pour la première fois l'existence du village de Spinogelum par le chroniqueur Frédégaire, en l'an 638.
Dagobert Ier fit son testament à « Ipinacum » ; il donna sa terre à l'abbaye de Saint-Denis, mais les Montmorency en volèrent une partie[12].
Au XIIe siècle, les spinassiens vivent des activités portuaires sur la Seine, ainsi que des cultures maraîchères et céréalières et de la viticulture.
En 1741, la seigneurie d'Epinay fut achetée par Louis Denis Lalive de Bellegarde, mais le prince de Condé, héritier des Montmorency, y conserva des droits féodaux, et donna des fonds pour reconstruire l'église terminée en 1743.
Au XVIIIe siècle, une société brillante fréquente les propriétés du lieu, les séjours de Diderot, Grimm ou encore Jean-Jacques Rousseau chez Madame d'Épinay sont fréquents.
Par la suite, Gian Battista Sommariva acquit la terre seigneuriale d'Epinay.
Au XIXe siècle, la commune perd une partie de son territoire : le château de la Briche est donné à Saint-Denis et la création de la commune d'Enghien-les-Bains le 7 août 1850 lui faire perdre les rives sud du lac d'Enghien. Après la bataille dite du Combat d'Épinay (30 novembre 1870) et la difficile occupation par les prussiens durant l'hiver 1870/1871, la commune s'industrialise peu à peu.
La commune est notamment connue pour avoir abrité en 1971 le 58e congrès de la SFIO, dit le Congrès d'Épinay, qui vit la « réunification » de la « famille » socialiste.
Elle est aussi connue pour les Studios Eclair, réputés dans le cinéma et pour le traitement des pellicules, etc.
Le 27 octobre 2005, au premier jour des « émeutes de 2005 », Jean-Claude Irvoas, un employé d'une firme de mobilier urbain est battu à mort par deux individus de 19 et 23 ans au moment des faits dans le quartier d'Orgemont. Il était occupé à photographier un lampadaire pour le catalogue de la compagnie havraise ETI, qui fabrique des lampadaires anti-vandalisme. Le 30 novembre, deux suspects ont été mis en examen, pour « vol suivi de violences ayant entraîné la mort ». Ceux-ci étaient déjà connus des services de police pour vols, recels, trafic de drogue.
Villages et lieux-dits [modifier]
Au XIXe siècle, il y avait une ferme située sur la commune d'Épinay du nom de Temps Perdu située au nord du fort de la Briche[12].
Héraldique [modifier]
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Les armes de la commune d’Épinay-sur-Seine se blasonnent ainsi : |
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 54 518 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].
Immigration [modifier]
En 1999, 56,5 % des jeunes de moins de 18 ans étaient d'origine étrangère (au moins un parent immigré) et en 2005, les jeunes d’origine maghrébine, subsaharienne ou turque sont devenus majoritaires dans la commune[16],[17].
Administration [modifier]
Lors des élections municipales de 2008, la liste conduite par Hervé Chevreau, maire sortant MoDem, a été élue dès le premier tour avec 60,3 % des suffrages exprimés[20]. La position de Bruno Le Roux, ancien maire, sur la liste du PS ne lui a pas permis d'être élu conseiller municipal d'opposition.
Sécurité [modifier]
En 2005, le taux de criminalité de la circonscription de police d'Épinay-sur-Seine incluant Villetaneuse[21] (crimes et délits, chiffres 2005) est de 113,70 pour 1000 habitants (avec un taux de résolution des affaires par les services de police de 24,23 %) ce qui est très supérieur aux moyennes nationale (83/1000) et du département de la Seine-Saint-Denis de 95,67/1000[22].
Jumelage [modifier]
Au 8 septembre 2010, Épinay-sur-Seine est jumelée avec :
Oberursel (Allemagne) depuis 1965[23]
South Tyneside (Angleterre) depuis 1966[23]
Alcobendas (Espagne) depuis 1986[23]
Économie [modifier]
Épinay est une commune principalement consacrée au logement, mais comprend néanmoins un tissu économique significatif, avec ses 7 695 salariés[24] et 695 entreprises[25]. Les Laboratoires Éclair et les Studios Éclair sont les plus connues de ces entreprises, compte tenu de leur rôle historique majeur dans l'histoire du film français et, aujourd'hui, dans l'économie du cinéma et de la production télévisuelle. Ils comptent 400 emplois[25].
D'autres entreprises doivent être signalées, telles que Naf Naf - Chevignon (300 emplois[25]), la chimie (Seratec), le commerce international (Métalarc), l’ingénierie industrielle (Sidérurgie Forges et Fonderies), l’alimentation (Gelati Marsala), le service (Star’s service), la Polyclinique des Presles…
Toutefois, les entreprises de moins de cinq salariés sont majoritaires et on a connu une diminution de près de 9 % du nombre d'établissements au cours de la dernière décennie
La principale zone d'activité est située en bordure de Saint-Denis avec une zone plus ancienne Route de Saint Leu (RN 328), en limite de Villetaneuse. Une tentative de créer une zone de bureaux à Épinay a été faite sous les précédentes municipalités (zone Épinay-Intégral), mais s'est traduite par un échec.
La commune compte une zone franche urbaine (ZFU) dans le quartier d'Orgemont[25].
Transports collectifs [modifier]
Hier [modifier]
Le tramway Enghien-Trinité
-
Le dépôt de la Briche, au temps de la STCRP
Le tramway Enghien (Cygne d'Enghien) - Trinité (Église de la Trinité à Paris) a été mis en service par la Compagnie des Tramways électriques du Nord-Parisiens le 26 septembre 1900. Il a été prolongé le 19 avril 1908 jusqu'à la Gare d'Enghien.
Lors de la fusion des diverses compagnies tramways parisiens[26] dans la STCRP, la ligne pris le no 54.
Elle a été supprimée le 25 mars 1935 et remplacée par des lignes de bus. L'indice de ligne 54 sert néanmoins toujours, avec les lignes RATP actuelles 154 et 254, qui desservent toujours Épinay…
Le dépôt des trams était appelé le dépôt de la Briche et était situé à proximité du Carrefour des Mobiles, sur l'actuel Boulevard Foch. Désaffecté le 28 janvier 1935, puis loué à des entreprises, a été démoli en 1966 pour faire place à des logements[27]
En 1921, la ligne de 14,9 km était parcourue en 65 minutes par les 17 rames de tramway qui la desservaient, avec un intervalle minimal de 15 minutes à l'heure de pointe.
En 1902, la ligne transportait 6.626.000 voyageurs, puis, en 1909, 8.754.000 voyageurs, qui, en 1926, n'étaient plus que 6.376.000 [28].
La Grande Ceinture
La ligne de Grande Ceinture, est une ligne de chemin de fer qui fait tout le tour de Paris.
Épinay avait deux gares : Celle dite Épinay-Grande Ceinture, qui était sur le parvis de la gare d'Épinay - Villetaneuse, et Le Grand Sentier, à l'emplacement de l'actuelle station RER d'Épinay-sur-Seine.
Ce secteur de la ligne de Grande Ceinture a accueilli les voyageurs du 2 janvier 1882 au 15 juillet 1939. Cette ligne est désormais réservée au trafic de fret[29].
Aujourd'hui [modifier]
La commune possède deux gares :
- à l'est la gare d'Épinay - Villetaneuse (Transilien H)
- à l'ouest, la gare d'Épinay-sur-Seine (RER C).
Épinay est également desservie par les bus :
RATP 138 154 156 237 238 261 354 356 361 556
R'Bus 514
Valmy 11- Dessertes nocturnes vers Montigny - Beauchamp, Enghien et Paris avec les lignes Noctilien
N51 N150
Malgré l'apparente diversité de cette offre de transports en communs, la ville se ressent comme enclavée et demande la création de nouvelles infrastructures pour satisfaire aux besoins de ses habitants.
Demain [modifier]
Deux projets de tram-train et de tramway devraient voir le jour à moyen terme : la Tangentielle Nord, ligne de rocade reliant Sartrouville à Noisy-le-Sec (mise en service escomptée en 2014 pour sa section Épinay - Le Bourget) et le T8, qui reliera à partir de 2013/2014 le quartier d'Orgemont au Centre Ville et à Saint-Denis, avec une branche vers Villetaneuse. Deux lignes de bus doivent desservir Épinay-sur-Seine en octobre 2010 : le 237 et le 374.
Monuments et lieux de visite [modifier]
La Mairie occupe depuis le 19 juillet 1908 l'ancien hôtel seigneurial du fief d'Ormesson. Depuis la disparition du château de la Briche en 1870, c'est le seul survivant des anciens châteaux d'Épinay. L'existence d'une demeure à cet emplacement est mentionnée dès 1306; les seigneurs du village y résident alors. Reconstruit en 1760 par le marquis du Terrail, fils d'un riche financier, en forme de « T » qui rappelle son nom, c'est une élégante construction caractéristique du XVIIIe siècle. Les fenêtres de l'aile ouest sont ornées de mascarons sur les clefs de voûte représentant les quatre continents.
D'importants travaux ont été réalisés par l'architecte Bouwens de 1881 à 1889 (adjonction de marquises…).
Après la mort du roi d'Espagne François d'Assise de Bourbon, le château est acheté en 1906 par la commune qui y installe la mairie (décor de la salle du conseil de 1911) [30], antérieurement implantée dans une petite maison de deux étages située près de l'église Saint-Médard, rue de Paris[31].
Le pigeonnier, rue Mulot, date de la fin du XVIIIe siècle.
Le pavillon de musique, 6 avenue de la République, est le seul vestige de la maison de campagne de Rose Bertin.
L'Église Notre-Dame des Missions, 102 avenue Joffre, était la chapelle des missions catholiques, édifiée par l'architecte de l'archevêché Paul Tournon, présentée à l'exposition coloniale de 1931 au bois de Vincennes "à la gloire de la conquête missionnaire de l'église catholique à travers les pays et les siècles".
Elle présente une étonnante diversité de styles, avec une façade mi annamite, mi Art déco. En 1932, à la suite d'une souscription nationale lancée par le maréchal Lyautey, le pavillon est reconstruit en béton armé (le pavillon d'origine étant en matériaux légers) à Épinay. Pour la façade, le maître-verrier Marguerite Huré utilise un nouveau procédé, la brique huré, breveté en 1930. Les vitraux, peintures et sculptures sont réalisés par des artistes des Ateliers d'Art sacré (fondés en 1919 par les peintres Maurice Denis et Georges Desvallières) sous la direction d'Henri de Maistre[30].
L'Église Saint-Médard, édifiée en 1743 par le Duc de Bourbon, Prince de Condé et en partie détruite pendant la Guerre franco-prussienne de 1870, lors du Combat d'Épinay.
Les Berges de Seine sont en cours de reconquête paysagère et environnementale. En 2008, 2,3 km sont ainsi accessibles au public après leur requalification par le Conseil général entre le port de Saint-Denis et Épinay, comprenant une consolidation des berges érodées. Ces aménagements, menés depuis une dizaine d'années, ont valu à la municipalité de recevoir en 2008 le label villes Seine avec 3 « canards » (sur quatre possibles) de l'association La Seine en partage. La création d'une passerelle pour permettre aux piétons de rejoindre le parc départemental de l'Île-Saint-Denis est envisagée[32].
Le monument aux morts est dû aux ciseaux du sculpteur Carlo Sarrabezolles, qui participa aussi au décor de l'église Notre-Dame des Missions.
Principaux équipements [modifier]
La ville abrite notamment le centre départemental d'archéologie de la Seine-Saint-Denis[33].
Équipements culturels [modifier]
La ville dispose de l'Espace lumière (salle de spectacle de 650 places), de la Maison du théâtre et de la danse, d'un conservatoire de musique et de danse, du Pôle musical d'Orgemont, ainsi que d'un multiplexe à l'enseigne CGR.
Quatre médiathèques du réseau de lecture publique de Plaine Commune desservent la ville.
Équipements scolaires [modifier]
Deux lycées sont présents à Épinay :
- le lycée d'enseignement général Jacques-Feyder, qui comprend 4 classes préparatoires aux études supérieures, des classes de BTS et un partenariat avec Sciences Po.
- le lycée professionnel et technique Louise-Michel
ainsi que quatre collèges, de 15 écoles primaires et de 13 maternelles[34].
Personnalités connues [modifier]
(dans l'odre alphabétique des noms de famille)
- Alpha 5.20, rappeur
- Joanny Berlioz, ancien maire
- Rose Bertin, modiste et chapelière de la reine Marie Antoinette, y avait une maison au 13 rue Guynemer. Rose Bertin, réputée dans toute l'Europe, est considérée comme le premier grand couturier parisien. Un ouvrage lui est consacré dont l'auteur est Michelle Sapori (2003, l'Institut Français de la Mode).
- Maïtena Biraben, animatrice de télévision
- Jean-Claude Bouillon 1941-, acteur
- François d'Assise de Bourbon (1822-1902), époux de la reine Isabelle II d'Espagne, s'installe dans le château d'Épinay qu'il a acheté en 1881 et dans lequel il meurt en 1902.
- Karim Djellabi, Vasseko Karamoko, Cédric Lécluse, Éric Rabésandratana, footballeurs.
- Jean-Pierre Dubois, président de la Ligue des Droits de l'Homme
- Busta Flex, rappeur
- Le clown Albert Fratellini (1886-1961), habita la ville de 1950 à son décès.
- Bernard Germain de Lacépède (1756-1825), vicomte, naturaliste, spécialiste des serpents, homme politique favorable à la Révolution (qui s'éclipsa au moment de la Terreur), premier grand chancelier de la Légion d'Honneur, pair de France, se retira dans sa maison d'Épinay, domaine racheté par Éclair (avenue Foch) ; il y mourut en 1825 et est enterré au cimetière municipal.
- Jerzy Lisowski (1928-2004), traducteur franco-polonais
- Edmond Maire (1931-), ancien secrétaire général de la CFDT, est né à Épinay-sur-Seine.
- Nicolas Joseph Maison (1771-1840), général de Napoléon et maréchal de France, est né à Épinay-sur-Seine.
- Lucien Michard (1903-1985), coureur cycliste.
- Louis-Georges Mulot (1792-1872), ingénieur et entrepreneur né à Épinay qui a réalisé de nombreux puits artésiens de Paris.
- Nicolas Redler (?-1919), inventeur du Billard Nicolas.
- Michel Sebban, philosophe.
- Le Prince de Talleyrand se maria en l'église Saint-Médard avec Catherine Warlu le 24 fructidor an X.
- Georges-Marie Thibout, maire de 1905 à 1935, Député de la Seine de 1919 à 1924. Fondateur du Parti démocrate populaire en 1924.
- L'aviateur Jules Védrines s'écrase le 21 avril 1912 rue de l'Yser au cours d'un trajet Douai-Madrid. Il est grièvement blessé, mais tiendra plus tard son propre rôle dans un film réalisé aux studios Éclair : Le Roman de Védrines.
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Les cartographies du Val-d'Oise le dénomment Ru des Haras, alors qu'en Seine-Saint-Denis, il est appelé Ru d'Arra
- SANDRE - Cours d'eau : ru d'Enghien
- SANDRE - Cours d'eau : ru des haras
- Benoît Pouvreau, Marc Couronné, Marie-Françoise Laborde, Guillaume Gaudry, Les cités-jardins de la banlieue du nord-est parisien, Éditions du Moniteur, 2007 (ISBN 978-2-281-19331-2)
- Carole Sterlé, « Epinay-sur-Seine : Fadela Amara revient au 77, rue d’Enghien », Le Parisien, édition Seine-Saint-Denis, 21 avril 2008
- Journal Officiel, Loi no 64-707 du 10 juillet 1964 portant sur la réorganisation de la région parisienne
- Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Librairie Droz 1990. p. 183.
- Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud 1979. p. 266.
- Op. cité.
- Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, éditions errance 2003. Entrée ialon.
- Op. cité.
- Dictionnaire historique des environs de Paris du docteur Ermete Pierotti
- http://www.newgaso.fr/lecture_fiche_commune.php3?page=f93031
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Michèle Tribalat, Immigration et démographie des pays d’accueil, in Christophe Jaffrelot et Christian Lequesne L'Enjeu mondial, Presses de Sciences Po | Annuels 2009, pages 29 à 35
- Michèle Tribalat, Les yeux grands fermés, Denoël, 2010
- Liste des maires de Épinay-sur-Seine sur www.francegenweb.org
- Réélu lors du Conseil municipal du 15 mars 2008
- Résultats des élections municipales 2008 - 1er tour
Votants 57,1 %
Exprimés 55,9 %
Liste Trigance (PS) - 32,8 % des exprimés - 7 élus
Liste Tavares (Divers Gauche) - 6,9 % des exprimés - 1 sièges
Liste Hervé Chevreau (MoDem) - 60,3 % des exprimés - 35 sièges
Source Le Parisien - Préfecture de Seine-Saint-Denis : le commissariat d'Épinay-sur-Seine
- Le Figaro - Délinquance : Palmarès 2005 de la Seine-Saint-Denis
- Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures, sur Ministère des affaires étrangères. Consulté le 3 avril 2010
- Source : Recensement général de la population - 1999
- « Le guide des collectivités locales », "Bienvenue ! La Seine-Saint-Denis", édité par le Comité d'expansion (COMEX) de la Seine-Saint-Denis, Mai 2008
- La Compagnie des tramways Nord-Parisiens ayant été racheté en 1910 par la Compagnie des tramways de Paris et du département de la Seine (TPDS)
- Source :Jean Robert, les dépôts de tramways à Paris, dossier dans la revue Chemins de fer régionaux et urbains no 117 (1973), édité par la FACS-UNECTO
- Source : Jean Robert, Les tramways parisiens, édition Jean Robert Paris 1992
- Source : J. Banaudo, Trains oubliés, éditions du Cabri, Menton, 1982
- Source : notice de la base Mérimée des monuments historiques
- Service des Beaux-Arts du Département de la Seine, Inventaire général des œuvres d'art décorant les édifices du département de la Seine, vol. 1 : Arrondissement de Saint-Denis, Chaix et Cie, 1879
- Eric Bureau, « Les nouvelles berges de Seine plaisent aux promeneurs », Le Parisien édition Seine-Saint-Denis, 20 août 2008
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Voir aussi [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Épinay-sur-Seine : notice historique et renseignements administratifs, Paris, Impr. de l'école d'Alembert (Montévrain), coll. « État des communes du département de la Seine à la fin du XIXe siècle », 1896, 71 p. [lire en ligne]
