Aubervilliers

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Aubervilliers

Centre d'Aubervilliers.
Centre d'Aubervilliers.

Aubervilliers#Héraldique
Détail

Aubervilliers#Identité visuelle
Détail
Administration
Pays France
Région Île-de-France
Département Seine-Saint-Denis
Arrondissement Saint-Denis
Canton chef-lieu de deux cantons
Aubervilliers-Est, Aubervilliers-Ouest
Code Insee abr. 93001
Code postal 93300
Maire
Mandat en cours
Jacques Salvator
2008-2014
Intercommunalité Communauté d'agglomération Plaine Commune, Paris Métropole
Site internet http://www.aubervilliers.fr/
Démographie
Population 73 506 hab. (2006)
Densité 12 761 hab./km²
Gentilé Albertivillarien, Albertivillarienne
Géographie
Coordonnées
géographiques
48° 54′ 47″ Nord
         2° 22′ 59″ Est
/ 48.9131, 2.3831
Altitudes mini. 33 m — maxi. 46 m
Superficie 5,76 km²

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Aubervilliers est une commune française située dans la banlieue immédiate de Paris, au nord-est. Ses habitants sont les Albertivillariens.

Son identité urbaine et humaine est marquée par l'héritage de l'industrie et du travail. La ville, à l'origine[réf. nécessaire] de la constitution de la communauté d'agglomération Plaine Commune, présente de forts potentiels pour le développement de l'agglomération parisienne à laquelle elle est intimement liée.

Commune de la Seine-Saint-Denis (93)
Localisation du département en France

Sommaire

[modifier] Géographie physique

Aubervilliers dans l'agglomération parisienne.

La ville, située dans la plaine Saint-Denis est bordée à l'ouest par Saint-Denis, au nord par La Courneuve, à l'est par Pantin et au sud par Paris.

Elle se trouve dans l'unité urbaine et dans l'aire urbaine de Paris.

Le canal Saint-Denis traverse l'ouest de la ville.

[modifier] Étymologie

La ville tirerait son nom d'un domaine agricole (villare) (selon une autre interprétation, villiers vient du mot villare qui signifiait marché) détenu par un certain Albert ou Aubert. L'alliance donna Albertivillare (ce terme est resté pour designer les habitants : les Albertivillariens) puis au fil des siècles Aubervilliers.

[modifier] Histoire

Fonts baptismaux (date ?) de l'église Notre-Dame-des-Vertus.

[modifier] Préhistoire et Antiquité

[modifier] Les origines

Comme beaucoup de communes de la petite couronne, cette ville a longtemps été un domaine rural.

[modifier] Moyen Âge

Aubervilliers n'apparait pas dans les archives[réf. nécessaire] avant 1060.

[modifier] De la Renaissance au XVIIIe siècle

Une communauté d'Oratoriens s'installa en 1618 à Aubervilliers, prit la charge de l'église Notre-Dame des Vertus[1] et développa un pélerinage important auprès d'une statue de la Vierge, commémorant ainsi un miracle lorsque le 14 mai 1336, sous les prières d'une jeune fille, la statue se mit à pleurer, rompant une longue période de sécheresse. La chapelle victime de son succès devint trop petite, ce qui décida la construction de l'actuelle l'église au XVe siècle.

Le petit bourg est jusqu'au XIXe siècle peuplé d'agriculteurs. La proximité des marchés de Paris favorise la culture maraichère, notamment dans la Plaine des vertus, célèbre pour ses oignons et légumes divers[réf. nécessaire].

[modifier] La Révolution française et l'Empire

[modifier] De la Restauration à la Commune de Paris

Batterie dirigée sur Paris durant l'insurrection de la Commune au fort d'Aubervilliers. Cliché Liébert.
Aubervilliers en 1888. Carte d'état-major.
L'Usine de la Nationale au début du XXe siècle
La même usine, vue de l'intérieur

Le fort d'Aubervilliers est construit en 1843. Il fait partie des ouvrages décidés en 1840 par Thiers qui, afin de protéger Paris et le cas échéant, mater ses rebellions, forment une ceinture éloignée. Il servira notamment à la répression de la Commune de Paris.

La Révolution industrielle et l'expansion de Paris changent radicalement la donne. Les industries s'installent au bord du canal (date de construction ?).

[modifier] De la Belle Époque à la Seconde Guerre mondiale

À la fin du XIXe siècle, la vie de petit bourg est déjà intimement liée à l’industrialisation naissante. Des Belges, des Lorrains, des Alsaciens, des Bretons, des Espagnols, des Italiens arrivent par vagues successives. Cette capacité d'absorption et du brassage de populations caractérise l'histoire de la commune. Les ouvriers viennent habiter la banlieue, moins chère[réf. nécessaire] que la capitale. Depuis Aubervilliers est une ville multiculturelle, où cohabitent plus de 70 nationalités[réf. nécessaire].

Pendant plusieurs décennies, les grandes industries forgeront l’identité de la ville. Le quartier des Quatre-Chemins qui chevauche la limite de territoire communal d'Aubervillers et de Pantin, était surnommé de manière péjorative « la Petite Prusse », en rapport avec les nombreux immigrés venus y travailler à la verrerie Saint-Gobain, implantée en 1866 au bord du canal. L'identité du quartier le conduit même à demander en vain un statut de commune de plein exercice, à la fin du siècle.[2].

[modifier] Période contemporaine

Dans la nuit du 1er au 2 janvier 1970, cinq Africains trouvent la mort dans un Foyer de travailleurs migrants par une asphyxie due à un chauffage de fortune. Ce drame connaît un fort retentissement et donne lieu à un vif débat sur l'immigration et les conditions de vie dans les foyers. Malgré l'appel lancé à des funérailles dans l'intimité le 10 janvier , elles furent marquées par l'irruption de manifestatants de la Gauche prolétarienne et de personnalités comme Kateb Yacine, Jean-Paul Sartre et Michel Rocard. Le bidonville d'Aubervilliers fut visité deux jours plus tard par le premier ministre Jacques Chaban-Delmas, suivi le 14 janvier par un débat télévisé, contesté, des Dossiers de l'écran. Ce drame marquera durablement la représentation de l'immigration dans l'imaginaire collectif français[3].

La Tour La Villette, construite en 1974, est un exemple d'architecture contemporaine

La construction du Stade de France en 1998 a été un élément dynamisant de l'urbanisme de la Plaine Saint-Denis. Avec ses 750 hectares aux portes de Paris, la Plaine Saint-Denis couvre le tiers du territoire albertivillarien et s’étend également sur ceux de Saint-Denis et de Saint-Ouen. Depuis cinq ans, ce secteur, qui fut l’une des plus vastes zones industrielles d’Europe[réf. nécessaire], est en pleine mutation.

[modifier] Héraldique

Armoiries d'Aubervilliers

Les armes d'Aubervilliers se blasonnent ainsi[4],[5] :

Au premier de gueules à trois besants d’or en pal, au deuxième d’argent à la flèche de sable en pal. L’écu, timbré de la couronne murale à trois tours d’or, maçonnée et ouverte de sable, est posée sur un cartouche en forme de coquille au naturel.

L’assemblée municipale d’Aubervilliers fit graver en 1790 un sceau ovale conservé aux Archives nationales, représentant, associés aux armes de France, un soleil et un lion passant. Bien que retenu par la Commission d’héraldique urbaine de la Seine et proposé en 1942 comme symbole communal, la municipalité lui a préféré ce blason évoquant la Compagnie des Chevaliers de l’Arc, qu'elle employait de puis la fin du XIXe siècle.

[modifier] Démographie

Évolution démographique
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 900 1 884 1 946 1 952 2 213 2 292 2 551 2 853 2 611
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 204 6 098 9 240 12 195 14 340 19 437 22 223 25 022 27 332
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
31 215 34 009 37 558 40 832 48 053 55 714 55 871 53 010 58 740
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 - -
70 632 73 695 72 976 67 719 67 557 63 136 73 506 - -

Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes


Évolution de la population d'Aubervilliers entre 1793 et 2006
Sources : Population avant le recensement de 1962 http://cassini.ehess.fr/ et INSEE

Une projection effectuée par l'Insée en 2005 montre que la tendance à la hausse du nombre d'habitants se poursuit aujourd'hui de manière spectaculaire puisque en six ans la population aurait crû de 14,5 % (9 000 habitants en sus), passant de 63 136 à 72 300 habitants. Si la thèse d’une augmentation de l’offre de logements n’est que très partiellement pertinente, il faudrait considérer la question autrement en l’abordant notamment à partir de la densification de l’occupation des logements ce qui n’est sans doute pas sans conséquence sur la qualité de vie.

Depuis 1982, 43 000 personnes ont déclaré être venues habiter Aubervilliers (soit 64 % de la population actuelle) et, comme la population a décru de 4 600 unités durant la période, on peut en conclure que près de 48 000 personnes ont quitté Aubervilliers. On peut déduire de ces chiffres que seulement un tiers de la population est stabilisée.[6]

La décennie 2000-2010 a en revanche marqué un redécollage de la démographie dans la foulée du renouveau économique de la Plaine-Saint-Denis. L'augmentation est particulièrement sensible dans le canton ouest de la Villette au Landy. Cette forte reprise rend nécessaire pour la commune la construction d'un établissement scolaire (maternelle et primaire) de 2010 à 2014[7].

[modifier] Économie

Quatrième ville du département de la Seine-Saint-Denis sur le plan économique, avec 30 000 emplois et 2 444 entreprises[8] dans le secteur privé, Aubervilliers possède un tissu économique très diversifié.

La ville dispose d’un tissu dense de PME-PMI qui représente 25% des emplois. Ces PME côtoient des laboratoires de recherche, comme Rhodia (730 emplois[8]) ou Saint-Gobain (400 emplois[8]), et de grands établissements publics tels que France Télécom, la Documentation française, les services transports de La Poste, les ateliers de La Villette du Métro de Paris et un important dépot d'autobus de la RATP.

77% des emplois sont aujourd’hui proposés dans les services, les transports et le négoce. Les activités à caractère industriel y sont cependant présentes avec des entreprises comme les lampes Aric, les ascenseurs Thyssen, Messier-Bugatti, Cookson, France Soir. Mais des sièges sociaux et des services administratifs de grandes entreprises s’y sont installés (Rhodia, KDI, Motul, Lapeyre-GME (3400 salariés[8]), Zurich Assurances).

De nouveaux secteurs d’activités se sont développés ces dernières années:

Autre signe de cette mutation : le renforcement des activités de grossistes et d’import-export. Avec plus de 300 établissements concentrés dans les Entrepôts et Magasins généraux de Paris (EMGP) et aux abords de la Porte d'Aubervilliers (quartier de La Haie-Coq), ce secteur constitue un nouveau pôle économique en fort développement. Les importateurs de la Haie-Coq diffusent dans toute la France des produits manufacturés à bas prix de toutes sortes (textiles, montres, jouets, décoration, gadgets), provenant généralement de Chine, une importante communauté chinoise originaire de la région de Wenzhou vivant sur place[9]. La communauté grossistes d'Aubervilliers prend essentiellement sa forme par le centre de grossistes CIFA - [1]

Mais l'essor économique que connait la ville a des limites. Aubervilliers détient un taux de chômage culminant à 23,3%. Il faut aussi noter qu'Aubervilliers est une des villes à la population la plus pauvre d'Île-de-France avec un revenu par ménage de 10 603 euros par an[10].

[modifier] Transports

Aubervilliers est une commune limitrophe de Paris, et bénéficie donc de nombreuses voies de communication.

[modifier] La desserte actuelle

Elle est desservie :

Elle dispose de deux accès au boulevard périphérique, par la porte d'Aubervilliers et par la porte de la Villette.

À cela s’ajoute un autre atout important : deux accès directs aux autoroutes A86 et A1, reliant les aéroports du Bourget, de Roissy et l’ensemble du réseau routier d’Île-de-France.

[modifier] Les projets

Après quarante années de tractations politiques, Aubervilliers, qui est à ce jour la seule ville jouxtant Paris qui ne possède aucune desserte de métro en centre-ville, a obtenu des pouvoirs publics en 2005 le lancement du prolongement de la ligne 12 jusqu'à la mairie. Ce prolongement prévoit la création de trois nouvelles stations. La première, qui se situera à la limite de Saint-Denis (Place du Front Populaire, à l'angle des rues Proudhon et Gardinoux) devrait s'appeler Aimé Césaire et son ouverture est prévue fin 2012.

Au niveau de cette station devrait passer à terme un tramway, le T8, reliant la future gare Évangile à Saint-Denis, Villetaneuse et Épinay-sur-Seine. Cette partie du tramway n'est toutefois pas actuellement financée.

La station desservira notamment le parc d'activité des EMGP, célèbre pour ses nombreux studios de télévision, ainsi que le futur Campus Condorcet.

[modifier] Télécommunications

Aubervilliers était un cœur de plaque ADSL France Telecom, avant que le concept de plaque ne soit abandonné.Plusieurs des serveurs adsl ORANGE sont à Aubervilliers.

  • région ADSL : IDF
  • plaque : IDF-08
  • département : 93

[modifier] Tourisme

Ville fleurie : 2 fleurs Image:Ville fleurie.svg Image:Ville fleurie.svg renouvelées en 2007[11]

[modifier] Architecture et urbanisme

[modifier] Le patrimoine

  • L'église Notre-Dame-des-Vertus
Église Notre-Dame-des-Vertus, décembre 2006.

L'église Notre-Dame-des-Vertus est édifiée au XVe siècle sur un plan rectangulaire, de type halle. La voûte de la nef est ornée d'une clé représentant la Vierge. Le clocher est érigé en 1541 sous Francois Ier, la façade achève l'édifice en 1628 ; Louis XIII en a décidé la construction dans le style jésuite pour manifester sa reconnaissance à la Vierge après sa victoire sur les protestants. Les vitraux, soufflés lors de l’explosion de la poudrerie du fort de La Courneuve, le 15 mars 1918, ont été refaits par l’atelier Charles Champigneulle. Ils représentent les miracles de Notre Dame des Vertus[12]. L'orgue dont la facture instrumentale (1770-1780) est l'œuvre de Henri Cliquot, constitue le seul instrument francilien du XVIIe siècle dans le département. Il a été restauré en 1990[13],[14].

  • Le lycée d'enseignement général et technique « Le Corbusier »

Le lycée « Le Corbusier », 1997-2003, agrandi et reconstruit par l'architecte Pierre Riboulet.

Le centre ville ancien d'Aubervilliers se situe autour de l'église Notre-Dame-des-Vertus.

Les Quarante-Cinq. Au second plan, la Tour La Villette

Le parc de logements d'Aubervilliers est composé à 42,2 % de HLM.

Les principaux quartiers ou cités de la ville sont:

  • Quatre-Chemins
  • Quarante-Cinq (dont fait partie la cité des Fusains) ;
  • Maladrerie (800 logements - Elle forme une ZFU) ;
  • Pont-Blanc/Vallès/Hemet (l'agglomération s'appelle "Vallès la Frette") ;
  • Landy (partagé entre Aubervilliers et Saint-Denis) ;
  • La cité Gabriel-Péri ;
  • La cité du 112 ;
  • La cité Lénine ;
  • Sadi-Carnot ;
  • Les Presles ;
  • La cité Heurtault ;
  • Les Fleurs.

Depuis 2007, l'agglomération du quartier de la Maladrerie et de la cité des 800 logements forment une zone franche urbaine[15].

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[modifier] Les projets

[modifier] Projet Canal - Porte d'Aubervilliers

En limite de Paris, le long de la darse du canal Saint-Denis a été créée la ZAC Canal Porte d'Aubervilliers[16] s'étend sur 6 ha. Ses aménagements ont été conçus par l'architecte Antoine Grumbach et le premier coup de pioche est prévu en novembre 2007 par la construction du centre commercial par ICADE associé à la Ségécé.
Elle comprend :

  • un centre commercial[17] de 56.000 m², dont 4.100 m² pour l'hypermarché alimentaire, et comprendra 17 moyennes surfaces pour 21 910 m² et 95 boutiques ;
  • TV-Cité, espace de 4 000 m² comprenant un musée de la télévision, des salles de projection et de réunion, un studio, une chaine locale de télévision. L'équipement développera des partenariats avec l'INA qui y trouvera un espace permettant de rendre accessible son fond d'images et de sons créés sur plus de 60 années de radio ou de télédiffusion, et s'accompagnera d'une école de formation aux métiers de l'audiovisuel.
    Certaines des moyennes surfaces du centre commercial seront liées à TV-Cité, telles qu'un magasin DVD/CD/librairie, loueurs de matériels ou de supports de diffusion ;
  • 160 000 m² de bureaux ;
  • 380 logements nouveaux (ainsi que la conservation de certains logements existants sur le site) et un hôtel 4 étoiles ;
  • un pôle d'une dizaine de lieux de restauration.
réurbanisation sur la darse de la Charbonnière

Est également inscrite la mise en valeur paysagère de la darse des magasins généraux du Canal Saint-Denis, soit 12 000 m² d'espaces verts, promenades et bassins au bord du canal, auxquels s'ajouteront les installations du pépiniériste Delbard, et notamment son espace d'exposition dénommé l'Art des jardins et du paysage. Des aménagements sont prévus ainsi qu'une passerelle pour lier la ZAC Canal Porte d'Aubervilliers avec le Parc du Millénaire à Paris, qui fait partie de la zone d'aménagement dite Paris Nord-Est. Ce sont 15 000 emplois qui devraient y être créés, avec notamment 500 emplois directs et indirects liés au chantier, puis 180 pour l’hypermarché, 917 dans les boutiques et restaurants et 440 dans les grandes surfaces, auxquels s'ajouteront donc les emplois des immeubles de bureau.

Par ailleurs, les porteurs du projet ont signé une convention prévoyant la promotion de l’emploi local et « des actions en faveur du développement économique des entreprises de Seine-Saint-Denis », et notamment des commerces situés à proximité[18]

[modifier] Le Parc du Millénaire

Cette zone située près du périphérique extérieur accueille depuis juin 2007 deux immeubles de bureau (dont le siège d'Icade) pour une surface totale de 30 000 m². Le parc achevé, il présentera six cents mètres de façades le long du boulevard périphérique, soit quatre immeubles et 110 000 m².

[modifier] Campus Condorcet et Gare des mines

Dossier présenté conjointement par l'École des hautes études en sciences sociales, l'École pratique des hautes études, l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, l'Université Paris VIII, l'Université Paris 13 et l'École nationale des chartes, ce projet de nouveau campus dédié principalement à l'enseignement et la recherche en sciences humaines a été retenu en juillet 2008 parmi les dix projets du plan campus du ministère de l'enseignement supérieur. Il devrait se concrétiser à partir de 2012.[19]

Ce projet de la Place du Front-Populaire prévoit la construction de 635 logements autour d'une nouvelle place et de la nouvelle station de la ligne 12 Aimé Césaire.

Paris, Saint-Denis et Aubervilliers ont signé en octobre 2008 un protocole pour la création d'un quartier intercommunal sur le site dit de la « Gare des mines ». Cette friche industrielle de 22 ha à cheval sur les trois villes prévoit la construction de 1500 logements (2/3 Paris, 1/3 Plaine Commune), dont de 40% de logements sociaux et réalisation des équipements associés, écoles, crèches et terrains de sport, 140 000 m2 de bureau et d’activités (2/3 Paris, 1/3 Plaine Commune) pour un objectif de 3500 emplois à terme sur le site, limitrophe du Campus Condorcet. Sur le territoire d'Aubervilliers, une école et une crèche seront construites[20].

[modifier] Le centre aquatique

Article détaillé : Le stade nautique olympique.

Inscrite dans le projet de candidature « Paris 2012 », la piscine olympique devait être construite sur Aubervilliers. Malgré l'échec de la candidature de Paris, le Président, le Premier ministre et le ministre chargé des Sports, ont confirmé que l’État financerait la réalisation du centre nautique. La construction de cette piscine s'accompagne d'une tour de bureaux de 150 à 230 m.

Sa réalisation confortera la dynamique urbaine engagée autour de la Gare de La Plaine - Stade de France avec la création du Stade de France, tout en satisfaisant les besoins d'un équipement international exprimé par la Fédération française de natation, ainsi que par la communauté d'agglomération Plaine Commune, car les piscines de l’agglomération ne suffisent plus à répondre à la demande.

Compte tenu d'un accord financier intervenu le 4 avril 2007, le concours architectural est prévu au second semestre 2007, pour une livraison en 2012.

[modifier] Le canal Saint-Denis : berges du canal et « Parc Canal »

Le canal Saint-Denis à l'écluse n° 2 dite des Quatre-Chemins

Aubervilliers, Saint-Denis et Plaine Commune considèrent que les sites dessinés par le canal sont à reconquérir comme espaces paysagers, de détente et de loisirs, tout en conservant leur vocation économique. Ce projet, dont l’achèvement est prévu pour 2006, est élaboré en partenariat avec la ville de Paris, qui est propriétaire du canal et de ses berges, en concertation avec les habitants, mais aussi en partenariat avec le Département et la Région Île-de-France car il constitue un axe majeur de liaisons douces à l’échelle du territoire.

[modifier] Administration

Jusqu’à la loi du 10 juillet 1964[21], la commune faisait partie du département de la Seine. Le redécoupage des anciens départements de la Seine et de la Seine-et-Oise fait que la commune appartient désormais à la Seine-Saint-Denis suite à un transfert administratif effectif le 1er janvier 1968.

[modifier] Situation administrative

Aubervilliers est divisée en deux cantons:

[modifier] Politique

Lors des élections municipales de 2008, le PS a provoqué une primaire au premier tour du 9 mars 2008, qu'il perdit face à la liste menée par le PCF. Malgré les accords nationaux de désistement au profit de la liste de gauche la mieux placée, la liste du PS menée par Jacques Salvator se maintint au second tour[22] et gagna l'élection par 41,48 % des suffrages exprimés, face à la liste du maire sortant, Pascal Beaudet (PCF), à celle de l' UMP et à celle du MoDem[23].

Les maires albertivillariens depuis 1923
Période Identité Parti Qualité
2008 Jacques Salvator PS médecin
2003 2008 Pascal Beaudet PCF instituteur
1984 2003 Jack Ralite PCF journaliste, ancien ministre, député
1957 1984 André Karman PCF
1953 1957 Emile Dubois PCF
1945 1953 Charles Tillon PCF ajusteur
1944 1945 Charles Tillon PCF
1944 1945 Armand Lavie
1942 1944 Pages
1940 1942 Pierre Laval Avocat
1923 1940 Pierre Laval socialiste indépendant avocat
1923 1940 Georges Brun


[modifier] Identité visuelle

Le logotype de la commune d’Aubervilliers apposé sur les documents officiels jusqu'aux véhicules municipaux. On y retrouve le nom de la commune encadré par le soleil et la lune, pour signifier que « cette ville est un lieu de vie intense, où l’on travaille, où l’on a des amis, des enfants où l’on dort également »[24]. Les couleurs rouge et jaune sont reprises des anciennes armoiries d’Aubervilliers — présentant un soleil et un lion passant associés aux armes de France — conservées aux Archives nationales sur un sceau ovale gravé en 1790 par l'assemblée municipale qui fut retenu par la Commission d’héraldique urbaine de la Seine en 1942 mais auquel on préféra le blason actuel.

[modifier] Jumelages

[modifier] Éducation

Liste des collèges et lycées :

[modifier] Culture

  • Le Théâtre de la Commune, un des premiers centres dramatiques nationaux établis en banlieue depuis plus de trente ans, est reconnu internationalement[réf. nécessaire]. Il est aujourd’hui dirigé par Didier Bezace (qui a reçu en 2005 deux Molières, dont celui de la mise en scène pour la pièce La Version de Browning).

Dernièrement ce sont les Laboratoires d’Aubervilliers et la Villa Mais d’Ici qui sont venus enrichir les infrastructures culturelles. Le cinéma est également à l’honneur grâce à la salle de cinéma Le Studio classée « Art et essai » qui présente, outre ses programmes réguliers, un « Festival pour éveiller les regards », à l’intention du jeune public.

Enfin Aubervilliers dispose, en partenariat avec La Courneuve, d’un conservatoire de musique (avec le statut de Conservatoire à rayonnement régional) qui forment 1 400 élèves à travers une vingtaine de disciplines musicales. La ville est encore dotée d'un centre d’arts plastiques (Capa), d'un studio d’enregistrement, du Métafort[réf. nécessaire] et quatre bibliothèques complètent ce dispositif.

La culture à Aubervilliers, c’est un tissu associatif très riche[réf. nécessaire].

La ville vit également au rythme des festivals (Banlieues bleues, Villes des Musiques du monde, Festival pour éveiller les regards).

[modifier] Aubervilliers dans la littérature, la chanson et le cinéma

  • Jacques Sommer a consacré un recueil de poésie "La prose d'Aubervilliers" aux éditions Dumerchez.
  • Pierre Perret a consacré une chanson à la ville Salut l'ami d'Aubervilliers.
  • Mireille Mathieu a chanté Noël D'aubervilliers.
  • Michel Mallory a composé Le cow-boy d'Aubervilliers.
  • Édith Piaf chante "Les Neiges de Finlande" texte de Henri Contet 1958 : Aubervilliers est cité.
  • Philippe Clay chante "Le Festival d'Aubervilliers"
  • Léo Ferré chante "Monsieur Tout Blanc" et évoque Aubervilliers
  • Robert Ripa à chanté "Les Arbres d'Aubervilliers" (Havet-Lutereau) (45t Vogue 1959) chanson lauréate du Coq de la chanson française 1959.
  • André Verchuren joue "Festival d'Aubervilliers" (Vic-Bérard) (45t Visadic) instrumental à l'accordéon , reprise de la chanson de Philippe Clay.
  • Dominique Grange: Nous Sommes Les Nouveaux Partisans (45t expression spontanée) chanson de lutte où Aubervilliers est tristement cité.
  • Au printemps 2008, Danièle Thompson a tourné plusieurs scènes de son film Le code a changé à Aubervilliers
  • Philippe, chante sa réponse au Cow-Boy d'Aubervilliers de Michel Mallory : "L'Indien De Levallois" (45t MF) 1974.
  • Christiane Gaud et Bernard Pisani chantent avec Les Petits Chanteurs d'Aubervilliers (45t Auvidis) 1978.
  • L'Accordéon-Club d'Aubervilliers à Travers Le Monde: (33t DISC B.S) 1978
  • Les Petits Chanteurs d'Aubervilliers et la Chorale Jean-Baptiste De La Salle de St-Denis (33t "tout autour du monde... PRES) 1984.
  • Reynaldo Hahn : Ciboulette, opérette en 3 actes, 1923, livret de Robert de Flers & Francis de Croisset - Le troisième tableau (acte 2) se situe à l' "intérieur d'une ferme à Aubervilliers" en 1867. L'héroïne éponyme de l'oeuvre - Ciboulette - est la fille de maraîchers locaux.

[modifier] Personnalités liées à la ville

[modifier] Histoire

[modifier] Histoire politique

[modifier] Artistes

[modifier] Sportifs

[modifier] Bibliographie

  • Maurice foulon, Léo Demode (préface de Pierre Laval, maire d'Aubervilliers), Aubervilliers sous la Révolution et l'Empire (Notes d'histoire locale), Imprimeries Mont-Louis à Clermont-Ferrand, 1935 
  • Jacques Grossard, Huit villes à découvrir en Île-de-France : Plaine Commune, Vendredi Treize éditions, coll. « Urban's guide », Neuilly-sur-Seine, 2007, 96 p. (ISBN 978-2-9530241-0-4) [prés. en ligne] 
  • Dessain, Jacques, Aubervilliers à travers les siècles. 1, Des origines aux guerres de religion, Société de l'Histoire et de la Vie à Aubervilliers, Aubervilliers, 1988, 96 p. 
  • Dessain, Jacques, Aubervilliers à travers les siècles. 2, Des guerres de religion à la Fronde, Société de l'Histoire et de la Vie à Aubervilliers, Aubervilliers, 1991, 112 p. 
  • Dessain, Jacques, Aubervilliers à travers les siècles. 3, Sous le règne de Louis XIV [1653-1715], L et J Dessain, Aubervilliers, 1993, 111 p. 
  • Dessain, Jacques, Aubervilliers à travers les siècles. 4. 1ère partie, Un siècle de bouleversements, 1715-1815. De la royauté à la république, 1715-1794, L et J Dessain, Aubervilliers, 1998, 317 p. 
  • Dessain, Jacques, Aubervilliers à travers les siècles. 4, Un siècle de bouleversements, 1715-1815. 2e partie, Le pouvoir des propriétaires, 1794-1815, L et J Dessain, Aubervilliers, 2002, 189 p. 
  • Dessain, Jacques, Chroniques d'Aubervilliers [Texte imprimé] : 1815-1848 : le village s'agrandit, Louisette et Jacques Dessain, Les Ateliers de Saint-Denis, Saint-Denis, 2005, 80 p. 
  • Dessain, Jacques, Heurs et malheurs des curés d'Aubervilliers, Aubervilliers : L. et J. Dessain, DL 2007

93-Saint-Denis : Impr. CAT Vivre autrement à Saint-Denis, Saint-Denis, 2008, 46 p. 

  • Bonneff, Léon (préface de Henry Poulaille), Aubervilliers - Roman, Société de l'Histoire et de la Vie à Aubervilliers/ le vent du ch'min, Saint-Denis, 1949 (1ère édition, L'Amitié par le Livre), 291 p. 
  • Collectif - Société de l'Histoire et de la Vie à Aubervilliers, Aubervilliers notre village. Promenade "rétro" à Aubervilliers ou du temps où nos parents étaient petits, Société de l'Histoire et de la Vie à Aubervilliers, Aubervilliers, 1985, 109 p. 
  • Desain, Jacques; Fath, Claude; Karman, Jean-Jacques, Histoire des rues d'Aubervilliers (3 tomes), Journal d'Aubervilliers [supplément à ], Aubervilliers, publication de 1984 à 1987, 288 p. 

[modifier] Notes et références

  1. NOTA : L'église Notre-Dame-des-Missions est classée MH depuis 1908
  2. Plongez dans la mémoire de « la Petite Prusse », 7 mars 2009, Le Parisien, édition de Seine-Saint-Denis. Consulté le 8 mars 2009
  3. L'immigration et l'opinion en France sous la Cinquième République, Yvan Gastaut, Paris, Editions du Seuil, 2000, ISBN 2-02035417-9, pages 52-60.
  4. Du blason au logo. Site de la mairie d'Aubervilliers.
  5. GASO-Banque du blason
  6. Source : PCF Aubervilliers
  7. Une école en location pour la rentrée 2010, Le Parisien, édition de Seine-Saint-Denis, 20 avril 2009.
  8. abcd « Le guide des collectivités locales », dans "Bienvenue ! La Seine-Saint-Denis", édité par le Comité d'expansion (COMEX) de la Seine-Saint-Denis, Mai 2008 
  9. Le « mode de Wenzhou », bien vu par un maire français, 3 décembre 2008, French.China.org. Consulté le 3 décembre 2008
  10. - L'Express - Richesse des habitants
  11. Palmarès du concours Villes et villages fleuris - Seine Saint Denis. Consulté le 18 juin 2008
  12. Vitraux de Notre-Dame-des-Vertus. sur le site des églises catholiques d'Aubervilliers. Consulté le 28 juillet 2008
  13. Église Notre-Dame-des-Vertus sur Site du comité départemental du tourisme. Consulté le 28 juillet 2008
  14. Église Notre-Dame des Vertus sur le site de l'Atlas du patrimoine de Seine-Saint-Denis. Consulté le 28 juillet 2008
  15. Création d'une zone franche urbaine : actualité de la Ville d’Aubervilliers
  16. La ZAC a en effet été créée par délibération du Conseil communautaire de Plaine Commune du 30 mars 2004, après annulation par le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise d'un précédent projet, plus ambitieux, dénommé ZAC Porte d’Aubervilliers
  17. La taille du centre commercial a été réduite de 52 295 m² à 42 000 m² de surface de vente (SV), par rapport à celui envisagé dans le cadre du projet annulé de la ZAC de la Porte d'Aubervilliers. En particulier, l'hypermarché a vu sa surface réduite de 12 000 m² SV à 4 100 m² SV
  18. Elodie Soulié, « AUBERVILLIERS : Un chantier anticrise pour les PME locales - Les promoteurs du futur centre commercial du Canal s’engagent à favoriser les entreprises du département. A la clé : 100 M € pour le BTP. », dans Le Parisien - Édition de la Seine-Saint-Denis, 23 décembre 2008 
  19. Le Parisien, 12 juillet, édition de Seine-Saint-Denis, page III
  20. Nouveau quartier intercommunal « Gare des Mines / Fillettes », 31 octobre 2008, Mairie de Paris. Consulté le 2 novembre 2008
  21. Journal Officiel, Loi n°64-707 du 10 juillet 1964 portant sur la réorganisation de la région parisienne
  22. Source : http://elections.leparisien.fr/elections-municipales-2008/seine-saint-denis-93-municipales/5971-aubervilliers-au-bord-de-la-crise-de-nerfs.php Le Parisien, édition Seine-Saint-Denis du 14 mars 2008
  23. Résultats des élections municipales 2008 - 2nd tour
    Votants 50,3 %
    Exprimés 49,0 %
    Liste Salvator (PS) - 41,5% des exprimés - 35 sièges
    Liste Beaudet (PCF) - 38,5 % des exprimés - 9 sièges
    Liste Ménia (UMP) - 7,8 % des exprimés - 2 sièges
    Liste Augy (MoDem) - 12,2 % des exprimés - 3 sièges
    Source Le Parisien.
  24. Du blason au logo… L'image de la ville document en ligne sur le site municipal.
  25. La chanson des enfants de Jacques Prévert
  26. Aubervilliers mon amour, 30 octobre 2008, Nouvel Observateur. Consulté le 31 octobre 2008
  27. Hommage à Léon Jouhaux (1879-1954), Notes d'Iéna n° 171, janvier 2004. Publication du Conseil économique et social.

[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes

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  • (fr) site web de la mairie d'Aubervilliers
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