Aubervilliers

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Aubervilliers
Centre d'Aubervilliers.
Centre d'Aubervilliers.
Blason de Aubervilliers
Blason
Logo
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-Saint-Denis
Arrondissement Saint-Denis
Canton chef-lieu de deux cantons
Aubervilliers-Est, Aubervilliers-Ouest
Intercommunalité Communauté d'agglomération Plaine-Commune[Note 1]
Maire
Mandat
Pascal Beaudet
2014-2020
Code postal 93300
Code commune 93001
Démographie
Gentilé Albertivillariens
Population
municipale
75 598 hab. (2011)
Densité 13 125 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 54′ 47″ N 2° 23′ 00″ E / 48.9131, 2.3832 ()48° 54′ 47″ Nord 2° 23′ 00″ Est / 48.9131, 2.3832 ()  
Altitude Min. 33 m – Max. 46 m
Superficie 5,76 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Aubervilliers

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Aubervilliers
Liens
Site web aubervilliers.fr

Aubervilliers est une commune française située dans la banlieue immédiate de Paris au nord-est, précisément dans le département de la Seine-Saint-Denis en région Île-de-France. Ses habitants sont appelés les Albertivillariens.

Son identité urbaine et humaine est marquée par l’héritage de l’industrie et du travail. La ville, à l’origine[réf. nécessaire] de la constitution de la communauté d'agglomération Plaine-Commune, présente de forts potentiels pour le développement de l’agglomération parisienne à laquelle elle est intimement liée. Elle est limitrophe du 19e arrondissement de Paris, de Pantin, de La Courneuve et de Saint-Denis

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Aubervilliers dans l’agglomération parisienne.

La commune, située dans La Plaine Saint-Denis est bordée à l’ouest par Saint-Denis, au nord par La Courneuve, à l’est par Pantin et au sud par Paris. Elle se trouve dans l’unité urbaine et dans l’aire urbaine de Paris.

Géologie, relief et hydrographie[modifier | modifier le code]

Le canal Saint-Denis traverse l’ouest de la ville.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Aubervilliers est une commune limitrophe de Paris (Porte d'Aubervilliers et Porte de la Villette), et bénéficie donc de nombreuses voies de communication, dont le Boulevard périphérique de Paris, l'autoroute A86, les anciennes routes nationales RN2 et 301, qui lui donnent un accès aisé à l'ensemble du réseau routier et autoroutier francilien, ainsi qu'aux aéroports du Bourget, de Roissy.

Elle est traversée par le Canal Saint-Denis, où se trouvaient autrefois d'importants ports fluviaux, la ligne ferroviaire Paris - Hirson et, autrefois, par le Chemin de fer industriel de Saint-Denis/Aubervilliers, qui desservait la Plaine Saint-Denis.

Transports en commun actuels[modifier | modifier le code]

La ligne était autrefois desservie par de nombreuses lignes de tramway
On voit ici le terminus de la ligne AR (Aubervilliers - République) des TPDS...
...et un tramway électrique à impériale, également des TPDS, circulant sur la ligne Place de la République - Gare de l'Est - Cimetière parisien - Quatre Chemins - Aubervilliers[1].
La station Front Populaire de la ligne 12

Elle est desservie :

Elle dispose de deux accès au boulevard périphérique, par la porte d'Aubervilliers et par la porte de la Villette.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Les principaux quartiers que compte la ville sont :

  • les Quatre-Chemins ;
  • le Quarante-Cinq à La Villette ;
  • la Maladrerie (et les 800 logements - Elle forme une ZFU) ;
  • le Pont-Blanc/Vallès/Hemet (l'agglomération s'appelle « Vallès la Frette ») ;
  • le Landy (partagé entre Aubervilliers et Saint-Denis) ;
  • la cité Crèvecœur ;
  • la cité du 112 ;
  • la cité République (dénomination officielle) ;
  • Sadi-Carnot ;
  • Les Presles ;
  • la cité Heurtault ;
  • Les Fleurs;
  • la cité Gabriel-Péri ;
  • Les Fusains ;
  • le square des roses ;
  • Le fort.

Depuis 2007, l'agglomération du quartier de la Maladrerie et de la cité des 800 logements forment une zone franche urbaine[2].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Projets[modifier | modifier le code]

Projet Canal - Porte d’Aubervilliers[modifier | modifier le code]

En limite de Paris, le long de la darse du canal Saint-Denis a été créée la ZAC Canal Porte d’Aubervilliers[4] s’étend sur 6  ha. Ses aménagements ont été conçus par l’architecte Antoine Grumbach et le premier coup de pioche est prévu en novembre 2007 par la construction du centre commercial par ICADE associé à la Ségécé.
Elle comprend :

  • un centre commercial[5] de 56 000 m², dont 4 100 m² pour l’hypermarché alimentaire, et comprendra 17 moyennes surfaces pour 21 910 m² et 95 boutiques ;
  • TV-Cité, espace de 4 000 m² comprenant un musée de la télévision, des salles de projection et de réunion, un studio, une chaine locale de télévision. L’équipement développera des partenariats avec l’INA qui y trouvera un espace permettant de rendre accessible son fond d’images et de sons créés sur plus de 60 années de radio ou de télédiffusion, et s’accompagnera d’une école de formation aux métiers de l’audiovisuel.
    Certaines des moyennes surfaces du centre commercial seront liées à TV-Cité, telles qu’un magasin DVD/CD/librairie, loueurs de matériels ou de supports de diffusion ;
  • 160 000 m² de bureaux ;
  • 380 logements nouveaux (ainsi que la conservation de certains logements existants sur le site) et un hôtel 4 étoiles ;
  • un pôle d’une dizaine de lieux de restauration.
Travaux de réurbanisation sur la darse de la Charbonnière

Est également inscrite la mise en valeur paysagère de la darse des magasins généraux du Canal Saint-Denis, soit 12 000 m² d’espaces verts, promenades et bassins au bord du canal, auxquels s’ajouteront les installations du pépiniériste Delbard, et notamment son espace d’exposition dénommé l'Art des jardins et du paysage. Des aménagements sont prévus ainsi qu’une passerelle pour lier la ZAC Canal Porte d’Aubervilliers avec le Parc du Millénaire à Paris, qui fait partie de la zone d’aménagement dite Paris Nord-Est. Ce sont 15 000 emplois qui devraient y être créés, avec notamment 500 emplois directs et indirects liés au chantier, puis 180 pour l’hypermarché, 917 dans les boutiques et restaurants et 440 dans les grandes surfaces, auxquels s’ajouteront donc les emplois des immeubles de bureau.

Par ailleurs, les porteurs du projet ont signé une convention prévoyant la promotion de l’emploi local et « des actions en faveur du développement économique des entreprises de Seine-Saint-Denis », et notamment des commerces situés à proximité[6]

Parc du Millénaire[modifier | modifier le code]

Cette zone située près du périphérique extérieur accueille depuis juin 2007 deux immeubles de bureau (dont le siège d’Icade) pour une surface totale de 30 000 m². Le parc achevé, il présentera six cents mètres de façades le long du boulevard périphérique, soit quatre immeubles et 110 000 m².

Campus Condorcet et Gare des mines[modifier | modifier le code]

Dossier présenté conjointement par l’École des hautes études en sciences sociales, l’École pratique des hautes études, l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, l’Université Paris VIII, l’Université Paris 13 et l’École nationale des chartes, ce projet de nouveau campus destiné principalement à l’enseignement et la recherche en sciences humaines a été retenu en juillet 2008 parmi les dix projets du plan campus du ministère de l’enseignement supérieur. Il devrait se concrétiser à partir de 2012[7].

Ce projet de la Place du Front-Populaire prévoit la construction de 635 logements autour d’une nouvelle place près de la nouvelle station de la ligne 12 Front Populaire, ouverte en décembre 2012.

Paris, Saint-Denis et Aubervilliers ont signé en octobre 2008 un protocole pour la création d’un quartier intercommunal sur le site dit de la « Gare des mines ». Cette friche industrielle de 22 ha à cheval sur les trois villes prévoit la construction de 1500 logements (2/3 Paris, 1/3 Plaine Commune), dont de 40 % de logements sociaux et réalisation des équipements associés, écoles, crèches et terrains de sport, 140 000 m2 de bureau et d’activités (2/3 Paris, 1/3 Plaine Commune) pour un objectif de 3500 emplois à terme sur le site, limitrophe du Campus Condorcet. Sur le territoire d’Aubervilliers, une école et une crèche seront construites[8].

Centre aquatique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Le stade nautique olympique.

Inscrite dans le projet de candidature « Paris 2012 », la piscine olympique devait être construite sur Aubervilliers. Malgré l’échec de la candidature de Paris, le Président, le Premier ministre et le ministre chargé des Sports, ont confirmé que l’État financerait la réalisation du centre nautique. La construction de cette piscine s’accompagne d’une tour de bureaux de 150 à 230 m.

Sa réalisation confortera la dynamique urbaine engagée autour de la Gare de La Plaine - Stade de France avec la création du Stade de France, tout en satisfaisant les besoins d’un équipement international exprimé par la Fédération française de natation, ainsi que par la communauté d’agglomération Plaine-Commune, car les piscines de l’agglomération ne suffisent plus à répondre à la demande.

Compte tenu des difficultés à financer le projet, la livraison n'est pas prévue avant 2016.

Canal Saint-Denis : berges du canal et « Parc Canal »[modifier | modifier le code]

Le canal Saint-Denis au niveau de l’écluse no 2 dite des Quatre-Chemins.

Aubervilliers, Saint-Denis et Plaine-Commune considèrent que les sites dessinés par le canal sont à reconquérir comme espaces paysagers, de détente et de loisirs, tout en conservant leur vocation économique. Ce projet, dont l’achèvement est prévu pour 2006, est élaboré en partenariat avec la ville de Paris, qui est propriétaire du canal et de ses berges, en concertation avec les habitants, mais aussi en partenariat avec le Département et la Région Île-de-France car il constitue un axe majeur de liaisons douces à l’échelle du territoire.

Logements[modifier | modifier le code]

Le parc de logements d'Aubervilliers est composé à 42,2 % de HLM.

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Après quarante années de tractations politiques, Aubervilliers, qui est à ce jour la seule ville jouxtant Paris qui ne possède aucune desserte de métro en centre-ville, a obtenu des pouvoirs publics en 2005 le lancement du prolongement de la ligne 12 jusqu'à la mairie. Ce prolongement prévoit la création de trois nouvelles stations. La première, Front Populaire, qui se situe à la limite de Saint-Denis (Place du Front Populaire, à l'angle des rues Proudhon et Gardinoux) a ouvert le 18 décembre 2012[9].

Au niveau de cette station devrait passer à terme un tramway, le T8, reliant la future gare Rosa Parks à Saint-Denis, Villetaneuse et Épinay-sur-Seine. Cette partie du tramway n'est toutefois pas actuellement financée. Il faut en outre y ajouter le prolongement du T3b qui longe Aubervilliers par le sud.

La station desservira notamment le parc d'activité des EMGP, célèbre pour ses nombreux studios de télévision, ainsi que le futur Campus Condorcet.

Aubervilliers devient une ville de plus en plus attractive et qui bénéficiera dans les 5 à 6 prochaines années de la piscine olympique prévues à l'origine pour les J.O. de 2012, du centre international de formation des chercheurs et ingénieurs de Saint Gobain, de la création du Campus Condorcet accueillant entre autres l'École des Hautes Études en Sciences Sociales et une partie des étudiants de la Sorbonne, le grand centre commercial Le Millénaire (ouvert en avril 2011), le Conservatoire régional Aubervilliers-La Courneuve, etc…

Toponymie[modifier | modifier le code]

Commune de la Seine-Saint-Denis (93)
Seine-Saint-Denis-Position.svg Localisation du département en France

La ville est mentionnée sous la forme latinisée Albertivillare en 1059[10]. D'où le gentilé d'Albertivillarien pour désigner les habitants.

Nom de lieu en -villiers (variante de -villier, -villers, -viller, issu du bas latin villare, dérivé de villa, ferme, village, puis ville) appellatif caractéristique de domaines agricoles de l'époque mérovingienne et carolingienne. Le premier élément est le nom de personne germanique Adalbertus qui a donné les prénoms Albert (forme savante) et Aubert (forme populaire), devenu patronyme. Homonymie avec un hameau de Seine-et-Marne, Aubervilliers et certains Auberville de Normandie (les autres s'expliquant par le nom de personne norrois Osbern > Auber, nom de famille normand).

Histoire[modifier | modifier le code]

Fonts baptismaux (date ?) de l’église Notre-Dame-des-Vertus.

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Comme nombre de communes de la petite couronne, cette ville a longtemps été un domaine rural. Connu autrefois sous le nom de Notre-Dame-des-Vertus, ce village est dans une plaine qui produit les meilleurs légumes des environs de Paris.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Aubervilliers n’apparait pas dans les archives[réf. nécessaire] avant 1060, date à laquelle Henri Ier en fait donation au prieuré Saint-Martin-des-Champs. En 1111, les serfs d’Aubervilliers sont affranchis. En 1182 le prieuré Saint-Martin-des-Champs, sis à Paris, accorde aux bouchers de Paris le droit de faire paître gratuitement leur bétail dans les champs une fois les récoltes faites. En 1221, Guillaume Bateste, seigneur de Franconville, devient le premier seigneur du Vivier les Aubervilliers. L'église, qui dépendait au commencement du XIIIe siècle d'une des paroisses de Saint Denis, devint bientôt fameuse par les miracles qu'y opéra une image de la Vierge[11].

En 1336, l’abbé Jacques Du Breul, prieur de Saint-Germain-des-Prés, rapporte le Miracle de la pluie : Une jeune fille occupée à parer de fleurs la statue de la Vierge dans l’église voit son visage ruisseler de larmes alors que la pluie se met à tomber sur les récoltes desséchées. En 1338, le roi Philippe de Valois et la reine sa femme se rendirent à Aubervilliers pour visiter l'image. De 1340 à 1792, on s'y rendait en foule chaque année de Paris et de ses environs. En 1402, Michel de Laillier, seigneur d’Ermenonville devient seigneur du Vivier les Aubervilliers. En 1429, la ville est occupée par les Anglais qui est reprise par Michel de Laillier en 1436. Louis XI s'y rendit en novembre 1474, chez Pierre L’Orfèvre, nouveau seigneur du Vivier, puis en août 1478. L'image de la Vierge en plomb, que ce roi portait a son chapeau était la représentation de celle d'Aubervilliers.

En 1531 la Seigneurie du Vivier les Aubervilliers est vendue à la famille de Montholon qui la gardera jusqu’en 1779. La façade et la tour de l'église furent construites sous le règne de Henri II. Les guerres civiles que la faction des Armagnacs excita en France entraînèrent la destruction de ce village, mais les abondantes aumônes des nombreux pèlerins qui y arrivaient de tous côtés permirent de le rebâtir promptement. Le , une bataille eut lieu dans La Plaine Saint-Denis opposant l’armée catholique d’Anne de Montmorency aux troupes protestantes de Condé.

Henri IV habita Aubervilliers pendant le siège de Paris en 1590.

De la Renaissance au XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

La venue de Louis XIII en 1613, puis en 1614 et 1628, permet le développement du pèlerinage à Notre-Dame des Vertus. Jacques Gallemant, curé d’Aubervilliers, permet à une communauté d’Oratoriens de s’installer en 1618 à Aubervilliers. Ils prennent la charge de l’église Notre-Dame-des-Vertus[12] et développèrent un pèlerinage important autour de la statue de la Vierge d'Aubervilliers. L’installation à partir de 1622 d’une « Maison de Notre-Dame des Vertus » des oratoriens de Jean de Bérulle, puis son extension tout au long du XVIIe siècle, fait d’Aubervilliers un important centre de la spiritualité catholique française. Des penseurs « pieux et religieux illustres » comme François de Sales, Vincent de Paul, Jean Eudes - il y restera deux ans – Jean-Jacques Ollier, Jean-Baptiste de la Salle, le philosophe Nicolas Malebranche, ou le fils du grand Racine, le poète Louis Racine, participent à son pèlerinage et y viennent en retraite. À la fin de ce siècle et dans la première moitié du XVIIIe siècle, la Maison des Oratoriens d’Aubervilliers devient une « place forte » de la dissidence janséniste.

En 1649, lors de la Fronde, Aubervilliers tombe dans la misère. Les cultures sont ravagées, la mort rode et la population baisse. On comptera 125 décès en 1652 pour une population d’environ 1 500 habitants. Toutefois le petit bourg renaitra, car il est jusqu’au XIXe siècle peuplé d’agriculteurs. La proximité des marchés de Paris favorise la culture maraichère, notamment dans la "plaine des Vertus, célèbre pour ses oignons et légumes divers[13]. 1690 : Les Oratoriens d’Aubervilliers prennent le parti des Jansénistes. L’existence de la ferme Mazier au 70 rue Heurtault est attestée, par un document, en 1699.

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

 : 1re réunion de l’assemblée municipale d’Aubervilliers. 1789 : Rédaction d’un cahier de doléances, plaintes et remontrances par Mesme Monard, curé de la paroisse, et un des leaders de la contestation chez les oratoriens. Le 24 janvier 1790, élection du 1er maire d'Aubervilliers : Nicolas Lemoine. 1792 : délimitation de la commune d’Aubervilliers.

La plaine d'Aubervilliers fut, en 1814 puis 1815, le théâtre d'un combat sanglant entre les troupes françaises et les Prussiens, qui la prirent et reprirent plusieurs fois. Les soldats français, accablés par le nombre, furent finalement contraints de l'abandonner.

De la Restauration à la Commune de Paris[modifier | modifier le code]

Batterie dirigée sur Paris durant l’insurrection de la Commune au fort d’Aubervilliers. Cliché Liébert.
Aubervilliers en 1888. Carte d’état-major.
L’Usine de la Nationale au début du XXe siècle
La même usine, vue de l’intérieur

, ouverture du canal Saint-Denis. En 1832, une épidémie de choléra décime la population. 1840 : L'industrie se met en place par une fabrique de savons résineux. Le fort d'Aubervilliers est construit en 1843. Il fait partie des ouvrages décidés en 1840 par Thiers qui, afin de protéger Paris et le cas échéant, mater ses rebellions, forment une ceinture éloignée. Il servira notamment à la répression[réf. nécessaire] de la Commune de Paris. Les terrains du fort et de ses dépendances sont annexés par Aubervilliers. 1861 : Création du marché forain du Centre.

La Révolution industrielle et l’expansion de Paris changent radicalement la donne. Les industries s’installent au bord du canal. Le , le Baron Hainguerlot commence l'exploitation des Magasins Généraux à St Denis. En 1866, il s'installe sur Aubervilliers. En 1866, la Société des Manufactures des glaces et produits chimiques de Saint Gobain, Chauny et Cirey acquiert la fabrique d’acide sulfurique de John Frédéric Boyd située rue du Landy. Le 12 septembre 1867, la Dame Lequin[14] commence l'exploitation d'une fabrique d’allumettes chimiques au lieu-dit La Motte, rue du Vivier[15]. Pendant le siège de Paris de 1870, l'administration municipale se réfugie dans la capitale, au 20 boulevard de Strasbourg. Au début de l'année 1877, le tramway arrive dans le centre ville. En 1879, la boyauderie M. Jacquart s’installe [16].Elle est rachetée plus tard par Witt SA, un boyaudier de La Courneuve. L'ensemble des bâtiments est racheté en 1921 par les établissements Wanner qui y fabriquent des matériaux isolants : plaques de carreaux notamment de plâtres et de lièges. une fabrique de dégras (huiles et de graisses industrielles), s'installe au chemin Haut de St Denis à Aubervilliers[17] et restera en activité jusqu'à la seconde guerre mondiale. 1898, construction d’un dépôt de tramways situé à l’angle de l’avenue de la République, au numéro 30 et de la rue du Midi[18].

De la Belle Époque à la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

À la fin du XIXe siècle, la vie du petit bourg est déjà intimement liée à l’industrialisation naissante. Des Belges, des Lorrains, des Alsaciens, des Bretons, des Espagnols, des Italiens arrivent par vagues successives. Cette capacité d’absorption et de brassage des populations caractérise l’histoire de la commune. Les ouvriers viennent habiter la banlieue, moins chère[réf. nécessaire] que la capitale. Depuis, Aubervilliers est une ville multiculturelle, où cohabitent plus de 70 nationalités[réf. nécessaire].

Pendant plusieurs décennies, les grandes industries forgeront l’identité de la ville.

Le quartier des Quatre-Chemins qui chevauche la limite de territoire communal d’Aubervillers et de Pantin, était surnommé de manière péjorative « la Petite Prusse », en rapport avec les nombreux immigrés venus y travailler à la verrerie Saint-Gobain, implantée en 1866 au bord du canal. L’identité du quartier le conduit même à demander en vain un statut de commune de plein exercice, à la fin du siècle[19].

  • 15-16 avril 1900; incendie de l’église.
  • 1908, installation des émailleries Edmond Jean.
  • 1923 : Pierre Laval devient maire d’Aubervilliers.
  • 1927 : Construction du bureau de poste principal rue Achille-Domart.
  • 1929 : Construction de 186 logements à bon marché et de 4 boutiques par la Société anonyme d’HBM d’Aubervilliers, avenue Jean-Jaurès, face au Fort.
  • 1931 : Construction de 110 logements à bon marché et de 4 boutiques par l’Office public d’HBM d’Aubervilliers, rue de la Goutte d’Or et rue Bordier. Les travaux du stade municipal Auguste-Delaune se terminent.
  • 1944 : la division Leclerc stationne sur la RN2 [20]. Charles Tillon devient maire.

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

  • 1948 : Construction de 142 logements au Pont Blanc.
  • 1953 : Charles Tillon démissionne, Émile Dubois le remplace ; 19 avril, construction du groupe HLM des Prés Clos ; 14 juillet, livraison de la Cité Ethel et Julius Rosenberg, avenue du Président-Roosevelt.
  • 18 juillet 1954 : construction de 37 logements au 37 rue des Grandes-Murailles.
  • 1957, à la suite du décès de Émile Dubois, André Karman devient maire.
  • 1958, Construction de la cité Gabriel-Péri.
  • 15 mai 1965, livraison de la cité Maurice-Thorez au 21 rue des Cités.
  • 1969, construction de la cité République située 64-68 avenue de la République
  • Dans la nuit du 1er au , cinq Africains trouvent la mort dans un Foyer de travailleurs migrants par une asphyxie due à un chauffage de fortune. Ce drame connaît un fort retentissement et donne lieu à un vif débat sur l’immigration et les conditions de vie dans les foyers. Malgré l’appel lancé à des funérailles dans l’intimité le 10 janvier, elles furent marquées par l’irruption de manifestants de la Gauche prolétarienne et de personnalités comme Kateb Yacine, Jean-Paul Sartre et Michel Rocard. Le bidonville d’Aubervilliers fut visité deux jours plus tard par le premier ministre Jacques Chaban-Delmas, suivi le 14 janvier par un débat télévisé, contesté, des Dossiers de l’écran. Ce drame marquera durablement la représentation de l’immigration dans l’imaginaire collectif français[21].
  • En 1972, le bidonville d'Aubervilliers situé chemin de Halage, le long du canal, près du pont de Stains disparait complètement. La Tour La Villette, construite en 1974, est un exemple d’architecture contemporaine.
  • 1978 : Rénovation du quartier de la Maladrerie.
  • 1979 : Inauguration des stations de métro Aubervilliers - Pantin - Quatre Chemins et Fort d’Aubervilliers.
  • 1984 : décès d’André Karman, Jack Ralite devient maire.

La construction du Stade de France en 1998 a été un élément dynamisant de l’urbanisme dela Plaine Saint-Denis. Avec ses 750 hectares aux portes de Paris, la Plaine Saint-Denis couvre le tiers du territoire albertivillarien et s’étend également sur ceux de Saint-Denis et de Saint-Ouen. Depuis le début des années 2000, ce secteur, qui fut l’une des plus vastes zones industrielles d’Europe[réf. nécessaire], est en pleine mutation, et devrait accueillir, à la fin des années 2010, le Campus Condorcet.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Jusqu’à la loi du 10 juillet 1964[22], la commune faisait partie du département de la Seine. Le redécoupage des anciens départements de la Seine et de la Seine-et-Oise fait que la commune appartient désormais à la Seine-Saint-Denis à la suite d'un transfert administratif effectif le .

Situation administrative[modifier | modifier le code]

Aubervilliers est divisée en deux cantons : le canton d'Aubervilliers-Est qui comptait 42 690 habitants en 2011 et le canton d'Aubervilliers-Ouest qui comptait 32 903 habitants.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Lors des élections municipales de 2008, le PS a provoqué une primaire au premier tour du 9 mars 2008, qu’il perdit face à la liste menée par le PCF. Malgré les accords nationaux de désistement au profit de la liste de gauche la mieux placée, la liste du PS menée par Jacques Salvator se maintint au second tour[23] et gagna l’élection par 41,48 % des suffrages exprimés, face à la liste du maire sortant, Pascal Beaudet (PCF), à celle de l’UMP et à celle du MoDem[24].

En mars 2011, les élections cantonales (canton Aubervilliers-Est) ont à nouveau amené Pascal Beaudet (PCF, PG, GU, NPA, Fédérés) en tête du premier tour (30,9 %) dans un contexte d'abstention record (72,3 %)[25]. La candidate socialiste se maintient à nouveau au second tour, comme en 2008. Mais cette fois-ci, Pascal Beaudet gagne l'élection au second tour (50,76 %). Les deux cantons d'Aubervilliers sont donc désormais tenus par des communistes (Jean-Jacques Karman et Pascal Beaudet).

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Six maires se sont succédé depuis 1945 :

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1953 Charles Tillon PCF ajusteur
1953 1957 Émile Dubois PCF  
1957 1984 André Karman PCF  
1984 2003 Jack Ralite PCF journaliste, ancien ministre, député
2003 2008 Pascal Beaudet PCF instituteur
2008 2014 Jacques Salvator PS Cadre administratif - Médecin de formation
2014 en cours Pascal Beaudet PCF  

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique depuis 1793[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 75 598 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 900 1 884 1 946 1 952 2 213 2 292 2 551 2 853 2 611
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 204 6 098 9 240 12 195 14 340 19 437 22 223 25 022 27 332
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
31 215 34 009 37 558 40 832 48 053 55 714 55 871 53 010 58 740
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
70 632 73 695 72 976 67 719 67 557 63 136 73 506 75 598 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[26] puis Insee à partir de 2004[27].)
Histogramme de l'évolution démographique


Les résultats du recensement de 2009 effectué par l’INSEE et publiés le 29 décembre 2011 montrent que la tendance à la hausse du nombre d’habitants se poursuit aujourd’hui de manière spectaculaire puisqu'en dix ans la population a crû de 18,3 % (11 565 habitants en sus), passant de 63 136 à 74 701 habitants. Si la thèse d’une augmentation de l’offre de logements n’est que très partiellement pertinente, le nombre de logements n'ayant augmenté que de 1 506 de 1999 à 2008, soit 5,3 %, il faudrait considérer la question autrement en l’abordant notamment à partir de la densification de l’occupation des logements, ce qui n’est sans doute pas sans conséquence sur la qualité de vie, et de la forte baisse du nombre de logements vacants, qui sont passés de 3 184 en 1999 à 1 689 en 2008[28].

Entre 1982 et 1999, 43 000 personnes ont déclaré être venues habiter Aubervilliers (soit 64 % de la population de 1999) et, comme la population a décru de 4 600 unités durant la période, on peut en conclure que près de 48 000 personnes ont quitté Aubervilliers. On peut déduire de ces chiffres que seulement un tiers de la population est stabilisée[29].

La décennie 2000-2010 a, en revanche, marqué un redécollage de la démographie dans la foulée du renouveau économique de la Plaine-Saint-Denis. Le solde migratoire de la commune est devenu positif (+ 0,4 % par an de 1999 à 2008) et s’est conjugué avec un solde naturel en croissance (+ 1,5 % par an)[30]. L’augmentation est particulièrement sensible dans le canton ouest de la Villette au Landy. Cette forte reprise rend nécessaire pour la commune la construction d’un établissement scolaire (maternelle et primaire) de 2010 à 2014[31].

En 2008, Aubervilliers compte 29 951 immigrés (soit 40,2 % de la population de la commune, proportion la plus élevée du département), dont 4 058 en provenance de l'Union européenne, 1 379 du reste de l'Europe, 10 976 du Maghreb, 6 140 du reste de l'Afrique[32]. Selon la démographe Michèle Tribalat, en 2005, environ trois quarts des jeunes de moins de 18 ans de la commune seraient étrangers ou français d’origine étrangère, essentiellement du Maghreb et d'Afrique sub-saharienne[33],[34].

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Aubervilliers en 2007 en pourcentage[35].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90 ans ou +
0,4 
3,2 
75 à 89 ans
4,8 
9,4 
60 à 74 ans
9,2 
18,6 
45 à 59 ans
17,9 
24,2 
30 à 44 ans
23,4 
22,2 
15 à 29 ans
23,4 
22,5 
0 à 14 ans
20,9 
Pyramide des âges du département de la Seine-Saint-Denis en 2007 en pourcentage[36].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,6 
3,4 
75 à 89 ans
5,7 
9,5 
60 à 74 ans
9,5 
19,2 
45 à 59 ans
19,0 
22,7 
30 à 44 ans
22,2 
21,9 
15 à 29 ans
22,0 
23,0 
0 à 14 ans
21,0 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Liste des établissements scolaires :

Hôpitaux et cliniques[modifier | modifier le code]

Hôpital européen de Paris La Roseraie

Centre Henri Duchêne

Hôpital du Clos Bénard

Centre de Consultations Médico-Chirurgicales de l’Orangerie

Polyclinique d’Aubervilliers

Sports[modifier | modifier le code]

    • Association Sportive de la Jeunesse d'Aubervilliers (ASJA)
    • Athlétisme C.O.A.
    • Athlétisme CMA
    • Auber Danse de salon
    • Aïkido
    • Badminton, Auber'Bad
    • Basketball (AABB)
    • Boules Lyonnaises
    • Boxe Anglaise - Boxing Beats
    • Bridge
    • Canoë Kayak CMA Plein Air
    • Coureurs de fond
    • Culture Physique CMA
    • Cyclisme Municipal d'Aubervilliers 93
    • Cyclotourisme
    • Danse Antillaise, Colibri des Iles
    • Danse Handicap
    • Danse Hip-Hop, Ethnix Dream
    • Danse Orientale (ACAS)
    • Danse Salsa
    • Echecs
    • Escalade CMA Plein Air
    • Escrime
    • Flash Boxing d'Auber. Boxe Thaï
    • Football A.S.J.A.
    • Football F.S.G.T.
    • Football, F.C.M.A.
    • Gymnastique Sportive CMA
    • Handball CMA
    • Indans'Cité
    • Judo, Jujitsu CMA
    • Karaté club d'Aubervilliers
    • Karaté pour Tous
    • Kung-fu Boxing Club
    • Le Relais créole sports et loisirs d'Aubervilliers
    • MMA Center Fitness
    • Musculation
    • Natation CMA
    • OMJA
    • Paintball Challenge
    • Plongée C.M.A.
    • Pétanque (Casanova)
    • Pétanque (Gabriel Péri)
    • Pétanque (Théâtre)
    • Qwan Ki Do
    • Randonnée pédestre
    • TOP FORME Gym féminine
    • Tennis
    • Tennis de table
    • Totof Muay Thaï
    • Volleyball détente Aubervilliers
    • Yoga et bien être

Médias[modifier | modifier le code]

Aubervilliers était un cœur de plaque ADSL France Telecom, avant que le concept de plaque ne soit abandonné.Plusieurs des serveurs adsl ORANGE sont à Aubervilliers.

  • région ADSL : IDF
  • plaque : IDF-08
  • département : 93

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Quatrième ville du département de la Seine-Saint-Denis sur le plan économique, avec 30 000 emplois et 2 444 entreprises[37] dans le secteur privé, Aubervilliers possède un tissu économique très diversifié.

La ville dispose d’un tissu dense de PME-PMI qui représente 25 % des emplois. Ces PME côtoient des laboratoires de recherche, comme Rhodia (730 emplois[37]) ou Saint-Gobain (400 emplois[37]), et de grands établissements publics tels que France Télécom, la Documentation française, les services transports de La Poste, les ateliers de La Villette du Métro de Paris et un important dépôt d'autobus de la RATP.

77 % des emplois sont aujourd’hui proposés dans les services, les transports et le négoce. Les activités à caractère industriel y sont cependant présentes avec des entreprises comme les lampes Aric, les ascenseurs Thyssen, Messier-Bugatti, Cookson, France-Soir. Mais des sièges sociaux et des services administratifs de grandes entreprises s’y sont installés (Rhodia, KDI, Motul, Lapeyre-GME (3400 salariés[37]), Zurich Assurances).

De nouveaux secteurs d’activités se sont développés ces dernières années:

Autre signe de cette mutation : le renforcement des activités de grossistes et d’import-export. Avec plus de 300 établissements concentrés dans les Entrepôts et Magasins généraux de Paris (EMGP) et aux abords de la Porte d'Aubervilliers (quartier de La Haie-Coq), ce secteur constitue un nouveau pôle économique en fort développement. Les importateurs de la Haie-Coq diffusent dans toute la France des produits manufacturés à bas prix de toutes sortes (textiles, montres, jouets, décoration, gadgets), provenant généralement de Chine, une importante communauté chinoise originaire de la région de Wenzhou vivant sur place[38]. La communauté grossistes d'Aubervilliers prend essentiellement sa forme par le centre de grossistes "le marché CIFA"[39].

Mais l'essor économique que connait la ville a des limites. Aubervilliers détient un taux de chômage culminant à 23,3 %. Il faut aussi noter qu'Aubervilliers est une des villes à la population la plus pauvre d'Île-de-France avec un revenu par ménage de 10 603 euros par an[40].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Notre-Dame-des-Vertus, décembre 2006.
Les Quarante-Cinq. Au second plan, la Tour La Villette

Le centre ancien d'Aubervilliers se situe autour de l'église Notre-Dame-des-Vertus. L'église Notre-Dame-des-Vertus est édifiée au XVe siècle sur un plan rectangulaire, de type halle. La voûte de la nef est ornée d'une clé représentant la Vierge. Le clocher est érigé en 1541 sous François Ier, la façade achève l'édifice en 1628 ; Louis XIII en a décidé la construction dans le style jésuite pour manifester sa reconnaissance à la Vierge après sa victoire sur les protestants. Les vitraux, soufflés lors de l’explosion de la poudrerie du fort de La Courneuve, le 15 mars 1918, ont été refaits par l’atelier Charles Champigneulle. Ils représentent les miracles de Notre Dame des Vertus[41]. L'orgue dont la facture instrumentale (1770-1780) est l'œuvre de François-Henri Clicquot, constitue le seul instrument francilien du XVIIe siècle dans le département. La partie instrumentale est classée au titre des monuments historiques depuis le 30 avril 1975. Elle a été restaurée en 1990 par les facteurs d'orgues Robert Chauvin, Louis Benoist et Pierre Sarelot et l'inauguration de cette restauration a eu lieu en 1990 avec l'organiste Michel Chapuis et le haute-contre Daniel Delarue[42],[43].

Au sein de l’AUA, faisant appel à la construction industrialisée et mettant en forme une architecture combinatoire et proliférante, Jacques Kalisz est l’auteur avec Jean Perrottet de deux édifices à Aubervilliers. Le centre nautique municipal construit en 1969 recourt à l’utilisation de trames orthogonales qui se superposant à 45°. Pour l’OPHLM d’Aubervilliers, ils réalisent la cité République de 1967 à 1969 au 62-64 avenue de la République, affirmant de grands volumes en béton armé aux accents brutalistes ; grand immeuble de logements à plan cruciforme aux élévations pyramidales où Jacques Kalisz s’installe en 1972[44],[45].

  • Le quartier de La Maladrerie

Renée Gailhoustet a conçu le plan masse du quartier de La Maladrerie pour un millier de logements où existait un « quasi bidonville ». Le terrain de 9 hectares est urbanisé en dix tranches de 1975 à 1984 sous la responsabilité d’architectes tels Magda Thomsen, Vincent Fidon, Yves et Luc Euvremer, dans l’esprit d’un lieu continu essentiellement piétonnier et variant les échelles de bâtiments en relation avec les barres et les immeubles déjà existants. Doté de « terrasses-jardins », de patios et de jardins très présents, le projet multiplie les galeries abritées et les dessertes dévolues à une libre appropriation des habitants, dans une démarche qui est aux antipodes des stéréotypes de la construction HLM, sans référence à un découpage en îlots. Outre un foyer de personnes âgées, de bureaux, de commerces, d’une maison de l’enfance et d’un centre socio-culturel (Espace Renaudie), des ateliers d’artistes qui n’étaient pas prévus au départ ont été intégrés à la composition de ce quartier[46].

  • Le lycée d'enseignement général et technique « Le Corbusier »

Le lycée « Le Corbusier », 1997-2003, agrandi et reconstruit par l'architecte Pierre Riboulet.

  • La tour La Villette

Equipements culturels[modifier | modifier le code]

La culture à Aubervilliers est vivante à travers un tissu associatif très riche et se déploie aussi au rythme des festivals (Banlieues bleues, Villes des Musiques du monde, Festival pour éveiller les regards). La ville s’est dotée d’un studio d’enregistrement.

Le théâtre de la Commune

Le théâtre de la Commune, un des premiers centres dramatiques nationaux établis en banlieue depuis plus de trente ans, est reconnu internationalement[réf. nécessaire]. Il est aujourd’hui dirigé par Didier Bezace (qui a reçu en 2005 deux Molières, dont celui de la mise en scène pour la pièce La Version de Browning).

Le cinéma Le Studio

Occupant le même bâtiment que le théâtre, le cinéma est également à l’honneur grâce à la salle de cinéma Le Studio classée « Art et essai » qui présente, outre ses programmes réguliers, un Festival pour éveiller les regards à l’intention du jeune public.

Bibliothèques

Les bibliothèques municipales sont au nombre de quatre.

Espace Jean-Renaudie

L’espace Jean-Renaudie est un centre d’arts plastiques (Capa) installé dans le quartier de la Maladrerie.

Le Métafort d’Aubervilliers

Depuis le [réf. nécessaire], le Métafort s’est installé à proximité du fort d'Aubervilliers.

Le théâtre équestre Zingaro

Phénomène remarqué de cette dernière décennie, le théâtre équestre Zingaro, avec à sa tête Bartabas[47], a établi son campement au fort d'Aubervilliers.

Les Laboratoires d’Aubervilliers et la Villa-Mais-d’Ici

Dernièrement ce sont les Laboratoires d’Aubervilliers et la Villa Mais d’Ici qui sont venus enrichir les infrastructures culturelles.

Le conservatoire à rayonnement régional de musique, de théâtre et de danse d’Aubervilliers-La Courneuve

Aubervilliers dispose en partenariat avec La Courneuve d’un conservatoire de musique et de danse depuis 1974 (statut de conservatoire à rayonnement régional). Il forme 1 400 élèves à travers des disciplines musicales, vocales, théâtrales et chorégraphiques. Des productions d'Opéra sont montées régulièrement, assurant un partenariat important avec les lycées et les établissements culturels du département et de l'île-de-France[48].

Aubervilliers et les arts[modifier | modifier le code]

  • Jacques Prévert a consacré à la ville un long poème « Aubervilliers », extrait du recueil Paroles[49]. Il a également écrit les commentaires du film Aubervilliers (1945), réalisé par Éli Lotar.
  • La culture ouvrière a été immortalisée par le film de Marcel Carné, Le jour se lève, (1939) où Jean Gabin incarne le quotidien tragique d’un ouvrier[50].
  • Jacques Sommer a consacré un recueil de poésie La prose d’Aubervilliers aux éditions Dumerchez.
  • Mano Solo chante Les Chevaux d’Aubervilliers, en référence au théâtre équestre Zingaro de Bartabas.
  • Pierre Perret a consacré une chanson à la ville Salut l’ami d’Aubervilliers.
  • Mireille Mathieu a chanté Noël d’Aubervilliers.
  • Michel Mallory a composé Le Cow-Boy d’Aubervilliers.
  • Édith Piaf chante « Les Neiges de Finlande » texte de Henri Contet 1958 ; Aubervilliers y est faite mention.
  • Philippe Clay chante Le Festival d’Aubervilliers.
  • Léo Ferré chante Monsieur tout blanc et évoque Aubervilliers.
  • Robert Ripa a chanté Les Arbres d’Aubervilliers (Havet-Lutereau), 45 t, Vogue 1959 ; chanson lauréate du Coq de la chanson française 1959.
  • André Verchuren joue Festival d’Aubervilliers (Vic-Bérard) 45 t Visadic, instrumental à l’accordéon, reprise de la chanson de Philippe Clay.
  • Dominique Grange : ""Nous sommes les nouveaux partisans 45 t, Expression spontanée, chanson de lutte où Aubervilliers est tristement citée.
  • Au printemps 2008, Danièle Thompson a tourné plusieurs scènes de son film Le code a changé à Aubervilliers.
  • Philippe chante, en réponse au Cow-Boy d’Aubervilliers de Michel Mallory, L’Indien de Levallois, (45 t MF) 1974.
  • Christiane Gaud et Bernard Pisani chantent avec Les Petits Chanteurs d’Aubervilliers, 45 t Auvidis 1978.
  • L’Accordéon-Club d’Aubervilliers à travers le monde, 33 t DISC B.S, 1978.
  • Les Petits Chanteurs d’Aubervilliers et la Chorale Jean-Baptiste de La Salle de Saint-Denis, (33 t, Tout autour du monde… PRES 1984.
  • Reynaldo Hahn : Ciboulette, opérette en 3 actes, 1923, livret de Robert de Flers et Francis de Croisset, dont le troisième tableau (acte 2) se situe à l’« intérieur d’une ferme à Aubervilliers » en 1867. L’héroïne éponyme, Ciboulette, est la fille de maraîchers locaux.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Histoire politique[modifier | modifier le code]

Artistes[modifier | modifier le code]

Sportifs[modifier | modifier le code]

Héraldique, devise et logotype[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Aubervilliers.svg

Les armes d’Aubervilliers se blasonnent ainsi[53],[54] :

Au premier de gueules à trois besants d’or en pal, au deuxième d’argent à la flèche de sable en pal. L’écu, timbré de la couronne murale à trois tours d’or, maçonnée et ouverte de sable, est posée sur un cartouche en forme de coquille au naturel.

L’assemblée municipale d’Aubervilliers fit graver en 1790 un sceau ovale conservé aux Archives nationales, représentant, associés aux armes de France, un soleil et un lion passant. Bien que retenu par la Commission d’héraldique urbaine de la Seine et proposé en 1942 comme symbole communal, la municipalité lui a préféré ce blason évoquant la Compagnie des Chevaliers de l’Arc, qu’elle employait depuis la fin du XIXe siècle.

Logotype mairie Aubervilleirs.gif

Le logotype de la commune d’Aubervilliers est apposé sur les documents officiels jusqu’aux véhicules municipaux. On y retrouve le nom de la commune encadré par le soleil et la lune, pour signifier que « cette ville est un lieu de vie intense, où l’on travaille, où l’on a des amis, des enfants où l’on dort également »[55]. Les couleurs rouge et jaune sont reprises des anciennes armoiries d’Aubervilliers—présentant un soleil et un lion passant associés aux armes de France—conservées aux Archives nationales sur un sceau ovale gravé en 1790 par l’assemblée municipale qui fut retenu par la Commission d’héraldique urbaine de la Seine en 1942 mais auquel on préféra le blason actuel.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Maurice Foulon et Léo Demode (préf. Pierre Laval, maire d'Aubervilliers), Aubervilliers sous la Révolution et l’Empire : Notes d'histoire locale, Imprimeries Mont-Louis à Clermont-Ferrand,‎ 1935
  • Jacques Grossard, Huit villes à découvrir en Île-de-France : Plaine Commune, Neuilly-sur-Seine, Vendredi Treize éditions, coll. « Urban’s guide »,‎ 2007, 96 p. (ISBN 978-2-9530241-0-4, présentation en ligne)
  • Jacques Dessain, Aubervilliers à travers les siècles, t. 1 : Des origines aux guerres de religion, Aubervilliers, Société de l’Histoire et de la Vie à Aubervilliers,‎ 1988, 96 p.
  • Jacques Dessain, Aubervilliers à travers les siècles, t. 2 : Des guerres de religion à la Fronde, Aubervilliers, Société de l’Histoire et de la Vie à Aubervilliers,‎ 1991, 112 p.
  • Jacques Dessain, Aubervilliers à travers les siècles, t. 3 : Sous le règne de Louis XIV, 1653–1715, Aubervilliers, Louisette et Jacques Dessain,‎ 1993, 111 p.
  • Jacques Dessain, Aubervilliers à travers les siècles, t. 4 : Un siècle de bouleversements, 1715–1815 (1re partie) : De la royauté à la république, 1715–1794, Aubervilliers, Louisette et Jacques Dessain,‎ 1998, 317 p.
  • Jacques Dessain, Aubervilliers à travers les siècles, t. 5 : Un siècle de bouleversements, 1715–1815 (2e partie) : Le Pouvoir des propriétaires, 1794–1815, Aubervilliers, Louisette et Jacques Dessain,‎ 2002, 189 p.
  • Jacques Dessain, Chroniques d'Aubervilliers : 1815-1848 : Le village s'agrandit, Saint-Denis, Louisette et Jacques Dessain / Les Ateliers de Saint-Denis,‎ 2005, 80 p.
  • Jacques Dessain, Heurs et Malheurs des curés d’Aubervilliers, Saint-Denis, Louisette et Jacques Dessain, DL 2007 93-Saint-Denis,‎ 2008, 46 p.
  • Léon Bonneff (préf. Henry Poulaille), Aubervilliers : Roman, Saint-Denis, Société de l’Histoire et de la Vie à Aubervilliers/Le Vent du ch'min,‎ 1949 (1re édition, L'Amitié par le Livre), 291 p.
  • Société de l’Histoire et de la Vie à Aubervilliers, Aubervilliers, notre village : Promenade « rétro » à Aubervilliers ou Du temps où nos parents étaient petits, Aubervilliers, Société de l’Histoire et de la Vie à Aubervilliers,‎ 1985, 109 p.
  • Jacques Dessain, Claude Fath et Jean-Jacques Karman, Histoire des rues d’Aubervilliers, Aubervilliers, Journal d'Aubervilliers,‎ publication de 1984 à 1987, 3 tomes, 288 p.
  • Jacques Dessain, Les Oratoriens à Aubervilliers (1618-1792), Paris et Île-de-France. Mémoires publiés par la Fédération des sociétés historiques et archéologiques de Paris et de l'Ile-de-France, 1997, no 48, p. 257-269
  • Anne Lombard-Jourdain, La Plaine Saint-Denis : 2000 ans d'histoire, Paris, 1994, C.N.R.S. Éditions, 212 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jusqu'à la dissolution de la communauté d'agglomération le 31 décembre 2015 compte tenu de la création de la Métropole du Grand Paris le 1er janvier 2016.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Bernard Festuot, « Petite histoire du tramway d'Aubervilliers (1877-1936) », Chemins de fer régionaux et urbains, vol. 1999/5, no 275,‎ 1999, p. 4-16 (ISSN 1141-7447)
  2. Création d'une zone franche urbaine : actualité de la Ville d’Aubervilliers
  3. « Wikimedia Quarto »,‎ janvier 2005 : « On December 18, 2004, 3 donated servers were installed at a colocation facility in Aubervilliers, a suburb of Paris, France. »
  4. La ZAC a en effet été créée par délibération du Conseil communautaire de Plaine Commune du 30 mars 2004, après annulation par le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise d’un précédent projet, plus ambitieux, dénommé ZAC Porte d’Aubervilliers
  5. La taille du centre commercial a été réduite de 52 295 m² à 42 000 m² de surface de vente (SV), par rapport à celui envisagé dans le cadre du projet annulé de la ZAC de la Porte d’Aubervilliers. En particulier, l’hypermarché a vu sa surface réduite de 12 000 m² SV à 4 100 m² SV
  6. Elodie Soulié, « AUBERVILLIERS : Un chantier anticrise pour les PME locales - Les promoteurs du futur centre commercial du Canal s’engagent à favoriser les entreprises du département. A la clé : 100 M € pour le BTP. », Le Parisien - Édition de la Seine-Saint-Denis,‎ 23 décembre 2008
  7. D’après les informations recueillies par Le Parisien, 12 juillet [réf. nécessaire], édition de Seine-Saint-Denis, page 3.
  8. « Nouveau quartier intercommunal « Gare des Mines / Fillettes » », Mairie de Paris,‎ 31 octobre 2008 (consulté le 2 novembre 2008)
  9. [PDF]Conseil du STIF du 10 octobre 2012 - Communiqué de synthèse - STIF - 10 octobre 2012
  10. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, éditions Larousse 1968.
  11. Dictionnaire historique des environs de Paris du docteur Ermete Pierotti
  12. L’église Notre-Dame-des-Vertus est classée monument historique depuis 1908, Fiche en ligne de la base Mérimée.
  13. Traité des aliments (...)Lémery,Louis,Paris,1755 ;La théorie et la pratique du jardinage et de l'agriculture, Schabol,Roger(L'abbé),Paris,1767 ; Dictionnaire oeconomique:contenant l'art de faire valoir les terres (...),Chomel, Noël, Paris, 1767 ; Encyclopédie méthodique.Art aratoire et du jardinage (...),Lacombes,Jacques,Paris 1797 etc. (des dizaines de références) Cf. Textes en lignes BNF - Gallica
  14. Appelée également Dame Delabarre
  15. actuelle rue Henri-Barbusse. Cette fabrique fut gérée par la Compagnie générale des allumettes à partir de 1874 puis par la Direction des manufactures de l’État à partir de 1890. Reconstruite entre 1902 et 1904, elle est occupée actuellement par la Documentation française.
  16. elle serait actuellement située au 3 rue Danielle-Casanova
  17. actuellement 25 à 37, rue du Port
  18. rue Bernard et Mazoyer
  19. « Plongez dans la mémoire de « la Petite Prusse » », Le Parisien, édition de Seine-Saint-Denis,‎ 7 mars 2009 (consulté le 8 mars 2009)
  20. carrefour Jean-Jaurès/Danielle-Casanova
  21. L’Immigration et l’opinion en France sous la Cinquième République, Yvan Gastaut, Paris, Éditions du Seuil, 2000, ISBN 2-02-035417-9, pages 52-60.
  22. Journal Officiel, Loi n°64-707 du 10 juillet 1964 portant sur la réorganisation de la région parisienne
  23. Source : http://elections.leparisien.fr/elections-municipales-2008/seine-saint-denis-93-municipales/5971-aubervilliers-au-bord-de-la-crise-de-nerfs.php Le Parisien, édition Seine-Saint-Denis du 14 mars 2008
  24. Résultats des élections municipales 2008 - 2nd tour
    Votants 50,3 %
    Exprimés 49,0 %
    Liste Salvator (PS) - 41,5 % des exprimés - 35 sièges
    Liste Beaudet (PCF) - 38,5 % des exprimés - 9 sièges
    Liste Ménia (UMP) - 7,8 % des exprimés - 2 sièges
    Liste Augy (MoDem) - 12,2 % des exprimés - 3 sièges
    Source Le Parisien.
  25. Voir résultats complets sur le site de la section d'Aubervilliers du PCF
  26. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  27. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  28. INSEE - Résultats du recensement de la population de 2008 - Évolution du nombre de logements par catégorie
  29. Source : PCF Aubervilliers
  30. INSEE - Résultats du recensement de la population de 2008 - Évolution et structure de la population d'Aubervilliers
  31. Une école en location pour la rentrée 2010, Le Parisien, édition de Seine-Saint-Denis, 20 avril 2009.
  32. INSEE Les immigrés par sexe, âge et pays de naissance
  33. Michèle Tribalat, Revue Commentaire, juin 2009, n°127
  34. Michèle Tribalat, Les yeux grands fermés, Denoël, 2010
  35. « Évolution et structure de la population à Aubervilliers en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 16 juillet 2010)
  36. « Résultats du recensement de la population de la Seine-Saint-Denis en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 16 juillet 2010)
  37. a, b, c et d « Le guide des collectivités locales », "Bienvenue ! La Seine-Saint-Denis", édité par le Comité d'expansion (COMEX) de la Seine-Saint-Denis,‎ Mai 2008
  38. « Le « mode de Wenzhou », bien vu par un maire français », French.China.org,‎ 3 décembre 2008 (consulté le 3 décembre 2008)
  39. Le marché CIFA
  40. - L'Express - Richesse des habitants
  41. « Vitraux de Notre-Dame-des-Vertus. », sur le site des églises catholiques d'Aubervilliers (consulté le 28 juillet 2008)
  42. « Église Notre-Dame-des-Vertus », sur Site du comité départemental du tourisme (consulté le 28 juillet 2008)
  43. « Église Notre-Dame des Vertus », sur le site de l'Atlas du patrimoine de Seine-Saint-Denis (consulté le 28 juillet 2008)
  44. Institut français d’architecture, « Fiche descriptive. Fonds Jacques Kalisz (1926-2002). » (consulté le 29 août 2012) Voir également les photos et les plans.
  45. Atlas du patrimoine de Seine-Saint-Denis, « Cité Lénine, cité République ou cité Potemkine » (consulté le 29 août 2012)
  46. Renée Gailhoustet, Éloge du logement, SODEDAT 93, éd. Massimo Riposati, Paris, 1993, p. 27-41
  47. Site internet du théâtre équestre Zingaro
  48. Site internet du conservatoire à rayonnement régional d’Aubervilliers-La Courneuve
  49. La chanson des enfants de Jacques Prévert
  50. « Aubervilliers mon amour », Nouvel Observateur,‎ 30 octobre 2008 (consulté le 31 octobre 2008)
  51. Hommage à Léon Jouhaux (1879-1954), Notes d’Iéna n° 171, janvier 2004. Publication du Conseil économique et social.
  52. À la découvert d'Abou d'Auber, Le Parisien, 13 juin 2010, page 18
  53. « Du blason au logo », site internet de la mairie d’Aubervilliers.
  54. Aubervilliers sur la banque du Gaso.
  55. Du blason au logo… L’image de la ville document en ligne sur le site municipal.