Charles de Mayenne

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Charles, duc de Mayenne (vers 1580)

Charles (II) de Lorraine[1] duc de Mayenne (26 mars 1554 à Alençon -4 octobre 1611 à Soissons) est un noble français de la maison de Guise et un chef militaire de la Ligue pendant les guerres de religion.

Il était le frère cadet du duc Henri de Guise. Capitaine de guerre durant les guerres de religion, il participa à plusieurs campagnes militaires sous le règne d'Henri III. Il était le gouverneur de Bourgogne et possédait à la cour de France la charge honorifique de grand chambellan. Après l'assassinat de ses frères en 1588, il prit la tête de la Ligue et brigua la couronne de France (1593). Il fit sa soumission au roi Henri IV peu de temps après sa défaite à la bataille de Fontaine-Française (1595).

Biographie[modifier | modifier le code]

Il était le second fils de François Ier, duc de Guise, et d'Anne d'Este, et donc le frère d’Henri Ier de Guise le Balafré. Il fut duc de Mayenne en 1573.

Il accompagna le futur Henri III en Pologne. Il prit Brouage lors de la sixième guerre de religion (1577), et enleva La Mure aux protestants du Dauphiné lors de la prise d’armes suivante. Il fut amiral de France jusqu’en 1582, poste qu’il perdit au profit du duc de Joyeuse, l’un des deux « archimignons » d’Henri III.

Il devient chef de la Ligue après l'assassinat de son frère Henri en 1588. Il se rend à Rouen, une des rares villes qui hésitait à rallier la Ligue, et obtient son soutien. Il est battu une première fois près de Chartres par Châtillon, le fils de Coligny, début 1589[2]. À ce moment-là, il prend le titre de Lieutenant général de l'État et Couronne de France (1589-1595)[3],[4]. À la mort d'Henri III en 1589, il tente de faire proclamer roi le cardinal de Bourbon.

Il fut vaincu à Arques (1589) et à Ivry (1590) par Henri IV. En 1591, il fit pendre les dirigeants de la Ligue parisienne qui, eux, venaient de faire pendre Barnabé Brisson, premier président du Parlement de Paris, scellant ainsi la rupture entre la Ligue nobiliaire et la Ligue urbaine. Il échoua à se faire élire roi par les États généraux qu’il avait convoqués à Paris en 1593. Le 5 juin 1595, il fut battu par Henri IV à la bataille de Fontaine-Française et fit acte de soumission solennelle à Henri IV en novembre 1595, en échange de 2 640 000 livres[5] et de trois places de sûreté en Bourgogne, dont il perdit le gouvernement. Il acquit l'Hôtel de Mayenne en 1605.

Il avait épousé, le 6 août 1576, Henriette de Savoie-Villars († 1611), fille du maréchal de Villars. Ils avaient eu :

  • Henri (1578 † 1621), duc de Mayenne et d'Aguillon
  • Charles Emmanuel (1581 † 1609), comte de Sommerive
  • Catherine (1585 † 1618), mariée en 1599 à Charles Ier Gonzague (1580 † 1637), duc de Mantoue
  • Renée († 1638), mariée en 1613 à Mario II Sforza [1] (1594 † 1658), duc d'Ognano et de Segni, comte de Santa Fiora

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les historiens ont donné à ce duc le titre de Charles II car il est le deuxième Charles à être duc de Mayenne. Le précédent était Charles Ier, duc baillistre de Bretagne et baron de Mayenne, également appelé Charles de Blois (fils du comte de Blois).
  2. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8) p 353
  3. Charles de Mayenne dans Les Valois
  4. Remontrances du Président du Parlement de Paris, Lemaistre, de 1593
  5. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8) p 394

Bibliographie[modifier | modifier le code]