Dreux

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48°44′14″N 1°21′58″E / 48.73722, 1.36611

Dreux

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Dreux#Héraldique
Détail
Administration
Pays France
Région Centre
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Arrondissement de Dreux (chef-lieu)
Canton Chef-lieu de trois cantons : Canton de Dreux-Est, Canton de Dreux-Ouest et Canton de Dreux-Sud
Code Insee abr. 28134
Code postal 28100
Maire
Mandat en cours
Gérard Hamel
2008-2014
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Drouais
Site internet http://www.drouais.com/
Démographie
Population 32 723 hab. (2006)
Densité 1 348 hab./km²
Géographie
Coordonnées
géographiques
48° 44′ 14″ Nord
         1° 21′ 59″ Est
/ 48.7372222222, 1.3663888889
Altitudes mini. 75 m m — maxi. 139 m m
Superficie 24,27 km²

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Dreux est une commune française, située dans le département d'Eure-et-Loir et la région Centre. Les habitants sont appelés Drouais ou Durocasses. Elle est la capitale du Drouais.

Sommaire

[modifier] Géographie

Le cours de la Blaise à Dreux

Le site de Dreux correspond à une cuvette au confluent de la Blaise, de l'Avre et de l'Eure. Entre Normandie, Ile-de-France et Beauce, elle s'est affirmée de tous temps comme un carrefour d'échanges et un lieu de passage entre régions d'économies complémentaires.Dreux est à 74km de Paris

De même, aujourd'hui, la situation de la ville correspond au carrefour entre un axe national Paris-Alençon et un axe de contournement de la région parisienne Rouen-Chartres-Orléans.

Dreux est ainsi desservie par la route nationale 12 (à caractéristiques autoroutières) qui correspond à l'ancienne route du Perche (Paris-Mortagne-Alençon) vers la Basse-Normandie et, prochainement, par une rocade autoroutière Rouen-Chartres en cours d'achèvement.

Dreux dispose d'une Gare SNCF qui la relie à Paris en 40 minutes, et à Granville.

Dreux dispose également d'un aérodrome.

[modifier] Histoire

[modifier] Antiquité

Article détaillé : Durocassium.

[modifier] Moyen Âge et Époque moderne

Ville frontière entre le domaine royal et le duché de Normandie, Dreux a longtemps commandé l'accès au royaume. Cela lui vaut d'être une ville royale, également, à de multiples reprises au fil de l'histoire, d'être disputée.

Grand Rue de Dreux. Au fond Chapelle St-Louis

Au cours des guerres de religion, Dreux fut, en décembre 1562, le siège d’une bataille entre l’armée catholique et royale de Catherine de Médicis, régente et comtesse de Dreux, et les troupes protestantes du prince Louis de Condé et de l’amiral de Coligny. Les catholiques remportèrent la victoire, mais au prix de 8 000 morts laissés sur le champ de bataille.

La ville fut le chef-lieu d’un comté célèbre : elle fut érigée en commune vers 1108, par Louis le Gros[1], ou même, selon quelques-uns, dès 1092. Elle est confirmée par Robert de Dreux en 1180, les bourgeois s’engageant alors à défendre la place contre les ennemis du roi[2]. Cette place forte soutint divers sièges remarquables. Henri IV la prit en 1593 et la démantela. Dans ses environs se livra la bataille de Dreux (1562), gagnée par les catholiques sur le prince de Condé et les protestants.

[modifier] Période contemporaine

En 1816, la duchesse d'Orléans, fille unique du duc de Penthièvre,et mère de Louis-Philippe Ier, fait ériger la chapelle Saint-Louis sur la colline qui domine la ville suite au saccage de la collégiale Saint-Étienne dont son père avait fait sa nécropole familiale.

Dreux est l'héritière d'une longue tradition industrielle : papeterie et imprimerie (famille Firmin-Didot), draperie au XVIIIe siècle puis métallurgie (Grosdemouge, Facel, Potez). Les préoccupations sociales de la municipalité de l'époque de Maurice Viollette aboutit à la création d'une des toutes premières sociétés d'Habitation à Bon Marché (HBM) en France. Le souci hygiéniste est ainsi à l'origine d'un habitat ouvrier (petits immeubles et surtout maisons collectives) qui entourent la vieille ville. Cette période industrielle, inspirée par la familiale, fait progressivement faillite à partir de 1945.

À partir des années 1960, une nouvelle génération d'industrie, délocalisée depuis la région parisienne (Radiotechnique, automobile, pharmacie), met au chômage les ouvriers trop qualifiés et syndiqués et fait venir des travailleurs immigrés (Maghreb, Portugal, Afrique sub-saharienne). Des cités au nord de la ville ancienne (Prudhomme) et au Sud (Chamards) poussent dans les anciens champs de blé. Au total, la population de la ville double de 1945 à 1975. La politique migratoire est alors perçue comme un facteur de progrès pour la ville et, surtout, pensée comme si la période de croissance des Trente Glorieuses devait se poursuivre indéfiniment.

[modifier] Le berceau du Front national

Dreux revient à l'attention nationale en 1983 lorsque le Front National y remporte sa première victoire électorale, et co-gère la ville avec la droite classique (RPR-UDF) suite aux élections municipales. La liste FN menée par Jean-Pierre Stirbois réalise un score sans précédent en dépassant 16% des suffrages au 1er tour du scrutin. Entre les deux tours, la liste FN fusionne avec celle menée par Jean Hieaux (RPR) qui deviendra maire après la victoire de cette alliance. Jean Hieaux n'est pas isolé et est soutenu par une très grande majorité de la droite locale et des clubs de notables qui voient le FN comme une force d'appoint permettant de faire revenir à droite la ville de Dreux, emportée par la gauche en 1977. Jacques Chirac déclarera à l'occasion : « Ceux qui ont fait alliance avec les communistes sont définitivement disqualifiés pour donner des leçons en matière de droit de l'homme et de règles de démocratie. (...) Je n'aurais pas du tout été gêné de voter pour la liste RPR-FN au second tour. Cela n'a aucune espèce d'importance d'avoir quatre pèlerins du FN à Dreux comparé aux quatre ministres communistes au conseil des ministres »[3].

Cet objectif sera réussi, Jean Hieaux restera maire de la ville jusqu'en 1995. L'alliance avec le FN est vite consommée, dès les élections de 1989, le FN refait bande à part et sera de plus en plus marginalisé d'élection en élection. Cette perte de vitesse tient beaucoup au décès accidentel de Jean-Pierre Stirbois en 1988. C'est ensuite son épouse, Marie-France Stirbois qui incarnera le FN à Dreux, en étant élue députée en 1989 lors d'une partielle, puis conseiller général en 1992 (un seul mandat), puis député européen et conseiller régional avant de quitter définitivement la ville après les régionales de 1998 (échec de l'alliance droite/FN au Conseil régional du Centre), pour rejoindre Nice et la région PACA. Le maire socialiste de 1977 à 1983, Françoise Gaspard, écrira un livre sur son expérience, Une petite ville en France. Elle assumera ensuite publiquement son homosexualité, devenant ainsi l'une des premières personnalités politiques françaises à le faire et presque la seule en tant que femme.

[modifier] Aujourd'hui, une priorité : changer l'image de la ville

En 1995, Gérard Hamel (RPR puis UMP) conserve la ville à droite en réalisant un aggiornamento rangeant de façon volontariste au rang des erreurs du passé l'éventualité d'une alliance droite/FN.

Centre culturel l'Odyssée

Très marquée par un fort chômage dû à une difficile reconversion de son industrie (automobile, électronique), et par la gestion délicate d'une forte immigration multipliant les communautés toutes confrontées à une précarité sociale très importante, Dreux tente de changer son image qui repose encore sur un triptyque « Cité-dortoir industrieuse, quartiers difficiles, berceau du FN ». Elle mise sur de nouvelles filières économiques (industrie pharmaceutique) et sur une politique culturelle ambitieuse (création d'un grand pôle culturel, d'un centre d'art contemporain : l'Odyssée[4]). Hamel est réélu en 2001.

L'éviction du FN du Conseil municipal de Dreux ne doit rien au hasard et tout à l'action des Harkis qui constituent 6% de la population de la commune. Cas unique d'une implication politique réussie des Harkis, ceux-ci, emmenés par Abd-el-Kader Hamiche, se sont alliés avec Jean Hieaux pour les élections municipales de 1989, permettant à celui-ci de se refaire une virginité en se débarrassant du Front National. Le FN progressivement marginalisé, Marie-France Stirbois, désespérée de réussir à s'y faire réélire, lui a donné le coup de grâce en partant pour Nice.

Aux élections municipales de 2001, après la scission avec le MNR et le départ de Marie-France Stirbois, le Front national ne compte plus assez de militants pour constituer une liste.

Trois mosquées ont été construites depuis la fin de l'influence FN à Dreux[5] (dont une de la communauté du Tabligh[6]). Par ailleurs, la ville a perdu 5 000 habitants[5].

[modifier] Patrimoine

A l'heure actuelle le site du Musée fait l'objet d'attentions particulières.

[modifier] Héraldique

Les armes de Dreux se blasonnent ainsi : « Échiqueté d’or et d’azur, à la bande de gueules ».

Les armes de la ville ont pour origines celles de la maison de Braine. Robert Ier, quatrième fils du Roi Louis VI le Gros reçut le comté de Dreux en apanage en 1137 et épousa, en troisièmes noces, Agnès de Braine en 1152. Robert Ier prit pour armes celles de la maison de Braine.

Robert Ier donna ses armes à ses habitants de Dreux en 1154, sans la bordure de gueules. À la place, les branches de chêne prirent place sur un fond d’argent et surmonté de la couronne de comte.

Au début du XXe siècle, l’ornement extérieur, qui était la couronne de comte placée en cimier, fut remplacée par la couronne murale en forme de murailles crénelées.

[modifier] Administration



Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
1944 1959 Maurice Viollette UDSR
1959 1965 Georges Rastel UDSR
1965 1977 Jean Cauchon CD
1977 1983 Françoise Gaspard PS
mars 1983 juin 1983 Marcel Piquet PS
1983 1995 Jean Hieaux RPR
1995 Gérard Hamel RPR puis UMP

Après l'annulation de l'élection municipale de mars 1983, l'élection partielle qui suit, le 11 septembre 1983, voit le retour à droite de la ville avec l'alliance inédite du RPR et du Front national. Le secrétaire général du FN, Jean-Pierre Stirbois, devient maire-adjoint chargé de la sécurité. L'alliance ne sera pas reconduite lors des élections suivantes. En 1995, face à un FN à 35,16 % au premier tour, le candidat socialiste se désiste au profit du RPR Gérard Hamel. En 2001, en l'absence de candidat frontiste, le maire sortant est réélu[8].

[modifier] Démographie

Évolution démographique
(Source : INSEE[9])
1881 1900 1912 1922 1932 1942 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006
8254 9718 10692 10908 12200 15000 14184 16818 21589 29409 33102 33379 35230 31849 32900 32723
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

[modifier] Économie

Dreux est la capitale de Polepharma, « cluster » qui regroupe plusieurs entreprises de l'industrie pharmaceutique (notamment Leo Pharma, Ipsen, Norgine) au sein du premier bassin européen de production pharmaceutique.

La ville dispose d'une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie d'Eure-et-Loir.

Le parc commercial des Coralines, situé à proximité de la RN12 regroupe une galerie marchande d'une vingtaine de boutiques, un hypermarché et de nombreuses enseignes (équipement de la personne, sport et loisirs, équipement de la maison, restauration, automobile, jardinerie, services).

[modifier] Personnalités liées à la commune

  • Robert Ier était le quatrième fils du roi Louis VI le Gros. Comte de Dreux, il fut marié trois fois et mourut en 1188. Il eut deux enfants et c'est Robert II qui hérita du comté de Dreux
  • Les Métézeau : grande famille drouaise, famille d'architectes qui a contribué à développer la richesse architecturale de la ville. On distingue :
    • Clément Ier (1479-1555)
    • Jean (1528-1600)
    • Thibault (1533-1596)
    • Clément II (1581-1652)
    • Louis (1562-1616)
  • Jean Rotrou : il descend d'une ancienne famille bourgeoise de la ville. Il est né à Dreux le 21 août 1609. En 1639, après la mort de Richelieu, il achète la charge de lieutenant particulier civil et criminel au bailliage de Dreux. En 1650, il meurt lors d'une épidémie de fièvre pourpre pour n'avoir pas voulu quitter la ville et se mettre à l'abri de l'épidémie. Il décède le 27 juin 1650 à l'âge de 41 ans. Il fut inhumé dans le cimetière de l'église paroissiale Saint Pierre.
  • Antoine Godeau, mort le 21 avril 1672, jour de Pâques, d'une attaque d'apoplexie.
  • François-André Danican Philidor (né le 7 septembre 1726 à Dreux – mort le 31 août 1795 à Londres) compositeur et joueur d'échecs français. Issu d'une dynastie de musiciens célèbres des XVIIeet XVIIIe siècles, qui portèrent tous le surnom de Philidor. Le plus ancien d'entre-eux, Michel Danican, hautboïste virtuose, avait enthousiasmé Louis XIII, lui rappelant le talent de l'italien Filidori. Elève de Campra, ses nombreux opéras-comiques montrent son inventivité. Aujourd'hui, son nom reste plus associé au jeu d'échecs car il fut le meilleur joueur au monde et publia l'Analyse du jeu des échecs en 1749, à l'âge de 22 ans. Vivant des pensions du roi, il mourut à Londres, ne pouvant rentrer en France, considéré à tort comme émigré.
  • Louis-Philippe Ier et certains de ses ascendants et descendants reposent dans la chapelle royale.
  • Louis Charles Delescluze, né le 2 octobre 1809 à Dreux, tué le 25 mai 1871 à Paris, était un journaliste français, membre important de la Commune de Paris.
  • Françoise Gaspard, sociologue, écrivain, féministe et femme politique française.
  • Patrick Vieira, Footballeur champion du monde en 1998, champion d'europe en 2000, capitaine de l'équipe de France de football. A été licencié du FC (football club) Drouais.
  • Charles Denner, acteur de théâtre et de cinéma, est mort le 10 septembre 1995 à Dreux.
  • Abdou Dieye, footballeur du MUC 72 est né à Dreux
  • Yassine El Kharroubi, footballeur du EA Guingamp champion de France -18 ans 2007/2008 a été licencié à Atlas Dreux, né à Dreux
  • Abdelmajid Kazam, boxeur professionnel de thaï, plusieurs fois champion de France et licencié à Atlas Boxe, section boxe thaï.
  • Kalifa Cissé footballeur professionnel, evoluant dans le club de D1 anglaise Reading FC est né à Dreux et licencié au FC Drouais.
  • Catherine Corsini, réalisatrice, scénariste et actrice née à Dreux.

[modifier] Jumelages

[modifier] Cadre de vie

[modifier] Voir aussi

[modifier] Bibliographie

[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes

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[modifier] Notes

  1. André Chédeville, « Le mouvement communal en France aux XIe et XIIe siècles, ses éléments constitutifs et ses relations avec le pouvoir royal » in Robert Favreau, Régis Rech et Yves-Jean Riou (directeurs), Bonnes villes du Poitou et des pays charentais (XIIe-XVIIIe siècles) : Actes du colloque tenu à Saint-Jean-d’Angély les 24-25 septembre 1999, publiés par la Société des antiquaires de l'Ouest in Mémoires de la Société des antiquaires de l'Ouest et des Musées de Poitiers, 5e série, tome VIII (2002), à Poitiers. ISBN 2-9519441-0-1, p 20
  2. André Chédeville, Le mouvement communal en France..., p 21
  3. Voir l'article Alliances électorales du Front national#De 1977 à 1998
  4. l'Odyssée
  5. ab « Revenu du Front », Libération, 22 juin 2007
  6. (fr)'Jamaat al Tabligh, sortie annuelle à Dreux' sur SaphirNews.com, 18 juillet 2003
  7. L'Ami de la religion, p.343, nommé maire par l'ordonnance du 15, après la révolution de 1830 et Mémoires - Société d'émulation des Côtes-du-Nord - Page 47, 1975
  8. « 1983 - 2007 : de la percée au déclin », Libération, 22 juin 2007
  9. Recensements par l’INSEE
  10. Villes et villages fleuris - Eure-et-Loir
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