Dreux

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Dreux
Image illustrative de l'article Dreux
Blason de Dreux
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Eure et Loir (Sous Préfecture)
Arrondissement Dreux (Chef Lieu)
Canton Chef Lieu de 3 cantons :
Intercommunalité Agglo du Pays de Dreux (siège)
Maire
Mandat
Gérard Hamel (UMP)
2014-2020
Code postal 28100
Code commune 28134
Démographie
Gentilé Drouais, Drouaise
Population
municipale
30 536 hab. (2011)
Densité 1 258 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 44′ 14″ N 1° 21′ 59″ E / 48.7372222222, 1.3663888889 ()48° 44′ 14″ Nord 1° 21′ 59″ Est / 48.7372222222, 1.3663888889 ()  
Altitude Min. 75 m – Max. 139 m
Superficie 24,27 km2
Localisation

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Liens
Site web drouais.com

Dreux (prononcé [dʁø ]) est une commune française située dans le département d'Eure-et-Loir en Région Centre. C’est la deuxième plus grande ville du département de par sa population. La communauté d'agglomération du Pays de Dreux rassemble 78 communes et dépasse les 112 000 habitants. La ville se situe dans les franges franciliennes, à l'ouest de l'agglomération parisienne. Elle est par ailleurs la capitale du Drouais.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Muzy Montreuil Abondant
Cherisy
Rose des vents
Vert-en-Drouais N Sainte-Gemme-Moronval
O    Dreux    E
S
Allainville Vernouillet Luray

Site[modifier | modifier le code]

Le cœur de ville.

La ville de Dreux est étroitement liée à la région parisienne, et en particulier au département limitrophe des Yvelines. Entre Normandie, Île-de-France et Beauce, elle s'est affirmée de tous temps comme un carrefour d'échanges et un lieu de passage entre régions d'économies complémentaires.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le cours de la Blaise à Dreux

Le site de Dreux correspond à une cuvette au confluent de la Blaise, de l'Avre et de l'Eure.

Climat[modifier | modifier le code]

La ville de Dreux bénéficie d'un climat de type océanique dégradé.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies de communication[modifier | modifier le code]

Axes ferroviaires[modifier | modifier le code]

La ville est desservie par les lignes commerciales Paris - Granville, Paris - Argentan et Dreux - Argentan - Granville. Elle est aussi située sur la ligne N du Transilien (branche Paris - Dreux).

Axes routiers[modifier | modifier le code]

La situation de la ville correspond au carrefour entre un axe national Paris-Alençon et un axe de contournement de la région parisienne Rouen-Chartres-Orléans. Dreux est ainsi desservie par la route nationale 12 (à caractéristiques autoroutières) qui correspond à l'ancienne route du Perche (Paris-Mortagne-Alençon) vers la Basse-Normandie et, dans le futur, par une rocade autoroutière Rouen-Chartres en cours d'achèvement (A154 et RN 154). Dreux est à 74 km de Paris.

Transports[modifier | modifier le code]

Transports ferroviaires[modifier | modifier le code]
La gare
Article détaillé : Gare de Dreux.

La gare de Dreux est une gare de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) desservie par les trains des réseaux Intercités Normandie, TER Basse-Normandie, TER Haute-Normandie et par la ligne N du Transilien (réseau Paris-Montparnasse). Elle dispose d'un bâtiment voyageurs avec guichet et de distributeurs automatiques de titres de transport régionaux.

Transports routiers[modifier | modifier le code]

Dreux est desservie par une partie du réseau Transbeauce, par la ligne 340 du réseau interurbain de l'Eure et par la ligne d'autocar SNCF TER Centre, Dreux - Orléans.

Transports en commun[modifier | modifier le code]
Un bus Linéad
Article détaillé : Réseau de bus Linéad.

Le réseau de bus Linéad est le réseau urbain qui dessert la ville de Dreux et son agglomération.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité n'est attesté qu'au IVe siècle sous la forme Durocassis (Table de Peutinger), ensuite sous la forme Durocas (monnaie mérovingienne), puis Drocas vers 930 et Drewes au XIIe siècle[1].

Le nom primitif du lieu n'est pas connu. Le toponyme actuel résulte de l'évolution phonétique régulière de Durocassis, forme à l'ablatif pluriel, dérivée du nom de tribu des Durocasses[1], selon un processus courant au Bas Empire en Gaule et qui consiste à renommer les cités à partir du nom de la tribu dont elles sont le chef-lieu (cf. Troyes, Bayeux, Vieux, etc.).

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

La localité était la civitas de la tribu gauloise des Durocasses.

Moyen Âge et Époque moderne[modifier | modifier le code]

Maisons à encorbellement

Ville frontière du domaine royal face au duché de Normandie, Dreux a longtemps commandé l'accès au royaume de France. Cela lui vaut d'avoir été convoitée par les ducs de Normandie et les comtes d'Anjou à de multiples reprises au fil de l'histoire.

Elle fut assiégée vers l'an 1000 par Richard II duc de Normandie[2]

La ville fut le chef-lieu d’un comté célèbre : elle fut érigée en commune vers 1108, par Louis le Gros[3], ou même, selon quelques-uns, dès 1092.

Elle est confirmée par Robert de Dreux en 1180, les bourgeois s’engageant alors à défendre la place contre les ennemis du roi[4]. Cette place forte soutint divers sièges remarquables. Elle fut assiégée en 1188 par Henri II d'Angleterre puis en 1412 par les Bourguignons pendant la guerre civile, en 1421 par Henri V d'Angleterre et enfin 2 fois par Henri IV, en 1590, sans succès puis en en 1594 ou il la démantela. Au cours des guerres de religion, en décembre 1562, Dreux fut le siège d’une bataille entre l’armée catholique et royale de Catherine de Médicis, régente et comtesse de Dreux, et les troupes protestantes du prince Louis de Condé et de l’amiral de Coligny. Les catholiques remportèrent la victoire, mais au prix de 8 000 morts laissés sur le champ de bataille.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

En 1816, la duchesse d'Orléans, fille unique du duc de Penthièvre, et mère de Louis-Philippe Ier, fait ériger la chapelle Saint-Louis sur la colline qui domine la ville à la suite du saccage de la collégiale Saint-Étienne dont son père avait fait sa nécropole familiale.

Le 30 septembre 1870, le ballon-poste Céleste piloté par Gaston Tissandier s'envole de l'usine à gaz de Vaugirard[5] à Paris alors assiégé et termine sa course près de Dreux après avoir parcouru 81 kilomètres[6].

Char américain dans les rues de Dreux à la Libération

Durant la seconde Guerre mondiale, Dreux connut l'occupation allemande de 1940 à 1944. Elle fut libérée le 16 août 1944[7] par le bataillon blindé américain du lieutenant Sam Isaacs[8].

Dreux est l'héritière d'une longue tradition industrielle : papeterie et imprimerie (famille Firmin-Didot), draperie au XVIIIe siècle puis métallurgie (Grosdemouge, Facel, Potez). Les préoccupations sociales de la municipalité de l'époque de Maurice Viollette aboutissent à la création d'une des toutes premières sociétés d'Habitation à Bon Marché (HBM) en France. Le souci hygiéniste est ainsi à l'origine d'un habitat ouvrier (petits immeubles et surtout maisons collectives) qui entourent la vieille ville. Plusieurs établissements de cette période industrielle font progressivement faillite à partir de 1945.

À partir des années 1960, à cause d'une nouvelle génération d'industries, délocalisées depuis la région parisienne (Radiotechnique, automobile, pharmacie), les entreprises utilisent des travailleurs immigrés (Maghreb, Portugal, Afrique subsaharienne). Des cités, au nord de la ville ancienne (Prudhomme) et au sud (Chamards), poussent dans les anciens champs de blé. Au total, la population de la ville double de 1945 à 1975. La politique migratoire est alors perçue comme un facteur de progrès pour la ville et, surtout, pensée comme si la période de croissance des Trente Glorieuses devait se poursuivre indéfiniment.

Le maire socialiste de 1977 à 1983, Françoise Gaspard, écrivit un livre sur son expérience, Une petite ville en France. Elle assuma ensuite publiquement son homosexualité, devenant ainsi l'une des premières personnalités politiques françaises à le faire et presque la seule en tant que femme.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires à partir de 1945
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1959 Maurice Viollette RRRS (1945-1946)
UDSR (1946-1951)
RRRS (1951-1959)
Député d'Eure et Loir (1945-1955)
Président du Conseil Général d'Eure et Loir (1945-1960)
Conseiller Général d'Eure et Loir (1945-1960)
1959 1965 Georges Rastel UDSR Député d'Eure et Loir (1951)
Conseiller Général d'Eure et Loir (1960-1967)
1965 1977 Jean Cauchon CD Sénateur d'Eure et Loir (1971-1989)
Conseiller Général d'Eure et Loir (1973-1982)
1977 1983 Françoise Gaspard PS Député d'Eure et Loir (1981-1988)
1983 1983 Marcel Piquet PS  
1983 1995 Jean Hieaux RPR  
1995   Gérard Hamel UMP Député d'Eure et Loir (1993-2012)

Élections municipales[modifier | modifier le code]

Après l'annulation de l'élection municipale de mars 1983, l'élection partielle qui suit, le 11 septembre 1983, voit le retour à droite de la ville avec l'alliance inédite du RPR et du Front national. Le secrétaire général du FN, Jean-Pierre Stirbois, devient maire-adjoint chargé de la sécurité. L'alliance ne sera pas reconduite lors des élections suivantes. En 1995, face à un FN à 35,16 % au premier tour, le candidat socialiste se désiste au profit du RPR Gérard Hamel. En 2001, le maire sortant est réélu. Il n'y avait pas de candidat frontiste lors de cette élection.

Contexte politique[modifier | modifier le code]

La percée temporaire du Front national[modifier | modifier le code]

Dreux vient à l'attention nationale en 1983 lorsque le Front national y remporte sa première victoire électorale, et cogère la ville avec la droite classique (RPR-UDF) à la suite des élections municipales. La liste FN menée par Jean-Pierre Stirbois réalise un score sans précédent en dépassant 16 % des suffrages au 1er tour du scrutin. Entre les deux tours, la liste FN fusionne avec celle menée par Jean Hieaux (RPR) qui deviendra maire après la victoire de cette alliance. Jean Hieaux n'est pas isolé et est soutenu par une très grande majorité de la droite locale et des clubs de notables qui voient le FN comme une force d'appoint permettant de faire revenir à droite la ville de Dreux, emportée par la gauche en 1977. Jacques Chirac déclarera à l'occasion : « Ceux qui ont fait alliance avec les communistes sont définitivement disqualifiés pour donner des leçons en matière de droit de l'homme et de règles de démocratie. (…) Je n'aurais pas du tout été gêné de voter pour la liste RPR-FN au second tour. Cela n'a aucune espèce d'importance d'avoir quatre pèlerins du FN à Dreux comparé aux quatre ministres communistes au conseil des ministres »[9].

Cet objectif sera réussi, Jean Hieaux restera maire de la ville jusqu'en 1995. L'alliance avec le FN est vite consommée, dès les élections de 1989, le FN refait bande à part et sera de plus en plus marginalisé d'élection en élection. Cette perte de vitesse tient beaucoup au décès accidentel de Jean-Pierre Stirbois en 1988. C'est ensuite son épouse, Marie-France Stirbois qui incarnera le FN à Dreux, en étant élue députée en 1989 lors d'une partielle, puis conseiller général en 1992 (un seul mandat), puis député européen et conseiller régional avant de quitter définitivement la ville après les régionales de 1998 (échec de l'alliance droite/FN au Conseil régional du Centre), pour rejoindre Nice et la région PACA. Aux dernières élections municipales, remportées par l'UMP Gérard Hamel, le Front national ne réussira pas à constituer une liste de 39 noms.

Aujourd'hui, une priorité : changer l'image de la ville[modifier | modifier le code]

En 1995, Gérard Hamel (RPR puis UMP) conserve la ville à droite en réalisant un aggiornamento rangeant de façon volontariste au rang des erreurs du passé l'éventualité d'une alliance droite/FN.

Centre culturel l'Odyssée

Très marquée par un fort chômage dû à une difficile reconversion de son industrie (automobile, électronique), et par la gestion délicate d'une forte immigration multipliant les communautés toutes confrontées à une précarité sociale très importante, Dreux tente de changer son image qui repose encore sur un triptyque « Cité-dortoir industrieuse, quartiers difficiles, berceau du FN ». Elle mise sur de nouvelles filières économiques (industrie pharmaceutique) et sur une politique culturelle ambitieuse (création d'un grand pôle culturel, d'un centre d'art contemporain : l'Odyssée[10]). Hamel est réélu en 2001.

L'éviction du FN du Conseil municipal de Dreux ne doit rien au hasard et tout à l'action des Harkis qui constituent 6 % de la population de la commune. Cas unique d'une implication politique réussie des Harkis, ceux-ci, emmenés par Abd-el-Kader Hamiche, se sont alliés avec Jean Hieaux pour les élections municipales de 1989, permettant à celui-ci de se refaire une virginité en se débarrassant du Front National. Le FN progressivement marginalisé, Marie-France Stirbois, désespérée de réussir à s'y faire réélire, lui a donné le coup de grâce en partant pour Nice.

Aux élections municipales de 2001, après la scission avec le MNR et le départ de Marie-France Stirbois, le Front national ne compte plus assez de militants pour constituer une liste.

Trois mosquées ont été construites depuis la fin de l'influence FN à Dreux[11] (dont une de la communauté du Tabligh[12]).

En 2008, Gérard Hamel est reconduit à la mairie de Dreux pour un troisième mandat consécutif.

En 2014, Gérard Hamel est reconduit à la mairie de Dreux pour un quatrième mandat consécutif.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours[modifier | modifier le code]

Élections législatives, résultats des deuxièmes tours[modifier | modifier le code]

Élections cantonales (Résultats pour Dreux)[modifier | modifier le code]

Élections européennes, résultats des deux meilleurs scores[modifier | modifier le code]

Élections régionales, résultats des deux meilleurs scores[modifier | modifier le code]

Référendums[modifier | modifier le code]

Cantons de Dreux[modifier | modifier le code]

Dreux est le chef-lieu de trois cantons :

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de Dreux est jumelée avec [30]:

En outre, Dreux entretient un partenariat avec Mohammedia au Maroc depuis 2010[31].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 30 536 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5 383 5 437 6 037 6 032 6 249 6 379 6 367 6 774 6 764
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
6 498 6 940 7 237 7 418 7 922 8 254 8 719 9 364 9 718
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
9 697 9 928 10 692 10 908 11 313 12 200 13 361 14 184 16 818
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
21 588 29 408 33 101 33 379 35 230 31 849 32 723 30 536 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[32] puis Insee à partir de 2004[33].)
Histogramme de l'évolution démographique

Immigration[modifier | modifier le code]

En 2010, la ville comptait 5 993 immigrés (personnes nées étrangères à l'étranger) sur une population totale de 31 031 habitants soit 19,3 % de sa population (la moyenne du département étant de 6 %)[34].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

  • Le Stade Jean Bruck accueille les compétitions des différentes équipes de différents sports (football, football américain, tennis, handball, basket-ball...)
  • Le FC Drouais a participé une fois à un 1/32ème de finale de la Coupe de France. Ce club joue actuellement en 6 ème division française du football.

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • L'été sous les Charmes : Du 17 juillet au 22 août, en centre-ville, concerts gratuits tous les vendredis et samedis soirs à 21 h.
  • La Fête des Vendanges et des Associations : En septembre, stands d'informations, dégustations, buvettes, artisanat, spectacles et démonstrations.
  • Foire de la Saint Denis : Grande braderie annuelle.
    • Braderie : dimanche et lundi.
    • Fête foraine : samedi, dimanche, lundi.
    • Vide-grenier : dimanche.
    • Marché gastronomique et artisanal : samedi, dimanche, lundi.

Tout au long de ces trois jours, la ville organise des animations culturelles selon une thématique choisie chaque année.

  • Le Carnaval des Flambarts : Grande fête populaire, le Carnaval des Flambarts a lieu chaque année à la mi-décembre. Carnaval, mais aussi marché de Noël, charivari, illuminations, régate et spectacle pyrotechnique marquent l’événement.

Économie[modifier | modifier le code]

La zone d'influence économique de la ville de Dreux dépasse largement les frontières actuelles du Pays drouais, notamment vers les communes limitrophes du département de l'Eure, des Yvelines et le canton eurélien de Nogent-le-Roi.

La ville dispose d'une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie d'Eure-et-Loir.

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Secteurs d'activités[modifier | modifier le code]

Dreux est la capitale de Polepharma, « cluster » qui regroupe plusieurs entreprises de l'industrie pharmaceutique (notamment Leo Pharma, Ipsen, Norgine) au sein du premier bassin européen de production pharmaceutique.

Entreprises de l'agglomération[modifier | modifier le code]

Sur l'ensemble de l'agglomération, Dreux met à disposition des entreprises différentes structures[35] :

  • deux pépinières d’entreprises (tertiaire et artisanale)
  • un hôtel d’entreprises
  • douze villas d’entreprises
  • un parc d'activités d'entreprise "LA RADIO"
  • un parc d'activités "Les Livraindières"
  • un parc d'activités "Porte Sud"

Le parc commercial des Coralines, situé à proximité de la RN12 regroupe une galerie marchande d'une vingtaine de boutiques, un hypermarché et de nombreuses enseignes (équipement de la personne, sport et loisirs, équipement de la maison, restauration, automobile, jardinerie, services).

  • Beaufour Ipsen Industrie
  • USG France
  • Norgine Pharma
  • Sodexo
  • Laboratoires Léo Pharma (Vernouillet)
  • Knauf Industries Plastics
  • Renault Établissement Chanoine
  • Cordon Electronics
  • Verlinde (Vernouillet)
  • Qol (Dreux-Vernouillet)
  • Synerlabe - Laboratoires Sophartex (Vernouillet)
  • Locarchives (Vernouillet)
  • Matelsom (Vernouillet)
  • Phone Marketing
  • SAS Lecluse Automobiles
  • Groupe Davis Dreux
  • Dammann Frères
  • Translocauto
  • Group Galloo
  • Ezy PLV (Saint-Gemme-Moronval)
  • Comasec
  • Chimie Circuit
  • Loiselet
  • Lehvoss France

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Chapelle royale de Dreux.
Article détaillé : Église Saint-Pierre.
  • La chapelle de l'Hôtel-Dieu, XVIe siècle.

Édifices civils[modifier | modifier le code]

  • Château de Dreux, ancien château royal.
Article détaillé : Château de Dreux.
  • Ancien hôtel de ville, dit Le Beffroi du XVIe siècle de Dreux Logo monument historique Classé MH (1840)[38]
  • Ancien Hôtel-Dieu de Dreux du XVIe siècle  Inscrit MH (1982)[39]
  • Anciennes imprimeries Lefèbvre et ancienne librairie Broult-Dividis du XXe siècle de Dreux  Inscrit MH (1997)[40]
  • Hôtel de Caisse d’Épargne du XIXe siècle de Dreux  Inscrit MH (2000)[41]
  • Hôtel de Salvat-Duhalde du XVIIIe siècle de Dreux  Inscrit MH (2001)[42]
  • Maison romane du XIIe siècle de DreuxLogo monument historique Classé MH (2007)[43]
  • Ancien arsenal des pompiers du XXe siècle de Dreux  Inscrit MH (1996)[44]
  • Domaine de Comteville, et son château XIXe siècle.
  • Hôtel particulier de Montulé XVIe siècle.
  • Pavillon Louis XIII.
  • Tourelle Hennequin de la Porte-Chartraine.
  • Maison-romane/Comtale rue Sénarmont XIIe siècle.
  • Tour des enfants trouvés XIXe siècle.
  • Ancien hôtel particulier de la Banque de France XIXe siècle.
  • Salle Henri VI, Comte de Paris; au sein du domaine de la Chapelle Royale XIXe siècle.

Parcs et jardins[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Sous l'appellation « forêt de Dreux », a été classée en 2004, comme forêt de protection, la forêt domaniale d'une superficie d'environ 3 917 hectares, s'étendant dans le nord du département d'Eure-et-Loir sur les huit communes d'Abondant, Anet, Boncourt, , Montreuil, Rouvres, Saussay et Sorel-Moussel[46].

Article détaillé : Forêt de Dreux.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Aérodrome de Dreux - Vernouillet.

Dreux dispose d'un aérodrome pour la pratique d’activités de loisirs et de tourisme.

La ville dispose d'une base nautique (le lac d'Ecluzelles, étant la plus grande étendue d'eau d'Eure-et-Loir), d'un hippodrome, de salles de concerts, d'un conservatoire à rayonnement intercommunal.

À l'heure actuelle le site du Musée et le quartier de la gare font l'objet d'attentions particulières.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

  • La Feuille de Dreux, fromage à base de lait de vache demi-écrémé, à pâte molle à croûte fleurie.

Galerie[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Dreux

Les armes de Dreux se blasonnent ainsi : « Échiqueté d’or et d’azur ».

Les armes de la ville ont pour origines celles de la maison de Braine. Robert Ier, cinquième fils du Roi Louis VI le Gros reçut le comté de Dreux en apanage en 1137 et épousa, en troisièmes noces, Agnès de Baudement en 1152. Il prit pour armes celles de la maison de Braine et donna ses armes aux habitants de Dreux en 1154, sans la bordure de gueules. À la place, les branches de chêne prirent place sur un fond d’argent et surmonté de la couronne de comte. Au début du XXe siècle, l’ornement extérieur, qui était la couronne de comte placée en cimier, fut remplacée par la couronne murale en forme de murailles crénelées.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France : 2 éd. revue et complétée, Paris, Librairie Guénégaud,‎ 1979, 24 cm, 738 p. (ISBN 2-85023-076-6, notice BnF no FRBNF34621655), p. 254
  2. Dreux, ses antiquités, chapelle Saint-Louis par Eustache de Rotrou
  3. André Chédeville, « Le mouvement communal en France aux XIe et XIIe siècles, ses éléments constitutifs et ses relations avec le pouvoir royal » in Robert Favreau, Régis Rech et Yves-Jean Riou (directeurs), Bonnes villes du Poitou et des pays charentais (XIIe ‑ XVIIIe siècles) : Actes du colloque tenu à Saint-Jean-d’Angély les 24-25 septembre 1999, publiés par la Société des antiquaires de l'Ouest in Mémoires de la Société des antiquaires de l'Ouest et des Musées de Poitiers, 5e série, tome VIII (2002), à Poitiers. ISBN 2-9519441-0-1, p. 20
  4. André Chédeville, Le mouvement communal en France…, p. 21
  5. Usine à gaz de Vaugirard
  6. Ballon no 5 : « Le Céleste »
  7. dreux-par-pierlouim.over-blog.com Libération de Dreux, le 16 août 1944.
  8. www.afcvm.com 16 août 1944, Sam Isaacs le libérateur de Dreux.
  9. Voir l'article Alliances électorales du Front national#De 1977 à 1998
  10. l'Odyssée
  11. « Revenu du Front », Libération, 22 juin 2007
  12. (fr) « 'Jamaat al Tabligh, sortie annuelle à Dreux' », sur SaphirNews.com,‎ 18 juillet 2003
  13. Résultats de l’élection présidentielle 2012 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  14. Résultats de l’élection présidentielle 2007 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  15. Résultats de l’élection présidentielle 2002 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  16. Résultats de l’élection législative 2012 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  17. Résultats de l’élection législative 2007 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  18. [ http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_votre_service/resultats-elections/LG2002/028/02813402.html Résultats de l’élection législative 2002 sur le site du ministère de l’Intérieur.]
  19. Résultats des élections cantonales 2011 Dreux-sud sur le site du Ministère de l'intérieur.
  20. Résultats des élections cantonales 2008 Dreux-Est sur le site du Ministère de l'intérieur.
  21. Résultats des élections cantonales 2008 Dreux-Ouest sur le site du Ministère de l'intérieur.
  22. Résultats des élections cantonales 2004 Dreux-sud sur le site du Ministère de l'intérieur.
  23. http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Europeennes/elecresult__ER2014/%28path%29/ER2014/index.html Résultats de l’élection européenne 2014 sur le site du ministère de l’Intérieur.]
  24. Résultats de l’élection européenne 2009 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  25. Résultats de l’élection européenne 2004 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  26. Résultats de l’élection régionale 2010 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  27. Résultats de l’élection régionale 2004 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  28. Résultats du référendum 2005 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  29. Résultats du référendum 1992 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  30. Jumelage | Dreux.com, consulté le 19 juillet 2014
  31. Partenariat entre Mohammedia et Dreux dans Le Matin du 8 décembre 2010. Consulter en ligne (PDF)
  32. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  33. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  34. Commune : Dreux - 28134, Insee 2010
  35. « Site du développement économique de Dreux », sur www.simplanter-a-dreux.fr .
  36. « Domaine de la chapelle royale Saint-Louis », base Mérimée, ministère français de la Culture
  37. « Église Saint-Pierre », base Mérimée, ministère français de la Culture
  38. « Ancien hôtel de ville, dit Le Beffroi », base Mérimée, ministère français de la Culture
  39. « Ancien Hôtel-Dieu de Dreux », base Mérimée, ministère français de la Culture
  40. « Anciennes imprimeries Lefèbvre et ancienne librairie Broult-Dividis », base Mérimée, ministère français de la Culture
  41. « Hôtel de Caisse d'Epargne », base Mérimée, ministère français de la Culture
  42. « Hôtel de Salvat-Duhalde », base Mérimée, ministère français de la Culture
  43. « Maison romane », base Mérimée, ministère français de la Culture
  44. « Ancien arsenal des pompiers », base Mérimée, ministère français de la Culture
  45. Villes et villages fleuris - Eure-et-Loir
  46. Décret du 30 août 2004 portant classement comme forêt de protection de la forêt de Dreux sur le territoire des communes d'Abondant, Anet, Boncourt, Bu, Montreuil, Rouvres, Saussay et Sorel-Moussel dans le département d'Eure-et-Loir, JORF no 206 du 4 septembre 2004, p. 15678, texte no 21, NOR AGRF0401659D, sur Légifrance.