Chauconin-Neufmontiers

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Chauconin-Neufmontiers
Mémorial.
Mémorial.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Meaux
Canton Canton de Meaux-Nord
Intercommunalité Communauté d'agglomération du pays de Meaux
Maire
Mandat
Michel Bachmann
2014-2020
Code postal 77124
Code commune 77335
Démographie
Gentilé Coconaciens-Neufmontois
Population
municipale
2 754 hab. (2011)
Densité 158 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 58′ 27″ N 2° 50′ 19″ E / 48.9741327, 2.8385925 ()48° 58′ 27″ Nord 2° 50′ 19″ Est / 48.9741327, 2.8385925 ()  
Altitude Min. 110 m – Max. 110 m
Superficie 17,39 km2
Localisation

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Chauconin-Neufmontiers
Liens
Site web chauconin-neufmontiers.fr

Chauconin-Neufmontiers est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Coconaciens-Neufmontois[1]. Au dernier recensement de 2011, la commune comptait 2 754 habitants.

Géographie[modifier | modifier le code]

D'une superficie de 1 739 hectares[2] (soit 17,39 km2), la commune de Chauconin-Neufmontiers appartient au canton de Meaux-Nord dans l'arrondissement de Meaux.

Rose des vents Villeroy Monthyon Penchard Rose des vents
Charny N Crégy-lès-Meaux
O    Chauconin-Neufmontiers    E
S
Trilbardou Meaux

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premières traces d'habitat sur le territoire de la commune de Chauconin-Neufmontiers remontent à la période gallo-romaine (du Ier au IVe siècle). Lors de la construction de la prison, les fouilles archéologiques effectuées fin 2001 ont mis au jour les restes d'un petit établissement rural datant de cette époque (une cave, des fosses), et plusieurs céramiques, certaines fort belles, ont été retirées[3]. La première mention du nom du village de Chauconin apparaît dans les textes du VIIIe siècle sous la forme "Coconiacum". L'étymologie est incertaine et le nom pourrait provenir du latin coquus (cuisinier). Quant au village de Neufmontiers, l'origine provient du mot Monasterium, ou « moustier », c'est-à-dire « monastère ». Il s'agit d'un « nouveau monastère », créé au XIIIe siècle par les abbés de Saint Faron à Meaux, dont il ne reste plus de traces, qui devint Neufmontiers[3].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Sur le territoire de la commune actuelle (à 500 mètres au sud de la route nationale 3 et jouxtant le village de Trilbardou), se trouvait au Moyen Âge le village de Saint Saturnin, actuellement disparu, et comme englouti sous les terres cultivées. Le village une fois disparu, les habitants se sont regroupés dans le village actuel de Chauconin. En 1135, les chanoines de la cathédrale de Meaux fondent l'abbaye de Châge dans la ville de Meaux et donnent à ce monastère la charge de l'église de Saint-Saturnin, accompagnée de ses revenus sauf en ce qui concerne la dîme que la chapitre conserve. Il est ainsi révélé qu'en 1353 le prieur du village paye 20 sols de dîme. Saint-Saturnin était donc une localité assez considérable, mais qui a été ruinée au cours de la guerre de Cent Ans[3].

Une première cause de la décadence du village de Saint Saturnin tient à la Jacquerie de 1358, épisode célèbre du l'histoire du pays de Meaux. Cette année-là des bandes de paysans révoltés se formèrent dans le région de Beauvais et ravagèrent le pays jusqu'à Sens ; plusieurs milliers finirent par se faire massacrer dans le département actuel de l'Oise par Charles de Navarre (dît Charles le Mauvais). Une partie des Jacques se retrouva à Meaux, pilla les environs, puis fit alliance avec les bourgeois de la ville (lesquels étaient soutenus par Étienne Marcel qui, à Paris, était à l'origine d'une révolte semblable contre le pouvoir royal). Mais ils furent finalement vaincus par les nobles, réfugiés dans le quartier fortifié du Marché (parmi ceux-ci se trouvaient la femme et la sœur du futur roi Charles V)[3].

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le samedi 5 septembre 1914, en début d'après-midi, une troupe de soldats arrive à marche forcée à Villeroy, depuis Vémars situé une trentaine de kilomètres au nord-ouest, d'où elle est partie le matin-même. Il s'agit de la 19e compagnie du 276e régiment de réserve d'infanterie. Elle est commandée par le capitaine Guérin, un ancien des "bat d'af" âgé de 32 ans et par le lieutenant Charles Péguy, 41 ans, écrivain célèbre bien qu'impécunieux, père de 3 enfants, son épouse étant enceinte d'un quatrième. De 14 à 17 heures les soldats se reposent près du puits Puisieux, à Villeroy (puits qui existe encore). À 17 heures, lors d'un premier bond, les soldats franchissent la route qui sert de limite avec la commune de Chauconin-Neufmontiers et se protègent derrière le talus. À 17 heures 30 a lieu un deuxième bond en avant[3].

Le souvenir de Péguy éclipse les actions des autres participants, mais il faut signaler l'action de la brigade marocaine qui, partant d'une position située sur la droite de la compagnie de Péguy, prit d'assaut la colline du Bois du Télégraphe, avant d'être obligée de se replier faute d'appui. Il s'agissait du premier jour de la bataille de Marne, appelée ici bataille de l'Ourcq ; le front allait jusqu'à Bar-le-Duc. Du côté français, les troupes engagées ici étaient composées du 5e corps d'armée du général Lamaze, comprenant les 55e et 56e divisions de réserve et la brigade marocaine. Du côté allemand, la 1re armée du général von Klück opérait un mouvement pour prendre Paris par le sud ; le 4e corps de réserve sur le front de l'Ourcq (et donc à Chauconin-Neufmontiers) constituait le flanc droit. Le 6 septembre, les troupes allemandes quittent la ligne Monthyon-Penchard ; le 10 septembre, les Allemands ont reflué au-delà de Reims (grâce notamment aux appuis transportés par les "Taxis de la Marne"), c'est la victoire pour les troupes alliées, françaises et anglaises, victoire de la 1re bataille de la Marne[3].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

En 1972, la fusion des villages de Chauconin et de Neufmontiers-lès-Meaux forment le village de Chauconin-Neufmontiers. Situé en périphérie de Meaux, le village ne cesse de s'agrandir et dépasse, à cette époque, les 2 000 habitants. Cependant sa grande superficie (1 700 hectares) lui permet, pour l'instant, de conserver sa ruralité. La mise en service d'un centre pénitentiaire en 2004 sur la périphérie de son territoire et le passage de la voie ferrée du TGV Est en 2007, n'ont pas altéré son image, ni son espace, occupé dans sa majeure partie par des terres agricoles[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

En 2008, la commune a reçu le label « Ville Internet @@ »[4], récompense renouvelée en 2010[5].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
17 octobre 2004 en cours Michel Bachmann    

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

  • 2008 : Construction d'un établissement pénitentaire pour mineurs de 60 places.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 754 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
585 566 607 566 591 502 512 527 508
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
509 523 532 573 520 505 509 546 506
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
477 460 453 405 423 435 413 411 390
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
368 337 658 824 1 489 1 494 1 719 2 487 2 707
2011 - - - - - - - -
2 754 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Festivités et évènements[modifier | modifier le code]

Le 20 septembre 2006, le premier ministre Dominique de Villepin a soudé officiellement le dernier rail de la LGV Est européenne dans la commune[8].

Sports[modifier | modifier le code]

À Chauconin-Neufmontiers, de nombreuses activités sportives peuvent être pratiquées comme notamment le judo, le tennis de table, le tennis, le football et la randonnée.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

De nombreuses activités culturelles sont disponibles à Chauconin-Neufmontiers, notamment la poterie, le dessin, le solfège et la musique, la sculpture, le théâtre sans oublier bien sûr la bibliothèque. La salle des jeunes organise par ailleurs de nombreuses activités au fil de l'année.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La construction de l'église actuelle commence en 1580 et s'achève durant le XVIIe siècle. Au XVIIIe siècle, les reliques d'une ancienne église se trouvant dans le hameau appelé Saint Saturnin (aux environs de Trilbardou) furent transférés dans l'église actuelle. Cette église sert d'exemple de transition du style gothique à celui de la Renaissance, pour une édifice religieux de campagne.

La ferme incendiée à Chauconin, près de Meaux est le titre d'un tableau de Maurice Utrillo, dans lequel l'église de Chauconin apparait en fond dans le contexte de la première guerre mondiale. L'église Saint-Saturnin de Chauconin a été inscrite monument historique par arrêté le 18 juin 1991.

Médias[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Actualités[modifier | modifier le code]

Un détenu de la maison d’arrêt de Chauconin-Neufmontiers tente d’incendier sa cellule le 21 décembre 2011 vers 13 h 45. Il a d’abord mis le feu à des papiers, puis à ses affaires, pour des raisons qui restent encore inexpliquées. Les pompiers sont intervenus et aucune victime n'a été recensée[9].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]