Longperrier

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Longperrier
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Meaux
Canton Dammartin-en-Goële
Intercommunalité Communauté de communes Plaines et Monts de France
Maire
Mandat
Michel Mouton
2014-2020
Code postal 77230
Code commune 77259
Démographie
Gentilé Longperrois
Population
municipale
2 464 hab. (2011)
Densité 532 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 03′ 08″ N 2° 39′ 49″ E / 49.0522703, 2.6634979 ()49° 03′ 08″ Nord 2° 39′ 49″ Est / 49.0522703, 2.6634979 ()  
Altitude Min. 89 m – Max. 172 m
Superficie 4,63 km2
Localisation

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Longperrier

Longperrier est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Les habitants sont appelés les Longperrois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Longperrier est situé à 35 km de Paris, à proximité de la nationale 2 (N2), menant de Paris à Soissons. Longperrier fait partie d’un pays traditionnel appelé la Goële, limité par la forêt d’Ermenonville (Oise) au nord, par l’aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle à l’ouest, et par la Brie qui s’ouvre à partir de la ville de Meaux à l’est et au sud. Cette région est caractérisée par de basses collines sableuses couvertes de bois et de bosquets. La Goële présente des paysages de prairies, champs et vergers de pommiers. La commune de Longperrier est desservie par la gare de Dammartin - Juilly - Saint-Mard située à Saint-Mard.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Longperrier
Moussy-le-Neuf Othis Rouvres
Moussy-le-Vieux Longperrier Dammartin-en-Goële
Villeneuve-sous-Dammartin Thieux Saint-Mard

Histoire[modifier | modifier le code]

Histoire générale[modifier | modifier le code]

Le nom de la ville de Longperrier peut trouver son origine dans le latin. Il signifie soit « longue pierre » du latin longa petra, soit « long poirier » du latin longa pirus. L’église fondée par les contes de Dammartin en Goële vers l’an 1185 est appelée l’église Sainte-Madeleine de Longperrier. Le territoire longperrois est réparti en plusieurs domaines. Les noms de ces domaines sont portés actuellement par les principales rues de Longperrier. Le chef-lieu paraît être le domaine de Maincourt, possédé par les seigneurs de Chambly (Oise) au début du XIVe siècle. En 1666, Louis II de Bourbon, Prince de Condé, se porte acquéreur pour faire échange aussitôt avec l’Abbaye de Chaâlis (Oise) contre les étangs de Commelles près de Chantilly. Le 7 janvier 1791, le domaine de Maincourt est acquis par le député Louis-Michel Lepeletier de Saint-Fargeau. Après la mort de ce dernier, le domaine est vendu à la famille Revenaz. Le domaine du vivier, propriété du comte de Dammartin puis de la famille du Maine et de Monsieur de Vassan, est vendu en 1772 aux frères Collinet. L’ensemble des fermes est progressivement acquis par la famille Sainte-Beuve, sauf les fermes Lucet, Bardez et Thuillier dont elle est la seule à avoir encore une activité. Les terres sises au nord du village, de sols peu fertiles, de prés, de vignes et de vergers, sont exploitées par des petits propriétaires. Au début des années soixante, les activités agricoles cessent petit à petit. Des maisons d’habitations sont installées sur des terrains acquis par des habitants de la région parisienne. Le programme d’urbanisation, durant la seconde moitié du XXe siècle, a permis de quadrupler la population.

Longperrier et ses rois[modifier | modifier le code]

Les rois de Longperrier ont tiré l’oiseau de 1893 à 1933 ! C’est en 1893 que Longperrier a eu son premier Roi, Le Roi Alphonse Lebœuf. Le registre de la Compagnie des Chevaliers de l’Arc de Longperrier a été retrouvé dans les archives de la mairie. Ce registre permettait l’enregistrement des réceptions des actes de tirage de l’oiseau. À sa lecture on peut en déduire que le postulant devait être de religion catholique apostolique et romaine, de bonne vie et mœurs, et avoir fréquenté le jardin de la Compagnie un temps raisonnable. Par suite il devait prêter serment de se conformer aux statuts et règlement de la Compagnie, de s’acquitter des cotisations, qui à l’époque s’élevaient à 10 Francs de droit d’entrée et 5 F de cotisation annuelle, afin de contribuer aux frais de jeu. Il devient membre de la Confrérie de Saint Sébastien leur Saint patron. Ensuite il pouvait être reçu Chevalier et pouvait alors tirer l’oiseau. Le titre de Roi était conféré au premier chevalier qui avait atteint la cible : l’oiseau. On peut supposer que c’était un oiseau fictif planté sur une perche et qui devait être tiré à "arc dans le jardin de la confrérie. Le nouveau Roi était alors élu pour une année, il promettait de faire son devoir et s’engageait à rendre l’oiseau au bout de l’année en la manière accoutumée.. Durant cette année de règne il jouissait des dignités prérogatives à la Royauté. Les premiers chevaliers qui ont tiré l’oiseau sont : Leduc Honoré, Thuillier capitaine, Loriette Léon, Couturier Louis, Loriette Suplice, Dumont, Couturier greffier, Leduc Edourd, Bontemps, Besnard Jules, Gaucher Adolphe, Cottard Alphonse, Landru Jean, Pigeon Emile, Pasquier Adolphe, Pasquier Ange, Loriette Paul, Loriette Fils, Cottard Jules, Thuillier Frédéric, Lebœuf Alphonse, Pasquier Lebœuf, Michel Victor. Il n’y eut pas de tirage en 1910, ni de 1912 à 1920. Le 17 décembre 1921 la compagnie fut reconstituée sous l’impulsion de trois anciens chevaliers : Lemaître Ernest, Thuillier Frédéric et Gaucher Adolphe. Par la suite eût lieu présentation des nouveaux aspirants qui furent bien vite nommés Chevalier, la Compagnie était alors complètement reconstituée avec un Capitaine : Lemaître Ernest, un Lieutenant : Thuillier Frédéric, un secrétaire trésorier : Marie Charles et son porte drapeau : Philibert Léon. Le nouveau Roi fut nommé le 7 mai 1922 suite au tirage de l’oiseau : Thuillier Frédéric. De 1921 à 1930 les rois se sont à nouveau succédé, le dernier de cette série, Lucet Alphonse régna jusqu’au 30 avril 1933 date à laquelle Lucet Marcel fut élu et resta le dernier Roi connu de la Compagnie des Chevaliers du Jeu d’Arc de Longperrier.

Histoire locale, les noms des rues[modifier | modifier le code]

Chaque nom de rue de longperrier est lié à une activité ou une histoire du passé. La rue de Maincourt est un souvenir du domaine de Maincourt, appelé jadis Moïencourt. Ce domaine a laissé une autre trace, puisqu’un lieu-dit, à la sortie ou est de la commune s’appelle encore « Le Domaine ». De part et d’autre de cette voie, on trouve la rue du Hamel conduisant à un petit hameau, dénommé le Village ; la rue du Ponceau, ainsi appelée en raison d’un petit pont enjambant un fossé, la ruelle de l’Oseraie, au nom évocateur, et celle des Bergers rappelant que les troupeaux d’autrefois l’empruntaient pour gagner les pâtures voisines. Au début de la rue de Maincourt, on trouve également la rue du Gué-des-Fourches. Celle-ci a une petite histoire curieuse. Improprement appelée rue du Lavoir parce qu’elle conduisait au lavoir existant à l’emplacement de l’actuel jeu de boules, elle traversait autrefois la ferme de l’Abbaye. Pour des raisons faciles à comprendre, les propriétaires demandèrent son déplacement en abandonnant pour ce faire une bande de leur pâture. Pourquoi ce Gué des Fourches ? C’est qu’aux temps anciens, les fourches patibulaires, autrement dit les potences (gibets), se dressaient sur la butte de Dammartin, au lieu précisément appelé « La justice », à peu près à l’actuel emplacement du radar. Et les condamnés venus du bas de la butte passaient par la rue du Gué des Fourches, franchissant les sources aux endroits propices. La rue du Vivier, plus paisible, possédait à l’emplacement actuel de la salle du Vivier, une mare alimentée par une source venue d’un pré voisin. Cette mare, jadis vivier, servit par la suite d’abreuvoir puis fut abandonnée et comblée lorsque l’eau courante fut installée dans le village. Quant à la rue du Bordet, elle permettait d’aller jusqu’à une borderie, exploitation agricole de faible importance à l’emplacement de laquelle se trouve une partie des ateliers Sefers. Le chemin du Gazon, rejoint les deux extrémités du village en traversant une zone de vergers, aujourd’hui bien abandonnés. La rue de Condé rappelle que les lieux actuels furent autrefois propriété des princes de Condé qui échangèrent ces terres contre celles que possédaient les moines de Chaâlis aux étangs de Commelles, situés dans la forêt de Chantilly, propriété des Condé. Par cet échange, les princes de Condé eurent toute la forêt pour chasser et l’Abbaye de Chaâlis devint maîtresse de la ferme et des terres d’une partie de Longperrier.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Date d'élection Identité Qualité
Les données antérieures à 1995 ne sont pas encore connues.
2008 M.Michel Mouton maire

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 464 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
497 595 535 542 530 531 524 526 502
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
464 462 442 409 431 413 377 371 359
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
340 308 341 307 355 356 380 347 361
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
341 417 494 696 1 089 2 071 2 273 2 309 2 464
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de la commune de Longperrier est principalement fondée sur sa zone d'activité où l'on peut trouver un supermarché alimentaire, une jardinerie, un concessionnaire auto et une petite dizaine de petits commerces. Le centre-ville est quant à lui plutôt résidentiel, le seul commerce restant à ce jour étant une épicerie. Tout cela est dû à la position géographique de la ville. En effet, la commune est voisine du chef-lieu de canton, Dammartin-en-Goële, qui possède de nombreux petits commerces mais dispose de peu de place. Longperrier a donc logiquement pu accueillir la zone commerciale ainsi que le lycée Charles-de-Gaulle.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Église Sainte-Madeleine XIIe/XVIIe : elle est caractérisée par un clocher carré, un abside polygonale, un chevet à 3 pans avec grande fenêtre d'axe. On retrouve aussi des vastes verrières, un tabernacle de pierre du XVe siècle, une pierre tombale de 1636, un panneau peint au XVIIe siècle, des statuettes de bois peint. Croix Manin (sur la route de Villeneuve-sous-Dammartin)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Claude Corvisier, Dammartin-en-Goële et environs, Vol. I : Longperrier - Othis - Rouvres, Coll. Mémoire En Images, Éd. Alan Sutton, Saint-Cyr-sur-Loire 2001, ISBN 2-84253-592-8.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011