Sens (Yonne)

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Sens
Hôtel de ville de Sens
Hôtel de ville de Sens
Blason de Sens
Héraldique
Sens (Yonne)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Yonne
(sous-préfecture)
Arrondissement Sens
(chef-lieu)
Canton chef-lieu de 3 cantons
Sens-Nord-Est
Sens-Ouest
Sens-Sud-Est
Intercommunalité Communauté de communes du Sénonais
Maire
Mandat
Marie-Louise Fort (UMP)
2014-2020
Code postal 89100
Code commune 89387
Démographie
Gentilé Sénonais
Population
municipale
25 146 hab. (2011)
Densité 1 148 hab./km2
Population
aire urbaine
56 660 hab. (1999)
Géographie
Coordonnées 48° 11′ 52″ N 3° 16′ 57″ E / 48.1978, 3.2826 ()48° 11′ 52″ Nord 3° 16′ 57″ Est / 48.1978, 3.2826 ()  
Altitude Min. 62 m – Max. 205 m
Superficie 21,91 km2
Localisation

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Sens
Liens
Site web ville-sens.fr

Sens est une commune française, chef-lieu d'arrondissement, située à 100 km au sud-est de Paris dans le département de l'Yonne (89) (dont elle est une sous-préfecture) en région Bourgogne.

Au dernier recensement de 2011, la commune comptait 25 146 habitants. Ses habitants sont appelés les Sénonais. L'aire urbaine de Sens comptait, en 2011, environ 57 000 habitants.

C'est la deuxième[Quand ?] commune du département de l'Yonne et la sixième de la région Bourgogne derrière la capitale et chef-lieu régionale Dijon, Chalon-sur-Saône, Nevers, Auxerre, Mâcon et devant Le Creusot.

La commune est récompensée par la distinction Grand Prix et quatre fleurs au palmarès 2007 du concours des villes et villages fleuris[1].

Son arrondissement connaît une expansion démographique pour atteindre plus de 111 000 habitants en 2010[2]. Il réalise la croissance la plus rapide de Bourgogne sur les 15 années précédentes (plus de 1 % par an).

Le Sénonais représente 30 % de la population icaunaise pour 23 % du territoire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Située au nord de la Bourgogne, à la frontière de trois régions, à savoir l'Île-de-France, la Champagne-Ardenne et le Centre, Sens est traversée par l'Yonne et la Vanne. Elle se trouve au cœur de la plaine du sénonais.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Martin-du-Tertre Saint-Denis-lès-Sens Saint-Clément Rose des vents
Paron N Saint-Clément
Saligny
O    SENS    E
S
Gron Rosoy Maillot Malay-le-Grand

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Transports ferroviaires[modifier | modifier le code]

Le TER (Bourgogne) dessert la gare de Sens.

Le TER Bourgogne permet de rallier notamment Paris, Auxerre et Dijon.

Sens est seulement à 50 minutes de la gare Paris Bercy en train direct.

Le cadencement des trains, entré en vigueur le 14 décembre 2008, permet environ deux trains par heure (un direct et un omnibus ou semi-direct) en direction de la capitale. D'une manière générale le trafic ferroviaire est implanté puisque de nombreux trains de marchandises et de messagerie traversent la gare, située sur l'axe Paris-Lyon-Marseille.

Chaque jour, c'est plus de 3000 Sénonais qui partent de la gare de Sens pour aller travailler à Paris.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

INTERCOM : 10 lignes de bus desservent la communauté de communes du Sénonais (Sens, Paron, Saint-Clément, Saint-Martin-du-Tertre, Malay-le-Grand, Maillot, Rosoy, Gron et Courtois-sur-Yonne)[3] :

  • Ligne 1bis : Sens Porte de Bourgogne - Paron Mairie
  • Ligne 2 : Sens G.Pompidou - Malay Pasteur
  • Ligne 3 : Sens Garibaldi-Clinique-Victor Hugo-Garibaldi (Boucle dans les deux sens)
  • Ligne 4 : Sens Garibaldi - Sens Porte de Bourgogne
  • Ligne 5 : Sens Sancey - Saint-Martin-du-Tertre Louise Michel
  • Ligne 6 : Sens Garibaldi - Gron Les Epenards
  • Ligne 7 : Sens Garibaldi - Courtois-sur-Yonne Les Bordes
  • Ligne 8 : Sens Garibaldi -Rosoy Mairie
  • Ligne 9 : Sens Champs-Plaisants - Gron Les Epenards
  • Ligne 10.2 : Sens Porte de Bourgogne - Saint-Clément Victor Hugo

Des lignes du réseau TransYonne[4] permettent la desserte dans tout le département de l’Yonne ainsi que de nombreuses lignes de transport scolaire pour les lycéens et collégiens résidant dans le sénonais.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Les 9 secteurs de la ville de Sens

Nouveau logo01ville-sens.jpg

Le territoire de la commune est organisé en neuf quartiers où les actions municipales sont coordonnées par des conseils ayant pour mission d'améliorer les conditions de vie en incitant les habitants à participer à leur embellissement.

  • Quartier n° 1 : Faubourg d'Yonne et l'ile d'Yonne
  • Quartier n° 2 : L'amande (Centre-ville)
  • Quartier n° 3 : Faubourg Saint-Didier et Clos-le-Roi
  • Quartier n° 4 : Saint-Paul et Moulin à tan
  • Quartier n° 5 : Saint-Pregts, les Courtils et les Boutours
  • Quartier n° 6 : L'hôpital, les Maillots
  • Quartier n° 7 : Les Champs d'Aloup - Champs-Plaisants
  • Quartier n° 8 : Les Chaillots - les arènes
  • Quartier n° 9 : Sainte-Béate.

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Époque gauloise[modifier | modifier le code]

Une fraction du peuple des Sénons, entre dans l'Histoire de manière fracassante. Elle s'est établie au bord de la côte adriatique en Italie. De là, elle va attaquer Rome sous la conduite de Brennus, et rançonne sévèrement la ville (malgré la vigilance des oies). En Gaule, le peuple est considéré avec grand respect (le mot "sen" de Sénon aurait donné Sénat et sénile). Il n'a pas été identifié à ce jour d'oppidum majeur (peut être Château à Villeneuve-sur-Yonne). À l'arrivée de César, les Sénons se déchirent entre partisans d'un roi et ceux du régime "républicain". Il fixe son meilleur lieutenant Labiénus à Sens où les légions reconstituent leurs forces, et où les chefs gaulois sont exécutés.

On soupçonne que les bords de l'Yonne aient pu accueillir une agglomération fluviale qui aurait retenu l'attention des logisticiens militaires romains. Non seulement, les lieux sont au bord d'une rivière qui conduit à l'embouchure de la Seine, mais, ils permettent une circulation aisée entre le val de Loire et la Moselle.

Antiquité[modifier | modifier le code]

La cité, nommée Agedincum à l'époque romaine, bien que cela soit plus tard souvent contesté en faveur de Provins (voir Notice et dissertation sur Provins), a conservé son plan à deux rues principales perpendiculaires decumanus et cardo et une partie de son enceinte romaine. Agedincum fut (?), sous l'Empire romain, la capitale de la Senonia, province de la IVe Lyonnaise.

Le nom actuel de la ville vient de la tribu gauloise des Sénons, dont Brennus fut le chef. On y trouve des vestiges de drains faits par les Romains afin d'élever l'eau d'une source, à la manière d'un puits artésien. Ces travaux étaient destinés à alimenter un aqueduc.

En 53 av. J.-C, lors de l'invasion de la Gaule, César y aurait fait hiverner 6 légions, au lieu dit « le camp de César » au sud de la ville.[réf. nécessaire] Le sanctuaire gallo-romain de la Motte du Ciar situé non loin, près du confluent de la Vanne et de l'Yonne, a livré de nombreux vestiges archéologiques (monnaies, médaillons, fragment de marbres, etc.)[5].

Un aqueduc va chercher de l'eau de source dans la vallée de la Vanne à Noé. Les besoins grandissent très rapidement. L'aqueduc est plusieurs fois agrandi. Dans sa dernière version, il permettait d'aller chercher de l'eau à la fontaine Saint-Philibert (Pont-sur-Vanne). La mise à disposition d'eau de qualité commande directement l'expansion urbaine. La ville gagne la plaine orientale. Sa superficie est environ cinq fois supérieure aux vingt-cinq hectares dans lesquels elle va se recroqueviller à la fin du IIe siècle du fait des graves troubles de la guerre civile. Des familles de la cité poursuivent un cursus honorum remarquable qui les porte jusqu'à la dignité de consul à Rome. Une garnison semble prendre place dans un camp permanent à Mâlay (le Grand).

Au Bas-Empire, la ville est protégée par une muraille ; la superficie enclose est de 25 ha[6].

La ville sera la préfecture de la région "lyonnaise quatrième" sous Constantin, englobant le territoire des Parisii.

Du fait de la réforme administrative de Dioclétien, la cité de Sens devient le siège de la province de la Quatrième Lyonnaise. De ce chef, la future province ecclésiastique poursuivra ce cadre hérité de l'Empire. Comme de très nombreuses cités romaines de Gaule (ex. Lutèce), la ville prend le nom du peuple dont elle est le centre administratif et commercial. La cité sera désormais appelée Sens.

L'archidiocèse de Sens[modifier | modifier le code]

Les origines du christianisme à Sens ont été l'objet de débats féroces au début du XXe siècle. Il est vrai que dans sa rédaction connue (très tardive), la vie de saint Savinien vient s'interpoler avec celle de sainte Colombe. Elle prétend que cet évêque a été désigné directement par les apôtres. Mais on peut aussi remarquer que le terme "apostole" signifie en vieux français "pape", ce qui peut en reporter la désignation à un quelconque pape romain.

Il faut par contre créditer l'Eglise locale de sainte Colombe. Cette Aragonaise a été baptisée dans la vallée du Rhône à Vienne et a subi le martyr à Sens. Son culte est célébrée dans des recueils wisigothiques de haute antiquité, ce qui rend impossible un culte imaginaire.

Un évêque Savinianus est cité dans des actes d'un concile du début du IVe siècle. On est désormais fondé à assurer l'existence d'une organisation ecclésiastique. Mais nous sommes alors à la fin du règne de Constantin. Il ne doit pas être confondu avec un saint Sabinianus présent à Troyes.

Le diocèse de Sens a été fondé vers 240 par saint Savinien. Ses archevêques ont eu une place importante dans l’Église de France : au IXe siècle, le Pape Jean VIII a donné à l’archevêque de Sens le titre de "Primat des Gaules et de Germanie" et jusqu’au XVIIe siècle, l’évêque de Paris dépendait de l’archevêque de Sens. À ce titre, elle avait sous sa dépendance Chartres, Auxerre, Meaux, Paris, Orléans et Troyes. La circonscription ecclésiastique fut calquée sur la circonscription civile et le siège épiscopal de Nevers lors de sa création à la fin du Ve siècle fut également rattaché à Sens. Ces sept évêchés constituaient une province ecclésiastique d’une exceptionnelle importance que traduisait la devise CAMPONT - acrostiche des initiales des sept sièges - inscrite sous les armes du chapitre de la cathédrale de Sens. En 769, l’archevêque de Sens, Villicaire, était à la tête de la mission épiscopale franque qui assistait à Rome au Concile chargé de juger le pontife intrus Constantin II, avec le titre d’archevêque des Gaules.

Au VIIIe siècle, le pape est contraint par les événements à prendre une mesure organisationnelle. Il ne peut pas communiquer avec l'épiscopat de Gaule. La Méditerranée est complètement rendue inaccessible par la flotte musulmane d'Afrique du Nord. Les Musulmans d'Espagne sont eux mêmes présents à Narbonne. La dévastation s'étend à l'intérieur de la Provence. La circulation ne peut se faire qu'à travers les Alpes, et uniquement aux beaux jours. Les Lombards se montrent peu compréhensifs. Contraint, le pape fait de l'archevêque de Sens son légat permanent pour l'au delà des Alpes, à l'exception de la Bretagne (c'est-à-dire la Grande-Bretagne). Les souverains mérovingiens se satisfont de cette mesure. Dagobert, de mauvaise santé, limite ses déplacements aux alentours de Paris. Au changement de dynastie, rien ne change. L'autorité de l'archevêque se dilate à l'espace contrôlé par les Carolingiens.

Au début du XIIe siècle, la base navale musulmane de La Garde-Freinet est libérée par le comte de Provence. La circulation commerciale devient intense à travers les Alpes (foires de Champagne). La fonction de légat permanent cesse d'avoir un grande utilité. L'évêque de Lyon (qui tente de ravir le titre archiépiscopal à son métropolitain de Vienne), obtient du pape la "reconnaissance" d'une autorité de primat en France. La réaction du roi Louis VI sera énergique et d'une rare violence. Le Roi refuse que son clergé passe sous contrôle d'un évêque opérant depuis une terre étrangère (le comté de Lyon est en Empire). Il y voit une rupture de l'alliance multi-séculaire des rois de France d'avec la papauté. Le pape recule.

Une nouvelle remise en cause date du règne de François Ier. Le roi Louis XI avait déjà favorisé à l'extrême les foires de Lyon, permettant un développement aussi tardif que spectaculaire de la ville. L'archevêque de Lyon (le conflit avec Vienne n'est pas encore terminé) appuyé par la riche bourgeoisie de sa ville, convainc sans peine François, désespérément à la recherche d'argent, de sa cause. Âgé, l'archevêque de Sens ne réagit pas. Le parlement de Paris assure une brillante défense. Le Roi le fait plier. En compensation, le Parlement octroie le titre de primat des Gaules et de Germanie à l'archevêque de Sens ; l'archevêque de Lyon ne sera que primat de la Gaule.

Les remparts de la poterne
Le trésor de la cathédrale

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Maison d'Abraham, un joyau du centre-ville de Sens

Âges mérovingiens et carolingiens[modifier | modifier le code]

À la fin du quatrième siècle Sens est la capitale de la Quatrième Lyonnaise. Cette circonscription civile sert de cadre à l'église pour la fondation de l'Archevêché de Sens. Sa devise est Campont, d'après les initiales des évêchés de : Chartres, Auxerre, Meaux, Paris, Orléans, Nevers et Troyes. L'hôtel de Sens à Paris est leur résidence officielle à Paris. Le trône archiépiscopal de l'archevêque dominait dans la cathédrale Notre-Dame de Paris, le trône épiscopal de l'évêque de Paris. En 1622, la province ecclésiastique de Sens fut divisée en deux, Chartres, Meaux, et Orléans devenaient suffrageants du nouvel archevêché : Paris.

En 732, les Maures débarqués en Camargue remontent toute la vallée du Rhône et pillent la ville de Sens. Cette opération est vue comme une tentative de diversion, afin de diviser les forces franques à affronter, l'année de la bataille de Poitiers[7].

Les comtes de Sens sont issus de très hauts lignages, apparentés à la famille royale mérovingienne. Petite-fille de Clovis, la reine Théodechilde fonde le monastère Saint-Pierre-le-Vif dans le 2e tiers du VIe siècle. Vers 630, Samo, marchand né au voisinage de Sens, relève le courage des Esclavons chez qui il commerce et leur permet de tenir tête à une attaque des Huns. Il est fait roi de ce peuple.

L'usage de nommer à la tête du comté de Sens de très hauts dignitaires se poursuivra jusque le début du Xe siècle. Il a d'ailleurs été imaginé que les comtes de Savoie (devenus ducs de Savoie, rois de Piémont et rois d'Italie) procédaient en droite ligne des vicomtes de Sens de cette époque.

Les Premiers Capétiens[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, la ville conserve un rôle important au point de vue ecclésiastique. Plusieurs archevêques procèdent à des couronnements royaux avant que ce ne fut réservé à l'archevêque de Reims. Ses archevêques porteront par la suite le titre de « primats des Gaules et Germanie ».

En 1015, le comté du Sénonais est rattaché une première fois à la Couronne et définitivement à la mort du dernier comte Renard le Mauvais en 1055. Il est momentanément détenu par le comte de Blois de 1030 à 1032. Le Roi gère sa nouvelle possession par le biais d'un vicomte (basé à Vallery) et d'un prévôt. Le Roi dispose d'un palais (l'actuel Tribunal de Grande Instance), d'écuries, d'une tour ronde et d'un donjon carré, des jardins, d'un clos. Mais il n'y vient qu'une fois toutes les trois années, puis très rarement une fois que Philippe Auguste se soit lancé à la conquête de l'Ouest.

Le rattachement du Bas Gâtinais en 1080 permet de rompre l'isolement du domaine royal Sénonais, à présent capable de communiquer avec Orléans et Melun.

Le Palais synodal de Sens

En 1120, Louis VI autorise Etienne, prévôt de l'église de Sens à fortifier le cloître (portes, murailles, fossé)[8].

En 1135, la ville choisit de reconstruire sa cathédrale dans un style innovant. elle est la première cathédrale gothique de France. Son style est caractéristique de cette période de transition. À la même époque, la ville bénéficie brièvement d’institutions communales, qui lui sont retirées par Louis VI[9].

Sous Louis VII, pendant près de trois années, le Pape Alexandre III exilé se fixe avec la Curie à Sens. La cité reçoit les archevêques de Cantorbury Thomas Becket et Edmond (saint Edme).

En 1189/1190[10] le Roi Philippe-Auguste (neveu de Guillaume de Champagne) permet à Sens de disposer de toute l'indépendance alors possible en lui permettant d'avoir un maire (qui exerce avec les pairs la justice sur les hommes du roi) et des jurés et lui accorde une charte qui place la ville sous son autorité exclusive.

En 1194, un bailli royal est localisé à Sens. Il est le premier du domaine royal à être ainsi localisé alors que l'institution est connue depuis 1184. Le bailliage de Sens comprendra à l'époque médiévale Melun, Nemours, Courtenay, Auxerre, le Donziois, la Puisaye, le Tonnerrois, la région de Langres jusqu'à la Saône, d'importants éléments du Barrois Mouvant, le Nord-Ouest Troyen, des éléments épars près de Chalon en Champagne. La création postérieure de bailliages royaux à Mâcon, Saint-Pierre-le-Moutiers, puis l'incorporation de la Champagne dans le domaine royal, limitent l'action d'un des plus importants fonctionnaires territoriaux de la Couronne. Sens fournit le plus ancien lieutenant général de bailliage royal français, et travaille le premier à la mise en forme des plus anciennes coutumes de bailliage. Le tribunal fournit non seulement le travail à des magistrats, mais aussi à des centaines de sergents dispersés dans vaste ressort judiciaire. Il a fortement contribué à limiter les ambitions judiciaires des tribunaux féodaux de Champagne, de Bourgogne, de Nivernais, de l'Auxerrois, du Gâtinais et de la Brie française[11].

La ville est dotée de seize paroisses : Sainte-Croix (en la cathédrale), Sainte-Colombe-du-Carrouge, Saint-Pierre-le-Rond, Saint-Maximin, Saint-Maurice, Saint-Benoît, Saint-Romain, Saint-Hilaire, Saint-Didier, Saint-Pierre-le-Donjon, Saint-Hilaire et hors les murs La Madeleine, Saint-Didier, Saint-Savinien, Saint-Pregts et Saint-Symphorien.

En 1234, Saint Louis y épousa Marguerite de Provence. Le pape Alexandre III s'y réfugie de 1162 à 1165. Thomas Becket y passa une partie de son exil.

La Guerre de Cent Ans[modifier | modifier le code]

Le bailli de Sens met la ville en défense face aux bandes Anglo navarraises. Il procède à la destruction de tous les immeubles approchant des fortifications (dont le Petit Hôtel-Dieu de Garnier Despres où on trouve un trésor destiné à le reconstruire en cas de destruction !). La ville perd son industrie drapière incarnée par la famille Chacerat, considérée comme étant celle des plus riches marchands existant entre Paris (la plus grande ville d'Europe) et Avignon (siège de la papauté). La ville fournit au régent Charles (V) le calme lui permettant de repartir à l'offensive contre Etienne Marcel.

Jusqu'à la perte du pouvoir par la reine Isabeau de Bavière, les patriciens de Sens jouissent d'une position tout à fait considérable au sein de l'appareil central de l'État. Ils ont largement contribué à le développer à partir des règnes des fils de Philippe le Bel. Les de Dicy, Dallement, Col, Chanteprime, de Quatremares, de Bragelongne peuplent le Trésor, les Aides, le Parlement, le Notariat royal, les Requêtes dans des proportions incroyables.

Durant la seconde phase de la guerre de Cent Ans, la ville est contrôlée par le bailli Guillaume de Chaumont jusqu'en 1420. Il est obligé de quitter la place face à la caravane militaire composée du roi d'Angleterre, du duc de Bourgogne et de la reine Isabeau de Bavière, revenant de Troyes et gagnant Paris. Lui même va gagner Orléans où il accueillera Jeanne d'Arc.

La cité n'ouvre ses portes à Charles VII qu'en suivant l'exemple de la ville de Troyes. Mais Provins, Montargis et Auxerre maintiennent son ralliement isolé. Les campagnes sont libérées mais ruinées par Arnault-Guilhem de Barbazan, "chevalier sans peur et sans reproche" inhumé à Saint-Denis. Le combat larvé après le traité d'Arras impliquera certes la prévôté de Villeneuve-le-Roi, mais aussi le bailliage de Sens en base arrière du harcèlement juridique royal jusqu'en 1477. Les baillis sont d'éminents personnages de l'État, parfois même favoris du Roi (Charles de Melun). Plusieurs des griefs du duc de Bourgogne articulés durant "l'entrevue de Péronne" concerne les entreprises du bailli de Sens.

En juin 1474, la ville se voit accorder par le roi Louis XI de France l'autorisation d'avoir un maire et un conseil municipal[12]. Louis XI entame le rééquilibrage du ressort judiciaire en retirant au bailliage de Sens l'Auxerrois, le Donziois et la Puisaye. La résistance persiste jusque sous François Ier.

Renaissance[modifier | modifier le code]

Le bailliage de Sens obtient de disposer d'un siège présidial. Son ressort comprend, outre le Sénonais, le Gâtinais oriental, le Tonnerrois, le pays de Langres et des enclaves en Champagne. Il fait vivre environ 150 avocats et procureurs dans la seule cité. Durant les guerres civiles, le pays de Langres s'émancipe judiciairement.

Sous François Ier, la Couronne concède enfin à l'archevêque de Lyon (qui venait lui-même de s'affranchir l'archevêque de Vienne) le titre de primat de France. Le parlement de Paris résiste un temps. Il plie finalement à cette innovation royale intéressée par les capacités financières des Lyonnais. En compensation, le Parlement donne à l'archevêque de Sens le titre de "Primat des Gaules et de Germanie" pour rappeler à tous la prééminence de l'archevêque de Sens datant à la fin du VIIIe siècle, quand il était systématiquement désigné légat permanent du pape pour les royaumes francs. Le titre est conservé de nos jours.

Durant les guerres de religion, Sens est particulièrement agitée. Charles IX y commence son tour de France royal (1564-1566) en mars, accompagné de la Cour et des Grands du royaume : son frère le duc d’Anjou, Henri de Navarre, les cardinaux de Bourbon et de Lorraine[13]. Les habitants repoussent les assauts du prince de Condé et d'Henri de Navarre qui manque d'être tué par les sabotiers durant un assaut.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Sous le règne de Louis XIII, le diocèse de Paris est érigé en archidiocèse par démembrement de celui de Sens. L'officialité métropolitaine perd la connaissance des appels en provenance de la province formée depuis près d'un millénaire par Chartres, Auxerre, Meaux, Paris, Orléans, Nevers et Troyes. Le grand-père paternel de Cyrano de Bergerac est originaire de Sens.

La cité épiscopale rassemble environ neuf mille habitants. Elle est commodément reliée à Paris par le coche d'eau et se situe sur la route de poste de Paris à Dijon. À la tannerie, elle joint avant 1789 de grandes manufactures textiles. Mais l'économie locale ne fait que desservir les campagnes environnantes. Par contre le clergé local brille de tous ses feux. Le chanoine Fenel crée une bibliothèque ouverte au public. Les Tarbé éditent un journal (les Affiches Sénonaises) qui sont un prototype pour la province. Marivaux épouse la fille d'un notaire de Sens. Les archevêques finissent par opter pour l'attitude gouvernementale anti-janséniste, qui va indisposer gravement la bourgeoisie.

Mort de la tuberculose peu avant Noël 1765, le dauphin Louis-Ferdinand est inhumé dans la cathédrale. La dauphine Marie-Josèphe qui avait contracté le mal de son époux en le soignant, l'y rejoint quelques mois plus tard. Leur tombeau est profané en 1794 mais leurs dépouilles, jetées à la fosse commune, sont replacées dans leur tombeau en 1814 sur ordre de leur fils Louis XVIII.

En 1789, la cité ne parvient pas à faire aboutir ses projets de département comprenant Provins et Montargis. Elle devient une sous-préfecture. Elle obtient un lycée grâce à l'entregent de Fauvelet de Bourienne, ancien secrétaire particulier de Napoléon Bonaparte. Sous la Restauration, le siège archiépiscopal est rétabli, de manière à honorer le confesseur de la Dauphine. La tannerie locale a profité d'un quart de siècle de guerres pour se hisser au second rang national. Mais dans l'ensemble, la ville ne grandit pas.

À la suite du succès du premier festival chantant d'orphéons, organisé par Charles Delaporte à Troyes en 1849[14], le second a eu lieu à Sens la même année. Ce sont les débuts d'une série de rassemblements qui réuniront par la suite des milliers de choristes dans quantités de villes.

En 1914, la ville accueille l'état-major au lancement de la bataille de la Marne.

Vers 1960, la ville est à la tête du réseau banlieue de la gare de Lyon. Un nombre considérable d'habitants prend le train pour aller travailler à Paris, et rentrer le soir.

Après avoir fait fermer le grand séminaire de Sens, l'archevêque Stourm déménage à Auxerre, ville où siège le préfet.

La ville se positionne habilement sur le réseau routier (autoroutes A6, A5, et barreau de liaison), et récemment sur la voie fluviale en amont de Paris (port de Gron). Elle joue ainsi sur des atouts bi millénaires.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
  1848 Victor Guichard    
  1884 François Ernest Landry    
1885 1922 Lucien Cornet Radical  
1979 mars 1983 André Chaussat PR  
mars 1983 juin 1989 Etienne Braun DL  
mars 1989 juin 1995 Philippe Serré DL  
juin 1995 mars 2001 Jean Cordillot PCF Conseiller général du canton de Sens-Sud-Est

(1973-1998)

mars 2001 mars 2008 Marie-Louise Fort UMP Députée de l'Yonne
mars 2008 16 juin 2013[15] Daniel Paris PRG Médecin angéiologue
Conseiller régional de Bourgogne (2006-2010)
30 août 2013 mars 2014 Michel Fourré DVG  
mars 2014   Marie-Louise Fort UMP Députée de l'Yonne

Situation administrative[modifier | modifier le code]

Sens est chef-lieu d’arrondissement et une sous-préfecture. L'arrondissement de Sens est le centre de plusieurs cantons dont principalement :

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Une étude d'UFC-Que Choisir (mars 2012) se basant sur des données du Ministère de la Santé a montré que l'eau potable était trop chargée en pesticides. Ce dépassement, fréquemment constaté pour les petites communes rurales (environ 500 habitants), est plus notable pour une commune de plus de 20 000 habitants ; dans cette catégorie, seules trois autres communes sont en effet concernées. L'étude y voit la conséquence de contrôles trop peu fréquents[16].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 25 146 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
10 957 9 165 8 675 8 718 9 279 9 095 10 099 10 525 10 645
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
10 845 11 098 11 901 11 514 12 309 13 515 14 035 14 006 14 924
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
14 962 15 007 15 034 15 311 16 172 17 465 17 783 17 329 18 612
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
20 015 23 035 26 463 26 602 27 082 26 904 26 961 25 146 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2004[18].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • fêtes de l'Âne
  • Foire de Sens
  • Le Festival de Sens, autour du 14 juillet (grands concerts publics -Cali en 2013[19])
  • Les Synodales, festival et concours de danse autour de mi octobre [20]
  • Clap 89, 27ème festival international du court métrage, début avril [21]
  • Saint Fiacre : fête des plantes et des jardiniers, le 2° dimanche de septembre

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

La ville dispose de nombreux équipements sportifs:

  • Piscine
  • Gymnase
  • Terrains de tennis
  • Terrains de foot

La ville comporte 65 associations sportives[22]:

  • Football
  • Cyclisme
  • Basket ball
  • Handball
  • Baseball
  • Plongée sous-marine
  • Ski nautique
  • canoë kayak
  • l’aéromodélisme
  • Aviron
  • Voile

Le Sens Olympique Club Volley-Ball évolue lors de la saison 2013-2014 en dans le championnat élite (D2). Nicolas Vuillermot est un pilote de VTT français qui est originaire de Sens. Il fait partie des meilleurs trialistes mondiaux et il contribue à l'organisation de compétitions de VTT Trial à Sens. Le Football Club de Sens évolue pour la saison 2013-2014 en Division d'honneur Bourgogne.

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

  • Le centre-ville, dont les principales artères sont la « Grande-Rue » et la « rue de la République » et leurs rues annexes,
  • Le centre commercial nord (galerie commerciale E.Leclerc) et la zone d'activité des Rives-Nord regroupant de nombreuses grandes surfaces spécialisées (Conforama, La Foir'Fouille, Intersport, JouéClub, etc.),
  • Le centre commercial ouest (galerie commerciale Carrefour Sens-Voulx) et la zone d'activité de la gare SNCF,
  • Le centre commercial est (galerie commerciale Carrefour Sens-Maillot),
  • Le centre commercial Champbertrand (Intermarché et sa galerie marchande situés au bord de l'Yonne),
  • Le centre commercial des Champs-Plaisants (reliant les quartiers des Champs-Plaisants et des Champs-d'Aloup).
  • Le centre commercial sud (galerie commerciale Auchan) et zone commerciale de Champbertrand, à proximité de Maillot.

Le futur pôle culturel « Les Portes de Bourgogne »[modifier | modifier le code]

Les « Portes de Bourgognes », est un projet situé au sud de la ville de Sens, sur la D 606 en entrée de ville, constitué d’une offre large dans les domaines des loisirs, de la culture et du commerce.

Le projet contribuerait au rééquilibrage de l’appareil commercial périphérique, essentiellement développé au nord, à l’est et à l’ouest de la ville.

Ce projet prévoit l'implantation :

  • d'un hypermarché Auchan, d’une surface de vente de 9 000 m² comprenant une galerie marchande de 2 000 m².
  • d'un multiplex cinématographique « Cinécran » de 7 salles,
  • d’une salle de spectacle intercommunale modulable et fonctionnelle de 1 350 places,
  • d'hôtels et de restaurants,
  • de moyennes surfaces pour 13 000 m² environ (Décathlon, Kiabi, etc.).

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La cathédrale de Sens
  • La Cathédrale Saint-Étienne, première cathédrale de style gothique.
  • L'ancien Palais des archevêques : le palais synodal et archiépiscopal.
  • Le musée : un des plus riches musées d'art religieux médiéval de France.
  • Le marché couvert, inauguré en 1882; situé place de la République, à l'opposé de la cathédrale.
  • La maison d'Abraham : maison à colombage du XVIe siècle construite pour le tanneur Nicolas Mégissier, appelée aussi maison des Quatre Vents. Arbre de Jessé sculpté sur le poteau cornier, représentant la Vierge et huit rois d'Israël. En 1970, un camion renversa le poteau et la maison faillit s'écrouler. La dénomination Maison d'Abraham semble provenir d'une erreur populaire faisant remonter l'arbre de Jessé jusqu'à Abraham. Les instruments de travail des tanneurs sont sculptés sur les colombages.
  • Le palais de justice : Construit sur le site de l'ancien palais royal cité au XIe siècle, il conserve une partie ronde correspondant à une tour gallo romaine de trois niveaux (le rez-de-chaussée est incorporé dans une propriété privée voisine). Ce palais aurait accueilli Saint Louis après son mariage avec Marguerite de Provence, célébré à la cathédrale de Sens. Son corps central a été reconstruit au milieu du XVIe siècle sous l'égide de Jehan Richer l'Aîné, président et lieutenant général du bailliage. Les murs de la chapelle royale (desservie par le curé la paroisse voisine de Saint-Maximin) subsiste, empiétant sur la chaussée. Les écuries étaient situées de l'autre côté de la rue, en face de la cour. Les salles de la reine, situées dans le prolongement Nord des salles du Roi, ont été loties vers 1500. Le jardin royal et les prisons ont fait place récemment à des constructions au Sud. Le palais a ensuite accueilli le bailliage, puis le siège présidial, et diverses juridictions d'Ancien Régime (Eaux-et-Forêts, Point d'Honneur). Aujourd'hui, le TGI y siège.
  • Parc du Moulin à Tan et ses serres tropicales.
  • Parc Jean Cousin
  • La grande rue : rue piétonne commerçante.
  • Les bords de l'Yonne et l'église Saint-Maurice.
  • Dans l'allée centrale du cimetière repose Saint-Denis, le dernier Mamelouk de Napoléon 1er, qui après avoir servi l'empereur à Sainte-Hélène jusqu'à sa mort se retira à Sens où il mourut.

Sens et la littérature[modifier | modifier le code]

Dans son "Education sentimentale", Gustave Flaubert parle du collège de Sens (devenu depuis Collège Stéphane Mallarmé) : "En 1833, d'après l'invitation de M. le président, le Capitaine vendit son étude. Sa femme mourut d'un cancer. Il alla vivre à Dijon ; ensuite il s'établit marchand d'hommes à Troyes ; et, ayant obtenu pour Charles une demi−bourse, le mit au collège de Sens, où Frédéric le reconnut. Mais l'un avait douze ans, l'autre quinze d'ailleurs, mille différences de caractère et d'origine les séparaient. [...] Ils causaient de tout cela, pendant les récréations, dans la cour, en face de l'inscription morale peinte sous l'horloge ; ils en chuchotaient dans la chapelle, à la barbe de saint Louis ; ils en rêvaient dans le dortoir, d'où l'on domine un cimetière."

Victor Hugo évoque son passage dans la cathédrale de Sens où il aurait vu se célébrer deux cérémonies en même temps : un baptême, et un enterrement.

Dans le roman de Ken Follett les Piliers de la terre, un des personnages principaux, Philip, prieur de Kingsbridge, se rend à l'Abbaye Sainte-Colombe de Saint-Denis-lès-Sens pour y rencontrer Thomas Becket.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Sens

Les armes de Sens se blasonnent ainsi :

D'azur à la tour d'argent accompagnée de six fleurs de lys d'or, trois en chef, une à chaque flanc et une en pointe.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Charles Larcher de La Vernade. Histoire de la ville de Sens. 1846.
  • Charles Porée. Histoire des rues de Sens. Sens, 1920.
  • Frédéric Bitton. Histoire de la ville de Sens. 1943.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Villes et Villages Fleuris
  2. http://www.insee.fr/fr/ppp/bases-de-donnees/recensement/populations-legales/pages2012/pdf/dep89.pdf
  3. Site de Intercom
  4. Réseau TransYonne
  5. Histoire des villes de France, Volume 3
  6. Gérard Coulon, Les Gallo-Romains : vivre, travailler, croire, se distraire - 54 av. J.-C.-486 ap. J.-C., Paris : Errance, 2006. Collection Hespérides, ISBN 2-87772-331-3, p. 21
  7. Jean Deviosse. Charles Martel. Paris, Tallandier, 1978 (réédité en 2006). ISBN 2-84734-270-2, p 162 et suivantes
  8. Cartulaire général de l'Yonne
  9. André Chédeville, « Le mouvement communal en France aux XIe et XIIe siècles, ses éléments constitutifs et ses relations avec le pouvoir royal » in Robert Favreau, Régis Rech et Yves-Jean Riou (directeurs), Bonnes villes du Poitou et des pays charentais (XIIe-XVIIIe siècles) : Actes du colloque tenu à Saint-Jean-d’Angély les 24-25 septembre 1999, publiés par la Société des antiquaires de l'Ouest in Mémoires de la Société des antiquaires de l'Ouest et des Musées de Poitiers, 5e série, tome VIII (2002), à Poitiers. ISBN 2-9519441-0-1, p 20
  10. Source : H-F Delaborde (éd.), Recueil des actes de Philippe Auguste, t.I, Paris, 1916, n°280
  11. Étienne Meunier. Le bailliage de Sens, 1194-1477, Faco 1981
  12. Lettres patentes de Louis XI, Senlis, juin 1474.
  13. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8), p 252
  14. Oscar Comettant, La musique, les musiciens et les instruments de musique : chez les différents peuples du monde Michel Lévy frères, Paris 1869, pages 150.
  15. La démission de Daniel Paris acceptée, L'Yonne Républicaine, 19 août 2013
  16. Gilles Van Kote, « L'agriculture, à l'origine des deux tiers de la pollution de l'eau potable en France », sur lemonde.fr, Le Monde,‎ 20 mars 2012 (consulté le 1er avril 2012)
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  19. http://ville-sens.fr/index.php/Festival-de-Sens?idpage=350&idmetacontenu=
  20. http://entronsdansladanse.blogspot.fr/2012/10/22eme-edition-du-festival-les-synodales.html
  21. http://ville-sens.fr/index.php/Une-ville-qui-bouge/Clap-89?idpage=582&idmetacontenu=
  22. http://ville-sens.fr/index.php/Vie_sportive?idpage=42&idmetacontenu=