Pentecôtisme
Le pentecôtisme, appelé aussi mouvement de Pentecôte, est une mouvance protestante évangélique se différenciant des autres par l'importance donnée aux dons du Saint-Esprit, tels ceux manifestés au Ie siècle par les apôtres et autres fidèles rassemblés lors du jour de la Pentecôte.
Le pentecôtisme est similaire au mouvement charismatique, mais s’est développé plus tôt (du moins aux États-Unis) et s’est séparé du courant principal de l’Église. Les chrétiens charismatiques, du moins dans les premiers temps de leurs mouvements, tendaient à rester dans leurs dénominations respectives.
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Croyances [modifier]
Les pentecôtistes croient que chacun peut être sauvé par la foi en Jésus en tant que Seigneur et Sauveur pour le pardon (ou la rémission) des péchés afin d’être rendu acceptable aux yeux de Dieu. Les pentecôtistes croient dans le baptême d’eau par immersion en tant que signe extérieur d’un engagement public à marcher avec Jésus. Le baptême du Saint-Esprit est une expérience distincte que toute personne croyant en Jésus et repentant peut recevoir. Les pentecôtistes croient que le baptême du Saint-Esprit est toujours accompagné au départ par la manifestation extérieure du parler en langues par des lèvres balbutiantes . C'est là la majeure différence entre les pentecôtistes et les chrétiens charismatiques, qui croient eux qu’un chrétien baptisé dans le Saint-Esprit doit manifester d’autres signes physiques au lieu du parler en langue. Acte 2:38 est le fondement de l église . Les pentecôtistes croient aussi que la Bible a une autorité suprême et définitive en matière de foi.
Théologie [modifier]
La plupart des dénominations pentecôtistes professent une théologie chrétienne évangélique, mettant l'emphase sur la véracité de la Bible et le besoin pour une transformation de la vie de l'individu par la foi en Jésus. La plupart des pentecôtistes adhèrent à la doctrine de l'inerrance biblique. Les pentecôtistes se distinguent des fondamentalistes en plaçant une plus grande emphase sur une expérience spirituelle personnelle.
Le Dr. Jackie David Johns note que les Écritures occupent une place spéciale dans la vision pentecôtiste du monde parce que le Saint-Esprit est toujours actif dans la Bible. Pour les pentecôtistes, rencontrer les Écritures, c'est rencontrer Dieu ; les Écritures sont le principal point de référence pour la communion avec Dieu et un modèle pour comprendre le monde.
Baptême dans le Saint-Esprit / Glossolalie [modifier]
Une des caractéristiques les plus visibles qui distinguent le pentecôtisme des autres formes de christianisme évangélique est l'emphase sur le travail du Saint-Esprit. Les pentecôtistes croient que l'Esprit Saint habite en tous ceux qui sont véritablement sauvés et travaille à travers eux. Mais à la différence de la plupart des autres chrétiens, ils croient qu'il existe une deuxième œuvre du Saint-Esprit, le baptême dans le Saint-Esprit, qui ouvre le croyant à une communion plus étroite avec le Saint-Esprit et l'habilite au service chrétien.
Le parler en langues, aussi appelé glossolalie, est la première preuve (mais pas la seule preuve, ni une preuve suffisante) du baptême du Saint-Esprit. La plupart des principales Églises pentecôtistes acceptent également le corollaire que ceux qui ne parlent pas en langues n'ont pas reçu la bénédiction du baptême dans le Saint-Esprit. Cette affirmation est propre aux pentecôtistes et constitue l'une des différences avec la théologie charismatique.
Les pentecôtistes croient qu'il est essentiel de se repentir pour la rémission des péchés et croire en Jésus en tant que Sauveur.
Imposition des mains / Guérison [modifier]
Les pentecôtistes insistent aussi sur l'imposition des mains aux malades, et croient en une possible guérison divine lorsque la médecine moderne est inefficace, mais pas seulement dans ce cas. En effet cette guérison peut se manifester dans le cas d'une impuissance de la médecine à guérir la personne malade mais aussi dans le cas de maladies pouvant très bien être soignées par la médecine. La véritable condition à la guérison divine est la volonté de Dieu pour la personne et la foi (sans foi pas de miracles).
Invoquant l'histoire de l'Église, le Dr. Dale A. Robbins refute l'affirmation selon laquelle les dons charismatiques auraient disparu peu après l'âge apostolique. Pour cela, il cite Irénée de Lyon (130-202) qui écrivait : « … on entend plusieurs frères dans l'Église qui ont des dons de prophétie, et qui parlent en langues par l'Esprit, et qui amènent également à la lumière les choses secrètes des hommes pour leur bénéfice… ». Il cite également la phrase du même Irénée : « Lorsque Dieu le jugeait nécessaire, et que l'Église priait et jeûnait beaucoup, ils accomplirent des choses miraculeuses, jusqu'à ramener l'esprit à un homme mort. » D'après lui, Tertullien (155-230) rapportait des événements semblables, tout comme Origène (182-251), Eusèbe de Césarée (260-339), Firmilien (232-269) et Jean Chrysostome (347-407)[1].
Trinité [modifier]
La plupart des Églises et dénominations pentecôtistes acceptent une théologie trinitaire en accord avec le protestantisme orthodoxe. La plus grande dénomination pentecôtiste au monde, les Assemblées de Dieu, adhère à cette croyance. Toutefois, certaines Églises pentecôtistes adhèrent à la croyance que la doctrine traditionnelle de la trinité est non-biblique. Ils croient qu'un Dieu unique s'est révélé dans des rôles différents plutôt qu'en trois personnes distinctes. Toutefois, les grandes organisations pentecôtistes trinitaires condamnent cette théologie comme une hérésie et refusent d'admettre comme membres les églises adhérant à cette croyance.
Évangélisation [modifier]
La plupart des églises pentecôtistes croient que le fait de témoigner de sa foi auprès de non-croyants (et pas forcément de les convertir) est extrêmement important — parfois plus que d'autres dénominations. Répandre « la Bonne Nouvelle du Royaume du Dieu », donnée par Jésus directement avant son ascension, est un commandement se trouvant dans Marc 16.15 et Matthieu 28.19-20. Le prosélytisme extrême des pentecôtistes explique largement le dynamisme de cette confession protestante évangélique ( il y aurait environ 200 millions de pentecôtistes dans le monde en 2011 ).
Humanitaire [modifier]
La générosité, d'abord en matière de finances mais également en égard au temps consacré, etc. est également considérée comme très importante par la plupart des Églises pentecôtistes. Certaines Églises consacrent des grandes sommes par années en missions — c'est-à-dire, aller dans le monde et amener les gens à connaître le message du Christ. Ceci inclut principalement des actions pratiques comme de fournir de la nourriture, de l'eau, des ministères aux prisons, l'éducation, etc. On doit toutefois noter que l'emphase sur la conversion et des dons généreux n'est aucunement une théologie exclusivement pentecôtiste.
Histoire [modifier]
Dès le début de la Réforme (XVIe siècle) de petits groupes protestants (anabaptistes, évangéliques mennonites; en Alsace, en Suisse et en Allemagne notamment) souhaitent revenir à une piété et à une foi conformes à l’Évangile avec un engagement plus personnel envers le message du Christ. Ils se distinguent de Luther et Calvin par une réforme dite "radicale". Ils revendiquent la séparation des Églises et de l'État et plaident pour des assemblées autonomes composées de convertis. Par ailleurs, ils refusent pour la plupart le baptême des enfants. Entre 1525 et 1529, il n'y avait que 29 groupes de ce type à Zurich et 10 à Schaffhouse. Vers 1630, on les estime au nombre de 4 000. Le courant évangélique continue d'irriguer les Églises de la Réforme et engendre des communautés vivantes. Dans les pays protestants qui faisaient preuve de tolérance, ces petites Églises de professants ont pu progresser, remettant en lumière de nouvelles facettes de l'enseignement du Nouveau Testament. Pour information certaines églises de types évangéliques qui existent aujourd'hui en France plongent leurs racine au XVIe ou XVIIe siècle (notamment en Alsace). Ces églises se reconnaissent comme églises évangéliques et sont recensées dans l'annuaire des différentes églises évangéliques de France (cf http://menno.fr/ site de l'église évangélique mennonite, http://www.eglises.org/types/aeemf/).
C'est ainsi qu'en Grande-Bretagne, se développèrent les Baptistes et les Quakers. En Allemagne, les Frères Moraves retrouvaient toute l'importance de cette rencontre avec Dieu que la Bible appelle "conversion". En Angleterre, à la fin du XVIIIe siècle, John Wesley, pasteur de l'Église anglicane, prêche un retour aux sources de la foi. Il fonde des Églises si bien organisées qu'on les appelle "Méthodistes". C'est encore l'émergence du courant évangélique au sein même des Églises qui réapparaît tout au long du XIXe siècle, avec l'Armée du Salut, la Mission de Paris, les Sociétés bibliques. Ce mouvement a mis en valeur l'autorité des Écritures et la piété des temps apostoliques au sein du christianisme, tout en l'insérant dans la modernité. Henri Dunant fondateur de la Croix Rouge internationale, Martin Luther King, William Booth fondateur de l'Armée du Salut sont autant de personnages évangéliques marquants dans notre société. (http://www.lecnef.org/leur-histoire)
Plus récemment (fin du XIXe siècle) des Églises revivaient l'expérience de la Pentecôte en Arménie, aux Indes, en Chine, au Chili, bien que sans personnalités marquantes comme Luther ou Wesley l'avaient été en leur temps.
Il est impossible de fixer une origine unique au "pentecôtisme" moderne. Ni le grand Réveil du Pays de Galles, en 1904, qui sortit la chrétienté évangélique de sa torpeur ; ni le Réveil de Asuza Street à Los Angeles, en 1906, qui attira des observateurs du monde entier, ne peuvent être considérés comme les seules sources historiques contemporaines du mouvement de Pentecôte.
Ce mouvement se caractérise par la redécouverte de la dimension charismatique, c'est-à-dire du baptême dans le Saint-Esprit et des dons spirituels (1 Corinthiens 12 v 9 à 11), comme au jour de la Pentecôte, selon le récit du Nouveau Testament (Actes 2).
De fait, en plus des textes des Actes des apôtres, de l'épitre aux Corinthiens... ce phénomène n'était pas nouveau puisque plusieurs pères de l'église parlaient eux aussi de dons spirituels et de glossolalie dans leurs écrits ou lettres (Irénée de Lyon, Clément de Rome, Tertullien...).
-Tertullien, « Contre Marcion », III, 239.
- Irénée de Lyon, Contre les Hérétiques, I, 409.
- Chrysostome, Homélie sur l’Épître de Paul aux Corinthiens.
Parmi tous les différents réveils cités ci-dessus, le réveil du pays de Galles, les réveils de Topeka, Azusa Street ont contribué au véritable développement du mouvement de pentecôte.
Ces deux derniers réveils sont généralement attribués à un camp de prière organisé sous la direction de Charles Parham (pasteur méthodiste), à Bethel Bible College à Topeka, au Kansas, aux États-Unis, le 1er janvier 1901. Il s'est rapidement étendu au Missouri, au Texas, à la Californie et ailleurs. En 1906, un camp de réveil, sous la direction de William Seymour, eut lieu à la Mission d'Azusa Street à Los Angeles et a attiré des croyants du monde entier. Les aspects du réveil de la Pentecôte n'ont pas été bien accueillis par les Églises établies, et les associés au mouvement se trouvèrent bientôt forcés de quitter leurs Églises d'origine. Ces croyants ont cherché à établir leurs propres lieux de culte et fondèrent des centaines d'églises spécifiquement pentecôtistes.
En 1914, de nombreux ministres et laïcs ont commencé à réaliser combien l'implantation du réveil pentecôtiste était profond. Les dirigeants ont senti le besoin de protéger et de préserver les résultats du réveil en unissant le mouvement en une Communauté unie. En avril 1914, environ 300 pasteurs et laïcs ont été invités venant de 20 pays pour assister à une Assemblée Générale à Hot Springs, Arkansas, États-Unis, pour discuter et prendre des mesures sur ces questions et d'autres besoins pressants.
La communauté restante qui a émergé de la réunion a constitué la Conférence Générale des Assemblées de Dieu aux États-Unis (General Council of the Assemblies of God in the United States of America).
Avec le temps, des mouvements autonomes auto-financés et indépendants de la Conférence Générale ont été formés dans plusieurs pays à travers le monde, provenant soit de mouvements pentecôtistes locaux soit comme conséquence directe du travail des missions de la Conférence Générale4.
Ainsi, les Assemblées de Dieu de France sont autonomes et indépendantes des Assemblées de Dieu de Finlande, d'Italie ou de Grande-Bretagne. Les Assemblées de Dieu sont l'une des plus anciennes et des plus importantes familles du mouvement de Pentecôte.
Par ailleurs, il convient de souligner que les Assemblées de Dieu de France n'ont pas été fondées par des Américains (contrairement à ce que certains aiment à penser) mais se sont développées à partir d'une église baptiste indépendante (créée en 1890) et du Ruban Bleu ( avec Mlle Biolley et M. Gallice ) avec le concours d'un missionnaire anglais d'origine anglicane (Douglas Scott arrivé en 1930), d'un prédicateur baptiste français (Felix Gallice), d'un Danois d'origine luthérienne (Ove Falg) et d'un prédicateur roumain d'origine orthodoxe (Cristo Doumoutchiev). Le premier président des assemblées de Dieu de France sera aussi un pasteur français d'origine baptiste (Pierre Nicolle).
Tous ces hommes ont donc été convaincus et ont expérimenté le message des Évangiles et des Actes des Apôtres et sont devenus de véritables prédicateurs de l'Évangile. Ils furent parmi les tout premiers pasteurs pentecôtistes en France. (cf http://www.add-lehavre.fr/historique-le-havre.php?lehavre)
Ces pasteurs se sont caractérisés et distingués par un message à quatre angles principaux (qui n'occulte pas les autres vérités cf confession de foi des ADD http://www.addfrance.com/confession-de-foi.html):
- "Jésus sauve" : un accent central sur Jésus-Christ le Fils de Dieu comme moyen parfait de salut. La mort, la résurrection, l'ascension de Jésus-Christ sont pour le salut de ceux qui croient au pardon de leur péchés pour la vie éternelle. Ce salut est gratuit et ne provient pas des mérites mais s'acquiert par la repentance (changement d'attitude vis-à-vis de Dieu par Jésus).
"Car Dieu a tellement aimé le monde qu'il a donné son fils unique afin que quiconque croit ne périsse pas mais qu'il est la vie éternelle" (Jean 3v16, extrait des Évangiles). "Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi, et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est point par les œuvres afin que personne ne se glorifie." (Éphésiens;2 ;8-10.)
-Jésus guérit: La guérison divine d'après les multiples récits des Évangiles et les Actes des Apôtres (Marc 16v17...) et de l'ancien testament (Isaïe 53...) est encore possible aujourd'hui.
- Jésus baptise de l'Esprit: conformément à la déclaration de l'apôtre Pierre : Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus Christ, pour le pardon de vos péchés; et vous recevrez le don du Saint-Esprit. Car la promesse est pour vous, pour vos enfants, et pour tous ceux qui sont au loin, en aussi grand nombre que le Seigneur notre Dieu les appellera (Actes 2v 38 et 39).
-Jésus revient chercher son Église.
Et, lorsque je m'en serai allé, et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis vous y soyez aussi." (Jean 14:3) "Car le Fils de l'homme doit venir dans la gloire de son Père, avec ses anges ; et alors il rendra à chacun selon ses œuvres." (Matthieu 16:27)
Le but de Douglas Scott n'était pas de fonder une nouvelle dénomination mais d'encourager les Églises protestantes (réformées et évangéliques) à vivre comme l'enseignaient Jésus et les apôtres et redécouvrir l'appel de Jésus à recevoir le baptême du Saint-Esprit caractérisé par la glossolalie et les dons spirituels. (Luc 11v5 à 13, Actes 1 v5-v13 à 15, Actes 2 v1-4, Actes 10 v44-47, Actes 8 v14-18, Actes 8 v17, Actes 10 v44-47, Actes 19 v5-6, 1 Corinthiens 12 et 14...).
D. Scott a donc été accueilli par de nombreuses Églises réformées, baptistes et évangéliques libres en France, en Belgique et en Suisse. Certaines Églises ont bien collaboré (Églises baptistes franco-belges aujourd'hui FEEBF, certains pasteurs réformés à Marseille, à Montpellier...) alors que d'autres ont fermé leur porte (Églises baptistes franco-suisses) d'où la nécessité bien souvent de créer de nouvelles Églises (Assemblées de Dieu). cf biographie D. Scott : http://fr.wikipedia.org/wiki/Douglas_Scott_(évangéliste).
D'après G. Stotts, les Assemblées de Dieu ont été choisies par les pasteurs pour le fonctionnement non centralisé et collégial (d'autres Églises évangéliques ont la même déclaration de foi que les ADD mais sont organisées quelques peu différemment). La décentralisation était ce qui semblait convenir de mieux aux premiers pasteurs français (cf G. Stotts). Toutefois, il existe une forte communion entre les Églises, un Institut Théologie Biblique (ITB à Bordeaux) sur place ou par correspondance, et toute une formation bien structurée qui se caractérise par des stages probatoires, des stages, une reconnaissance par les Églises et les ministres du cultes déjà reconnus. La structure est nationale et dispose de représentants régionaux et nationaux (http://www.addfrance.com/nous-contacter.html).
Elles se sont développées à partir de 1930 jusqu'au début de la Seconde Guerre mondiale. Après cette triste période de guerre, les Assemblées de Dieu de France reprennent leur progression, les salles de réunion s'agrandissent, les assemblées se multiplient. De 8 églises en 1933, 26 en 1937, 34 en 1941, on passe à plus de 60 en 1947.
De grandes campagnes furent aussi menées à Paris et à Nice. En 1954, dans la capitale, plus de 10 000 personnes se pressaient au vélodrome d'hiver. L'année suivante, ce furent les réunions de la salle Wagram. On enregistrait des centaines et des centaines de conversions. Les années ont passé mais l’annonce de l’Évangile de Jésus-Christ a continué et l’action du Saint-Esprit a accompli des œuvres de grâce dans en France. Des milliers de vies ont été transformées par la puissance de l’Évangile.
Aujourd'hui, près de 800 lieux de culte permettent à plusieurs dizaines de milliers de chrétiens de vivre la même expérience de Pentecôte. Les principales villes de France ont une ou plusieurs églises des Assemblées de Dieu de France. Chaque département est desservi par au moins un ministre du culte. Les Assemblées de Dieu de France ont su s'adapter et se donner des moyens modernes pour répandre le message de Christ. Elles se sont dotées d’organismes indispensables à cette croissance : École biblique, département médias, imprimerie, département jeunesse, Action Missionnaire…
Répondant à l’invitation du Conseil National de l’Alliance Évangélique Française (AEF) et du Comité National de la Fédération Évangélique de France (FEF), la grande majorité des responsables des Unions d’Églises évangéliques (dont les Assemblées de Dieu) et des Institutions de formation biblique de France se sont rencontrés une première fois en 2001. Différents aspects de la situation du mouvement évangélique en France ont été abordés : sociologique et statistique, théologique et relationnel.
Prenant conscience de leur éparpillement et déplorant le préjudice que cela entraîne pour une parole et un témoignage évangéliques clairs, les participants à cette assemblée décidèrent de se retrouver pour une journée de jeûne et de prière. À cette occasion, plusieurs responsables exprimèrent, au nom de leur Fédération et de leur Union, une demande de pardon pour les distances entretenues par le passé. Tous se sont réjouis de la qualité des échanges manifestant la volonté de reconnaissance réciproque et de développement de liens fraternels.
Il fut alors décidé de confier à un groupe le soin de travailler sur le projet d’une plate-forme évangélique. C'est ainsi qu'est né le Conseil National des Évangéliques de France (CNEF), lieu d'échange, de réflexion, de concertation et de prière, plate-forme en vue de renforcer les liens et la visibilité du protestantisme évangélique français, dans le respect de ses diversités.
Les Assemblées de Dieu (ADD) sont pleinement intégrées et investies dans cette plate-forme évangélique puisque l'un des deux vice-présidents du CNEF est pasteur des Assemblées de Dieu (http://www.lecnef.org/le-bureau-du-cnef). Notons aussi que plusieurs Églises des Assemblées de Dieu sont membres à la fois du CNEF et de la Fédération Protestante (http://www.uece-fpf.com/index.php?001/accueil). Rappelons que pour la première fois, le président de la Fédération Protestante est un pasteur évangélique (en la personne de Claude Baty).
La thèse de Georges Stott (avec toutes les sources) se trouve synthétisée par ce dernier dans le livre intitulé "le pentecôtisme au pays de Voltaire" disponible sur le site Viens et Vois. G. Stotts présente avec force détails un historique du pentecôtisme depuis les pères de l'Église jusqu'au développement des Assemblées de Dieu en France.
Le Pentecôtisme dans le monde [modifier]
La première branche française, d'origine, est constituée par les « Assemblées de Dieu » couramment appelées « ADD de France » équivalentes des « Assembly of God » américaines. Toutefois, les « Assemblées de Dieu de France » n'ont aucun lien de dépendance avec leurs homologues des États-Unis, si ce n'est le lien fraternel qui unit les chrétiens dans le monde. D'ailleurs, les « Assemblées de Dieu de France » se sont démarquées de leurs sœurs américaines en se prononçant contre la guerre et toute forme de violence et d'hégémonie (guerre d'Irak comprise…) ou encore sur la question du ministère pastoral féminin (non reconnu en France). Les « Assemblées de Dieu de France » entretiennent des liens fraternels avec les autres églises appartenant à la mouvance protestante en France et à l'étranger. Les « Assemblées de Dieu » ont une présence majeure dans de nombreux pays, y compris Cuba, l'Égypte, l'Inde, l'Indonésie et le Nigeria[2]. L'Indian Pentecostal Church of God et l'United Pentecostal Church International sont parmi les dénominations pentecôtistes majeures en Inde.
D'autres dénominations en France sont issues de l'héritage pentecôtiste : le mouvement Vie et Lumière, les Églises apostoliques, la Fédération des Églises du Plein Évangile de France (FEPEF), la Fédération évangélique missionnaire (FEM), la Congrégation chrétienne en France - liste non limitative.
Les pentecôtistes se sont notamment répandus au Brésil, où Jean-Paul II leur avait reproché leur prosélytisme auprès des catholiques. L'Église du Seigneur (Church of the Lord), de mouvance aladura, est une dénomination majeure du Nigeria.
Bibliographie [modifier]
Concernant les « Assemblées de Dieu de France »
- « Le retour à une foi simple - Les Assemblées de Dieu de France et la communication de l'évangile », thèse de doctorat soutenue à l'Université de Paris IV - La Sorbonne, par Douglas Jeter.
Sur l'histoire du pentecôtisme en France
- « Le pentecôtisme au pays de Voltaire », éditions Viens et Vois, 1982, par George R. Stotts.
Quelques références pour une sociologie du pentecôtisme :
- un numéro spécial des Archives des sciences sociales des religions, n°105, 1999.
- « Le pentecôtisme à l'île de la Réunion, refuge de la religiosité populaire ou vecteur de la modernité », L'Harmattan, 2002, par Bernard Boutter.
- « Pentecôtisme en Polynésie française, l'Évangile relationnel », Labor et Fides, 2005, par Yannick Fer.
Voir aussi
- The New International Dictionary of Pentecostal and Charismatic Movements, ed. S.M. Burgess, G.B. McGee and P.H: Alexander, Grand Rapids (Mi.), Zondervan, 2002, revised and expanded edition.
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
- Site officiel des Assemblées de Dieu de France
- Site officiel de la Fédération des Églises Pentecôtistes Unie de France
Notes et références [modifier]
- (en) "When God saw it necessary, and the church prayed and fasted much, they did miraculous things, even of bringing back the spirit to a dead man." (Refutation and Overthrow of False Doctrine, Pg. 174)
- Johnstone, Patrick et Schirrmacher, Thomas (2003), Gebet für die Welt. Hänssler, ISBN 978-0813342757.