La Chapelle-Gauthier (Seine-et-Marne)

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La Chapelle-Gauthier
Blason de La Chapelle-Gauthier
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Arrondissement de Melun
Canton Canton de Mormant
Intercommunalité Communauté de communes de l'Yerres à l'Ancoeur
Maire
Mandat
Florent Girardin
2014-2020
Code postal 77720
Code commune 77086
Démographie
Gentilé Chapellois
Population
municipale
1 491 hab. (2011)
Densité 86 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 33′ 02″ N 2° 54′ 00″ E / 48.5506, 2.948° 33′ 02″ Nord 2° 54′ 00″ Est / 48.5506, 2.9  
Altitude Min. 88 m – Max. 129 m
Superficie 17,36 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.lachapellegauthier77.fr/

La Chapelle-Gauthier est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Chapellois(es).

Géographie[modifier | modifier le code]

La Chapelle-Gauthier est à 7,5 km au sud de Mormant.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de La Chapelle-Gauthier
Bréau, Bombon, Saint-Méry Saint-Ouen-en-Brie
Châtillon-la-Borde La Chapelle-Gauthier Fontenailles
Le Châtelet-en-Brie, Sivry-Courtry Les Écrennes

Lieux-dits, hameaux et écarts[modifier | modifier le code]

Grandvilliers, la Mauperthuis.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Ru d'Ancoeur.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom le plus anciennement connu est probablement Cernay. Le bourg a ensuite été appelé La Chapelle-Cernay, La Chapelle-de-Thibault, La Chapelle-de-Berry, puis vers 1170 la Chapelle-Gauthier[1].

Au cours de la Révolution française, la commune porte le nom de La Chapelle-en-Brie[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, La Chapelle-Gauthier est le siège d'une seigneurie. Le village donna son nom à Étienne de la Chapelle puis passa dans les mains de son frère Gauthier de Villebéon, soit en 1161 lorsqu'Étienne devint évêque de Meaux, soit en 1174 lors du décès de ce dernier. Les moines de Barbeaux, installés sur la Seine au sud-ouest de son domaine, cherchèrent querelle à Gautier pour des questions de chasse et de limites dans les bois de Villefermoy. Après Gautier la terre passa à son fils Gautier le Jeune, qui en fit sa terre de prédilection et n'eut pas à affronter les moines comme son père avait dû le faire : il fit construire une église dont il subsistait encore des restes au XIXe siècle, et la dota de riches redevances sur ses propriétés. Le village prit son nom.
Par voie de succession le domaine, quelque peu délaissé après Gautier le Jeune, arriva vers 1250 dans les mains de sa petite-fille Isabelle de Villebéon, femme de Mathieu de Montmirail. Elle décéda veuve et sans postérité en 1265, et légua et Château-Gonthier à sa nièce, une autre Isabelle de Villebéon, avec qui elle est souvent confondue. Cette nièce se maria avec Robert de Dreux, arrière-petit-fils de Louis VI et lui apporta La Chapelle-Gautier[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1841   J.L. Dulocq    
         
mars 2008 décembre 2010 Didier Moreau    
3 février 2011 en cours Florent Girardin[4]   consultant formateur

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 491 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
750 790 797 878 943 841 897 902 805
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
766 767 839 774 774 725 719 727 734
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
710 732 660 650 625 579 572 569 511
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
484 518 543 569 927 1 269 1 341 1 374 1 437
2011 - - - - - - - -
1 491 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Épicerie, boulangerie et restaurants.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Martin-et-Sainte-Catherine, XIIIe siècle. L'église fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 7 octobre 1931[6].
  • Jardin d'agrément dit parc du château avec son plan d'eau traversé par l'Ancoeur[7].
  • Château du XIIe siècle. Le site acquis en 1400 est décrit dans l'acte comme : « Le chasteau et maison seigneuriale ancien fort et bien logeable avec donjon ferme de murailles pont-levis, fossez et quatre tours aux quatre angles dont y en a une tombée »[8]. Le château appartint au XIVe siècle à Jean Juvénal des Ursins, prévôt des marchands de Paris. Il fut reconstruit après 1616 par le prince de Condé. Le château ; douves ; pont ; clôture ; toiture ; décor intérieur ; grille ; mur de soutènement font l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 10 avril 1990[9].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, devise et logotype[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de la ville se blasonnent ainsi :

Parti de sinople et d’argent à la croix ancrée alésée de l’un en l’autre, au chef d’azur semé de fleurs de lys d’or.

La devise de la commune est « Labor omnia vincit improbus » , ce qui signifie Le travail vient à bout de tout s'il est acharné[10].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Histoire topographique, politique, physique et statistique du département de Seine-et-Marne. E H Félix Pascal. 1836. p. 138-139.
  2. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Un diplôme inédit de Philippe-Auguste - Acte de partage des biens du chambellan Gautier fondateur de Nemours. Annales de la Société historique et archéologique du Gâtinais, 1906.
  4. « Annuaire des communes de Seine-et-Marne », sur um77.fr (Union des maires de Seine-et-Marne) (consulté en 03/2014).
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  6. « Eglise », base Mérimée, ministère français de la Culture
  7. « Jardin d'agrément dit parc du château », base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. Élisabeth Sirot, Noble et forte maison - L'habitat seigneurial dans les campagnes médiévales du milieu du XIIe siècle au début du XVIe siècle, Editions Picard,‎ 2007 (ISBN 9782708407701), p. 77.
  9. « Château », base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. Site officiel de la commune[1]