Vaires-sur-Marne

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Vaires-sur-Marne
Vaires à Noël
Vaires à Noël
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Torcy
Canton Vaires-sur-Marne
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Marne et Chantereine
Maire
Mandat
Jean-Pierre Noyelles
2014-2020
Code postal 77360
Code commune 77479
Démographie
Population
municipale
12 812 hab. (2011)
Densité 2 135 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 52′ 00″ N 2° 39′ 00″ E / 48.8667, 2.65 ()48° 52′ 00″ Nord 2° 39′ 00″ Est / 48.8667, 2.65 ()  
Altitude Min. 38 m – Max. 52 m
Superficie 6,00 km2
Localisation

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Vaires-sur-Marne

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Vaires-sur-Marne

Vaires-sur-Marne (prononcé [vɛʁ syʁ maʁn ]) est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Vairois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Bordée au sud par la rivière Marne et au Nord par la départementale 934. Cette ville est située à 22 km à l'est de Paris, et à 20 min en train de la gare de l'est. Elle est desservie par la gare de Vaires-Torcy sur la ligne P : Ligne Transilien Paris-Est - Meaux via Chelles. C'est à partir de Vaires, un peu à l'Est de cette gare, que débute la LGV Est, ligne sur laquelle a été atteint le record mondial de vitesse sur rail à 574,8 km/h. Le territoire de la commune abrite un lac de 90 hectares (interdit à la baignade) faisant partie d'une base nautique et de loisirs gérée par l'UCPA. La commune abrite également une centrale thermique EDF au fuel.

Lieux-dits ou "quartiers"[modifier | modifier le code]

  • Square Paul Algis
  • Les pêcheurs
  • Cité EDF
  • Bois de vaires ou Cité de la gare
  • Parc de l'aulnay. Ces immeubles modernistes ont été construits en 1968 par l'architecte Jacques Beufé pour le promoteur Manera S.A.
  • ZAC des pêcheurs
  • Centre Ville
  • République
  • Gare
  • Passerelle

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Brou-sur-Chantereine Rose des vents
Chelles N Pomponne
O    Vaires-sur-Marne    E
S
Noisiel Torcy

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Vaires depuis le pont de la centrale

La commune est desservie par la gare de Vaires - Torcy située au centre de Vaires et par plusieurs bus.

La gare est desservie par les trains de la ligne Transilien Paris - Meaux via Chelles (ligne P du Transilien), à raison de deux à quatre trains par heure et par sens.

Histoire[modifier | modifier le code]

Vue de l'ancienne église de Vaires, aujourd'hui disparue

Au cours des siècles, les variantes orthographiques ont été nombreuses et Vaires ne commence à s'imposer qu'au milieu du XVIIe siècle. La forme est pourtant attestée une première fois en 1389.

Jeanne d'Arc a livré combat aux Bourguignons, en 1430, au lieu dit "La ou Les Plaines " , venant de Lagny-sur-Marne.

De plus, la ville de Vaires-sur-Marne a fêté ses cent ans au cours du mois de mai 2008. Baptisée Vaires-sur-Marne 1908-2008, cette fête a vu plusieurs spectacles retraçant l'histoire de la ville au cours du siècle passé. Un défilé de voitures anciennes a été aussi à l'honneur.

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de la ville se blasonnent ainsi :

échiqueté d’argent et d’azur de huit tires, chaussé vairé d’or et de gueules.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 12 812 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
103 122 122 148 210 213 251 254 300
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
270 262 288 273 265 330 363 344 291
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
281 316 536 1 284 3 434 4 829 5 120 5 294 6 625
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
6 908 8 455 10 019 10 812 11 194 11 772 11 577 12 812 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Politique et administration[modifier | modifier le code]

Vaires-sur-Marne est associée aux communes de Chelles, Courtry et Brou-sur-Chantereine au sein de la Communauté d'agglomération de Marne et Chantereine, fondée en 2005 comme communauté de communes, et transformée en communauté d'agglomération en 2009.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
?/03/2008   Jean-Pierre Noyelles UMP  
25/03/2001 2008 Danièle Querci PS  
25/06/1995 2001 Roland Hirt DVD  
20/09/1979 1995 René Maidon DVD  
25/03/1977 1979 Henri Haras DVD  
06/12/1972 1977 Louis Godfrin    
22/03/1971 1972 Louis Saguet    
25/10/1947 1971 Joseph Monjaret    
18/06/1946 1947 Camille Gluck    
18/05/1945 1946 Louis Chiron    
01/09/1944 1945 Joseph Monjaret    
31/03/1941 1944 Albert Hubert-Brierre    
22/04/1940 1941 René Gaudion    
02/02/1936 1940 Constant Melet    
29/12/1925   Paul Perot    
03/12/1925   Jules Wilhelm    
10/12/1919   Henri Thierry    
19/05/1912   Alphonse Manceau    
15/05/1904   Jules Ganon    
17/05/1896   Edouard Saron    
15/05/1892   Albert Hubert-Brière    
21/10/1888   Louis Leclerc    
20/05/1888   Pierre Leveaux    
04/03/1883   Louis Leclerc    
21/01/1878   Eugène Kellermann    
19/08/1871   Louis Benoist    
15/09/1860   Théophile Lavallard    
14/12/1858   Louis Benoist    
13/01/1858   François Lavallard    
16/06/1855   Pierre Vacher    
02/11/1831   Jean Charbonnel    
21/07/1816   Louis Ledoux    
21/05/1815   Jean-François Deprez    
?/06/1800   Alexandre de Gennes    
Les données manquantes sont à compléter.

Économie[modifier | modifier le code]

L'écluse de Vaires

Vaires-sur-Marne fut l'une des principales gares de triage et de dépôt de locomotives de France au XXe siècle . Et, comme le furent tour à tour d'autres villes de triage de la couronne parisienne : Creil, Achères, Noisy-le-Sec, Trappes, Villeneuve Saint Georges, Juvisy..., Vaires ainsi que la commune voisine de Brou-sur-Chantereine, furent lourdement bombardées à 5 reprises au cours de la Seconde Guerre mondiale. Une des scènes les plus spectaculaires du film Le Train (1964) de John Frankenheimer reconstitue le bombardement des installations de la gare de Vaires.

La Marne est navigable en amont de Vaires. Au niveau de Vaires, elle se divise en :

Centrale électrique EDF de Vaires-sur-Marne[modifier | modifier le code]

La destruction de l'ancienne centrale le 11 décembre 2010

À l'origine le site accueillait une centrale thermique à charbon. Cette centrale a été arrêtée le 18 mars 2005, puis démantelée. Ce démantèlement a débuté le 6 novembre 2006 par la démolition des anciennes cheminées de 120 m de hauteur pour se terminer le samedi 11 décembre 2010 par la destruction par foudroiement de l'imposant bâtiment de l'ancienne centrale.

EDF a conservé le site pour y installer trois unités au fioul à démarrage immédiat (sous 30 min), de 185 MWe chacune, pour répondre aux pics de consommation électrique (moins de 500 heures annuelles sur quelques semaines par an). Les deux premières unités ont été mises en service pour l'hiver 2008-2009. L'approvisionnement en fioul est assuré par rail via l’embranchement particulier de la Centrale. Ces unités sont raccordés au Réseau public de Transport Électrique (propriété de RTE) par les deux lignes Vaires-Villevaudé à 225 000 volts qui raccordaient l'ancienne centrale.

Le réaménagement du site a notamment permis :

  • la suppression de six pylônes électriques,
  • le remplacement des cheminées de 120 m par des cheminées de 40 m de hauteur,
  • le remplacement d'un imposant bâtiment par des bâtiments de plus faible hauteur.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Vue du Collège Réné Goscinny

La ville compte neuf établissements scolaires.

Écoles maternelles[modifier | modifier le code]

Écoles primaires[modifier | modifier le code]

Collèges et lycées[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Tombe de Marie Jorand
  • Georges Carpentier (1894-1975), champion du monde de boxe, est enterré à Vaires-sur-Marne (ancien cimetière).
  • Olivier Girault (1973-), joueur de handball, a débuté au club de handball de Vaires-sur-Marne. Une des salles du Cosec porte son nom.
  • Michel Modo (1937-2008), acteur dans les années 1960 et 1970, connu pour son duo avec Guy Grosso et pour la série du Gendarme de Saint-Tropez, y vivait et y est mort le 24 septembre 2008.
  • Marie Jorand, infirmière assistante-sociale à Vaires avant la guerre, membre d'un réseau de renseignement allié à partir de 1942. Elle fut arrêtée et déportée à Ravensbrùck en 1944. Elle meurt en juin 1947 des suites de sa déportation [3]. Son nom a été donné à une école maternelle de la commune.

Cinéma[modifier | modifier le code]

La scène spectaculaire du bombardement aérien de la gare de triage du film Le Train de 1964, avec Burt Lancaster, a été tournée à Vaires.

Le tournage du film Tomboy de Céline Sciamma a eu lieu à Vaires-sur-Marne, dans deux décors, une forêt et un appartement, pendant vingt jours en août 2010, avec une équipe réduite de quatorze personnes.

Sports[modifier | modifier le code]

La base de plein air et de loisirs de Vaires-Torcy est implantée au sud de la commune. Le site de Vaires de la base est implanté pour la plus grande partie sur Vaires où se trouve l'entrée principale et pour le reste sur Chelles. Le site de Vaires a été construit sur une ancienne sablière (exploitée d'abord par la Société Vallet-Saunal de Château-Thierry, puis reprise par la Société Morillon-Corvol), mais qui fut, à l'origine, l'une des propriétés agricoles appartenant à la ferme Hubert-Brierre établie dans le Vieux - Vaires. Le lac sert de Bassin olympique de Canoë-kayak depuis 1992 (dans le cadre de la candidature de Paris pour l'accueil des JO de 1992) et aurait accueilli les épreuves d'aviron et de canoë-kayak si Paris avait obtenu l'organisation des Jeux Olympiques de 2012.

L'activité nautique a toujours été une vocation de cette ville, puisque bien avant l'édification de la centrale EDF, deux sociétés nautiques très actives (dont celle du TCF) étaient installées sur les berges de la Marne, en face de la sortie de l'écluse et que de nombreux dériveurs y évoluaient pendant la belle saison.

Toujours au sud de la commune, en face de la base nautique, est implanté un complexe sportif.

Média et presse[modifier | modifier le code]

Une page est consacrée à Vaires-sur-Marne dans l'hebdomadaire de presse régional La Marne. De plus un journal d'information de Vaires-sur-Marne intitulé Le Trait d'union (celui-ci succédant à Vaires Info) est distribué aux Vairois. Dix numéros sont publiés dans l'année, mais aussi des numéros spéciaux selon les événements que peut connaître la ville.

Le poète mexicain Cypriano Brassar livra de nombreuses réflexions liant Vaires-sur-Marne à son village natal dans son recueil de poésie Pinche Carbon.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Livres sur l'histoire de Vaires-sur-Marne édités par Lys Éditions Amatteis (Dammarie-les-Lys) rédigés par le club d'histoire du collège René Goscinny, juin 1985, 364 pages

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  3. [PDF] dragonsdevaires.free.fr