Conflans-Sainte-Honorine

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Conflans-Sainte-Honorine
L'hôtel de ville
L'hôtel de ville
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Île-de-France
Département Yvelines
Arrondissement Saint-Germain-en-Laye
Canton Conflans-Sainte-Honorine
Intercommunalité Paris Métropole,Communauté des Seines-Forets
Maire
Mandat
Philippe Esnol
2008-2014
Code postal 78700
Code commune 78172
Démographie
Gentilé Conflanais
Population
municipale
35 380 hab. (2010)
Densité 3 574 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 59′ 57″ N 2° 05′ 54″ E / 48.9992, 2.098348° 59′ 57″ Nord
       2° 05′ 54″ Est
/ 48.9992, 2.0983
  
Altitude Min. 17 m — Max. 60 m
Superficie 9,90 km2
Localisation

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Conflans-Sainte-Honorine

Conflans-Sainte-Honorine est une commune du département des Yvelines, dans la région Île-de-France, en France.

Les habitants sont appelés les Conflanais.

Sommaire

Géographie [modifier]

Position de Conflans-Sainte-Honorine dans les Yvelines
Locator Dot.png
Le centre historique de Conflans-Sainte-Honorine en 1970.

Conflans-Sainte-Honorine se situe dans le nord des Yvelines, à la limite du Val-d'Oise, à dix km environ au nord de la ville - mais non pas de la limite communale - de Saint-Germain-en-Laye et à 27 km au nord-ouest de Paris (20 km à vol d'oiseau).

La ville s'est développée au bord de la Seine, sur la rive droite du fleuve à son confluent avec l'Oise. La commune s'étend aussi sur la rive gauche. L'essentiel du relief est un plateau calcaire qui domine d'une trentaine de mètres les deux cours d'eau. La partie basse connait des inondations périodiques, mais peu désastreuses.

Elle est limitrophe des communes de Maurecourt et Andrésy (dont elle est séparée par l'Oise) à l'ouest, de Neuville-sur-Oise et d'Éragny au nord, d'Herblay à l'est et d'Achères au sud. Selon un axe sud-ouest→nord-ouest, sa longueur est d'environ 4,5 km pour une largeur moyenne de 2,450 km du nord au sud.

Géologie [modifier]

Le sous-sol de Conflans-Sainte-Honorine, comme dans le reste de l'Île-de-France, est constitué d'un empilement de couches sédimentaires de l'ère tertiaire, quasi horizontales, reposant sur assise de craie de l'ère secondaire, couches fortement érodées dans la partie nord du lit fluvial qui se trouve dans un méandre de la Seine.

Hydrographie [modifier]

Les deux cours d'eau déjà nommés confluent en un lieu appelé Pointil ou Pointis. Il y a environ 20 millions d'années, un petit cours d'eau venait du quartier de Chennevières et se jetait en Seine à l'endroit de l'actuelle place Fouillère. À noter : un canal a failli couper en deux le village en partant de cette même place puis allant plein nord et, après un coude vers la gauche, rejoignait l'Oise, coupant ainsi toute sa boucle en évitant 9 km de rivière. Il est à remarquer que les eaux de la Seine sont plus chaudes que celles de l'Oise et que celle-ci est plus boueuse ; les eaux ne se mélangent pas au confluent et doivent encore parcourir deux kilomètres après l'île andrésienne Nancy pour se mêler complètement.

Le confluent, l'Oise à gauche, la Seine à droite.

Climat [modifier]

Le climat de Conflans-Sainte-Honorine est un climat océanique dégradé. La température moyenne annuelle est de 10,7 °C. Les mois les plus froids sont décembre et janvier avec 0 à 5 °C ; les plus chauds étant juillet et août avec 20 à 25 °C (moyenne journalière). La moyenne des précipitations annuelles est de 695 millimètres[1].

Occupation du territoire [modifier]

Type d'occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Espace urbain construit 47 % 606,08
Espace urbain non construit 16 % 209,49
Espace rural 37 % 482,65

L'espace « rural » ne cesse de se rétrécir (en fin 2011, il est bien inférieur aux 37 % du tableau). Quelques rares lopins sont encore en culture...mais pour combien de temps ? Le territoire de la commune est fortement urbanisé, l'espace urbain occupant près des deux tiers de la superficie totale[2]. L'espace rural subsiste à peine dans la partie sud de la commune( il demeure quand même un petit vignoble en bordure de la voie ferrée ).

L'espace urbain construit représente 47 % du total, soit 606 hectares. Il comprend les zones d'habitation, soit 267 ha (32,4 % de l'espace urbain construit), étendues à partir du noyau ancien entre la Seine et la forêt, les divers équipements, soit 46,12 ha (5,7 %) et les zones d'activités, 172,34 ha (21,1 %), concentrées majoritairement dans le nord de la commune.

Voies de communication [modifier]

Pont de Fin d'Oise.

La commune est traversée par la route nationale 184 qui relie Cergy-Pontoise au nord à Saint-Germain-en-Laye au sud, par la route départementale 48 qui relie Herblay à l'est à Andrésy à l'ouest, et bordée au nord par la route départementale 54 qui relie la RD 48 à l'est à Neuville-sur-Oise à l'ouest.

Elle se trouve au croisement de deux lignes ferroviaires : la ligne Paris-Saint-Lazare-Mantes-la-Jolie par la rive droite de la Seine, qui dessert deux gares, Conflans-Sainte-Honorine et Conflans-Fin d'Oise (gare supérieure), et la ligne d'Achères-Pontoise-Gisors (Dieppe) empruntée partiellement par la ligne " A 3 " du R.E.R.d'Ile-de-France menant à Cergy-le-Haut. Elle dessert la gare de Conflans-Fin d'Oise (gare inférieure). Il serait question de faire passer à Conflans une ligne de tram-train en provenance de Saint-Cyr-l'École et se dirigeant, par un nouvel itinéraire, jusqu'à la gare RER de Cergy-le-Haut (Après 2015). Durant une année seulement à partir du 13 décembre 2009 un TGV a desservi la gare de Fin-d'Oise haute sur l'itinéraire MANTES ET AU-DELA↔ STRASBOURG. Cinq lignes de bus sont mises à la disposition des habitants pour se déplacer dans et hors de la commune : les lignes 5, 11, 14, 17, l'Yveloise, et la ligne spéciale Lycée[3]. Une autre ligne, Cergy↔Saint-Quentin-en-Yveline dessert aussi la ville.En septembre 2011 des panneaux annonciateurs en temps réel sont installés à certains arrêts.

Toponymie [modifier]

Le nom de « Conflans » vient du latin, confluens, confluent. Le village a reçu le nom de Sainte Honorine après 1200.

Histoire [modifier]

Préhistoire [modifier]

Moyen Âge : Conflans et ses seigneurs [modifier]

Tour Montjoie
  • En 876, à la suite d'une incursion des Vikings, les reliques de sainte Honorine sont apportées de Graville (aujourd'hui quartier du Havre) à Conflans. Elles sont déposées d'abord près du château de bois dans ce qui fut sans doute le premier lieu de culte du village. Un prieuré, desservi par des moines envoyés de Normandie par l'abbé du Bec-Hellouin, Anselme du Bec, futur archevêque de Cantorbéry, plus connu sous le nom de saint Anselme, docteur de l'Église, est fondé en 1080. Ce prieuré se construit peu à peu sur une hauteur à l'est du castrum. Mais, entre 1080 et 1085, une guerre féodale éclate entre Mathieu de Beaumont, seigneur du lieu, et son beau-frère Bouchard de Montmorency qui s'estime lésé dans l'héritage du père de Mathieu. Le château de bois brûle. Retirées de justesse de la petite église en feu près du château, les reliques sont transférées dans la toute nouvelle église du Prieuré, en 1086 (Le prieur devient également seigneur d'une partie de la paroisse de Conflans et de beaucoup d'autres terres qui viendront grossir les possessions du prieuré. À la suite de la guerre de Cent ans, les moines quitteront leur prieuré avant la fin du XVe siècle mais il y aura un prieur jusqu'à la Révolution de 1789).
  • Bouchard obtient des droits sur les revenus du fief de Conflans et en devient donc co-seigneur laïc. Deux châteaux de pierre furent ensuite construits, l'un pour les Beaumont, siège de la baronnie jusqu'à la Révolution et, un siècle et demi plus tard, un second un peu plus à l'est pour les Montmorency. Il sera appelé « Château-Neuf ». Il ne reste aujourd'hui que le plus ancien, tour romane appelée la Tour Montjoie ou encore Tour de Ganne ou La Baronnie.

Par la suite, il sera possession des La Grange puis du marquis de Castellanne qui le vendra en 1776 au comte Florimond de Mercy-Argenteau, ambassadeur d'Autriche, seigneur de Neuville et Conflans qui installera Rosalie Levasseur, cantatrice de l'Opéra de Paris, dans un grand domaine au hameau de Chennevières, de 1775 à 1789.

L'époque contemporaine [modifier]

  • Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom de Confluent-de-Seine-et-Oise[4].
  • L'essor de la batellerie commence en 1855, avec l'installation de la tête aval de la chaîne de touage qui permettait la remonte des péniches sur la Seine vers Paris, approvisionnant ainsi la capitale en plein développement urbain. Puis les remorqueurs s'imposeront ensuite. Plusieurs compagnies ont leur port d'attache à Conflans et Andrésy sa voisine : les Bleus, les Guêpes, les Tritons .
Le pont Eiffel permettant à la ligne Argenteuil-Mantes de franchir l'Oise (Affiche de 1893)
  • En 1877, la compagnie des chemins de fer de l'Ouest crée la ligne Achères-Pontoise en la raccordant à la ligne Paris-Rouen par une bifurcation sise après la gare dite primitivement « Conflans-Étoile » qui deviendra de ce fait « Achères-Embranchement ». La gare de Conflans-Andrésy permet aux agriculteurs de ravitailler Paris en produits frais.
  • Sous le Second Empire, les carrières de Conflans (dont les pierres sont facilement transportables à Paris par la Seine) sont utilisées pour la construction du quartier de la Madeleine à Paris. Ces carrières ont depuis été en partie transformées en champignonnières pour la production de champignons de Paris).
  • En 1892, la compagnie des chemins de fer de l'Ouest crée la ligne Argenteuil-Mantes, qui met Conflans à 40 minutes de la gare Saint-Lazare à cette époque avec un train omnibus. En train direct, il faut une vingtaine de minutes. Les gares de Conflans-Sainte-Honorine et de Fin-d'Oise dont la halte est créée en 1894 à la demande des habitants permettent aux Parisiens de venir en villégiature sur les bords de la Seine et de l'Oise, favorisant ainsi l'urbanisation du quartier.
  • En 1921, la société des Lignes Télégraphiques et Téléphoniques ouvre son usine pour y fabriquer des câbles destinés aux liaisons nationales et internationales en particulier sous-marins.
  • Disposant de quatre ponts (deux routiers et deux ferroviaires), Conflans fut bombardée par les Allemands le 8 juin 1940 provoquant l'exode des habitants. Puis les Alliés la bombardèrent 15 fois entre le 25 mai et le 19 août 1944, provoquant 50 morts. La ville est titulaire de la Croix de guerre remise par le général Zeller en 1956.

Héraldique [modifier]

Conflans-Sainte-Honorine (source armorialdefrance.fr)
  • Les armes de Conflans-Sainte-Honorine se blasonnent ainsi : de gueules au pairle d'argent, au chef cousu d'azur semé de fleurs de lys d'or.

Économie [modifier]

Plus de 1500 entreprises, commerçants et artisans, se sont installés dans la ville[5].

  • Quatre zones d'activités accueillent un millier d'entreprises.
  • Port fluvial en particulier sur l'Oise, localement dénommé "Port Militaire" depuis 1917 avec également un embarcadère/débarcadère pour passagers touristiques très légèrement en amont de la Place Fouillère(dépendant du port autonome de Paris).
  • Capitale de la batellerie

La batellerie [modifier]

Monument aux morts de la batellerie

Conflans-Sainte-Honorine est considérée comme la capitale française de la batellerie. Tous les ans au mois de juin est célébrée une fête intitulée « Pardon national de la batellerie ». À cette occasion, un flambeau allumé sur la Tombe du Soldat inconnu à Paris, descend la Seine accompagné d'un cortège de bateaux jusqu'à Conflans afin d'allumer une grande vasque disposée devant le monument aux morts de la batellerie situé au Pointil, confluent des deux cours d'eau. Un important musée très bien fourni en maquettes et autres objets bateliers est consacré à cette activité.

Administration [modifier]

Le Conseil municipal est composé de onze adjoints au maire, et de vingt-sept conseillers municipaux.

En 2008 le conseil municipal est composé de trente-neuf élus. L'élection de mars 2008 a permis de mettre en place cinq listes (soutien FN, UMP-Nouveau Centre, MODEM, PS-Verts, soutien PCF-MARS-La Gauche Républicaine).

Le Conseil municipal des jeunes a été voulu et annoncé par Michel Rocard en 1997. Il est composé de trente-cinq enfants de neuf à treize ans élus dans les écoles et collèges par d’autres enfants. Les élections sont organisées dans les classes de CE2, CM1, CM2 et 6e de la ville. Ces jeunes conseillers sont répartis en quatre commissions : sport-loisirs-culture, environnement, vie scolaire-sécurité et solidarité. Le CMJ a pour but de favoriser l’implication des jeunes dans la commune et leur permettre d’échanger des idées et de développer des projets. Ces derniers sont votés au cours de séances officielles présidées par le maire de Conflans-Sainte-Honorine. Des collégiens sont maintenant également "Conseillers Jeunes". À l'opposé, il existe aussi un Conseil des Aînés.Enfin, différents Conseils réunissent des citoyens bénévoles, par exemple pour l'Urbanisme.

En 2005, la commune a reçu le label « Ville Internet @ »[6] puis en 2008 « Ville Internet @@@ »[7].

Tendances politiques [modifier]

Les maires de Conflans-Sainte-Honorine [modifier]

La ville était communiste à la libération (Auguste Romagné).

M. Maurice CHAVAL a été maire de cette ville au XXe siècle

Élu en 1965 puis réélu en 1971, Eugène Berrurier démissionne en 1973. Il est remplacé par M. Gilbert Legrand
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1977 1994 Michel Rocard PS ancien Premier ministre de 1988 à 1991, député européen
1994 2001 Jean-Paul Huchon PS Président du Conseil Régional d'Ile de France, conseiller municipal de Conflans-Sainte-Honorine
2001 2008 Philippe Esnol PS Ancien conseiller général
2008 2014 Philippe Esnol PS Maire sortant réélu en 2008 ; Elu sénateur en 2011
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Fiscalité et budget municipal [modifier]

Logement [modifier]

75 % des habitants sont propriétaires de leur logement, qu'il s'agisse d'un appartement ou d'une maison individuelle. Ils habitent en individuel (58 %), en collectif (40 %) ou en autres modes (fermes…) [8].

Sécurité [modifier]

Depuis 2007, la municipalité a mis en place quatre groupes de travail pour assurer la sécurité des citoyens. Le premier concerne les drogues et conduites addictives, le second, la sécurité dans le parc de logement social sur la ville, un troisième sur la prévention et la sécurité routière et le dernier sur les violences familiales.

La Police municipale de Conflans est composée de douze agents. Leurs compétences concernent la prévention et de la surveillance du bon ordre ( en particulier l'apposition des constats de contravention pour le stationnement dépassé ou illicite), de la tranquillité, de la sécurité et de la salubrité publics. La ville regroupe aussi un commissariat compétent également pour Achères, Maurecourt, Andrésy et Chanteloup-les-Vignes;et une gendarmerie fluviale qui a compétence sur la Seine et l'Oise avec un domaine d'intervention fort étendu.

Démographie [modifier]

Évolution démographique [modifier]

En 2008, Conflans-Sainte-Honorine compte 34 814 habitants (soit une augmentation de 5 % par rapport à 1999) et occupe le 212e rang au niveau national, (elle occupait le 215e en 1999), et le 6e au niveau départemental (sur 262 communes).

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Conflans-Sainte-Honorine depuis 1793.

Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par loi du 27 février 2002, dite loi de démocratie de proximité[9], afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises.

Le maximum de la population a été atteint en 2008 avec 34 814 habitants.

En 2010, la commune comptait 35 380 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 181 1 992 1 841 1 681 1 634 1 524 1 423 1 484 1 442
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 544 1 659 1 787 1 822 1 985 1 789 2 067 2 482 2 701
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 212 3 559 3 822 4 466 6 212 7 514 10 283 10 775 13 809
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
21 874 26 304 31 066 28 977 31 467 33 327 33 671 33 888 34 814
2009 2010 - - - - - - -
35 335 35 380 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1962[4] puis Insee à partir de 1968[10].)

Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges [modifier]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (18,4 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois supérieur au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux est identique au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,4 % d’hommes (0 à 14 ans = 21 %, 15 à 29 ans = 20 %, 30 à 44 ans = 21,3 %, 45 à 59 ans = 21,7 %, plus de 60 ans = 15,9 %) ;
  • 51,6 % de femmes (0 à 14 ans = 18,9 %, 15 à 29 ans = 18,1 %, 30 à 44 ans = 21,3 %, 45 à 59 ans = 20,9 %, plus de 60 ans = 20,7 %).
Pyramide des âges à Conflans-Sainte-Honorine en 2007 en pourcentage[11]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,2 
4,6 
75 à 89 ans
8,0 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,7 
45 à 59 ans
20,9 
21,3 
30 à 44 ans
21,3 
20,0 
15 à 29 ans
18,1 
21,0 
0 à 14 ans
18,9 
Pyramide des âges du département des Yvelines en 2007 en pourcentage[12]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
4,3 
75 à 89 ans
6,6 
11,2 
60 à 74 ans
11,6 
20,3 
45 à 59 ans
20,7 
22,1 
30 à 44 ans
21,5 
19,9 
15 à 29 ans
18,9 
21,9 
0 à 14 ans
19,8 

Niveaux d'études [modifier]

En effet, la part dans la population totale des titulaires de diplômes de niveau Bac+2 ou supérieur est, dans la commune, de 9,7 %, contre 29,7 % en moyenne yvelinoise, tandis que 16,9 % de la population n'est titulaire d'aucun diplôme (contre 13,6 % au niveau départemental). Entre 1990 et 1999, l'évolution a été particulièrement forte avec une croissance de 57 % des titulaires de diplômes de niveau Bac+2 et de 115,6 % pour les titulaires de diplômes supérieurs[13].

Nationalités [modifier]

La population compte 6,7 % de Français par acquisition et 14 % de personnes de nationalités étrangères (recensement 1999[14], proportions supérieures à la moyenne yvelinoise (respectivement 4,9 % et 8,9 %)[15].

La proportion de ressortissants de l'Union européenne est proche de la moyenne yvelinoise, soit 3,8 % (dont Portugais 1,7 %) contre 4,0 %, tandis que la proportion des Maghrébins est de 2,2 % (dont Marocains 1,9 %), soit au niveau départemental, 2,6 % (dont Marocains 1,6 %).

Culture [modifier]

Patrimoine architectural [modifier]

bateau-chapelle « Je Sers »

Patrimoine monumental médiéval :

  • Église Saint-Maclou : église de la fin du XIe siècle et modifiée avec agrandissements aux XVe, XVIIe et XIXe siècles. La flèche du clocher, abattue par la foudre le jour de l'Ascension 1923, a été reconstruite en 1927. Classée monument historique en 1993[16]. Au cours de récents travaux de restauration du chevet à l'est de l'édifice, un très bel ensemble de chapiteaux sculptés en haut d'un gros pilier soutenant l'angle nord-est de la chapelle Sainte-Honorine ( Anciennement Saint-Nicolas) vient d'être mis au jour. Depuis 150 ans, il était pris dans l'épaisseur du mur de cette chapelle. Le chapiteau des colonnes ainsi que ceux de l'entrecolonnement sont à peu près les seuls vestiges de ce qui fut le début d'agrandissement entrepris fin XVIe-début XVIIe siècle par les seigneurs de Montmorency, barons de Conflans. Le style en est assez particulier : mélange d'ordre ionique avec un peu de corinthien très plat (feuilles d'acanthes très petites, des oves sous le tailloir...Ces dessins ne figurent dans aucun manuel consulté jusqu'à présent. L'aide d'un spécialiste serait utile). Ce qui restait de cet agrandissement inachevé en 1632 à la suite de l'exécution du duc Henry II, fut démonté et vendu durant la Révolution française vers 1798. Seul ce pilier demeure témoin de cette aventure tragique. Les chapiteaux resteront visibles. De même, le premier contrefort nord-est du chœur a été dégagé et montre désormais un fort élégant pinacle intact car protégé depuis 1860 par un morceau de mur. Les autres pinacles des contreforts, parfois très abîmés, sont maintenant restaurés. Les vitraux du chœur ont aussi été restaurés, de même que ceux des chapelles de la Vierge, côté sud et Sainte-Honorine côté nord.
  • Tour Montjoie : édifiée au XIe siècle, édifice en ruine depuis la fin du XVe siècle, classé monument historique en 1997[17].Seuls restent les quatre murs d'une quinzaine de mètres de hauteur. Les faces ouest et sud (vers la Seine) sont restaurées. À remarquer : plusieurs séries de fenêtres géminées fort rares au XIe siècle sur des tours romanes.
  • Celliers du Prieuré, construits aux XIIIe et XIVe siècles.

Patrimoine contemporain :

  • Château et parc municipal dit "du Prieuré" : ancien logis prieural modifié au XIXe siècle, d'abord, à partir de 1816, par Samuel Lhéritier de Chézelles, général-baron d'Empire, puis, à partir de 1872, par Jules Gévelot, industriel (cartouches). Ils furent tous deux maires de Conflans. Ce château abrite le musée d'Intérêt national de la batelleriequi doit fermer en décembre 2012 pour travaux durant environ deux années.
  • Bateau-Chapelle Je Sers : chaland en ciment armé de 70 mètres de longueur. Construit en 1919, d'abord baptisé Langemark, considérablement modifié à partir de 1935 par l'Association Entr'aide batelière, il abrite une chapelle consacrée à saint Nicolas, patron des bateliers et diverses salles.
  • Viaduc ferroviaire (ligne Paris-Mantes) sur l'Oise : tablier métallique construit en 1947 pour la SNCF. Il remplace l'ouvrage construit par la Société Gustave Eiffel pour la partie « caisson poutrelle » en 1892. Celui-ci, dynamité par les Français le 13 juin 1940, récupéré et reconstruit par les Allemands en 1941-42, est définitivement cassé en deux parties irrécupérables par une seule bombe bien placée en mai 1944, larguée très certainement par le pilote Pierre Clostermann aux commandes d'un chasseur-bombardier britannique.
  • Château de Théméricourt du XVIIe siècle, quai de la République, actuellement siège des Services administratifs de l'Établissement régional du Premier degré (Centre Albert Morillon) ex-internat de la batellerie de 1923 à 1967.
  • Grande villa de 1911 dite « Château des Terrasses », dans un parc un peu réduit. C'est l'actuel siège de la MJC-Maison pour tous.
  • Bâtiments administratifs restants et restaurés de l'ancienne et importante usine des Lignes Télégraphiques et Téléphoniques qui compta jusque 4 700 employés et ouvriers. Elle dut cesser son activité en 1984.Ces imposants bâtiments sont réaffectés à diverses activités tant municipales que nationales ou privées.

Équipements culturels [modifier]

Musée de la batellerie

Jumelages [modifier]

Conflans-Sainte-Honorine est jumelée avec les villes de :

Médias [modifier]

Tous les trimestres, une édition des "Petits citoyens" est distribuée aux enfants de 7 à 11 ans dans les écoles. Elle traite de l'actualité citoyenne et des projets en cours dans la ville ou bien encore des institutions nationales.

Chaque mois, la ville publie un magazine d'informations  : Vac magazine [19] qui a repris son nom d'origine "Vivre à Conflans" en 2011.

Vie quotidienne [modifier]

Santé [modifier]

La ville dépend du Centre hospitalier intercommunal Poissy/Saint-Germain-en-Laye. Elle abrite d'autre part un Centre municipal de santé, qui regroupe différents médecins généralistes et spécialisés, et des centres spécialisés (un Centre communal de protection maternelle et infantile (PMI), un Centre de planification et d’éducation familiale, un Centre d’accueil et de soins, un Centre médico-psychologique, un Centre psychothérapeutique des Chasses-Marées). La commune met également, à la disposition des habitants, un Espace Informations Retraités[20].

Enseignement [modifier]

La ville de Conflans-Sainte-Honorine relève de l’académie de Versailles. Elle possède une inspection départementale siège d'une circonscription, dix écoles maternelles (dont une privée), huit écoles primaires (dont une privée), trois collèges, deux lycées (un professionnel, un général).

La commune regroupe d'autres établissements scolaires spécialisés : comme les classes pour l’enfance handicapée, l'ex-Internat de la batellerie (fondé en 1921) devenu en 1967 « École nationale du Premier degré » puis, avec la décentralisation « Établissement régional du Premier degré » - même s'il accueille aussi des collégiens-, l'Institut d’éducation motrice[21].

Sport [modifier]

La ville met à la disposition de ses habitants différents équipements sportifs[22] :

  • des gymnases omnisports (le Complexe sportif Claude-Fichot, le Complexe sportif Pierre-Ruquet, le Gymnase des Basses-Roches, le Gymnase Foch, le Complexe sportif Joffre, le Gymnase Pierre-Bérégovoy) ;
  • des stades (le stade municipal Léon-Biancotto, le stade municipal Claude-Fichot, le stade Pierre-Ruquet) ;
  • des équipements spécifiques (des terrains de tennis, des salles spécifiques de tennis de table, d'escrime, de boxe, de danse, de combat, de gymnastique, etc.) ;
  • Le centre aquatique avec de multiples bassins, une pataugeoire, un toboggan de 35 mètres de long, une fosse de plongée éclairée d'une profondeur de 20 mètres et un centre de remise en forme.
  • des plateaux d'évolution (les microsites, plateau Joffre, plateau Foch, plateau des Hautes-Rayes) ;
  • autres (le pas de tir à l’arc, le terrain de pétanque du parc du Prieuré, la salle de billard).

Parcs et espaces verts principaux [modifier]

  • Parc du Prieuré où fut tournée une partie du film le Marsupilami en octobre 2010.
  • Bois des Hautes-Roches.

Cultes [modifier]

  • Culte catholique : paroisse et église Saint-Maclou de Conflans. Autre église à Chennevières ( un temps paroisse à part entière) et chapelle Notre-Dame de Lourdes dans le quartier Fin-d'Oise. Le curé est aussi curé de Maurecourt et d'Andrésy pour le secteur paroissial du Confluent. Depuis septembre 2010, il est aidé d'un vicaire et de deux diacres. Nommé Curé-Doyen pour le doyenné de Poissy en septembre 2011.
  • Culte catholique traditionnel: Chapelle Sainte-Honorine, située rue Sainte-Honorine, ses offices sont menés par la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X selon la forme extraordinaire du rite romain (Messe latine grégorienne). Acquise en 1978, elle s'est récemment dotée d'un calvaire[23].
  • Culte protestant : église protestante évangélique.
  • Il existe aussi un temple Antoiniste.
  • Il existe aussi un temple des Témoins de Jéhovah dit "Salle du Royaume" dans la zone des Boutries.
  • Un projet de mosquée est en cours d'étude.
  • La Chapelle sur Bateau (Je Sers): Le bateau-chapelle des bateliers est un chaland tracté construit en 1919 à Amfreville (Eure) et destiné au transport de charbon. Il fut rebaptisé "Je Sers" par l'abbé fondateur Joseph Bellanger et inauguré le 11 novembre 1936, béni par l'évêque de Versailles Mgr. Roland-Gosselin. http://www.bateaujesers.org/index.html

Personnalités liées à la commune [modifier]

Galerie [modifier]

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Voir aussi [modifier]

Articles connexes [modifier]

Bibliographie [modifier]

  • Collectif MJC-Conflans À Travers Les Âges, Histoire du chemin de fer à Conflans-Sainte-Honorine, 1986
  • Collectif MJC-Conflans À Travers Les Âges, Conflans-Sainte-Honorine au fil de l'eau et du temps, 1988
  • Maurice Martin, Conflans et la tour Montjoie, Éd. MJC-Conflans À Travers Les Âges, 1991, (ISBN 2950545106)
  • Bernard Lesueur, Conflans-Sainte-Honorine, histoire fluviale de la capitale de la batellerie, Éd. de L'Harmattan, 1994
  • Patrice Dupuy, Sainte Honorine, pèlerinage et prieuré de Conflans, Éd. du Valhermeil, 2000, (ISBN 291332813X)
  • Collectif MJC-Conflans À Travers Les Âges, Conflans-Sainte-Honorine, cartes, plans, photos aériennes. Témoins de son histoire, 2003, (ISBN 2950545114)
  • Roselyne Bussière et Stéphane Asseline, Conflans-Sainte-Honorine, terre de confluences, Inventaire général du patrimoine culturel, images du patrimoine 233, (ISBN 2905913452)
  • Collectif MJC-Conflans À Travers Les Âges, Conflans-Sainte-Honorine, cent vingt ans de photos et cartes postales (vers 1865 à 1985), éditions Alan Sutton, coll. Mémoire en images, décembre 2006, (ISBN 2849105155)
  • Collectif MJC-Conflans à travers les âges, "Du fief de Théméricourt au château des Terrasses", novembre 2011 , MJC de Conflans, éditeur (ISBN 978-2-9505451-2-1).

Liens externes [modifier]

Notes et références [modifier]

Notes [modifier]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références [modifier]