Clichy-sous-Bois

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Clichy-sous-Bois
Hôtel de ville de Clichy.
Hôtel de ville de Clichy.
Blason de Clichy-sous-Bois
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-Saint-Denis
Arrondissement Le Raincy
Canton Le Raincy
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Clichy-sous-Bois Montfermeil[Note 1]
Maire
Mandat
Olivier Klein
2014-2020
Code postal 93390
Code commune 93014
Démographie
Gentilé Clichois
Population
municipale
29 835 hab. (2011)
Densité 7 553 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 55′ 00″ N 2° 33′ 00″ E / 48.9167, 2.5548° 55′ 00″ Nord 2° 33′ 00″ Est / 48.9167, 2.55  
Altitude Min. 66 m – Max. 121 m
Superficie 3,95 km2
Localisation

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Clichy-sous-Bois

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Clichy-sous-Bois
Liens
Site web clichy-sous-bois.fr
Commune de la Seine-Saint-Denis (93)
Seine-Saint-Denis-Position.svg Localisation du département en France

Clichy-sous-Bois est une commune française située dans le département de la Seine-Saint-Denis en région Île-de-France. Elle fait partie de la Communauté d'agglomération de Clichy-sous-Bois Montfermeil et de Paris Métropole.

Ses habitants sont appelés les Clichois.

C'est depuis cette ville que se sont propagées les émeutes urbaines de l'automne 2005 dans certaines banlieues françaises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Clichy-sous-Bois est située sur une colline gypseuse à 20 km à l'est des portes de Paris. La commune s'étend sur une superficie de 413 hectares, dont 110 de zones boisées. Elle possède de fait un important patrimoine forestier : forêt régionale de Bondy, parc de la Fosse-Maussoin, le bois de Bernouille, parc de la Mairie. Son grand parc forestier est un fragment subsistant de l'ancienne forêt de Bondy.« le Chêne Pointu », « la Forestière », le quartier « Orly Parc » qui rassemble plusieurs résidences sociales gérées par le bailleur Orly Parc et « le Bois du Temple » géré par le bailleur SOVAL. La ville côtoie également « les Bosquets », cité sensible située sur le territoire voisin de Montfermeil.

Clichy-sous-Bois n'est desservie par aucun axe autoroutier ni routier d'importance, ni aucune voie ferrée et reste par conséquent une des villes les plus enclavées de la petite couronne parisienne. Jusqu’à la loi du 10 juillet 1964[1], la commune fait partie du département de la Seine-et-Oise. Le redécoupage des anciens départements de la Seine et de la Seine-et-Oise fait que la commune appartient désormais à la Seine-Saint-Denis après un transfert administratif effectif le 1er janvier 1968.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Boulevard Gagarine
Vue d'immeubles à la cité du Chêne Pointu, une des plus délabrées de France.

La ville est entourée des communes de :

Rose des vents Livry-Gargan Livry-Gargan Coubron Rose des vents
Le Raincy N Montfermeil
O    Clichy Sous Bois    E
S
Gagny Gagny Montfermeil

Urbanisation et logement[modifier | modifier le code]

Vue de la mairie de clichy sur le BDT
Plus grand axe routier de Clichy

[Lequel ?]

Histoire de l'urbanisme à Clichy-sous-Bois[2] et Montfermeil[3] entre 1954 et 1984.

Date de construction Résidences en copropriété - logements Résidences sociales - logements - bailleur
1954

Clichy-sous-Bois :
La Pelouse - 358

1956

Clichy-sous-Bois :
La Lorette - 342

1958

Clichy-sous-Bois :
PAMA - 380
Le Bocage - 32

1960

Clichy-sous-Bois :
Sévigné - 288
La Vallée des Anges - 192

1961

Clichy-sous-Bois :
Le Chêne pointu - 873

1962

Clichy-sous-Bois :
STAMU II - 168

1963

Clichy-sous-Bois :
La Futaie - 50

1965

Clichy-sous-Bois :
L'Étoile du Chêne Pointu - 650

Montfermeil :
Les Bosquets - 1534

Clichy-sous-Bois :
Les Archers - 40 - EFIDIS

Montfermeil :
Les Perriers - 268

1967

Clichy-sous-Bois :
Le Rouaillier - 181 - Orly Parc

1968

Clichy-sous-Bois :
Le Bois de la Couronne - 181 - Orly Parc
L'Étang Beauclair - 121 - Orly Parc

1969

Clichy-sous-Bois :
Tour Victor Hugo - 77 - LOGIREP

1970

Clichy-sous-Bois :
Le Vieux Moulin - 179 - Orly Parc
Le Chemin de Roissy - 142 - Orly Parc
La Petite Montagne - 201 - Orly Parc

1972

Clichy-sous-Bois :
Le Bois du Temple - 711 - SOVAL

1973

Clichy-sous-Bois :
Le Parc - 131
Les Pommiers - 30

1975

Clichy-sous-Bois :
La Forestière - 509

Montfermeil :
Anatole France - 145
La Haute Futaie - 38

1977

Clichy-sous-Bois :
Salvador Allende - 127

Clichy-sous-Bois :
Youri Gagarine - 112 - Toit et Joie

1979

Montfermeil :
Lucien Noël - 127 - OPHLM 93

1980

Clichy-sous-Bois :
Le Hameau - 201

Clichy-sous-Bois :
Le Hameau - 80
L’Aqueduc - 303 - Orly Parc

Montfermeil :
L'Ermitage - 124

1981

Clichy-sous-Bois :
La Dhuis - 108 - France Habitation
Le Stade - 83

1984

Clichy-sous-Bois :
Le Foyer Noiséen - 62 - Le Foyer Noiséen

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Situation actuelle[modifier | modifier le code]

Il n'y a aucune station de métro ni du RER ni du Transilien à Clichy-sous-Bois, la station la plus proche est la gare du Raincy - Villemomble - Montfermeil sur la ligne E du RER ou le RER B, accessible avec les bus (BUS) TRA 623 613. Le seul transport direct à Clichy-sous-Bois est l'autobus, lignes (BUS) RATP 146 347 (BUS) TRA 100 601 602 603 613 623 642 643 644.

Actuellement, il faut près d'une demi-heure[4] pour relier Paris-centre a Clichy-sous-Bois par transport indivuel, et en moyenne trois quarts d'heure à une heure en utilisant les transports en commun[5].

Principaux Arrêts[modifier | modifier le code]

Bus 100, ligne qui désenclave Clichy

RATP :

(BUS) RATP 146 : Avenue Ladrette, Gagarine, Emile Zola.

(BUS) RATP 347 : Les Genettes 347, Mairie de Clichy, Les Marronniers, Emile Zola.

TRA :

(BUS) CIF 100 : Frédéric Ladrette, La Lorette, Les Marronniers, Emile Zola.

(BUS) TRA 601 : Les Genettes 601 , Chêne Pointu, La Lorette, Les Marronniers, Emile Zola.

(BUS) TRA 602 : Les Châvannes, La Limite, Sept Îles.

(BUS) TRA 603 : Lycée Alfred Nobel, La Lorette, Les Marronniers.

(BUS) TRA 613 : Mairie de Clichy, Les Marronniers, Emile Zola.

(BUS) TRA 623 : Mairie de Clichy, La Lorette, Frédéric Ladrette, Gagarine, Romain Rolland.

(BUS) TRA 642 : Les Marronniers, La Lorette, Frédéric Ladrette, Gagarine, Romain Rolland, Emile Zola.

(BUS) TRA 644 : Lycée Alfred Nobel.

Projet : branche du T4[modifier | modifier le code]

Immeuble du « Chêne Pointu ».
Article détaillé : L'extension du T4.

Le Contrat de projets État-région 2007-2013 (qui succède aux anciens Contrat de plan État-région), tel qu'approuvé par le Conseil régional du 14 février 2007[6], finance le lancement des études pour le débranchement de la ligne T4 du tramway à Clichy–Montfermeil, et prévoit que, si les études le permettent, soit réalisé l'engagement substantiel des travaux entre 2010 et 2013.

La réalisation de ce débranchement améliorera très significativement les temps de déplacement des habitants du Plateau et facilitera la mise en œuvre de son Projet de renouvellement urbain signé avec l'ANRU en assurant le désenclavement du quartier.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La ville porta successivement les noms de Cleppius à l'époque romaine, puis Clippiacum superius dans un texte datant de 636, Clichiacum au XIIe siècle, puis Clichy en l'Aunai et Clichy-en-Aulnois ou Clichy-en-Aulnoy avant la Révolution française. Notons que le roi Dagobert possédait une villa appelée Clippiacum, dont viendrait le nom à Clichy-sur-Seine.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

La clairière du pays des aulnes a été occupée dès le néolithique comme l'atteste la découverte d'armes et outils de silex.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Clichy-sous-Bois était autrefois une clairière de la forêt de Bondy, qui s'étendait jusqu'au XIXe siècle de Bondy à Coubron et recouvrait toute la région. Cette terre riche en pâturages et vignes fut octroyée par le roi Dagobert en 632 à l'abbaye de Saint-Denis. Le lieu appartient ensuite aux seigneurs de Livry alors que la cure dépend de l’abbaye de Livry.

En 1261, les chevaliers de l'ordre du Temple achètent à Eudes de Rosay et André de Clichy le fief du Rosay, et y fondent une commanderie sur la route de Coubron - il subsiste de nos jours les fondations de cette forteresse - puis en 1267, Henri de Grandpré, seigneur de Livry, cède à l'ordre 280 arpents de bois et de terres, ainsi que les droits afférents, incluant les droits de justice. Les Templiers développent les pâturages et la vigne en défrichant la forêt ; mais ils en sont dépossédés en 1312 par Philippe le Bel au profit de l'ordre des Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem, également connu sous le nom d'ordre de Malte. Le grand prieur de France en restera le seigneur jusqu'à la Révolution française. Au Moyen Âge se développe le pèlerinage à la source où avait eu lieu le miracle attribué à la Vierge.

Durant le XIIIe siècle en effet, trois marchands angevins furent attaqués et dévalisés par des brigands puis attachés à trois arbres de la forêt de Bondy. Ils reçurent selon la légende le secours de la Vierge. À cette époque, une chapelle est édifiée afin de commémorer ce miracle. La source qui coulait à proximité considérée comme miraculeuse connaît un culte fervent : de nombreux récipients à boire furent retrouvés lors de fouilles.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

La giboyeuse forêt de Bondy est un terrain de chasses royales : Charles V puis Henri IV y courent le renard. Un rendez-vous de chasse puis des châteaux furent édifiés sur le territoire du village.

Au XVIIe siècle, le châtelain le plus important est un magistrat, le Président de Mesmes. Les équipages royaux et seigneuriaux y chassent, ceux du prince de Dombes, petit-fils de Louis XIV, sont rachetés en 1785 par le duc d’Orléans, propriétaire du château du Raincy, qui fréquente à son tour la forêt à la fin du XVIIIe siècle.

Au siècle des Lumières, le village est un foyer huguenot et possède un vaste cimetière protestant. À cette époque, le financier Louis-Dominique-François Le Bas de Courmont (1706-1777), fermier général, rachète le domaine du marquis de Livry ; il dote le village d'un maître d'école qui a pour mission d'éduquer gratuitement les enfants. Il est arrêté durant la Révolution puis guillotiné avec le chimiste Lavoisier le 6 mai 1794. C'est son fils Louis-Dominique-Marie Le Bas de Courmont (1741-1794), fermier général, seigneur du marquisat de Pomponne (Seine-et-Marne) qui mourut sur l'échafaud le 6 mai 1794[7].

Révolution et le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

À la période révolutionnaire, le village de Clichy compte un peu plus de 100 habitants, qui désignent le 6 janvier 1790 la première municipalité[8] : Clichy devient une commune qui sera renommée provisoirement Clichy-sous-Bois au cours de la Révolution française[9] avant de redevenir Clichy-en-Aulnois.

Puis la vie de la commune un moment agitée par les litiges avec son voisin Livry se met en sommeil jusqu’en 1814Alexandre Ier, tsar de Russie, séjourne dans un des châteaux d’où il contemple Paris. François Christophe Kellermann, duc de Valmy, réside également à Clichy.

En 1820, le village n'atteint que 150 habitants. Sous Louis-Philippe, la première mairie-école est construite.
C'est en 1851 que Clichy-en-Aulnois devient Clichy-sous-Bois.

Le village est alors peu concerné par la révolution industrielle. Livry et Gagny cèdent des terrains en 1869 pour la création de la nouvelle commune du Raincy. La commune souffre beaucoup des combats durant la guerre de 1870 : les Clichois fuient le village qui est alors occupé et saccagé par 10 000 Prussiens.

Avant de devenir un parc départemental constituant l'un des Natura 2000 de Seine-Saint-Denis, la Fosse Maussoin était une importante carrière de gypse, permettant de produire du plâtre. La production de l'usine était transportée jusqu'au Canal de l'Ourcq par un chemin de fer industriel à voie étroite, la voie Schaeffer, puis par la Ligne des Coquetiers

XXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1912, le village compte 1 434 habitants ; l’école du Plateau est édifiée à cette époque. Pendant la Première Guerre mondiale, les combats ôtent 68 hommes à la commune. Durant l’entre-deux-guerres, Clichy-sous-Bois conserve sa parure de bois, restes de la forêt de Bondy et le progrès n’a guère atteint la commune : pas ou peu d’éclairage public, toujours pas de tout à l’égout, pas d’enlèvement des ordures ménagères. Trois employés de mairie, trois cantonniers, quatre femmes de service couvrent les besoins de la population.

En 1934 la première école du Chêne Pointu est bâtie. La vie villageoise continue toujours aussi agreste : il n’est pas rare de voir passer des vaches dans les rues du bourg qui possède encore trois fermes. L’occupation allemande durant la Seconde Guerre mondiale n’oublie pas Clichy-sous-Bois. Mais c'est dans les années 1950 et surtout les années 1960 que débutera la transformation radicale de la commune : l’urbanisation débutera dès 1955, année où s’édifie une première résidence : « La Pelouse ». Elle fut suivie de nombreuses autres, résidences privées (Le Chêne Pointu, Les Bosquets...) puis cités HLM (Orly Parc, Le Bois du Temple...). En effet, en 1960, un ambitieux plan d’urbanisme est dessiné par Bernard Zehrfuss, architecte Grand prix de Rome, sur les principes du mouvement moderne : « espace, lumière, nature».

Le plan masse de cette opération immobilière privée prévoyait la construction de 10 000 logements, qui s’étendaient du Bas-Clichy jusque sur le plateau en suivant la topographie naturelle du lieu. Finalement ce ne sont que 1600 logements qui se construisent dans le bas Clichy – copropriétés du Chêne Pointu, de STAMU II - et 1500 à Montfermeil en copropriété : la résidence des Bosquets. Une autoroute, l'A87, devait relier les deux pôles de développement du nord-est de l’Île-de-France : l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle au nord et la ville nouvelle de Marne-la-Vallée au sud, en traversant Clichy qui aurait été desservie par un vaste échangeur. Mais cet axe structurant n’a jamais été réalisé vu l'opposition des habitants et élus des communes concernées par le projet. Ce plan d’aménagement resté incomplet laisse aujourd’hui les deux villes de Clichy et Montfermeil avec un tissu urbain déstructuré et dans une situation problématique d’enclavement malgré l’agrément du lieu en bordure de la forêt de Bondy. À la fin des années 1970, la ville met en place un chauffage expérimental par géothermie.

XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Le 27 octobre 2005, des adolescents fuient un contrôle de police. Trois d'entre eux sont poursuivis. Ils se réfugient dans un terrain clos appartenant à EDF et se cachent dans un transformateur. Bouna Traoré et Zyed Benna y meurent électrocutés en effleurant le cylindre de la réactance[10]. Le troisième, Muhittin Altun, bien que grièvement brûlé, s'échappera et donnera l'alerte.

À la suite de cela, des émeutes éclatent à la cité du Chêne-pointu entre jeunes et forces de l'ordre. Elles se prolongent dans de nombreuses villes et banlieues françaises, justifiant l'instauration de l'état d'urgence dans 25 départements du 8 novembre 2005 au 4 janvier 2006. Un documentaire, 365 jours à Clichy-Montfermeil a été réalisé sur les émeutes.

Projet de rénovation urbaine de Clichy-Montfermeil[modifier | modifier le code]

Chemin des Postes
Immeuble de l'étoile du Chêne Pointu.

Le 17 décembre 2004 a été signée une convention[11] entre l'Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) et l'ensemble des partenaires concernés pour financer le Projet de rénovation urbaine (PRU) du quartier du Plateau situé à cheval sur les villes de Clichy-sous-Bois et de Montfermeil.

Ce projet de 500 millions d'euros, l'un des plus importants de la région parisienne, concerne 3700 logements dont

  • 1 400 environ seront démolis,
  • 1 500 environ seront construits,
  • 900 environ seront réhabilités,
  • 1 300 environ seront « résidentialisés »,

et permettra la création d'espaces publics et d'équipements. Il permet la transformation d'un nombre importants de logements de copropriétés dégradées en logements sociaux.

Les objectifs de la rénovation urbaine sont :

  • la modification radicale de l'urbanisme et de l'habitat du grand ensemble en diversifiant l'habitat et en construisant des bâtiments à « taille humaine ».
  • la recomposition du paysage urbain, par la requalification des voiries existantes et la création de nouvelles rues, l'aménagement de cheminements paysagers assurant la liaison vers les principaux espaces verts de la communauté d'agglomération  ;
  • la requalification générale des équipements et services publics avec l'aménagement de commerces et services publics en pied d'immeubles (requalification des équipements scolaires, création d'une maison de la petite enfance comprenant une crèche de 60 berceaux s'accompagnant de la démolition de la crèche Parouty, création d'un hôtel d'activités polyvalent accueillant notamment les activités textiles antérieurement implantées dans la Tour Utrillo) ;

Le désenclavement : une des conditions de la réussite de la rénovation urbaine.
L'accueil d'un transport en commun en site propre avec le T4, débranchement du tramway T4, permettra de désenclaver les villes de Clichy-sous-Bois et de Montfermeil. Le T4 permettra aux habitants de Clichy-sous-Bois et de Montfermeil de rejoindre plus rapidement les lignes des RER E (gare de Noisy-le-Sec) et B (gare d'Aulnay-sous-Bois). Le débranchement du T4 desservira les centre-villes de Clichy-sous-Bois et de Montfermeil et ira jusqu'à l'hôpital de Montfermeil. Du 1er septembre 2009 au 31 octobre 2009, le projet a été soumis en concertation par le STIF aux habitants des villes de Clichy-sous-Bois, Montfermeil, Livry Gargan, les Pavillons sous Bois et Le Raincy. À l'issue de la concertation, le STIF a retenu les tracés 3 et 4, les deux tracés desservant les centres villes de Clichy-sous-Bois et de Montfermeil et permettant de rejoindre les RER E et B.

Le calendrier prévisionnel annoncé par le Stif[12]

  • fin 2010 : schéma de principes
  • 2011 : enquête publique
  • mi 2014 : début des travaux
  • horizon 2017 : mise en service du tram

Les étapes de la rénovation urbaine à Clichy-Montfermeil.
La rénovation urbaine du Grand Ensemble de Clichy-sous-Bois et de Montfermeil concerne, à l'heure actuelle, le Haut-Clichy et les Bosquets à Montfermeil.
Les copropriétés en difficulté du Bas-Clichy (PAMA, Chêne Pointu, Étoile du Chêne Pointu et STAMU II) ne sont pour le moment pas concerné par la rénovation urbaine.
Elles feront tout de même l'objet de plan de sauvegarde et devraient à terme être intégrées dans le périmètre d'action de la rénovation urbaine.

Le périmètre de l'ANRU (Agence Nationale de Rénovation Urbaine) comprend la copropriété la Forestière, les résidences sociales d'Orly Parc (aujourd'hui gérées par l'OPIEVOY) et la cité du Bois du Temple (gérée par la SOVAL) à Clichy-sous-Bois, ainsi que la copropriété des Bosquets à Montfermeil.

Voici, chronologiquement, les étapes de la rénovation urbaine :

  • 1965 : Construction de la cité des Bosquets (vingt bâtiments dont sept barres de 10 étages) à Montfermeil : 1 534 logements en copropriété sortent de terre.
  • 1967 : Construction du Rouaillier (deux tours) par Orly Parc à Clichy-sous-Bois : 181 logements sociaux.
  • 1968 : Construction du Bois de la Couronne (deux tours et une barre) et de l'Étang Beauclair (deux tours) par Orly Parc à Clichy-sous-Bois : 302 logements sociaux.
  • 1970 : Construction du Vieux Moulin (une tour et une barre), du Chemin de Roissy (deux tours) et de la Petite Montagne (deux tours et une barre) par Orly Parc, toujours sur la commune de Clichy-sous-Bois : 522 logements sociaux.
  • 1972 : Construction du Bois du Temple (quatre tours et trois barres) par la SOVAL à Clichy-sous-Bois : 711 logements sociaux.
  • 1975 : Construction de la Forestière (dix-sept bâtiments dont deux tours de 16 étages) à Clichy-sous-Bois : 509 logements en copropriété.
  • 1977 : Construction de la résidence Youri Gagarine par Toit et Joie à Clichy-sous-Bois : 112 logements sociaux.
  • 1980 : Construction de l'Aqueduc (neuf bâtiments) par Orly Parc à Clichy-sous-Bois : 303 logements sociaux.
    Rachat de 468 logements des Bosquets par l'OPDHLM 93 (éparpillés dans les bâtiments de la cité) et de 105 logements par Orly Parc (bâtiment 6).
  • 1993 : Réhabilitation de 70 logements gérés par un investisseur privé aux Bosquets (bâtiments 4B, 4D et 9).
  • 1994 : Démolition du bâtiment 2 des Bosquets, première barre de 10 étages à tomber, après rachat de ses 146 logements par l'OPDHLM 93 et le Parc-ARIM 93.
  • 1996 : Démolition partielle puis réhabilitation du bâtiment 11 des Bosquets, après rachat de ses 148 logements par le Pact-ARIM 93. La barre de 10 étages passe de 148 logements dégradés à 107 logements rénovés.
  • 1998 : Démolition du bâtiment 5A des Bosquets, après rachat de ses 25 logements par l'OPDHLM 93 et le Pact-ARIM 93. La démolition devrait permettre de désenclaver le parc coincé entre les bâtiments 5, 6, 4A, 4B, 4C, 4D, 4E, 3 et 9.
  • 2001 : Démolition du bâtiment 13 des Bosquets, après rachat de ses 146 logements par l'OPDHLM 93 et le Parc-ARIM 93.
  • 2004 : Signature du Contrat ANRU de Clichy-Montfermeil.
    Rachat de 177 logements aux Bosquets par Immobilière 3F (bâtiments 4B, 4D, 9 et 11).
  • 2005 : Création d'une crèche au pied du bâtiment 3 des Bosquets, impliquant la démolition de 6 logements de la barre de 10 étages.
    Démolition d'une tour de 61 logements sociaux à l'Étang Beauclair.
  • 2006 : Démolition partielle puis réhabilitation du bâtiment 6 des Bosquets, géré par Orly Parc. 20 logements sont démolis et 85 sont réhabilités.
  • 2009 : Démolition d'une barre de 80 logements sociaux à la Petite Montagne.
  • 2010 : Réhabilitation de l'Étang Beauclair et de la Petite Montagne par Orly Parc : 181 logements sociaux sont ainsi rénovés.
    Démolition d'une tour de 71 logements sociaux au Vieux Moulin.
  • 2011 : Aux Bosquets : démolition partielle des bâtiments 14, 4A et 4C, démolition totale du bâtiment 10 puis réhabilitation du bâtiment 5 et des logements restant du bâtiment 14. 70 logements sont démolis et 176 sont rénovés.
    Démolition des bâtiments 23 et 24 à la Forestière : 48 logements sont ainsi démolis.
    Réhabilitation de cinq bâtiments rassemblant 172 logements à l'Aqueduc et de 181 logements au Bois de la Couronne.
  • 2012 : Projet de démolition aux Bosquets des bâtiments 1, 3, 7 et 12 et réhabilitation des bâtiments 4A, 4C, 4E et 14A. 462 logements devraient être démoli et 140 réhabilités. Il y a toujours un doute qui n'a pas été clarifié concernant la démolition du bâtiment 3 et de ses 140 logements.
    Projet de démolition à la Forestière, les 461 logements restant de la copropriété devraient être démolis d'ici 2013.
    Démolition de la barre restante du Vieux Moulin (108 logements) et de quatre bâtiments de l'Aqueduc (131 logements) par Orly Parc.
    Projet de réhabilitation des 181 logements du Rouaillier.
  • 2013 : La Forestière devrait disparaître, de même que le Vieux Moulin.
    Il devrait rester aux Bosquets 618 logements dont 444 logements sociaux et 174 logements en copropriété.
    Projet de réhabilitation du Chemin de Roissy (142 logements) et du Bois du Temple (711 logements).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Salle A.C.

L'actuel maire, Olivier Klein, a été élu en octobre 2011, succédant ainsi à Claude Dilain, démissionnaire, qui avait repris cette ville à une équipe centriste, elle-même ayant succédé à plusieurs maires issus du Parti communiste en 1995[13]. Lors de sa prise de fonction, le nouveau maire trouve une situation financière difficile et la commune est menacée d'être mise sous tutelle. Par une gestion rigoureuse et des subventions conséquentes et répétées, (voir l'étude de Moody's publiée en décembre 2006), la ville retrouve progressivement une situation plus saine.

Depuis 1996, la fiscalité est restée relativement stable et la dette s'est vue divisée par deux. Claude Dilain commente: "On peut être une ville pauvre et de pauvres et bien gérée"[14]. En effet, le potentiel fiscal de la Commune ne s'élève qu'à 320 € par habitant en 2004, soit seulement 40 % environ de celui des villes de même strate démographique[15].

Liste des maires successifs[16]
Période Identité Étiquette Qualité
2011[17] en cours
(au 1er avril 2014)
Olivier Klein PS Professeur de physique - chimie
Réélu pour le mandat 2014-2020[18]
1995 2011 [19] Claude Dilain PS Médecin pédiatre, conseiller général, sénateur
1993 1995 Gérard Probert UDF  
1991 1993 André Déchamps DVG  
1990 1990 Christian Chapuis PCF  
1965 1990 André Déchamps PCF  
1959 1965 Roger Caltot PCF  
1955 1959 Georges Corriez PCF  
1947 1953 Georges Parouty PCF  
1946 1947 Germaine Tarratre    
1945 1946 Louis Janny    
1944 1944 André Debresne    
1943 1944 Calixe Lesage    
1941 1943 Jean Ladrette    
1938 1941 Emile Demcat    
1919 1938 Frédéric Ladrette    
1911 1919 Jean Ricordeau    
1906 1910 Frédéric Zwilling    
1892 1906 Gabriel Risch    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 29 835 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
161 152 136 137 138 145 156 168 175
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
184 227 247 182 205 251 350 452 503
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
672 1 071 1 434 2 104 3 467 4 026 4 056 3 573 5 105
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
11 606 16 357 22 422 24 654 28 180 28 288 29 412 29 835 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[20].)
Histogramme de l'évolution démographique


La population est très jeune, puisque Clichy-sous-Bois se place en première position des villes de plus de 20 000 habitants les plus jeunes de France[21], avec 38,6 % de la population de moins de 20 ans.

En janvier 2011 la démographe Michèle Tribalat était auditionnée devant la commission du Sénat, où elle donna l'évolution de la part des jeunes (0 à 17 ans) d'origine étrangère de 1968 à 2005[22].

Année France Île de France Seine-Saint-Denis Clichy-sous-Bois
2005 18 % 37 % 57 % 77 %
1998 17 % 34 % 50 % 69 %
1990 16 % 31 % 42 % 60 %
1982 15 % 26 % 34 % 42 %
1975 13 % 21 % 27 % 30 %
1968 11 % 18 % 20 % 22 %


Enseignement[modifier | modifier le code]

Le collège Louise Michel
Le collège Robert Doisneau

Les établissements du secondaire sont :

La ville de Clichy-sous-Bois relève de l’académie de Créteil[23]. Les écoles primaires sont gérées par l’Inspection générale de l'inspection départementale de l’Éducation nationale du Raincy (située dans les locaux de l'école primaire Thiers).

Santé[modifier | modifier le code]

Pour favoriser l’accès aux soins, le service Santé de la ville mène des actions de sensibilisation et de prévention et participe à la mise en réseau des acteurs sociaux et médicaux intervenant sur le territoire.

Le service Santé propose un service de vaccination gratuit (rappels, vaccin contre la grippe, etc.) aux Clichois de 6 ans et plus.

La prévention bucco-dentaire est assurée par une éducatrice du service Santé dans les écoles maternelles, primaires et les collèges, grâce à un partenariat avec la CPAM et le Conseil général.

Le service Santé et le Centre communal d’action sociale (CCAS) proposent une aide à l’adhésion à une complémentaire santé (mutuelle) aux personnes qui bénéficient de l’Aide complémentaire santé (A.C.S ou « chèque santé ») de la CPAM.

Économie[modifier | modifier le code]

Développement économique et l’emploi[modifier | modifier le code]

Collège Robert Doisneau.

La création de la Zone Franche urbaine, exonérant de toutes taxes les entreprises s’implantant dans le périmètre, a dynamisé le développement économique sur la commune. La zone d’activités de Clichy-Parc a vu l’implantation de nombreuses entreprises nouvelles et de deux hôtels locatifs d’activités dont un a été financé par le Grand Projet Urbain (GPU) et le PIC URBAN. Cette dynamique se poursuit aujourd’hui grâce à l’action d’animation du tissu économique conduite par la communauté d’agglomération.

Les commerces sont l’objet d’un soutien particulier avec la restructuration du centre commercial du Chêne Pointu, opération majeure du GPU et qui s'est poursuivie grâce au Grand projet de ville (GPV). Des financements de la politique de la ville ont également été mobilisés pour améliorer l’environnement urbain du centre commercial des Marronniers et de la zone d’activité commerciale de la Fosse Maussoin.

L’insertion professionnelle a été favorisée par la communauté d’agglomération qui a créé un service emploi/formation/insertion (DEFI) ayant pour objectif d’accompagner les chômeurs.

Il reste cependant beaucoup à faire ; l'activité économique pâtit du faible réseau de transports, du manque de formation des jeunes et d'un réseau d'entreprises insuffisamment développé. En dépit des efforts des pouvoirs publics et du réseau associatif, le taux de chômage est l'un des plus élevés de Seine-Saint-Denis.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Denis

L'hôtel-de-ville (place du 11 Novembre 1918) occupe un château édifié au XVIe siècle, et acheté en 1645 par Robert de Bragelongne, surintendant des finances du roi Louis XIV. Il le cède ensuite au comte Jean-Antoine d'Avraux, ami de madame de Sévigné qu'il accueille régulièrement lors de ses séjours à Livry. Le bâtiment est modifié en 1807 au goût néoclassique très en vogue à cette époque. Le château présente un corps de logis rectangulaire avec porche néoclassique flanqué de deux courtes ailes, un pavillon rectangulaire est accolé au mur sud de l'aile méridionale. Le parc autrefois à la française, fut redessiné sous l'Empire à l'anglaise avec une pièce d'eau par Alexandre-Théodore Brongniart, selon les principes de son ami le peintre Hubert Robert. Le parc abrite également une orangerie de style Louis XVI, édifiée à partir de 1740. L'ensemble fut acquis en 1930 par la municipalité et le château devint la mairie de la commune. Le parc, l'orangerie et le château furent classés monuments historiques en 1972.

Le château de La Terrasse (avenue de Sévigné) fut édifié en 1908 et remplace plusieurs bâtiments successifs. D'abord occupé par une commanderie de Templiers, les ruines furent remplacées au début du XIXe siècle par un château, qui fut saccagé durant l'occupation Prussienne de 1870. Largement remanié, ce château laisse alors la place à la construction actuelle.

L'église Saint-Denis actuelle fait suite à plusieurs églises : l'église médiévale du XIIIe siècle laisse la place en 1641 à un nouvel édifice. Ce dernier est reconstruit en 1759 par Clément Darce, trésorier de France en Bourgogne. Le bâtiment est encore remanié en 1811 et 1847, année durant laquelle le clocheton est ajouté. L'église possède un plan très simple à une nef unique et un chevet plat. Elle abrite deux pierres tombales et un vitrail du XVIIe siècle aux armes d'Amador de La Porte, grand prieur de France et oncle maternel de Richelieu.

La chapelle Notre-Dame des Anges au début du XXe siècle

La chapelle Notre-Dame-des-Anges (allée Fernand-Lindet) fut édifiée entre 1650 et 1660 par Christophe de Coulanges, abbé de Livry et oncle de madame de Sévigné, à l'emplacement d'un oratoire du XIIIe siècle. Détruite par un incendie en 1791, elle est reconstruite vers 1808, puis agrandie en 1865 date à laquelle on lui ajoute une coupole.

On trouve plusieurs cimetières à Clichy-sous-Bois dont un, situé allée de la Colline, qui dispose d'un carré musulman inauguré le 16 décembre 2012[24].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Clichy-sous-Bois possède un important patrimoine boisé, qui en fait la deuxième ville la plus verte du département de la Seine-Saint-Denis (en nombre d'hectares d'espaces verts par habitant). Les principaux espaces verts sont :

  • La forêt de Bondy à l'est ;
  • Le parc de Bellevue, en centre-ville ;
  • Le parc départemental de la Fosse-Maussoin, situé à l'ouest de la ville dans d'anciennes carrières ;
  • La coulée verte de l’aqueduc de la Dhuis.
  • Étang de Clichy
  • La pelouse au centre ville

La Forêt de Bondy et le Parc départemental de la Fosse-Maussoin sont deux des emplacements du site natura 2000 de Seine-Saint-Denis[25].

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

L'orangerie

Les équipements culturels de la ville :

  • La bibliothèque Cyrano de Bergerac (rue des Bleuets) sensibilise les habitants au livre et à la lecture. Le coût de l'inscription n'est plus : elle est désormais gratuite. La bibliothèque propose de nombreuses animations pour les tout-petits comme les lectures de contes et des expositions thématiques pour les plus grands ainsi qu'un prix annuel des lecteurs qui permet de récompenser un jeune auteur contemporain (déjà lauréats du prix des lecteurs de la bibliothèque : Véronique Ovaldé, Virginie Langlois).
  • L'Espace 93 Victor-Hugo (place de l'Orangerie) offre toute l'année une programmation variée : pièces de théâtre, chanson, concerts de jazz, rap, etc., spectacles de danse hip-hop ou contemporaine (voir la programmation sur www.clichy-sous-bois.fr). Au cours de la saison 2009-2010, Juliette Gréco, Maurane, Fred Pellerin, Idir et aussi le spectacle de danse urbaine "Pas de Quartier" d’Éric Checco ou le ballet hip hop "Roméos et Juliettes" chorégraphié par Sébastien Lefrançois, un concert du festival Banlieue Bleue sont présentés sur la scène de l'Espace 93.
  • Le conservatoire municipal Maurice-Ravel (58 allée Auguste-Geneviève) propose des cours de musique et de danse. Il s'adresse à tous les publics à partir de 4 ans (éveil musical à partir de 5 ans et éveil danse à partir de 4 ans). Au 1er janvier 2010, le conservatoire comptait 490 inscrits. Le conservatoire participe activement à la programmation culturelle clichoise.
  • Le Chapiteau géré par la compagnie de théâtre la Fontaine aux images (avenue de Sévigné) est un lieu culturel alternatif installé sous un chapiteau. Il propose de nombreux spectacles au jeune public et, chaque année, présente la mise en scène d'une pièce de théâtre classique (en 2010, l'Ile des esclaves de Marivaux).

Cinéma et télévision[modifier | modifier le code]

La chaîne franco-allemande Arte a diffusé le 12 janvier 2007 une fiction sur la mort des deux jeunes de Clichy-sous-Bois le 27 octobre 2005, « L'Embrasement », réalisé par Philippe Triboit[26].

La chaîne publique France 2 a diffusé le 18 octobre 2007 un film sur les deux grandes crises qui ont embrasé la France en 2005, « Quand la France s'embrase »[27],

La chaîne française TF1 a diffusé le 28 février 2010, dans son magazine Sept à huit, un reportage sur les copropriétaires du Chêne Pointu.

La chaîne française Canal+ a diffusé le 7 septembre 2011, « Passe le périph’ d’abord » un documentaire où trois filles de Clichy-sous-Bois et trois filles de Paris 16e vont aller vivre chez la famille de l'autre. Dépaysement garanti des deux côtés.

La chaîne publique France 2 a diffusé le 1er mai 2012, dans son magazine Infrarouge, un reportage sur les gardiens d'immeubles du Chêne Pointu et du Bois du Temple.

La chaîne France 4 a diffusé le 17 octobre 2012 une émission intitulé Viens dîner dans ma cité. Plusieurs personnalités comme Jean-François Copé sont accueillis chez une habitante.

De l'autre côté du périph sorti au cinéma le 19 décembre 2012, a été tourné en partie dans le quartier du Chêne Pointu.

Le film Go Fast a été en partie tourné dans la cité de la Forestière, aujourd'hui en destruction.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Le super-héros de DC Comics Nightrunner, équivalent français du Batman créé par David Hine, est natif de Clichy-sous-Bois.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Clichy-sous-Bois

Les armes de Clichy-sous-Bois se blasonnent :

Parti de sinople et d'argent à la quintefeuille de l'un en l'autre brochant sur la partition, au chef de gueules chargé d'une croisette haussée d'argent vidée, accostée de deux grappes de raisin tigées et feuillées du même[28].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Émile Breton, Promenades dans Clichy-sous-Bois, Éd. Messidor, 1988, 187 p.
  • Dominique Bromberger, Clichy-sous-Bois : Vallée des Anges, 2006, 204 p, (ISBN 2869597525).
  • Collectif, Le patrimoine des communes de la Seine-Saint-Denis, Éd. Flohic, 1994, 413p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jusqu'à la dissolution de la communauté d'agglomération le 31 décembre 2015 compte tenu de la création de la Métropole du Grand Paris le 1er janvier 2016.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Journal Officiel, Loi n°64-707 du 10 juillet 1964 portant sur la réorganisation de la région parisienne
  2. Ville de Clichy-sous-Bois : Historique de l'urbanisation
  3. Convention-cadre du contrat de ville de Clichy-sous-Bois et de Montfermeil
  4. http://www.distance2villes.com/distance-clichy-sous-bois-a-paris
  5. Notamment en utilisant la ligne 601, puis correspondance avec le RER E
  6. [PDF] Rapport N°07-31 au Conseil régional
  7. Les demeures de vos aïeux, J.-F.Bascans, tapuscrit, Rosny-sous-Bois, 2005
  8. Histoire sur le site officiel de la commune.
  9. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Zyed et Bouna le poursuite inavouable sur www.liberation.fr consulté le 3 novembre 2013
  11. Source : Texte de la convention ANRU du 17 décembre 2004
  12. Le T4 chez nous
  13. Parti Socialiste - Portrait de Claude Dilain
  14. Le Parisien, supplément Seine-Saint-Denis, 14 décembre 2006.
  15. SOURCE : Convention ANRU du 17 décembre 2004
  16. Liste des maires de Clichy-sous-Bois
  17. http://www.leparisien.fr/clichy-sous-bois-93390/olivier-klein-le-successeur-chevronne-19-10-2011-1659533.php
  18. Carole Sterlé, « 18 maires déjà sur le pont », Le Parisien, édition Seine-Saint-Denis,‎ 31 mars 2014, p. IV
  19. http://www.clichy-sous-bois.fr/Toute-l-actualite/Elu-au-Senat-Claude-Dilain-cede-son-siege-de-maire
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  21. L'internaute : Encyclopédie des villes de France
  22. « Audition de Mme Tribalat devant la commission du Sénat, jan. 2011 »
  23. Académie de Créteil
  24. « Annuaire des carrés musulmans en France », sur www.jesuismusulman.com (consulté le 19 décembre 2012).
  25. SOURCE : Site du Ministère de l'environnement et du développement durable.
  26. 20 minutes - Arte embrase la fiction, un an après les émeutes
  27. [1]
  28. Armoiries de Clichy-sous-Bois consulté le 11 avril 2010.