Couilly-Pont-aux-Dames

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Couilly-Pont-aux-Dames
Mairie de Couilly-Pont-aux-Dames.
Mairie de Couilly-Pont-aux-Dames.
Blason de Couilly-Pont-aux-Dames
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Meaux
Canton Crécy-la-Chapelle
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Créçois
Maire
Mandat
Jean-Louis Vaudescal
2014-2020
Code postal 77860
Code commune 77128
Démographie
Gentilé Colliaciens
Population
municipale
2 155 hab. (2011)
Densité 480 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 53′ 08″ N 2° 51′ 35″ E / 48.8856, 2.8597 ()48° 53′ 08″ Nord 2° 51′ 35″ Est / 48.8856, 2.8597 ()  
Altitude Min. 45 m – Max. 119 m
Superficie 4,49 km2
Localisation

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Liens
Site web couilly.free.fr

Couilly-Pont-aux-Dames est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France. Ses habitants sont appelés les Colliaciens. Au dernier recensement de 2011, la commune comptait 2 155 habitants.

Géographie[modifier | modifier le code]

Couilly est situé sur la rive droite du Grand Morin. La commune reçoit le ru de Champigny (ou du Mesnil), de Vaucourtois, près du moulin de Pont-aux-Dames, et le ru du Corbier, de Quincy, au moulin de Talmé[1]. Située à environ 45 km à l’est de Paris, la commune est desservie par une gare de la ligne Transilien Esbly - Crécy-la-Chapelle.

La commune, du canton de Crécy-la-Chapelle, est limitrophe de : Quincy-Voisins, Saint-Germain-sur-Morin, Bouleurs, Condé-Sainte-Libiaire, Villiers-sur-Morin, et avec quelques mètres au cadastre, Montry et Coutevroult.

Communes limitrophes de Couilly-Pont-aux-Dames
Esbly
Condé-Sainte-Libiaire
Airplane silhouette 45degree angle.svgAérodrome de Meaux - Esbly Quincy-Voisins
Montry Couilly-Pont-aux-Dames Bouleurs
Saint-Germain-sur-Morin Coutevroult Villiers-sur-Morin
Crécy-la-Chapelle

Histoire[modifier | modifier le code]

Il est question de Couilly dans une charte de Charles le Chauve datant de 853, en faveur de l'abbaye des Fossés qui deviendra plus tard Saint-Maur. En 1096, les religieux de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés qui possédaient des terrains sur la rive gauche du Morin, offrirent à l'église de Couilly des reliques de Saint-Georges qui prit ce Saint comme vocable. En 1100, Couilly et Saint-Germain-les-Couilly formaient 2 paroisses distincte tout en étant à l'origine qu'un seul et même bourg séparé par un pont sur le Morin. Le territoire originel de ce bourg s'étendait loin car Montry et Esbly en ont été séparés pour les ériger en cures au XIIe siècle.

Dépendance de la châtellenie de Crécy, Couilly était entouré de fossés de défense. Les seigneurs qui régnèrent sur Couilly sont les mêmes que ceux de Crécy, de Hugues de Montlhéry à la maison de Châtillon jusqu'au rois de France jusqu'au XVIIIe siècle[2]. À cette date, François Boula seigneur de Quincy s'en rendit acquéreur. Le 8 avril 1762, la terre de Couilly cesse d'appartenir à la couronne. Louis XV la cède, avec d'autres possessions, en échange de la principauté de Dombes au comte d'Eu, dont hérite en 1775 le duc de Penthièvre qui en sera le dernier seigneur.

Début août 1590, lors du siège de Paris par le roi de Navarre, les troupes de la ligue catholique du duc de Mayenne s'emparent de la Ferté-sous-Jouarre, Meaux, et Couilly ou eu lieu un combat afin de venir déliver Paris assiégée. Couilly souffrit des exactions des diverses troupes durant de la Fronde.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom Colliacum ou Coulliacum est attesté très tôt dans plusieurs documents administratifs, notamment dans une charte de Charles le Chauve en 853[3], puis au cours des siècles suivants sous les formes Cuelly, Coully-en-Brie et Couilly[4]. Il s'agit vraisemblablement d'une formation toponymique gauloise ou gallo-romaine. Le second élément est apparemment le suffixe d'origine gauloise *-(i)āko[5] devenu *-(I)ACU en gallo-roman et généralement latinisé en -(i)acum, -(i)aco, -(i)acus dans les textes. Suffixe locatif à l'origine, il désigne à l'époque romaine la propriété.

Albert Dauzat et Charles Rostaing estiment que le premier élément Couill- est issu de l'anthroponyme latin Colius[6], explication reprise par Ernest Nègre[7]. Ils postulent tous un *Coli-acu. Cependant, cette tradition des études toponymiques depuis d'Henri d'Arbois de Jubainville qui consiste à expliquer le premier élément des noms en -acum par un nom de personne est de plus en plus remise en question par les toponymistes modernes, notamment à la lumière des nouvelles connaissances apportées sur la langue gauloise[8].

Près du pont qui sépare Couilly de Saint-Germain existait au début du XIIIe siècle un Hôtel-Dieu, dont les logis furent affectés en 1226 à la fondation d'une abbaye bénédictine de femmes dédiée à Notre-Dame, expliquant l'origine du déterminant complémentaire Pont-Nostre-Dame puis Pont-aux-Dames, l'abbaye ayant été transférée au hameau de Rus (ou Rue) qui est rebaptisé Pont-aux-Dames. Le déplacement de l'abbaye est peut-être lié à une crue de la rivière[9]. Le changement de nom de la commune de Couilly en Couilly-Pont-aux-Dames n'intervient cependant qu'à la suite de délibérations du conseil municipal le 26 juin 1929[10], officialisées par un arrêté du 21 janvier 1930[4].

Églises[modifier | modifier le code]

Il existait, au XIe siècle, une église déjà ancienne, et face à cette même église, sur la rive gauche du Grand Morin, se trouvait une autre église qui fut donnée par l'évêque de Meaux Gauthier II de Chambly, en 1096[11], à l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés de Paris ; elle en prit le nom, ainsi que le village : Saint-Germain ou Saint-Germain-sous-Couilly, et Montry et Esbly dépendirent de cette paroisse.

Quelque temps après, l'église paroissiale de Couilly, sur la rive droite du Grand Morin, reçut des reliques du Saint Martyr Georges (dont le corps serait venu d'Espagne vers le milieu du IXe siècle) et prit le nom d'église Saint-Georges[11].

Ancienne abbaye cistercienne[modifier | modifier le code]

Hugues de Châtillon, comte de Saint-Paul, seigneur de Crécy, et sa femme Marie d'Avesnes, fondent en 1226, une abbaye, appelée initialement abbaye du Pont ou du Pont Notre-Dame. L'abbaye du Pont-aux-Dames (Pons Dominarum), paroisse de Couilly (châtellenie de Crécy), diocèse de Meaux, était une abbaye cistercienne de femmes. Elle fut établie dans une Maison-Dieu au hameau du Pont[12] à Couilly, sur le Grand Morin, et transférée, par ses fondateurs[13] en 1239, dans le hameau de Rus, qui prit le nom de Pont-aux-Dames[14] ; quant à l'ancien lieu, il porta le nom de Pré de l'Hôtel-Dieu.

Gaucher de Châtillon, seigneur de Crécy, cède la châtellenie au roi, en janvier 1289. Et par des chartes de juin, 1294 et 1299, l'abbaye obtint la dîme du pain et du vin dépensée par l'Hôtel du roi, Philippe le Bel, la reine Jeanne de Champagne, ou leur fils aîné, lors de leurs séjours royaux à Crécy-en-Brie, Becoisel-en-Brie (château de Becoiseau), Crèvecœur-en-Brie, ou Villeneuve-le-Comte[15]. L'abbaye constituait un lieu d'internement pour de grandes dames tombées en disgrâce, ainsi en 1774, Madame du Barry y fut exilée après la mort de Louis XV, pour près d'un an.

L'abbaye devient bien national à la Révolution, où vendue en novembre 1792, elle subit des dégâts. L'armée prend possession des lieux et la saccage. Le 24 août 1796, l'endroit est acheté par Pierre Roëser de Crécy-en-Brie[16]. Aujourd'hui, on trouve à son emplacement, la Maison de Retraite des Artistes Dramatiques, achevée en 1905[17]. La communauté des religieuses portait : « d'azur à un pont de trois arches et demies d'argent, sur une rivière du même et sur ce pont une Vierge »[18].

Vallée dans le siège de Paris[modifier | modifier le code]

En 1590, après la bataille d'Ivry, sa cavalerie légère étant à Charenton, Henri IV ordonna à son maréchal de camp M. de Givry d'aller à Couilly avec 300 ou 400 chevaux et quelques arquebusiers, ainsi que 700 ou 800 reîtres. En effet, ses ennemis, les troupes de Charles de Mayenne envoyées par la Ligue, devront obligatoirement passer à Couilly pour lui faire lever le siège[19].

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de la ville se blasonnent ainsi :

coupé au 1) d’argent à Saint-Georges sur son cheval terrassant de sa lance un dragon renversé, le tout d’azur, au 2) d’azur au pont en dos d’âne de trois arches d’argent, celle du milieu plus grande, maçonné de sable.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

En 2002, la commune a reçu le label « Ville Internet @ »[20], confirmé en 2010[21].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1977 1995 Robert Vallin UDF  
mars (mois) janvier 2006 Philippe Erhard DL puis UMP  
mars 2006 en cours Jean-Louis Vaudescal Sans étiquette  

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 155 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
729 824 831 757 721 670 699 682 660
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
608 642 634 569 552 580 543 559 584
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
556 627 604 644 685 724 731 660 723
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
720 850 1 037 1 273 1 635 1 897 2 007 2 028 2 106
2011 - - - - - - - -
2 155 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2004[23].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Georges, classée Monument historique le 23 mai 1906[24]. La Vierge à l'Enfant, provenant de l'ancienne abbaye de Pont-aux-Dames, est une copie moderne[25] de l'original acquis par le Metropolitan Museum à New York[26].

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Constant Coquelin, président de la Société de secours mutuels des artistes fondée en 1840 par le Baron Isidore Taylor, désirait créer une maison pour les vieux comédiens. Elle est construite sur l'emplacement de l'ancienne abbaye, qui avait reçu l'exil de Madame du Barry, à la mort de Louis XV, avant d'être vendue et rasée pendant la Révolution. Les premiers pensionnaires entrèrent dans la maison le 1er avril 1905.

Aujourd'hui la Maison de Retraite des Artistes Dramatiques[27], est une œuvre sociale de la Mutuelle Nationale des Artistes (10 avenue de l'Opéra à Paris). La maison, construite sur les plans de l'architecte Binet (exposition universelle de 1900), est de style Art nouveau, et décorée de fresques élégantes du peintre Bordessous de Bellefeuille. La première pierre fut posée par Pierre Waldeck-Rousseau, le 25 juillet 1903[28], et la maison de retraite fut inaugurée le 25 mai 1905[29].

Cette Maison ne peut être actuellement visitée, sauf le jour de la Journée du Patrimoine. Les riches collections de souvenirs de théâtre ont été conservées et peuvent être prêtées pour des expositions organisées par des musées.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Événements[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Cinématographie[modifier | modifier le code]

Il est fait référence de la commune de Couilly-Pont-aux-Dames dans le film Mon Idole avec Guillaume Canet et François Berléand. Couilly-Pont-aux-Dames à servi de lieu de tournage à :

Sports[modifier | modifier le code]

Le village possède un club de football : l'ASCG.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site officiel de Couilly, Son Patrimoine - Les moulins et le Grand-Morin
  2. Couilly-Pont-aux-Dames sur le site Topic Topos, Patrimoine des communes de France
  3. Couilly-aux-Dames, son histoire
  4. a et b Société d'Art, d'Histoire, de Généalogie et d'Échange
  5. Pierre-Yves Lambert, La langue Gauloise, édition errance 1994. p. 39.
  6. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Librairie Guénégaud, Paris, 1989 (ISBN 2-85023-076-6). p. 216.
  7. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, tome I, Librairie Droz S.A., Genève 1990, p.552.
  8. Voir par exemple Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, éditions errance 2003.
  9. Histoire du diocèse de Meaux, par D.Du Plessis, p.600, repris dans Histoire physique, civile et morale des environs de Paris, tome VI, chapitre IV, p.6.
  10. Le village-Couilly-Pont-aux-Dames sur le site couilly.free.fr
  11. a et b Histoire De l’Église De Meaux Par Michel Toussaint Chrétien Du Plessis, vol. 1, 1731 - p. 123-124
  12. Cîteaux et les femmes Bernadette Barrière, Marie-Élisabeth Montulet-Henneau -  éd. Créaphis, 2001 - p. 171 et 174
  13. Troisième et dernière Encyclopédie théologique Par Jacques-Paul Migne, vol. 16, 1856 - p. 635
  14. Histoire générale de la Champagne et de la Brie depuis les temps les plus reculés jusqu'à la division de la province en départements Par Maurice Poinsignon, vol. 3 - Martin frères, 1886 - p. 598
  15. Bibliothèque de L’école Des Chartes par Société de l'École des chartes - CXXX, 2e livraison, juillet-décembre 1972 - 1973 - p. 237, 590-591
  16. Sculpture française Musée du Louvre. Département des sculptures, Françoise Baron, Corinne Jankowiak - Réunion des musées nationaux, 1996 - 319 pages - p. 142
  17. [PDF] Pont-aux-Dames
  18. Histoire de madame du Barry, par Charles Vatel - vol. 2, L. Bernard, 1883 - p. 341
  19. Journal militaire de Henri IV depuis son depart de la Navarre Par M. le comte de Valori, 1821 - Enrique IV De Francia - p. 148 à 161
  20. Palmarès des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 01/10/2009.
  21. Palmarès 2010 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 19/12/2009.
  22. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  24. « Notice no PA00086902 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  25. « Notice no PM77000418 », base Palissy, ministère français de la Culture
  26. [PDF](en) A Group of Fourteenth-Century Mosan Sculptures Par William H. Forsyth, Curator of Medieval Art, The Metropolitan Museum of Art - p. 1 à 3
  27. Son Patrimoine sur le site couilly.free.fr
  28. La grande histoire des serres & des jardins d'hiver : France 1780-1900 Par Bernard Marrey, Jean-Pierre Monnet - Graphite, 1984 - 191 pages - p. 113
  29. La grande histoire des serres & des jardins d'hiver : France 1780-1900] Par Bernard Marrey, Jean-Pierre Monnet - Graphite, 1984 - 191 pages - (suite de la p. 113)
  30. Il habitait rue Saint-Denis à Paris
  31. Monographie communale de Couilly aux Archives départementales de la Seine et Marne
  32. http://elec.enc.sorbonne.fr/testaments/testaments_0048 TESTAMENT DE JEAN SOULAS, PROCUREUR AU PARLEMENT DE PARIS.
  33. Next Libération