Champart

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Sous l'Ancien Régime, le champart est un impôt seigneurial, prélevé en nature, proportionnel à la récolte, oscillant entre 1/10e à 1/16e. Il est prélevé après la dîme due au clergé.

Le bénéficiaire est appelé champarteur.

Historique[modifier | modifier le code]

Selon les provinces, il s'appelle : arrage, gerbage, parcière, tasque (en Provence[1]), terrage.

C'est un prélèvement en nature effectué par le seigneur sur les terres roturières lorsqu'elles sont en culture, le plus souvent sur les céréales (plus faciles à conserver), en moyenne une gerbe sur huit. Le bénéficiaire devait venir le « quérir » (chercher). On ne pouvait réclamer les arriérés non-perçus.

En Provence, ce droit variait entre 1/25e et au maximum, 1/6e des récoltes[1].

À partir du XVIe siècle, il est souvent converti en cens : un paiement réduit, mais en argent, en particulier en Île-de-France. Des champarts en nature se perpétuent cependant jusqu'à la Révolution, par exemple en Bourgogne.

Exemple[modifier | modifier le code]

  • Achères-la-Forêt :
    Les seigneurs levaient le droit de champart qui consistait à Achères-la-Forêt dans la 18e gerbe de toute espèce de grains. Il existe un édit de 1458 interdisant sous peine d'amende et de prison d'enlever les récoltes avant de prévenir le champarteur.
    Les habitants de La Chapelle-la-Reine, d'Achères et de Meun ont fait à la fin d'août 1789 une manifestation contre les percepteurs des droits de champart, et ont permis ainsi la fin de la perception des droits de champart et des dîmes dans la seigneurie d'Achères, de Meun et de La Chapelle-la-Reine.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Nicole Michel d’Annoville, Marc de Leeuw (directeurs) (photogr. Gérald Lucas, dessin. Michel Crespin), Les Hautes Terres de Provence : itinérantes médiévales, Le Caire : Association Les hautes terres de Provence ; Saint-Michel-l'Observatoire : C'est-à-dire, 2008, 223 p. (ISBN 978-2-952756-43-3). p. 214.