Saint-Fiacre (Seine-et-Marne)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint-Fiacre.
Saint-Fiacre
Image illustrative de l'article Saint-Fiacre (Seine-et-Marne)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Meaux
Canton Crécy-la-Chapelle
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Créçois
Maire
Mandat
Christian Vavon
2014-2020
Code postal 77470
Code commune 77408
Démographie
Population
municipale
395 hab. (2011)
Densité 144 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 55′ 22″ N 2° 57′ 17″ E / 48.9228, 2.9547 ()48° 55′ 22″ Nord 2° 57′ 17″ Est / 48.9228, 2.9547 ()  
Altitude Min. 97 m – Max. 168 m
Superficie 2,75 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Île-de-France

Voir sur la carte administrative d'Île-de-France
City locator 14.svg
Saint-Fiacre

Géolocalisation sur la carte : Île-de-France

Voir sur la carte topographique d'Île-de-France
City locator 14.svg
Saint-Fiacre

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Fiacre

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Fiacre

Saint-Fiacre est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.


Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Le village est situé à 10 km au sud-est de Meaux et à 11 km au nord-est de Crécy-la-Chapelle.

Communes limitrophes de Saint-Fiacre
Fublaines
Boutigny Saint-Fiacre Villemareuil

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Ru des Cygnes, Aqueduc de la Dhuis.

Histoire[modifier | modifier le code]

Anciennement "Brolium".

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie-école.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1989 mars 2001 Marc Dagniaud    
mars 2008 en cours Christian Vavon [1]    
Les données manquantes sont à compléter.Christian Vavon

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 395 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
295 312 323 333 311 286 260 271 270
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
262 263 243 224 215 200 220 244 239
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
224 229 180 153 146 150 144 138 137
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
116 136 332 376 350 389 371 369 395
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Sports[modifier | modifier le code]

  • golf de Meaux-Boutigny (à 1 km)
  • randonnées pédestres (plus de 10 circuits en Pays Créçois)
  • sports équestres
  • vélo et vtt
  • roller et skate (une boucle de 400 m et des modules acrobatiques, entièrement dédiés à ces pratiques)

Économie[modifier | modifier le code]

  • exploitations agricoles.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église.
  • Église Saint-Fiacre XVIIe siècle, agrandie au XIXe siècle, contient plusieurs éléments classés au titre d'objet[4].
  • Source de dévotion de Saint-Fiacre avec chapelle XIXe siècle (lieu de pèlerinage).
  • Abbaye de Saint-Fiacre (partiellement en ruines) [5].

Le monastère devenu prieuré fut pendant longtemps un lieu de pèlerinage très fréquenté.

En 1234 le corps du saint fut mis en châsse, suite à quoi le monastère prospéra et reçut de nombreux dons durant les XIIe et XIIIe siècles. Louis XI fit recouvrir la châsse d’argent en 1478.

Les moines furent dispersés lors des guerres de religion, et les reliques de St Fiacre transférées à la cathédrale de Meaux par mesure de précaution. Mais le danger passé, les chanoines de Meaux refusèrent de rendre la châsse. Le prieuré connut donc un déclin au XVIIe siècle.

Des moines bénédictins de la congrégation de St Maur s'y installèrent au début du XVIIe siècle, et entreprirent la restauration du prieuré. Dès lors il retrouva sa notoriété d'antan. Le village s’agrandit pour accueillir les pèlerins, et les guérisons se multiplièrent. Le prieuré bénéficia de la protection royale, et fut visité par Anne d’Autriche (en 1641), Louis XIV (en 1683) avec la reine Marie-Thérèse et Bossuet. À noter que l'enceinte du couvent étant strictement interdite aux femmes, même les reines ne pouvaient y entrer - y compris Anne d'Autriche pourtant venue à pied.

En 1776 le couvent fut réuni à l’abbaye bénédictine de Saint-Faron de Meaux. Puis les biens furent vendus nationalement, l’église du monastère détruite et la tombe de St Fiacre transportée dans l’église paroissiale.

Le pèlerinage reprit au XIXe siècle sous l’impulsion de l’abbé Grand-Trait.

Quelques bâtiments anciens subsistent encore sur les lieux où vécut le saint, dans l'actuel parc du Prieuré (propriété privée, visites possibles). La pierre ronde de la légende et le tombeau vide du saint - son corps ayant été transporté à la cathédrale de Meaux lors des guerres de Religion - sont conservés dans l’église paroissiale. Saint Fiacre y est représenté en moine vêtu d’une longue robe blanche, d’un scapulaire et une cape à capuchon noirs ; ses deux attributs sont le livre et la bêche[6].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Ancien lavoir restauré au bord de l'aqueduc de la Dhuis.
  • L'aqueduc semi-souterrain de la Dhuis.
  • Chemin de Saint-Fiacre[7] : sous l’impulsion de la Communauté de communes du Pays Créçois, il a été balisé sur les 4 km depuis l’ancien prieuré jusqu’à la fontaine (qui, bien que située sur le territoire de la commune de Villemareuil, appartient à celle de Saint-Fiacre[8]), à travers Saint-Fiacre et Villemareuil. Six panneaux placés aux étapes principales donnent des explications sur la vie et le culte du saint, ainsi que sur l’histoire des monuments des deux villages.
  • Circuit routier et circuits piétonniers de la Vallée des peintre du Grand-Morin, dont Saint-Fiacre fait partie avec Crécy-la-Chapelle. Parcours historiques[9].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Événements[modifier | modifier le code]

  • Cérémonie religieuse en l'honneur de Saint Fiacre, et procession annuelle à la fontaine suivant le chemin de Saint Fiacre : le dimanche qui suit la 30 août[10].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bibliographie de Meaux Une base de plus de 6 000 données sur les hommes, l'histoire, l'art de Meaux et ses environs

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Annuaire des communes de Seine-et-Marne », sur um77.fr (Union des maires de Seine-et-Marne) (consulté en 05/2014).
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  4. « Œuvres mobilières à Saint-Fiacre », base Palissy, ministère français de la Culture}
  5. L'abbaye de Saint Fiacre en carte postale.
  6. Histoire de Saint-Fiacre, sur le site de l'Office de Tourisme du Pays Créçois
  7. Le chemin de Saint Fiacre, par l'Office de Tourisme du Pays Créçois.
  8. Plaquette sur le chemin de Saint-Fiacre, par Paule et Roger Leroux, historiens, spécialistes de Saint-Fiacre.
  9. La vallée protégée du Grand-Morin, sur le site de l'Office de Tourisme.
  10. Photos des fleurs, fruits et légumes offerts à Saint-Fiacre, et des étapes sur le chemin de Saint Fiacre . Sur le site de l'Office de Tourisme du Pays Créçois.