Titus Labienus

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Titus Atius Labienus, né vers 100 av. J.-C. et mort le 17 mars 45 av. J.-C., est un général romain, l'un des principaux lieutenants de César durant la guerre des Gaules. Sa famille aurait fait partie de la gens Atia.

Titus Labienus commença à servir en Cilicie vers 78-74 av. J.-C. sous le commandement de Servilius.

En 63 av. J.-C., à la demande de César, Labienus poursuivit Gaius Rabirius pour trahison. La même année, en tant que tribun de la plèbe, il organisa un plébiscite qui assura à César la charge de pontifex maximus[1]. Il servit en tant que légat durant les campagnes en Gaule de César et remplaçait César en Gaule lorsqu'il s'en absentait.

Ses principaux exploits en Gaule furent de défaire les Trévires sous Indutiomarus en 54 av. J.-C., son expédition contre Lutèce en 52 et sa victoire sur Camulogenus et les Éduens cette même année. Il était l'ami et le principal adjoint de César durant la Guerre des Gaules, ainsi qu'un commandant de cavalerie talentueux. Au début de la guerre civile, il fut un des premiers à changer de camp, reprochant apparemment à César son manque de reconnaissance.

Il fut accueilli avec allégresse par les partisans de Pompée, amenant avec lui 3 700 cavaliers gaulois et germains. Cependant, cette décision s'avéra mauvaise. Après la défaite de Pharsale, il fuit vers Corcyre (Corfou) et de là vers l'Afrique. Malgré de faibles forces, il y fut capable d'infliger une défaite significative à César lors de la bataille de Ruspina en 46 av. J.-C.. Après la défaite de Thapsus, il rejoignit Pompée le Jeune en Hispanie, et fut tué lors de la bataille de Munda.

Son fils était Quintus Labienus.

Guerre des Gaules[modifier | modifier le code]

Labienus est l'un des plus brillants généraux de l'époque. Sa célébrité est toutefois éclipsée par celle de César malgré de très nombreuses victoires durant la guerre des Gaules.

Victoire sur les Helvètes[modifier | modifier le code]

Légionnaire romain de l'époque de Titus Labienus

En 58 av. J.-C. en tant que légat de Jules César, il prend le commandement de la ligne fortifiée établie pour bloquer le passage aux Helvètes vers la Province, pendant que Jules César est allé chercher, en Italie, le renfort de cinq légions.

Les Helvètes se sont mis en route et ravagent le pays des Eduens. Ils s'arrêtent au pied d'une montagne[2]. Titus Labienus, sur les ordres de Jules César, en occupe avec deux légions le sommet. Ils doivent attaquer de concert les Helvètes. Alors que César avance, dans la plaine, vers les Helvètes, une méprise lui fait prendre les troupes de Labienus pour celles des ennemis, il rebrousse chemin vers une colline voisine. Labienus, qui a bien pris possession du sommet mais a ordre d'attendre César pour lancer son attaque, ne bouge pas. Les Helvètes en profitent pour s'échapper. La faute de la méprise est rejetée sur Considius. Les troupes romaines se regroupent et presque à court de ravitaillement se dirigent vers la ville de Bibracte capitale des Eduens, alliés de Rome. La bataille s'engage finalement avec les Helvètes qui, battus, font leur soumission. (Labiénus n'est pas cité)

À la demande des Eduens, les Romains s'attaquent au Germain Arioviste qui, battu, s'enfuit en traversant le Rhin. Labiénus n'est pas cité lors de la bataille, mais lorsque les légions romaines prennent leurs quartiers d'hiver chez les Séquanes, c'est lui qui en prend le commandement alors que César repart en Gaule citérieure.

Bataille contre les Belges[modifier | modifier le code]

En 57 av. J.-C. Titus Labienus, depuis ses quartiers d'hiver, prévient Jules César, dans une lettre, que tous les peuples de la Belgique conspirent contre Rome. Les troupes romaines marchent rapidement vers la Belgique et surprennent les Belges. Les Rèmes font leur soumission. Les autres peuples les attaquent, la bataille de l'Aisne a lieu entre les Romains et les Belges. Ces derniers, battus, décident de se replier. Jules césar envoie toute sa cavalerie et Titus Labienus avec trois légions à leur poursuite. Ils font un grand massacre des fuyards et rentrent au camp.

Suite à cette victoire, les Suessions, les Bellovaques et les Ambiens se soumettent aux Romains. Les Nerviens, de rudes guerriers, refusent quant à eux de se soumettre, César décide donc de marcher sur eux. À la bataille de la Sambre (Sabis), les Nerviens ont persuadé leurs alliés les Atrebates, les Viromanduens et les Atuatuques de se joindre à eux pour affronter les Romains. Les Belges se sont regroupés derrière la Sambre et attendent, cachés dans les bois proches, les légions romaines. Les Atuatuques sont, quant à eux, en route. Les Romains sont surpris par l'attaque des Belges et une grande confusion règne dans leurs rangs. César harangue les troupes. Labienus n'est pas clairement cité mais il semble qu'il soit à la tête des IXe et Xe légions sur l'aile gauche romaine. La Xe légion est l'unité d'élite de l'armée de César. À la tête de ces deux légions il refoule les Atrebates vers la rivière et s'empare du camp ennemi de l'autre côté de la Sambre. Au centre, les VIIIe et XIe légions repoussent elles aussi les Viromanduens vers la rivière, seuls les Nerviens maintiennent la pression sur l'aile droite de l'armée romaine composée des VIIe et XIIe légions. La situation est confuse et critique, et oblige César à venir au premier rang pour haranguer ses hommes. Labienus qui se rend compte de la difficulté où se trouve César envoie, à son aide, la Xe légion, qui retraverse la Sambre. Les deux dernières légions, qui formaient la garde des convois, arrivent aussi au pas de course. Les Nerviens continuent malgré tout le combat et sont massacrés sur place dans une résistance héroïque. Les survivants font leur soumission. Les Atuatuques sont écrasés un peu plus tard. Vainqueurs, les Romains prennent leurs quartiers d'hiver. César rentre en Italie, Labienus n'est pas cité.

Les peuples de l'Océan, menés par les Vénètes, se soulèvent. César fait construire une flotte sur la Loire. Afin d'éviter que la coalition ne s'étende aux autres peuples, il divise son armée. Titus Labienus est envoyé avec de la cavalerie chez les Trévires, il doit rentrer en contact avec les Rèmes, maintenir les Belges dans le calme et barrer la route aux Germains qui pourraient être appelés en renfort par les Gaulois. Les Vénètes sont finalement battus comme les Aquitains. Labienus ne semble pas avoir eu à mener des combats.

Première incursion en Bretagne[modifier | modifier le code]

En 55 av. J.-C. César bat les Germains et fait une incursion en Germanie après avoir construit un pont sur le Rhin. Il se retourne ensuite vers la Bretagne (Britannia) où il débarque avec ses troupes et soumet les Bretons qui promettent l'envoi d'otages. César retraverse la Manche. Deux navires, qui ont dérivé, abordent le continent plus loin que le gros de l'armée et sont pris à partie par une troupe de Morins. Les Gaulois belges sont battus et César envoie Labienus, avec les légions ramenées de Bretagne, pour châtier leur nation. Labienus réussit à les soumettre. Les Ménapes, eux, échappent aux Romains de Quintus Titurius et Lucius Cotta. L'armée romaine prend ses quartiers d'hiver chez les Belges.

Deuxième incursion en Bretagne[modifier | modifier le code]

En 54 av. J.-C. les Bretons n'ont pas tenu leurs engagements et César décide donc de faire une deuxième incursion dans l'île. Pour cela, il se rend à Portus Itius avec ses légions. Il laisse, sur le continent, Labienus avec trois légions et deux mille cavaliers avec pour ordre de garder le port, de garantir la logistique de l'armée en campagne (notamment l'acheminement du blé) et de surveiller la Gaule. Il doit, en outre, construire 60 navires. César engage ensuite une campagne dont il sort victorieux. Les Bretons ayant fait soumission, il rentre sur le continent. Il est obligé d'embarquer ses troupes au plus étroit car il a perdu de nombreux bateaux notamment ceux construits par Labienus. Il disperse alors ses légions et Titus Labienus reçoit l'ordre d'aller prendre ses quartiers d'hiver chez les Rèmes non loin de la frontière avec les Trévires. Une légion est envoyée avec Quintus Ciceron chez les Nerviens et une autre avec les légats Quintus Titurius Sabinus et Lucius Aurunculéius Cotta chez les Eburons. Sabinus et Cotta sont attaqués par les Eburons. Ces derniers trompent les Romains par une ruse qui les pousse à abandonner leur camp. Attaqués en rase campagne, la légion est anéantie. Quelques survivants arrivent à s'échapper et à rejoindre le camp de Labienus (bataille d'Aduatuca). Encouragés par leur victoire, les Eburons soulèvent alors les Atuatuques et les Nerviens et attaquent le camp de Ciceron. N'ayant pas réussi à le prendre ils en font le siège. Ciceron réussit à prévenir César de la situation. César réunit ses troupes et demande à Labienus de le rejoindre. Cependant, ce dernier est lui-même menacé par les Trévires. Il expose dans une lettre à César la situation réelle. César renonce à la légion de Labienus et fonce au secours de Ciceron avec deux légions seulement.César bat les Nerviens et libère Ciceron et sa légion. Labienus apprend la victoire de César par les Rèmes. Les Trévires et leur chef Indutiomaros apprennent eux aussi la défaite des Nerviens et se retirent dans leur territoire. César décide de rester en Gaule.

La révolte des Trévires[modifier | modifier le code]

Les Trévires, cependant, essayent de gagner d'autres peuples à leur cause. Puis, ils décident d'attaquer le camp de Labiénus. Avec leur cavalerie, ils harcèlent régulièrement les Romains avant de se retirer. Labiénus simule la peur en interdisant à ses hommes de sortir du camp. Pendant ce temps, il a envoyé secrètement des appels à ses alliés gaulois qui lui envoient de la cavalerie. Labiénus cache ces cavaliers dans son camp. Lorsque les Trévires reviennent, ils ordonne l'attaque générale, non sans avoir donné l'ordre de chercher et tuer avant tout Indutiomaros. Il promet de grandes récompenses à ceux qui le tueront. Le chef gaulois est finalement pris et sa tête est rapportée à Labiénus. Les Eburons et les Nerviens, à la nouvelle de la défaite des Trévires, se retirent aussi. Le calme revient, pour un temps, en Gaule.

En 53 av. J.-C. César fait lever de nouvelles légions. Les Trévires, quant à eux, conspirent contre Rome et essayent de soulever un maximum de Gaulois. César soumet tour à tour les Nerviens et les Sénons. Il envoie tous les bagages de l'armée avec deux légions à Labienus et attaque les Ménapes qui se soumettent aussi. Pendant ce temps, les Trévires décident d'attaquer Labienus, qui hiverne dans leur pays. Ils apprennent entre temps que Labienus a reçu le renfort de deux légions, arrêtent leur marche et décident d'attendre le renfort des Germains qu'ils avaient convaincus de se joindre à eux. Labienus, informé de leur plan, décide de marcher à leur rencontre avec 25 cohortes (cohorte romaine) et de la cavalerie gauloise en grand nombre. Il fait stopper sa troupe sur la rive abrupte d'une rivière (La Semoy d'après Jullian) et attend les Trévires qui se trouvent sur l'autre rive. Le lendemain, il fait simuler une fuite à ses légions laissant entendre qu'il a peur des Germains et préfère partir avant leur arrivée. Les Trévires, voyant les Romains fuir, et informés des raisons par quelque traître gaulois de la cavalerie de Labienus, décident d'attaquer sans attendre les Germains. Ils traversent la rivière. Labienus met alors en sécurité ses bagages et après avoir harangué ses troupes les fait marcher vers les Trévires. Ces derniers sont surpris par l'attaque des Romains qu'ils croyaient en fuite et sont mis rapidement en déroute. Labienus en tue un grand nombre et fait de nombreux prisonniers, il reçoit peu de jours après la soumission de leur cité. Les Germains, quant à eux, font demi tour en apprenant la défaite des Trévires. César rejoint Labienus et décide de faire une nouvelle incursion en Germanie. Les Germains refusent le combat et se retirent dans de profondes forêts. César retraverse alors le Rhin et rentre en Gaule. Il décide de châtier les Eburons pour leur trahison de l'année précédente et l'anéantissement de la légion de Sabinus et Cotta. César ne rencontre aucune armée des Eburons et leur chef Ambiorix lui échappe toujours. Il décide alors d'appeler au pillage des Eburons et à leur extermination. Labiénus a été envoyé avec trois légions vers l'Océan. Le calme étant revenu en Gaule, César rentre en Italie.

Soulèvement des Gaulois[modifier | modifier le code]

En 52 av. J.-C., les Gaulois se soulèvent et massacrent les citoyens romains installés à Cénabum (Orléans). Les Arvernes prennent aussi les armes, menés par un jeune chef: Vercingétorix. Les Bituriges suivent bientot... César rentre en urgence en Gaule. Vercingétorix pratique la terre brûlée. Avaricum (Bourges), épargnée par les Gaulois, est assiégée et mise à sac par les Romains. César sépare alors son armée en deux: il confie quatre légions à Labiénus, qui doit marcher contre les Sénons et les Parisii et lui-même, avec six légions, marche sur Gergovie capitale des Arvernes. César essuie un échec devant Gergovie. Les Eduens, alliés des Romains, se révoltent aussi. César décide alors de rejoindre l'armée de Labiénus. Ce dernier affronte les Parisii et leurs alliés, menés par l'aulerque Camulogène. Les Gaulois se retranchent dans un marais et bloquent le passage à Labiénus. Après avoir essayé de combler la marais pour lancer une attaque, Labiénus change de tactique et se rend maître d'une ville des Sénons, ce qui lui permet de marcher vers Lutèce. La bataille de Lutèce a lieu qui voit la victoire de Labiénus et la mort de Camulogène. Ayant appris la défection des Eduens et l'ampleur de la rébellion, il décide de rejoindre César dont il a appris les revers devant Gergovie.

La rébellion devient générale et Vercingétorix est élu chef suprême. César, coupé de la Province, fait appel à des cavaliers Germains pour renforcer son armée. Après une bataille de cavalerie perdue, Vercingétorix se retranche dans l'oppidum d'Alésia.

Le siège d'Alésia[modifier | modifier le code]

César assiège la ville. Une armée de secours gauloise arrive et de nombreux combats s'engagent. Les Gaulois ayant identifié le point faible des fortifications de César font porter leur effort maximal lors d'une nouvelle attaque générale. César envoie Labiénus avec six cohortes pour soutenir les Romains en grand péril dans les fortifications de la montagne. César repousse les attaques et se dirige vers la zone de Labienus qui supportant une attaque majeure a dû faire appel à 39 cohortes supplémentaires venant des zones moins menacées. L'arrivée de César fait basculer le sort de la bataille en faveur des Romains. L'armée de secours se débande et Vercingétorix se rend le lendemain. Les Eduens et les Arvernes font leur soumission. les Romains prennent leurs quartiers d'hiver et Labienus est envoyé avec deux légions (dont la XVe ) et de la cavalerie chez les Séquanes.

Dernières opérations[modifier | modifier le code]

En 51 av. J.-C., les Bellovaques se soulèvent et César pour faire face à leur rébellion demandée, entre autres, une légion à Labienus. Les Bellovaques sont battus. César continue ses opérations de pacification. Il rappelle Labienus auprès de lui, envoie la XVe légion en Italie du Nord pour la protéger d'éventuelles incursions et le fait partir avec deux légions chez les Trévires. Labienus remporte chez eux un combat de cavalerie contre les Trévires et les Germains et capture l'Eduen Suros, le dernier des Eduens à ne pas avoir déposé les armes. César finit de soumettre toute la Gaule.

En 50 av. J.-C., il donne à Titus Labiénus le commandement de la Gaule cisalpine (Italie du Nord) espérant qu'ainsi sa candidature (Deuxième consulat pour 49 av. J.-C.) soit bien soutenue dans cette région. Une fois en place Labiénus est approché par les ennemis de César qui essayent de le faire passer dans leur camp. César garde cependant confiance en Labiénus. Les opposants de César se font de plus en plus actifs et se regroupent derrière Pompée qui, lui, a été nommé Consul unique en 52 av. J.-C., au mépris des lois de la République.

Guerre Civile[modifier | modifier le code]

En 49 av. J.-C., les dernières démarches politiques ayant échoué, César franchit le Rubicon le 10 janvier et marche sur Rome, à la tête de la XIIIe légion.

En février, Pompée fuit en Grèce avec la majeure partie du Sénat.

Le 2 mars, Titus Labiénus, passe dans le camp de Pompée, amenant avec lui 3 700 cavaliers gaulois et germains.

Les villes romaines se soumettent les unes après les autres, même Cingulum, la ville que Labiénus avait fondée et bâtie à ses frais. Il atteint finalement Rome, où une dernière tentative politique échoue. Il part alors pour l'Espagne et met, au passage, le siège devant Marseille, la ville libre ayant refusé de se rallier à lui et préférant rester neutre. César bat les armées de Pompée en Espagne et Marseille finit par capituler. César rentre à Rome où il est élu consul avec P. Servilius. César, à la fin de l'année 49 av. J.-C., contrôle l'Italie, l'Espagne, les Gaules, la Sicile et la Sardaigne.

Opérations en Grèce[modifier | modifier le code]

En 48 av. J.-C., la guerre civile continue en Grèce. César prend successivement les villes de Oricum et Apollonia. Il marche alors sur Dyrrachium. Devant tous ces succès, l'armée de Pompée se met à douter. Labiénus est, alors, le premier à faire le serment à Pompée de ne pas l'abandonner et de partager son sort, quoi qu'il puisse être. Cette action de Labiénus redonne espoir aux hommes qui jurent tous fidélité à Pompée. La route de Dyrrachium est coupée à César qui prend ses quartiers d'hiver sur la rivière Apsus. Pompée vient camper sur l'autre rive et y réunit toutes ses troupes et ses auxiliaires. César envoie un de ses lieutenants, Publius Vatinius, pour engager des pourparlers de paix. Titus Labiénus commence à parlementer avec Vatinius mais soudain une grêle de traits s'abat sur Vatinius qui n'est pas touché car protégé par les boucliers de ses soldats. Labiénus déclare alors que seule la mort de César pourra apporter la paix. Pompée se fortifie dans le voisinage de Dyrrachium. César met le siège devant le camp de Pompée. Après de multiples affrontements, les troupes de César sont mis en fuite par Pompée à la tête de ses légions. Ce dernier n'exploite cependant pas totalement la situation. Cette action lui vaut le titre d'Imperator dans son camp. Labiénus, quant à lui, se fait livrer les prisonniers césariens et les fait égorger après les avoir insultés pour leur couardise.

César après cet échec décide de lever le siège et continue ses opérations en Grèce. Le 9 août 48 avant J.-C, commence la bataille de Pharsale. Pompée expose son plan et Labiénus prend la parole, rappelant que les troupes de César sont maintenant de piètre valeur en raison de toutes les pertes qu'elles ont subies. Il fait serment de ne rentrer au camp que vainqueur. Pompée fait le même serment et tous les autres officiers aussi. La bataille se solde par une défaite des armées de Pompée qui s'enfuit en Égypte. Il est trahi par les Égyptiens qui l'assassinent le 28 septembre de l'an 48 av. J.-C.

Labiénus, quant à lui, fuit vers Corcyre (Corfou) puis, de là, vers l'Afrique.

En 47 av. J.-C., César réussit à conquérir l'Égypte.

Opérations en Afrique du Nord[modifier | modifier le code]

  • 'Victoire de Labiénus face à César'

En 46 av. J.-C., les Républicains ont comme nouveau chef Scipion. Labiénus l'a rejoint en Afrique où César décide de les attaquer. Le 4 janvier 46 av. J.-C., s'engage la bataille de Ruspina. Labiénus est à la tête d'une importante cavalerie, appuyée par de l'infanterie numide et des archers. L'armée de Labiénus réussit à envelopper celle de César qui est contrainte à se former en rond et à combattre très à l'étroit. Labiénus, à cheval et la tête nue, se tient au premier rang, et exhorte les siens, tout en s'adressant parfois aux légionnaires de César. Il apostrophe l'un d'eux, le traitant de novice et lui criant que César lui a tourné la tête et qu'il est maintenant dans une facheuse posture. Ce dernier, un vétéran de la dixième légion, répond alors à Labiénus par un lancer de javelot qui atteint son cheval au poitrail. César finit par briser l'encerclement et se retire du champ de bataille. Bien que César s'en défende, la bataille de Ruspina est une victoire pour Labiénus. César se retranche dans Ruspina où il s'emploie à renforcer son armée à l'aide de ravitaillements venant par la mer. Scipion, pendant ce temps, fait sa jonction avec les troupes de Labiénus.

  • 'La guerre s'enlise'

Labiénus, à la tête de ses cavaliers, essaye de prendre la ville de Leptis, mais c'est un échec. Les opérations se poursuivent de façon confuse. César et Labiénus s'affrontent dans un combat de cavalerie où ce dernier perd de nombreux auxilaires gaulois et germains qui périssent tous en se défendant vaillamment. César vante la grandeur et la beauté de leurs corps étendus sur le champ de bataille.

César se dirige ensuite vers la ville d'Uzitta pour y mettre le siège. Au passage, Labiénus tente une embuscade, sur sa route, qui échoue et au cours de laquelle il manque être pris. César entame des travaux de siège, une attaque de cavalerie massive menée par Labiénus échoue de nouveau. De nombreux soldats désertent alors le camp des Républicains et rejoignent pour certains César. Une bataille rangée s'engage, les Républicains étant appuyés par les éléphants du Roi Numide Juba. Le combat est incertain et Labiénus à la tête de la cavalerie bridée tient en échec les troupes de César. Chaque camp se retire et entreprend de consolider ses fortifications.

Labiénus tend de nouveau une embuscade aux troupes de César espérant les attaquer alors qu'elles vont collecter du blé. Informé par des transfuges, César déjoue l'embuscade, les numides attaqués par les césariens fuient et Labiénus est obligé d'intervenir avec sa cavalerie.

Labiénus continue par la suite à harceler les troupes césariennes avec sa cavalerie essayant ainsi de leur couper le ravitaillement en blé et en eau. C'est un nouvel échec.

César décide alors d'entraîner ses troupes à la lutte contre les Numides et les éléphants. La bataille d'Aggar a lieu qui ne départage pas les ennemis. Labiénus y participe à la tête de la cavalerie.

  • 'Victoire de César'

Le 6 avril 46 av. J.-C., a lieu la bataille de Thapsus. Les troupes de César chargent par eux-mêmes, contre l'avis de leur chef, qui ne peut que suivre. C'est la déroute des Républicains. Le roi numide Juba se suicide un peu plus tard. Scipion est tué dans un combat naval alors qu'il tente de rejoindre l'Espagne.

César rentre à Rome.

Opérations en Espagne[modifier | modifier le code]

En 45 av. J.-C., César part pour l'Espagne afin de terminer la guerre contre les derniers Républicains qui y ont trouvé refuge, dont Cneius Pompée et Labiénus. Le 17 mars 45, a lieu la bataille de Munda, dans le Sud de l'Espagne. C'est une grave défaite pour les Républicains qui perdent 33000 hommes dont 3000 chevaliers et où Labiénus trouve aussi la mort.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dion Cassius xxxvii. 37
  2. identifiée comme Sanvignes par le colonel Stoffel

Annexes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]