Gonesse

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Gonesse
L'hôtel de ville
L'hôtel de ville
Blason de Gonesse
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Sarcelles
Canton Gonesse
Intercommunalité Communauté d'agglomération Val de France à partir du 1er janvier 2014
Maire
Mandat
Jean-Pierre Blazy
2008-2014
Code postal 95500
Code commune 95277
Démographie
Gentilé Gonessiens
Population
municipale
26 516 hab. (2011)
Densité 1 320 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 59′ 00″ N 2° 27′ 00″ E / 48.9833, 2.45 ()48° 59′ 00″ Nord 2° 27′ 00″ Est / 48.9833, 2.45 ()  
Altitude 53 m (min. : 39 m) (max. : 97 m)
Superficie 20,09 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.ville-gonesse.fr

Gonesse est une commune française située dans le département du Val-d'Oise en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Gonessien(ne)s.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

À 16 kilomètres au nord-nord-est du cœur de Paris, Gonesse se situe de part et d'autre de la vallée du Croult, aux portes de la Plaine de France. Son territoire légèrement vallonné s'étend, à une altitude moyenne de 60 mètres, sur 2 009 hectares. Il mesure, dans ses plus grandes dimensions, 7 kilomètres dans le sens nord-ouest/sud-est et près de 5 kilomètres dans le sens nord-est/sud-ouest.

La commune est desservie par le RER D (gare de Villiers-le-Bel - Gonesse - Arnouville) et également par le bus de la ligne 152, 11, 250..


Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Gonesse
Villiers-le-Bel Bouqueval Le Thillay
Vaudherland
Villiers-le-Bel Gonesse Roissy-en-France
Bonneuil-en-France
Arnouville-les-Gonesse
Aulnay-sous-Bois
(Seine-Saint-Denis)
Le Blanc-Mesnil
(Seine-Saint-Denis)
Tremblay-en-France
(Seine-Saint-Denis)
Villepinte
(Seine-Saint-Denis)

Géologie[modifier | modifier le code]

Partant du fond de la vallée, on rencontre successivement les étages géologiques suivants, participant principalement du cycle sédimentaire bartonien de la période éocène (qui va de -65 à -45 millions d'années environ) :

  • Alluvions modernes ;
  • Bartonien inférieur : Auversien (sables d'Auvers et de Beauchamp) ;
  • Bartonien moyen : Marinésien (calcaire de St-Ouen) ;
  • Bartonien supérieur : Ludien (marnes à Pholadomies, 4e masse du gypse) ;
  • Limon lœssique ou limon des plateaux.

Trois de ces éléments ont joué un rôle important dans la prospérité ancienne de la région : le limon des plateaux qui fournissait des terres agricoles fertiles, propices à la culture des céréales, et les sables de Beauchamp dont les nappes aquifères ascendantes sont à l'origine de nombreuses sources apparues au contact des marnes et caillasses, au flanc des pentes descendant vers le Crould. Cette abondance d'eau a permis le développement, en fond de vallée, de cultures maraîchères, notamment de cressonnières. La plupart de ces sources sont désormais taries, d'autres ont simplement disparu. Quant aux marnes, elles ont de longue date été utilisées pour l'amendement des terres de culture.

Au cours des quatre dernières décennies du XXe siècle s'est ajouté, à cette stratigraphie géologique, une couche supplémentaire composée des détritus résultant de l'industrie humaine toujours plus abondamment productrice de déchets de toute nature. Ces accumulations récentes sont si importantes qu'elles ont d'ores et déjà très sensiblement remodelé le paysage environnant (l'anthropocène, qui sera sans doute intégrée prochainement dans le tableau des temps géologiques, par la Commission internationale de stratigraphie). L'aménagement en cours de ces dépôts devrait, à échéance, malgré tout éviter la dénaturation du paysage.

Histoire[modifier | modifier le code]

Gonesse vers 1780 (carte de Cassini)

Avant même que Gonesse n'apparaisse, en 832, sous le nom de Gaunissa, il existait déjà une occupation humaine en ces lieux aux époques préhistoriques, comme en témoignent les nombreuses découvertes fortuites ou les résultats de fouilles archéologiques. Les trouvailles faites à ces occasions attestent la présence continue d'un habitat traversant le Néolithique, l'âge du fer, l'époque gallo-romaine et le Moyen Âge, jusqu'à nos jours.

Gonesse fut réuni au domaine de la couronne par Hugues Capet.

De nombreuses plumes s'accordent pour y faire naître Philippe Auguste, roi de France, le , d'autres le font naitre à Melun[1] ou à l'abbaye du Jard près de Melun[2].

Un Hôtel-Dieu fondé en 1208, par Pierre de Theillay, témoigne de la place importante qu'occupait alors Gonesse dans la région. Il n'en reste que des vestiges.

Saint Louis affranchit les habitants de Gonesse[3].

L'église date du XIIIe siècle.

Du XIe au XIVe siècle, Gonesse se fit connaître, pour son drap de laine, appelé la gaunace, dont la fabrication doit beaucoup au Crould et à ses moulins, les moulins à drap, installés sur le cours du ruisseau. Au XIIIe siècle, on y faisait un grand commerce en draps et en peaux.

En 1358, Charles le Mauvais, roi de Navarre, campa à Gonesse, les Anglais y vinrent la même année et y passèrent le mois de septembre.

À partir du XIIIe siècle, les farines et les pains de Gonesse étaient fort recherchés. Du XVe au XVIIe siècle, le village se tailla une solide réputation pour la qualité de son pain fabriqué avec le blé du terroir, le pain mollet de Gonesse, qui était aussi connu sous le nom de pain de chapitre, ainsi nommé du fait que le boulanger du chapitre de Notre-Dame de Paris aurait été le premier à le fabriquer. Quelques corps de bâtiments comme La Malmaison et Coulanges, mais aussi les pigeonniers de Coulanges, de Garlande et d'Orgemont, témoignent encore de ce passé agricole et industrieux de la ville.

Le marché couvert.

Fortifié au XIVe siècle, le village vit passer Jeanne d'Arc en 1429. L'héroïne nationale aurait posé pied à terre pour se désaltérer à la fontaine Dame-Jeanne, aujourd'hui disparue, qui se trouvait sur le chemin conduisant à la Patte-d'Oie. Autre fait légendaire, non formellement prouvé.

Sous Louis XI, en 1465, les Bourguignons s'en emparèrent et ravagèrent tout ce qui appartenait au roi.

Après avoir échoué dans sa deuxième tentative contre Paris, Henri IV se retira à Gonesse.

Pendant les troubles de la Fronde, le prince de Condé s'en empara[3].

En dehors de l'église Saint-Pierre-Saint-Paul datant des XIIe et XIIIe siècle, il existait à Gonesse une autre paroisse et son église, sur la rive gauche du Crould, Saint-Nicolas. Datant du XIVe siècle, cette église fut démolie à la Révolution. Des yeux perspicaces peuvent encore trouver des vestiges de cet édifice en remploi dans les murs de certaines maisons de ce quartier. À l'occasion de la construction, dans les années 1970, d'une maison dans le haut de la rue de Savigny, le creusement des fondations avait mis au jour des tombes du cimetière établi près de l'église Saint-Nicolas.

C'est à Gonesse que, le , le premier ballon à gaz de l'histoire, construit par Jacques Charles, atterrit après un vol de 16 kilomètres.

Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.

En 1815 le maréchal Grouchy arriva à Gonesse à la tête de 40 000 h et de 120 pièces d'artillerie; mais Napoléon Ier avait abdiqué, et, le 2 juillet, le duc de Wellington y établit son quartier général, traita la reddition de Paris, et, le 5 juillet, se retira à Neuilly sur Seine[3].

Plus récemment, le , Gonesse est entré avec fracas dans une autre rubrique de l'histoire, celle des catastrophes aériennes, par la chute du Concorde sur son territoire, à quelques centaines de mètres seulement des habitations, écrasant néanmoins un hôtel, entraînant dans la mort, avec les passagers et l'équipage de l'avion, les personnes au sol.

Démographie[modifier | modifier le code]

Au recensement de 1999, Gonesse comptait 24 721 habitants, chiffre en progression faible de 1 569 unités par rapport à 1990. Cette population est assez jeune, puisque la classe d'âge de 0 à 19 ans représente 29,8 % ; celle de 20 à 39 ans, 31,8 % ; 3,9 % seulement sont âgés de plus de 75 ans.

La proportion de chômeurs, par rapport à la population active, s'établissait à 14,7 %.

En 2011, la commune comptait 26 516 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 400 2 216 2 020 2 008 2 147 2 123 2 221 2 257 2 263
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 348 2 684 2 831 2 526 2 859 2 935 3 008 2 642 2 678
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 757 2 902 3 131 3 231 3 537 4 359 4 638 4 006 4 881
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
8 517 21 187 21 390 22 896 23 152 24 721 26 152 26 516 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5])
Histogramme de l'évolution démographique


Politique et administration[modifier | modifier le code]

Gonesse est le siège d'une juridiction d’instance. La commune fait partie de la juridiction de grande instance ainsi que de commerce de Pontoise[6],[7].

En 2005, la commune a reçu le label « Ville Internet @@ »[8], renouvelé en 2006[9].

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

Les maires de la commune[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1947 Marcel Peyralbe PC  
1947 1971 Emmanuel Rain MRP  
1971 1995 Bernard Février Centre Médecin, Pharmacien
1995   Jean-Pierre Blazy PS Professeur agrégé, député
Les données manquantes sont à compléter.

Entre 1990 et 1994, parmi les premières de France, la commune informatise son service de l'état civil en l'indexant et en numérisant les registres avec un scanner et enregistrement sur un disque optique[10].

Budget et fiscalité[modifier | modifier le code]

Avec un taux de taxe d’habitation de 17,65 % en 2006, la pression fiscale pour les particuliers à Gonesse est dans la moyenne haute du département. Ce taux est en constante augmentation depuis 2001 (15,84 % cette année-là). Il faut y ajouter 1,25 % pour la part intercommunale, soit 18,90 % au total. Le taux départemental du Val-d'Oise était fixé à 5,88 % de la valeur locative en 2006. À titre de comparaison, ce taux (part syndicale incluse) était de 16,85 % à Garges-lès-Gonesse, de 17,82 % à Sarcelles ou de 16,62 % à Goussainville, communes voisines de Gonesse[11],[12].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Autour de Gonesse, Immochan prévoit d'implanter, sur 1 000 hectares de terres particulièrement fécondes, un immense centre commercial et de loisirs : 500 enseignes, un parc aquatique et même une piste de ski. Des agriculteurs ont tenté de[C'est-à-dire ?] créer une association pour faire barrage à l'opération. Le projet baptisé Europa City représente deux milliards d'euros, est labellisé Grand-Paris, et promet la création de 11 000 emplois[13],[14].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

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Gonesse compte quatre monuments historiques sur son territoire.

Église Saint-Pierre-Saint-Paul

Située rue du général Leclerc (classée monument historique par liste de 1862[15]) : Édifiée autour de l'an 1200 dans le style de la transition entre le roman et le gothique, elle est remarquable pour la relative homogénéité de son style. Seuls les deux premiers niveaux romans du clocher sont antérieurs et datent du début du XIIe siècle, quand une première église avait été construite au même endroit. Le plan est assez simple, comportant une nef à huit travées et bas-côtés, avec un chœur à déambulatoire et faux triforium, sans transept et sans absides, mais avec une petite chapelle latérale au sud. La construction a commencé par le chœur à la fin du XIIe siècle, ressemblant à celui de la basilique de Saint-Denis, puis a continué par la façade nord au début du XIIIe siècle. Puis elle s'est interrompue entre 1208 et 1248, quand les travaux de la façade sud ont repris. La nef n'a jamais été achevée ; elle devait comporter un troisième niveau au-dessus du triforium, avec des fenêtres hautes et certainement un plafond voûté. En effet, la nef a toujours conservé sa fausse voûte en berceau continue, qui est en réalité exécutée en bois. - La façade occidentale n'est symétrique qu'au premier regard : les deux travées latérales présentent des portails différents et une position différente des contreforts, et la tourelle de droite ne date que de la première Renaissance. La partie haute de la travée centrale et la travée de gauche ont été remaniées au XVIIIe siècle. Le tympan du portail central conserve une inscription de la période révolutionnaire, « Le peuple français reconnait l'Être suprême et l'immortalité de l'âme », renvoyant au culte de la Raison et de l'Être suprême[16].

Les ruines de l'ancien hôtel-Dieu,

Situé rue Bernard Février (anciennement rue Pierre de Theilley), à l'angle avec la rue de l'Hôtel-dieu Pierre du Thillay (inscrites monument historique par arrêté du 23 juillet 1937[17]) : Fondé en 1208 par Pierre du Thillay, son bâtiment principal de la forme d'une chapelle a été remplacé par un édifice plus grand en 1621, qui a servi au bureau du district de Gonesse sous la Révolution, puis démoli en 1827. Agrandi et remanié au XVIIIe siècle, l'Hôtel-dieu a été remplacé par un nouveau bâtiment construit entre 1839 et 1841 de l'autre côté de la rue. L'Hôtel-dieu d'origine médiéval a finalement été démoli en 1955, seul les arcades du cloître étant protégées au titre des Monuments historiques. Ce sont les derniers vestiges, présentant des chapiteaux sculptures sur trois piliers[18].

Le Colombier d'Orgemont,

Situé 1 rue de Paris (inscrit monument historique par arrêté du 22 février 1973[19]) : Une ferme avait existé en ces lieux au moins depuis le XIIIe siècle, quand elle appartenait à Pierre d'Orgemont (1315-1389). Elle a été détruite au XVIIe siècle et reconstruite par une autre famille au siècle suivant. Bien qu'encore assez récente, cette seconde ferme a elle aussi été démolie après 1819, à l'exception du colombier qui en reste le dernier vestige. Il se divise en deux niveaux et comportait environ 1 800 boulins. Transformé en logement au XXe siècle puis abandonné, il s'était trouvé en mauvais état avant son inscription au titre des Monuments historiques. Lors de sa restauration, il n'a pas été remis dans son état d'origine et conserve deux grandes fenêtres du temps qu'il était habité. Le manoir à proximité date d'autour de 1900 et se situait sur la même propriété[20].

Le Colombier de Garlande,

Situé 1 rue de Chauvart, à l'angle avec la rue de la fontaine Saint-Nicolas, sur un terrain vague (inscrit monument historique par arrêté du 28 avril 1980[21]) : Il faisait partie d'une ferme attestée dès le XIIe siècle, appelée ferme de Miville et appartenant aux Garlande. L'ensemble de la ferme a été démoli, ne laissant en place que le colombier, qui a été construit pendant le dernier quart du XVIIIe siècle ou le premier quart du XIXe siècle. De plan rond, son toit est conique et couronné par un lanterneau. À l'intérieur, le colombier possède deux étages totalisant 1 658 boulins pour la nidification des pigeons[22]. Le colombier est aujourd'hui en mauvais état. Il a longtemps été enclavé sur un terrain industriel, avec des hangars métalliques au nord et à l'est ; puis ces hangars ont été démolis et le terrain proche du centre-ville attend une nouvelle affectation.

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

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L'ancienne poste,

Située 3 bis rue de Paris : Ce bâtiment de 1913 avec une façade de briques jaunes a été financée entièrement par la ville de Gonesse et porte donc ses armoiries sur le fronton au-dessus de l'entrée. L'architecte fut M. Frappart[23]. Après le déménagement du bureau de poste vers le bâtiment actuel rue d'Orgemont, l'ancienne poste a été utilisée comme école municipale de musique.

L'ancien moulin de la Ville,

Situé 6 rue Saint-Nicolas : Ce fut l'un des cinq moulins à eau établis à Gonesse sur la rivière Croult, et c'est le dernier à conserver à peu près son aspect d'avant la cession des activités, malgré la transformation en immeuble de logements au dernier quart du XXe siècle. Le bâtiment a probablement été construit à la fin de l'Ancien Régime et modifié autour de 1800, avec adjonction d'un deuxième corps démoli depuis. La petite rivière, divisée ici en deux bras, passe toujours sous l'ancien moulin[24].

Le manoir et le colombier-porche de l'ancienne ferme de Coulanges,

Situé 24 rue de Paris : Le colombier-porche donne sur la rue de Paris et se situe à côté de l'arrêt de bus « Saint-Nicolas », où l'on voit également les murs d'un bâtiment de ferme non encore restaurés. Le colombier est mieux visible depuis la cour accessible par l'entrée du centre culturel de Coulanges, dont la bibliothèque est établi dans l'ancien manoir du XVIIIe siècle. Le pigeonnier a probablement été construit après la rectification des façades sur la rue de Paris en 1763[25].

La porte de l'ancienne ferme Saint-Christophe,

Située rue du Châtel, près de la rue de Paris : La ferme du Châtel ou du Grand Hôtel puis ferme Saint Christophe est attestée dès 1662 et appartenait à l'hôtel-Dieu de Paris. La ferme a été transformé en sucrerie et distillerie en 1855, et les anciens bâtiments agricoles ont été démolis en 1917. L'usine a cessé ces activités pendant le troisième quart du XXe siècle, et hormis la petite porte subsistant du grand portail, n'en reste plus un immeuble de logements issu du logis de l'ancienne ferme[26]. La porte a été conservée puisqu'elle porte une plaque commémorative pour Modeste Camille Debue, dit Debrixe, mort ici sous les balles des soldats allemands le 15 juin 1940.

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L'Hôtel de ville dit château Frappart,

Situé 64 rue de Paris, avec grille d'entrée monumentale, gloriette et jardin public : Il s'agit d'un ancien hôtel particulier bourgeois, construit entre 1895 et 1900, probablement par l'architecte Frappart (concepteur aussi de l'ancienne poste) qui y vécut longtemps avec sa famille. Les façades en pierre de taille comportent des éléments sculptés et présentent des trumeaux en briques rouges, dans un style néorenaissance rappelant plus particulièrement le style Louis XIII relativement austère de la première moitié du XVIIe siècle. L'intérieur est très soigné et comporte des boiseries sculptés et peints, de style rocaille, en vogue un siècle plus tard, ainsi qu'une rampe d'escalier en fer forgé. Les lignes de faîte de la toiture était à l'origine ornées de balustrades. La commune a acquis la demeure peu avant la Seconde Guerre mondiale, mais ne put y installer la mairie qu'en 1948. Sont à signaler également la grille d'entrée monumentale près du carrefour rue de Paris / rue de l'Hôtel-dieu, le parc d'environ 1,5 ha et la gloriette à l'extrémité nord-est du parc[27].

L'ancienne ferme de la Malmaison,

Située 13 rue de la Malmaison : Cette ancienne ferme doit son nom à un ancien écart de la commune. Elle appartenait à la famille Garlande au XIIIe siècle, tout comme la ferme de Miville, dont reste le colombier de Garlande (voir ci-dessus, Monuments historiques). Les bâtiments actuels datent surtout des XVIIe et XVIIIe siècles et s'organisent autour d'une cour carrée. Une distillerie a été établie dans la ferme en 1881, mais sa haute cheminée en brique a aujourd'hui disparu. L'ancienne grange à blé donne sur la rue et présente une façade austère, garnie de contreforts sommaires. Certains éléments dateraient encore du Moyen Âge, mais la grange n'a pris son aspect actuel qu'en 1832. Le portail au sud de la grange est le plus ancien ; il est encadré par deux pilastres en pierres d'appareil. Après la désaffection de la ferme, la commune l'a acquise en 1978 pour y installer les services techniques municipaux[28]. La ferme reste assez authentique, mais attend toujours une restauration complète.

La fontaine Saint-Pierre,

Située rue de la fontaine Saint-Pierre, au sud de la place du 8 mai 1945, près du tribunal : Une fontaine Saint-Pierre est connue à Gonesse depuis 1387, mais elle ne se situait pas tout à fait au même endroit. L'actuelle fontaine néoclassique fut commandée par un M. Bauchal à l'architecte Aubry et a été inaugurée en 1794, tout d'abord comme fontaine Jean-Jacques Rousseau. Puis elle a repris son nom historique après la Révolution, et a été disloquée vers son emplacement actuel en 1864. Pour accéder à la source, il faut descendre quelques marches[29]

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Une ancienne maison de notaire,

Située 47 rue du général Leclerc : Cette demeure face au portail occidental de l'église a été édifié autour de 1800 et garda sa fonction jusqu'en 1990. La façade de la maison à un étage est structuré par un corps central avec un balcon, et surmonté d'un fronton cintré. Les deux parties de la façade sont encadrées par des pilastres, et les combles sont à surcroît, avec des belles lucarnes[30]. L'on notera la hauteur plus importante des fenêtres de l'étage « noble » par rapport à celles du rez-de-chaussée.

Une ancienne ferme avec porche,

Située 47 rue Claret : Au centre-ville de Gonesse, cette ancienne ferme est la dernière dont la façade n'a quasiment pas changé depuis l'abandon de l'activité agricole, et elle conserve un porche caractéristique de la seconde moitié du XVIIIe siècle, dit style Louis XVI[31].

L'Hôtel-dieu de 1839,

Située rue Bernard Février (anciennement rue Pierre de Theilley) : Grand bâtiment à un étage avec deux ailes latérales en retour d'équerre, de style néoclassique, avec une chapelle néogothique. Il est entouré d'un parc avec des parterres fleuris, et de vieux arbres au nord. Édifié entre 1839 et 1841, il remplaça l'ancien Hôtel-dieu dont les ruines subsistent de l'autre côté de la rue. L'utilisation comme hôpital prit fin avec la construction du nouveau centre hospitalier général à partir de 1969, selon les plans de l'architecte Rabaud[18],[32]

Le monument aux enfants de Gonesse morts pour la libération de la France, au cimetière, rue du Thillay

Ce monument financé par souscription honore les trois jeunes résistants fusillés par les Allemands au Mont Valérien, pendant l'occupation allemande, le 10 mars et le 25 avril 1944. Pierre Lorgnet, Louis Furmanek et Jean Camus moururent à l'âge de vingt-deux, dix-sept et dix-huit ans respectivement ; l'on peut voir leurs portraits au pied du monument. La ville de Gonesse a baptisée des rues selon chacun de ces résistants.

Monument pour 122 soldats allemands tombés lors de la 1re bataille du Bourget, au cimetière, rue du Thillay

La bataille du Bourget eut lieu près de Gonesse lors du siège de Paris fin octobre 1870, lors de la guerre franco-prussienne. Les 122 soldats prussiens qui y tombèrent furent enterrés au cimetière de Gonesse, au début de l'occupation allemande, les Allemands firent ériger un monument funéraire en leur mémoire. Il porte des inscriptions en allemand et est orné par trois croix de fer. Les tombes ont été transférées en 1959 dans l'Eure[33].

Culture[modifier | modifier le code]

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

Gonesse dans la littérature et la musique[modifier | modifier le code]

C'est à Gonesse que le compositeur Luigi Cherubini situe une partie de l'action de son opéra les Deux journées ou le Porteur d'eau, créé en 1800.

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de Gonesse se blasonnent ainsi :
De gueules à la tour crénelée couverte en dôme d'argent, ouverte, ajourée et maçonnée de sable, accostée à dextre d'une gerbe de blé d'or et à senestre d'un gond enlacé de la lettre S capitale du même ; au chef cousu d'azur semé de fleurs de lys d'or

Le gond et la lettre S enlacés forment des armes parlantes : Gond-esse.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Philippe II dit Philippe Auguste, né le 21 août 1165 à Gonesse, mort à Mantes-la-Jolie le 14 juillet 1223
  • Albert Drouhot, résistant fusillé le 10 mars 1944
  • Louis Furmanek, résistant fusillé au fort du Mont-Valérien, le 10 mars 1944, à l'âge de 17 ans.
  • Pierre Lorgnet, résistant fusillé au Mont-Valérien, le 10 mars 1944
  • Jean Camus, résistant fusillé au Mont-Valérien, le 25 avril 1944, à l'âge de 18 ans.
  • Annabelle Euranie, vice-championne du monde de judo en moins de 52 kg, née le 4 septembre 1982 à Gonesse
  • Bastien Sipielski, rugbyman professionnel, né à Gonesse le 28 février 1980
  • Bernard Lancret, acteur né le 4 septembre 1912 à Gonesse
  • Magalie Vaé, de son vrai nom Magalie Bonneau est née le 6 janvier 1987 à Gonesse et est ancienne élève du lycée de Gonesse. Elle est la gagnante de la cinquième édition de l'émission de télé-réalité Star Academy
  • Charly Nestor, ancien présentateur du Hit Machine sur M6, réalisateur et producteur
  • Simon Abkarian, acteur de théâtre et de cinéma, d'origine arménienne, né le 5 mars 1962 à Gonesse
  • Thierry Rupert, joueur français de basket-ball, né le 23 mai 1977 à Gonesse
  • Patrick Hernandez, compositeur du tube disco Born to Be Alive (27 millions de singles vendus), ancien élève du lycée de Gonesse
  • Mohamed Fofana, joueur de football professionnel au Toulouse Football Club, né le 7 mars 1985 à Gonesse
  • Johnny Placide, joueur de football professionnel, Gardien de l'équipe de France espoir et du Havre, né le 29 janvier 1988, formé a Gonesse.
La place du 8 mai 1945.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Monographie communale de Melun aux AD du 77
  2. 21 août 1165 : Naissance du futur Philippe Auguste à Jard (4km de Melun) sur le site des AD du 77
  3. a, b et c Dictionnaire historique des environs de Paris du docteur Ermete Pierotti
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  6. Site du Conseil général - Administration du Val-d'Oise
  7. Ministère de la justice - Conseil Départemental de l'Accès au Droit du Val-d'Oise
  8. Palmarès 2005 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 01/10/2009.
  9. Palmarès 2006 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 01/10/2009.
  10. Gonesse préserve ses vieux registres - la municipalité du Val-d'Oise établit des copies de son état civil au scanner. In Le Monde du dimanche 13 mars 1994.
  11. Site officiel de la direction générale des Impôts
  12. Taxe.com - Impôts locaux
  13. GEO n° 404 d'octobre 2012 p. 130-131.
  14. « Europa City (site officiel) » (consulté le 11 décembre 2012).
  15. « Église Saint-Pierre Saint-Paul (dossier de protection) », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  16. Cf. « Église Saint-Pierre-et-Saint-Paul », base Mérimée, ministère français de la Culture ; Catherine Crnokrak, Isabelle Lhomel, Christian Olivereau, Agnès Somers et Jean-Yves Lacôte (photographies), En pays de France : Cantons de Luzarches, Gonesse et Goussainville. Images du patrimoine, Cergy-Pontoise, Association pour le patrimoine d'Ile-de-France et Conseil général du Val d'Oise,‎ 1998, 104 p. (ISBN 2-905913-23-1) ; p. 22-23 ; et François Doury et Dominique Foussard, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Gonesse », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. I,‎ octobre 1999, p. 309-320 (ISBN 2-84234-056-6) ; p. 309-312. Cf. aussi la plaque explicative sur place.
  17. « Hôtel-dieu (dossier de protection) », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  18. a et b « Hôtel-dieu », base Mérimée, ministère français de la Culture ; Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Gonesse, op. cit., p. 313.
  19. « Colombier d'Orgemont (dossier de protection) », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  20. « Colombier d'Orgemont », base Mérimée, ministère français de la Culture ; En pays de France, op. cit., p. 62 ; et Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Gonesse, op. cit., p. 317 ; cf. aussi la plaque explicative sur place.
  21. « Colombier de Garlande (dossier de protection) », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  22. « Colombier de Garlande », base Mérimée, ministère français de la Culture ; Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Gonesse, op. cit., p. 313.
  23. « Ancienne Poste », base Mérimée, ministère français de la Culture ; Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Gonesse, op. cit., p. 320.
  24. « Ancien moulin de la Ville », base Mérimée, ministère français de la Culture ; Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Gonesse, op. cit., p. 317 ; voir aussi la plaque explicative sur place.
  25. « Ancienne ferme de Coulanges », base Mérimée, ministère français de la Culture ; Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Gonesse, op. cit., p. 315-316 ; voir aussi la plaque explicative sur place.
  26. « Ancienne ferme de Saint-Christophe », base Mérimée, ministère français de la Culture ; Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Gonesse, op. cit., p. 316.
  27. « Hôtel de ville », base Mérimée, ministère français de la Culture ; En pays de France, op. cit., p. 82 ; et Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Gonesse, op. cit., p. 319-320 ; voir aussi la plaque explicative sur place.
  28. « Ancienne ferme de la Malmaison », base Mérimée, ministère français de la Culture ; Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Gonesse, op. cit., p. 315 ; voir aussi la plaque explicative sur place.
  29. « Fontaine Saint-Pierre », base Mérimée, ministère français de la Culture ; Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Gonesse, op. cit., p. 317.
  30. « Maison de notaire », base Mérimée, ministère français de la Culture
  31. Cf. Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Gonesse, op. cit., p. 316.
  32. Cf. En pays de France, op. cit., p. 87 ; et Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Gonesse, op. cit., p. 319.
  33. Cf. Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Gonesse, op. cit., p. 318.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Les Amis de Gonesse avec la collaboration de Guy Bonnamour, Gonesse, un bourg de la plaine de France : recueil de cartes postales anciennes, Bibliothèque européenne, Zaltbommel (Pays-Bas), 1974.
  • André Bernard et Roger Théry (illustrations), Témoin d'une époque, 1999.
  • Jean-Pierre Blazy, Gonesse, la terre et les hommes, 1982.
  • Jean-Pierre Blazy et Daisy Guglielmetti, Le Pays de France en 1900, Éditions du Valhermeil, 1992.
  • Jean-Pierre Blazy, Daisy Guglielmetti et Denis Savineaux, L'hôpital de Gonesse, Huit siècles de patrimoine et d'histoire, Éditions du Valhermeil, 2009.
  • Daniel Bontemps, L'église Saint-Pierre Saint-Paul de Gonesse (Val-d'Oise), Société d'histoire et d'archéologie de Gonesse et du Pays de France, 1981.
  • Marie Cartier, Isabelle Coutant, Olivier Masclet et Yasmine Siblot, La France des « petits-moyens » : enquête sur la banlieue pavillonnaire, coll. « Enquêtes de terrain », La Découverte, 2008, (ISBN 9782707153616). Une enquête sociologique sur les zones pavillonnaires dans les premières années du XXIe siècle, par l'étude détaillée d'un exemple : le quartier des Marronniers à Gonesse.
  • Collectif, Les paysans et la Révolution en Pays de France : Actes du colloque de Tremblay-lès-Gonesse, 15-16 octobre 1988, Association pour la célébration du bicentenaire de la Révolution française en Pays de France, 1989.
  • Karim Douaoui, L'église Saint-Pierre Saint-Paul de Gonesse dans l'actuel département du Val-d'Oise, mémoire de maitrise, 2004. (Consultable auprès du service Archive de la Mairie de Gonesse.)
  • Daisy Guglielmetti, Jean-Pierre Blazy (préface), Gonesse au XXe siècle : un bourg devient une ville, Éditions du Valhermeil, 2000.
  • Eugène Lefèvre-Pontalis, « Monographie de l’église de Gonesse », Mémoires de la Société historique et archéologique de l'arrondissement de Pontoise et du Vexin, Pontoise, Imprimerie Lucien Pâris, vol. 11,‎ 1888, p. 55-64 (ISSN 11488107, lire en ligne)
  • Jean Meunier, 1932 à nos jours, Tome 1 - D'un siècle à l'autre, Tome 2 - Les années 50 et la Bataille d'Alger, Éditions La Bruyère, 2007-2008. La vie d'un Gonessien contemporain.
  • Adrien-Henri Théry, Gonesse dans l'histoire, seconde éd., 1970.
  • [PDF] Marie Cartier, Isabelle Coutant, Olivier Masclet, Yasmine Siblot, Pavillonnaires de la banlieue Nord - Une ethnographie des petites mobilités sociales, rapport pour la mission à l'ethnologie, direction de l'architecture et du patrimoine du ministère de la Culture et de la Communication, octobre 2006, 441 p. .

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]