Achères-la-Forêt
| Achères-la-Forêt | ||
Église Saint-Fare située à Achères-la-Forêt. |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Île-de-France | |
| Arrondissement | Fontainebleau | |
| Canton | La Chapelle-la-Reine | |
| Intercommunalité | Communauté de communes des Terres du Gâtinais | |
| Maire Mandat |
Patrice Malchere 2008–2014 |
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| Code postal | 77760 | |
| Code commune | 77001 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Achèrois | |
| Population municipale |
1 242 hab. (2010) | |
| Densité | 99 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 73 m — Max. 126 m | |
| Superficie | 12,60 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | Achères-la-Forêt | |
| modifier |
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Achères-la-Forêt (prononciation) est une commune française, située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France. Elle fait partie du canton de la Chapelle-la-Reine, et de la communauté de communes des Terres du Gâtinais. En bordure sud de la forêt de Fontainebleau,elle est à une quinzaine de kilomètres de cette ville. Elle possède plusieurs centres équestres. Ses habitants sont appelés les Achèrois[1]. Au dernier recensement de 2010, la commune comptait 1 242 habitants.
Sommaire |
Toponymie [modifier]
La commune s'appelait Achères jusqu'en 1926. Achères-la-Forêt réunit deux villages, Achères au nord et Meun au sud, distants de quelques centaines de mètres. À Achères se trouve l'église, à Meun la mairie et l'école communale. Les lieux-dits Mont à Grillon, Vallée aux Châteaux, Bel Air... étaient des refuges pour le gibier que la capitainerie destinait aux chasses royales avant 1789.
Géographie [modifier]
D'une superficie de 12,60 km2[2], l'altitude de la mairie d'Achères-la-Forêt est de 110 mètres environ. La latitude est de 48,354 degrés Nord et la longitude est de 2,57 degrés Est. Les communes limitrophes proches d'Achères-la-Forêt incluent Ury à 2,70 km, Le Vaudoué à 3,70 km, La Chapelle-la-Reine à 4,07 km, Noisy-sur-École à 4,85 km, Recloses à 5,33 km[3].
Urbanisme [modifier]
La densité de population est de 98,57 habitants par km²[3]. Le nombre de logements a été estimé à 573 en 2007. Ces logements d'Achères-la-Forêt se composent de 442 résidences principales, 111 résidences secondaires ou occasionnels ainsi que 20 logements vacants[3].
Histoire [modifier]
Des sépultures antiques ont été découvertes en 1838, qui laissent à penser qu'il s'agit d'un cimetière gallo-romain. Achères était une prévôté ressortissant au bailliage de la Chapelle-la-Reine et se composait de 2 groupes d'habitation ; Achères et Meun.
En 1173, Guillaume de Champagne, archevêque de Sens, fait don aux religieux de la Chapelle-la-Reine de la dîme d'un lieu nommé Meun. Par la suite, les gros décimateurs furent les religieux de l'abbaye du Jard, qui percevaient les dîmes et donnaient au curé ce que l'on appelait la portion congrue fixée à 300 livres.
Les seigneurs de leur côté levaient le droit de Champart qui consistait à Achères dans la 18e gerbe de toute espèce de grains. Il existe un édit de 1458 interdisant sous peine d'amende et de prison, d'enlever les récoltes avant de prévenir le Champarteur. Les habitants de La Chapelle-la-Reine, d'Achères et de Meun ont fait à la fin d'août 1789 une petite manifestation contre les percepteurs des droits de Champart, et ont permis ainsi la fin de la perception des droits de Champart et des dîmes dans la seigneurie d'Achères, de Meun et de La Chapelle-la-Reine.
Achères dépendait autrefois du Gâtinais français, bailliage de Nemours et élection de Milly-la-Forêt. 141 feux sont recensés en 1695, 300 communiants en 1770 et 754 habitants en 1840.
La seigneurie d'Achères fut possédée notamment par Aubert d'Achières (sous Henri Ier au XIe siècle), puis passa successivement aux maisons de Bouville, d'Ormoy, des Essarts, et de Mornay. Le 8 juillet 1626, la seigneurie d'Achères devient baronnie d'Achères par lettres patentes du roi de France, Louis XIII. En avril 1680 : par lettres patentes du roi de France, Louis XIV, la baronnie d'Achères est réunie à celle de La Chapelle-la-Reine avec le titre de marquisat. Jean-Pierre d'Argouges inaugure le titre. En 1782-1783 puis en 1811, des épidémies de dysenterie sont signalées. Une procession a lieu à Réau pour obtenir l'intercession de saint Roch pour la cessation de l'épidémie. En 1814 et 1815, la localité eut à souffrir des invasions alliée en raison de l'installation de leur camp entre Melun et La Chapelle-la-Reine. Les soldats firent subir toutes sortes de violences aux habitants des communes. En 1832, un cas de choléra est signalé[4].
Lors de la guerre de 1870 et plus particulièrement pendant le siège de Paris les Prussiens levèrent dans la commune un grosse contribution de guerre. Dans le village fut bâti un lotissement de 78 maisons destinées à loger le personnel du SHAPE à l'époque où cet organisme avait son siège à Fontainebleau. Ces maisons se distinguent par leur style « à l'américaine », entièrement de plain-pied. La numérotation des rues dans ce lotissement est également faite en fonction des usages américains (il n'y a pas de côté pair et de côté impair, les numéros successifs se suivent d'un même côté de la rue). On peut voir des maisons de ce lotissement dans une scène du film Le Serpent, d'Henri Verneuil, qui y fut tournée en 1972.
Seigneurs d'Achères [modifier]
- Aubert d'Achières : Seigneur vers le milieu du XIe siècle, sous le règne Henri Ier. Chevalier il était vassal du comte de Champagne.
- Philippe II sieur de Nemours : Chambellan de France au XIIIe siècle), il devint seigneur d'Achères par son mariage avec Marguerite d'Achères.
- Gauthier seigneur de Nemours, sire d'Achères : Fils du précédent, chevalier, il accompagna Louis IX dans ses voyages en Terre Sainte et mourut en 1288 et fut enterré dans l'église de l'abbaye de la Joie-lès-Nemours.
- La famille de Bouville, branche de Bouville, de Milly-en-Gatinais : Cette famille possédait à la fin du XIIIe siècle), la seigneurie d'Achères.
- Jean des Essarts : Héritier des de Bouville.
- Julien des Essarts : Fils du précédent, écuyer en 1350, il épouse Isabeau de Vendome.
- Bouchard de Mornay [5] : Seigneur de Saint-Germain-sur-Indre, écuyer du duc d'Orléans vers 1390. Il devint seigneur d'Achères par son mariage avec Jeanne des Essarts, fille de Julien des Essarts, dame d'Achères, La Chapelle-la-Reine et Ambleville
- Charles de Mornay : Fils du précédent, seigneur de Villiers, La Chapelle-la-Reine et Ambleville. Marié à Bonne de la Vieuville[6] il décède le 2 juillet 1484.
- Jean de Mornay : Fils du précédent, seigneur d’Achères et de Villiers-Le-Châtel, époux de Jeanne de Cugnac, il meurt en 1492.
- Gilles de Mornay : Fils du précédent seigneur d’Achères, marié à Charlotte de Saint-Simon qui eurent une fille, Barbe de Mornay dame d'Achères qui épousa François Baraton, seigneur de La Brosse et de Montgauger qui eurent une fille, Marie Baraton, qualifiée dame d’Achères qui épousa Louis Méry seigneur de Loury.
- Pierre Benoit : Il devint seigneur d'Achères, après avoir acquis la terre de Marie Baraton épouse de Louis Méry. Marié à Madeleine Brunel il meurt en 1506. En 1508, les textes indiquent que la veuve Benoît assiste Jean Benoit son fils mineur et fait procéder conjointement avec les dames religieuses de Chelles à la délimitation des seigneuries d'Achères et du Vaudoué.
- Jean Benoit : Fils du précédent, conseiller du roi, fait planter en 1523 les bornes de la seigneurie suivant les limites déterminées par le procès-verbal de 1508.
- François d'Auvergne : Conseiller du roi en sa chambre du trésor à Paris, seigneur d'Aulnoy près Champeaux. Il devint seigneur d'Achères et de Meun par son mariage avec Marie Benoit fille du précédent.
- Jacques Viole (24 novembre 1517-30 juillet 1584)[7] : Seigneur d’Aigremont et Andrezel, conseiller au Parlement et aux requêtes du Palais. Sa fille, Philippa, mariée à Hélie du Tillet chevalier et seigneur de Gouaix, vendit le fief. En 1608, le fief de Malvoisine est aux mains de messire Gabriel Lallemant, écuyer, époux de Madeleine d'Auvergne.
- Pomponne du Fayot : Écuyer, maitre des cérémonies à la cour. Il succède à la famille Viole en acquérant en 1632 la seigneurie d'Achères et de Meun ainsi que le fief de Malvoisin.
- Henri d'Argouges : Fils de Charles d'Argouges, baron de Rancs (dans le département de l'Orne) et de Madeleine Clausse, qui lui avait apporté en dot la terre de Fleury-en-Bière. Il devient seigneur-baron d'Achères et de ses dépendances par suite de l'acquisition qu'il fit auprès de la famille Pomponne du Fayot.
- Jacques d'Argouges : Fils du précédent, seigneur de Fleury-en-Bière, Mondreville, Achères et La Chapelle-la-Reine. Il épouse Geneviève de Montchal, qui prend le titre de dame d'Achères à la mort de son mari vers 1655.
- Jean-Pierre d'Argouges de Rancs : Fils du précédent, chevalier. Par lettres patentes d'avril 1680, les seigneuries d'Achères, de Meun, de Blessonville,de Villiers-sous-Grez et la Chapelle-la-Reine sont érigées en marquisat. Le 22 août 1721, il rend foi et hommage aux dames religieuses de Chelles du fief de Malvoisine. Marié à Marie-Françoise Lepelletier, il eut 2 fils.
- Louis-Henri d'Argouges : Fils ainé du précédent, connu également sous le nom de marquis d'Argouges, lieutenant général des armées du roi, capitaine des chevau-légers de monsieur le Dauphin et gouverneur d'Avesnes. Décédé sans postérité.
- Jérôme d'Argouges : Frère du précédent lui succéda. Il exerça pendant 52 ans la charge de lieutenant civil au Châtelet de Paris. Marié à Marie-Françoise Adélaïde de Creil-Bourmereau il eut Alexandre François Jérôme qui fut seigneur de Fleury-en-Bière et de Perthes. Il succéda à son père dans la charge de lieutenant civil au Châtelet de Paris et mourut sans enfants.
- Michel Pierre François d'Argouges[8] : Second fils du précédent, marquis de la Chapelle-la-Reine, seigneur d'Achères, Meun, Busseau, Butteau, Villiers-sous-Grez et autres lieux. Il était capitaine dans la gendarmerie maréchal des camps et armées du roi. Il se marie à Henriette Courtarvel de Rezé[9] en 1741. Le castel d'Achères tombant en ruine, il le fit reconstruire. Toutefois la nouvelle construction manquant de solidité, le château fut démoli après quelques années d'habitation. Il n'en reste qu'un petit pavillon. La famille seigneuriale se fixa alors au château de Fleury-en-Bière.
- Antoine-Philippe de La Trémoïlle (écrit également de La Trémouille) : Prince de Talmont[10], seigneur de Tolainville en Beauce. Il devint seigneur d'Achères et de Meun par son mariage, en 1786, avec la fille des précédents, Henriette Louise Françoise. Pendant le règne de La Terreur, cette dame qui n'avait pas pu fuir à l'étranger resta cachée dans la ferme de Chalmont comme domestique. Après la tourmente révolutionnaire, la famille rentrèrent en possession de leurs biens, non vendus de leurs ancêtres à Achères et Fleury-en-Bière.
- Charles Léopold Henri de La Trémoïlle dit Léopold de Talmont : Fils des précédents, mort vers 1817, épousa en 1812 Claire Louise Augustine Félicité Maclovie de Durfort-Duras[11]. Sa veuve se remaria en 1819 avec Auguste du Vergier de La Rochejaquelein. Félicité de Duras n'ayant pas eu d'enfant la propriété revient à
- Henri-François d'Argouges : Comte d'Argouges, neveu de Léopold de Talmont et Félicité de Duras.
- Henri comte d'Arquenay : Il vendit la propriété d'Achères et ses dépendances en 1886.
Catastrophes naturelles [modifier]
- 23 octobre 2001 : Mouvements de terrain
- 25 au 29 décembre 1999 : Inondations, coulées de boue et mouvements de terrain
- 8 au 10 avril 1983 : Inondations et coulées de boue
Administration [modifier]
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 1 242 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Lieux touristiques et monuments [modifier]
- Église Sainte-Fare (XIIe au XVe siècle, de style roman)
Personnalités liées à la commune [modifier]
Pour approfondir [modifier]
Bibliographie [modifier]
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Gentilé, sur Habitants.fr. Consulté le 10 octobre 2010
- Fiche signalétique de Achères La Forêt, sur Atome 77. Consulté le 1er mars 2012
- Village d'Achères-la-Forêt, sur Cartes France. Consulté le 1er mars 2012
- Topic Claye-Souilly. Consulté le 1er mars 2012
- [PDF] Famille de Mornay. Consulté le 9 mai 2011
- [PDF] Guillaume de La Vieuville. Consulté le 9 mai 2011
- [PDF] Famille de Viole. Consulté le 9 mai 2011
- Fiches individuelles Argouges. Consulté le 9 mai 2011
- Ou Courtarvel de Pezé
- [PDF] Famille de La Trémoïlle Consulté le 9 mai 2011.
- Fiches individuelles, sur www.genealogie-potierdecourcy.com. Consulté le 9 mai 2011
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
