Suresnes

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Suresnes
Vue de Suresnes depuis le Pont de Suresnes
Vue de Suresnes depuis le Pont de Suresnes
Blason de Suresnes
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Hauts-de-Seine
Arrondissement Nanterre
Canton Suresnes
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Mont-Valérien[Note 1]
Maire
Mandat
Christian Dupuy (UMP)
2014-2020
Code postal 92150
Code commune 92073
Démographie
Gentilé Suresnois
Population
municipale
46 876 hab. (2011)
Densité 12 368 hab./km2
Population
aire urbaine
11 174 743 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 52′ N 2° 13′ E / 48.87, 2.22 ()48° 52′ Nord 2° 13′ Est / 48.87, 2.22 ()  
Altitude Min. 29 m – Max. 163 m
Superficie 3,79 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-suresnes.fr

Suresnes (prononcé [sy.ˈʁɛ]) est une commune française du département des Hauts-de-Seine en région Île-de-France, sur la rive gauche de la Seine. Elle est membre de la Communauté d'agglomération du Mont Valérien.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Suresnes est entourée par Puteaux et Nanterre au Nord, Saint-Cloud au Sud, Rueil-Malmaison à l'Ouest et Paris à l'Est.

Communes limitrophes de Suresnes
Nanterre Puteaux
Rueil-Malmaison Suresnes Paris
Saint-Cloud

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 379 hectares ; l'altitude varie entre 29 et 163 mètres[1].

Climat[modifier | modifier le code]

La climatologie de Suresnes suit l’historique du climat de Paris, à la nuance près que la ville est située sur le flanc d’une butte orientée vers l’est en direction de la capitale.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

En décembre 2005, un troisième radar a été installé sur la RD 985 sur le boulevard Henri Sellier (face au commissariat) dont la vitesse est limitée à 50 km/h[2].

Voies fluviales[modifier | modifier le code]

Écluse de Suresnes

Durant plusieurs siècles (de 1590 au début du XIXe siècle), le seul moyen de traverser la Seine est un bac. Envisagé dès 1829, le bac est remplacé par un pont large de 7 mètres construit en 1840 et inauguré en 1842. Incendié lors de la guerre de 1870, il est remplacé par un nouveau pont construit entre 1873 et 1874, mensurant 11 mètres de large ; lui-même élargi à 17,55 mètres entre 1897 et 1901. Ce dernier pont est remplacé en 1950 par le pont actuel large de 30 mètres.
Le premier barrage-écluse est édifié entre 1864 et 1869 ; une seconde est construite entre 1880 et 1885 pour améliorer la circulation fluviale entre Paris et Rouen. Après les inondations de 1910, un barrage à vannes levantes est construit en 1933.
À la fin des années 1960 est enfin construite la grande écluse.
Depuis 1987, la ville organise tous les étés La mer à Suresnes, qui permet à 2000 enfants des centres de loisirs ou au public d'être initié aux sports nautiques (catamaran, canoë et kayak).
Le Syndicat des transports d'Île-de-France a décidé de lancer en 2013 le réseau de transport fluvial Vogueo : les navettes desserviront trois lignes sur la Seine qui permettront d'aller de Suresnes à Maisons-Alfort en passant par Paris[3].

Pistes cyclables[modifier | modifier le code]

La ville de Suresnes a pour projet de développer des pistes cyclables, ainsi que quatre stations de rangement de vélos essentiellement par Vélib' situées en bordure de la Seine[4].

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Suresnes est reliée de plusieurs façons au réseau de transport de l'Île-de-France :

D'une part, quatre stations de Vélib' sont installées depuis le 30 juin 2009 au niveau du Boulevard Henri Sellier et à proximité de la place Henri IV. D'autre part, quatorze stations Autolib' sont en cours d'implantation[5].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La cité-jardin de Suresnes, dans les années 1930

L’Insee découpe la commune en quinze îlots regroupés pour l'information statistique[6].

La commune de Suresnes est organisée en six quartiers[7] :

  • Cité-Jardins
  • Liberté
  • Plateau Ouest
  • Centre ville
  • République
  • Carnot - Gambetta


Occupation des sols en 2003
Type d'occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Espace urbain construit 82,08 % 310,77
Espace urbain non construit 14,45 % 54,69
Espace rural 3,47 % 13,14
Source : Iaurif[8]

Logement[modifier | modifier le code]

Cité de l’Europe

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 21 708, alors qu'il était de 19 828 en 1999[a 1].

Parmi ces logements, 93,4 % étaient des résidences principales, 1,2 % des résidences secondaires et 5,4 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 13,0 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 85,4 % des appartements[a 2].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 37,4 %, en hausse sensible par rapport à 1999 (29,9 %). La part de logements HLM loués vides était de 33,8 % (soit 69 % de plus que le taux de 20 % requis par la loi SRU) contre 38,9 %, leur nombre étant constant 6 861 contre 6 856([a 3].

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

En juillet 2010, les travaux de construction ont débuté sur la ZAC Rivière Seine par Cogedim. Ce site accueillera 593 logements, dont plus de 30 % de logements sociaux[9].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Plaque de la rue du Mont Valérien à Suresnes

Surisnas, qui peut être l’accusatif du pluriel Surisnae, est un nom d’origine celtique, et sa terminaison en na indique qu’il s’agit d’un hydronyme selon les historiens[10]. L'origine du nom de Suresnes proviendrait de Surisna au singulier, la déesse tutélaire d'une des sources de la colline sacrée des gaulois, aujourd'hui appelée Mont Valérien.

À l'occasion de son exposition Suresnes à travers le Mont-Valérien, le musée d’histoire urbaine et sociale de Suresnes propose l’atelier Plaques de rues[11].

Histoire[modifier | modifier le code]

La Mairie et la Salle des fêtes, dans les années 1930
Le cimetière américain de Suresnes
La « Nouvelle église », vers 1910

L'origine du nom de la ville de Suresnes provient du latin Surisnæ.

En 918, Charles le simple cède ce domaine royal à Robert, comte de Paris et abbé de Saint-Germain-des-Prés.

En 1593, Henri IV de France y tint ses conférences célèbres, devant les catholiques de l'armée royale et les ligueurs.

En 1839 est autorisé la construction du pont de Suresnes, concédé pour 77 ans à un investisseur. Mis en service en 1842, il est détruit pendant la Guerre franco-allemande de 1870[12].

En 1844, sur les ruines de l'abbaye de la congrégation des prêtres du Calvaire démarrent les travaux de construction du fort du Mont-Valérien, faisant ainsi d'un lieu à vocation religieuse une forteresse militaire.

Le second pont de Suresnes est construit en 1874 et restera en service jusqu'en 1950[12].

Le second pont de Suresnes dans les années 1910.
Il servait notamment à permettre le passage de lignes de tramway.

En 1914, lorsque la guerre éclate, Suresnes devient l'un des principaux centres de fabrication d'obus.

Citroën en fait l'une de ses usines après la guerre, lors de sa fulgurante expansion.

Maire de Suresnes pendant 22 ans, Henri Sellier fait construire les cités-jardins, des logements à bas prix, d'abord nommé HBM, les premières habitations à loyer bon marché (donc première HLM), le lycée Paul Langevin ouvert en 1927 agrandi en 1937 et l’école de plein air de Suresnes construite de 1934 à 1935[13].

Lors de la Seconde Guerre mondiale, le fort du Mont-Valérien fut occupé par les Allemands et fut le théâtre de l'exécution de plus de 1 000 prisonniers et otages, dont Honoré d'Estienne d'Orves, Michel Manouchian le 29 août 1941. De 1941 à 1944 le prêtre catholique Franz Stock accompagna les condamnés à mort sur le plan religieux et civil. C'est aussi ici que le 30 mai 1942, l'écrivain et résistant français Jacques Decour (Daniel Decourdemanche) est mort pour la France, fusillé par les nazis.

Le Mémorial de la France combattante du Mont Valérien est aujourd'hui un lieu de pèlerinage national. Chaque année, le 18 juin, le président de la République française en fonction y vient pour une commémoration.

L'actuel pont de Suresnes, construit entre 1938 et 1950, est en service depuis 1950[14].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Socialiste pendant l'entre deux guerres avec Henri Sellier, important théoricien et réalisateur du logement social en France (les "cités-jardins") et ministre du Front Populaire, ainsi que sous la IVe République, communiste à la Libération, la ville est depuis 1983 ancrée au centre droit. Marcel Legras, maire socialiste de 1956 à 1966, conseiller général de la Seine en 1945-1947, eut la particularité de connaître une deuxième carrière d'administrateur local en devenant maire de sa commune natale, Autry-le-Chatel, de 1971 à 1983 et conseiller général du Loiret de Châtillon-sur-Loire de 1967 à 1979. Le dernier maire socialiste de Suresnes, Robert Pontillon, fut longtemps responsable de son parti aux affaires internationales et sénateur des Hauts-de-Seine (1977-1992). Son successeur, le maire actuel, Christian Dupuy, RPR puis UMP, fut conseiller général de 1988 à 1993, député de 1993 à 1997 et à nouveau conseiller général depuis 1998. Suresnes fut parmi les premières villes à utiliser des machines à voter électroniques dès les élections européennes de 2004[15].

Pour les échéances électorales de 2007, Suresnes fait partie des 82 communes[16],[17] de plus de 3 500 habitants ayant utilisé les machines à voter.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La mairie de Suresnes

Le 22 octobre 2008, le conseil municipal a décidé la création de la communauté d'agglomération du Mont Valérien, intercommunalité associant les communes de Rueil-Malmaison et de Suresnes[18].

En 2007, Suresnes a reçu le label Ville Internet @@@ « libre »[19].

Depuis de nombreuses années, Suresnes est récompensée par le comité Concours des villes et villages fleuris de 3 fleurs sur 4[20], ce qui la conforte comme l'une des villes où il fait bon vivre.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : liste des maires de Suresnes.

Trois maires se sont succédé depuis 1956 :

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1956 1965 Marcel Legras (1904-1989) SFIO Directeur de la Caisse nationale de Sécurité Sociale
1965 1983 Robert Pontillon SFIO puis PS  
1983 en cours Christian Dupuy RPR puis UMP avocat

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Les tribunaux compétents sur Suresnes sont situés à Puteaux pour le tribunal d’instance, à Nanterre pour le tribunal de grande instance et à Versailles pour la cour d’appel[21].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Suresnes met en œuvre une politique environnementale diversifiée, invitant ses habitants et touristes à utiliser les moyens de transport alternatifs à la voiture personnelle[22].

Jumelages[modifier | modifier le code]

50e anniversaire du jumelage entre Suresnes et Holon

Au 1er janvier 2010, Suresnes est jumelée avec :

Par ailleurs, la commune de Suresnes a signé des contrats de coopération :

Population et société[modifier | modifier le code]

Foyer Merlin de Thionville

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 46 876 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 470 1 385 1 427 1 322 1 441 1 765 1 953 2 159 2 032
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 216 4 546 4 515 6 477 6 149 7 011 7 683 8 404 9 057
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
11 225 13 660 16 248 19 117 22 209 27 065 32 018 32 182 37 149
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
39 100 40 616 37 537 35 187 35 998 39 706 44 197 46 876 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[25] puis Insee à partir de 2004[26])
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (16,1 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,7 %).

À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,3 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %). La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,7 % d’hommes (0 à 14 ans = 23 %, 15 à 29 ans = 19,3 %, 30 à 44 ans = 26,5 %, 45 à 59 ans = 17,7 %, plus de 60 ans = 13,6 %) ;
  • 52,3 % de femmes (0 à 14 ans = 19,3 %, 15 à 29 ans = 19,3 %, 30 à 44 ans = 26,1 %, 45 à 59 ans = 16,8 %, plus de 60 ans = 18,5 %).
Pyramide des âges à Suresnes en 2007 en pourcentage[27]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,1 
4,3 
75 à 89 ans
7,3 
9,0 
60 à 74 ans
10,1 
17,7 
45 à 59 ans
16,8 
26,5 
30 à 44 ans
26,1 
19,3 
15 à 29 ans
19,3 
23,0 
0 à 14 ans
19,3 
Pyramide des âges du département des Hauts-de-Seine en 2007 en pourcentage[28]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,0 
4,8 
75 à 89 ans
7,8 
10,2 
60 à 74 ans
11,0 
18,5 
45 à 59 ans
18,9 
24,7 
30 à 44 ans
23,3 
21,0 
15 à 29 ans
19,9 
20,6 
0 à 14 ans
18,1 

Depuis 2006, il est dénombré annuellement plus de 800 naissances pour moins de 300 décès[29].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Suresnes est située dans l'académie de Versailles.

Établissements scolaires[modifier | modifier le code]

Façade du collège Henri Sellier

La ville administre 10 écoles maternelles[30], 8 écoles élémentaires[31] communales et la célèbre école de plein air de Suresnes.

Le département des Hauts-de-Seine gère trois collèges[32] : le collège Jean Macé[33], le collège Émile Zola et le collège Henri Sellier[34]).

La région Île-de-France gère deux lycées :

Par ailleurs, Suresnes dispose d'un établissement scolaire privé : l'école Saint-Leufroy, créée en septembre 1988 par des familles suresnoises[37].

Enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

Outre des filières en section de technicien supérieur, Suresnes héberge l’INS HEA (Institut National Supérieur de formation et de recherche pour l'éducation des jeunes Handicapés et les Enseignements Adaptés)[38].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Salle des fêtes et de restauration municipale
  • Le festival des vendanges (le 1er week-end du mois d'octobre).
    Le festival des vendanges fête la fin des récoltes des vignes de la ville avec sa confrérie qui se réunit pour déguster le vin produit ; elle est célébrée par des défilés, des spectacles de rue, des concerts et une fête foraine.

Santé[modifier | modifier le code]

Remise d’un prix de la foulée Suresnoise 2011 à un bénéficiaire du don d'organes

L’Hôpital Foch est un établissement de santé privé d’intérêt collectif dont l'activité repose sur un effectif de 2 000 collaborateurs dont 300 médecins[39].

Sports[modifier | modifier le code]

  • Jeunesse Sportive de Suresnes, club de football jouant en "Championnat Paris Ile-De-France" en Division "[PH] Promotion d'Honneur"
  • Rugby club suresnois, club de rugby jouant en Fédérale 1
  • Suresnes Basket Club, club de basket évoluant en Promo d'Excellence region
  • Poney club Suresnois, centre équestre participant au championnat de France se situant en haut du Mont Valérien
  • Suresnes sport nautique
  • Tennis Club de Suresnes, 83 rue des Houtraits à Rueil Malmaison
  • Piscine du Centre Sportif des Raguidelles (27 rue Tourneroches) équipée d'un toit ouvrable qui reste paradoxalement fermée pour entretien pendant l'été durant un mois[40] :
    • Grand bassin 25x12,5m
    • Petit bassin 12,5x10m
    • Pataugeoire - Solarium
  • Benattia Brothers club de boxe thai

Médias[modifier | modifier le code]

La régie publicitaire de médias sur Suresnes est assurée par les entreprises suivantes : Cobalink, D2com, Degee Jacques, Horyzon Clics, Horyzon Media et Lemarchand Amandine[41].

Cultes[modifier | modifier le code]

Les Suresnois disposent de lieux de culte catholique, israélite et protestant.

Culte catholique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Paroisse des Hauts-de-Seine.

Depuis janvier 2010, la commune de Suresnes fait partie du doyenné du Mont-Valérien, l'un des neuf doyennés du diocèse de Nanterre[42].

Au sein de ce doyenné, les lieux de culte catholique relèvent de la paroisse du cœur[43],[44] : l'église Notre-Dame de la Paix, l'église Le Cœur Immaculé de Marie, la chapelle Notre-Dame de la Salette, la chapelle Saint Leufroy et la chapelle Chapelle du fort du Mont Valérien.

Par ailleurs, la Maison St Charbel propose un lieu de culte de l'Église catholique maronite

Culte israélite[modifier | modifier le code]

L'association Beth Yossef de Suresnes administre une synagogue[45].

Culte protestant[modifier | modifier le code]

L’Église évangélique luthérienne de France est présente à Suresnes à travers l'église luthérienne de Suresnes[46].

Économie[modifier | modifier le code]

Endettée de 96 050 milliers d'euros en 2012[47] soit 2 067 euros par habitant[48], la commune de Suresnes a une capacité d'autofinancement nette après remboursement d'emprunts de 5,9 millions d'euros[49]. Le budget de Suresnes s'élève à 106,8 millions d'euros pour 2012[50] : 27,3 millions d'euros de dépenses d’investissement et 79,4 millions d'euros de dépenses de fonctionnement.

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 37 603 €, ce qui plaçait Suresnes au 4 059e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[51].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2009, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 30 936 personnes, parmi lesquelles on comptait 80,3 % d'actifs dont 73,3 % ayant un emploi et 7,0 % de chômeurs[a 4].

On comptait 28 314 emplois dans la zone d'emploi, contre 22 737 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 22 850, l'indicateur de concentration d'emploi est de 123,9 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre un peu plus d'un emploi par habitant actif[a 5].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Tournée historiquement vers les industries automobiles et aéronautiques, Suresnes a également hébergé la cité des parfums dès 1904 dans l'usine de François Coty employant jusqu'à 4 000 personnes sur 50 000 m2[52]. En 1998, la ville a initié une charte de qualité Suresnes Qualité Plus (SQ+) qui est désormais gérée par l’association pour la promotion de la qualité du commerce et de l’artisanat suresnois.
Le 31 décembre 2003, 2 019 établissements étaient immatriculés à Suresnes ; 83 % d’entre eux exerçaient une activité tertiaire[53].

Les principaux pôles d'activités et de recherche présents à Suresnes sont l'Hôpital Foch, Philips et Placo. Mais certaines entreprises y ont également localisé certaines de leurs divisions[54]101

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune comprend de nombreux monuments répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel de la France[55].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Théâtres[modifier | modifier le code]

Depuis 1993, le théâtre Jean-Vilar accueille le festival international de rencontres entre la danse contemporaine et le hip-hop appelé Suresnes Cités Danse. Cette manifestation a permis à son directeur Olivier Meyer de créer un « pôle de production, diffusion et transmission de la danse hip-hop » appelé Cités danse connexions, et inauguré le [60]. Ce centre accueille trois chorégraphes en résidence par an, des programmes pédagogiques destinés aux danseurs, et une salle de 230 places.

Bibliothèques[modifier | modifier le code]

  • Médiathèque (5 Rue Ledru-Rollin)
  • Bibliothèque du quartier Sorbiers (5, allée des Platanes)
  • Chacune des écoles dispose d'une bibliothèque centre documentaire

L’école d’arts plastiques[modifier | modifier le code]

La Seine près de Suresnes Alfred Sisley (1879)

L’école d’arts plastiques enseigne 9 disciplines : peinture, acquarelle, arts graphiques, vidéo, photographie, sculpture, céramique, dessin et histoire de l’art (La passarelle des arts, avenue du Général de Gaulle).

Conservatoire[modifier | modifier le code]

Inauguré en 2007, l’équipe pédagogique des 35 professeurs de cet établissement reconnu à rayonnement communal par le ministère de la culture accueille plus de 800 élèves (1 Place du Puits d’Amour).

Cinéma Le Capitole[modifier | modifier le code]

Classé Art et essai et labellisé jeune public, le capitole compte quatre salles (3 rue Ledru-Rollin).

Musée d’histoire urbaine et sociale[modifier | modifier le code]

Le musée d’histoire urbaine et sociale (MUS) a été ouvert le 8 Juin 2013 dans la gare de Suresnes-Longchamp. Présentant l'évolution de la ville, il est tout particulièrement axé sur l'urbanisme social des années 1920-1930. À travers 7 séquences, les visiteurs découvrent ainsi le passé viticole et industriel de la ville (avec les entreprises Darracq, Blériot, Coty, Worth, Olibet...), Henri Sellier (maire de Suresnes de 1919 à 1941), les projets urbains (la cité-jardins en particulier) et les projets sociaux (école de plein air, groupes scolaires...) des années 1920 - 1930. La muséographie est moderne et interactive,avec de nombreux multimédia pour tous les publics. Le projet architectural a été confié aux architectes « Encore Heureux ». Il s'appuie sur l'ancienne gare Suresnes-Longchamp, réhabilitée et dotée d'une extension moderne, permettant d'accueillir les espaces d'exposition temporaire, l'atelier, le centre de documentation.
Le MUS a été Initialement budgété à un coût de 8,3 millions d'euros[61] pour une surface totale d'environ 1 300 mètres carrés[62], y compris la création de l'extension de 220 mètres carrés destinée aux expositions temporaires[63]. Xavier Iacovelli regrette que ce « projet pharaonique » se soit finalement élevé à 10 Millions d’euros en investissement auquel s'ajoute un budget prévisionnel de fonctionnement de 700 000 euros par an[64].

Maîtrise des Hauts-de-Seine[modifier | modifier le code]

La ville de Suresnes abrite en son sein la Maîtrise des Hauts-de-Seine (chœur d'enfant de l'opéra national de Paris), créée en 1985 par le conseil général, dans les bâtiments du Collège Henri Sellier avec ses 470 enfants âgés de sept à seize ans.

Ecole de musique[modifier | modifier le code]

Depuis 2006, l'école de musique La Nouvelle Gamme reçoit chaque année plus de 400 élèves de 3 à 93 ans et enseigne le piano, guitare, batterie, chant, violon, saxophone, musique électronique.

Spécialités gastronomiques[modifier | modifier le code]

Défilé de la confrérie du Vin de Suresnes lors du Festival des vendanges
  • le Vin de Suresnes (Fêtes des vendanges de Suresnes chaque mois d'octobre ; Suresnes a également sa Confrérie du vin)

La vigne était traditionnellement cultivée à Suresnes sur les terrains des Couvaloux, des Bons Raisins, du Pas Saint Maurice. Une des premières traces de plantations parle de Nicolas de Hacqueville, proviseur de l'Hôtel-Dieu au XVe siècle. En 1629, Guillaume Colletet écrit un poème intitulé "Le trébuchement de l'ivrogne", dont voici un extrait : "Par le pied du vieux Silène Bref, par tous les appâts de ce vin de Surène".
On peut citer également l'épitre du marquis de Chaulieu au marquis de La Fare : "Et l'on m'écrit de Surène au cabaret l'on a vu La Fare et le bon Silène qui, pour en avoir trop bu, retrouvoient la porte à peine du lieu qu'ils ont tant connu" [65].

  • les Sarments (chocolats)
  • les flâneries suresnoises

En 2010, les Suresnois fêtent la 27e édition de la fête des vendanges de Suresnes début octobre[66].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Armes d’Antony

Elles peuvent se blasonner ainsi aujourd’hui : D'azur à la croix de gueules chargée en cœur d'un écusson octagonal d'argent au liseré d'or surchargé des lettres S et L entrelacées de sable, et cantonnée de quatre fleurs de lis d'or.

Nul ne sort de Surenne qui souvent n'y revienne

La devise de Suresnes est : « Nul ne sort de Suresnes, qui souvent n'y revienne ».

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Octave Seron, Suresnes d'autrefois et d'aujourd'hui (1926) (ISBN 978-2-84435-114-2) (436 pages).
  • René Sordes, Histoire de Suresnes : Des origines à 1945 (1965), Société historique de Suresnes Alençon, impr. Corbière et Jugain (667 pages).
  • Étienne Crosnier, Histoires de Suresnes (1989), Éditeur Suresnes Information (ISBN 2-9503475-0-9) (252 pages).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jusqu'à la dissolution de la communauté d'agglomération le 31 décembre 2015 compte tenu de la création de la Métropole du Grand Paris le 1er janvier 2016.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Insee[modifier | modifier le code]

  1. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie.
  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  3. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.
  4. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  5. EMP T5 - Emploi et activité.

Autres références[modifier | modifier le code]

  1. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne]
  2. Sécurité routière : où sont les radars dans le "92" ?
  3. Vogueo : le Stif lance le premier réseau de transport public fluvial
  4. Quatre points vont accueillir les Vélib' à une courte distance du pont de Suresnes
  5. 14 stations
  6. « Plan d'assemblage Grands Quartiers - IRIS 2000 – Suresnes », sur le site de l'Insee (consulté le 28 février 2011).
  7. « Plan des quartiers », sur site de la ville de Suresnes (consulté le 29 septembre 2009)
  8. Fiche communale d'occupation des sols sur le site de l'Iaurif. Consulté le 29 septembre 2009
  9. Un arbre planté pour le lancement de la ZAC Rivière-Seine
  10. René Sordes, Histoire de Suresnes : Des origines à 1945, édité par la Société historique de Suresnes Alençon, impr. Corbière et Jugain, p. 32, 1965.
  11. Atelier sur l’évolution des noms de rues, la toponymie
  12. a et b « Le pont de Suresnes », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  13. Les 3 principaux monuments historiques et immeubles protégés référencés par la mairie de Suresnes
  14. Le pont de Suresnes en français, allemand et anglais sur le site web Structurae.
  15. Européennes 2004 : le vote électronique rallie les suffrages sur le site de 01net.com
  16. La liste des 82 communes équipées de machines à voter sur le site de ZDNet.fr
  17. Liste des communes équipée de machines de vote électronique dans le 92
  18. « Communauté d'agglomération entre Suresnes et Rueil-Malmaison », sur site de la ville de Suresnes (consulté le 29 septembre 2009).
  19. 236 Villes ont sollicité la mention "libre" en 2007
  20. Les 32 villes et villages fleuris des Hauts-de-Seine
  21. Procédures pour se faire payer
  22. La Ville de Suresnes vous encourage à utiliser les modes de locomotion doux
  23. a, b, c, d et e « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur Ministère des affaires étrangères (consulté le 11 Novembre 2009)
  24. Suresnes et Holon : Jubilé du jumelage
  25. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  26. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  27. « Évolution et structure de la population à Suresnes en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 7 septembre 2010)
  28. « Résultats du recensement de la population des Hauts-de-Seine en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 7 septembre 2010).
  29. Suresnes : naissances et décès
  30. « Les écoles maternelles », sur site de la ville de Suresnes (consulté le 29 septembre 2009)
  31. « Les écoles élémentaires », sur site de la ville de Suresnes (consulté le 29 septembre 2009).
  32. « Les collèges et lycées », sur site de la ville de Suresnes (consulté le 29 septembre 2009).
  33. « Collège Jean Macé », sur site de l'académie de Versailles (consulté le 29 septembre 2009).
  34. « Collège Henri Sellier », sur site de l'académie de Versailles (consulté le 29 septembre 2009).
  35. « Lycée Paul Langevin », sur site de l'académie de Versailles (consulté le 29 septembre 2009).
  36. « Palmarès des lycées », sur site du magazine L'Express,‎ (consulté le 29 septembre 2009).
  37. « Projet pédagogique », sur site de l'école Saint-Leufroy,‎ (consulté le 29 septembre 2009).
  38. Informations légales INS HEA
  39. Chiffres clés de l'Hôpital Foch (2010)
  40. Informations pratiques sur la piscine du Centre Sportif des Raguidelles
  41. Régie publicitaire de médias sur Suresnes
  42. « Carte des doyennés janvier 2010 », sur le site du diocèse de Nanterre (consulté le 18 septembre 2011).
  43. « Liste des paroisses des Hauts-de-Seine », sur le site du diocèse de Nanterre (consulté le 18 septembre 2011)
  44. « Page d'accueil », sur le site de la paroisse de Suresnes (consulté le 18 septembre 2011).
  45. « Page d'accueil », sur le site de l'association Beth Yossef (consulté le 18 septembre 2011).
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  47. http://alize22.finances.gouv.fr/communes/eneuro/tableau.php?icom=073&dep=092&type=BPS&param=5&exercice=2010
  48. Carte : les cinquante villes les plus endettées de France en 2012
  49. http://alize22.finances.gouv.fr/communes/eneuro/tableau.php?icom=073&dep=092&type=BPS&param=4&exercice=2010
  50. Baisse des taux d'imposition de 2 %, Suresnes magazine, n°220, mai 2011, page 10.
  51. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 11 novembre 2012).
  52. Dépliant Suresnes : senteurs et parfums, publié par le musée de Suresnes.
  53. http://www.suresneseco.com/pages/download/economiesuresnoise.pdf
  54. Atos Origin pour sa branche Infogerance, Chiron, Degrémont, Euro RSCG C&O, I.E.R. filiale du groupe Bolloré, Institut de Recherche du groupe Servier, Lexmark pour sa division commerciale France, Lilly France, Lotsys, filiale de la Française des jeux, N.C.H. International, Orange France, Phone House, Sogitec, Solvay Pharma, w:Talend, Teletota, filiale des laboratoires Éclair, Terreal, Whirlpool.
  55. « Suresnes », base Mérimée, ministère français de la Culture
  56. « Historique du lycée Paul Langevin », sur site de l'académie de Versailles,‎ (consulté le 29 septembre 2009)
  57. « Notice no PA00088156 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  58. « Barrage Ecluse de Suresnes », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  59. http://www.autourdelouisdefunes.fr/suresnes-mont-valerien-tatoue.htm
  60. Un centre de hip-hop inédit ouvre à Suresnes par Rosita Boisseau dans Le Monde du 14 décembre 2007.
  61. Un musée d’histoire urbaine aménagé dans une ancienne gare
  62. Bienvenue sur Joconde au musée d'histoire urbaine et sociale de Suresnes
  63. Suresnes tient son musée
  64. Les élus municipaux de Suresnes Terre d’Avenir et la Conseillère Régionale ne participeront pas à l’inauguration du Musée de Suresnes vendredi 7 juin 2013
  65. (Histoire de Suresnes, René Sordes, 1965, société historique de Suresnes)
  66. http://www.ville-suresnes.fr/fr/festival_vendanges2010.html